jeudi 19 novembre 2009

Affaire Ould Nagi : Transferts justifiés et injustifiés.

Depuis une semaine, la scène nationale est dominée par ce qui est désormais connu comme étant l’affaire Sid’El Mokhtar Ould Nagi. L’enquête a été confiée à la police chargée de la lutte contre les crimes économiques et financiers qui, dans une démarche sans précédent, a convoqué presque tous ce que compte le pays d’hommes d’affaire.

Un rapport détaillé de la BCM déblaie le terrain et montre sans équivoque les responsabilités. La Police sachant pertinemment qu’en Mauritanie, convoqué est assimilé à, arrêté qui est assimilé à coupable, devrait faire preuve d’un peu plus de tact avant de jeter des noms en pâture à un public friand de ces scandales financiers.

Ou alors en convoquant tout ce beau monde ne veut-on pas tout simplement montrer que personne n’est au dessus de la loi et alors dans ce cas, c’est un aveu de faiblesse de l’Etat qui ne devrait pas avoir besoin de prouver quoi que ça soit à qui que ça soit.



Sur le fonds, le QDN était largement revenu sur le premier rapport de la BCM qui date de Décembre 2004. Mais celui de Septembre 2009 est encore plus détaillé. De fait, toute l’affaire repose sur des transferts pour lesquels les enquêteurs n’ont pas trouvé de justificatifs. Les états portent sur un montant 5 750 000 000 d’ouguiya entre janvier et Août 2001 et 9 493 000 000 d’ouguiyas entre février et Novembre 2002. Soit un peu plus de quinze milliards d’ouguiya qui après consolidation sont passés à 10,613 milliards d’ouguiyas.

Et c’est par l’application du taux d’intérêt calculé sur la base du taux de la pension en vigueur de 11% que l’on a majoré d’un peu plus de 13 milliards pour aboutir à une somme globale de 24 milliards d’ouguiyas. Tout cet argent provient d’un compte n° 300 11 35 de la BCM, compte où est versée la contrepartie des accords de pêche avec l’UE et qui, il faut le souligner, ne peut être mouvementé selon la Décision n° 28GR/96 portant création de ce compte, que par le Ministre des Finances.

Les inspecteurs Sidi Mohamed Ould Bleil et Lemrabott Ould Abdel Weddoud n’y sont pas allés de main morte. Ils ont traqué ces fonds et les ont presque tous remontés. En effet toutes les banques -à part la BNM- se sont montrées coopératives. Elles ont toutes spontanément, donné les noms des bénéficiaires de ces transferts. Maintenant il s’agit de savoir quels transferts sont justifiés et quels autres ne le sont pas. En tout état de cause les limiers de la BCM identifient six personnes physiques ou morales qui ont bénéficié de ces transferts. il s’agit de la BNM pour 3.900.000.000 d’ouguiya, MAOA pour 4,5milliards, la BADH pour 193 millions (qu’elle a entre temps passé en profits exceptionnels), la Sonimex pour 220 millions, Mohamedou Ould Mokhtar (vraisemblablement le chauffeur de Ould Nagi) pour 350 millions d’ouguiyas, la BCI d’Isselmou Ould Tajedine avec la SAPAD et Imprimerie du Maghreb pour 900 millions et Abdou Maham pour 470millions d’ouguiyas.

Mais alors serait on tenté de dire pourquoi a-t-on convoqué le PDG de la GBM et le directeur de la Chiguitty Bank qui n’ont fait que leur travail de banquier, c'est-à-dire exécuter des avis de crédits pour leur clients. En effet la Chiguitty Bank a transféré 150 millions pour Abdou Maham alors que la GBM en a transféré 1.200.000.000 pour son client. Si l’on doit convoquer un banquier chaque fois qu’un transfert, de surcroît en provenance de la Banque Centrale est exécuté, la Police n’aura plus que ça à faire.

Ce sont des dizaines d’opérations quotidiennes pour lesquelles il n’y a rien à redire. Pour ce qui est de cette affaire la comptabilité de la BCM laisse apparaître les transferts suivants :BNM : 3 900 000 000, BADH : 843 000 000, Chinguitty Bank : 150 000 000, BAMIS : 3600 000 000, GBM : 1 200 000 000, BCI : 900 000 000 d’ouguiyas.




En octobre dernier, la BCM aurait porté plainte contre les auteurs que sont, le gouverneur de la Banque centrale de l’époque et ses collaborateurs, les bénéficiaires qui sont les particuliers et des entreprises auxquels les montants ont été transférés.

Suite à cette plainte la police chargée de la lutte contre les crimes économiques et financiers a procédé, mercredi dernier à l’interpellation de l’ancien gouverneur de la BCM, M. Sid’El Moctar Ould Nagi, comme elle a entendu un certain nombre de banquiers et d’Hommes d’Affaires. Ainsi donc pendant toute la semaine, et grâce à l’amalgame entre bénéficiaires et banquiers, la photo de Mohamed Ould Brahim Ould Seyid s’est étalée à la une des journaux et des sites d’information.

Bouna Cherif

56 commentaires:

Bebe BA a dit…

Ould Nagi écroué à la prison civile

Nouakchott, le 19-11-2009, Biladi – L’ancien gouverneur de la BCM, Sid’El Moctar Ould Nagi, vient d’être écroué à la prison civile de Nouakchott.
Cette incarcération fait suite au transfèrement par la police de répression des crimes économiques, de son dossier devant le procureur de la République.
Dans le même cadre, des dossiers aux noms de trois hommes d’affaires qui ont tous en commun d’être des cousins à l’ancien président Maaouiya Ould Taya, ont aussi été transmis à la justice. Il s’agit de Chrif Ould Abdallahi, Mohamed Ould Noueiguedh et Abdou Maham.

maatala a dit…

Salam

J'en connais un qui doit être mal à l'aise, c'est notre procureur de la république, car ce n'est pas facile de signer le mandat de dépôt d'un promotionnaire du temps de leurs études à grenoble puis à NKTT.

Ceci étant n'oublions surtout pas que Nagi a des problèmes cardiaques.

ainsi va la vie la vie dit le fou

maatala

maatala a dit…

salam

Zouavi

Pour nous, KBG restera malgré tout un formidable gâchis de talent, il n'a pas pris en compte nos conseils et nos avertissements.

Nous sommes arrivés à un stade ou le retour en arrière est impossible à cause de son entêtement et sa fuite en avant.

Ne lui donnant pas l'occasion de revenir soit disant régler des comptes, ou défendre son honneur.

Merci

maatala

maatala a dit…

Salam

Affaire Nagi

Le plus triste dans son affaire c'est que ce monsieur a dilapidé son butin dans du vent:

- Acheter des 4x4
- Acheter des sacs de luxes
- Acheter des montres de luxes
- Acheter des bijoux
- Acheter des valises de parfums

A des Damitutes ( Mint Tolba, KB et sa fille...), des maîtresses, des courtisanes etc....

A Faire le beau, d'autant que sa garde robe a de quoi faire pâlir de jalousie JOE BALLARD ( le roi de la sape) dit le Fou

maatala

SGDG © a dit…

Zouvavi, mon frère Don Corleone tes méthodes sont celles de KBG.

Ta façon de traiter KBG ne nous échappe pas car sournoisement tu jettes des fleurs à KBG en sous-mains et entre les lignes.

Il suffit de lire ce que tu écris, et comment tu l'écris, pour découvrir que tu es là pour servir KBG et non point le contraire. Quand tu écris:

"KBG est tjrs intact et son honneur jrs sauf n'aura point été entamé (..)

- ce qui m'aurait le plus touché ne serait rien moins que la façon dont certains et certaines auront perdu leur "honneur" à cause de ce type qui semble se jouer d'eux comme des punching-balls (...)

- Et puis même si je suis Don Corleone et que je m'y connaîtrais relativement bien en menaces, celles que tu viens de proférer à son encontre me semble vides de sens et sans aucune portée puisque le lascar n'a tjrs rien perdu de sa "prétendue intégrité morale", et encore moins du talent que vous autres semblaient lui trouver de manière quasi obsessionnelle.bien au contraire votre démarche n'aura fait que décupler toutes les "qualités" (...)

- et tant que le rapport des forces demeurera en l'état du jour d'aujourd'hui ce serait plutôt aux autres, ceux de notre camp à faire attention pour ne pas perdre leurs âmes dans ce combat mal entamé contre ce monsieur.

-A sa décharge la facilité avec laquelle certains se seront tournés eux mêmes en dérision en employant les mauvaises armes avec lui normal que le retour de bâton se fasse automatiquement sans coup férir de la part de ce monsieur et sans mérite propre.


-selon mes sources KBG agirait tjrs à visage découvert, sur son propre blog et sur le net ce qui impliquerait bien qu'il n'aurait pas encore quitté le champ de bataille pour n'avoir rien perdu de sa combativité exagérée (...)

Et quoi encore?


Cette méthode employée par Zouvavi est vieille comme le monde, elle est la fille du "cheval de troie" et la soeur de la "cinquième colonne".

A travers ces interventions zouvavi (KBG) cherche à (re)entrer dans la bergerie et se faire accepter sous le couvert de "combattre KBG" puis petit à petit il commencera à lui "redorer le blason" et à le faire accepter.

Zouvavi, c'est KBG lui-même, qui , à la dérive, puant et conspué par tout le monde cherche à se faire une nouvelle "virginité" et quoi de mieux (comme à son habitude mesquine) de s'inventer un personnage qui en faisant semblant de le combattre le réhabilite.

Ce dédoublement de la personnalité n'est pas étranger à KBG.

Mais je le dis à Don Corleone (alias KBG alias Zouvavi) , contrairement à ce que tu dis la méthode utilisée sur ce blog pour bannir KBG a bien porté ses fruits, il est desormais honni sur tout le net mauritanien et quoi tu dise de nos méthodes ("certains se seront tournés eux mêmes en dérision en employant les mauvaises armes avec lui "), toi tu n'apportes rien.

Car toi Zouvavi, KBG tu es et KBG tu resteras.

Personne n'est dupe. Alors va jouer ailleurs au vrai personnage que tu es. KBG, le funeste.

SGDG © a dit…

Zouvavi tu écrit même :

"Malgré toutes mes mauvaises dispositions à son encontre du moment, j'admettrais bien volontiers éprouver un certain respect et une certaine fascination vis à vis de cet homme.Et je ne serais pas le seul à en croire votre "belle unanimité" à laquelle je suis venue prêter mon "talent" qui n'aurait rien à envier à celui que notre unanimité lui reconnaîtrait."


Qui aurait pu écrire cela, de lui-même sinon KBG lui-même!

Allez Zouvavi, KBG, même les choses les plus dégueulasses ont une fin. KBG est banni et tu le seras aussi.

A LM et maatala d'agir dans ce sens. On ne se fout pas impunément de la tête d'honnêtes gens. Aussi grossièrement d'ailleurs.

SGDG © a dit…

C'est ça zouvavi...
Tu as un permis en béton! Et toi tu te permets de te foutre de notre gueule.

Zouvavi, alias kbg, même si tu as à Dusseldorf, un permis OGM, tu seras poursuivi pour tout ce que ti as fait ici et ailleurs.

C'est la frousse qui a transformé KBG en Zouvavi.

SGDG © a dit…

Sehr geehrte Zouvavi (aka KBG), wir wissen, wer Sie sind. Jetzt haben Sie die Wahl, entweder von hier leiden oder Scham.

Ihre gespaltene Persönlichkeit führen Sie zu Ihrem ruinieren. Die Informationen, die wir buchen für Sie Ihre eigenen interessiert uns nicht. Sie sind ausgeschlossen, und Sie werden zu bleiben. Und Sie haben mehr als Feinde. Hier in Mauretanien und anderswo.

maatala a dit…

salam

Zouvavi

tu dis:

"c'est dans ce cadre que Don Corleone l'expert du MOB est venu prêter main forte en vous montrant comment s'y prendre pour "traiter" ce type

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Nous n'avons ni le temps, ni l'intention de ramener le débat sur cette personne qui ne nous inspire que la pitié.

KBG n'intéresse personne et je demande à tous de ne plus parler de lui, sinon faites le sur son blog.

Merci

maatala

SGDG © a dit…

Merci maatala.

Sanhaji a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Sanhaji a dit…

Zouvavi alias KBG

passen Sie auf, wir werden in Deutschland gerichtlich verfolgen.

Sie sind dabei unsere Freiheitsecke zu versauen.

Sie können nicht als KGB schreiben, weil Sie wissen dass die deutsche Polizei Sie gewarnt hat.

Selbst wenn Sie eine Niederlassungserlaubnis haben, oder gar die Saatsangehörigkeit, gibt ihnen nicht das Recht unsere friedliche und zivilisierte Ecke zu versauen.

Jetzt muss diese Schweinerei die sie begehen endgültig aufhören.

Sanhaji a dit…

Voilà ce qu'on a cessé de répeter se confirme. On ne peut pas lutter sérieusement contre la gabégie sans un appreil judiciaire fiable et indépendant, sinon comment peut on expliquer que la justice exige aux hommes d'affaires non alliés au pouvoir de rembourser une dette très douteuse et épargner Bouamatou et Bouna Moctar.

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Un accord serait trouvé entre les hommes d’affaires et la BCM

Selon des sources bien informées, les hommes d’affaires qui ont été interrogés dans le cadre de l’affaire Sid’El Moctar Ould Nagi/Banque Centrale de Mauritanie, ont conclu un accord avec la direction de la BCM consistant au remboursement des montants contre le retrait de la plainte déposée par celle-ci contre eux.

Selon ces mêmes, le Parquet aurait entendu, ce matin, à la fois Mohammed Ould Noueiguedh, président-directeur général de la Banque nationale de la Mauritanie (BNM), Chriv Ould Abdallahi, président du Conseil d’administration de la BAMIS, Isselmou Ould Tajedine, président du Conseil d’administration de la BCI et l’homme d’affaires Abdou Maham, avant que l’accord précité ne soit signé devant le Procureur entre la banque et les hommes d’affaires.


Info source : ANI (Mauritanie

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur ANI

Dans la serie:Faire n'importe quoi pour exister

"Le Premier Ministre visite le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération


Le Premier Ministre, Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a effectué, ce mercredi matin, une visite d’information au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération où il a été accueilli, au nom de la Ministre Madame Naha Mint Mouknass (absente de Nouakchott), par le Secrétaire général, M. Mohameden Ould Sidi dit Bedenna.

Au cours de cette visite, le Premier Ministre s’est arrêté, entre autres, à la Direction du Protocole, le Service de la Valise Diplomatique, la Direction Administrative et Financière, celle des Affaires Juridiques et Consulaires où il a écouté avec intérêt les explications et présentations qui lui ont été faites par le Secrétaire Général, notamment au sujet du fonctionnement du Ministère et des problèmes structurels qu’il rencontre à l’image de toutes les administrations, ainsi que des projets de grande envergure en cours de réalisation.

Ainsi, l’on apprendra que la Ministre a trouvé l’accord avec le Ministère des Finances pour la mise en œuvre d’ambitieux projets de renforcement des capacités la Valise Diplomatique qui représente le vrai visage du Ministère, de numérisation des archives et du courrier du Ministère, d’application informatique sur le visa reliant le Ministère à la DGSN et à toutes les missions diplomatiques dans le monde. Il s’agit pour ce projet auquel s’associe également le Secrétariat d’Etat chargé de la Modernisation, d’une mise aux normes internationales afin de mieux contrôler le transit des personnes.

De même que l’on saura que le Ministère des Affaires étrangères et de la coopération bénéficie aussi d’un projet indien de soutien à l’Afrique de l’Ouest qui lui permettra d’être en liaison, par voie satellitaire avec toutes les missions diplomatiques à l’extérieur que cela soit par téléphone, fax ou téléconférence de façon gratuite.

Avant de quitter les lieux, le Premier Ministre a félicité le Ministère pour ses efforts et a demandé d’en redoubler, insistant sur la volonté du Président Aziz de rendre plus performantes les institutions pour une gestion optimale des ressources.

maatala

Sanhaji a dit…

Zouvavi alias,

Du langweilst Dich zum Tode, nicht Wahr.

Hör mal deine Sauereien auf. Du bist geflüchtet und wir sind hier im Lande um Konkretes zu tun. Ich hätte auch die Möglichkeit, vielleicht besser als Du, in Deutschland zu bleiben und von dort aus mit den Spesen des Sozialamtes hier die Hölle heiss machen. Aber das ist meiner Ansicht nach, Zeit vergolden.

Also kümmere Dich um das Nachtleben in Düsseldorf und lass uns hier in Ruhe.

Sanhaji a dit…

Zouvavi alias KBG apparemment les quelques bribes d'Allemands que tu détiens ne suffisent pas pour traduire correctement ce que je te dis.

Maintenant je cesse de discuter avec toi, car dans nos moeurs, seuls les psychiatres discutent avec les fous dans un cadre purement thérapeutiques.

Scher Dich zum Teufel! Kapiert!

lewonni a dit…

P.A -F.Diou : Est-ce la fin du duo de Military Underground ?

Depuis quelques temps, des rumeurs courent à Nouakchott au sujet du duo de Military Underground composé de Papa Fall alias P.A et de Mamadou Sène Diouf alias F.Diou. Ce groupe de Rap venu tout droit de la Médina 3, selon certains, n’est plus que l’ombre de lui-même.

Comment le groupe en est-il arrivé là ? En 2008, ce duo sort son premier album «Au Secours ! ». Cet album, aux sonorités bien fignolées et chaloupées, va donner un second souffle au rap mauritanien presqu’au bord de l’article de la mort et où également continuent à prédominer la routine, l’absence de spectacles, l’amateurisme, le manque de moyen et de perspectives.

Ce succès inespéré de la part de ce duo est-il à placé désormais dans le registre du passé ? Une interrogation somme toute légitime puisque depuis quelques temps, P.A et F.Diou ne s’affichent plus ensemble.

Mais, à en croire, le manager du groupe, Madou Fall, par ailleurs grand frère de Papa Fall qui a profité d’un séjour en France en marge d’un festival pour s’éclipser dans la nature, Military Underground continue à exister et n’en déplaisent à ses adversaires. Pour ce dernier, de telles supputations sont des rumeurs purement destinées à nuire l’image de son groupe.

«Depuis un bon moment, le fait qu’on ne voit pas le groupe sur scène ou les jeunes dans la ville a poussé certaines personnes à dire du mal sur le compte du groupe ou à affirmer qu’il n’existe plus. Mais, jusqu’à preuve du contraire, le groupe existe toujours», se défend Madou Fall, très surpris.


La dernière apparition sur scène de Military Underground remonte en février 2009. C’était à l’occasion de l’enregistrement de l’émission de «Couleurs tropicales » de Claudy Siar au Centre Culturel Français Antoine Saint-Exupéry de Nouakchott.

A l’origine du supposé éclatement de Military Underground, c’est le départ de P.A en France depuis mi-septembre. Ce départ a été analysé à tort ou à raison comme le début d’une séparation définitive. Mais, de son côté, le manager du groupe a affirmé que rien de tout cela n’était vrai et que tout irait mieux comme dans le meilleur des mondes à Military Underground. Bref, qu’il serait parti dans un cadre professionnel et pas autre chose.

«J’ai entendu du n’importe quoi au sujet de Papa », tempête F.Diou, son complice de toujours qui a dégagé d’un revers de la main les prétendues déclarations de certaines personnes qui ont laissé entendre à tout bout de champ que P.A, qui a pris ses claques et ses cliques, à partir de Dakar, a suivi les pas de Papis Kimmy et ceux des membres de BOB pour s’installer définitivement en France où il vit depuis plus de deux mois. Du coup, nombreux de leurs fans qui voyaient en Military Underground l’incarnation d’une soif de liberté et d’expression sont aujourd’hui dans l’incompréhension et l’embarras...

lewonni a dit…

...Désormais, les fans de Papa qu’on prête l’intention de vouloir mener une carrière solo devront s’habituer à son absence des scènes. Mais, de l’avis de F.Diou, cette absence n’entamera en rien l’image, la célébrité du groupe et son existence. Mieux encore, il va continuer à se produire. «On ne peut pas empêcher les gens de dire ce qu’ils pensent. Mais, pour rien au monde, je ne couvrirai Papa pour mentir. Et, je suis formel : le groupe continuera toujours à exister malgré son absence », raconte F.Diou.

«Je n’ai pas froid aux yeux, poursuit-il subitement déchaîné. Les pires ennemis du rap mauritanien, ce sont les rappeurs eux-mêmes. Arrêtons de verser dans des gloses inutiles et bossons ! C’est mieux. Les rappeurs des pays qui nous environnent sont en train de bouger. Pendant ce temps-là, nous rappeurs mauritaniens, nous avançons à reculons. » Military Underground est en train de sortir un album dont la date n’a pas encore été arrêtée.

Ce sera une occasion privilégiée pour le groupe de montrer que Military Underground qui est partout sollicité notamment en France ou Sénégal n’est pas mort et que l’aventure continue. «Le groupe est bien connu. Qu’il se produise ou pas, il a prouvé ce qu’il avait à prouver », affirme fièrement Madou Fall, le manager du groupe. «Un groupe est difficile à gérer. Ce qui se passe à l’intérieur, on ne saura jamais le pourquoi. Avant même le départ de P.A, on disait que le groupe n’existait plus », a-t-il rappelé.

Babacar Baye Ndiaye

maatala a dit…

Salm

Zouvavi

Il me semble que nos débats et portaient sur l'affaire BCM/NAGI, tu t'invites et nous te souhaitons la bienvenu.

Tu t'attardes bizarrement sur le cas "KBG", qui est pour nous largement dépassé.

Pour la dernière fois, tu veux ferrailler avec lui, va sur son blog.

Tu dis: "suivez moi"

Une des principales particularités des GNOUS que nous sommes , c'est que nous ne suivons personne et qu'on ne se ballade pas en troupeau.

KBG est tout ce qui le concerne est TABOU chez les racistes dixit KBG.

Notre patience et courtoisie ont des limites dit le Fou.

maatala

Ps: KBG a un blog

maatala a dit…

Salam

Salam

Nos Banquiers-ripoux vont rembourser, ils ont comprit :


- Il vaut mieux un mauvais arrangement, qu'un bon procès

- Ils ne peuvent peut se mettre à dos l'état, car c'est lui qui enrichit et qui peut ruiner ( Nagi ente vem).

- Payer un peu pour sauver beaucoup est préférable

Par ailleurs L'état leur doit de l'argent, tout ceci se fera sous forme de compensation.

Un simple jeu d'écriture.

Ce qui n'est pas normal, c'est qu'ils ne payent pas des intérêts sur ces sommes.

L'état doit exigé les montants, les dommages et intérêts, car cela fait un gros paquet pour dit le Fou.

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"19:20
Le directeur du Budget «relevé de ses fonctions»

M. Zeiny Ould Ahmed El Hady directeur général du Budget des Comptes de l’Etat principale direction du Ministère des Finances, a été «relevé des ses fonctions» sans qu’un remplaçant ne soit désigné à sa place lors de la réunion du conseil des ministres du 19 novembre.

Moctar Ould Ahmed Ely directeur général de la fonction publique a quant à lui, été limogé et son remplaçant Brahim Ould Messaoud a été nommé. L’expression «relevé de ses fonctions » est utilisée quand il s’agit de faute lourde.

Elle prive celui qui en fait l’objet de toute promotion dans la fonction publique durant 5 ans.

Info source : Tahalil Hebdo (Mauritanie

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On vous avez promis du sport dit le Fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Azziz nous joue un remake local de "Peur sur la ville", " le justicier", "Inspecteur Harry"...

On vous avez aussi promis le fin de la récréation.

AZZIZZO surtout "PAS MOLI" dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur Taqadoumy

"Les banquiers remboursent : Chrif et Tajedine s'inclinent, Noueigued résiste et Abdou Maham hésite
19-11-2009
Le commissaire Mohamed Ould Brahim Ould Seyid de la Brigade de répression des crimes économiques a transféré, aujourd'hui, quatre hommes d'affaires vers...

...le cabinet de Khalil Ould Ahmed, substitut du procureur en charge du dossier de Sid'El Moktar Ould Naji, l'ancien gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) actuellement en détention.

Après plusieurs tractations, un accord semble avoir été trouvé :

- Mohamed Abdellahi Ould Abdellahi (MAOA), dit Chrif, propriétaire du groupe éponyme et principal actionnaire de la Banque Mauritanienne Islamique (BAMIS) est sommé de rembourser 12 milliards d'ouguiyas ;

- Isselmou Ould Tajedine, président-directeur général de la Banque pour le Commerce et l’Industrie (BCI) devra rembourser 900 millions d'ouguiyas ;

- Mohamed Ould Noueigued, directeur général de la Banque Nationale de Mauritanie (BNM) se voir réclamer, par les enquêteurs, 16 milliards d'ouguiyas. Selon notre source, il leur aurait répondu que l'État lui en doit 4. Il propose donc à la puissance publique de ne rembourser que le reste, après apurement de sa propre créance.

- Nous n'avons en revanche pas réussi à obtenir le montant réclamé à l'homme d'affaires Abdou Maham.

Ould Naji, lui, a été transféré à la prison Dar Naïm, après l'expiration de sa garde à vue.

Tous les protagonistes, y compris l’enquêteur principal Ould Brahim Ould Siyed ont déployé zèle et moyens financiers au service de la dictature du Président Ould Taya et ce jusqu’au jour de son terme. Le commissaire est aussi cité, comme témoin ou complice, dans des plaintes contre des actes de torture et de barbarie, commis sur le sol mauritanien.

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Nouéguid oublie que les quatre milliards constituent les intérêts, à sa place j'éviterai d'en faire une affaire perso.

Par contre la seule bonne nouvelle, c'est nous pouvons légalement les traiter de voleurs.

Sans risquer la prison dit le Fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Un nouveau directeur financier pour la SOMAGAZ

M. Sidi Ould Bouna qui, il y a quelques semaines encore était DAF à la BNM qu’il a quitté il y a peu vient d’être propulsé à la tête de la SOMAGAZ en qualité de directeur administratif et financier.

Son départ de la BNM fait suite à des démêlés avec son patron, Ould Noueiguit, des problèmes intervenus au lendemain des élections présidentielles où Sidi avait soutenu le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz.


Info source : Le Divan (Mauritanie

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Je parie que Nouéguid portera plainte pour vol d'ordinateur

Bouamattou ente vem dit le Fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur Taqadoumy

"Zeini Ould Ahmed El Hadi, l'homme qui gagne un million de dollars par mois
29-09-2009
Mohamed Vall Ould Oueïssi est un cousin du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Il est aussi l'ami intime du directeur du budget, Zeini Ould Ahmed El Hadi, pour lequel il vient d'acheter une villa à Casablanca. Le député d'Aleg, Houssein Ould Ahmed El Hadi, frère de Zeini, prendrait aussi part à la transaction.

Selon nos informations, la tâche de l'honorable élu consiste à rabattre les créanciers de l'Etat, via une société écran, afin d'obtenir le règlement de leurs factures, grâce à l'intervention de son frère, moyennant une commission en partage.

Les revenus mensuels du directeur du budget se repartissent ainsi :

- Salaire net : 102.000 ouguiyas
- Dotation en carburant : 50.000 ouguiyas
- Prise en charge du loyer : 36.000 ouguiyas
- Diverses indemnités : 40.000 ouguiyas.

Le total des émoluments, point excessif d’ailleurs, dépasse à peine 220.000 ouguiyas par mois. Selon une source sur place, une fois que le directeur aurait payé tous ses intermédiaires et arrosé l’ensemble de la chaine de commandement, il lui resterait, pourtant, un bénéfice net mensuel qui oscille entre 250 et 300 millions d'ouguiyas (environs un millions de dollars).

Comment un fonctionnaire arrive-t-il à multiplier son salaire par dix ? Nous n'avons eu aucun mal à élucider le mystère. Approché par Taqadoumy, un fournisseur de l'Etat raconte : "la marchandise s'entasse dans mon dépôt ; les clients particuliers n'arrivent plus à joindre les deux bouts et ils désertent les échoppes. Un acheteur public me demande, alors, de le livrer.

L'avantage, ici, c’est que je peux pratiquer le tarif de mon choix car mon interlocuteur ne négocie pas. L'inconvénient c’est de devoir me débrouiller pour me faire payer. J’avais donc le choix : ou bien je laisse la marchandise moisir dans mes dépôts, ou alors je m'en débarrasse à bon prix ; naturellement, je choisis la seconde option".

Munis de ses factures dûment signées, le vendeur se présente à la direction du budget et continue : "rapidement, je suis happé par un intermédiaire qui se présente comme un proche du directeur ; il me fait comprendre que je n'ai aucune chance de récupérer mon argent par le circuit officiel. Tout au plus j’entamerais une procédure en justice puis, peut être, dans quelques années, j’en récupérerais une infime partie. Ou alors, me dit-mon sauveur, j'accepte de reprendre une part de mon argent mais je signe un reçu attestant que j'ai tout recouvré".

Notre source n'est pas au bout de ses surprises : "je suis tombé des nues, lorsque j'ai pris connaissances des termes du marché. L'Etat me doit 380 millions d'ouguiyas et le type me propose 200 ; le reste lui reviendrait ; ainsi, dois-je renoncer à presque la moitié de mon dû !".

Et de conclure : "en quittant le siège de la direction du budget, je rencontre un ami et lui narre mon infortune. Il m’objecte l’énormité de ma chance car lui-même est venu avec une facture de 48 millions et l’on lui propose de partager moitié-moitié !!! Finalement, je pars à la recherche de mon intermédiaire ; je lui concède de garder 150 millions et de me verser le reste, il me répond son d'accord".

maatala a dit…

Des histoires comme celle-ci, les couloirs de la direction du budget bruissent chaque semaine. Des créanciers généralement discrets et patients font le pied de grue devant le bureau du directeur, chacun avec sa proposition et, pendant ce temps, Zeini Ould Ahmed El Hadi devient encore plus riche, de jour en jour et bien davantage depuis l’élection miraculeuse du candidat des pauvres, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz.

D'autres soutiens du Président de la République seraient impliqués dans des opérations similaires. Des sources crédibles au Sénégal indiquent l'achat, par Melaïnine Ould Tomi, d'un domaine maraîcher près de Saint-Louis. Le prix atteindrait 11.000.000 dollars. Ould Tomi est un ancien directeur du protocole de Ould Taya reconverti en chargé de "mission" de Ould Abdel Aziz. Par delà la dictature, la transition, l’intermède civil, le putsch du 6 août 2008 et la drôle de normalisation en 2009, il est resté, d'abord, un parent du Général.

Signalons que le programme commun des Nation Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) vient d'annoncer la suspension de ses activités en Mauritanie, jusqu'à l'élucidation du détournement d'une somme de 1.700.000 dollars alloués à la lutte contre la pandémie.

Flairant un contrôle qui risquait de l'éclabousser, le coordinateur du programme, Abdallahi Ould Horma, avait démissionné avant de quitter le pays comme le révélait Taqadoumy, il y a deux semaines.

Selon le Quotidien de Nouakchott du 24 septembre, les enquêteurs sont parvenus à la conclusion qu’un pourcentage important sur le 6.000.000 dollars destinés au projet entre octobre 2006 et septembre 2008, correspond à une dépense sur la base de documents falsifiés.

Interrogé, Ould Horma ne fournirait aucune information mais sa collaboratrice Salimata Cheikh Sow rejette toute la responsabilité sur les deux responsables financiers Saleck Ould Hadrami et Mamadou Dia. Cependant elle n’a pas pu justifier les frais engagés par elle.

Ould Hadrami se défend, devant les enquêteurs, par son peu de compétence en comptabilité. Il aurait été incapable de fournir un registre des dépenses à partir de septembre 2008. Par la suite, affirmera-t-il, son ordinateur ne fonctionnait pas et le logiciel requis ne lui était pas accessible car il n’en possédait le mot de passe (sic).

C'est ça, la Mauritanie Nouvelle.

Maatala

bent leksar a dit…

Salut...

Sanhaji...pourquoi veux tu que Bouamatou et les autres remboursent ...ce qu'ils n'ont pas "pris"...?...le rapport des inspecteurs circule sous manteau ...il focalise specialement sur les actuels "rembourseurs"...c'etait en 2004...courageux...non!

bl

Sanhaji a dit…

Maatala,

continues de défendre les forfaiture du Surveillant Général Aziz dont la vision s'arrête au bout de son nez.

Lutter contre la gabégie n'est pas un programme politique en soi. Dans une société où le citoyen est à l'aise et est reconcilié avec son Etat, il ne peut pas avoir de gabégie.

Dans une société à majorité analphabètes, seule la repression aveugle peut arrêter la gabégie, hors le peuple est souverain et est dernier dépositaire du pouvoir.

Par ailleurs ne peut lutter contre la gabégie, qui le veut. Il faut que le dirigeant qui s'engage dans cette voix lui même, hors de tout soupçon gabégique.

Sanhaji a dit…

Bent Leksar,

quel rapport et quel manteaux. Dans le pays du justicier injuste, l'inspecteur écrit ce qui plaît au justicier, le juge prononce la sentence qui plaît au justicier, le commentateur dans les blogs écrit des points et des phrases qui plaîsent au justicier.

Sanhaji a dit…

عهد عزيز عهد بدأ بالظلام و تواصل بالظلم و سينتهي بالظمأ

Le période d'Aziz a commencé par l'obscurité, elle continue par l'injustice et va se terminer par la faim.

Bebe BA a dit…

Ma chère BL,

Ils doivent tous payer pour la simple raison qu'aucun d'eux ne s'est gené pour se servir.
certains plus que les autres, c'est vrai!

Sanhaji a dit…

أظلم حت محدك فم ==== يعزيز ألا تتنازل
يغير اعرف عن حد اظلم ==== حساب فالدني عاجل

SGDG © a dit…

Zouvavi, Dali ou pas Dali. Tu as été découvert.
Laisse-nous discuter en paix.

bent leksar a dit…

Salut....

Sanhaji ...le rapport a ete soumi à Zeine ould Zeidane...en 2004...sous Maawiyac'est un rapport impartial, clair ...surtout...courageux ..
..
Cher Bebeba...il a ete demondré que seuls certains se sont servit ...les tenants du pouvoir ...ceux qui veulent mouiller tout le monde ...salir la reputation de leur conqurants par tous les moyens ....

Maatala...je te demande une faveur ...un caprice peut etre ...pas de mooli ...avec zouvavi....prend ton balai ...notre espace est ecolo ...pas de pollution ...again
bl

Sanhaji a dit…

La Mauritanie est aujourd’hui suspendue à l’affaire Sidi El Moctar Ould Nagi. Sa majorité et son opposition, ses hommes d’affaires pro et anti-Aziz, ses cadres qui mangent dans la main de l’homme fort du moment et ceux qui les jalousent, ses citoyens prêts à tout croire et les autres, ceux que presque cinquante ans de république ont désabusés, ceux qui applaudissent l’opération mains propres du Président et ceux qui dénoncent, non sans quelques arguments, une chasse aux sorcières.

Tous ne parlent que de Ould Nagi, ce qu’il aurait dit aux enquêteurs, ce qu’il n’aurait pas voulu dire, ceux qui ont été convoqués à la police des crimes économiques ou encore ceux qui seront convoqués incessamment.

Mais, à y voir de près, on fait un constat surprenant : Tous les protagonistes de cette affaire sont des « créatures » de Maouya Ould Sidi Ahmed Taya, depuis Mohamed Ould Abdel Aziz jusqu’au plus simple des agents de police qui s’occupent de l’enquête !

Le Président-justicier a été son aide de camp puis le chef de sa sécurité, le principal prévenu a été son gouverneur de la BCM, puis son ministre et ambassadeur, les hommes d’affaires, surtout celui que la presse essaie en vain de blanchir, ont acquis ou agrandi (ou les deux à la fois) leur fortune en s’alimentant dans la mangeoire qu’il a transformé les biens du pays, les policiers qui mènent l’enquête ont été, pendant des décennies, ses bourreaux et ses espions !
A suivre....

Sanhaji a dit…

Suite...
Même le peuple, dans toutes ses franges, a été le sien, celui qui l’a applaudi et chanté ses louanges, ou celui qui l’a vilipendé et contribué, en s’opposant à lui, à lui donner du crédit et de la légitimité !

Mais il y a plus surprenant encore : Tous ont tué, ensemble, le père-créateur : Ould Abdel Aziz a été le fer de lance du complot, Ould Nagi a été complice (ne serait-ce que par son silence), les hommes d’affaires ont tous, sans exception, applaudi l’assassin du père-créateur et payé de leur poche pour son absolution, les policiers ont servi le « tueur » comme des domestiques et le peuple, dans toutes ses franges, a joué les indifférents avant d’introniser le frère parricide !

Mais que se passe-t-il donc aujourd’hui ? Pourquoi les complices d’hier sont-ils maintenant à couteaux tirés ? Eh bien c’est très simple : Les « créatures » de Maouya s’entre-mangent entre elles, exactement comme les héritiers se jettent les uns sur les autres dès l’enterrement du père.

Mais comme l’héritage positif du père Maouya (le pouvoir, l’argent, etc) a été accaparé par Ould Abdel Aziz et autres, la rivalité se fait aujourd’hui autour de son héritage négatif : un vrai déballage dans lequel les uns (les plus forts du moments) jettent cet héritage commun comme une patate chaude aux autres, donnant ainsi au peuple un spectacle dont il raffole : Un match entre les grands.

Mais celui qui s’amuse le plus c’est bien entendu Maouya : Il rit de Ould Abdel Aziz, son tombeur, qui s’avère un président incapable qu’il est de « commencer » son mandat dans la « sérénité », il rit de Ould Nagi et des « cadres » dont lui-même a fait « des gens », tous aujourd’hui transis de peur de voir Aziz leur sortir un dossier vrai ou fabriqué, il rit des hommes d’affaires qu’il voit trembler et prêts à ôter leurs vêtements en public pour obtenir d’être épargnés et leurs biens non confisqués, il rit des policiers qui interrogent Ould Nagi sur des sommes d’argent dont ils ont été eux-mêmes destinataires, en partie, il rit du peuple qui se laisse tromper par toute cette comédie dont l’objet est de lui cacher la réalité, triste, de son présent cruel et de son avenir incertain.

Il rit Maouya de là où il s’est exilé pour méditer les aléas de l’éphémère destin de Président des mauritaniens.

Et il se console de la vengeance que lui offre le temps : Ses « assassins » se tuent les uns les autres, de son vivant, presque sous ses yeux. Quel plaisir ! Car, qui peut en douter ? cette affaire n’est que le début de quelque chose ; d’une ère qui ne sera jamais favorable à ceux qui ont trahi Maouya : Si Ould Abdel Aziz poursuit sa fameuse « lutte contre la gabegie », il ne sera jamais épargné lui-même, ni ses proches, ni ses soutiens et son pouvoir tombera comme un lanceur de boomerang se fait assommer par l’objet qu’il vient de lancer ; s’il s’arrête il perd toute crédibilité, ouvre les yeux du peuple sur la réalité et crée une faille dans son pouvoir.

Quel plaisir pour Maouya de voir Ould Abdel Aziz aux fers de ses propres turpitudes ! Quel plaisir de voir ceux dont il a fait ce qu’ils sont dégurgiter les délices qu’ils lui doivent ! Quel plaisir de voir, de son vivant, que ceux qui l’ont trahi subissent le châtiment de la Providence ! Le plaisir irrésistible de la vengeance !

Adama Sow dit Yaya



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

maatala a dit…

Salam

aziz a tenu parole.Il a apporté la preuve que toute cette classe politico-financière est un ramassis de voleurs arrogants et sans vergogne qui ont ruiné le pays.
je pensais que Aziz ne leur faisait pas peur...ils ont pourtant tous reconnu leurs forfaits et sont prets à restituer le produit de leur larcin.Je pense que cela ne suffit pas comme sanction...J'appelle tous les citoyens mauritaniens à se constituer partie civile dans cette affaire...car c'est bien de leur argent qu'il est question.
Ces banquiers véreux et ces hommes d\'affaires malhonnètes doivent etre chatiés comme ils le méritent...expropriations de tous leurs biens,fermeture définitive de toutes ces banques qui n\'ont de banque que le nom,interdiction à vie d\'exercer le metier de banquier,et pour couronner le tout quelques années à l\'ombre pour qu\'il puisse méditer sur leur forfait.
Cela servira d\'exemple à ceux qui seraient tentés de les imiter en allant piocher dans les caisses de l,Etat.

nour

maatala a dit…

Salam

Zouvavi

Le respect des règles semble être pour vous du chinois.

Pour la dernière fois, je vous rappelle que KBG a un blog.

N'abusez pas de notre patience dit le Fou

maatala

PS: Pas touche à nos roses du désert( BL, Bébé Ba etc....), car chez nous , elles sont les seules a avoir tous les droits sur CANALH, parce que nous le voulons bien.

C'est comme cela chez les nudistes dépressifs

LM® a dit…

salut

zouvavi tu ne fais que parler de toi et ton soit disant ennemi ce sujet n'est pas d'actualité ici.si ce sujet là te tiens à coeur pourquoi ne pas lui consacrer un blog, les interessés te rejoindront certainement.

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Mauritanie : La lutte contre la corruption bat son plein

En Mauritanie, pays miné par des coups d’Etat successifs, le nouveau président élu en août dernier a engagé la lutte contre la corruption et la gabegie. Des personnalités, civiles et militaires, y compris de son propre camp, ont été arrêtées ou suspendues de leurs fonctions. Une première dans ce pays !

SYFIA - Le nouveau président Mouhamed Ould Aziz, élu le 18 juillet dernier, a engagé une lutte sans merci contre le détournement des deniers publics et la mauvaise gestion. Depuis son installation officielle, le 5 août, de hautes personnalités de l’Etat, civiles comme militaires, ont été emprisonnées ou limogées. Certaines ont été sommées de rembourser illico l’argent et les biens mal acquis.

Plusieurs têtes sont déjà tombées : celles des gouverneurs de Nouakchott et de Nouadhibou, la capitale économique, et celle du préfet de Teyaret, un arrondissement de la capitale. Ont suivi les limogeages de directeurs d’importantes sociétés d’Etat pour mauvaise gestion et malversation financière. Et comme pour dire aux Mauritaniens que personne n’est plus ‘intouchable’, le président a même fait arrêter le patron du Programme national de lutte contre le Sida.



Ce médecin qui serait, dit-on, son beau-frère, est accusé d’avoir détourné avec ses collaborateurs des centaines de millions de dollars Us. ‘Nous sommes heureux de constater qu’un détournement peut maintenant être à l'origine d’un limogeage ou d’un emprisonnement. Du jamais vu dans ce pays ! Pourvu que ça dure…’, commente Sidi Salem, membre de l’Ong Solidarité.

L’homme de la rue s’interroge aussi sur le sort qui sera réservé aux officiers mauritaniens. ‘Ces enfants gâtés des régimes successifs’, selon un patron d’une Pme, resteront-ils intouchables ? ‘Non !’, semble dire le général Aziz, arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat militaire, en août 2008. Pour la première fois, en effet, un colonel de l’armée est emprisonné pour une affaire de chèque sans provision.

Assainir la gestion publique et promouvoir la bonne gouvernance, qui faisaient partie des promesses électorales du candidat Aziz, sont devenus ses mots d’ordre en tant que président. Certaines des personnalités aujourd'hui mises en cause avaient participé à la campagne à ses côtés dans l’espoir, aujourd'hui déçu, de conserver leur poste.

maatala a dit…

Salif Bâ, un infirmier, longtemps frustré par l’impunité et l’arrogance de certains hauts fonctionnaires et hommes politiques, se montre plus que satisfait : ‘Un civil n’aurait jamais eu ce courage. Voilà pourquoi je suis un fan des présidents issus de l’armée.’ Un sentiment que partagent aujourd'hui bon nombre de jeunes qui ont voté Aziz en juillet 2009 après avoir pourtant manifesté contre lui un an plus tôt après qu'il eut renversé son prédécesseur, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, élu démocratiquement en mars 2007.

Toutes ces sanctions ont redonné l'espoir aux Mauritaniens qui prennent maintenant plus au sérieux la volonté du nouveau président d’assainir les finances publiques. La quasi-totalité des personnes emprisonnées ou limogées appartient à son propre camp. ‘Laissez-moi le temps de tamiser les institutions’, a-t-il lancé le 3 septembre dernier en recevant un groupe d’administrateurs de sociétés d’Etat. Plus récemment, il a même traité certains responsables de médias publics de ‘voleurs’.

Sur le plan social, le président a aussi marqué des points. Il a tenu la promesse faite avant son élection de lotir et de doter d’infrastructures Haye Saken, un bidonville de plus de 150 mille âmes dans les faubourgs de Nouakchott. Une fois les travaux effectués, des personnes plus nanties ont tenté de déposséder les habitants de leurs parcelles. Informé, le président a donné l’ordre de démolir toutes les belles villas. Des centaines de véhicules 4X4 appartenant à l’Etat ont aussi été récupérés auprès de dignitaires.

En Mauritanie, la lutte contre la corruption a même éclipsé dans les esprits le travail effectué pour tenter de sortir le pays des difficultés économiques nées de la longue crise politique qui a suivi le putsch. De grands chantiers routiers ont été lancés notamment à Nouakchott. Depuis cet été, les soins des pauvres malades du paludisme sont pris en charge par l'Etat. Alors qu'au lendemain du putsch, de nombreux bailleurs avaient cessé leur appui à l'Etat mauritanien, le Fmi et la Banque mondiale sont de retour. La reprise de leurs projets et le renflouement des caisses de l’Etat sont interprétés comme des signes de reconnaissance de la bonne gouvernance du régime.

Mais, pour certains observateurs, à déranger tant de puissants intérêts, le président ne risque-t-il pas, à son tour, d'être évincé par un de ces coups d'Etat dont la Mauritanie est coutumière ? Depuis l’indépendance du pays, il y a près de 50 ans, hauts fonctionnaires, officiers et hommes politiques ont, en effet, accumulé de grosses fortunes en détournant l’argent de l’Etat sans jamais être inquiétés.

Alain LEGOFF



Info source : Syfia via Walfadjri (Sénégal)

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

Dans la serie: MRRRRRRRRRRRRRR HORMA

Mauritanie: « Toutes les activités VIH/SIDA sont à l’arrêt »

Cheikh Ould Sidi, 37 ans, a découvert presque par hasard sa séropositivité il y a trois ans. Aujourd’hui secrétaire général d’une organisation non gouvernementale (ONG) à Ayoûn, dans le sud de la Mauritanie, il a raconté à IRIN/PlusNews les difficultés rencontrées par les personnes vivant avec le VIH en Mauritanie depuis la suspension des financements de la Banque mondiale et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Le financement VIH/SIDA de la Banque mondiale, d’un montant de 21 millions de dollars a été suspendu en août 2008 suite au coup d’Etat contre le président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. La subvention de 15 millions de dollars du Fonds mondial l’a été quelques mois plus tard, suite à la découverte d’irrégularités de gestion.

Les deux bailleurs ont réaffirmé leur volonté de trouver une solution pour continuer à soutenir la Mauritanie, mais en attendant, comme les autres patients séropositifs, M. Ould Sidi s'est dit inquiet.


« Je suis originaire de Nema [dans l’extrême sud-est de la Mauritanie]. Je travaillais à Nouadhibou [grand port du nord du pays], comme électricien. En 2006, un des amis avec qui on partageait [un logement] est tombé malade… les médecins ont découvert que c’était le VIH. Quand on a su ça, j’ai décidé d’aller faire aussi le test de dépistage à Nouakchott [la capitale]. C’était positif.

« A Nouakchott, j’étais suivi au CTA [Centre de traitement ambulatoire, géré par le gouvernement avec le soutien de la Croix-Rouge française]. C’est là que j’ai rencontré ma femme, qui avait découvert sa séropositivité en 2005. On s’est mariés et nous avons eu une fille. Ma femme et ma fille ont bénéficié de la PTME [Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant].

« Grâce aux financements [VIH/SIDA] de la Banque mondiale et du Fonds mondial, rien ne manquait : il y avait des traitements [ARV et infections opportunistes], des activités génératrices de revenus, des groupes de parole, des aides pour le transport, des visites à domicile… Mais depuis que les fonds sont bloqués, toutes les activités VIH/SIDA sont à l’arrêt.

« A part les traitements [pour les patients séropositifs qui étaient déjà sous antirétroviraux, ARV, avant les suspensions], tout est suspendu. Les associations ne peuvent plus rien faire : il n’y a plus de sensibilisation parce qu’il n’y a plus de moyens pour aller dans les villages, les enfants ne reçoivent plus de lait.

« Les [personnes séropositives] souffrent parce que même s’il y a beaucoup de solidarité entre les malades, les gens sont pauvres. [Dans le sud], il y a aussi beaucoup de stigmatisation : moi, ma famille est au courant, il n’y a pas de problème, et je sensibilise aussi les gens, mais la plupart des malades ne se montrent pas parce que s’ils le font, ils sont rejetés.

« Ma femme était déjà sous ARV [avant la suspension des financements], mais pas moi. Que va-t-il se passer si mes CD4 [qui évaluent la résistance du système immunitaire] descendent et que je dois être mis sous ARV ? La situation est terrible. Les malades sont vraiment fatigués ».

ail-sos/

Info source : IRIN / département d'informations humanitaires des Nations Unies

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur Taqadoumy

"ENQUÊTE MOYEN-FORMAT : Compte n°5702900, le mystère élucidé
19-11-2009
Les pouvoirs publics fixent la politique monétaire du pays et donc, entre autre, la masse fiduciaire en circulation. Celle-ci est théoriquement fixe mais, dans la pratique, elle peut faire l'objet d'une modification. Chaque augmentation se justifie par une nouvelle dépense, un investissement imprévu.

Elle fait l'objet d'une négociation avec la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), souvent conclu par une dévaluation.

Les billets de banque sont imprimés en Allemagne puis acheminés, sous haute sécurité, vers le pays. La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) devrait mettre, sur le marché, des fonds correspondant à ceux fixés par les décideurs politiques.

La BCM reçoit toujours un montant supérieur à la demande initiale, afin de pouvoir effectuer le changement des billets usagés. C'est très exactement, ce point, la clé de voute de notre enquête.

Le matériel très ancien ou déchiré est collecté par les banques primaires lesquelles n’ont pas le droit de le remettre en circulation, mais l’expédient à la BCM qui les leur échangera, contre du flambant neuf.

Une fois rassemblée, la matière hors d’usage est comptée puis incinérée ; la BCM doit alors puiser dans la réserve et en sortir seulement l'équivalent du montant détruit, avant d'envoyer une nouvelle demande à l'imprimerie allemande.

Si cette dernière fait tourner la planche à billet à plein régime, l'incinérateur de la BCM reste, lui, étrangement froid. Pourquoi ?

Le casse du siècle

La réponse relève d'une simplicité désarmante : il s’agissait de cambrioler la banque, en douceur et sur le long terme, par petites touches de spoliation. Nous ne sommes pas au Far West, mais à 100 mètre de la Présidence de la République et avec l'aval de locataire du Palais ocre.

Si les billets neufs continuent de s’écouler de l'Allemagne, les anciens se retrouvent en circulation !!! En somme, les auteurs du casse se servent du fameux compte n°5702900, comme d'une énorme lessiveuse.

Ce numéro, couvert par le secret d'Etat, possède l'énorme avantage d’échapper à toute question sur la provenance et la destination de ses écritures. Se déploie, alors, une opération de blanchiment d'argent à l'échelle industrielle. Une fois que la monnaie arrive sur le compte, ce dernier en irrigue d’autres dans les banques primaires, suivant la volonté du Chef de l'Etat quant il entend récompenser tel ou tel proche, financer telle ou telle manœuvre électorale ou de délation...

Coûteux pour l’économie

Les conséquences s’avèrent désastreuses car, chaque introduction de billets non répertoriée, équivaut à une dévaluation officieuse ; elle se traduit, immédiatement, par la baisse de la valeur de l'ouguiya face aux devises fortes (euro, dollar...etc) ; s’ensuit un regain d’inflation et une brutale perte du pouvoir d'achat par les ménages, en particulier les plus défavorisés.

maatala a dit…

Les limites de l'opération main-propres

Au départ initiée pour s'attirer les faveurs de l’opinion et le vote majoritaire, la campagne de lutte contre la gabegie se transforme, de plus en plus, en boomerang pour le Président de la République. D'abord accusé de s’en servir pour éliminer ses adversaires, Ould Abdel Aziz a été contrait d'inclure, dans la liste des personnes interrogées, son bienfaiteur et cousin Mohamed Ould Bouamatou ; c’était une manière de signifier que même ses proches paieraient s’il y avait lieu.

Finalement, Ould Bouamatou, lors de son audition, a joué le bon rôle car le premier à proposer le remboursement des sommes indument perçues par sa banque ; son attitude coopérative incite ses concurrents indexés à suivre son exemple, pour éviter la prison. Mais Ould Bouamatou, parent, ami du Président et co-auteur de sa victoire électorale, pourrait récupérer le montant remboursé ; or, les autres "prévenus" risquent désormais de se confronter à une situation de cessation de paiement.

Et si le Président était réellement honnête ?

Pour ses supporters, Ould Abdel Aziz est "réellement décidé à aller jusqu'au bout pour nettoyer le pays des prévaricateurs" comme nous le confie l'un de ses proches, en débitant cette phrase machinallement, comme on recite une leçon. En revanche, ses détracteurs continuent à mettre sa sincérité en doute. Pour preuve, ils avancent deux raisons principales :

- D'abord Ould Abdel Aziz serait impliqué dans le détournement des deniers publics sous Ould Taya, en particulier la disparation présumée de 800 millions d'ouguiyas, du budget du Bataillon de sécurité présidentielle (Basep) ;

- Ensuite les proches de Ould Abdel Aziz ne sont épinglés qu’à l’épuisement de leur utilité politique, tel le lynchage médiatique du vice-président du Sénat que la Présidence a encouragé, en alimentant les média alors que Ould Bouamatou demeurait hors d’atteinte, malgré l'imbrication de ses activités et intérêts avec la famille Ould Taya ; certains avancent même l'hypothèse rétrospective selon quoi il aurait géré la fortune d'Ahmed Ould Taya, frère du dictateur déchu, avant de profiter de la chute de ce dernier pour "filer avec la caisse".

Cependant, quelques opposants de Ould Abdel Aziz commencent à lui reconnaître de bonnes intentions ; à leurs yeux, ses premières décisions visent réellement éradiquer la gabegie ; à un stade donné de son élan, il irait jusqu'au bout, c'est à dire mettre en prison ses plus proches s'ils se retrouvent inculpés ou refusent de rembourser ; là, même ses plus farouches opposants se sentiraient tenus de soutenir sa politique, ce qui lui ouvrirait une voix royale vers un second mandat, en 2014... ou précipiterait sa perte, tant la secousse présente, aux fondement du système de prédation et d’impunité, appelle des répliques.

Nota : L'existence du compte n°5702900 a été révélée pour la première fois au grand public, par l'organisation Conscience et Résistance, dans une enquête publiée en mars 2002. A lire sur ce lien PDF.

____________________
Deux lignes sont illisibles la fin du tableau :

Total débit : 64.230.508.727,06 UM
Total crédit : 718.663.129,14 UM

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Revue de la presse du Jeudi

Cette semaine, « la lutte contre la gabegie », slogan à la mode et cheval de bataille du pouvoir issu des élections du 18 juillet dernier, occupe une bonne place dans les colonnes des journaux.

C’est ainsi que le Rénovateur titre dans sa une du Jeudi 19 novembre : « Détournement : La Mauritanie dans le collimateur des bailleurs ». Dans ce papier signé Yahya, on peut lire en chapeau : « Dirigeants politiques suspectés, hommes d’affaires interpellés, hauts fonctionnaires poursuivis…

En vrac, de grosses affaires sont révélées au public. Les sommes mises en jeu sont énormes. L’affaire dite de la BCM concernerait, à elle seule, plusieurs milliards d’ouguiyas, volatilisés sans laisser de traces. De l’issue de ces scandales dépend la crédibilité de la Mauritanie, la fiabilité de son appareil judiciaire ainsi que la confiance avec les bailleurs. »



Sur le même sujet, le quotidien Biladi dans son édition de ce jeudi annonce à la une un article sous le titre : « UPR : Pour une moralisation de la vie publique ». On peut y lire : « L’Union Pour la République a organisé lundi soir à Nouakchott un colloque sous le thème : « Pour une moralisation de la vie publique », un colloque dont les thèmes centraux ont des portées religieuses, financières, politiques et sociales.

La cérémonie a débuté par une allocution présentée par le vice-président du parti M. Oumar Ould Maatala dans laquelle, il a félicité le parti pour son succès éclatant au cours des élections pour le renouvellement partiel du sénat (Série A 2009)… Il a ajouté que ces colloques constituent le lancement de l’action politique choisi par le parti, invitant les intervenants à axer leurs communications sur l’Homme, les biens publics et le respect des horaires de travail. »

Pour le quotidien l’Authentique, dans son édition du jeudi : « Selon des sources informés, l’enquête préliminaire avec l’ancien gouverneur de la BCM, Sid El Moctar Ould Nagi, sera bouclée pendant le week end. Il semble que la brigade chargée de la lutte contre les crimes économiques manque de preuves pour étayer les accusations contre certaines personnes. »

(Mauritanie)

maatala a dit…

Toujours dans le même registre, le Rénovateur revient à la charge avec un autre papier intitulé : « Scandales :A quand le grand déballage ? »Le journaliste s’interroge : « Y a-t-il en Mauritanie un seul projet qui marche ? Dans quelque domaine que ce soit :agriculture, santé, éducation, bonne gouvernance, infrastructures ? Il est navrant de constater que la Mauritanie souffre du déficit criant de projets menés à bien de bout en bout. »

Et l’auteur de l’article d’enfoncer le trou : « Les financements publics sont détournés à d’autres fins : villas somptueuses à Tevrak Zeina, troupeaux de chameaux, voitures de luxe, comptes bancaires bien nourris, voyages à l’étranger . Et personne ne trouve à y redire tant cela semble normal. Conséquence :la corruption est devenue le sport favori des mauritaniens. »

L’hebdomadaire la Tribune revient dans sa dernière édition du 16 novembre dernier sur le discours prononcé par le président de l’Assemblée Nationale à l’ouverture de la session parlementaire.

Dans son éditorial, M.Omer note que ce discours de Messaoud était « très politique en ce qu’il constituait une nette avancée dans les positions des anciens candidats à la présidentielle et emblématiques figures de l’opposition de toujours. Même s’il arrive tard par rapport à l’événement du 18 juillet, il en consacre quand même le caractère d’ « acquis » qu’il faut préserver pour aller de l’avant. »

Autre sujet traité par Biladi c’est ce que le journal considère comme un rapprochement entre les FLAM et le pouvoir. Le journal sous le titre : Pouvoir/FLAM, Nouvelles convergences écrit : « Plusieurs convergences sont notées aujourd’hui entre le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz, issu de l’élection présidentielle du 18 juillet 2009 et les Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM), un mouvement de la diaspora, qui a été à la pointe de l’opposition historique qu régime de Mawiya.

Une organisation dont la singularité best d’avoir à son corps défendant, servi d’épouvantail dans la commission de crimes à grande échelle et d’une extrême gravité contre la communauté noire de Mauritanie pendant les années 1987(complot des officiers noirs)-à 1991 (exécutions extrajudiciaires de militaires négro-africains dans plusieurs casernes du pays.)

Bakari Guèye

Info source : Le Divan

maatala a dit…

Salam

Sanhaji

Que tu le veuilles ou pas ce qui se passe actuellement chez nous, c'est la MERDA de la TAYIE qui remonte à la surface.

Tu comprends maintenant que SIDIOCA n'était pas à la hauteur, pas plus que le bras cassé Daddah.

On se rend compte à quel point TAYA a hypothéqué l'avenir de ce pays dit le FOU.

Maatala

PS: Couly , c'est bien toi qui disait que NOUEGUID était un brillant entrepreneur (lol).

Bebe BA a dit…

Chère BL,
cela a été demontré par qui? sur quels critères?
on sait ce qui se passait du temps de taya! bien vrai que NOUEGUID a été favorisé par ce dernier mais Bouamatou aussi n'a pas été lesé. S'il n'a pas fait du taya (peut être pas assez à son gout), il ne s'est pas gené lors de la transition du CMJD, n'oublie pas l'affaire des blokats comme dit A-!
le général fait la même chose en incriminant certains, innocentant du coup ses amis!
s'il lutte vraiment contre la gabégie comme il le pretend et si ce n'est pas un vulgaire reglèment de compte, il devrait faire une enquête plus approfondie sur l'affaire de l'Air Mauritanie.

maatala,
je crois que désormais, c'est Boumatou qui est un brillant entrepreneur, lol

bent leksar a dit…

Salut...
Maatala a dit

"PS: Pas touche à nos roses du désert( BL, Bébé Ba etc....), car chez nous , elles sont les seules a avoir tous les droits sur CANALH, parce que nous le voulons bien."

on ne te remerciera jamais assez...

bl

bent leksar a dit…

Salut...
Des preuves ...ma chere Bebe...il y'a bien lontemps que la descente aux enfers de la compagnie Air Mauritanie a bien commencé...disons il 20 ans ou plus ...les responsables ...de ce saccage ...ne sont que les fonctionnaires verreux...dont certains militaires connus....quand à blokats...c'est des "bloks manivelles" que tu parles ?...
à ma connaissance ils n'ont jusqu'à present etaient attribuées à personne...pas à Bouamatou...en tout cas...
Fais attention à la desinformation ...la rumeur ...la médisence ...
amitiés
PS : les inspecteurs du rapport de bcm ne peuvent etre accusés nid'incompetence .. ni de couardise ...vu les gros poissons qu'ils mettent en cause ...et au temps de leur proche...
bl

maatala a dit…

Salam

Lu pour couly sur Taqadoumy

"Un ancien de la BNM à la Somagaz
20-11-2009
Sidi Ould Bouna est un directeur à la Banque Nationale de Mauritanie (BNM) où il travaille depuis sa création. Dans le civil, il est marié à la députée Mintata Mint Hdeïd, secrétaire générale du Parti républicain démocratique pour le renouveau (PRDR).

Lors de la dernière présidentielle, le directeur général de la BNM Mohamed Ould Noueigued (photo) convoque tous les cadres supérieurs de la banque et leur demande de soutenir le candidat Ahmed Ould Daddah.

Ould Bouna expose alors sa décision de soutenir le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz. Après la victoire de ce dernier, Ould Noueigued convoque Sidi Ould Bouna et l'informe de son transfert à l'agence régionale de Kiffa.

Ould Bouna proteste sa qualité de directeur central auquel ne restent que deux ans à effectuer avant la retraite. Ould Noueigued lui impose le poste et le menace de licenciement sans droits, s’il refusait son affectation.

Ould Bouna répond alors par la démission. Après quelques mois de traversée de désert, il devient directeur administratif et financier (DAF) de la Société mauritanienne de Gaz (Somagaz), une entreprise publique qui agonise depuis l'ascension fulgurante de sa concurrente privée Bouamatou Société Anonyme-Gaz (BSA-Gaz), propriété du groupe éponyme.


maatala

bent leksar a dit…

Pensées...à Belkiss...à Couly...A-...fils du bled...L'AP...

bl

яimσ a dit…

salut,
l'oasis de Tijikja 1660-1960

la mauritanie pays atypique



bonne lecture

Sanhaji a dit…

Maatala,

le dossier d'accusation des hommes d'affaires Smacides et Idawali est vide.

Il s'agit d'argent mis à la disposition des service de renseignement pour des fins que connaît Aziz très bien s'il détient tous les dossiers.

Si cet argent a transité par les comptes dans leurs banques respectives, Cherif, Nouegued ou Tajeddine ont le même tort si tort il y a que Bouamatou.

Tous ces hommes ont commis l'erreur de se taire sur les coups d'Etat, la leçon est bien apprise, et Aziz qui maintient le pays dans une position de coup d'Etat permanent se rendra compte que les mauritaniens ne sont pas si faciles que ça.

Vous voyez maintenant les extrêmistes de tout bord se congratuler pour le sort de la Mauritanie, à laquelle ils ne croient pas, mais ça ne continuera pas longtemps. Que ça soit le FLAM, Haidalla le taliban avant son temps ou quelques autres figures remplies de haîne, ces gens ne sont pas représentatifs du peuple mauritanien et ils verront que les lignes rouges ont été grandement dépassées.

Sanhaji a dit…

ma réponse à l'article sur le compte de la Banque Centrale

Une première analyse de cet extrait du relevé de ce compte mène vers les conclusions suivantes, conclusions qui n'ont strictement rien avoir avec l'opération d'échange de l'Ouguiya:

1. Ce compte est débité par les transfert effectué vers l'extérieur initiés par des clients de la BCM dont le plus fréquent ici est l'Etat pour des remboursement des échéances de la dette extérieure. Il est crédité par les montants versés pour l'achat des devises objet des transferts.

2. C'est un compte d'attente car voyons que pour la projet carte d'identité un transfert a été effectué à hauteur de 180 Millions et la contre valeur en Ouguiya a été versée dans le compte 14 jours après.

3. Concernant la BNM, des transferts ont été effectués en 1999 et ils ont été régularisés à coup de 25 Millions etc ...

4. Les opérations effectuées pour le compte de l'Etat devraient être répercutées automatiquement sur le compte courant du Trésor, ce qui n'est pas le cas. Pourquoi? peut être que les agents de la BCM ne font pas leur travail ou alors parceque la BCM a toujours cherché à se substituer au Ministère des finances.

5. La tendance de ce compte est de solder à la fin d’un exercice, car le report à nouveau au 01.01.2000 est nul
6. Les contreparties de ce compte sont soit des comptes de dépôts à la Banque Centrale (Etat et banques) soit les comptes de dépôts de la BCM à l’étranger.
7. L’opération d’échange de billet n’affecte que la masse monétaire locale et ne doivent en aucun cas affecter ce compte sachant aussi que cette opération ne s’est dénouée qu’en 2005 alors que le relevé en question date de 2000.