lundi 28 juillet 2008

Sidi Ould Cheikh Abdallah An II : Pourquoi doit-on parler de Restauration ?

La désignation de Yahya Ould Waghf et la composition de son gouvernement constituent un tournant important dans l’histoire contemporaine de la Mauritanie. Pour s’en rendre compte il suffit de se remémorer la fièvre qui s’était emparée du pays dès la chute de Mouawiyya Ould Sid’Ahmed Taya et qui n’a faibli tout le long de la Transition. L’intensité de cette fièvre est à la mesure des espoirs placés par les populations mauritaniennes dans la nouvelle conduite des affaires du pays qui promettait de « rompre avec les pratiques du passé ». Qu’englobent justement les pratiques du passé ?
Au plan politique, il s’agit d’abord d’une forme de gestion qui se caractérise par la prégnance d’un appareil répressif d’une efficacité redoutable. Les libertés individuelles sont mises entre parenthèses à coup de délations et d’atteintes à l’intégrité physique qui sont les lots quotidiens des activistes qui ne sont pas dans le camp du pouvoir. Cette situation changera légèrement dans sa forme avec l’avènement du pluralisme démocratique et l’organisation d’élections à partir de 1992. Ceux qui n’appartiennent pas au parti au pouvoir, le Parti Républicain Démocratique et Sociale (véritable parti-Etat) sont victimes d’ostracisme tant la perspective de faire carrière en dehors de cet Etat dans l’Etat paraissait illusoire. Quand des élections sont organisées c’était toujours dans des conditions qui ne pouvaient déboucher que sur de légitimes contestations (manipulations de scrutins, achats de conscience, bourrage des urnes qui fera entrer dans l’histoire Kobeni qui passe de 400 habitants à 40000 qui votent tous pour le président sortant…).
En outre, la famille du chef de l’Etat est accusée de s’être emparée de pans entiers des affaires publiques au bénéfice d’un clan et d’intérêts privés.
Au plan économique, les deniers de l’Etat étaient dilapidés par une minorité de dignitaires qui n’ont jamais été inquiétés dans leurs besognes. L’inflation connaissait des sommets à cause d’une trop grande liberté accordée à des commerçants qui pouvaient récupérer ainsi ce qu’ils avaient investi dans les campagnes électorales du parti-Etat.
Toutes ces raisons expliquent le soulagement exprimé par les populations et la classe politique dans son ensemble y compris au sein même du puissant parti-Etat dont certains membres reconnaîtront au cours des journées de réflexions tenues du 16 au 20 septembre 2005, les graves dérives qui ont émaillé l’exercice du pouvoir du temps où ils étaient aux affaires. C’est dire que la désaffection était à son comble et il n’y a guère que quelques voix (dont celles de Boidiel Ould Houmeid et, il y a peu, Yahya Ould Waghef) pour se féliciter d’avoir servi un régime qu’ils ne renient pas.
Ces pratiques ont été constamment stigmatisées tout le long de la transition et pendant la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle d’avril 2007. Le candidat Sidi Ould Cheikh Abdallahi s’est illustré en usant en toutes occasions d’un slogan qui fit florès : Non aux Roumouz el fassad, au point que la paternité lui en est attribuée. La campagne du candidat s’est ainsi structurée autour du principe que les méthodes qui ont prévalu sous Ould Taya tout comme les hommes qui en sont les symboles seront bannis sous son magistère, en évitant soigneusement cependant de confier à la justice l’ouverture de dossiers au sujet de certains écarts, suivant en cela le CMJD. La règle sera appliquée sous le premier gouvernement d’après-transition dirigé par le premier ministre Zein Ould ZEIDANE.
Cependant, sous prétexte de constituer un gouvernement politique, les mauritaniens assistent au retour des caciques de l’ancien régime, celui-là même que tous ont décrié y compris et surtout le président Sidi Ould Cheikh Abdallah. Par la force du symbole que constitue l’installation à des postes stratégiques des principaux collaborateurs de Ould Taya, ce nouveau gouvernement est le départ d’une nouvelle ère dans l’histoire du pays : La Restauration. En effet Boidiel Ould Houmeid, connu pour avoir été plusieurs fois ministre sous Ould Taya dont il continue de chanter les louanges sans jamais se risquer au moindre regard critique comme y invitaient certains de ses anciens amis du PRDS (qui depuis s’est rebaptisé PRDR) est devenu ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République par la volonté de Ould Cheikh Abdallah, l’homme qui fustigeait naguère les symboles de la gabegie. De son côté, Cheikh El Avia Ould Mouhamed Khouna, maintes fois ministres (pêches, affaires étrangères, premier ministre, secrétaire général de la présidence) sous Ould Taya revient aux affaires étrangères. On se souvient qu’il avait été épinglé par un rapport très accablant sur sa gestion de la SMCP. La défaite aux dernières législatives de ces deux symboles du régime Taya n’est pas anodine et donne une idée de leur popularité et de la confiance dont ils peuvent se prévaloir auprès des mauritaniens.
Ould Taya doit boire du petit lait et rêver sérieusement d’un retour triomphal au pays. En effet sur la liste figurent d’autres soutiens comme Cheyakh ould Ely, autre baron du régime de Ould Taya, devenu Directeur de Cabinet du Président de la République Sidi Ould Cheikh Abdallah, Sidney Sokhna, puissant conseiller, ministre, ambassadeur sous Ould Taya, aujourd’hui ministre chargé des relations avec le parlement, Kane Moustapha, ministre sous Ould Taya, aujourd’hui ministre du pétrole… Les tombeurs de Ould Taya et tous ceux qui avaient pensé s’être définitivement débarrassés de lui peuvent se faire quelques soucis : le dictateur n’est pas –encore ?- aux affaires mais ses hommes sont de retour et de fort belle manière.
Pour quelqu’un qui s’était engagé à ne pas remettre en selle les Roumouz EL Vassad, Sidi Ould Chekh Abdallahi a bien mal engagé son affaire. Le pacte sur lequel il s’est fait élire vole en éclat dès la deuxième année de son mandat, sans que l’on puisse dire ce qui a bien pu motiver ce spectaculaire revirement. Les militaires sont entrés dans l’Histoire et ont permis le rêve en renvoyant Taya et ses méthodes, Sidi sème le trouble, le doute et la confusion en leur déroulant le tapis rouge et en restaurant un système décrié par la quasi-totalité des mauritaniens. La dernière étape du processus serait-elle le retour et la réhabilitation du dictateur déchu ? De leur côté les frondeurs peuvent-ils compromettre les acquis démocratiques en franchissant le Rubicon ?
A suivre dans un prochain article.

DIAGANA Abdoulaye

39 commentaires:

LM® a dit…

Salut

cher diagana
ton excellent texte est tombe dans ma boite mail comme spam c'est se qui explique le retard de la publication,je viens de le decouvrir alors je m'en presse de le partager avec tes lecteurs.

LM® a dit…

salut cher cuisto

je te demande de remettre tes derniers commentaires sur le blog précèdent ici.
mes hommages à la patronne et le future roi du macdo.

Anonyme a dit…

diagana la suite Svp merci pour cette analyse pertinante

Abdoulaye DIAGANA a dit…

Mon Dieu! Que les honorables lecteurs du blog nous le pardonnent à LM et à moi-même! L'article date certes mais la perspective historique peut avoir quelque intérêt. Il s'agit d'une proposition de classification des périodes de l'histoire contemporaine.
Depuis, il y en a eu d'autres (articles) dont celui d'aujourd'hui qui fait un parallèle avec certains événements intéressants dans notre contexte: URSS et Chili.

Bonsoir.

PS: à quelle heure passe le Président sur Aljezira? Je n'attends que ça pour aller au lit.

A.D.

Anonyme a dit…

noubghouha etait la seule valable dans ce gvt est elle a ete ecarte par sidi.

maatala a dit…

Salam

Merci LM

lu sur taquadoumy

"Un homme seul / Mohamed Fall Ould Oumère" 28-07-2008


Le Président qui rassure va-t-il finir par faire peur ?

Elu pour cinq ans, le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est aujourd’hui un homme seul. Tous ses soutiens semblent lui faire défaut. Retour sur un parcours. Au début était un technocrate légèrement ‘travaillé’ par l’âge.
Un homme qui avait été ‘choisi’ parce qu’il pouvait jouer le parfait pendant à Ahmed Ould Daddah, figure emblématique de l’opposition à Ould Taya, et incarnant naturellement le rêve de changement et de rupture. Seul Sidi Ould Cheikh Abdallahi pouvait jouer à égalité avec Ould Daddah. Encore qu’il lui fallait être sérieusement boosté. A ciel ouvert, la campagne a été menée par les plus influents des membres du Conseil militaire pour la Justice et la démocratie (CMJD). Finalement, à force de pressions et d’appâts, un rassemblement fédéra autour du candidat Sidioca. Un sobriquet qu’on hésite encore à utiliser, même si c’est sous cette appellation que ‘ses’ hommes le désignaient. Révélateur de la fragilité du rapport d’estime qui doit lier le futur Président de la République à ses soutiens.

Promesses de changement

Au premier tour, Ould Cheikh Abdallahi obtient moins de 25% des suffrages. Les paris sont ouverts. Deux ‘grands’ candidats vont le rallier : Messaoud Ould Boulkheir et Zeine Ould Zeidane. Le premier n’apporte pas seulement ses 10% (environ), mais plutôt une ‘onction’ qui permettra de légitimer toute défaite du leader historique de l’opposition mauritanienne, Ahmed Ould Daddah resté en course pour le second tour. Le second apporte un plus, lui qui bénéficie d’un préjugé favorable auprès des jeunes, des intellectuels et des inconditionnels de Ould Taya. Les jeux sont faits avant même le fameux face à face qui révèle un Sidioca relativement à l’aise. Contre mauvaise fortune bon cœur.

Le candidat Sidi Ould Cheikh Abdallahi gagne les élections. Il commence immédiatement ses contacts et reçoit dans sa maison en attendant d’aller à la Présidence encore occupée par le colonel Eli Ould Mohamed Val. Ce qui filtre des rencontres avec ses soutiens, c’est plutôt la volonté de faire appel à des figures nouvelles à défaut d’être neuves. «…Pour répondre aux aspirations légitimes de notre peuple, nos efforts seront concentrés sur la réalisation d'un vaste programme de réformes dont nous avons présenté les grandes lignes au cours de la campagne électorale», déclare le Président élu lors de son investiture.

Ce programme s’articule selon lui autour de la «consolidation de l'unité nationale de manière à réaliser la concorde entre les composantes de notre peuple, à effacer les séquelles négatives héritées du passé et à ouvrir, à tous les mauritaniens où qu'ils se trouvent, de larges perspectives de participation à l'édification de leur pays ; Refondation de l'Etat par une réforme radicale de ses structures et de son mode de fonctionnement, sous l'empire de la justice et de l'équité, de la séparation des pouvoirs et du respect de la loi; Ancrage d'une culture démocratique moderne, marquée du sceau de la tolérance, de l'acceptation de la différence et du respect du rôle de l'opposition politique; Réalisation d'une croissance économique de nature à élever le niveau de vie des citoyens, à combattre la pauvreté, à diminuer le chômage, à réduire les disparités sociales, à développer les infrastructures et à permettre aux citoyens de bénéficier des services de base tels que la santé, l'éducation, l'accès à l'eau potable et aux autres prestations essentielles; Promotion des ressources humaines à travers une réforme de l'Education répondant à nos besoins de développement, garantissant l'avenir de nos générations montantes et faisant de l'Ecole un creuset d'enracinement des valeurs citoyennes et de propagation de l'esprit de solidarité et de tolérance propre à consolider notre unité nationale; Moralisation de la vie publique par l'éradication des pratiques de corruption et de mauvaise gestion administrative et financière, par l'instauration d'un contrôle juste et efficace et par la prise en considération dans le choix des responsables publics, des critères de mérite, d'intégrité et de compétence».

Le Président qui rassure veut visiblement incarner le changement doux. Cela plaît. Le jour de l’investiture est un grand jour de retrouvailles, une seconde naissance pour la Mauritanie après le 28 novembre 1960. L’état de grâce est réel. L’image que reflète le pays est si positive qu’elle peut être une ressource aussi prometteuse que le pétrole. L’échange de place entre le Président sortant et l’entrant, est un moment historique. Sans précédent dans l’Histoire du pays en matière de dévolution du pouvoir.

Hésitations et déconvenues

Les premiers actes n’entament en rien les espoirs : nomination du Premier ministre en la personne de Zeine Ould Zeidane arrivé troisième avec ses 15%. Jeune technocrate gagné par le virus de la politique, il possède des atouts pour participer à l’ancrage des valeurs du changement. A l’Assemblée nationale, c’est Messaoud Ould Boulkheir, président de APP, incarnation de la lutte des esclaves pour l’émancipation, c’est ce symbole qui devient président malgré sa faible présence (5 députés/95). L’unanimité qu’il suscite exprime bien l’état d’esprit de tous les acteurs. Tout le monde veut aller de l’avant.

Premier revers : le choix des membres du gouvernement. Un assemblage de seconds couteaux politiques et de technocrates peu ou pas confirmés. Lisibilité : chaque segment a eu sa part. La part du lion revenant au Premier ministre qui a visiblement bénéficié d’une large marge de manœuvre dans ses choix. L’impression globale est plutôt à un désenchantement.

Sans expérience des affaires de l’Etat, les plus techniciens de la formation se comportent en «consultants». Les autres apprennent à reproduire la gestuelle d’avant le 3 août.

Première crise : Nouakchott et Nouadhibou ont soif, l’électricité manque aussi. Première sortie publique du Président. Interview dans les jardins de la Présidence. Une sorte de provocation au moment où eau, énergie et pâturages manquent cruellement. Surtout que le Président parle le langage de la vérité : il n’y a rien à faire avant quelques années.

Une grande partie de l’opinion préfère garder en mémoire le seul côté «franc» de l’intervention. On veut croire à un Président qui joue la franchise. C’est déjà une rupture avec le passé. Peu épaulé par son gouvernement, le Président descend dans l’arène et semble bien se comporter.

Signe de force : le Président surprend avec son discours du 29 juin où il tente de fixer les règles de la réconciliation nationale. Sans aller au fonds des problèmes, sans en expliquer les tenants et aboutissants et sans demander pardon, il annonce le retour prochain des réfugiés, le vote d’une loi pour l’éradication de l’esclavage et le lancement d’un processus de règlement du passif humanitaire. Ce qui aurait dû être ressenti comme une fuite en avant, est plutôt bien accueilli par la frange de l’opinion pour laquelle ces questions ont été au centre de son combat (opposition intérieure et extérieure, société civile…). Oublié pour le moment les effets catastrophiques de la politique d’assèchement monétaire dont le ralentissement de l’activité économique, la baisse du pouvoir d’achat et la hausse vertigineuse des prix.

Signe d’apaisement : le statut de l’opposition entre en vigueur. Le Président rencontre fréquemment les chefs des partis d’opposition et surtout le leader de celle-ci Ahmed Ould Daddah. Apaisement qui signifie normalisation. L’adhésion aux choix du Président est si évidente qu’on commence à discuter seulement de la part qui doit revenir à l’opposition dans les nominations.

Premier accroc : le Président tient à créer un parti constitué de ses soutiens. Parti-Etat ? Comment faire pour ne pas assister à un retour du PRDS et de ses méthodes ? Le Président donne ses garanties. Il ne sera pas le président de ce parti et refusera que les moyens de l’Etat lui soient mobilisés. Mais c’est le ministre secrétaire général de la présidence, la personne la plus proche de Ould Cheikh Abdallahi, qui pilote le processus de création du parti. Tous les cadres sont sollicités soit pour y adhérer, soit pour participer matériellement. Plus tard un impôt sera prélevé sur leurs salaires. La constitution de ce qui deviendra le pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD-Adil), suivra exactement la tradition PRDSienne. C’est à terme le Président de la République qui impose son président de parti et ses membres du bureau exécutif. Exclues du jeu, toutes les sensibilités ayant fédéré autour de sa candidature. Y compris ses premiers soutiens.

Premier échec : après les malheureux événements d’octobre 2007, événements qui ont entraîné la mort d’un adolescent à Kankossa, le Président reconnaît la nécessité de répondre aux doléances des populations. Position saluée. Il engage un programme d’urgence de quelques milliards. «Programme d’urgence», on a encore en tête le fameux programme d’urgence qui a coûté au pays l’enveloppe de 20 milliards et qui a servi à engraisser les dignitaires du régime de 2003. Le Président s’empresse de donner des garanties. Pourtant, ce programme est détourné et/ou ne servira pas aux populations cibles. On imputera cela à son ministre des finances qui est «son» homme dans la formation. En réalité, le gouvernement était trop occupé par la politique à Nouakchott pour mettre en œuvre ce programme.

Première faiblesse : le Président fonctionne de façon …anachronique. Nous avons comme l’impression qu’il réagit et entreprend ses actions dans une Mauritanie des années 70. Oubliant – ou faisant semblant d’oublier – l’héritage de plus de deux décennies d’errements. S’il accepte d’incarner la continuité dans le choix des hommes et dans la gestion quotidienne des affaires, il refuse de composer avec certains segments de ses soutiens sous prétexte de «connivence avec l’ancien régime». Une image sublime de son désarroi cornélien : le Président adore parler de deux «boîtes à outils», l’une contenant de quoi exercer l’autocratie, l’autre contenant les instruments d’une démocratie apaisée. «J’ai choisi de faire recours à la seconde». Malgré les pressions des uns et des autres, n’hésite-t-il pas à confier.

Premier électrochoc : c’est de retour de Rosso où il a présidé le lancement de la campagne de «l’année agricole», alors que rien ne le prévoyait, que le Président convoque son Premier ministre Ould Zeidane et le remercie. Il nomme sitôt Yahya Ould Ahmed Waghf. Tout semble normal : Ould Ahmed Waghf a piloté les principaux chantiers du Président (réfugiés, plan d’urgence et parti), prenant de l’envergure avec ça. Malgré son parcours, il n’est pas tant décrié que d’autres qui ont certainement moins sévi que lui. C’est surtout son action au parti qui lui vaut l’animosité des siens.

A droite toute !

Ould Ahmed Waghf joue la transparence et annonce la création d’un gouvernement politique. Même s’il refuse l’appellation de «gouvernement d’ouverture», il est rejoint par ceux de l’UFP et de Tawassoul, deux composantes essentielles de l’opposition traditionnelle. Tawassoul gagne deux portefeuilles et UFP trois. Pour le reste, l’essentiel est octroyé au bureau exécutif de Adil, avec un portefeuille au PRDR, un à Badil et un à Al Vadila. Au même moment le président de Adil refuse de plier à la demande de quelques députés qui entendaient recomposer le bureau de l’Assemblée nationale. La fronde commence.

Prétextes avancés : le retour des «symboles de la gabegie» aux affaires, l’investissement des lieux par des forces liées soit aux groupuscules politiques soit à des tribus. Le Président Ould Cheikh Abdallahi a laissé faire son Premier ministre qui n’a pas pris en compte les équilibres préexistants. En naissaient des déséquilibres que les autres segments du pouvoir ne pouvaient supporter. La suite vous la connaissez.

Des semaines de conciliabules, de déclarations et d’hésitations. Le mal s’intensifie. Le Président refuse de jouer aux arbitres. Il commet le seul acte qu’il ne fallait pas : le discours où il menace de dissoudre l’Assemblée nationale. Il réitère sa confiance aux généraux tout en créditant l’existence d’un différend avec eux. La bataille se déroule à ciel ouvert. L’escalade est de courte durée. A peine 24 heures. Recul du Président avec démission de son Premier ministre. Rebelote avec le même. Le Président essaye de gagner du temps. Il manœuvre et nomme un gouvernement qu’il espère allier l’utile et l’agréable : répondre aux attentes des Généraux et frapper les députés frondeurs. Personne n’est content de la nouvelle formation.

Les ministres remerciés, même si le Président a voulu les rassurer, lui en veulent pour les avoir stigmatisés comme des «symboles de la gabegie». Cheikh el Avia Ould Mohamed Khouna, Sidney Sokhona, Kane Moustapha, Bebbaha Ould Ahmed Youra… sont de vrais poids lourds de la politique locale. Les malmener – ou même faire semblant – équivaut à se mettre sur le dos une partie importante de l’opinion. Surtout que les frondeurs se défendent d’avoir voulu la stigmatisation de tel ou tel acteur. A la suite de la nomination de certains de leurs ennemis locaux, les animateurs de la fronde ne manqueront pas d’accélérer le processus d’affaiblissement du pouvoir de Ould Cheikh Abdallahi. L’UFP et Tawassoul doivent se sentir floués. Ces deux partis – qui sont à l’origine de la terminologie «symbole de la gabegie» - se retrouvent embarqués dans un combat qui n’est pas le leur. Puis jetés en pâture à l’opinion. Ceux enfin qui auraient dû être les alliés de Ould Cheikh Abdallahi, sous prétexte de la légitimité démocratique, se retournent contre celui qui aurai dû être le maître d’œuvre d’un changement possible et d’une rupture nécessaire.

Terriblement seul

Lisons la relation de la crise faite par le Président devant nos ressortissants résidents en Espagne : «Le Chef de l'Etat a fait mention du fait que certains députés de la majorité n'étaient pas satisfaits de la formation du dernier gouvernement qualifiant certains de ses membres de symboles de la gabegie, ces députés estimant que la majorité n'a pas besoin d'eux en raison du fait qu'elle dispose d'une confortable majorité ou peut être du fait que le dernier gouvernement ne répondait à l'attente de certains autres d'entre eux. Il a ajouté que ces députés ont présenté une motion de censure contre cette formation gouvernementale ce qui a conduit à la démission du Premier ministre qui fut chargé de former un nouveau gouvernement auquel est confiée la mission de tenir compte de certaines remarques. Ceci est de nature à orienter vers ce qui est plus important à savoir la préservation des acquis démocratiques et des libertés existantes permettant à tous de se consacrer aux questions liées à l'ancrage de la justice et à promouvoir les efforts de développement» (dixit AMI).

Qu’est-ce qui reste devant le Président ? Chaque jour qui passe réduit la marge de manœuvre du Président refermant sur lui le piège. Si bien qu’on voit mal aujourd’hui ce qui peut être fait pour sortir le régime de la crise.

On parle beaucoup de son intention de dissoudre l’Assemblée. L’opinion publique intérieure ainsi que les partenaires du pays verront cela d’un très mauvais œil. Il faudra trouver des sources de financement non seulement pour organiser des élections, mais aussi pour se permettre de copter des candidats et de les faire élire. Adil, s’il en restera encore quelque chose après la défection des 35 députés de la fronde, ne pourra pas assurer le minimum requis pour peser à l’Assemblée. La dissolution consistera en l’ouverture d’un couloir devant l’opposition que représente le RFD, AJD/MR, Hatem et éventuellement le parti que créeront les frondeurs.

Côté frondeurs, on estime que la réflexion à la création d’un parti devra aboutir. Le président de Adil et Premier ministre n’étant pas capable de remettre en cause et de partager. Un processus de création d’un ou de plusieurs partis est lancé. D’une part les Nouvelles forces du changement, anciens soutiens de Ould Zeidane, travaillent en vue de cela. D’autre part députés et sénateurs frondeurs envisagent de plus en plus la perspective. Elle est pour eux l’ultime recours de déstabilisation du deuxième gouvernement de Ould Ahmed Waghf.

Si la création du parti a lieu dans les jours qui viennent, il faut s’attendre à l’un ou l’autre des choix suivants : le(s) nouveau(x) parti(s) aura une majorité de députés, alors le Président acceptera de démettre son Premier ministre pour le remplacer par celui que la nouvelle structure aura choisi ; le Président n’accepte pas, alors la nouvelle structure s’alliera avec le RFD et obligera le Président à accepter une cohabitation.
Autre possibilité que personne n’ose envisager pour l’instant pour ce qu’elle comporte de risques pour le pays : le limogeage des Généraux que le Président considère comme la source d’inspiration première du mouvement de fronde. Comme lui ont dit les ambassadeurs occidentaux, l’Armée reste la seule garante de la cohésion du pays et de la préservation de la paix civile, y toucher ce serait remettre en cause l’ordre et la stabilité du pays. En substance, c’est ce que les Ambassadeurs des pays amis lui ont répété quand il les recevait après avoir fait le fameux discours de fin juin.

Reste la possibilité pour lui de donner un grand coup de balai dans son entourage immédiat : changer son cabinet, rapprocher ses soutiens – s’il en a encore – et rompre avec ses inspirateurs actuels qui ne lui ont servi finalement qu’à susciter contre lui la colère unanime des acteurs politiques. Pendant quelques temps, il s’occupera de son entourage immédiat, laissant la bataille et l’arène aux vrais acteurs : gouvernement et opposition, Adil et frondeurs…

Le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi reviendra mercredi soir d’une longue visite en Espagne. Visite officielle, visite privée, vacances. Aura-t-il assez médité la situation de son pays et sera-t-il capables de trouver le moyen de rebondir ? Nous le saurons dès son retour.

La Tribune n°410, du lundi 28 juillet 2008

© La Tribune - Juillet 2008


maatala

Anonyme a dit…

bravo diag-diag comme d'hab!

maata à lire la girouette ouwémère , le zig ne veut pas de la dissolution, l'animal crois bien écrire , on sent le souci du salaire dans tout son ticket, nous présenter le vieux comme un imcompris bien seul

snif

Anonyme a dit…

M'excuse du terme, Sidi est absent et ne cherchait qu'une possibilte pour khattou de se fsire des sous. Putain.

LM® a dit…

cher diagana
le texte est toujours d'actualité car certains noms cités sont toujours aux commandes.
En plus comme vous le dites la perspective historique peut avoir quelque intérêt.

Yanis le R. a dit…

Chers LM et Diagana,

Ce n'est jamais tard pour bien faire!
Le sujet reste d'actualité même avec le changement de gouvernement...
Rien n'a changé et on est juste à une phase de transition (toujours, lol).
Ce que je peux dire et ce dont je suis fier au moins c'est que sur CanalH, nous n'avons pas changé d'avis et le temps nous a donné raison par rapport à ceux qui avaient cru à l'homme qui rassure (CR, entoume vem? lol) et qui sont nombreux, ce qui est très surprénant pour le plus simple observateur, peu interessé soit-il par la politique...

Amicalement, Yan

maatala a dit…

Salam

Lu sur Taqadoumy

"Lutte contre le terrorisme : Que de sources d’inquiétude !

Le démantèlement au 30 avril dernier, de l’organisation salafiste-jihadiste «Ansar Allah El Mourabitoune vi Biladi Chinguitt» avec l’arrestation d’une quarantaine de prévenus (dont 16 ont d’ailleurs, été libérés par la justice), puis, l’arrestation récente de Dahoud Ould Sebty, (le chargé de communication de la dite organisation, qui n’est pas un combattant) ne constituent en fait, qu’un simple épisode dans la lutte que nos forces de sécurité seront appelées à livrer aux salafistes mauritaniens et leurs terribles alliés algériens.

Si le démantèlement d’«Ansar Allah » peut pousser au soulagement, il a également soulevé des inquiétudes : «Ansar Allah» opérait en Mauritanie depuis…. Septembre 2007 et c’est seulement le 10 avril 2008, qu’on s’en est rendu compte. La présence de son «Emir», Khadim Ould Semane -et celle de plusieurs kamikaze mauritaniens- avait bien été signalée aux forces de sécurité depuis janvier 2008, lors de l’audition de Mohamed Ould Chabarnoux, le salafiste qui a tiré à bout portant, sur les touristes français à Aleg. Trois mois après ce renseignement fourni, «Ansar Allah» et son «Emir» avaient curieusement continué à échapper à l’œil -censé être vigilant-, de nos forces de sécurité.

Il y eut donc le mitraillage de l’ambassade d’Israël, du restaurant VIP et la mort d’un officier de police. Et il a fallu attendre que Sidi Ould Sidna s’évade le 2 avril 2008, qu’il soit récupéré par «Ansar Allah» (dont il n’était pas membre), pour qu’un véritable ratissage soit opéré avec une expertise extérieure et qu’il aboutisse au démantèlement de l’organisation et à la découverte des caches et des explosifs prêts à être utilisés.

Ce démantèlemen s’est accompagné de plusieurs couacs et bavures et surtout d’un fiasco sécuritaire : la fuite via le Nord-Est de Nouakchott, du commando dépêché par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) comprenant entre autres, le mauritanien Taghi Ould Youssouf et le nigérien Abou Doujana (un vétéran de Lemgheiti) qui avaient séjourné à plusieurs reprises à Nouakchott (entre septembre 2007 et avril 2008) convoyant armes et explosifs dans la triple mission d’encadrer «Ansar Allah », de mener des opérations ( comme le braquage des fonds du Port de l’Amitié), la supervision d’un attentat contre l’ambassade d’Israël et la préparation du kidnapping d’un diplomate allemand en fonction à Nouakchott. Ce commando de l’AQMI poussera son encadrement à «Ansar Allah» jusqu’au bout, en prévenant quelques minutes avant l’accrochage du 7 avril 2008, le noyau dur d’ «Ansar Allah » retranché dans la villa du «Centre Emetteur», faisant perdre ainsi, l’effet surprise, aux forces de sécurité mauritaniennes .

Une autre source d’inquiétude ne doit pas non plus être refoulée. L’accrochage du 7 avril a occasionné la mort d’ «Abou Mouadh» le meilleur artificier salafiste mauritanien (spécialiste de la mise à feu à distance, survivant de la sanglante bataille d’ «El Menaa» contre les douanes algériennes) ainsi que celle d’un kamikaze potentiel, le jeune «Oussama».

L’on doit savoir néanmoins, qu’une dizaine de Kamikaze mauritaniens potentiels sont encore dans les camps de l’AQMI et pourront regagner Nouakchott à tout moment. Et que deux autres artificiers mauritaniens connus, sont toujours dans la nature : «Abou El Welid» et «Houmam» ! Prendront-ils le relais d’«Abou Mouadh» ? Recevront-ils pour cela, un nouvel appui logistique d’AQMI ? Qui sait ? Deux précautions restent cependant à prendre : prêter attention aux infiltrations suspectes en provenance du Nord-Est mauritanien et surveiller le commerce des engrais notamment, le nitrate d’ammonium. Pouvons-nous le faire ? Avons-nous le temps de le faire dans notre présent contexte, où, la politique politicienne submerge le reste ?

IOM - Tahalil Hebdo


maatala

Anonyme a dit…

lire sur cridem le papier de maréga baba ( ufp), ça a du mérite, c'est émouvant voilà des incompris qu'on le dise à homère pour un prochain chant, le problèe ont-ils de quoi mettre la pièce?

il le fera bien un prix, ça peut payer un jour

maatala a dit…

Bonsoir

lu sur ccridem

Doit-on laisser nos fragiles institutions démocratiques destabilisées par les frondeurs?

- Après avoir démarré la fronde avec la fausse histoire des Roumouz El wassad, (vite démasquée),

- Après avoir attaqué avec des arguments fallacieux les partis politiques Tawassoul qu’ils considèrent peu fréquentable dans contexte mondial actuel et l’Ufp, comme étant un parti qui ne reconnaît pas l’arabité de la Mauritanie et comme étant défenseur extrémiste des négro-africains (voir Bladi dans Biladi);

- Après avoir obtenu la démission du gouvernement et la constitution d’un nouveau gouvernement qui apparemment ne les satisfait pas, et semble-il, dont la composition a été concoctée par nos généraux sans les consulter ;

- Après avoir attaqué le président du Sénat le menaçant d’une enquête et d’une destitution (parce que supposé être dans le camp du président) ;



- Après avoir isolé dans Sénat et de l’Assemblée Nationale tous les sénateurs et députés qui ont refusé de signer la motion de censure ou de se solidariser avec eux ;

- Après avoir pris comme cible l’épouse du chef de l’Etat à travers son l’Ong KB (outre passant ou ignorant même les prérogatives du Sénat) ;

Maintenant ils abordent la phase ultime de leur entreprise, il s’agit de tenter de destituer le chef de l’Etat sans d’ailleurs savoir comment ?

Dans cette entreprise toutes sortes de rumeurs, et de désinformations sont mises à contribution dans le seul but de fragiliser les institutions démocratiques et chef de l’Etat à travers lui la fonction qu’il occupe.

Ce qui inquiète aujourd’hui les mauritaniens c’est l’implication directe ou supposée des officiers dans la vie politique et le cycle d’instabilité que cela ne manquera pas d’engendrer. C’est d’ailleurs pourquoi la constitution et les lois de la république interdisent à nos officiers toute ingérence dans la vie politique.

Ce qui inquiète aussi et ne présage rien de bon pour l’avenir, c’est à la lecture des curriculum-vitae même partiels des principaux leaders nos illustres députés frondeurs:

• Kaba ould Eleywa, député de Kankossa : Ex-ministre de l’intérieur, de justice, de défense sous Oul Taya et maître d’œuvre de toutes les victoires des Ould Taya dans la quasi-totalité des élections ;

• Louleid Ould Weddad, député de Ouadane Ex-directeur de Cabinet de Oul Taya pendant de longues années, Ex-Secrétaire Général du PRDS

• Moustapha Oul Abeiderrahmane, député liste nationale, Ex-ministre de Ould Taya et Directeur de Campagne de Ould Taya ;

• Mohamed El Moctar Ould Zamel député d’Aoujeft, Ex-ministre , Ex-Ambassadeur au Sénégal pendant la période des déportations ;

• El Arbi Ould Jideine, député de Chinguity, Ex-chef-Etat –Major jusqu’à la chute de Ould Taya, aujourd’hui dans le collimateur des associations des droits de l’homme nationales et internationales.

• Naha Mint Mouknass député liste nationale, Ex-ministre de Ould Taya pendant plusieurs années ;

• Camara Ali Guéladio, député de Ould yengé, Ex-ministre de Ould Taya.

Qui parle de Roumouz El vassad ?

Et à vous d’en juger.

Wa salam !

Maréga Baba / France
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Pathétique

Car leurs ministres UFP ont siégé à coté de Avia and Co et on les a pas entendus à leur sujet et pourtant il y avait de quoi avoir la nausée dit le Fou

maatala

Anonyme a dit…

La propagande et le mensonge continuent. Le deuxieme gouvernement de Ould Waghef a ete' forme' depuis plus de 2 semaines. Je ne vois aucune raison de presenter certaines personnes comme etant ministre de tel ou tel autre departement au moment ou' ils ne sont plus membres du gouvernement. IL EST TEMPS DE METTRE FIN A CETTE CAMPAGNE DE DESINFORMATION ET DE MENSONGES!

Maata,

La Premiere Dame n'est pas oblige'e de demontrer quoi que ce soit a' qui que ce soit. Ce sont ceux qui l'accusent qui doivent avancer les preuves de ce qu'ils disent. THE BURDEN OF PROOF IS ON THEM NOT ON HER!!! Il est temps pour LES FAUX INTELLECTUELS DE CANALH de connaitre les principes fondamentaux du droit.

Nos honarables depute's et senateurs doivent jouer la carte de l'apaisement et celle de la reconciliation nationale. Ils ne peuvent pas pietiner la dignite' de la premiere dame et s'attendre a' ce qu'elle soit silencieuse. Elle est humaine et elle a des sentiments.
Qu'attendent-ils pour declencher une investigation a' propos des 30 milliards d'UM qui ont mysterieusement disparu durant les 19 mois de la transition?
Qu'attendent-ils pour nous dire les origines des nombreuses villas de Tevragh Zeina et a' l'etranger possede'es par des Mauritaniens bien connus? Qu'attendent-ils pour faire une enquete a' propos des sommes colossales qui se trouvent dans les comptes bancaires en Mauritanie et ailleurs des Mauritaniens bien connus?

Nous sommes tous contre la corruption mais nous sommes oblige's de dire que la lutte actuelle mene'e par les frondeurs sent l'odeur de la vengeance. Son but n'est pas de combattre la corruption mais de mettre fin a' un pouvoir qui a ete' democratiquement elu par le vaillant peuple Mauritanien.
NOUS EXIGEONS LE RESPECT DE LA VOLONTE' DU PEUPLE!

Il ne faut pas nous casser les tympans avec: :...Elle a fait sa declaration en terre etrangere." AND SO WHAT????????
De grace, ne me dites pas que vous ne connaissez pas qu'avec les moyens de communication d'aujourd'hui, it doesn't matter si une declaration est faite en Chine ou en Mauritanie. Tout ce que les frondeurs disent et/ou font, est connu du monde entier.
Le linge sale se lave en famille. Soyez sages et evitez la fuite en avant. C'est l'image de notre pays qui est en jeu.

Sur un tout autre plan, l'Assemble'e Nationale a certes le droit de se reunir en session extraordinaire mais dans les circonstances actuelles, il serait preferable qu'elle reste en vacances. Permettez au temps d'apaiser les esprits et de ramener les uns et les autres a' la raison.

EVITEZ LA FUITE EN AVANT!
TRAVAILLEZ POUR L'APAISEMENT ET LA RECONCILIATION DES ESPRITS!

Yanis le R. a dit…

Cher Maatala,

Pour la mémoire et pour restituer la vérité, je voudrai dire un petit mot sur O. Zamel quand il était ambassadeur de Mauritanie au Sénégal en avril-mai 1989.
Il était l'un des rares représentants mauritaniens qui avait assumé sa fonction avec honneur, calme et lucidité pendant cette période combien difficile, vue du Sénégal et dans son contexte.
Je peux le dire pour l'avoir vu en action au moment où d'autres se terraient ou fuyaient leurs responsabilités...
Bilal O. Werzeg (actuellement dernier ambassadeur au Yemen avant sa démission), 1er conseiller, qui me tansait de prendre le premier avion et que j'envoyais balader, était partout auprès des siens et fut l'un des derniers à regagner le pays quand il n'y avait plus personne à mettre à l'abri.
Tijani O. Karim, notre consul, que je connaissais bien, un kaddihine "chartiste", fut un peu dépassé et c'est un euphémisme, je crois...
Voilà, c'était juste un témoignage qui ne blanchit nullement O. Zamel s'il a commis avant ou après des crimes économiques ou autres.
Je voulais juste le dire.
Peut-être qu'avec le temps et le moment venu, je raconterais plus en détails toutes ces péripéties douloureuses vécues de notre histoire...

Anonyme a dit…

Yanis le Roi,

J'ai un ami qui etait etudiant a' Dakar durant les evenements, il m'a dit la meme chose a' propos de Mohamed El Moctar Ould Zamel.

LMr,

C'est le dernier ecrit de KBG sur CRIDEM qui devrait etre utilise' ici. Je n'ai rien contre Ablay Wade-Diagana mais l'ecrit de Grizzly est plus d'actualite' et plus pertinent!

Anonyme a dit…

Ne pas rire surtout!!!

Quand le plus grand voleur de la derniere decennie appelle au changement!!!

Lu sur l'ANI:

Abdallahi Ould Ahmed Damou se retire du Groupe des démissionnaires de Adil tout en appelant au changement

Dans une déclaration faite à l’ANI, Abdallahi Ould Ahmed Damou affirme s’être retiré du Groupe des démissionnaires de Adil dit «TayarAl Islah» tout en restant résolument engagé aux côtés des forces politiques qui prônent le changement véritable.





Ould Ahmed Damou justifie sa décision par le fait que certains membres du Groupe des démissionnaires de Adil dont il faisait partie, soient, malgré la disponibilté des autres, contre la mise en place de la coordination avec les différents groupes et forces prônant le changement.


Abdallahi Ould Ahmed Damou se dit disposer à travailler avec tous ceux qui croient au changement qui est inéluctable et se fera par le regroupement des forces et courants politiques qui y sont attachés.


Il faut rappeler que Ould Ahmed Damou, qui a été conseiller du président du parti ADIL, avant d’être au devant des démisisonnaires, a été sur tous les fronts médiatiques pour appeler au changement.

Anonyme a dit…

je confirme ce que dit yan au sujet de ould zamel, nous avons peut-être dû nous croiser , javais 14 ans , ensuite je suis revenu faire mes études au cours sainte marie de hann et j'atteste que le zamel a pris ses responsabilité et quand j'y retourné alors que les relations diplomatiques n'étaient pas encore rétablis, lui y été encore car son fils allait en cours au même lycée avec des gardes du corps, tout le monde n'a pas fuit

salut

Anonyme a dit…

d'ailleurs j'y pense, c'est tout de même assez extraordinaire, comment ce fait-il que les relations diplomatiques n'étant pas encore rétablies moi j'ai bien pris l'avion avec un passeport diplomatique pour y retourner et revenir au sénégal par le salon diplomatique et d'ailleurs relations diplomatiques coupées ou pas, mon père est resté à son poste là-bas tout le temps, donc les relations diplomatiques n'ont jamais été officieusement coupée, je comprends

et si je dis que zamel a pris ses responsabilités, que pouvais-je en savoir à cet âge là sinon que le fils allait bien en cours avec deux gardes pendant le trajet, où était le père pendant ce temps-là?

d'ailleurs pour ma part, famille comprise, je ne lui dois rien car ce n'est certainement pasla mauritanie qui nous as sauvé à l'époque mais d'abord l'ambassade de france qui nous a envoyé des gendarmes français qui nous ont fait traverser la ville jusqu'à l'aéroport par des "raccourcis" et royal air maroc, sans les gendarmes français on finissait directement à la foire nationale du sénégal, comprenez le bâtiment qui sert à l'organisation de cet événement annuel

donc zamel, j'en sais rien finalement, c'était un ami de papa comme ahmed sidi baba et autres ténors, mais au fait pourquoi eux ont fait fortune et pas mon papa

c pas juste

salut

Anonyme a dit…

ps: je viens de lire sur cridem que deux journalistes ont entamé une grève dela faim illimitée

quelqu'un peut-il aller leur dire que ça ne marche pas en terre musulmane car illimitée signifie qu'ils annoncent qu'ils peuvent aller jusqu'à la fin, c'est du suicide

je crains qu'à ce titre le coran est clair "katilou neufssi" on ne peut pas trouver des soutiens pour des gens qui vont contre un "arrêt" sans equivoque sans lequel d'ailleurs certainement que d'autres musulmans seraient déjà aller avant eux leur préparer la place

dire en mauritanie " face à l'injustice nous avons décidé d'aller au suicide" ceux qui peuvent les encourager sont recherchés ou enfermés comme eux et ceux qui veulent les aider ne peuvnt pas agiter cet argument

sauf plaider la démence pour plaider leur cause, c jouable car il faut oser en terre musulmane dire " on ira jusqu'au bout"

salut

Anonyme a dit…

Une autre article et pas des moindres sur cridem :

L’UFP lâche l’artillerie lourde, coiffure à l’appui
J’ai pas pu dépasser le premier paragraphe bien que le lénine noir semble avoir des bonnes feuilles à placées
Je les laisse aux amateurs d’arguments et même de vérités, pour ma part rien qu’à voir quelles sont les mains qui les portent, les bras m’en tombent
C’est du lourd, le symbole de l’auteur aux destinataires de toute une classe politique qui vivent en 2008 avec des haines et des jalousies, de beaux esprits tellement coupés de la base qu’ils ont finis à être tous obsédés par les uns et autres que toutes une bonne partie de leur vie à tous , ils l’ont passé à s’observer à ce haïr et croire qu’ils sont l’élite et que cela leur donne ce droit-là
Ils l’ont été en effet mais depuis ils n’ont rien fait pour transmettre leur lumière plus bas, ainsi des décennies plus tard, les voilà encore les mêmes de tous bords avec les même idées et les mêmes haines, rien n’a changé sauf que certains ont volé les richesses du peuple et les autres les ont regardés plus ou moins faire, souvent avec la bave aux lèvres et la haine stérile à pleines dents, quelquefois avec Foi en l’avenir et toujours avec « rira bien qui rira le dernier »

Hélas c toujours les mêmes qui rient, toujours les mêmes qui pleurent


mouchoir svp, ce n'est pas pour moi, du moins pas ce soir, peut-être liré-je demain

on n'est jamais trop prudent

Anonyme a dit…

Merci Maatala. Mais je crois que Tahalil Hebdo n'a rien compris. Il passe de l'info des services securitaires mauritaniens. Dans ce contexte de crise, cela sert a certains plans diaboliques.

A-
====

Salam

Lu sur Taqadoumy

"Lutte contre le terrorisme : Que de sources d’inquiétude !

Le démantèlement au 30 avril dernier, de l’organisation salafiste-jihadiste «Ansar Allah El Mourabitoune vi Biladi Chinguitt» avec l’arrestation d’une quarantaine de prévenus (dont 16 ont d’ailleurs, été libérés par la justice), puis, l’arrestation récente de Dahoud Ould Sebty, (le chargé de communication de la dite organisation, qui n’est pas un combattant) ne constituent en fait, qu’un simple épisode dans la lutte que nos forces de sécurité seront appelées à livrer aux salafistes mauritaniens et leurs terribles alliés algériens.

Si le démantèlement d’«Ansar Allah » peut pousser au soulagement, il a également soulevé des inquiétudes : «Ansar Allah» opérait en Mauritanie depuis…. Septembre 2007 et c’est seulement le 10 avril 2008, qu’on s’en est rendu compte. La présence de son «Emir», Khadim Ould Semane -et celle de plusieurs kamikaze mauritaniens- avait bien été signalée aux forces de sécurité depuis janvier 2008, lors de l’audition de Mohamed Ould Chabarnoux, le salafiste qui a tiré à bout portant, sur les touristes français à Aleg. Trois mois après ce renseignement fourni, «Ansar Allah» et son «Emir» avaient curieusement continué à échapper à l’œil -censé être vigilant-, de nos forces de sécurité.

Il y eut donc le mitraillage de l’ambassade d’Israël, du restaurant VIP et la mort d’un officier de police. Et il a fallu attendre que Sidi Ould Sidna s’évade le 2 avril 2008, qu’il soit récupéré par «Ansar Allah» (dont il n’était pas membre), pour qu’un véritable ratissage soit opéré avec une expertise extérieure et qu’il aboutisse au démantèlement de l’organisation et à la découverte des caches et des explosifs prêts à être utilisés.

Ce démantèlemen s’est accompagné de plusieurs couacs et bavures et surtout d’un fiasco sécuritaire : la fuite via le Nord-Est de Nouakchott, du commando dépêché par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) comprenant entre autres, le mauritanien Taghi Ould Youssouf et le nigérien Abou Doujana (un vétéran de Lemgheiti) qui avaient séjourné à plusieurs reprises à Nouakchott (entre septembre 2007 et avril 2008) convoyant armes et explosifs dans la triple mission d’encadrer «Ansar Allah », de mener des opérations ( comme le braquage des fonds du Port de l’Amitié), la supervision d’un attentat contre l’ambassade d’Israël et la préparation du kidnapping d’un diplomate allemand en fonction à Nouakchott. Ce commando de l’AQMI poussera son encadrement à «Ansar Allah» jusqu’au bout, en prévenant quelques minutes avant l’accrochage du 7 avril 2008, le noyau dur d’ «Ansar Allah » retranché dans la villa du «Centre Emetteur», faisant perdre ainsi, l’effet surprise, aux forces de sécurité mauritaniennes .

Une autre source d’inquiétude ne doit pas non plus être refoulée. L’accrochage du 7 avril a occasionné la mort d’ «Abou Mouadh» le meilleur artificier salafiste mauritanien (spécialiste de la mise à feu à distance, survivant de la sanglante bataille d’ «El Menaa» contre les douanes algériennes) ainsi que celle d’un kamikaze potentiel, le jeune «Oussama».

L’on doit savoir néanmoins, qu’une dizaine de Kamikaze mauritaniens potentiels sont encore dans les camps de l’AQMI et pourront regagner Nouakchott à tout moment. Et que deux autres artificiers mauritaniens connus, sont toujours dans la nature : «Abou El Welid» et «Houmam» ! Prendront-ils le relais d’«Abou Mouadh» ? Recevront-ils pour cela, un nouvel appui logistique d’AQMI ? Qui sait ? Deux précautions restent cependant à prendre : prêter attention aux infiltrations suspectes en provenance du Nord-Est mauritanien et surveiller le commerce des engrais notamment, le nitrate d’ammonium. Pouvons-nous le faire ? Avons-nous le temps de le faire dans notre présent contexte, où, la politique politicienne submerge le reste ?

IOM - Tahalil Hebdo


maatala

28 juillet 2008 22:21

Anonyme a dit…

salam

lu sur cridem

"Editorial d'Ahmed Ould Cheikh : Guignolades estivales

L’été sera chaud. Pour le président de la république qui voit sa majorité partir à vau-l’eau. Pour la première dame que les sénateurs ne lâchent toujours pas. Pour le premier ministre qui aura connu la période de grâce la plus courte de l’histoire du pays – à peine deux mois – et qui risque fort être bientôt obligé de sortir par la petite porte. Après avoir raté le départ par la grande.

Pour les membres du gouvernement, impliqués, malgré eux, dans un jeu qui les dépasse et qui ne tarderont pas à rendre leur tablier, si la tendance à l’effritement de la majorité s’accentue. Et il y a de fortes chances qu’elle continue. Pour le pays, enfin, qui n’entrevoit, toujours pas, le bout du tunnel et dont les problèmes restent entiers.

Voilà deux mois que nous vivons une crise politique sans précédent. Où le pays vit au rythme des états d’âme d’une poignée de députés frondeurs qu’un pouvoir exécutif alangui n’a pas réussi à neutraliser. Il avait pourtant toutes les cartes en main pour les mâter. Rien que la menace de dissolution de l’Assemblée avait fait trembler leur majorité, ceux qui n’avaient été élus qu’avec le forcing des militaires et la bienveillance de l’administration.



En utilisant cette dernière cartouche, Sidi aurait pu rester maître du jeu, sans se renier et sans «démissionner» son gouvernement, ultime manœuvre qui lui a valu de se retrouver au ras des pâquerettes. Faute d’avoir fait le bon choix au bon moment, le président est devenu plus spectateur qu’acteur dans la carte politique qui se dessine.

Si, de surcroît, les députés frondeurs quittent le navire en perdition, mettent le gouvernement en minorité, font passer, lors de la prochaine session extraordinaire de l’assemblée, la loi créant la haute cour de justice, celle qui peut poursuivre le président et les ministres pour haute trahison, et si les sénateurs accélèrent la procédure contre la fondation KB, l’acte 3 – Ould Waghf : le retour – risque de ne pas durer longtemps.

En parfaits marionnettistes, les généraux multiplient les guignolades où alternent frondes, réelles ou feintes, marchandages, atermoiements, courbettes et allégeances. Comme s’ils voulaient faire boire à Sidi le calice jusqu’à la lie. Après l’avoir gavé de boissons autrement plus sirupeuses.

A présent que les frondeurs, de tout acabit, ceux du parlement et du parti, songent à créer un nouveau parti, entraînant, du coup, une recomposition du paysage politique et une nouvelle majorité «frondeuse», le Président ne pourra, désormais plus, se contenter de menaces sans lendemain. Pour une fois, il devra prendre une décision. Renvoyer les députés. Descendre dans l’arène. Se battre. Tenter d’avoir une majorité. Montrer qu’il est président. Ou disparaître.

Et si tout ce tintamarre n’était destiné qu’à… cette dernière hypothèse?

Ahmed Ould Cheikh du calame


maatala

Anonyme a dit…

Yanis,

Si Ould Zamel est si sérieux que ça, donc ce qu'il a dit au sujet de la raison des evennements de 89 est vrai. Il a dit que ces les senegalais qui ont tout manignange pour se sortir d'une crise economique. Il l'a dit a la TVM. Es-tu au courant de cela? Attendons vivement ta version de cette affaire douloureuse.

Ton texte a Maatla ci-dessous
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Cher Maatala,

Pour la mémoire et pour restituer la vérité, je voudrai dire un petit mot sur O. Zamel quand il était ambassadeur de Mauritanie au Sénégal en avril-mai 1989.
Il était l'un des rares représentants mauritaniens qui avait assumé sa fonction avec honneur, calme et lucidité pendant cette période combien difficile, vue du Sénégal et dans son contexte.
Je peux le dire pour l'avoir vu en action au moment où d'autres se terraient ou fuyaient leurs responsabilités...
Bilal O. Werzeg (actuellement dernier ambassadeur au Yemen avant sa démission), 1er conseiller, qui me tansait de prendre le premier avion et que j'envoyais balader, était partout auprès des siens et fut l'un des derniers à regagner le pays quand il n'y avait plus personne à mettre à l'abri.
Tijani O. Karim, notre consul, que je connaissais bien, un kaddihine "chartiste", fut un peu dépassé et c'est un euphémisme, je crois...
Voilà, c'était juste un témoignage qui ne blanchit nullement O. Zamel s'il a commis avant ou après des crimes économiques ou autres.
Je voulais juste le dire.
Peut-être qu'avec le temps et le moment venu, je raconterais plus en détails toutes ces péripéties douloureuses vécues de notre histoire...

maatala a dit…

Salam

LU SUR TAQADOUMY

Le président rentre au pays aujourd'hui, dissolution en vue
29-07-2008


Selon plusieurs sources concordantes, le président aurait décidé de rentrer au pays aujourd'hui mardi, alors que son retour était initialement prévu jeudi. son retour a été finalement avancé pour cause des derniers développements de la situation politique interne.

Les mêmes sources s'attendent à ce que le président annonce la dissolution de l'assemblée Nationale dès son arrivée. Ce retour intervient au moment où les frondeurs comptent déposer une demande de cession extraordinaire de l'Assemblée Nationale, pour la constitution d'une commission d'enquête concernant la fondation KB, mais aussi la Haute Cour de Justice.

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S'il est désavoué que fera-t-il?

Qui financera la campagne législative?

Il dissout pour avoir une majorité ou éviter à la Maréchale l'humiliation de voir ses placards fouillés?

Il va falloir qu'il s'explique sur les raisons de cette dissolution envisagée, beaucoup de credibilité et enfin éviter la langue de bois.

Ceux qui rêvent de la dissolution:

-RFD (enfin le grand soir, même s'il doit passer par la cohabitation)
-AJD/MR avoir des élus enfin
-Hatem: prouver qu'on a choisi le bon camp


Les contres

-APP:bonjour la déroute
-Tawssoul et APP: quelle ligne politique proposée aux électeurs.
-Les mercenaires: quitte ou double
-ZZ pas le temps de créer son parti
-Wagf "la poisse",il ne sera pas reconduit.


Les arbitres : Les généraux et Ely.

Sidi-OK devra mettre son fauteuil dans la balance; ou il a une majorité pour gouverner sinon il se démet. Dans ce cas c'est KB qui lui fera la migraine à durée indéterminée.

Il devra aussi s'attendre à une campagne sans limite ou tout les coups seront permis:

Les frondeurs lui ressortiront le scandale du parc qui là conduit en prison et distilleront dans les Médias les preuves de la culpabilité de KB.

Mais pour SIDI-OK, "L'honneur" de KB vaut bien une dissolution dit le FOU

maatala

Anonyme a dit…

ZAMEL connais pas !ça doit être un homme "bien" puisque il est soutenu par le fameux et "eternel groupe ahel Hamody" ce dernier auraient été à un moment donné chef effectif des chrofa oulad bousba-a !Par contre vous puvez demander à certains de nos compatriotes qui étaient au Sénégal au moment du feu des événements de 89!Beaucoup d'argent étaient venu à lAmbassade Zamel devrait savoir ce qu'il n'est pas devenu cet argent! Apparemment cela ne donne aucun cas de conscience !Il y en a qui ne s'émeuvent pas pour "peu"

Anonyme a dit…

Merci M Diagana
J'avais suggéré à un moment donné "d'éléver le débat" et je doit dire que vous avez commencé !Alors trouvez l'expression de ma profonde gratitude pour votre pays !
Mais je suis impatient et je ne peux pas attendre la suite et les conclusions que vous allez tirer !

Je fais appel à Sidioca pour lui dire d'écouter attentivement ce que Diagana va dire et savoir que c'est cela la Mauritanie et que les "frondeurs", les généraux,les soit-disant "parrains" (qui sont plu^tot des "infanticides"),Ahmed O. daddah, CR et j'en passe,ne visent qu'une chose:: ce que Diagana a dit entre les lignes !

Alors, ne prenez pas votre "3SSA" par le milieu et ne perdez pas de temps!
Et surtout n'attendez pas de savoir où "el AB... va avec son ETACH" ce serait peut-être trop! tard!
Vos ^pouvoirs sont énormes "constitutionnement".....

Ou vous faites de ces gens votre déjeuner ou ils font de vous finalement leur
"TAGINE" de l'après midi,ce qu'ils ont déjà commencé à faire !

Sachez qu'ils ne reculeront devant rien, parce que--je m'excuse --il n'y a ni foi ni loi et que l'enjeu est énorme pour eux !

Je suppose que comme tout vrai PATRIOTE vous êtes prêt au Sacrifice ultime !

Vous vous êtes "mis" vous mêmes dans la gueule du....et seul SIDIOCA sortira Sidioca du "MERDIER" et du piège où l' ont les "POURRIS" comme disaient un autre, l'autre jour sur ce même BLOG !!!

Lambda a dit…

Salut les amis,

Félicitations pour les heureux nouveaux bacheliers!
et bonne vacances bien méritées.

Diagana,
tout d'abord, bienvenue ici parmi nous. et merci pour ce blog.

Vu l'ebulition actuelle de la scene politique et tout ce qui se profile comme dénouement de l'acteulle crise, toutes les parties preferent garder leur cartes à jouer.
pris à sa juste valeur, ça reste une manifestation saine de la vie démocratique.

un seul constat où tout le monde est unanime : Sidi est terriblement seul (dixit ould oumère).
la haute fonction de la magistrature est on en peut plus banalisé et dépourvue de son prestige habituel.

A propos de l'exercice journalistique, j'attire l'attention sur 3 collègues journalistes qui font des analyses très honorables et de tres bonne qualité, j'ai nommé :
- Ahmed ould Cheikh du calame.
- Med Vall ould oumère de la tribune, et
- Isselmou (IOM) de tahalil hebdo

personnellement, je trouve que leur travail est louable. leurs analyses s'eloignent de la flagornerie et louanges auquels les journalistes se sont habitué pendant l'époque de ould Taya.

j'ai dit des collègues, car apres les deux derniers blogs (celui de yanis et l'actuel de Diagana), nous n'avons pas à rougir devant les journalistes (lol). matlaw chay6tinné b'chi ...

Le blog fait son boulot en tant que canal (parmi autres) de formation et de constitution de l'opinion publique.

Ano 11:50 (en haut)
ne precipites pas le vieux vers une chute préjudiciable pour tout le pays.
vas jusqu'au bout dans ton propos, et imaginons que Sidi par un décret ou autre a limogé (ou ligoté) et neutralisé ses adversaires (militaires, politiques, etc), et apres ? que va t-il faire ?
Sidi n'est pas un moteur de qlq chose assimilable à un projet fédérateur. c'est de là que toute sa peine vienne.

Vu sa sincérité et son dévouement prétendu, la meilleur action que Sidi peut offrir ajourd'hui à son pays, c'est de permettre à qlq un de plus consensuel et plus tonique de mener le pays vers sa survie.

Si nous devons se pencher sur l'actualité, et proposer une "solution" pour sortir de l'impasse acteulle;
En tant que partie prenante qui refuse de sombrer dans la "partie" (lol), qu'aurions nous proposé ?

Une sortie honorable pour tous, qui sort des scénarios de confrontation connus, existe-t-elle ?

En dehors de :
- limogeage de deux généraux
- destitution par la force de Sidi
- dissolution du parlement
existe-t-elle une autre voie qui preserve l'honneur à tous les fils de la mauritanie ?

personnellement, je suis convaincu que la réponse est oui.
mais pour la trouver et la mettre en oeuvre, il faut que les "allumeurs" (et "allumeuses") s'arretent !

Merci pour tous,
Lambda.

maatala a dit…

Salam

Dans cette mère des batailles annoncée, il va falloir se compter:

SIDIOCA combien de division?

Qui est prêt à se mettre à dos les généraux? donc hypothéquer son avenir......voir retrouver ses turpitudes étalés dans la presse etc.

Sachant aussi que nos compatriotes ont la facheuse tendance à aller du coté de ceux qui ont la force et l'oseille; le pari n'est pas sans risque.

Sidioca and Co (amel-kb et bodiel)risque fort de se retrouver dans le remake des 300, car se ne sont les moyens qui manquent en face: l'argent qui coule à flot, qui achète les consciences et les âmes, les services de renseignement et les forces armées convaincus que les civils sont des incapables immatures.

Le grand tord de SIDIOCA s'est celui de ne pas avoir réussi à s'approprié le pouvoir, il a plutôt montrer des signes de faiblesses et de reniements (drogue, retour des Vessad)

Comment expliquer autrement qu'il fut incapable de nommer un responsable du BASEP, ce bataillon d'élite crée uniquement pour protéger le funeste Caporal et sa dictature.

SIDICA risque une fois de plus de se tromper d'institution à dissoudre dit le fou.

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur Taqadoumy

"56 députés tentent de faire plier le Président de la République
29-07-2008
Hier près de 14h, deux réunions se tenaient, simultanément, l'une dans le siège du Rassemblement des Forces Démocratique (RFD - opposition), l'autre à celui députés frondeurs ; l'objectif de ces consultations consiste à déterminer l'ordre du jour de la cession parlementaire extraordinaire que les élus comptent convoquer.

Selon nos sources, ils se sont entendus sur l'ordre du jour suivant :

- Mise en place de la Haute Cour de justice, une institution prévue par l'article 93 de la Constitution ; elle est compétente au jugement du Président de la République, en cas de haute trahison,

- Révision du règlement intérieur de l'Assemblée Nationale, en particulier le fait d'accorder, aux commissions conventionnelles (en charge de s'informer sur les situations générales des administrations publiques ou privées, ndlr) la possibilité de se transformer en instance d'investigation.

- Une éventuelle enquête parlementaire sur la fondation KB,

- Contrôle de gestion de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), en particulier sa période sous la direction de Boïdiel Ould Houmeïd, actuel ministre secrétaire général de la Présidence.

Il a été décidé, aussi, de mettre en place des commissions chargée de s'informer sur :

- La reconstruction de Tintane (après les dernières inondations, ndlr),
- Le Programme Spécial d'Intervention (PSI) ;
- Le Programme National Pour l'Insertion des Réfugiés et Exilés (en provenance du Sénégal et du Mali, ndlr) ;
- Les revenus du pétrole ; ce dossier sera confiée aux députés Habib Ould Djiah et Nanne Mint cheikhna ;
- Les permis de recherches et de prospections des mines ;
- Les Procapec épargne logement),

Le document de synthèse a était ratifiée par les 16 députés du RFD, auxquels il faut rajouter 34 députés frondeurs.

Mohamed El Moktar Ould Zamel et Mohamed Mahmoud Ould Ghazouany étaient à Awjeft au moment de la réunion ; Naji Ould Khlivé se trouvait quand à lui à Aïoun, Bouh Ould M'Haïmid s'absentait de Nouakchott.

Tous ont pris langue avec leurs collègues, leur demandant se mettent, immédiatement, en route vers Nouakchott, afin de ratifier le document.

Quand à Houssein Ould Ahmed El Hadi, actuellement au Maroc et Naha Mint Mouknass à Paris, ils ont envoyé, chacun, une délégation de signature.

Les députés ont signifié leur souhait de ne pas précipiter les choses ; ils assurent rester ouverts à la discussion, pour définir une date à la tenue de la cession extraordinaire, sous condition de sa tenue avant le début de septembre prochain.

Pour mener les négociations qui ont abouti à la mise en place de ce document, les élus du RFD avaient délégué Abdarahmane Ould Mini (leur président de groupe) et Nanne Mint Cheikhna.

Les députés signataires pensent déposer leur demande avant le retour du président de son séjour en Espagne


maatala

Anonyme a dit…

d'accord mais si vos généraux ont interdit au vieux de dissoudre sous la menace, n'est-ce pas maata, pourquoi leurs frondeurs font tout pour accentuer la pression après que le vieux ait fait machine arrière

pourquoi le pousse-t-il a dissoudre? vous croyez franchement qu'ils peuvent le démissionner ? foutaises

alors pourquoi maintenir la pression et les menaces s'ils ne veulent pas de dissolution?

ch'alut

Anonyme a dit…

ps: le rfd est encore en train de se fourvoyer avec le système comme d'hab dès qu'on a besoin de lui pour cautionner les intrigues, il fonce en croyant que c'est son heure et qu'il sera le plus fin

tristounet

maatala a dit…

Salam

Selon ANI

"Le Président de la République écourte sa visite en Espagne et envisagerait la dissolution du Parlement


Selon des sources bien informées, le retour au pays du Président de la République prévu cet après-midi, au lieu de demain, serait une prémisse de la dissolution imminente du parlement, avant que les dispositions ne soient prises pour la tenue d’une session extraordinaire.
D’autre part, selon plusieurs observateurs, la dissolution du parlement est due à l’ordre du jour proposé pour la session extraordinaire, comprenant des commissions d’enquête concernant la fondation KB, la gestion financière du Sénat en plus d’autres dossiers épineux.

Auparavant, le Président a accordé une interview à la chaîne Al Jazeera qui serait diffusée aujourd’hui ou vendredi prochain et qui comprendrait des éléments qui pourraient éclairer sur cette situation.

maatala

maatala a dit…

Salam

Ano de :14h26

Aux dernières nouvelles, ce sont les chancelleries occidentales qui lui auraient dissuader et fait savoir qu'il ne financeront pas une nouvelle campagne législative et qu'il doit composer avec ses généraux.

Je pense plutôt que ses ex-amis, car tout ceci est une affaire de famille, font tout pour l'acculer à dissoudre l'assemblée et ainsi accréditer l'idée, qu'il le fait uniquement pour éviter l'humiliation à son épouse.

Un labyrinthe sans issue dit le FOU

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Présidence de la République : 700 millions Um pour faire briller l’image du Président

Dans son édition d’aujourd’hui, le Quotidien arabophone "El Vejr" (L’aube) a rapporté dans ses lignes que la Présidence de la République a consacré un montant de 700 millions d’Ouguiyas pour faire "briller" l’image du Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, en confiant la réalisation de ce travail à des bureaux occidentaux spécialisés dans la médiatisation des personnalités publiques.

Le Quotidien a précisé également dans son édition de ce jour, que la Présidence de la République a signé un accord avec un bureau de propagande français dénommé "Saguilla" en vertu duquel, celui-ci reçoit 1,5 millions euros en contrepartie de la réalisation d’entretiens et de publication d’articles de nature à soutenir le Président de la République à surmonter la crise politique qui frappe actuellement le pays.

Selon le Quotidien "El Vejr", l’interview accordée par le chef de l’Etat à la chaîne Al-Jazeera s’inscrit dans ce cadre. Toujours selon cette source, le dit bureau a contacté la chaîne Al-Jazeera pour l’organisation de l’interview que la Présidence de la République a, semble-t-il, voulu qu’elle ne soit pas confiée au bureau de cette Télévision internationale basé à Nouakchott.



Bon nombre d’observateurs s’étonnent des apparitions répétées du Président de la République sur les antennes des médias étrangers pour évoquer des questions qui intéressent au premier rang la vie du pays.

Il est également surprenant que le Président entame une période d’excursion en Espagne à des moments où une crise politique dont personne ne connaît les aboutissants et les dangers sur l’avenir de la Mauritanie, secoue fortement le pays.

Trad. Mohamed Ould Mohamed Lemine


Info source : Alakhbar via Mohamed ould Mohamed Lemine

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur Ani

Accident de la circulation

Une voiture accidentée de Type Toyota Prado, à bord de laquelle se trouvaient cinq personnes, était en provenance de Guérou à destination de Nouakchott.
Deux personne sont sorties indemnes de ce sinistre ; il s’agit du chauffeur Mohamed Mahmoud Ould Deddi et de Fatimettou Mint Abderrahmane.
Dans une déclaration à l’ANI, le conducteur de la voiture a souligné que l’accident a été provoqué par une panne au niveau du moteur, provoquant un déséquilibre qu’il n’a pu maîtriser


Cher Lm, tu présenteras nos condoléances à nos freres et soeurs de Guerou.

"Ina lillahi we ina ilehi rajioun"

maatala

maatala a dit…

Salam

L'unique vertu de la dissolution

Le premier ministre sera issu du parti qui aurait la majorité à l'assemblée. Nous ne serons plus soumis au chantage de soit disant frondeurs et autres sectes téléguidés par la bidasserie.

Sidioca n'aura plus à nommer des idéalistes (ZZ) ou looseurs (Wagf), mais un premier ministre chef incontesté d'une véritable majorité d'idées et non de circonstance et enfin on s'occupera de nos problèmes.


Néanmoins, il aurait été préférable pour la survie de la démocratie , dans un souci d'efficacité et réduction des coûts que l'on supprimât:

-Supprimer le poste de premier ministre et instaurer un un régime présidentiel

- Supprimer le sénat

- Supprimer le Basep.

On ne s'en portera que mieux dit le FOU.

maatala

Anonyme a dit…

au petit nazillon qui insulte tt le monde tu sais ces gens du canalh ils sont là sur le net mauritanien depuis tt le début il n'y as pas une insulte qu'il n'ont pas entendus alors ne te fatigues pas même Maaouya en son temps n'a pas reçu a les faire fermé
alors c'est pas tes insultes a la con qui va changer qq chose.que tu sois facho ou Hitler en personne ils ne te calculent mm pas.va te faire un dessin anime en attendant de grandir.

maatala a dit…

Salam

Lu sur Taquadoumi

"Le Président, Aljazeera, Jacques Séguéla et le limogeage raté
29-07-2008
Lors de son voyage en Espagne, le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi aurait mis à exécution sa menace de destituer les généraux Ould Abdel Aziz et Ould Ghazouani. La décision aurait été prise sur conseil de ses proches et avant que la mise en cause de son épouse n'atteigne un stade irréversible.

Voici comment les choses se seraient passées selon nos sources, dans la proximité du Président.

Le choix de la riposte frontale reviendrait aux conseils de Mohieddine Ould Ahmed Ould Sidi Baba cadre au Ministère des Finances, Amal, la fille du chef de l'Etat et Sid'El Moctar Ould Nagi, l'ex gouverneur de la BCM, ancien ambassadeur à Paris, néanmoins cousin du Président. C'est par les 3 qu'un marché de communication d'un million d'euro serait déjà conclu, en catastrophe, avec le publicitaire français Jacques Séguéla.

A la suite de quoi, celui-ci conseillerait au Président une intervention musclée sur Aljazeera où Ould Cheikh Abdellahi règlerait ses comptes, en direct. A titre exceptionnel, Séguéla demande que la chaîne Qatarie lui envoie l'un de ses meilleurs journalistes, à partir du siège de Doha. Ainsi sera-t-il fait en la personne de Mohamed Krichane.

Pendant l'enregistrement, des mesures de sécurité et de confidentialité extrêmes sont prises afin de prévenir toute fuite. Le Président annonce sa volonté de dissoudre l'Assemblée Nationale, confirme son refus de démissionner et dit ne pas comprendre les mobiles de ses détracteurs parlementaires et de « ceux qui sont derrière », allusion à peine voilée aux Généraux. A la fin de l'entretien, il aurait déclaré le limogeage de ces derniers ; ainsi, à son retour initialement prévu après quelques jours de vacances, Ould Cheikh Abdellahi rentrerait triomphant. Le programme de Aljazeera devait être diffusé le dimanche 27 mais une indiscrétion de dernière minute aurait permis, aux plus hautes autorités militaires de Mauritanie, de négocier la censure d'une partie de l'entretien, sur intervention personnelle de l'Emir du Qatar, auprès de la Rédaction.

Toujours est-il qu'en ce mardi 29 juillet, Aljazeera ne diffuse que de brefs extraits, en guise d'annonce d'une publication imminente. Le Président, fatigué ou ému, y réaffirme son autorité et semble prêt à se battre.


Maatala