lundi 21 décembre 2009

Mauritanie: le gouvernement veut rassurer les étrangers

NOUAKCHOTT (AFP) - 21.12.2009 12:28

Le gouvernement mauritanien a pris "toutes les dispositions" pour assurer la sécurité des étrangers en Mauritanie, a affirmé lundi l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle), après l'enlèvement de deux Italiens dans le sud-est.

"Les autorités mauritaniennes tiennent à réaffirmer que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité des ressortissants étrangers", rapporte l'AMI.

L'Agence ne donne aucune précision sur d'éventuelles nouvelles dispositions prises par Nouakchott. Celles-ci pourraient concerner un renforcement de la sécurité sur les grands axes routiers empruntés par les étrangers, ont indiqué à l'AFP des sources sécuritaires.

Un couple d'Italiens qui voyageait à bord d'un minibus est porté disparu depuis vendredi, dans le sud-est, et plusieurs sources sécuritaires et diplomatiques ont annoncé qu'ils avaient été "enlevés par des hommes armés".

Selon de premiers témoignages, le rapt s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre, dans le nord-ouest de la Mauritanie, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Jusqu'à présent, les autorités et les médias d'Etat n'avaient pas évoqué ce nouveau kidnapping. L'AMI ne parle d'ailleurs pas d'"enlèvement" mais de "disparition".

Selon cette agence, les autorités locales du "Hodh El Gharbi (région du sud-est où a eu lieu le rapt) ont été informées dans la matinée du vendredi 18 décembre de la présence d'un petit bus de type Ivoko 4x4 vide près de la frontière mauritano-malienne".

"Les autorités locales ont mené les enquêtes nécessaires qui ont confirmé que ce bus était passé dans la soirée (du jeudi au vendredi, ndlr) par le point de contrôle de Kobéni (localité mauritanienne) et qu'à son bord se trouvaient deux personnes de nationalité italienne", précise l'AMI.

Sergio Cicala, Italien retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè, 39 ans, ont disparu sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, près de la frontière malienne, selon des sources sécuritaires.
© 2009 AFP


L'autosatisfaction est plus dangereuse que l'AQMI.
Quelles nouvelles dispositions?
c'est toujours le même racket sur les routes.
Pas d'"enlèvement" on parle de "disparition" voilà que l'AMI se voile la face.
Ceci dit un européen qui se promène du coté de la frontière mauritano-malien par ses temps c'est de la folie a moins de vouloir goûté a l'hospitalité légendaire de l'AQMI
LM