vendredi 8 août 2008

quand un général s'exprime

Mes remerciements à l'anonyme qui nous a livré quelques perles de l'interview de Aziz, vivement le reste.

Pourquoi avez-vous pris le pouvoir ?

Nous n’avons pas voulu le prendre, nous y avons été contraints. La situation économique est terrible. Les institutions sont bloquées. L’ex-président a essayé de monter les parlementaires les uns contre les autres. Par son dernier acte - le limogeage, par décret, des commandants des quatre corps de l’armée, ndlr -, il a voulu diviser l’armée, la dernière institution à fonctionner normalement. En réalité, c’est Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui a tenté de faire un coup d’Etat contre la démocratie. Nous, nous n’avons fait que sauver la Mauritanie

Remarquez il n'a pas tort c'était Aziz le chef de l'état et Sidi a voulu le limoger c'est donc bien une tentative de coup d'état.
Il a oublié qui était le président, les trous de mémoire c'est de son âge.

La sauver de quoi ? Le président que vous venez de renverser a été légitimement élu et les libertés individuelles n’ont jamais été aussi grandes.

Les libertés sont là, c’est vrai. Mais ce n’est pas Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui les a instaurées, ce sont les militaires qui ont pris le pouvoir le 3 août 2005 et organisé des élections démocratiques. Ce président a été pris en otage par des lobbies affairistes et tribaux qui voulaient le démantèlement du pays. Nous avons voulu empêcher la dérive.

oui c'est les militaires qui ont instauré les libertés et la démocratie, j'en veux pour preuve, ils nous ont même choisi le président qui va avec.

Vous vous portez garant de la démocratie mais, le 7 août, des manifestants soutenant Sidi Ould Cheikh Abdallahi ont été dispersés par des gaz lacrymogènes…


Ce n’est pas une contradiction. Cette manifestation n’était pas autorisée. Nous sommes dans un Etat de droit, il faut le respecter.

Parce que dans un état de droit quand on est limogé on prend le pouvoir, on disperse les manifestations à coup de lacrymogènes et on tabasse les députés qui nous sont opposés.
A la télé et à la radio un seul son de cloche et un leitmotiv "le mouvement de correction."

L’arrestation de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, que vous avez organisée, contrevient précisément à l’Etat de droit…

Non, elle le protège, car en nous limogeant, le président allait mettre le pays à feu et à sang.

Vu la poigne que l'on connait à Sidi, vous imaginez lâché dans la nature il nous montait une armée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Quel sort réservez-vous à Sidi Ould Cheikh Abdallahi ?

Il est pour l’instant enfermé dans la résidence d’accueil du palais des congrès, dans de bonnes conditions, et ne se plaint de rien. Nous le libèrerons dans les prochains jours ou les prochaines semaines. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de le contraindre à l’exil. S’il veut participer à la vie politique du pays, pourquoi pas. Mais je ne pense pas qu’il en ait envie.

De quoi peut on se plaindre quand on est enfermé?
"Nous le libèrerons dans les prochains jours ou les prochaines semaines." les prochains mois voire les prochaines années; vu qu'il ne se plaint pas, y a rien qui presse.

Enfin surtout la perle de l'interview (la partie que j'en ai vu) c'est que Aziz semble avoir fait passer à Sidi l'envie de faire de la politique quand on est général on se doit d'être convaincant.
J'en connais que j'aimerais bien livrer à Aziz pour leur faire passer cette envie (AOD ente vem).

LM

"lorsqu'on vien d'en rire, on devrait en pleurer" Musset.