vendredi 27 février 2009

Ciré KANE : «Si on gagne, on annulera l’amnistie auto proclamée des militaires»

L’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 était parmi les exigences de l’AJD/MR lors des Etats Généraux de la Démocratie organisés par la junte. Aujourd’hui le Haut Conseil d’Etat semblerait vouloir régler cet épineux problème en négociant directement avec les victimes. Entretien avec Ciré KANE, chargé de Communication du parti de Ibrahima Moctar Sarr et aussi militant pour le respect des droits humains.

Biladi : La junte chercherait aujourd’hui à surmonter le problème du passif humanitaire cela en reversant des indemnités aux victimes et ayants droit de la répression de 89 à 91.Que vous inspire sa démarche ?

Ciré Kane : Après avoir exprimé sa satisfaction des résultats obtenus aux Etats Généraux de la Démocratie, l’AJD/MR avait, dans un communiqué, prié le Haut Conseil d’Etat (HCE) de donner rapidement des gages de sa bonne volonté en procédant aux réparations immédiates au profit des victimes des graves violations de droits humains perpétrées sous le régime de Taya, qu’elles soient militaires ou civiles. Nous ne pouvons donc pas être contre l’indemnisation des victimes, à condition que cela ne soit pas un moyen de les contraindre au renoncement à la justice. Il ne faudrait pas que cela sème la zizanie au sein des organisations des victimes, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Nous nous sommes personnellement investis pour la création de l’Observatoire pour le Règlement du Passif Humanitaire (ORPH), dont le principal objectif est de tous parler d’une même voix pour être entendus et respectés.

Biladi : Quel est le meilleur moyen selon vous pour dépasser la question du passif humanitaire ?

Ciré Kane : Il faudrait avant tout se mettre d’accord sur la nature et la période des faits reprochés à l’Etat mauritanien. Le passif humanitaire désigne les graves violations de droits humains perpétrées à partir de 1986 et sous le règne de Taya contre les négro-mauritaniens. Cela ne veut pas dire que des arabes n’ont pas subi les foudres de l’ancien dictateur ou que tous les négro-mauritaniens sont des victimes.

Etait-ce un génocide ou un crime contre l’humanité ? Mettons en place une commission nationale pour effectuer toutes les enquêtes nécessaires et qualifier les faits. C’est ce qu’on appelle communément le devoir de vérité, qui précède les devoirs de justice et de mémoire pour que cet accident douloureux soit gravé dans l’inconscient collectif et enseigné dans nos écoles. Une fois que la justice s’est prononcée, l’Etat pourra s’acquitter de son devoir de réparations.

Comme je l’ai dit plus haut, il y a des réparations immédiates qui ne nécessitent aucune enquête. Ce sont nos veuves et nos orphelins qui n’ont pas de toit à eux, pas de revenus. Ce sont ces fonctionnaires militaires et civils licenciés sans droits, etc…

On l’oublie souvent, mais des militaires et des milices armées ont aussi semé la terreur partout, surtout dans la vallée, en tuant, violant, expropriant, déportant. Ces faits ne datent quand même pas de la première guerre mondiale, les survivants sont encore là et ont des souvenirs extrêmement précis des atrocités commises. Il faudra les écouter, mais aussi écouter les auteurs de cette barbarie.

Tout cela doit être fait dans un esprit de réconciliation, pour l’unité nationale, pour que demain, chaque citoyen se définisse tout simplement comme mauritanien, au lieu de se stigmatiser kowri ou hartani ou beidhani. Parce que l’Etat aura mis égaux en droits tous les fils de ce pays.

L’AJD/MR considère le passif humanitaire tel que défini ci-dessus, la guerre civile de 1966 et toutes les frictions entre arabes et négro-mauritaniens comme des corollaires de la question nationale. Pour une cohabitation harmonieuse entre nos différentes communautés, il faut revoir la charpente de notre nation, la constitution doit :

1. redéfinir l’identité de la Mauritanie à savoir son caractère islamique et africain, arabe, halpulaar, soninké et wolof ;

2. proclamer l’officialisation des langues nationales (pulaar, soninké, wolof) et donner au Français un statut de langue de travail et d’ouverture ;

3. définir un mécanisme institutionnel pour le partage du pouvoir entre les communautés, notamment la création d’un poste de vice présidence de la république dont le titulaire sera issu de la communauté différente de celle du Président ;

4. instituer le principe de la répartition effective et équitable des hautes fonctions civiles et militaires entre les différentes communautés

C’est pourquoi, nous estimons que le problème en Mauritanie, ce n’est pas la démocratie. Pour la simple raison qu’elle n’existe pas. Accompagnons plutôt les premiers pas d’une Nation à la recherche de son identité, en train de reconstruire son histoire pour bâtir un avenir commun.

Biladi : Si les militaires s’obstinent à ne pas remettre en cause la loi d’amnistie de 1993, que ferez-vous ? Allez-vous renoncer à participer à la présidentielle programmée pour juin ?

Ciré Kane : L’AJD/MR est la seule à avoir exigé haut et fort l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 pendant les Etats Généraux de la Démocratie. Maintenir cette loi adoptée par les bourreaux, c’est en même temps déclarer que nos tribunaux sont incompétents pour juger des crimes commis dans notre pays, par des mauritaniens contre d’autres mauritaniens. Et, plus grave encore, c’est aussi accepter que la Justice internationale prenne le relais pour instruire les plaintes des mauritaniens.

Il n’y a pas de lien entre l’abrogation de cette loi et notre participation à l’élection présidentielle. Notre Président, Ibrahima Moctar Sarr a dit lors de notre très grand meeting organisé le 31 janvier au stade de la Sebkha que nous pouvons battre le Général si les élections sont transparentes. Et si on gagne, on annulera l’amnistie auto proclamée des militaires. Yes we can !
Propos recueillis par Samba Camara

Note : Source : Biladi -
/www.mauritanie-web.com

lundi 23 février 2009

Lecture du communiqué du Groupe de Contact : qui instrumentalise la Mauritanie ?

Le camp de la junte au pouvoir aurait tort d’exulter juste parce que des sanctions ne sont pas tombées au sortir de la réunion du 20 février au siège de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Je me dois de rappeler ce qui suit:
1: l'objet de la réunion du Groupe de Contact n'était absolument pas de statuer sur la prise de sanctions contre la junte au pouvoir. Donc seuls ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent attendaient des sanctions ce jour.
2. Le Groupe de contac n'a pas vocation à imposer des sanctions aux organisations qui le composent et qui ont leurs propres mécanismes de prise de décision. L'Union Africaine a été mandatée pour conduire les consultations puis de proposer des solutions aux partenaires bi et multilatéraux. Je rappelle qu'à ce titre elle vient de transmettre au conseil de sécurité de l'ONU ses recommandations.
3. L'Union Européenne a décidé de mettre un terme aux consultations avec la junte pour insuffisance de résultats et s'apprête à adopter des sanctions contre les principaux animateurs du putsch militaire en Mauritanie (important: il n’a été question que de sanctions contre les seuls animateurs, civils et militaires, de la conspiration contre les institutions de la République). Le processus peut prendre quelques semaines.
4. Le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a déjà accepté le principe de l’organisation de nouvelles élections une fois le putsch mis en échec et ce, pour préserver les intérêts du pays. L’essentiel se situe ici : faire échouer le putsch et tout le reste est envisageable.

Quant au communiqué du 20 février 09 proprement dit, il appelle les observations suivantes :
-Au paragraphe 2 de la déclaration il est mentionné que les participants «ont souligné l’importance du communiqué du Conseil de Paix et de Sécurité du 5 février 2009 décidant des sanctions individuelles et ciblées contre toutes les personnes, aussi bien civiles que militaires, dont les activités ont pour objet de maintenir le statu quo anticonstitutionnel en Mauritanie [et] ont réitéré la volonté de leurs organisations de prendre les mesures appropriées en fonction de leurs procédures respectives». Que faut-il entendre par là ? Comme rappelé plus haut le Groupe de contact n’a pas pour mission d’imposer des prises de sanctions aux parties qui le composent. Il aide à l’appréciation d’une situation au vu des éléments à sa disposition. Il appartient à chaque organisation d’apprécier l’opportunité d’adopter des mesures en fonction de ses mécanismes propres, c’est-à-dire en temps opportuns et selon la forme qu’elle juge appropriée. En ce sens, l’OIF a déjà décidé de suspendre la Mauritanie tout comme l’Union Africaine a arrêté le principe des sanctions individuelles contre la junte et ses soutiens civils et a notifié sa décision au conseil de sécurité des Nations Unies. L’Union Européenne a pour sa part décidé de clore les consultations avec les autorités putschistes et d’envisager la suite «dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou et des étapes à venir » en application dudit accord. Or ce que prévoit l’article 96 des accords de Cotonou ce sont « Les "mesures appropriées" [qui] au sens du présent article, sont des mesures arrêtées en conformité avec le droit international et proportionnelles à la violation». Donc « la suite » qu’envisage l’Union Européenne après la clôture des consultations et le constat de l’absence de règlement de la profonde crise peut se deviner aisément pour toute personne qui a le nez entre la bouche et les yeux.
-Ce que dit également le communiqué du 20 février 2009 c’est que la proposition de sortie de crise du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi prévoit, comme les autres, « l’organisation d’élections anticipées sous certaines conditions ». Il y a donc unanimité (y compris donc de la part du président élu) au sujet de l’opportunité d’écourter le mandat actuel ; ce point n’est plus sujet de discussions. Quant aux conditions dont il est question il s’agit avant tout de la mise en échec du coup d’Etat, de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition chargé d’organiser lesdites élections dans des conditions de transparence et de neutralité non sujettes à contestation.
-Par ailleurs, si le communiqué se félicite de l’existence de plusieurs propositions favorisant un rapprochement et un dialogue inclusif, il rappelle la nécessité d’inclure celui-ci dans le cadre fixé par le communiqué du 21 novembre 2008 qui, faut-il le rappeler, donnait pour indispensable l’implication de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi « en sa qualité de Président à la recherche d’une solution, la participation de toutes les parties prenantes et le plein respect de la Constitution ». On ne saurait être plus clair. Sans le rétablissement de Sidi Ould Cheikh Abdallahi dans sa qualité de Président, le coup d’Etat est entériné et il n’y a point de sortie de crise. Une fois qu’aura été fait échec au coup d’Etat sera alors envisageable « l’élection présidentielle [qui] doit être libre, juste et transparente, et organisée par des institutions crédibles, sous l’égide d’un gouvernement neutre. », toutes conditions que contient le plan de sortie de crise du président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Autrement, comme le rappelle sans ambiguïté le communiqué du 20 févr.-09 «toute démarche unilatérale serait contreproductive et inacceptable ».
En un mot comme en mille, nous sommes devant le cas de figure suivant : un président démocratiquement élu accepte, au terme d’une crise politique profonde, de renoncer à son mandat pour organiser des élections anticipées. En face, un général qui s’est emparé du pouvoir cherche à organiser une élection qu’il contrôle de bout en bout et à laquelle il compte participer pour demeurer au pouvoir-, exactement comme son bienfaiteur le colonel Ould Taya- au mépris des appels incessants à la raison. Sept mois après le coup d’Etat militaire la junte n’arrive toujours pas à s’imposer aussi bien au peuple mauritanien qu’à la communauté internationale. Elle en est réduite à envoyer des émissaires qui n’éprouvent aucune gêne à faire le pied de grue pour quémander quelques minutes d’entretien pour se faire éconduire comme des malpropres par des vigiles ! Objectivement, si la question vaut encore d’être posée, qui s’accroche au pouvoir au point de prendre en otage tout un pays ? Qui est entrain de sombrer corps, biens et âme en tentant d’entraîner dans sa perte la Mauritanie et ses intérêts ?

DIAGANA Abdoulaye
http://souslatente.blogspot.com/

dimanche 22 février 2009

M. Asghir Ould M’barek, ex-PM : «Le régime actuel accepte le retour à l’ordre constitutionnel»

L'ex-Premier ministre mauritanien, M. Asghir Ould M'barek a affirmé hier au Caire que le régime en place dans le pays a accepté les recommandations de l'Union africaine (UA) pour un retour à l'ordre constitutionnel. M. Ould M'barek en visite actuellement au Caire a précisé dans des déclarations à la presse que les autorités mauritaniennes avait engagé les mesures de retour à l'ordre constitutionnel et s'apprêtent à organiser une élection présidentielle "démocratique" ouverte à tous les citoyens du pays. Le responsable mauritanien a déclaré à cet effet que la loi n'interdisait à aucun citoyen de se porter candidat à cette élection qui aura lieu en juin à l'exception des magistrats et des militaires qui sont encore en service, soulignant que si le président actuel voulait s'y présenter, il devra démissionner de son poste militaire comme le prévoit la loi. Il a ajouté que le régime actuel "a pris en compte toutes les recommandations de l'UA", qualifiant la situation en Mauritanie de "calme". Il a en outre appelé toutes les organisations internationales, régionales et arabes à participer en tant qu'observateurs à l'élection présidentielle en Mauritanie. Le gouvernement mauritanien avait adressé, a-t-il dit, une demande officielle à l'UA pour surveiller et superviser le scrutin, précisant "nous attendons la réponse de l'organisation africaine". Il a par ailleurs souligné que cette élection devait se dérouler dans un climat de sécurité et de stabilité, de transparence et d'équité entre les adversaires politiques" qui y participeront.

.elmoudjahid Algerie

mardi 17 février 2009

"7dej le7mar" souvenir

pour ceux qui n'ont pas vécu avec nous cette journée du 12-12-2005 ou il était question de "7dej le7mar" voici un rappel avec l'autorisation de x.


http://x-ould-y.blogspot.com/ et vous verrez.

je ne peux pas terminer avant de parler du 12/12/84, c'était hier comme vous l'avez sans doute remarquer, et vous savez quel a été le sujet des discussion sur le blog ? hdej lehmar ! c'est une plante amère. cherchez le lien.

Cheikh a dit...
Selam:

Yan:

Si je devais expurger les 16 ou 17 m de l'intestin grêle d'un bédouin type, je n'aurais pas oublié ennbegg, el gareç, vendi, ta-je... Et bien sûr, le piège infernal pour les frimeurs-guinzeurs de "Lejouad": la sacro-sainte LEBTHEYME, la substance de
des "paradis artificiels".

Au fait, sont-ce là les dimesnsions exactes ou standard de l'intestin grêle? Moi, je me suis habitué à cette mesure où j'ai enfoui bcp de données littéraires qui ne sont pas catholiques biologiquement parlant.

Dis-moi, Yan, toi "pastèque" tu dis cela pour "eddellah"? Et comment tu appellerais alors: "ehdej lehmar"?

Mais laisse-moi t'inviter prioritairement au "revisionnisme" ou au "négationnisme" si tu préfères appliquer ce terme à l'impossible histoire de la Mauritanie. Il faut crêver l'abscès, si tu m'as lu comme indiqué, tu dois savoir que la chose historique et identitaire m'est d'importance. Comme tu le dis si bien, il faut commencer par-là.

Je te rejoins pour le Rif: tu sais, c'est un peu une patrie pour moi: Abdlekrim elkhattabi, tout ça me cause intime, tétouan (les desdichados africains de nos jours aussi). Toi qui défigures les continents, tu dois me comprendre.

Une question pourtant: avec ta version si bien documentée de la guerre d'Algérie, comment tu as pu avoir le bac en Mauritanie?

Quant à "acherkach, je t'avoue que l'aspect granulé n'est pas le plus déterminant dans l'offensive sémantique qui prédispose à la traduction. Tu sais, je vais m'enflammer les méninges pour te satisfaire, mais je te préviens le tour de force peut durer indéfiniment: il y a foule dans le bloc de réanimation verbale. Holderlin classe de telles données linguistiques sous le socle qu'il appelle le "grundton" dont la violation ne produit que des "tentations déformantes"(Berman). Moi, j'opte volontiers pour la sagesse flaubertolâtre qui a si bien réussi à Maupassant: "le normandisme". Donc, je crois que la tronche d'"acherkach" est si typique qu'elle n'est recevable qu'en l'état d'origine. Par exemple: ebbeyche el aynine, aouragh, el mejebne. Toutes les correspondances médicales, que l'on m'a fournies jusqu'à présent, ne prennent pas en compte les occurences qu'accole l'inventivité psychosomatique bédouine au tourment: "Yalla andi",
"eleh'gouni" par exemple!

Cheikh

12 décembre, 2005 01:56

x ould y a dit...
cheikh et yan,

quel regale que vous nous offrez là avec ce ping pong culturel !

juste une remarque : il existe deux sortes de dellah : celui dont les grains sont dispersés au milieux de la chair rouge, celui là s'appele le melon rouge, et celui dont les grains sont rassemblé au coeure d'une chair rose et qui s'appele le melon, tout simplement.

quand à hdej lehmar, c'est une colle, je ne sait vraiment pas comment il s'appele en français.


Veten a dit
Assalam et Bonjour chers bloggers,
Je sais pas si il y a " un versus" ou significance pour "ehdej lehmar" en francais car, je ne suis pas un francophone ,mais le mot "BITTER" en anglais ont la même signification.
merci et portez-vous bien

12 décembre, 2005 12:32

Veten:

Moi, je ne suis pas anglophone. Ou pour être précis, pas plus anglo-saxon, c'est à dire pas plus moderne que les les trois William (Shakespeare,Wordsworth, Blake). Mais il me semble que "Bitter" ne prend en compte que le coup de "hdej lehmar", c'est à dire le fait qu'il soit"hamedh" (amer). Ce mot ne dit donc rien de l'objet lui-même qui n'est pas qu'à l'usage exclusif de l'âne auquel seul l'homme adulte le réserve. La curiosité enfantine du bédouin le lui fait goûter aussi. Quelquefois aussi la cruauté qui caractérise les rapports entre les enfants ( etnappi, lesti'amr et autres supplices = dominant-dominé). Mais exceptionnellement, et littérairement s'entend, un enfant inspiré peut se forcer à une expérience alimentaire pour avoir l'exacte mesure de ce que lui inspire un monde d'adulte fort contraignant et hypocrite...No comment!
Le "fruit amer("légume" ou "agrume") existe-t-il dans d'autres déserts: l'Arizona par exemple? Qu'en font les indiens, dans ce cas?

Merci pour les réponses

Fraternellement

Cheikh

12 décembre, 2005 14:45


Un utilisateur anonyme a dit…
chers Mrs c'est un vrai régale que vous nous soumettez.je suis vraiment preneur il n'ya pas que la politique dans la vie.la littérature nationale est un désert et le blog en devient une oisis.il serait bien que concitoyens noirs africains partagent avec un peu de leur culture et leurs produits du terroir(s'est appel que je lance).pour jeter ma pierre dans le pave je ne sais pas qui se demander la quantité d'el moud il doit faire a peut près 500gr mais il y a aussi en'evgue c'elle la aucune idée.
LM

12 décembre, 2005 14:53


Un utilisateur anonyme a dit
Bjr
Pour les obsèdes de la traduction
Je vous livre quelque perle de notre 1er maire de nktt j'ai nome feue khayar:
Je me suis coupe le chameau de ma chaussure (traduisez Mr cheikh SVP)

Je me suis couche sur mon corne et je lui est dit les gens ont déménages.
Ou
J’ai oublie ma petite chambre(beytou) dans ma grande chambre

Lors d'un séminaire il a traduit un Mr qui disait "par dessus le marcher nous avons d'autres chats a fouette" par andhoum emchouche vog el marsa yalethoum iboutouhoum.

LM

12 décembre, 2005 15:25




Un utilisateur anonyme a dit…
Il me semble que "hdej lehmar" s'appelle, si je ne me trompe, calotropis.
nana

12 décembre, 2005 15:37


Un utilisateur anonyme a dit…
J'ai voulu attacher une photo de la plante en question, mais c'est impossible apparemment. Aussi, vous pouvez vous référer au site sahara-nature.com où est répertoritée la flore de notre désert. J'attache ci-dessous l'adresse pour les curieux : http://www.sahara-nature.com/plantes.php?aff=nom&plante=calotropis%20procera

Nana.

12 décembre, 2005 16:16


Un utilisateur anonyme a dit
acherkach qu'on ecrase pour du nchè walla el 3aych , iddelah ça se cultive dans une seule region qui est le chamama

12 décembre, 2005 17:42


Veten a dit
---
Anonymous said...
acherkach qu'on ecrase pour du nchè walla el 3aych , iddelah ça se cultive dans une seule region qui est le chamama

12 décembre, 2005 17:42
---

cher(e)Nana ,
le "Calotropis procera" ou Pommier de Sodome est "tourja"


BTY, d'ailleurs,

cher ami Cheikh ,
tu a lu le commentaire de 17h42, eiveghdek bashe ?
biensur, le poeme de Mohamed Abdellahi Ould Mohamed Asker:
me3ash elgheble ma yen3ed....etc...

pour AOuldMoktar,
c'est koi l'affaire de Salon de MSN ?

12 décembre, 2005 18:43


Ould moktar a dit...
A Veten,

Yekhouya le salon MSN c'est une proposition que j'ai faite pour discuter en temps réel, mais X n'est pas partant à cause des risques d'identification.. Kiv Taaraf (inta manek metghashmi..) X et moi, nous sommes nés anonymes et compte le rester si possible!, c'est pourquoi the proposal has been Withdrawn..!

This talaa de maach lguebla est excellente, mais je ne suis pas d'accord que c'est pour O. Mohamed Asker..

A LM,

Traduis ces 2 passages ( ou la voir en bas) :

- attention braise de terre, braise de terre !

- Laissez-le tranquille, c'est le fils de cimetère !


- braise de terre (jemret ardh)..un reptile venimeux

- fils de cimetière càd oul salihine !

12 décembre, 2005 20:41


Un utilisateur anonyme a dit…
Si je comprends bien on s'en fout du nom du futur pensionnaire de la maison ocre, tant que cela se fait dans un cadre démocratique qui permet de garantir certains droits et une certaine justice avec possibilté de destitution du Président de la République car il ne suffit pas seulement d'une réduction de mandat.
Le jour où la démocratie ferra partie du quotidien, on peut comme dans tous les pays démocratiques s'occuper d'autres choses que du politique et même l'ignorer et ne pas être tjs coincés à un poste radio comme c'est le cas dans tous les pays sous developpés. On pourra enfin comme on fait maintenant parler de sujets cuturels, de loisirs, de technologies, d'interventions chirurgicales ou de prouesses scientifiques ou autres sans que la politique fasse tjs surface. Qu'il est beau le temps des cérises...
Nous discutons actuellement sans rechercher le scoop qui n'avance en rien tout le monde, nous prenons du plaisir autour de notre Cheikh à retrouver des souvenirs, des mots perdus, des sensations et notre environnement perdu dans les mémoires car personne ne veut s'arrêter un petit instant pour gouter le présent. "Oh! temps suspends ton vol! et vous heures propices suspendez votre cours!", j'ai envie de dire parfois comme Lamartine...
Pour ma part, je m'en fous du nom du futur président car on aura construit un cadre, pendant la transition, qui nous protége et nous garantit une liberté, pour le reste c'est un detail, A ould (ou Mint) B ou Mamadou ou Binetta A ou B, c'est kif kif.
Maintenant je peux parler de mes fruits préférés, de choisir mon resto, de parler de mes hobbies, de chanter mon poête préféré d'étudier ma langue maternelle et l'histoire de ma famille dans une Mauritanie plurielle reconciliée avec elle même. Ce jour là je mangerais hdej lehmar (fruit de la plante tourja?), tougga et même gourra pour la cause...
Yanis le R.

12 décembre, 2005 21:28


Veten a dit
merci AOuldMoktar,

- TU A ECRIT " This talaa de maach lguebla ETC..."
pour koi tu n'est pas d'accord avec moi que "Maache Elgheble..." pour O. Mohamed Asker..?
as tu la preuve du contraire ?

BTY, je ne veux pas dire "LA PREUVE DU CONTRAIRE" de Jonathan Cerrada de "mon paardis , chanson du film ROBOTS.

- TU A ECRIT: " mais X n'est pas partant à cause des risques d'identification....."

C'est un peu bizarre , X n'était pas un lâche...et surtout de tracage et...
HE have to give another reason

12 décembre, 2005 21:44


Veten a dit
Cher Yanis ,
A ould D , de AOuldMoktar est:
Ahmed ould Daddah, (si je ne me trompe pas),

12 décembre, 2005 21:48


Veten a dit…
Toujours l'histoire de "Ehdejj Lehmarr ", cette-fois ci j'ai
un question à Cheikh:
Tu saisle nom arabe d"Ehdejj Lehmar " ?

Merci

12 décembre, 2005 22:02


gfrend a dit
Essalam Aleikoum

Cher Cheikh

Toutes les excuses sont acceptées. Dans ce monde difficile à comprendre ( ekhtelete el habilou bi ennabili), il faudrait que l'individu ait un thorax assez large. Tel était le cas de nos grand-parents.Inspirons nous d'eux .

J'apprécie ton attachement à ta culture bedouine que certains trouvent aujourd'hui synonyme de (metkhelleve).

Cheikh, dis moi, tu ne penses pas que X connait bien Elharem Elmeqquiye' on dirait qu'il a déjà fait son pélerinage, Bravo alors.

Pour ce qui est de la proposition MSN, je trouve que le moment n'est pas opportun. Mais ce qu'il faudrait demander à X, c'est de bien vérifier ses informations avant de nous les délivrer.

Pour ce qui est du pétrole ' il semble être sensible à celà, en ce sens ou il n'a pas réagit à la proposition que j'ai faite.

We vi elhadithi baghiyya

fraternellement

ESSEIVE

12 décembre, 2005 22:11


Cheikh a dit...
Selam,

LM:

"Ennevgue", je crois que c'est la moitié d'un "moud" et le multiple d'une "habza"(?). Cette dernière ayant fini par connoter le surplus ou surnombre...

Quant à R'hil, c'est une histoire phénoménale: "netki e'ela garni wen goullou ennass rahlet" est en soit tout un précis de philologie bédouine. Je te propose:

"Je m'appuie(pose, dresse) sur ma pointe( extrémité, corne) et je l'informe( lui dit, apprends, démontre) que l'humanité s'est barrée( volatilisée, déplacée,a déménagé )". En clair: je lui éclate son "abrérid" (frimousse, gueule). C'est l'une des tentations constantes de l'âme bédouine que de rosser toute compagnie, et en tant que telle la plus refoulée par la permanence civilisationnelle qui fonde son tempérament. C'est pour cela que quand la nature du bédouin parvient à épouser l'hostilité de son espace, il conclut que l'humanité (dont il est le prototype)en lui s'est perdue, fourvoyée est le mot juste. Cette conscience bédouine de l'humanité se révèle, chez nous, à travers quelques expressions qui encerclent toujours ( ou préviennent)cet événement: le déménagement proprement dit. Il s'agit d'expressions couramment pratiqueés encore dans les rues des villes qui nous enferment: ne dit-on pas à quelqu'un qui se jette sur un autre "khalli annak woull ennass". c'est là une profonde conscience du fait que n'importe qui est le fils de quelqu'un ( surtout d'une mère), le frère de quelqu'un, l'ami ou le parent d'un autre...qui, par voie de conséquence ou inconséquence de fait, subirait l'affront ou la correction sans en avoir été directement l'ayant droit. C'est aussi l'occasion d'inciter l'agresseur ou au violent circonstanciel à s'imaginer (lui ou sa mère ou sa "a'chira" (parentèle) à la place de son éventuelle victime. Sa propre conscience de lui-même et son patrimoine affectif fait toujours effet. En tout cas, c'est plus efficace que les lois des démocraties occidentales ou les résolutions de l'ONU!!!

Ces expressions-là ne se retrouvent pas telles quelles chez d'autres formes de "primates" peuplant notre planète. Du moins, en mon humble connaissance!
Cette préscience du mécanisme permanent de l'humain doit être lié à l'expérience immédiate que nous faisons de son gigantesque néant géophysique. Et l'immensité de ce Néant doit nous être lisible dans son horizontalité en pointe ("wel ejibale arsaha...)comparativement au dénuement solitaire du bédouin dans son face à face avec l'espace. Je vois souvent l'expression de cette confrontation des "néants" immenses dans l'image qui me revient de deux cousins bédouins: Jésus et Mohamed dans leur simplicité personnelle.Plus prosaïquement, la légende prête à un cousin à moi, une philosophie plus extrême mais significative de ce rapport de force entre le pur bédouin et l'autre- quel qu'il soit, Bush ou Chirac: "Ahmeli-eleiyye wessmeu".

Malheursement, cette faculté de "déménageurs", communément partagé chez nous, est la plus desservie par les diplomaties de nos gouvernants modernes qui sont particulièrement lèche-bottes-pour ne pas dire plus- et méprisants pour eux-mêmes et par dessus leur "marça" (marché)... Enfin, il semble qu'il faut que le ciel ou au moins une demi-douzaine des milliars d'étoiles qui le peuplent nous tombent sur les étoiles pour que l'on songe à dire à l'un d'entre nous qu'il déconne bigrement. Encore faut-il que cette pluviométrie astrale se généralise sur plusieurs garnisons ( vriggue) pour que les arrosés se transforment en arroseurs.
J'espère que tout le monde voit ce que je veux dire...
Yan: tiwewar (intraduisible!!!)

Nana

(Est-ce que "Ennanne", c'est possible?)

Merci pour l'adresse verte, mais le "hdej lehmar" pousse à même le sol. Mais de toutes les façons, comme je l'expliquais à ce "faux" rebelle de Yann qui m'a foutu dans cette galère (où m'enfonce encore LM) avant de rayer la planète des humeurs de sa sédition: le parcours sémantique de la traduction doit absolument dire pourquoi le bédouin gratifie de ce fruit amer son noble ami: l'âne. Cela doit être à peu près le même cheminement qui nous fait dire "eghreyguett lehratine"( le creuset des haratines). Vous savez: cette fontanelle-arrière sur le dos de l'âne et qu'il n'offre qu'à ceux qu'il priviligie parmi les cascadeurs patentés!

Ould Mokhtar: merci pour "Lemrar", si tu me passes l'expression!

Veten:

Hadhou lechghiya (ces tarés) dérapent régulièrement à propos d'Ehel El gueble et zwayitt-houm. Et comme je te sais au dessus du lot de provocateurs qui nous rend parfois visite, je te suggère de ne pas leur donner l'occasion de se pavaner à leur guise.

Quant au post de 17h42, comment te cacher que mon petit doigt est allé jusqu'à me suggérer un nom pour son auteur anonyme. Un genre de "el khabre" (expertise)des gens qui "youkachvlhoum" (voyants, Madame Soleil).

Enfin, dans mes papiers consacrés à la vie publique mauritanienne, je m'exprime ces jours-ci plus que je n'aurais voulu sur une grande personnalité de cette région. Et je suis donc en pause homéopathique-stand by- en espérant que mes analyses ne vont pas provoquer de malentendus ou méprises.

Fraternellement

Cheikh

12 décembre, 2005 22:14


Veten a dit…
Hdejj lehmar est " colocynth ".
nos amis en Mauritanie , si il y a quelqu'un entre vous eu le "diwan de Mohamed Ould Tolba " publie par son cousin Ahmed Salek Ould Bouh, peut nous aider Je me rappelle que dans l'interoduction ( par Mohiye Edein ould bouh et Med Naser ) du livre il y a une comparison entre le climat , le "xerophyte " de la Península Arabe et le desert de la Mauritanie .
l'interoduction est merite le lire...TRES INTERESSANT
dans lequel ils ont cité le noms de ts nos "xerophyte" , en hassaniye, latine et en arabe

12 décembre, 2005 22:29


Cheikh a dit...
Selam

Veten

Puisque tu me poses la question:

Le verbe "hade-je" ne fait pas partie de l'arabe coranique. Mais il a sa place dans l'appareillage linguistique de cette immense langue qui s'est enrichie au fil des siècles et au gré des misères et grandeurs de ses locuteurs. Au départ, ce verbe a signifie "bâter" (latin: bastare) ou charger un animal, c'est à dire lui mettre un (bât-bastrum), soit un fardeau. Et justement, l'âne est ainsi reconnu comme l'animal bâté par excellence. On dit de quelqu'un de lourd(thaqil, excusez-moi au passage: je ne fais que répondre à une question fraternelle) qu'il est un "âne bâté". Donc "hadjetoun" s'est appliquée aux fruits d'un arbuste qu'on ne peut pas consommer: donc ce n'est plus qu'un poids. Contrairement à themratoun. "Lehmar" étant particulièrement rebelle à l'homme, on dit qu'il est "hadijoun" (emqaddej". Hade-je signifie également ce que nous disons par "khaze-re" (Ekhzir Arwaguij, mais en réalité nous copions l'âne que nous persécutons et qui nous domine ou méprise . Une autre connotation est venue se superposer chez les bédouins: hadeje deveient synonyme de "Rama" (jeter). Pour éviter le talion systématisé dans notre culture, on se jette quoi: quelque chose qui ne nous sert à rien et qui ne fait pas couler le sang tout en exprimant tout le désagément que nous nous souhaitons automatiquement les uns aux autres. Binel balgue partagée.
C'est donc ainsi qu'une variété de cocombre sauvage qu'on appelle en Français "une coloquinte" a pris le nom de "hadjet lehmar" parce qu'elle touche à la tête qui scrute et est un poids pour l'arbre qui la porte tout en demeurant une affliction pour le bédouin affamé et assoiffé qui la scrute et qu'elle dévisage...

J'arrête-là parce qu'il y a des pages à remplir sur cette histoire. Je voulais pas en arriver, yegheyr entou-me el bidhane ma minkoum esla-que (Nana: y a pas besoin de traduire car celui qui l'ignore n'a pas besoin de le savoir....sans le comprendre)

J'arrête sinon je vais prendre une pluie de Ehdej Lehmar...C'est le pire pour quelqu'un qui est né "Am ejjerjir" (année de jerjir (une plante lunatique ) à "elmoulowçi
(un puis avec une dalle)...

Fraternellement

Cheikh

PS1- Veten: J'espère que je t'ai répondu

PS2- Yan: tiwewar emmelli

12 décembre, 2005 23:05


veten a dit...
Merci Cheikh,
tu as bien repondu a ma question comme d'habitude ma-sha'allah
El-Jerjeirr est "le cresson " ou bien "watercress or the rocket" bien connu pour les egyptiens...
il y avait un roi copte appelé "Eljerjeir" tué par Abdellah ibn Zoubeir...

Cheikh,
il semble que " leklam eijer rassou " ou bien " la parole traîne la parole "

12 décembre, 2005 23:24


Cheikh a dit...
Selam

veten:

Je vois en postant que tu as trouvé coloquinte. Mais je crois que ces correspondances établies entre les terroirs ne disent pas toujours la relativité des hommes.

Baba Miske m'a raconté de ces trucs intéressants, et oulelemin (el weçit) fait comme oulettel-be. Sans que toutes les équivalences soient épuisées. Même si, selon oul elemin, notre "tour-je" se retrouve que dans la seule bat'ha de "Ouhoud": "choub-hou el gharabi bil gharabi" comme dit oul elemine.

En tout cas, moi, j'ai essayé de te proposer ce que j'ai pu dans le cas de Ehdej Lehmar. Mais si les autres garçons, "ajbinak" hatte, demande-leur pour rire un peu:
Eyg-nine , teychit, hreytek, oum lekhrayçat, echkara....

A fouiller les correspondances, tu trouve que les variétés du hijaz ou d'Arabie croisent l'amer et le sucré. Alors que selon notre sens de la bédouinitude: el halawa ma tetleb lemrar. C'est formel!

Le Sahara est très bizarre, et nous de même.Pour ne pas dire plus.

Aranak evga'etni: eh-ne makiv-ne had...Je plaisante, bien sûr

Cheikh

PS- C'est quand même marrant (dans marrant, il y a marre et merrr) que nous parlons de Ehdej Lehmar
Veten: tu vois que "Bla now". Après cela, il faut que Yan nous tire dessus une bonne salve...vas-y, le rebelle de céans!

12 décembre, 2005 23:34


Cheikh a dit...
Selam

Veten:

Je crois que les "Autres" s'accordent pour penser que el kelam a plutôt les pieds devant. Et il me semble que s'il est vrai, comme dit si bien un poète français Paul Valéry (pour faire plaisir à Yan qui ne fait plus que passer), que le don de parole est la "deuxième naissance" de l'homme, il n'en est pas moins avéré qu'une parole dite est réputée "ferme", donc sortie du laboratoire rationnel, finie voire morte : comme une messe est "dite"...
En tout cas, les "Autres" disent ainsi:"el kelamou an akhiri"

Wellahou a'elem

Fraternellement

Cheikh

12 décembre, 2005 23:44


Cheikh a dit...
Selam

Veten:

Impossible que Ejjerjir soit le cresson pour la simple raison qu'il ne se cultive pas et se passe quasi-royalement de l'eau.
Sinon il n'aurait aucun rapport avec moi.

Anecdote: j'en ai emporté avec moi en compagnie d'un "ma'aradh" et la terre d'El mouloçy. Il n'a pas résisté.
D'ailleurs à ce sujet :un expert internationaal de l'espace veut absolument m'acheter cette pierre parce qu'il pense que c'est une véritable météorite.
Bien sûr que je réfuse de vendre un ami d'enfance, presque un jumeau qui a, de plus en plus,la même tête que moi. Surtout depuis que je perds mes cheveux...Hajib, cette tête planétaire est tombée au même endroit que moi.

je ne sais pas si leklam ijerr rassou, mais nous formons une équipe avec d'autres potes de genre "jarra rouss-he". pour ainsi dire!!!

Fraternellement

Cheikh

12 décembre, 2005 23:55


Un utilisateur anonyme a dit…
Selam,

Veten:

Je voulais dire dans mon post-scriptum du 12 décembre, 2005 23:34

PS- C'est quand même marrant (dans marrant, il y a marre et merrr) que nous parlons de Ehdej Lehmar.....LE 12-12!!!!
Veten: tu vois que "Bla now". Après cela, il faut que Yan nous tire dessus une bonne salve...vas-y, le rebelle de céans!


Cheikh

13 décembre, 2005 01:28


Tah a dit...
Bonjour,
Cheikh
Jousqu'à maintenant, je me contentais du plaisire de lire tes passionants écrits sur tout ce qui touche à la vie des beduins que nous sommes.
Mais quand tu as parlé de Amejjerji et d'elmouloçy ma gaddeit ne7kam raçi 3an nentrech moi aussi(je trduis pas) , car moi aussi je suis né quelques parts au nord ouest d'Ammejjerji.
Il y a un point que je veux que tu nous en parles, cest les jeux traditionnels sportifs(ettawd ou howki sur sable, ous hiba) ou mental( essig ou srand).
et merci
Tah

13 décembre, 2005 01:49


Ould Moktar a dit...
Décidémment, la biodiversité végétal n'est pas si faible chez nous avec ce hdej lehmar..

Veten, A ould D peut correspondre en effet à Ahmed Daddah, comme à d'autre.. Peux-tu me donner une preuve (evidence !) que j'ai nommé Ahmed Ould Daddah.. Je rigole..

S'agissant de maachlguebla, je pensais que c'était du Ould Ahmed Youra, je me trompe ?

X iban wahel ella lkhair nchalla..

13 décembre, 2005 10:35


Un utilisateur anonyme a dit…
La pastèque (della7) ou melon d'eau (Citrullus lanatus) est une plante herbacée de la famille des Cucurbitacées, origianire d'Afrique, largement cultivée pour ses gros fruits lisses, à chair rose, rouge, verdâtre ou blanche et à graines noires. Le terme désigne également ce fruit.
Le nom « Pastèque » vient du portugais « Patèque » lui même originaire de l'arabe « Batekh ».
Nom scientifique : Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. & Nakai, 1916.
Le fruit pèse généralement, à maturité, 5 à 9 kg.

La coloquinte (7dej le7mar) vraie est une plante herbacée vivace de la famille des Cucurbitacées. Elle est cultivée dans les pays tropicaux comme plante médicinale pour la pulpe de ses fruits, qui est amère et toxique.
Nom scientifique : Citrullus colocynthis (L.) Schrad., famille des Cucurbitacées, sous-famille des Cucurbitoideae, tribu des Benincaseae, sous-tribu des Benincasinae.
Noms communs : Coloquinte, coloquinte officinale. de : Koloquinte, en : colocynth, bitter-apple, es : coloquíntida.

Liens:http://fr.wikipedia.org/wiki/Coloquinte
http://fr.wikipedia.org/wiki/Past%C3%A8que

13 décembre, 2005 11:10


Veten a dit
Asslaam,
Merci pour 2,

- Cheikh,
Je te remerci infiniment pour l'information, En realite , j'ai oublie que je parle avec "une encyclopédie portable" comme les saudiens app Med Lamin Ould Mohamed ELmoktar , l'auteur de livre "Edwa'a Elbeian" ....tu le connais bien , je pense..


AOuldMoktar,
No, le poeme est d'Ould Mohamed Asker,

13 décembre, 2005 11:45

20/9/06 22:18

mercredi 11 février 2009

Pourquoi ?

Je publie ce texte de mon ami Mohamed Cheikh, mais je tiens à ce que l’on garde à l’esprit le contexte, c-a-d que ce texte fut écrit le 07 janvier 2009 soit en pleine guerre de Gaza et avec à l’esprit les images insupportables des corps ensanglantés des enfants gazaouis.
LM



Pourquoi ?
Un anonyme se demande pourquoi les bloggeurs (mauritaniens intervenant sur les espaces francophones) observent un silence absolu sur ce qui se passe en Palestine et s’ils ne sont pas des sionistes.
Réponse :

Oui, ils le sont et même pire que cela. Mais, « judaïsés », est le terme approprié. A ce lecteur écœuré, à raison, je dis : On ne devrait pas se méprendre sur l’identité de ceux qui écrivent dans les blogs en langue étrangères. Connaissant leur identité, on ne s’étonnera guère de rien. Certains blogs déclarés mauritaniens appartiennent à des étrangers et sont destinés à être vendus au plus offrant (Cas du site dédié à l’opposition puis cédé à des commerçants de l’un des anciens régimes). Ceux qui écrivent dans ces blogs sont à de très rares exceptions :
1. Des agents payés par l’ambassade juive à Nouakchott et d’autres représentations occidentales.
2. Des étrangers anonymes, ou utilisant des noms à consonance arabe pour noyer l’attention du lecteur.
3. Des « sans-principes » neutres et ignorants, et ce sont les moins dangereux.
4. Des citoyens qui, depuis leur jeune âge, subissent une aliénation idéologique et culturelle systématique ; n’appartenant à leur pays que par le physique: la foi, l’engagement, les croyances, la culture, les sentiments, la sensibilité, la fidélité aux principes, la morale, les valeurs religieuses… tout ce qui détermine l’être conscient appartient à l’Occident où, d’ailleurs, certains d’entre eux vivent toujours, totalement coupés des réalités du monde, condamnés à payer le lourd tribut de l’assimilation en trahison des leurs (Il y a bien sûr des exceptions, il est impératif de le noter). Cette catégorie de traîtres, ce serait un crime d’appeler autrement ses composants ou d’utiliser d’euphémisme en parlant d’eux, se cache derrière des slogans fallacieux de patriotisme, de progressisme, de démocratie, des droits de l’homme, de la femme, de l’enfant, voire des bébés phoques, … dans le giron hideux et fétide de la laïcité, du Kouvr, tout court. Certains exécutent leurs basses œuvres à travers des ONGs mendiantes. A la lecture de ces déracinés, on s’aperçoit sans grand-peine, qu’ils s’adressent non pas à nous, mais bien aux maîtres Occidentaux. C’est un état psychologique qui prédomine chez celui qui, avant tout, cherche à plaire à une tierce partie, tout en s’adressant en apparence à une autre.
Dès lors ne t’étonne plus de ce silence morbide et criminel, comme tu n’aurais pas dû t’étonner :
- En lisant, récemment, dans l’un de ces blogs l’appel à la légalisation, chez nous, de l’acte le plus vil, le plus abject, le plus répugnant … que l’être humain puisse commettre et qu’un animal dont la nature n’a pas été viciée ne ferait jamais : l’homosexualité!
- En lisant des écrits qui traitent sur un pied d’égalité l’agresseur et l’agressé, le bourreau et la victime, le criminel et l’innocent, le tueur et l’enfant palestinien qu’il massacre au vu et au su du monde entier ; des écrits où le criminel est défendu avec moult « arguments » et sa victime incriminée et vivement condamnée.
- De leur appel au maintien, que rien ne justifie, des relations avec l’entité juive.
- De l’absence, dans lesdits écrits, d’autre chose que les appels à l’occidentalisation à outrance de nos pays musulmans.
- Qu’au moment où les forces occidentales coalisées, en croisades sauvages, massacrent hommes, femmes, enfants et vieillards, violent les filles musulmanes, détruisent, sans discrimination, Mosquées, écoles, hôpitaux et toutes les infrastructures, partout, en Iraq, en Afghanistan, …, ces bloggeurs malheureux, non seulement s’abstiennent de condamner les crimes, mais y participent par diverses méthodes dont la promotion d’une littérature qui brocarde sans répit les valeurs et les enseignements de l’Islam et la vie des croyants qui s’y conforment.
- Que ces écrits ne fassent que véhiculer les pires déchets d’une presse occidentale de guerre, primaire et de bas niveau, qu’ils relaient sans discernement.
- Que ces copistes patentés, dans la guerre sans merci qu’ils livrent à leur propre nation et à leur propre religion, soient si stériles d’esprit qu’ils ne puissent inventer le moindre concept, la moindre terminologie. Ils n’ont d’autre choix que puiser dans les misérables réserves des mécréants d’antan (Koraïchites et les Kavirines d’autres sociétés antérieures), de l’ère marxiste et de l’époque funeste de Bush. Leur vocabulaire se réduit à des termes qui, en réalité, ne siéent qu’à leurs utilisateurs, tels que : réactionnaire, obscurantiste, antidémocratique, intégriste, terroriste, bourkator …
- Qu’ils n’aient pas élevé la moindre protestation contre les blasphèmes commis contre l’Islam et son Prophète par le papet actuel et des journaux danois, français et d’autres pays occidentaux.
- Qu’ils observent un silence honteux et criminel sur le sort de la famille mauritanienne (de Tajakanet), illégalement séquestrée en Espagne (Lire son drame sur ce blog : http://nouroun-ala-nour.blogspot.com).
- Et d’autres positions et propos, tout aussi coupables et honteux.
Cher anonyme, étonné et déconcerté, je te rassure. Nos brebis galeuses ne sont qu’une minorité infinitésimale ; elles ne peuvent contaminer une société aux défenses morales, aux croyances coriaces et imprenables. Ces ovinés bêlent dans un désert lointain, d’où leur chant lugubre ne parvient qu’à leurs congénères. Leur imperceptible audience est à cet égard révélatrice. Ceux dont le comportement t’étonne vont à contre-courant. Qu’ils le sachent ou l’ignorent, le processus irréversible du retour de l’Islam est depuis longtemps déclenché. L’ère des propagandes nocives que ceux-là véhiculent est irrémédiablement en voie d’extinction. Qu’ils prennent le train en marche ou continuent de se dénoncer vainement. Je te rassure encore : les espaces médiatiques qui défendent la bonne cause existent en nombres incalculables et dans toutes les langues écrites. Avec cette différence de taille avec les autres: leurs animateurs sont des scientifiques, des savants, des chercheurs, rassemblés par une foi sincère, une indépendance totale, une conviction à toute épreuve et qui n’écrivent pas sur commande. Le lecteur n’a que l’embarras du choix. Les blogs et sites islamiques tenus par des musulmans de souche occidentale sont plus nombreux, plus riches et plus variés que les pages poussives, arides et funéraires où sévissent les renégats en terre d’Islam.

Mohamed Cheikh

mardi 10 février 2009

REMAKE

je vous propose ce blog publie mai 2007 mais toujours d'actualité .nous vivons actuellement un mauvais remake de la transition d'ELY

LM



Bonjour chères et chers,

Le spectacle que donne à voir l'équipe aux affaires n'est pas des plus rassurants. Ai-je la berlue ou avez-vous comme moi l'impression que la flamme faiblit, la fleur se fane, l'espoir (s'il a jamais existé) commence à s'envoler ? Le gouvernement fait du surplace, le président prend son temps, pour les mauritaniens, c'est chronique du temps qui ne passe pas. Tout ça pour ça ?! serait-on tenté de dire. On nous a vendu des élections. Tout va changer, vous allez voir, faites nous confiance, vous ne vous occupez de rien on s'occupe de tout. Et ils se sont d'abord occupé de rien, c'était urgent. Pour amuser la galerie et occuper les esprits, va que je t'organise une petite visite à l'hôpital ! Pendant ce temps, le bruit court de plus en plus assourdissant, que les militaires ne sont jamais partis, que le président ne contrôle rien, que les caisses sont vides. Les militaires ne sont pas partis mais ils ont emporté la caisse. Le président et le premier ministre (j'y ajoute le président de l'Assemblée Nationale) sont les voix du peuple. Ils n'ont pas été investis par les militaires mais bien par un président ou des députés qui tiennent leur mandat du peuple. Alors qu'ils prennent leurs responsabilités : un audit et des sanctions le cas échéant, la démission ou endosser le chèque et être comptable des abus de la soldatesque. Sidi doit prendre son courage (sait-on jamais, il peut bien en avoir) et se départir de son manteau de marabout transi de peur pour affronter directement les militaires et les accompagner dans leurs casernes. Qu'y pourrait-il perdre ? Les militaires auront-ils le courage d'affronter la communauté internationale quelques semaines seulement après des élections saluées par le monde entier, y compris par les principaux protagonistes défaits ? Rappelons juste qu'après nous avoir débarrassés de la dictature Ely et la junte avaient supplié les civiles d'aller plaider la levée de l'embargo imposé par la communauté internationale. J'aurais aimé ajouter que le peuple sera aussi du côté du président pour préserver les acquis démocratiques mais là je risquerais de passer pour un blaireau ou un grand naïf.

Jojobel

mercredi 4 février 2009

Lettre à Ould Abdel Aziz

Mon général!

Je ne joindrai pas ma voix à celles et ceux, nombreux, qui, comme une litanie, n’arrêtent pas de vous implorer de briguer la magistrature suprême. Persuadé que je suis que cette candidature n’est ni dans votre intérêt, ni dans celui du pays, je me permets de vous interpeller dans l’espoir de vous donner un «autre» éclairage, sur la situation, particulière, que vit le pays. Un petit rappel historique, en guise d’introduction.

En 2005, vous avez sauvé la Mauritanie, en la libérant des griffes d’Ould Taya. Tout le monde vous en sait gré. Avec vos frères d’armes, vous êtes montés sur vos grands chevaux pour pourfendre un régime, dont vous étiez, pourtant, de purs produits, et ses symboles qui avaient mis le pays en coupe réglée.

Vous avez décidé de rester, le moins de temps possible, au pouvoir et de ne pas interférer dans le jeu politique, en laissant, à vos concitoyens, le libre choix de leurs dirigeants. Nous vous avons cru sur parole. Le monde entier n’avait d’yeux que pour la Mauritanie, ce pays arabe et africain, hors de l’ordinaire, où les militaires prennent le pouvoir pour mettre la démocratie réellement sur les rails.

Pour une fois que notre pays était cité en bien, personne ne boudait son plaisir. Mais malheureusement, cet état de grâce ne fut pas sans fin. Le temps, pour vous et vos amis, de vous rendre compte qu’il serait dangereux de laisser le peuple devenir maître de son destin?

Toujours est-il que vous avez commencé à manipuler une partie de la classe politique, incapable, vous semblait-il, de voler de ses propres ailes, et à encourager les candidatures indépendantes. Afin qu’une fois le processus achevé, vous ne soyez pas hors jeu?


Quelques fussent vos objectifs inavoués, vous avez, en suivant, choisi «votre» candidat à la présidentielle, autour duquel vous avez congloméré tous ceux que vous considériez, à peine un an plus tôt, en pires maux de la Mauritanie. Comme quoi, entre les déclarations d’intention et la réalité, le fossé est, parfois, insondable...

Après l’élection présidentielle et le succès de votre candidat, vous avez continué à monter en grade, ainsi que vos amis. Vous avez écarté, progressivement, vos rivaux dans l’armée, avant de tisser une toile qui condamnait, irrémédiablement, Sidioca dès qu’il s’aventurerait à s’affirmer en chef. Et vous l’avez poussé à tenter de s’affranchir de votre tutelle, en embrigadant une majorité parlementaire – celle là même que vous avez encouragée et soutenue en 2006 – pour lui mener la vie dure et l’empêcher de gouverner.

Avant que vous ne décidiez de le déposer par les armes, après avoir échoué à le faire par des méthodes «constitutionnelles». Une dernière cartouche que vous auriez, certainement, préféré ne jamais tirer mais votre limogeage vous accula, soudain, le dos au mur. Vous étiez, à n’en pas douter, conscient des catastrophes qui risquaient de pleuvoir sur le pays, après ce coup d’Etat, mais vous n’aviez plus le choix, pour reprendre votre expression.

En quelque sorte, un coup d’Etat «accidentel», si l’on s’en tient à votre raisonnement. Mais un coup d’Etat, quand même. Dont les résultats se révèlent terribles. Depuis le 6 août 2008, notre pays est affaibli et divisé, à l’intérieur ; indexé et cité en contre-exemple, à l’extérieur, avec de prochaines sanctions à la clé. Pourquoi en arriver là, mon général? Vous auriez pu déclarer, dès le premier jour, à la face du monde, que vous ne comptiez pas rester au pouvoir et que, contrairement à 2005/2007, la transition serait exemplaire.

Votre amertume contre Sidi ne doit pas vous amener à prendre tout un pays en otage et à hypothéquer son avenir. Malgré ce que vous chantent vos laudateurs, votre candidature à la prochaine présidentielle n’a aucune chance d’être acceptée par la communauté internationale. Personne ne peut vous empêcher de vous présenter et de gagner haut la main. Mais posez-vous cette question, en votre âme et conscience : le jeu vaut-il vraiment la chandelle?

Que gagnerait la Mauritanie dans une élection que vont boycotter ses plus grands partis politiques et dont personne ne reconnaîtra les résultats? Regardez autour de vous, écoutez bien vos conseillers et les gens que vous recevez quotidiennement. Un seul d’entre eux a-t-il osé critiquer votre démarche? Ils ne vous diront que du bien alors que vous savez, parfaitement, que toute œuvre humaine est imparfaite.


Vous avez reconnu que ce sont les flagorneurs et les symboles de la gabegie qui ont perdu Ould Taya. Alors ne les laissez pas vous perdre. Ressaisissez-vous! L’avenir de ce pays est entre vos mains. Sans vouloir vous donner de leçons, gardez, seulement, en mémoire que la Mauritanie est trop fragile pour supporter d’interminables secousses et trop pauvre pour supporter des sanctions. N’en soyez pas le fossoyeur, après en avoir été le sauveur.

Ahmed Ould Cheikh
source cridem

un consulat de Mauritanie à Rouen

Les Mauritaniens qui vivent en Normandie ont un nouveau consul honoraire. Il s'agit de Philippe Bihan qui remplace ainsi Alain Morainville, décédé en 2007.
Directeur commercial Afrique de Sagatrans à Rouen, une filiale du groupe Bolloré spécialisée dans le transport maritime et multimodal, Philippe Bihan est tombé amoureux de la République islamique de Mauritanie lorsqu'il s'occupait de logistique dans l'humanitaire : « En 1993, ce fut ma première mission en Afrique de l'Ouest pour expédier du matériel médical. Il y avait 14 conteneurs pour 14 villages, j'ai parcouru ce pays de long en large. Un endroit extraordinaire avec ses déserts… »
Philippe Bihan va s'impliquer auprès des 400 familles mauritaniennes vivant entre la Haute et la Basse-Normandie. Une communauté importante qui nécessite le maintien d'un consulat à Rouen (pour l'instant dans les locaux de Sagatrans) pour gérer au plus près les formalités administratives, visas, passeports. « Je souhaite être présent pour les Mauritaniens vivant en France. Il y a de nombreux étudiants au Havre. Cela nécessite de l'écoute pour les aides aux logements ou les demandes de bourses… »
De par son activité professionnelle, le consul honoraire se rend ainsi une fois par trimestre en Mauritanie : « Cela devrait faciliter les démarches administratives, j'ai des contacts directs avec les administrations ou les ministères. » Malgré un climat politique troublé - un coup d'Etat militaire en août 2008 et la tenue

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d'élections en juin prochain - le nouveau consul tient à rester « apolitique et neutre ». Pour mettre en œuvre ses nouveaux objectifs, il a créé un site internet.
A. L.
http://www.paris-normandie.fr