vendredi 16 avril 2010

Le ministre et le rappeur

« Le plus grand des crimes, c'est de tuer la langue d'une nation avec tout ce qu'elle renferme d'espérance et de génie. » (Charles Nodier. « La fée aux miettes »)

Un ministre de l’enseignement supérieur qui « s’excuse » auprès d’étudiants pour des propos tenus par…son premier ministre, à propos de la langue arabe et son utilisation en tant que langue de l’administration.
Un rappeur mauritanien qui s’époumone devant un public surexcité au Centre culturel français de Nouakchott en clamant « Non à la langue arabe ».
Qu’on se le dise, le Français, n’est pas une langue nationale en Mauritanie. Le français ce n’est la langue d’aucune ethnie ou tribu en Mauritanie.
Qu’on se le dise, le Français n’est pas une langue de la Mauritanie ! C’est une langue étrangère !
Que l’on se trompe pas : Le français ne peut être et ne saurait être la langue officielle de la Mauritanie, ni se substituer à la langue arabe dans quelque secteur qu'il soit de la vie mauritanienne.
Ceux qui actuellement sont pris par le syndrome de la francophonie, et qui persistent à vouloir maintenir coûte que coûte la langue française comme langue de l’administration et de l’Etat mauritanien se trompent lourdement.
Le français est une langue étrangère qui doit s’étudier , se parler en tant que telle ! Elle ne saurait se substituer à la langue arabe. Langue de Mauritanie, langue de sa confession.
Ceux qui prétendent le contraire, sont tout simplement en train de vouloir imposer une langue étrangère à leur propre pays, alors que l’arabe, leur langue, remplit et de loin le rôle que le français peut remplir (voir article "bilinguisme et langue officielle").
Ceux qui défendent l’imposition du français en lieu et place de l’arabe, sont sans aucun doute de mauvaise foi.
Que l’on demande à ce que la langue française soit utilisée en attendant que, progressivement, la langue arabe puisse devenir une langue de l’administration partagée par tous, cela se comprend.
Une grande frange de la population actuellement n’est pas formée à la langue arabe et ne parle que français, ce serait donc une erreur d’introduire la langue arabe de façon rapide et non réfléchie (tout comme l’associer à une idéologie : voir mon article, « non à l’idéologisation de la langue arabe ! » )
Une telle introduction de l’arabe en tant que langue officielle de l’Etat mauritanien, ne doit souffrir d’aucune contradiction mais bénéficier du dialogue sur les voies et moyens de sa réalisation.
Il convient de la planifier, d’associer les populations sur le moyen et le long termes et de faire que les générations futures mauritaniennes puissent parler travailler avec la langue arabe, à côté des langues nationales (Voir mon article sur le plurilinguisme en Mauritanie)
En effet, il est inconcevable dans un pays disposant d’une langue qui peut servir de ciment entre les cultures du pays et d’outil unitaire de tous ses enfants, se voit rejeter au nom d’une langue étrangère. Ceci est non seulement inacceptable et constitue la pire image d’aliénation que peut présenter un peuple.
Nul ne refuse l’enseignement du français. Comme toutes les autres langues, c’est un vecteur d’ouverture et de dialogue entre les civilisations. Elle doit être enseignée dans tous les cycles éducatifs.
Nul ne doit prôner l’introduction brutale de la langue arabe dans le système administratif mauritanien. Mais demander à le faire progressivement.
Nul ne doit revendiquer la langue française comme langue de dialogue ENTRE le mauritaniens eux-mêmes. C‘est à la fois une insulte à la langue arabe, capable de jouer son rôle unitaire, et à nos langues nationales.
Toute velléité de conserver la langue française comme la langue de la Mauritanie est à la fois une aliénation de sa propre culture, une démonstration de son incapacité à utiliser ses propres langues pour se promouvoir et surtout un aveu d’une incommensurable faiblesse qui, comme on le sait, a toujours été le signe distinctif des nations dominées.
Alors entre la langue arabe, langue mauritanienne, langue parmi les langues de notre pays, langue de notre confession et le français, langue étrangère, que choisir. La première ou la seconde ?
La réponse, pour celui que guident le cœur et la raison, ne saurait être que la première.
Stendhal, n’écrivit-il pas que : « le premier instrument de génie d’un peuple c’est sa langue » ? (« Des périls de la langue italienne »).
Stendhal parlait ainsi de sa langue, mais aussi de ce que celle des autres pouvait être pour leur génie.
Ce qui fait que le ministre vaut bien le rappeur. Mais, à travers l’imposition du français, c’est le pays que l’ont fait chanter.
-
Pr ELY Mustapha

290 commentaires:

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maatala a dit…

Salam

Le prof a dit:

"Une grande frange de la population actuellement n’est pas formée à la langue arabe et ne parle que français, ce serait donc une erreur d’introduire la langue arabe de façon rapide et non réfléchie"

Lagdaff ente vem dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

Monsieur le Président de la République

Permettez - moi de livrer ici, les sentiments forts d'un homme qui, hier perdait toute confiance dans son pays, et aujourd'hui espérait retrouver la quiétude ; sentiments qui furent également ceux de toute une communauté : la communauté négro – mauritanienne.

Autant que je m'en souvienne, dès les premières heures du mouvement rectificatif en date du 6 Août 2008, j'ai toujours eu en mon humble personne, le fort sentiment d'appartenir enfin à une nation, à la Mauritanie.

J'avais toujours été dans les temps, attaché à une tribu, à une région, à une ethnie, à un clan ;car, telle était la vie politique qui baignait dans le nationalisme étroit , dont le seul et unique but était d'écarter toute une communauté des postes de commande dans tous les secteurs ; vie politique qui ne baignait pas moins dans le régionalisme et le népotisme que dans ce nationalisme étroit.



J'avais toujours voulu voir autour de moi , non pas le MAURE , le HALPULAAR le SONINKE, le HARATINE ou le WOLOF , mais des citoyens mauritaniens , des frères et des sœurs, dont mon cœur pouvait vibrer de joie et de fierté à l’unisson de leurs réussites, de leurs succès et souffrir aux moments douloureux de leurs peines et de leurs problèmes.

Mais la situation politique et sociale sous les régimes d'exception , que le pays a connue dans le temps et dans l'espace , à travers son histoire courte mais agitée, et son parcours politique mouvementé et parfois sanglant, était telle , que je ne me reconnaissais plus dans ce pays, et que je voyais toujours dans mon frère MAURE , un ennemi juré du NOIR et avec lequel , ni la cohabitation, ni la coopération n'étaient possibles.

J'ai toujours vécu dans l'adoration la plus forte de mon pays, de ses valeurs historiques et islamiques , de paix , de justice et de solidarité qui, durant les régimes d'exception, que j'appellerai années de braises, étaient longtemps et toujours banalisées , pour ne pas dire foulées aux pieds.

Comme tout patriote, comme tout citoyen à travers le monde, j’avais un sentiment, que mon pays est enfin devenu un havre de paix. Ai-je tort? Ai-je raison ? L’avenir devant nous nous le dira.

Tout négro- mauritanien pouvait développer l'instinct de fierté d'appartenir à la Mauritanie, eu égard à votre ingéniosité et votre courage.

Mais les malencontreuses sorties du PM et de la ministre de la culture , non seulement sur la généralisation de l’arabe , mais aussi et à l’apothéose,sur l’arabité de la Mauritanie , au moment où vous parlez de réconciliation nationale, ne sont pas de simples déclarations d’intentions, mais un objectif sciemment prémédité.

Si tel n’était le cas, le PM et la ministre de la culture auraient été démis de leurs fonctions. Votre silence Monsieur le Président de la République, face à l’impérialisme ethniciste aux relents épuratoires que dégagent ces déclarations, confirme bien la complicité de l’Etat qui, par ailleurs est encore plus évidente à travers l’extrait suivant de la déclaration du PM , et l’on cite :

maatala a dit…

« Aujourd’hui , et conformément aux orientations du Président de la République, nous allons faire de la promotion de la langue arabe et de sa défense , un principe ; de son appui et de sa généralisation comme langue de travail , d’échanges administratifs et de recherches scientifiques, un objectif. » Fin de citation.

La communauté négro- mauritanienne ne rejette pas l’arabe en soi ; déjà au 11ème siècle de l’ère chrétienne , elle embrassa l’apprentissage de cette langue dans le royaume du GHANA bien avant les Almoravides. Elle n’est pas l’ennemie de l’arabe ; le PM et la ministre de la culture en sont les premiers ennemis; car ils en usent comme moyen d’oppression , dépréciant ainsi sa beauté et son attractivité et créant le dégoût et le rejet à son égard .

La communauté négro- mauritanienne rejette plutôt la manière dont on veut l’imposer comme langue unique de travail et d’échanges administratifs ; ce qui ferait d’elle, un facteur, non pas d’unité et de cohésion sociale, mais de dégénérescence de notre merveilleuse diversité culturelle , en haines et en antagonismes, dans un nœud qui serait difficile à défaire par la suite , de deux communautés qui entreraient en perpétuels conflits ; diversité culturelle pour la juste appréciation de laquelle , trouver un moyen consensuel et harmonisé devrait être aujourd’hui , le souci majeur du PM et de la ministre de la culture .

Il existe dans la déclaration du PM et dans celle de la ministre de la culture, deux points de friction et un problème subsidiaire :

- les desseins hégémoniques et d’exclusion de nos cadres francophones qui se retrouveraient en chômage ou qui se seraient convertis en de piètres employés de bureau.

- La limite scientifique de l’arabe dans le sens de la recherche et de l’invention, n’échappe à personne . Tous les pays arabes , dans les domaines de la recherche et de l’invention scientifiques , utilisent le français ou l’anglais, et également comme langues de communication.

- combien de cadres négro-mauritaniens arabophones, occupent aujourd’hui dans le pays de hautes responsabilités administratives ou politiques ? Cadres pourtant sortis de grandes écoles arabes et faisant preuve de compétences et d’expériences au terme de leurs études soutenues ; la plupart d’entre eux sont dans le chômage ; d’autres , s’ils arrivent à trouver du travail, sont chapeautés par ceux-là qui n’ont fréquenté que les Mahadras.

Le moment est loin d’être opportun pour parler de la généralisation de l’arabe et de l’arabité comme identité culturelle de la Mauritanie . Ce qui urge aujourd’hui, c’est de s’attaquer sans tarder aux problèmes cruciaux auxquels le pays est confronté .

1) le passif humanitaire ; il faut qu’on en finisse pour avoir réellement la réconciliation des cœurs en sachant qui pardonne à qui .

2) la reddition de leurs droits spoliés aux expulsés des années de braises, déjà rentrés au bercail .

3) la répartition juste et équitable des richesses nationales.

4) La répartition à égalité du temps d’antenne à la télévision et à la radio nationales.

5) Une approche communautaire des mesures individuelles lors des conseils des ministres.

Info source : Sall Mamadou

maatala a dit…

salam

Lu sur cridem

"Tewassoul condamne les événements de l’université et appelle l’Etat à assumer ses responsabilités

Le Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul), parti politique, d’obédience islamiste, mais non extrémiste, a vivement déploré aujourd’hui, les heurts qui se sont produits dernièrement à l’université de Nouakchott, entre « les fils d’un seul et même pays ».

Tawassoul a également appelé les autorités à assumer pleinement leur entière responsabilité dans ce qui se passe, comme il a demandé à tous les autres acteurs politiques d’œuvrer, chacun de son lieu d’action, à cultiver les valeurs de l’unité, de l’amour d’autrui et du partage du destin.

Le parti estime que les heurts de l’Université sont le résultat logique de cette querelle linguistique, qui a pour arrière-plan, la promotion de l’arabe défendue par certains groupes et contestée par d’autres.



Tewassoul s’était déjà prononcé sur cette polémique, encourageant l’enseignement de l’arabe,, mais, exigeant également la prise en considération de l’identité africaine de la Mauritanie.

Une position louable qui a permis à cette formation politique de ne pas se confondre dans la mêlée des partisans inconditionnels de telle ou telle langue.

Info source : Emjad (Mauritanie)

maatala

Anonyme a dit…

Khalil Balla Gueye a dit...
J,implore votre pardon magnanime a genoux sous vos pas en me roulant dans la poussiere du regret et des excuses sinceres.
Je ne suis et n,ai jamais ete qu,un fou irresponsable et incurable malgre toutes sortes de therapie y compris en ce moment meme dans l,asile psychiatrique.
j,implore le pardon pour le tort occasionne de LM, Maatala , BL, Bebe Ba , Citoyenne,A-, Couly, Yanis le roi,Dr Kleib, Rimo, et tous les canalheurs ancien et nouveaux.

Je vous implore a genoux d,epargner ma miserable vie de fou a lier et si je ne merite pas votre pardon faites pour mes enfants et leur mere, ma mere t mes autres enfants.
oui je ne suis qu,un malade mental chronique d,ailleurs tous faits et gestes de fou en temoignent.J,ai essaye de le cacher le plus longtemps possible vainement car c,est ma nature d fou qui prend le dessus invariablement.
Epargner ma vie de grace, faites le pour mes enfants au moins .on ne tue pas les fous , on les soigne.et j,en suis a ma cinquieme semaine d,affile de soins en psychiatrie sans compter mes autres sejours de 2010 dont j,ai passe le plus en asile.
Pitie, pitie, wejehtelkoum allahi we rassoulihi et lebzazil elli embeyne la teketlouni 3an ousserti vassele viye vi el ghourbe.
Khalil Balla Gueye en cinquieme semaine de suite en soins psychiatriques.

15 avril 2010 15:02

kimporte a dit…

bôjor

à lire wwww.chezvlane.blogspot.com

" à la guerre comme à la guerre"

salut

Anonyme a dit…

Cher Maata, merci de mettre l'article de notre Prof en ligne et de laisser sa clairvoyance à la portée de tous les visiteurs.
Min nahiyetine oukhra, cher frère, nous devrons tous condamner les événements douloureux de l'université et nous devrons travailler tous coute que coute pour éteindre le feu avant que ça soit trop tard.
La force de notre chère Mauritanie, est dans son unité et sa diversité culturelle.
Il est de notre devoir et de notre responsabilité historiques de tirer les leçons des événements dangereux, que notre pays a vécus en 1966/1979/1989/1990.
Nous sommes tous appelés à combattre tout appel à la violence et à la déchirure de notre pays.
Ya nass la Mauritanie a besoin de vous tous sans exception et je le répète ici haut et fort, sauvons notre pays des extrémistes de tout genre. Lutons civilement et paisiblement pour bâtir un pays de droit où chacun aie sa part billa menine we la kederine.
Merci une fois de plus pour notre Prof et pour notre cher concierge Maata.


Citoyenne

mballal a dit…

Analyse limpide.

Anonyme a dit…

au lieu de nous bassiner avec son prétendu amour de la langue arabe , le prof ferait mieux de faire son blog en arabe et publier ses chef-d'eouvres en arabe

quel mépris pour les arabisants!

c l'exemple typique de l'hypocrisie, on pense en français mais pour agiter du vent on parle de l'arabe

Anonyme a dit…

A- a dit:

Citoyenne,

Ce n'est pas contre toi. Je veux le débat sans capuchon (meglou'ou eghvavirou).

...........
...........

Cher A-, soyez tranquille, être contre moi ou avoir des idées et des positions différentes des miennes ne me posent pas problème, car je le considère votre droit le plus absolu. Mais interpréter mes propos et mes idées différemment de mes objectifs, je le refuse et je ne l'accepte pas et je ne le trouve pas honnête de votre part.
Si vous avez des messages ou des idées vous pouvez les balancer librement sans me prendre cheval tourwada, c'est tout.
Sans rancunes!!!

Citoyenne

Anonyme a dit…

حزب "عادل" يطالب بإخماد نار الفتنة بنبذ محاولات التفرقة

[2010-04-16 14:10:00 ]16 نيسان (أبريل) 2010

أصدر حزب "عادل" بيانا حول أحداث جامعة نواكشوط، جاء فيه: "تشهد جامعة نواكشوط منذ بعض الوقت أحداثا خطيرة تهدد الوحدة الوطنية والسلم الأهلي.

و قد اندلعت شرارة هذه الفتنة بفعل تصريحات طائشة صادرة عن هذا النظام الذي يجر البلاد إلى الهاوية بضرب المواطنين بعضهم ببعض.

وعوض العمل من أجل التهدئة و استعادة الاستقرار واصل النظام صب الزيت على النار بتصريحات طائشة جديدة. وقد أدت هذه التصرفات المتهورة، في المرة الأولى كما في الثانية، إلى اندلاع موجة خطيرة من العنف تنذر بفتنة مستطيرة.

وقد أصبح من الواضح أن هذا التوجه اللامسؤول يشكل سياسة ثابتة للنظام أساسها مبدأ فرق تسد، وغايتها إلهاء الشعب عن مشاكله الحقيقية التي أصبحت تتفاقم يوما بعد يوم.

إن حزب العهد الوطني للديمقراطية والتنمية "عادل"، و هو يلاحظ المستوى الخطير الذي وصلت إليه الأوضاع، ليتوجه بنداء صادق إلى عموم الفاعلين السياسيين والاجتماعيين و إلى جميع الموريتانيين، للعمل معا قبل فوات الأوان من أجل إخماد نار الفتنة بنبذ محاولات التفرقة و التصدي بحزم لكل من تسول له نفسه المس من وحدة شعبنا وقيمه المقدسة".

Anonyme a dit…

Le Professeur a raison, il ne fait aucun sens de continuer a promouvoir la separation entre l'administration et le peuple en engraissant une langue comletement etrangere a ce peuple, mais d'un autre cote il ne faut pas se lancer dans une guerre de religion pour imposer l'arabe a des communautes qui se croient qu'avec cette langue elles seront marginalisees dans ladite administration.

La verite se situe au juste milieu, c'est a dire permettre l'utilisation des deux langues pour une certaine periode durant laquelle, les langues nationales seront promues pour venir remplacer graduellement la langue etrangere.

Il faut cependant commencer par permettre aux cadres arabisants marginalises l'acces total a l'administration et ne pas priver ces citoyens aussi de leur droit de contribuer a la construction nationale.

Il ne fait aucun sens d'abandonner tous ces cadres arabisants, qui n'ont pourtant rien a envier aux autres a la traine et s'enteter a promouvoir une langue dont ne profite que la France et sa politique fraçafricaine.

Sanhaji

Anonyme a dit…

Merhbe bic Sanhaji. Je partage avec vous la même position.


Citoyenne

Anonyme a dit…

Séquelles du colonialisme, lègue de l’ignominie ou domination par procuration



Justement, on a rien hérité de la France et elle n'est pas venue pour nous faire hériter quelques choses. Elle est venue principalement pour piller, acculturer et humilier des gens qu'elle considérait et qu'elle considère toujours comme des sous humains. Des populations qu'elle voulait façonner pour assurer ses propres intérêts et garantir une inconsciente allégeance et éteindre en eux à jamais la flamme de la liberté et rétrécit leur horizon à sa dimension pour que l'indépendance ne soit qu’une domination par procuration.

Cette procuration est parfaitement assurée par les soldats inconnus d'une cause qui ne saurait être la leur. Une cause qui sous-entend beaucoup de mépris de soi, une glorification de la domination coloniale qui rend l’homme capable de refuser l’autonomie et l’indépendance soutenant son maintien en prison et son isolement du reste du monde et la référence à soi impossible.
Dans cette situation de substitution de rôles et de renversement des valeurs, où les opprimés s’approprient les valeurs et symboles de leur domination, perpétuant du même coup les conditions de leur aliénation sans espoir d’un développement culturelle endogène posant les vrais jalons d’une France d’outre-mer africain maintenue par procuration créant les conditions de la banalisation des séquelles de la période coloniale.

Bebe BA a dit…

Bizarre, je croyais qu'il avait été arrêté il y'a plus d'1 mois! à moins que cela ne soit pas le même!
Qu'en penses tu A-?

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Un ressortissant malien accusé de planifier des enlèvements d’otage occidentaux pour le compte de l’AQMI



Un ressortissant malien arrêté depuis deux semaines a été mis, jeudi, à la disposition du juge du cabiné antiterroriste, après avoir été accusé par le parquet de Nouakchott de tentative de mener des opérations de rapt d’occidentaux en territoire mauritanien, en collaboration avec l’organisation Al-Qaïda au Maghreb Islamique(AMI), ont affirmé à ANI des sources judiciaires.


Selon des sources sécuritaires, le prévenu avait été intercepté, il ya de cela deux semaines, en compagnie d’une deuxième personne, dans la zone militaire nord, par l’armée mauritanienne, au moment où ils cherchaient à franchir une zone interdite.
Selon des sources sécuritaires, l’homme en question est un membre d’une tribu touareg du nord malien, lié avec Abdel HamidAbou Zeyd, (lieutenant de Belawar, alias Moctar Boulmoctar) chef de la « katiba Tarek ben Zeyad », auquel il fournissait des ravitaillements logistiques.
Hamid Abou Zeyd lui confia, depuis quelques temps, la mission d’exécuter des rapts d’occidentaux, d’abord au mali où il a échoué, et en Mauritanie, contre lesquels il devrait recevoir des payements en espèce.

Anonyme a dit…

Merci d'ouvrir les yeux chers compatriotes les noirs de Mauritanie n'ont pas l'intention de se faire coloniser une deuxième fois. Vu la tournure que prend les orientations peut-être qu'il serait judicieux de s'assoir autour d'une table et définir une façon de cohabitation pacifique.
Ne soyons pas hypocrite la nation mauritanienne n'existe pas. nous sommes deux communautées qui vivont côte à côte. dont l'une veut continuer a dominer l'autre .

Bebe BA a dit…

Ano precedent

Les noirs mauritaniens n'ont pas les ancetres gaulois à ce qu'on sache!

Je ne vois pas pourquoi c'est tj les noirs qui manifestent dès qu'on parle d'arabisation?

Anonyme a dit…

soit pas naive Bébé Ba ce n'est pas un problème d'ancêtre, c'est l'exclusion qui est déjà pratiqué depuis longtemps qui veut se péréniser.

Bebe BA a dit…

Ano, je suis désolé mais c'est vous qui en faite une histoire d'ethnie!
En fait, l'rabisation n'arrange personne dans ce pays, meme ceux qui le pronent et je ne vois pas pourquoi c'est tj les noirs qui se sentent visé?
Et surtout, la violence n'a jamais servi à qq chose!
c'est un faux débat comme celui du voile islamique dans le chateau de versailles, lol

Bebe BA a dit…

A-, just only for you!

Urgent : Après 4 mois de détention, l’Aqmi relâche le couple italien

vendredi 16 avril 2010

Le couple d’Italiens, retenu en otage depuis près de quatre mois par un groupe d’islamistes armés de la branche maghrébine d’Al-Qaïda, a été libéré vendredi dans le nord du Mali.

La nouvelle a été annoncée, il y a quelques heures par des sources officielles, au sein du gouvernorat de Gao. "Le couple d’Italiens a été libéré" sur le territoire malien, a annoncé cette source au sein du gouvernorat de Gao, sous couvert d’anonymat.

"Une patrouille de notre armée vient de les récupérer, ils se portent bien", a ajouté cette source. Les autorités ont attendu que les otages aient quitté la "zone d’insécurité" pour faire état de leur libération.

Sergio Cicala, Italien de 65 ans, et sa femme Philomène Kabouré, de nationalité italo-burkinabé, 39 ans, avaient été capturés le 18 décembre dans le sud-est de la Mauritanie, près de la frontière malienne.

Leurs ravisseurs les avaient ensuite cédés à un groupe d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans le nord désertique du Mali. Aqmi libère chaque mois, depuis février, des otages détenus dans le désert malien. Un otage français avait été libéré le 23 février, puis une otage espagnole le 10 mars.

Mais les islamistes armés retiennent toujours deux hommes de nationalité espagnole, membres de l’ONG catalane Barcelona Accio Solidaria, capturés fin novembre dans le nord de la Mauritanie.

Anonyme a dit…

C'est ce vlane, qui est allé pleurnicher chez agora vox ( pour demander aux européens asile en tant que francophone! Quelle honte!) et qui s'est fait torcher par les français et les canadiens.

Lire ici comment vlane s'est fait humilier, par les lecteurs français, canadiens et autres sur agoravox :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/j-en-appelle-aux-803-millions-de-72390

Maintenant quant au prof, il doit effectivement écrire en langue arabe, pour faire passer ses idées chez les autres et ne pas bombarder uniquement les francophones. Ceci dit il est difficile de ne pas trouver ses idées sans arrières-pensées.

Anonyme a dit…

Est naïf celui qui pense que s'identifier au français par dépit ou l'aversion à l'arabe par chicane permettra aux langues dites nationales de se développer, la seule issue c’est d’être démocratique, respecter la langue officielle de ce pays et commencer dans ce cadre à développer ces langues dans l’harmonie et la cohérence d’ensemble sans bruit et sans tapage et dans le respect mutuel et la fraternité.

Anonyme a dit…

ah enfin un ennemi!

Anonyme a dit…

Ok Bébé Ba continuons a nous caché derrière le petit doigt, il n'ya aucun problème de cohabitation en Mauritanie, ni ethnique.

Anonyme a dit…

Ano de 20h53.
Vous voulez sonnez la fin de la récréation: circulez y'à rien à faire. drôle de conception de la démocratie.
Le developpement des langues nationales reprises par les chauvins de l'université est un leurre et un slogan creux.

Anonyme a dit…

Les autres pourtant n'ont demandé que le maintien du français, ceux qui ont des slogans pleins et non creux.

Bebe BA a dit…

Ano qui me traite de naïve!je ne me cache pas du tout!
Je sais pertinement que des problèmes, il y'en a plein, alors pourquoi en chercher encore?
ON EST CONDAMNE A VIVRE ENSEMBLE!!! Il vaut mieux cherché une solution, pour vivre ensemble au lieu de chercher de faux pretexte pour attiser la haine!

Bebe BA a dit…

Ano, qui veut aller à la guerre, pour toi.

Bonne soirée


http://www.afrik.com/article19471.html

Anonyme a dit…

Azizo a force de fréquenter ElBechir le génocidaire, et le roi des dingues (roi de rois africains)
ils ont déteint sur toi tu va foutre le bordel chez toi et crois moi la RIM préfère El avia

Anonyme a dit…

crois moi Bébé ba je suis loin d'être un va -t-en guerre car c'est synonyme de destruction et de misère. J'avais bcp d'espoires pour les changements..mais j'ai vite déchanter comme disent les Touks: Mbourou fof ko Farine.

Anonyme a dit…

ano 21h30 tu écris comme tu parles, dommage que tu sois lâche jaloux et ingrat, bienvenu sur canalh

Anonyme a dit…

J'ai lu sur un autre site ( aglam hourra ) une proposition estimée juste par son auteur pour resoudre le conflit entre l'arabe et le français. la solution consiste à abandonner ces deux langues et de decreter la langue pular comme langue officielle pour le pays comme ça tout le monde y trouve son compte.

Anonyme a dit…

Ano de 21h35
Tu es bcp plus lâche que moi tu écris comme un Jasous
canalh ne t'appartient pas ne me souhaite pas la pas la bienvenu connard.

Anonyme a dit…

d'ailleurs en parlant de lèche cul des français, tu en connais un rayon, que serais-tu sans eux? à la rue? tu ne sais pas où tu mets les pieds, le style c'est l'adn et qu'on en a même merdique pour mystifier quelques zig , ça reste

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Incidents de l’Université : l’Ajd/Mr et Tewassoul appellent à la préservation de l’unité nationale

Alors que les accrochages entre universitaires continuent de manière sporadique sur le terrain du campus, les mille et un partis mauritaniens, omniprésents là où on les attend le moins, regardent comme des spectateurs indifférents, un problème de portée nationale qui doit les interpeller en premier.

Drôle de pays où l’allégeance déplacée à l’étranger fait l’objet d’une considérable médiatisation, à la différence de cette dangereuse menace de l’unité nationale, qui ne remue pas les cervelles étroites de ces partis cartables.

Les partis de l’opposition démocratique s’en sortent mieux, avec des mises en garde, régulièrement adressées aux inconditionnels de la politique politicienne, pour ne pas verser dans tout ce qui est de nature, à porter atteinte à la cohésion nationale. La Coordination de l’opposition démocratique (COD) devra livrer son point de vue définitif sur ces rebondissements inquiétants, au cours du meeting populaire de demain.



Tawassoul s’en sort mieux, en brandissant haut et fort l’identité double de la Mauritanie (arabe et africaine, préférant plutôt axé son discours sur le caractère d’islamité, qui se moque des cultures et des races. En organisant un séminaire sur l’identité nationale et sur les composantes du pays, le parti de Mohamed Jemil Mansour va même plus loin, pour montrer à l’opinion publique que la Mauritanie est une et indivisible.

L’Ajd/Mr quand à elle, vient de rendre publique une déclaration, établie par son bureau national, dans laquelle, ce parti évoque les incidents récurrents au sein de l’université de Nouakchott, qui « compte tenu de leur nature, revêtent une gravité certaine pouvant aller jusqu’à la remise en question de l’existence de notre pays », précise cette formation, dénonçant « l’attitude irresponsable de certaines forces politiques qui, au lieu de contribuer à éteindre l’incendie, mettent l’huile sur le feu ».

Vu le danger qui se profile dans ces mouvements, Le parti d’Ibrahima Moctar Sarr a lancé un appel « à tous les patriotes et l’élite de ce pays pour mettre fin à ces troubles qui mettent en péril l’unité nationale et l’avenir du pays ».

L’Ajd/Mr a également invité l’Etat mauritanien et au premier rang le Président de la République pour mesurer l’ampleur du danger qui guette le pays et pour prendre toutes ses responsabilités visant à mettre fin à ces incidents néfastes et préjudiciables à l’unité nationale.

Info source : Emjad (Mauritanie)

maatala

Anonyme a dit…

Ano de 21H35

Ne me souhaite pas la bienvenu sur canhal, car le blog n'est pas ton domicile et ne t'appartient pas tu ecris comme les jasous

Anonyme a dit…

et toi comme un ingrat, un lâche et un jaloux derrière ta grande gueule

Anonyme a dit…

J'espere que les discussion dans le cadre du respect et la politesse
ça sert à rien et inutile

maatala a dit…

Salam

Lu sur le net

"L’Islam nous a mis en garde contre la nuisance au voisin et son mauvais traitement. Le Messager a expliqué qu'une telle conduite pourrait priver son auteur de l’accès au paradis :

« N’entrera pas au paradis celui qui ne met son voisin à l’abri de sa nuisance »
[ Rapporté dans les Deux Sahih et cité par Mouslim sous le numéro 46
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Pourquoi les chrétiens sont-ils persecutés en terre d'islam ?

maatala

Anonyme a dit…

SVP, j'aimerais bien avoir une idée meme sommaire des orientations poltiques voire ideologiques de celui qui est deriere cridem, claude K. je sens pas une odeur de sainteté et il me semble un peu louche, sa selection d'articles me semble tres orienté et pas toujours dans l'interet de notre pays, surtout cette episode de l'arabisation semble le demasquer clairement. est-il en amoureux desinteressé de la mauritanie et sans arrieres pensees, ce qui m'etonne ou travail t il pou un agenda mesquin, la derniere semble plus probable, allahou alem!!!

maatala a dit…

Salam

Lu pour nos amis

Séquence nostalgie et pensée à X

qui dans son dernier blog a dit:

"un grand merci

ce travail n'aurait pas pu être fait sans l'aide d'innombrables sources qui souhaitent garder l'anonymat, je ne peux évidement pas les citer sinon elles ne serons plus anonymes lol, mais je tient tout particulièrement à leurs adresser mes remerciements les plus vifs, ainsi que mon éternelle reconnaissance.

un merci tout particulier à mes amis et compagnons de la première heure, réuni sous l’appellation du canal historique, ils étaient les premiers à venir m’encourager et discuter, sur le blog, des problèmes de notre pays, toujours dans une ambiance détendu et respectueuse de l'opinion d'autrui.

sans eux, ce travail n’aurait jamais pu être accompli, je profite de l’occasion pour souhaiter une bonne continuation à leurs blog http://canalh.blogspot.com/ que je promet de visiter de temps à autre.

à tous, les ami(e)s du canal historique et les autre, je leur dit que je reste disponible à mon adresse mail xouldy@gmail.com qu’ils connaissent déjà mais que je rappelle, à toute fin utile.

Maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur le net

"Société/Environnement : Y’a-t-il encore des espaces verts à Nouakchott ?


A 24 jours précisément de l’ultimatum climatique de Copenhague (le 17 décembre prochain), rencontre internationale où des pays du monde débattront sur les grandes questions liées à l'environnement, Nouakchott Info s’interroge sur les espaces verts dans notre capitale, Nouakchott. Y’en a-t-il ? Y’en avait-il eu ? Où sont-ils ? Qu’en reste-t-il ?

Car, à notre souvenir, ces espaces verts avaient existé. Mais ce sont des souvenirs qui remontent au début des années 80 du siècle dernier, au temps des Structures d’Education des Masses (SEM) quand la fête de l’arbre et la politique de fixation des dunes étaient des slogans politiques. Pourtant Nouakchott, prise par vue aérienne est une ville verte. Sans doute parce que l’on plante des arbres devant chez soi. Mais cela s’arrête là. Les espaces verts, ceux conçus pour se balader avec ses enfants, humer de l’air pur, lire un bouquin, ou se raconter des histoires pour tuer le temps, faire du jogging, ces espaces verts-là, n’existent pratiquement plus. A moins de vouloir s’évader à Tel-Zatar où des périmètres maraîchers, plantés pour combattre l’avancée du désert, s’étendent sur une dizaine de kilomètres jusqu’à Toujounine. Un peu comme la ceinture verte de Nouakchott que les constructions de Tevragh-Zeina, dans la zone F-Nord et Centre Emetteur ont traversé et même détruit. Les seuls espaces qui s’imposent sont les ronds points (carrefours Madrid, Foire, Nancy, centrale Arafat). Reportage.

Jadis, ils étaient là, plus maintenant
Pour faire l’état des lieux de ce qui reste de ces espaces verts, nous avons fait le tour de la ville, vendredi dernier. Mais partout, le constat était le même : c’est la désolation totale.
Au carrefour Madrid, juste derrière la centrale chinois, un petit périmètre vert où jadis, selon des témoins, des bananes poussaient, est aujourd’hui en passe de disparaître, faute d’eau.
A El Mina, non loin de Kebbat Mendez, l’espace, jadis vert, ne compte plus que trois (3) palmiers et un arbre. Le reste de cet ancien espace vert abrite aujourd’hui un centre de réinsertion des mineurs en conflit avec la loi et/ou un lieu servant de pâturage aux ânes. En remontant vers le Marbett (le marché de bétail), plus rien. Pourtant, un espace y avait été planté, plusieurs années auparavant, mais plus rien.
Au marché Tchieb-Tchiaba de Sebkha, une trentaine de palmiers «desséchés» est pris en sandwich entre les boutiques des commerçants et les maisons. Mais là où le spectacle est encore plus désolant, c’est lorsque nous arrivons à la hauteur des «Jardins», véritable parc vert de plusieurs hectares, qui séparent la Sebkha de la Médina 3. Ici, le périmètre maraîcher, un des plus grands espaces verts, est tout simplement menacé de disparition. A l’intérieur de ces «Jardins», que de scènes de désolation. Un cadavre d’âne décomposé, un autre enflé, des flaques d’eaux usées et des vents de poussière soulevés par les roues des voitures qui y ont obligé un raccourci pour relier la Médina 3 au quartier de la Sebkha.
Plus loin encore à Tevrag Zeina 1, dans la zone qui comprend aujourd’hui la Commune de Tevragh-Zeina, le commissariat de police du 4ème, en face du PNUD et prolongeant jusqu’aux ambassades de Chine et de France, les grandes foules de branchage qui séparaient la BMD de l’ilot K, c’est à une réelle déforestation que l’on assiste aujourd’hui, la «forêt» ayant cédé sa place à un terrain de basket, un immeuble en finition, etc.

maatala a dit…

Un peu comme ont été squattés la place de l’OMVS, faisant face à la Communauté urbaine de Nouakchott et au racing Club et les espaces verts de l’ilot L et ilot B du CC des jeunes filles où des bâtiments ont été construits si ce ne sont un parking de véhicules et un michelin qui s’y sont installés!
Plus loin, à Tevragh-Zeina 2, entre le stade olympique et la station Fawaz, un espace vert qui était là a disparu comme en témoigne notre interlocuteur : «ici il y avait une couverture végétale une culture maraîchère et des palmiers. Il s’étendait sur un périmètre de d’environs 1200 Kilomètres carrés, de la station Fawaz jusqu’au stade olympique s’éloignant au nord à partir du goudron qui passe devant le stade».
Même au vieux quartier du Ksar, les espaces verts se comptent sur les doigts d’une main. «L’élevage» a perdu des branches et ce malheur continue de frapper le peu qui reste des espaces verts à telle enseigne que le terme «Espaces verts» n’a plus sa place dans la discussion des nouakchottois qui arrivent à peine à en localiser quelques uns.
Témoignages
Djibril Gaye, chef de famille à la Médina 3 : «Nouakchott n’a pas d’espaces verts, ni de jardins publics, non plus de parcs d’attraction. Des bancs publics, on n’en parle même pas. Les espaces qui étaient censés remplir ce rôle sont transformés en dépotoir d’ordures et de lieux de fréquentation de chèvres et d’ânes.»
Hamza Digana, habitant au quartier Ilot D qui fait face au marché de la capitale: «Depuis trois ans, de 2006 jusqu’à 2008, la Mairie de Nouakchott nous promet une belle ville. Mais ne devrait-on pas demander comment embellir une ville sans espaces verts, ni même de bancs publics? Regardez nos deux plus grands carrefours, Madrid et Nancy, ils risquent de se terminer à la défriche. Il me semble que la Mairie se préoccupe plutôt des panneaux publicitaires que d’entretenir le peu qui reste de ces espaces».
Ahmed Fall, un résident de la «Médian R», s’étonne : «Espaces verts, il n’y en a pas à Nouakchott! Je n’en vois aucun sauf celui à la Présidence de la République où le petit cordon vert qui borde la façade du Camp de Garde. Je me demande où sont les communes?»

Comme nous le rappelions plus haut, notre capitale Nouakchott souffre d’un manque cruel d’espaces verts, de jardins publics, d’un visage naturel au sens botanique du terme.
Reste à savoir si, les pouvoirs publics qui ont mis sur pied un comité interministériel à la veille de l’ultimatum de Copenhague afin d’examiner trois grands projets que la Mauritanie pourra présenter, à savoir la protection de la ville de Nouakchott contre les incursions marines, le développement du potentiel des énergies renouvelables et la lutte contre la dégradation des terres et la désertification, sauront accorder plus d’attention à la première ville du pays.

Mohamed Khatta et Mohamed Diop

maatala a dit…

3 questions à … Breika Ould Mbareck
Pour en savoir un peu plus, Nouakchott Info a rencontré le Capitaine Breika Ould Mbareck, ancien membre du Comité Militaire de Salut, président de la commission régionale des SEM, témoin des espaces verts de l’époque.

«Le combat de l’environnement ne sera jamais gagné en restant seulement dans les bureaux.»

Nouakchott Info: Les jardins avaient fleuri à une certaine époque à Nouakchott. Vous en êtes témoin. Où sont ces espaces verts?

B.M: Vous savez, avec les Structures d'Education des Masses (SEM), nous avions à cœur de lutter contre le délabrement de l’écosystème. Il était nécessaire alors de freiner l’avancée de la mer, mais aussi stopper la désertification par la fixation des dunes au nord de la ville. A partir de 1981, nous avions mobilisé les populations, encadrées par l’Etat. Chaque quartier a été divisé en 10 cellules qui comprenaient chacune 10 familles. Et j’avais même formé des jeunes qui travaillaient, sans salaire, à côté des corps de l’armée. Avec ces ressources humaines, nous avions commencé notre combat de l’environnement. Un combat qui nécessitait la mise en place d’espaces verts, de ceintures vertes et la création de nouveaux quartiers dans des zones ciblées. Ainsi en trois mois, nous avions mis en place une ceinture verte de 15 Kilomètres le long de l’aéroport jusqu’à Toujinine, créé des jardins maraîchers à Teyarett, au Ksar, Tevragh-Zeina, El Mina et à Sebkha. Nous avons distribué 100 lots de terrain de Tevragh-Zeina allant jusqu’ à Teyarett et, de la station Fawaz jusqu’au stade olympique, en passant par la place actuelle de la Mairie de Tevrag Zeina, nous avions planté des arbres.

N.I.: Que reste-il aujourd'hui de cet héritage vert ?

B.M: Aujourd’hui, nous avons perdu les deux tiers de cet héritage environnemental Ce qui en reste, c’est 10 kilomètres de ceinture verte au niveau de Tel-Zattar et de Toujounine, les palmeraies et jardins maraîchers au Ksar, à côté de la centrale chinoise, Socigim-Ksar, Sebkha ... Sans oublier ce qui est aujourd’hui menacé de disparition par un manque d’eau. Nous avons encore une chance pour régénérer tout ça, car nous avons le temps et les ressources humaines. Mais il va falloir que l’Etat se saisisse. Il doit responsabiliser les populations. Il faut sensibiliser les élèves, donner même des prix s’il le faut. En outre l’Etat doit mettre en place un programme national et une stratégie globale pilotés par un vrai ministère de l’environnement. Les hommes d’affaires doivent financièrement s’impliquer pour faciliter la création de coopératives et de couvertures végétales. Le secrétariat à l’action humanitaire doit inciter les gens. Le combat de l’environnement ne sera jamais gagné en restant seulement dans les bureaux. Aujourd'hui, au lieu des espaces verts, nous avons des espaces couverts d’ordures.

N.I.: Vous avez cité la création de coopératives, quelle serait son utilité au moment où celles (périmètre maraîcher de Sebkha) qui existent déjà sont menacées de disparition?

B.M: Concernant le périmètre maraîcher de Sebkha, trois réalités sont en jeu: il y a 800 coopératives et 10 000 familles qui y gagnent leur vie. Il y aussi la Station d’épuration des eaux usées alimentant le périmètre, mais qui dégage des odeurs nauséabondes sur les quartiers d’en face, la Médina 3 en particulier. Et enfin, des commerçants qui veulent exproprier ce périmètre avec la forte complicité des responsables de l’administration locale. Pour résoudre ce litige, l’Etat peut désigner un responsable chargé de trouver avec les parties concernées une solution qui va tenir compte de tous les paramètres du dossier.

Propos recueillis par Mohamed Diop
diopyoussou@yahoo.com

maatala

Anonyme a dit…

ano 22h30 laisse claude k tranquille, tu ne le connais que trop et tu lui dois quelques merci, tu découvriras vite ici que jouer au malin, ça ne prend pas

maatala a dit…

Salam

Lu sur Kassataya

IRA/Ministère de l’intérieur : Mise en garde

Le président de IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie), Birame Ould Dah Ould Abeid, a été convoqué, jeudi 15 avril au ministère de l’intérieur...


par le directeur général adjoint des libertés publiques, Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Saleh.

« J’ai pris contact avec Birame Ould Dah Ould Abeid et je lui ai dit que nous ne sommes pas la police et qu’il n’y a aucune démarche répressive dans sa convocation au ministère de l’intérieur. La direction des libertés publiques est une direction civile, interlocutrice de la société civile et des partis politiques.

Nous avons dit à Monsieur Birame, qui est à la tête d’une organisation non reconnue, que s’il agit dans la légalité, aucun problème ne va se poser, le cas échéant, il s’expose à la réglementation en vigueur. C’est uniquement ce message que nous avons transmis » a dit Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Saleh, contacté par téléphone.

Après sa rencontre avec le directeur adjoint des libertés publiques, Birame Ould Dah Ould Abeid a fait la déclaration suivante : « Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Saleh, m’a demandé de cesser toute activité illégale, IRA n’étant pas reconnue. Autrement le dossier sera transmis aux appareils judiciaire et sécuritaire. Je lui ai dit que pour la reconnaissance de l’IRA, le dossier est prêt.

Il a répondu que ça ne le concerne pas et qu’il se limite à constater que c’est une organisation non reconnue. J’ai dit au directeur que jamais il n’y a eu un rassemblement de l’IRA sur la voie publique, jamais une réunion de notre organisation n’a connu de bagarres ou rixes. Il n’y a aucune plainte contre l’IRA pour trouble à l’ordre public.

Nous avons toujours agi dans le strict respect de la loi contrairement à certains rassemblements tribaux émaillés de violence comme récemment à Kiffa lors d’une réunion de l’UPR (parti au pouvoir) ou un homme a été battu et transporté à l’hôpital. Pourquoi l’UPR n’est pas interdite ? Ce qui est ciblé, c’est la réussite de IRA en tant qu’organisation combattant toutes les inégalités. »

Khalilou Diagana
Pour Cridem
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L'IRA, ne organisation non reconnue.....ce qui est important c'est le contenu et non la forme

Je constate que personne n'a convoqué la ligue de traites qui est allée prêter allégeance à Kadafou, pourtant nous sommes dans de la haute trahison et jusqu'à preuve du contraire la loi interdit à tout parti politique de se faire financer par un pays étranger.

Qui avait dit qu'il fallait former nos diplomates en libye..........

Pourquoi le mécano de louga est allé six fois en libye dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Ne te trompe pas, moi je respecte tout le monde j'ai le droit d'avoir une opinion ou non

Anonyme a dit…

tout est dit:

le prof commence son article par une citation d'un célèbre penseur arabe lol

" « Le plus grand des crimes, c'est de tuer la langue d'une nation avec tout ce qu'elle renferme d'espérance et de génie. » (Charles Nodier. « La fée aux miettes »)"

c'est ce qu'on appelle " l'effet en miette" lol

Anonyme a dit…

Cette pensée est certainement déjà chez un penseur arabe, du temps ou l'Europe parlait arabe.

Mais quel meilleur exemple que celui de retrouver dans les écrits de ceux-là même dont on veut utiliser la langue française, au nom de la francophonie, la mise en garde contre l'abandon de notre propre langue (notre génie).

Le prof sait ce qu'il écrit en respectant ses lecteurs.

maatala a dit…

Salam

X avait dit::

"canal historique, ils étaient les premiers à venir m’encourager et discuter, sur le blog, des problèmes de notre pays, toujours dans une ambiance détendu et respectueuse de l'opinion d'autrui"

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Les amis

Discutons dans une ambiance détendue et respectueuse de l'opinion de chacun

maatala

Anonyme a dit…

Lisons le prof et soyons calme. C'est un provocateur. mais un provocateur de génie.

Anonyme a dit…

Non à l’instrumentalisation politico-idéologique du pays!


Que les Mauritaniens de tous bords , en Mauritanie et ailleurs. Que les mouvements politiques de tous bords en Mauritanie et ailleurs sachent que tous les esprits libres de Mauritanie, contreront sur le plan des idées et sur le terrain, en se battant pied-à-pied s’il le faut, toute attitude tout courant politique, idéologique, économique, éthnique , militaire qui mettrait en cause les principes suivant :
• L’identité de la Mauritanie en tant que pays composé d’un peuple arabe, négro-africain et berbère, uni et solidaire.


•L’appartenance de tous les mauritaniens à un même et unique territoire, défini géographiquement, à un Etat , souverain sans division de race , d’ethnie ou de réligion


Le rejet de toutes théorisations idéologique, politique, économique visant l’identification du Mauritanien


Le rattachement du mauritanien à sa patrie par le jus sanguinis (droit du sang)et le jus solis (et droit du sol) sans autres considérations hors-la-loi .
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Ces principes immuables rejettent toute volonté d’établir un discours ségrégationniste, racial basé sur une volonté malsaine d’introduire la division entre tous les mauritaniens arabes, négro-africains ou berbère. De refuser le droit des mauritaniens déportés au retour dans leur pays ou de ne pas leur reconnaître leurs droits fondamentaux à vivre sur le sol de leur pays dans la dignité.
L’air du temps revèle des « intellectuels » qui, de conférences en conférences ,de réunions publiques en réunion privées, utilisent un argumentaire scientifique économique et financier, juridique et social, instrumentalisé pour étayer des thèses racistes et d’exclusion.
Que ces "conférenciers" et autres « universitaires » sachent que nous les laisserons pas faire et qu’ils trouveront en nous, et en tous ceux épris d’une Mauritanie unie et sans haine, une muraille qu’ils ne pourront pas franchir.


Aussi nous adressons une mise en garde solennelle à tous ceux qui utiliseront un savoir acquis pour en faire un instrument de divison et de justification de l’inhumain , que nous leur répondrons ici-même et ailleurs quelles que soient leurs positions scientifique,politique, idéologique ou sociale.
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Que nous ne tolérerons pas que les principes ci-dessus mentionnés soient effleurés ni remis en cause.
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Sur ce plan, nous développons une forme d’intolérance intellectuelle qui ne s’embarassera pas de contrer nommément les personnes et les organisations politiques ou autres qui se livreraient à la division du peuple mauritanien par le recours à la manipulation des esprits.
S’il est intolérable que des individus cherchent à diviser un peuple, il est d’une malhonnêteté intellectuelle évidente de vouloir le faire en usant et en abusant d’un savoir qui, au lieu de servir la communauté, s’acharne à la détruire.
Mais une chose est certaine ils trouveront ,en nous, l’antithèse exacte de leurs discours; dussions-nous être le dernier bastion de resistance.
-
Pr ELY Mustapha .
16 juin 2007

maatala a dit…

Salam

Mohamed El Baradei: "Je crains beaucoup pour l'avenir du monde arabe"


Dans une interview accordée avant-hier au journal londonien «El Hayet», Mohamed El-Baradei le directeur de l’AIEA et détenteur du prix nobel de la paix en 2005, nous livre sa vision sur certain dossier d’actualité du monde arabe, c’est un regard sans concession de la part de El-Baradei sur le mal qui range le monde arabe.

El-Baradei exprime son pessimisme sur la situation dans le monde arabe en livrant les raisons du blocage qui empêche d’entrevoir un avenir meilleur dans l’immédiat et que si rien n’est fait pour changer la cette situation l’avenir reste très noir, il dit :

« Je crains beaucoup pour l'avenir du monde arabe » et continuant sur la même lancée, il ajoutera « au fait les problèmes sont connus par le citoyen arabe instruit ou non. Les solutions commencent par l'apprentissage. L'apprentissage de la science, de la liberté, de l'égalité, de la solidarité sociale». Insistant sur les systèmes de l'éducation dans le monde arabe, il dira: «Nous ne pouvons être concurrentiels avec les méthodes d'enseignement désuètes en cours dans le monde arabe (...) Nous n'apprenons rien et donc la gratuité de l'enseignement n'a aucun sens chez nous. Intéressez-vous aux coûts de l'enseignement particulier», phénomène très répandu en Egypte, son pays d'origine. Plus loin, il ajoutera: «Nous dépensons 0.2% du PNB dans la recherche, ce qui représente à peine le un dixième de ce que consacrent d'autres pays dont le PNB est de loin plus important que le nôtre. Dans le monde arabe, il n'existe pas de centre de recherches stratégiques avec les normes requises. En Israël, on trouve entre cinq et dix centres de ce type avec des standards universels. Aux USA, il existe entre 100 et 150 centres de ce type».

maatala a dit…

Baradei pose une première condition pour sortir de l'état où nous nous trouvons, « être francs avec nous-mêmes et reconnaître que nous avons raclé le fond ». Parce que sa conviction est que « le citoyen arabe n'est pas congénitalement attardé. Il faut le mettre dans un cadre approprié ». Interrogé sur la question qui le préoccupe le plus, Baradei dira: « Je m'interroge souvent comment le monde produit un Mahatma Gandhi, une mère Teresa et en même temps un être qui à l'aide d'une ceinture explosive se donne la mort à lui et à ses semblables ». Affirmant que la situation dans les capitales arabes était mieux il y a un demi-siècle qu'actuellement, il estimera que « notre force était dans notre diversité. En ce moment, nous cherchons l'uniformisation, ce qui est un recul (...) nous glissons vers le refus de l'autre. Or, celui qui refuse l'autre finira par refuser soi-même».

Parlant des extrémistes se revendiquant de l'Islam, il dira « les extrémistes se sont accaparés l'Islam et nous n'avons pas réussi à les affronter avec les vraies valeurs de l'Islam. Les valeurs de la tolérance et de l'universalité». Revenant sur la situation du monde arabe, il fournira d'autres données qui lui permettent d'avancer l'idée du recul comparativement avec la première moitié du siècle dernier. «Il y a une crise de crédibilité des régimes politiques dans le monde arabe ». Et de continuer son diagnostic: « La moitié du monde arabe souffre de l'analphabétisme, c'est-à-dire plus que dans les pays africains subsahariens ». Conséquence, «ce que nous exportons au monde, y compris les hydrocarbures, ne dépasse pas 4% du commerce mondial. Par contre, nous importons pour 3%».

Sur un autre chapitre, il signale: « Ce qu'a traduit l'Espagne comme livres en une année équivaut à ce que nous avons traduit en mille ans. Ce qui se traduit à la langue arabe représente à peine le tiers des traductions au grec. Or la langue helléniste est parlée par uniquement 15 millions de personnes et nous nous sommes trois cents millions ». Et de conclure: «Nous n'avons pas de système d'enseignement et on manque de bonne gouvernance ». Se basant sur ces données, il tentera une explication de l'investissement de l'homme arabe dans le terrorisme et la violence: «Tous ces indicateurs signalent que nous sommes en présence d'une bombe à retardement». Beaucoup plus explicite, il avancera: «L'homme arabe en particulier a perdu le sentiment d'être traité en tant qu'humain. C'est le sentiment de l'humiliation qui pousse à l'explosion et non la pauvreté ». Baradei semble convaincu de la prégnance actuellement des facteurs de radicalisation de l'homme arabe.
Le Quotidien d'Oran


maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur le net

"«Les âmes tourbillonnent autour de celui qui agit, les intelligences gravitent autour de celui dont la pensée crée sa forme immédiate, circulaire, dense, autonome, organisée comme un être vivant. Qui n'a pas cela est condamné à suivre. Qui a cela commande, et bien au-delà de sa mort».Elie Faure (1873-1937).
Tout a été dit en ce qui concerne les dérives de l'arabisation et ses conséquences sur le système éducatif algérien et toutes les implications qui touchent le quotidien d'un simple Algérien. Il s'agit ici d'une réponse ou des réponses à quelques dérives par certains intellectuels arabophiles, dont Monsieur Othman Saâdi, président de l'Association algérienne pour la défense de la langue arabe, qui a accordé une interview à un quotidien londonien, Echark El-awsat(1), où il a accusé « le lobby francophone », selon ses propos, de geler la loi de la généralisation de la langue arabe. Il ne s'est pas arrêté seulement là, il a aussi accusé le défunt Président algérien Mohamed Boudiaf « d'ennemi de la langue arabe » et d'avoir mis « ses enfants dans une école française au Maroc ». Pour lui, depuis l'accession au pouvoir de l'actuel Président en 1999, la langue arabe « vit ses moments les plus difficiles ». En ce cas, comment explique-t-il ce nouveau décret d'application de la loi n°08-09 du 25/02/08 du Code de procédures civile et administrative qui impose aux Algériens de ne s'exprimer qu'en arabe ? Pis, quand O. Saâdi associe les « non applications » de ces décrets pour la généralisation de la langue arabe, par une trahison aux sacrifices du peuple algérien « qui a défendu sa langue arabe et sa religion, l'Islam ». Comme si, être francophone c'est nier et ignorer les deux dimensions indiquées plus haut. Pourtant, des hommes comme Boudiaf (l'un des fondateurs d'OS) ont déclenché la guerre de Libération nationale et ont même signé la déclaration du Premier Novembre en français. Contrairement à ceux qui prétendaient défendre la langue arabe et la religion musulmane, ils n'ont rejoint la Guerre de Libération nationale qu'en 1956(2), après deux ans de guerre lancée par des hommes comme Boudiaf.
Où sont ces prétendus défendeurs des « constantes nationales » ? Si le peuple a massivement participé à la guerre, c'est pour la simple et unique raison de mettre fin au système colonial et à ses injustices qu'il subissait au quotidien. Ainsi, il pouvait vivre dignement dans son pays en tant que citoyen à part entière. D'ailleurs, c'est pour cela que le combat du peuple algérien demeure un exemple pour les autres peuples colonisés. Utiliser les valeurs patriotiques pour défendre la langue arabe me semble une déviation et un glissement dangereux qui creusent davantage le fossé qui sépare les deux courants, en l'occurrence arabophone et francophone. Ainsi, chaque camp renforce la conviction qu'il y a une divergence profonde sur la question linguistique et son apport à l'identité nationale et voire même à l'unité nationale.
Il me semble que Monsieur O. Saâdi vit dans une autre Algérie, ou plus au moins celle que nous ne vivons pas, car un simple observateur se rendra compte que toutes les disciplines sont enseignées en langue arabe et le système éducatif algérien est parfaitement arabisé. Il reste à s'interroger sur l'échec de cette arabisation, mais aussi sur les raisons d'improductivité des disciplines arabisées.

maatala a dit…

De plus, pourquoi les parents, quand ils le peuvent, évitent le système éducatif algérien ? Quelles sont les raisons qui poussent les étudiants à éviter les disciplines techniques ? Pourquoi n'y a-t-il pas d'ouvrages scientifiques traduits ou pas en langue arabe ? Pourquoi n'y a-t-il pas d'unanimité sur l'utilisation des terminologies techniques en langue arabe ? Pourquoi, depuis l'arabisation de l'Université algérienne, en particulier en sciences humaines, n'y a-t-il pas eu de publication d'articles scientifiques et d'études produits par ces chercheurs arabisés ? Pourquoi leurs homologues maitrisant les autres langues, en l'occurrence le français, produisent-ils des études et des articles de qualité, répondant aux normes scientifiques ?
Cependant, de mon point de vue, la généralisation de la langue arabe ne dépend pas seulement de l'Algérie, mais de l'ensemble des pays arabes. Car cette langue est en retard, il manque beaucoup d'outils à son évolution, particulièrement le changement du regard et du mécanisme de pensée des Arabes par rapport à leur propre langue. Comment voulez-vous enseigner une langue qui ne produit guère dans tous les plans scientifiques ? Comment voulez-vous enseigner une langue qui n'incite pas à la lecture ? Comment voulez-vous rattraper le retard si la traduction ne concerne pas quelques livres par an ?

Pourquoi la langue française ?

L'utilisation da langue française s'impose aux Algériens car d'une part, nous avons des liens historiques profonds avec la langue française, même si ceux-ci apparaissent contradictoires, le français est l'un des moyens pour accéder à l'universel pour nous, Algériens. D'autre part, il y a deux, si ce n'est pas trois générations, qui ont suivi une formation en langue française. Cette richesse est parfois exploitée par d'autres pays arabes ou autres pour l'encadrement de leur élite et pour développer leur pays même ils subissent la marginalisation dans leur propre pays. Enfin, les Algériens vivant en France constituent une communauté importante qui dépasse les sept millions et s'étend sur plusieurs générations, fortement implantées en France. Il est alors inhumain de rompre le lien avec nos frères et nos cousins et d'autres proches qui vivent dans ce pays. Tout en sachant le rôle que notre communauté a joué et qu'elle joue encore dans l'évolution de notre pays.

Dans le même ordre d'idée, la langue française est la deuxième langue utilisée dans le milieu scientifique, après l'anglais. De plus, beaucoup de sujets et d'études qui concernent l'Algérie, que ce soit sur le plan politique, social, histoire, etc., sont en grande partie rédigés en langue française. Sans oublier la qualité de l'enseignement du système français qui forment l'élite algérienne parfois exploitée par d'autres pays, comme je l'ai souligné plus haut. Pour preuve, l'Université française est souvent sollicitée par des pays arabes tels que Dubaï qui vient d'ouvrir une annexe de l'université de la Sorbonne.
La littérature francophone algérienne

maatala a dit…

Quelques écrivains algériens accusent à tort et à raison leurs collègues écrivains qui écrivent et/ou publient en France dans le but d'obtenir une reconnaissance et en vivre. «Ces Algériens, selon Abdellali Merdaci(3), dont les parents ont hier chassé la France de l'Algérie, avec les armes et le bulletin de vote, en sont aujourd'hui à user de leur talent pour retourner dans la francité. Et à en faire leur unique horizon».
Selon Mohamed Arbi Ould Khalifa(4) : «il ne faut pas juger à la hâte la qualité intellectuelle et de création littéraire des écrivains francophones algériens qui publient dans les éditions françaises et qui souvent vivent en France comme Mohamed Arkoun, Yasmina Khadra, Assia Djabar et d'autres, car il se peut que les raisons qui les poussent à publier dans ce pays et dans cette langue (le français) sont la recherche de la célébrité, de prix littéraires...». Cette vision est partagée par Habib Sayah(5). Il me semble que la politique de l'arabisation n'a pas convaincu tous les acteurs littéraires algériens. Ainsi, associer la langue française au colonialisme français me semble dérisoire car il faut rappeler que la majorité de l'élite algérienne qui a lutté contre le colonialisme était imprégnée de la culture française et des valeurs humanistes de la pensée française. Et ceci n'est pas spécifique aux Algériens, mais l'influence de la culture française a touché l'ensemble des élites mondiales. Les idées d'auteurs comme Rousseau, V. Hugo, Sartre et d'autres dépassent les frontières identitaires. De plus, on peut parler de l'influence de la culture arabe par la culture française, en particulier des auteurs égyptiens, libanais, syriens et irakiens qui ont fait la « Nahdha » au début du XXè siècle. Ignorer tout cela relève de la politique de l'autruche, forme d'hypocrisie intellectuelle. Si ces auteurs souhaitent publier en France, c'est tout simplement parce que dans ce pays, la gestion de l'édition (tirage, diffusion, commercialisation, etc.) est professionnalisée et génère des lecteurs. Un roman de Yasmina Khadra s'est vendu à plus de 200 000 exemplaires, uniquement en France, sans parler des autres pays du monde.
Cependant, en Algérie par exemple, le même roman ne pourrait pas dépasser les 1 000 exemplaires. Dans le monde arabe, un ouvrage est tiré au maximum à 3.000 exemplaires, ce qui signifie un livre pour 110 779 citoyens arabes(6). Le cas d'Ahlame Mastghanemi est édifiant : son roman « La mémoire du corps » a été édité en Algérie et n'a pas eu de commercialisation et de diffusion suffisante. Cependant, une fois publié au Liban, il est devenu un phénomène littéraire. Donc, la faute n'est pas aux personnes qui publient ailleurs (d'ailleurs, au cours de ces dernières années, beaucoup d'arabophones publient au Liban, à Dubaï), mais à la politique du livre en général dans notre pays.

L'édition, c'est une culture que malheureusement nous ne maîtrisons pas encore. Cependant, on peut aussi parler des raisons qui poussent les autres à écrire en français et pas en arabe. Ceci est une autre histoire.
Source Le Quotidien d’Oran Yazid Haddar

Le Pèlerin


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Salam

Lu sur le net

"LA "LONGUE MARCHE" DE L'ARABISATION EN MAURITANIE

Ambroise Queffélec
UMR 6039 (CNRS)
Université de Provence


Bah Ould Zein
Université de Nouakchott

Résultat d'un découpage géographique colonial totalement arbitraire, la Mauritanie, islamisée et unifiée religieusement de longue date, présente du point de vue culturel et linguistique une hétérogénéité certaine qui a généré depuis l'indépendance bon nombre d'antagonismes voire de conflits politiques et ethniques. Rappelons que conquise à partir de 1904 par la France soucieuse avant tout de protéger les arrières de sa colonie-fétiche du Sénégal, la Mauritanie, parent pauvre et délaissée de l'A.O.F. à l'époque coloniale, se caractérise par la coexistence de deux communautés : la communauté maure, majoritaire1 et de langue hassaniyya qui comprend la fois des populations d'origine arabo-berbère (les Beidanes) et des populations noires autrefois dépendantes (les Harratines), occupe essentiellement le nord, l'ouest et le centre du pays. La seconde communauté, négro-africaine, minorée à l'époque précoloniale, elle-même divisée en plusieurs groupes2, Haalpulaaren (de langue poular) Soninkés (de langue soninké), Wolofs (de langue wolof) vit surtout le long de la rive droite du fleuve Sénégal, la partie la plus fertile du pays.


Dans cette coexistence de deux communautés, coexistence qui a reçu dans le français local l'appellation significative de question nationale, le problème des langues a joué et continue de jouer un rôle central : schématiquement, le marché linguistique voit s'affronter selon un schéma qu'on pourrait retrouver au Maroc et en Algérie quatre langues ou séries de langues de statut inégal : les langues vernaculaires sont représentées respectivement par le hassaniyya, dialecte arabe3 imprégné de berbère4 (qui comme l'arabe appartient typologiquement au phylum afro-asiatique), et les langues négro-africaines (poular, soninké, wolof) parlées également dans les pays frontaliers, Sénégal, Mali. Essentiellement orales, ces langues vernaculaires sont en concurrence surtout dans le domaine écrit avec les deux langues de prestigeque sont l'arabe classique et le français.

Dans la gestion de ce multilinguisme complexe, les divers pouvoirs qui ont dominé ont surtout centré leurs interventions sur les plans du statut officiel et de l'éducation (choix de la (des) langues d'enseignement) et c'est donc ces domaines que nous examinerons essentiellement. Après un historique des différentes politiques d'aménagement linguistique qui ont prévalu et qui seules permettent de comprendre la situation actuelle, nous étudierons cette situation présente qui, au terme d'une subtile politique d'arabisation a vu progressivement le corpus des usages linguistiques se rapprocher d'un status unilingue (arabe seule langue officielle) promu et défini sur des bases essentiellementidéologiques et politiques.

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1. 1904-1957 : l'époque coloniale : une francisation superficielle et inégale, porteuse de tensions virtuelles

En raison de l'existence d'un réseau d'établissements d'enseignement religieux structurés et prestigieux (les mahadras) et surtout de la résistance militaire et spirituelle à la pénétration des idées européennes, la puissance coloniale n'a mené qu'une politique de francisation très limitée et inégalitaire. Limitée, cette politique s'est bornée essentiellement aux domaines scolaire et administratif et n'a touché que des fractions de population très réduites.5 Inégalitaire, elle l'a été également en traitant différemment les populations négro-mauritaniennes et maures. Pour les premières, plus réceptives à la scolarisation, la politique pratiquée a été assez voisine de celle menée dans les autres colonies de l'A.O.F. et spécialement du Sénégal (dont la Mauritanie a longtemps relevé dans le domaine de l'enseignement) : système scolaire très élitiste avec de graves déperditions d'effectifs et emploi exclusif du français comme langue d'enseignement. Le résultat en a été une francisation très superficielle mais la création d'une "élite" négro-mauritanienne qui formera à l'indépendance les cadres du jeune état mauritanien. Pour lesMaures, le refus obstiné et tenace des populations vis-à-vis de l’"école des infidèles"et de leur langue a obligé une administration coloniale manquant de dynamisme et de réelle volonté, à composer et à instaurer, sur le modèle des médersas algériennes, un système scolaire "franco-arabe"combinant arabe et français comme langues d'enseignement, mais aux résultatsextrêmement faibles sur les plans tant quantitatif6 que qualificatif. Dans le même temps, le système scolaire traditionnel fondé sur l'étude de l'arabe coranique (mahadra) connaissait un déclin.

Cet aménagement linguistique différencié créait à l'indépendance une situation linguistique et politique potentiellement explosive reposant sur la confrontation virtuelle de deux groupes concurrentiels : les Négro-mauritaniens de langue maternelle négro-africaine, dont les élites francisées et ouvertes à la "modernité" avaient été placées de par leur connaissance du français à beaucoup de postes de responsabilité de l'administration ; les Maures de langue hassaniyya dont les élites traditionnelles beidanes se trouvaient marginalisées : les Hassanes — tribus guerrières — avaient vu leur domination politique et militaire fortement entamées par le colonisateur ; les Zwayas — tribus maraboutiques — avaient perdu une partie de leur prestige de lettrés coraniques avec l'émergence de l'école moderne et le déclin de leurs mahadras. La rivalité entre ces deux groupes, reposant sur un double sentiment de revanche (revanche des Négro-mauritaniens. pour avoir été méprisés à l'époque précoloniale, revanche des Beidanes pour s'être fait supplanter durant l'époque coloniale) s'est cristallisée depuis l'indépendance sur la question des langues et de l'enseignement.

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2. 1959-1979 : du "réajustement" au bilinguisme puis à l'arabisation intensive


L'histoire des deux premières décennies de la jeune République Islamique de Mauritanie proclamée en 1958 se caractérise par la reprise du contrôle du pouvoir par les Maures blancs. Cette évolution politique a pour corollaire sur le plan linguistique un processus d'arabisation qui va s'accélérant, sensible surtout dans les réformes éducatives qui constituent "l'élément moteur de la politique linguistique du P.P.M."7, parti unique.

2.1. 1959 : le "réajustement"


Les constitutions du 22 mars 1959 et du 20 mars 1961 stipulant que la langue nationale est l'arabe et que la langue officielle est le français (article 3 de la Constitution de 1961), la réforme de 1959 met en harmonie textes constitutionnels et système éducatif en accordant une place légèrement plus importante à l'arabe : enseigné jusqu’alors à raison de six heures par semaine sur un total de 30 heures hebdomadaires, il occupe désormais 10 heures hebdomadaires au cours préparatoire et 8 heures aux cours élémentaire et moyen, contre respectivement 23 et 25 heures de français par semaine. Ce réaménagement des horaires de l'enseignement primaire donnant une place plus grande à l'arabe visait selon ses promoteurs à "rapprocher l'école du milieu social et culturel qui l'entoure" et à "répondre aux aspirations culturelles de la majorité de la population" (Chartrand, 1977, 67). Ce "réajustement" était cependant assortid'une possibilité de dispense des cours d'arabe délivrée par l'inspecteur d'arabe aux enfants dont les parents en faisaient la demande formelle.

Les structures des enseignements primaire et secondaire restaient cependant calquées sur celles de laFrance selon Botti et Vezinet (1963, 49), la seule différence étant la place accordée à la langue arabe au second degré, enseignée "concurremment avec l'anglais", 4 heures par semaine.
Le développement de l'arabe dans le système éducatif souhaité par le gouvernement8 s'accompagne selon Ould Youra (1997, 100) d'un intérêt croissant des Maures pour l'école moderne, alors que celui des Négro-mauritaniens ne faiblit pas : le taux de scolarisation dans le primaire passe très vite à 8 % en 1962.

Cependant la réforme de 1959 ne provoqua que des mécontents : les Maures voulaient aller plus loin dans la voie de l'arabisation et les Négro-Mauritaniens ne voulaient pas de l'enseignement de l'arabe qui ne constituait pas leur langue maternelle.

En 1964, le gouvernement -où les Beidanes jouent un rôle prépondérant- décide d'introduire les notes d'arabe dans le calcul de la moyenne générale pour le passage en classe supérieure et adopte en janvier 1966 un décret d'application d'une loi rendant l'étude de l'arabe obligatoire dans l'enseignement secondaire.9 La réaction des Négro-mauritaniens ne se fait alors pas attendre : les élèves des ethnies noires — soutenus par de hauts fonctionnaires noirs rédacteurs du fameux "manifeste des 19" dénonçant le "racisme" du régime et sa volonté d'arabiser le pays — déclenchent un mouvement de grève dans les lycées de Nouakchott et de Rosso qui dégénère en violents conflits raciaux opposant Maures — beaucoup plus lourd dans la réalité semble-t-il — fait état de 6 morts et 30 blessés. Les établissements scolaires de la capitale furent fermés pour le reste de l'année.
2.2. 1967-1973 : le " bilinguisme arabe-français "

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Lors du 2e Congrès ordinaire du P.P.M. tenu à Aïoun du 24 au 26 juin 1966 le pouvoir décide de promouvoir une nouvelle politique culturelle fondée sur le bilinguisme arabe-français. Le Président Moctar Ould Daddah (Discours et interventions, s.d., 283), dans son intervention du 18/7/1966 proclame ainsi que "Le bilinguisme apparaît comme le seul instrument d'une réalisation de la culture nationale nouvelle [...] Le bilinguisme plaçant peu à peu sur un pied d'égalité le français et l'arabe est une option fondamentale qui concerne chaque citoyen mauritanien. [..] Un programme des études est en préparation. Il devra mettreau point un enseignement de qualité, tenant compte des réalités du monde moderne, tout en sauvegardant les valeurs traditionnelles de la culture musulmane". La traduction de cette nouvelle orientation est la mise sur pieds en 1967 d'une réforme éducative qui se caractérise par un développement de l'arabisation : l'enseignement primaire — rebaptisé enseignement fondamental — voit sa durée portée de 6 à 7 années et comporte désormais de manière obligatoire pour tous les élèves une première année d'initiation à l'arabe (C.I.A.) conformément à l'horaire hebdomadaire suivant. Au niveau de l'enseignement secondaire, l'horaire de l'arabe est porté à 9 heures en sixième etcinquième, à 5 heures en quatrième et troisième et à 4 heures pour les classes du second cycle, le français continuant à occuper le reste de l'emploi du temps hebdomadaire fixé à 30 heures.
Cependant les diplômes, en dehors du brevet d'études et du baccalauréat arabes délivrés par le nouvel institut de Boutilimit, restent inspirés directement du système éducatif français.

En outre, conformément aux voeux du 3e Congrès ordinaire du P.P.M. tenu du 23 au 27 janvier 1968 à Nouakchott, l'article 3 de la Constitution est révisé le 4 mars 1968 pour faire de l'arabe, seul à être déclaré "langue nationale", langue officielle du pays concurremment avec le français.

Parallèlement, les autorités préconisent une "arabisation progressive de notre administration au niveau de la région et du département. En écrivant en arabe, en s'exprimant en arabe, en irradiant en quelque sorte la langue arabe autour de lui, l'administrateur arabisant obligera les autres à faire un effort dans le même sens".10

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Cette deuxième réforme du système éducatif mauritanien se révèle un échec en ce qu'il développe les oppositions ethniques : Les Négro-africains considèrent l'arabe comme une langue d'oppression et d'assimilation menaçant à plus ou moins long terme leur identité culturelle propre. De plus, on se rendit compte que les élèves qui entraient en sixième ne maîtrisaient aucune des deux langues. D'où cette boutade attribuée à un haut fonctionnaire du Ministère de l'Éducation Nationale de l'époque : "le bilingue est celui qui ne sait ni le français ni l'arabe !".

2.3. 1973-1979 : vers l'unilinguisme arabe


Dans un climat de nationalisme exacerbé qui voit les liens avec l'ancienne puissance coloniale se détériorer fortement (1972 : révision des accords de coopération avec la France ; Juin 1973 : création d'une monnaie nationale, l'ouguiya ; Novembre 1974 : nationalisation de la Miferma, la grande société d'exploitation du minerai de fer de Mauritanie), les instances dirigeantes du pays décident de mener une politique d'arabisation encore plus intensive. Le bilinguisme instauré par la réforme de 1967 n'est plus perçu que "comme étape provisoire de l'arabisation".11 À la suite des recommandations du congrès extraordinaire du P.P.M. tenu du 1er au 9 juillet à Nouakchott qui "définit l'exigence d'indépendanceculturelle comme la priorité des priorités" (Chartrand, 1977, 70), est mise en œuvre en octobre 1973 une réforme éducative "qui doit conduire à l'adéquation de notre système scolaire à nos réalités spécifiques et à une indépendance culturelle véritable grâce à la réhabilitation de la langue arabe et de la culture islamique" (Institut Pédagogique National, 1978, 2). Cette réforme qui, selon Turpin, 1987, 31, "s'inscrit clairement dans un rapport conflictuel langue arabe = authenticité culturelle versus langue française = aliénation culturelle" vise à arabiser en profondeur le système éducatif et la société mauritanienne toute entière : "L'arabisation de tout notre système d'éducation est désormais engagée d'une manière irréversible et sa progression qui conciliera le souhaitable et le possible, inéluctable" déclare en 1974 le Président Ould Daddah.12 Le document issu du congrès extraordinaire préconise l'instauration d'un unilinguisme de fait : "Il faudra dans les plus brefs délais [...] instaurer l'arabe comme l'unique langue officielle [...] Il est tout à fait naturel que dans un État indépendant dont l'arabe est la seule langue nationale et officielle, que l'enseignement soit donné en langue arabe. Cela se traduirait par l'instauration d'un système d'enseignement où tout le primaire serait arabisé, l'enseignement des langues étrangères n'intervenant que dans le secondaire".

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La réforme ramène la structure du 1er degré de 7 années à 6 années, avec deux premières années entièrement arabisées. Le français intervient en troisième année à raison de 10 heures par semaine sur un total de 30 ; en 4e et 5e années son enseignement représente 15 heures hebdomadaires puis 20 heures en 6e année. Le second degré, lui aussi ramené à six années organisées en deux cycles de trois années chacun, comporte deux filières : une arabe et l'autre bilingue. Dans la filière arabe, appelée à devenir à moyen terme la structure unique de l'enseignement secondaire, tous les enseignements se font en arabe et le français a le statut de première langue étrangère obligatoire. Dans la filière bilingue, le français est objet d'étude et véhicule des matières scientifiques ainsi que des matières comme l'histoire, la géographie ou la philosophie qui devaient au départ, suivant les recommandations officielles, être enseignées en arabe.

Des classes expérimentales arabisées voient le jour dans certains collèges13 et un lycée arabe est créé à Nouakchott. Le baccalauréat conçu jusqu'ici à Dakar est mauritanisé. Le cycle A long de l'Ecole Nationale d'Administration devient bilingue et des sections arabes sont instituées à l'Ecole Normale Supérieure ainsi que des services de traduction dans certains ministères. Des stages d'initiation et de perfectionnement en arabe sont offerts aux fonctionnaires qui ne connaissent pas ou ne maîtrisent pas cette langue. La réforme de 1973 ne tient pas cependant compte de tous les voeux du Congrès du P.P.M. de 1971 puisque la réhabilitation des langues négro-africaines à laquelle celui-ci appelle pour la première fois ne se concrétise pas (cf. Balta, 1980, 27).14

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La politique d'arabisation intensive s'accompagne d'une politique de recrutement massif d'enseignants arabophones issus pour la plupart desmahadras et de l'enseignement traditionnel : "Des centaines d'enseignants et de professeurs issus de la mahadra furent ainsi recrutés sur concours et envoyés dans les classes entre 1973 et 1978. Par la même occasion, le système des "candidats libres" et d' "auditorat libre" allaient permettre l'accès aux classes de plus de 6 000 élèves issus de l'enseignement traditionnel (Ould Ahmedou, 1997, 69).

L'effort de développement du système éducatif "moderne" s'accroît parallèlement puisque en 1979 le pays compte 422 écoles primaires, 18 établissements secondaires, une École Normale d'Instituteurs (formation des maîtres de l'enseignement fondamental), une École Normale Supérieure (formation des maîtres du secondaire), une École Nationale d'Administration (formation des cadres administratifs).


3. 1979-1999 : l'unilinguisme officiel

La réforme de 1973 n'aura qu'une durée d'application limitée puisque le déclenchement en 1975 de la guerre du Sahara occidental va plonger le pays dans de graves difficultés qui aboutissent à la prise du pouvoir par les militaires lors du coup d'État du 10 juillet 1978, prélude lui-même à une période d'instabilité politique. Les nouveaux dirigeants sous la poussée des mouvements nationalistes arabo-berbères radicaux de tendance nassériste ou baathiste radicalisent leurs options linguistiques : le Comité Militaire de Salut National (C.M.S.N.) décrète en décembre 1980 l'arabe seule langue officielle du pays, mais pour éviter des réactions trop vives des Négro - mauritaniens reconnaît aux trois principales langues négro-mauritaniennes le statut de "langues nationales"15 et au français celui de "langue étrangère privilégiée".

Dès l'automne 1979, il décide en outre de mettre en place une quatrième réforme du système éducatif qui, après une période transitoire de 6 ans, devait être appliquée en 1985. Cette réforme reposait sur les principes suivants : "Officialisation de nos langues nationales, transcription de nos langues nationales (poular, soninké, wolof) en caractères latins, création d'un institut de transcription et de développement des langues nationales, enseignement de nos langues nationales qui, à terme, doivent donner les mêmes débouchés que l'autre langue nationale, l'arabe" (cité par Arnaud, 1981, 339).

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Par ailleurs, l'arabe était censé devenir en 1985 "langue unitaire" : chaque Mauritanien étant supposé devoir parler deux langues nationales (dont évidemment l'arabe) ; le français "langue d'ouverture" serait enseigné uniquement au second degré comme seconde langue, lepremier degré étant réservé à l'enseignement en langues nationales.


Une faille dans l'unilinguisme: le double cursus, un provisoire qui dure


Dans l'impossibilité matérielle d'appliquer immédiatement cette réforme, les autorités instaurent à titre provisoire sur le plan scolaire un double cursus :

- les enfants maures ont l'obligation de choisir au premier degré la "filière arabe" pratiquement entièrement arabisée puisque le français y occupe une portion congrue : il n'occupe par ex. dans le primaire que 5 heures sur 30 par semaine et ce uniquement de la 3e à la 6e année.

- les enfants négro-mauritaniens, pour leur part ont le choix entre cette filière arabe et une autre dite "bilingue"16 où, après une première année totalement arabisée, ils pouvaient suivre, sur la demande expresse de leur parents, un enseignement en français de la 2e à la 6e année à raison de 25 heures par semaine sur 30 heures, les 5 heures restantes étant consacrées à l'arabe :
Ségrégative et paradoxalement assez voisine de celle que le pouvoir colonial pragmatique avait mise en place, la solution retenue pour la période transitoire satisfaisait en théorie les deux composantes de la population mauritanienne. L'éclatement de l'enseignement fondamental, sur le modèle du secondaire, en deux options, arabe pour les hassanophones et bilingue pour les Négro-mauritaniens (puisque dans la pratique ceux-ci optent massivement pour cette option) permet à la fois de ménager les tenants de l'arabisation, actifs chez les Maures, tout en rassurant les Négro-mauritaniens inquiets de cette arabisation "à outrance".

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Sans doute à terme l'option bilingue devait-elle être supprimée au profit d'un enseignement dans les trois langues nationales poular, soninké, wolof)17 que devait permettre de mettre en place l'Institut des Langues Nationales ouvert en 1981. Sous l'égide de ce dernier, à la rentrée 1982, 12 classes expérimentales en poular, soninké et wolof sont mises en place pour l'enseignement fondamental principalement dans la capitale et la région du Fleuve où les populations négro-mauritanienne sont les plus nombreuses. Cependant, à l'enthousiasme manifesté les premières années pour l'enseignement en langues négro-africaines succède un certain désenchantement : les Négro-mauritaniens ont de plus en plus le sentiment d'avoir été conduits dans un ghetto par les tenants de l'arabisation, l'enseignement en langues nationales ne semblant aboutir sur aucune perspective d'avenir. Certains intellectuels négro-mauritaniens perçoivent l'introduction des langues africaines dans le cursus scolaire comme une manoeuvre, "le prix payé par les tenants de l'arabisation pour que le français soit définitivement (et dans le calme) éliminé en tant que langue d'enseignement" (Perrin, 1983, 70). Les classes expérimentales sont fermées les unes après les autres. Les parents, les enseignants, et les élèves, tous peu motivés et insuffisamment préparés, se rabattent sur la filière "bilingue" en fait francisante, qui devait en théorie disparaître. Dès lors la réforme radicale attendue en 86 est morte avant même d'être née18 et le système mis en place lors de la période transitoire (qui devait s'achever en 1985) perdure jusqu'à nos jours.

maatala a dit…

4. 1999-2001 : la dernière réforme

Au printemps 1999 et en perspective de la rentrée suivante, le gouvernement mauritanien décide de procéder à une cinquième réforme du système éducatif. Les raisons avancées pour justifier cette réforme sont multiples :

- coût particulièrement onéreux d'un enseignement composé de plusieurs filières et nécessitant pour sa mise en oeuvre des moyens humains et matériels importants.
- faiblesse persistante des performances des élèves, particulièrement sensible dans les disciplines scientifiques et dans la maîtrise insuffisante des langues.
- inadéquation des formations dispensées au regard des impératifs de développement socio-économique du pays. La réforme tente de remédier à ces insuffisances en unifiant le système éducatif par la suppression des deux filières existantes, arabe et bilingue. Parallèlement, la durée du cycle secondaire est portée à 7 ans par l'adjonction d'une année au premier niveau.

L'enseignement du français en tant que matière débute dès la deuxième année du primaire à raison de six heures par semaine ; cette langue est chargée de véhiculer et de façon progressive de la troisième année du premier degré jusqu'à la terminale toutes les matières scientifiques. À l'arabe sont dévolues les matières relevant des lettres et sciences humaines ainsi que l'instruction religieuse et l'instruction civique. Par ailleurs l'enseignement de l'anglais est introduit dès la première année du premier cycle secondaire et l'initiation aux sciences physiques et à l'informatique débutent (en français) dès la troisième et la quatrième année du premier cycle secondaire. Enfin les langues nationales, le poular, le soninké et le wolof, bénéficient pour leurpromotion de la création d'un département spécifique au sein de l'Université de Nouakchott.

Cette réforme qui se veut équilibrée et réaliste ne rencontre cependant l'adhésion ni des tenants de l'arabisation intégrale ni des Négro-mauritaniens extrémistes. Les premiers lui reprochent d'imposer une "francisation du système éducatif " et de marquer "un retour à l'oppression culturelle"19 ; pour les seconds, "cette apparente unification se fait à nouveau au détriment du Négro-africain ; en effet, l'enseignement desix matières définies comme "matières culturelles" (Philosophie, langue, histoire, géographie, instruction civique, morale et religieuse, droit, etc.) dispensé en arabe reste imposé aux Négro-africains".20

maatala a dit…

La filière unique voulue par les promoteurs de la réforme ressemble à une filière arabe — qui continuera d'exister pour les élèves qui n'ont pas été rattrapés par la réforme — dans laquelle l'apprentissage du français aurait débuté dès la deuxième année (au lieu de la troisième) et où les matières scientifiques seraient enseignées en français. Ce renforcement du français ne serait pas pour déplaire à ceux des étudiants arabisants qui souhaiteraient poursuivre des études supérieures en sciences et techniques en France ou dans des pays francophones comme le Sénégal, le Maroc et la Tunisie.

Il est certain que les petits Maures, dont il faut le rappeler, le hassaniyya, dialecte très proche de l'arabe littéral, est la langue maternelle, apprendront plus rapidement les rudiments de l'arabe que leurs camarades négro-mauritaniens, même si les uns et les autres, tous musulmans, auront déjà été alphabétisés en arabe à l'occasion du passage obligatoire par l'école coranique. On notera aussi que cette réforme est inspirée par le désir d'améliorer l'enseignement des langues ; les mesures transitoires proposées portent sur l'augmentation des horaires d'enseignement du français et de l'arabe au premier degré qui passent de six heures hebdomadaires à sept heures pour les filières arabe et bilingue. La réforme prévoit aussi l'élimination de tout élève du primaire comme du secondaire qui aura obtenu à une épreuve de langue seconde (français ou arabe) une note inférieure à 5.
On pourra regretter cependant que rien ne soit dit dans la réforme de la pédagogie des langues secondes : français pour les "arabisants" et arabe pour les apprenants de la filière bilingue pendant la très longue période transitoire, puisqu'il y restera toujours deux filières jusqu'en 2010 au moins. On aurait aimé aussi des observations sur la pédagogie du français désormais seule langue seconde dans la filière unifiée mise en place fin 1999. Une réforme des méthodes d'enseignement du français semblent indispensable quant on connaît les déconvenues résultant des méthodologies et des programmes développés à la fin des années 80 et qui font que les apprenants de la filière arabe débarquent à l'Université avec un très faible niveau pour les meilleurs d'entre eux.

maatala a dit…

Conclusion


Par beaucoup d'aspects, la situation linguistique et les politiques d'aménagement linguistique qui ont été menées en Mauritanie depuis un siècle ne sont pas sans rappeler celles qui ont prévalu dans les deux pays maghrébins frontaliers, le Maroc et l'Algérie. Même existence de minorités linguistiques et culturelles, Berbères en Algérie et au Maroc, Négro-africains en Mauritanie, même politique éducative différenciée de la puissance coloniale qui a cru pouvoir franciser plus facilement les groupes minoritaires, même volonté des pouvoirs issus de l'indépendance d'imposer par des politiques coercitives comme langue unitaire sinon unique l'arabe classique au détriment des vernaculaires, mêmes résistances despopulations minoritaires menacées de déculturation. Sans doute face à ces ressemblances on pourrait trouver des différences importantes, ne serait-ce que dans le tempo des mesures d'arabisation, qui, souvent décidées à la hâte, correspondent pour la plupart à des sortes de fuite en avant idéologiques des gouvernants confrontés à des situations de crise majeures. Puisant à la source commune du panarabisme, ces politiqueslinguistiques ont comme point commun de se focaliser sur deuxdomaines symboliques, le statut officiel et l'institution scolaire, comme si le modèle jacobin de l'ancienne puissance coloniale décriée s'imposait à leur insu aux dirigeants souvent formés eux-mêmes dans le moule de l'école coloniale. L'échec de l'imposition de ce modèle jacobin en Afrique durant la première partie du XXe siècle devrait pourtant inciter les politiques à la prudence et à ne pas sous-estimer le pouvoir de résistance des individus et des communautés devant des mesures d'aménagement linguistique inspirées par des considérations essentiellement idéologiques.

maatala

Anonyme a dit…

M.Vlane
Un message anachronique en contradiction avec toutes les valeurs progressistes.monsieur tu te trompes en pensant que arabe est lie a la généalogie aux origines lointaines, il s agit de culture avec ses aspects positifs et aussi négatifs , d'une perception d'appartenance a une communauté, on n'y peux rien et pour ton information ceux que tu qualifies d'arabes colonisateurs supposes être arabes de souche (personne dans ce pays n'est un produit pur , nous sommes tous des mélanges)sont peut être les moins enthousiastes pour la langue arabe et n'étaient pas jusqu'à récemment très en commande de la langue arabe.
la défense du français comme langue officielle ou langue d'une partie des Mauritaniens passe mal et sent quelque chose de bizarre,
il serait plutôt juste de défendre la place des langues nationales, un temps pour permettre a tous d'être prépares dans la mesure du possible, autant de mesures que le prof a aborde dans son blog très mesure.quant aux haratines leur culture est bien définie quant aux origines comme je l'ai souligne plus haut ce n est pas déterminant pour tous ceux qui constituent l'espace culturel maure. et c'est peut être le cas pour les autres communautes particulièrement Halpular et Wollof

maatala a dit…

Salam

Lu sur kassataya

"Algerie :Arabisation et developpement

Mise à jour le Lundi, 05 Avril 2010 10:00 Samedi, 20 Mars 2010 22:25 Écrit par mderwich Abderrezek Dourari. Linguiste et professeur d’enseignement supérieur à l’université d’Alger

"Continuer à imposer l’arabe scolaire est une absurdité"

Pour Abderrezek Dourari, linguiste et ancien membre de la commission de réforme du système éducatif, la politique d’arabisation serait à l’origine de beaucoup de dégâts dont le plus dangereux : l’éradication des élites algériennes arabisantes et francisantes. Pour réconcilier les Algériens avec leurs langues, il propose des pistes.

En tant que membre de la commission de réforme du système éducatif, que pensez-vous de la politique linguistique de l’Etat algérien…

La politique linguistique des Etats du Maghreb avait comme but déclaré de s’opposer au colonisateur. La culture et l’identité françaises y sont restées pendant 132 ans avec ses dimensions linguistiques (le français) et religieuse (christianisme). Les militants nationalistes algériens ont voulu lui opposer une identité algérienne fondée sur la langue arabe classique et l’Islam, pour faire bonne mesure et paraître au même niveau de prestige que celui mis en avant par le colonialisme. Le choix de la définition arabo-islamique était un peu dicté par les conditions de l’époque. Mais cette identification par opposition mécanique a posé problème dans le mouvement national, qui a vite connu la crise dite berbériste de 1949. L’identité officielle retenue par le PPA-MTLD et des nationalistes avait, en effet, exclu la berbérité et l’arabe algérien (dorénavant appelé maghrébin). Après l’Indépendance, la crise s’est poursuivie. A cette époque, on ne pouvait plus accepter que des éléments qui définissent réellement et historiquement notre identité et culture soient complètement occultées par notre Etat national indépendant. Et la politique linguistique de l’Etat algérien a été, pendant toute cette période, et jusqu’à 2002, date de la constitutionnalisation de tamazight, la continuité de ce qui a posé problème en 1949. On a imposé à une société qui ne se reconnaissait pas comme arabe au sens ethnique, une langue arabe qui n’est pas la sienne et qui n’est la langue maternelle de personne dans le monde dit arabe. Il s’agit de l’imposition d’une politique linguistique autistique. Les élites en charge de l’Etat avaient décidé que l’Algérie était arabe et que tout le monde devait parler cette langue (arabe scolaire), que personne ne parle en dehors des élites arabisantes, réduites en nombre, et restreints au domaine formel. La politique linguistique algérienne continue à utiliser cette langue comme seule langue de l’administration et de l’école. Cela continue donc de créer un conflit par rapport aux langues maternelles, étouffées par cette politique, et par rapport aux langues du savoir scientifique moderne et universel. Cela pose aussi un problème au niveau des élites, qui étaient, au lendemain de l’Indépendance, essentiellement francophones. C’est un conflit qui a été créé de toutes pièces. Par obsession de se distinguer du colonisateur, l’Etat algérien a imposé le recul de la langue française pour ne récolter que ruines en contrepartie.

maatala a dit…

L’Etat nous aurait donc négativement influencé…

Absolument. Cela a produit une véritable catastrophe intellectuelle et culturelle. Du jour au lendemain on a imposé aux élites formées en langue française de s’exprimer uniquement en arabe scolaire. Je me souviens durant les années 1980 comment des ministres baragouinaient un arabe complètement cassé. C’était pathétique. Le défunt président Boudiaf parlait l’algérien (le maghrébi) et ses discours passaient bien auprès de l’opinion... Dans le théâtre, dans la chanson, le raï et le chaâbi... l’algérien est roi et est une langue de communion dans tout le Maghreb.

Et ça continue encore…

Disons que oui, beaucoup ne maîtrisent pas cette langue arabe scolaire. Il faut dire que l’Etat algérien fonctionne en français dans les domaines les plus pointus. En réalité, il me semble que les documents sont rédigés en français puis traduits en arabe scolaire. C’est une politique autistique, elle ne prend pas en ligne de compte la réalité historique, linguistique et culturelle de la société algérienne. Cela a produit des attitudes de stigmatisation de notre réalité culturelle et linguistique dont l’ultime conséquence est la haine de soi. Les Algériens sont amenés à se détester, à détester leurs langues maternelles. Ils ont l’impression terrible d’être mal nés. Une haine de soi si incroyable que certains affirment sans honte que le parler algérien est pathologique. En fait, la pathologie est dans la tête de ceux qui pensent ainsi et montrent ainsi combien ils méprisent leur peuple et ignorent tout des sciences du langage. Le mixage dans les langues est naturel. Par exemple, les deux symboles du christianisme et de l’Islam, la géhenne (djahanam), et le paradis (el firdaous) sont des appellations d’origine iranienne ; çirât (la voie, le chemin) est d’origine latine, khimâr est d’origine syriaque... ! La langue du Coran n’est pas pure. Pourquoi alors demander à l’Algérien ou au Maghrébin d’être pur ?! La pureté est une affaire de nazisme.
Que devait faire l’Etat au lendemain de l’Indépendance pour éviter cette catastrophe ?

Exactement ce qu’il faut faire aussi maintenant. Ce n’est toujours pas trop tard. On ne peut pas continuer de faire dans la catastrophe culturelle. A l’époque, il ne fallait absolument pas se brancher sur une politique linguistique monolingue. L’Etat (système institutionnel) devait refléter la nation qui parle plusieurs langues ; ce n’était pas à la nation de se conformer aux désirs des élites gestionnaires de l’Etat. Il fallait au moins distinguer entre la langue du lien social, le berbère et l’Algérien, d’un côté, et la langue des études et de la science, de l’autre côté. De la science, on avait deux orientations possibles : soit on choisit l’arabe scolaire ou le français, ou les deux avec une spécialisation. Mais le choix doit d’être fait sur une base rationnelle. Pourquoi le français et non pas l’arabe scolaire ? Pour cette dernière, il ne s’y produit plus de savoir depuis des lustres. Pas de pensée scientifique, littéraire, artistique ou philosophique… L’arabe scolaire est devenu un véritable cimetière dans lequel repose le conservatisme de type religieux producteur d’arriération mentale et de l’extrémisme violent. Il fallait retenir, au lendemain de l’Indépendance, que le français est la langue de la décolonisation. Toutes les négociations faites, documents révolutionnaires, rédigés… l’étaient en français. Les dirigeants de la révolution algérienne étaient francophones ou bilingues... Il fallait comprendre également l’enjeu qui n’était pas seulement identitaire : le français permet d’accéder directement au savoir scientifique moderne. L’Etat a une mission essentielle : il se doit de procurer assez de prospérité et de paix à son peuple et non pas se consacrer à servir une idéologie. Aujourd’hui, l’Etat doit se poser la question, que faut-il faire ? Est-ce le développement du pays qui est prioritaire ou alors faudrait-il plutôt continuer à se consacrer à imposer la langue arabe scolaire envers et contre tout ? C’est de l’absurdité incroyable.

maatala a dit…

Concrètement, que préconisez-vous ?

Au niveau de la politique linguistique, il faut voir trois niveaux : les langues maternelles, l’arabe scolaire et le français. Pour le premier niveau, il faut déployer des efforts pour étudier, sauvegarder et développer ces langues maternelles en vue de l’apaisement et la stabilisation identitaire et pour leur donner toutes leurs chances de développement. Pour l’arabe scolaire, il est urgent de le moderniser sur deux niveaux : le premier concerne les méthodes didactiques. Pour l’instant on continue à enseigner cette langue presque comme au VIIIe et IXe siècles. Le deuxième concerne les contenus pédagogiques. Cette langue, si elle n’est pas découplée du conservatisme religieux, de tous les archaïsmes et des mentalités arriérées, ne pourra jamais avancer. Le conservatisme l’étouffe à trop vouloir l’étreindre comme un boa. Il n’y a aucun autre recours à la maîtrise de cette langue par les élites de notre société. Pour le français, le mieux est de rentabiliser son existence largement diffusée dans la société et de développer son enseignement pour qu’il prenne en charge, et rapidement, la réparation du lien de la société avec la pensée rationnelle et scientifique moderne et universelle. Diffuser l’anglais, l’espagnol, le chinois, etc., est aussi nécessaire.

Mais actuellement, il se passe le contraire : on interdit de plus en plus le français dans les écoles privées et on tente d’enseigner tout en arabe aux universités. L’école a donc participé à cette catastrophe…

Par exemple dans la loi d’orientation de l’école, votée en 2008, ce problème n’a pas été pris en charge par la définition des fonctionnalités et des buts pour lesquels on enseigne chacune des langues citées, dont le tamazight. Tout s’enseigne en arabe scolaire. Et cette langue est enseignée en rapport avec le conservatisme culturel arabe et islamique. Les courants religieux relativement éclairés, comme Chatibi, ou Ibn Hazm Al-Andalussi, ou les philosophes arabes les plus connus comme ledit philosophe des Arabes, Al-Kindi, ou Ibn Rochd ou Ibn Tufayl..., la pensée des Ikhwân As-Safâ ou du mu’tazilisme, ne sont pas enseignés. Il est nécessaire de ressouder le lien de l’arabe scolaire avec son patrimoine rationnel et humaniste ; comment se fait-il qu’on n’enseigne pas Al-Djâhid, Al-Mas’oudî, Abu Hayyan At-Tawhîdî... dans la pensée classique arabe ? Je tiens à dire que ce n’est pas la langue en elle-même qui est mise à l’index, mais c’est particulièrement la politique, et les choix des contenus culturels qui lui sont compatibles. La conséquence, aujourd’hui, est que l’Etat n’arrive même pas à décider quel jour est le week-end et ce juste pour satisfaire les caprices de certains intégristes.

maatala a dit…

Est-il vrai que nous ne maîtrisons aucune langue ?

Mais les Algériens parlent leurs langues maternelles. Ils y sont à l’aise. Les autres langues, le français et l’arabe scolaire, ne sont pas maîtrisées à cause de la faillite de notre système éducatif. Il faut donc une politique linguistique hardie. Transformer l’école en un sanctuaire du savoir et non pas en un lieu où se pratique la préparation des mentalités à être réceptives au conservatisme. Tout le monde sait que l’étudiant algérien ne maîtrise ni l’arabe scolaire ni le français. On ne peut pas continuer à instaurer des commissions de réforme de l’éducation à l’infini sans aller jusqu’au bout de la logique et sans passer aux actes. C’est à cause de tout ça que notre « meilleure université », Djilali Lyabes à Sidi Bel Abbès, est classée 4116 à l’échelle internationale (Cf. Ranking Web of Worlds Universities July 09) ; celle de l’USTHB, 7008 et celle d’Alger, la plus ancienne de toutes, 7849. Tout le système éducatif, du préscolaire jusqu’au doctorat a lamentablement échoué. Il ne peut plus se réparer de lui-même et exige une coopération internationale active et courageuse. Le prix à payer importe peu, car il y va de la survie de la nation et de ses capacités de réflexion et de création.

Il n’est tout de même pas trop tard pour redresser la situation…

Nous n’avons plus de capacité aujourd’hui de nous redresser par nous-mêmes. Ce serait trop long et la science n’attend pas. Une seule possibilité : des mesures drastiques qui seraient appliquées. Il faudrait investir sérieusement et faire appel à la coopération étrangère. Il est nécessaire de restructurer d’abord les universités et d’installer d’autres étrangères. Car nous n’avons plus de modèle (vivant et de proximité) d’université correcte. La nation, tout comme l’Etat, est interpellée pour reconsidérer le système éducatif, de santé et de formation professionnelle, comme premières priorités, car bientôt nous ne serons même pas capables de lire les notices accompagnant nos gadgets électroniques (électroménagers ou téléphone portable...).

La nouvelle génération des parents préfère communiquer en français avec leurs enfants plutôt que dans une autre langue. Qu’en pensez-vous ?

C’est naturel, cela montre que les Algériens sont en très bonne santé mentale et linguistique. C’est une génération de parents consciente des enjeux internationaux relatifs au savoir et à l’économie fondée sur la connaissance. Ils prennent une responsabilité que l’Etat n’arrive pas à assumer. Et c’est la cas de le dire : l’Etat ne reflète pas la nation, pour pasticher le titre de l’ouvrage de Burhan Ghalioun (L’Etat contre la nation). Les parents ont compris l’urgence. Ils sont de plus en plus favorables à l’enseignement en langue française ; beaucoup de sondages l’ont montré, y compris celui mené par El Watan. Les Algériens essayent d’étudier en langue française et d’améliorer leur niveau. Il y a un véritable éveil et ils ont compris que l’option de l’arabisation idéologique est une option contre leur intérêt présent et avenir. Les choses sont claires maintenant. Tout le monde a compris que cette politique d’arabisation à contenu conservateur (Mouloud Kacem parlait bien de l’arabisation des esprits) est à l’origine de beaucoup de dégâts causés à la société dont la plus dangereuse demeure l’éradication de ses élites algériennes arabisantes et francisantes.

- Natif de Tizi Ouzou, Abderrezek Dourari décroche en 1993 un doctorat en analyse du discours à La Sorbonne après une licence en anglais puis un magistère en arabe à Alger. Il occupe actuellement le poste du directeur du Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de Tamazight. Abderrezek Dourari est également enseignant de traduction à l’université d’Alger depuis 2000. Il était membre de la commission de réforme du système éducatif.|


Par Nassima Oulebsir


maatala

Anonyme a dit…

salut ,

A-,

rené caillé

frèrejean
fourni par le blog

si tu veux tu peux aller sur la bilionumérique gallica récupérer des centaines de livres et surtout des images très rares .



rimo

maatala a dit…

Salam

Lu sur Africom

L’arabisation de la Mauritanie : un faux problème ?

Le gouvernement dément toute volonté d’arabisation complète

Le gouvernement mauritanien s’est exprimé, dimanche, sur la question de l’arabisation soulevée par le premier ministre et la ministre de la culture et de la jeunesse le 1er mars dernier. Une question qui a soulevé les foules et mis le feu aux poudres du côté des Négro-mauritaniens, en proie à un sentiment d’oppression culturelle, politique, économique et sociale.
Dossier : Mauritanie : Arabo-berbères et Négro-mauritaniens


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lundi 12 avril 2010 / par Alicia Koch

La Mauritanie, véritable patchwork culturel et linguistique, est, depuis le mois de mars, en proie à la grogne d’étudiants négro-mauritaniens, criant leur mécontentement face à la volonté d’arabisation de l’administration et de l’enseignement par le gouvernement. Volonté que ce dernier a fortement démentie dimanche. « Rien n’a changé, la Mauritanie d’avant le 1er mars est toujours la même, aucune option pour une arabisation complète n’a été prise par le gouvernement », a déclaré dimanche le ministre de l’Enseignement supérieur, Ahmed Ould Bahya, devant un grand nombre d’étudiants rassemblés à l’université de Nouakchott. Cette affirmation fait suite aux discours controversés tenus par le premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf et la ministre de la culture et de la jeunesse Cissé Mint Boide, le 1er mars, lors de la journée de la promotion de la langue arabe, qui avait pour slogan « l’arabe est la langue de notre religion et de notre identité. » La « civilisation mauritanienne est arabo-islamique ! », avait ajouté la ministre de la culture.

Ces propos jugés ségrégationnistes ont choqué et exacerbé l’ire négro-mauritanienne. « Non à l’arabisation complète ! », « Non à la discrimination ! », « Nous sommes tous égaux ! » s’insurgeaient les étudiants opposants lors de manifestations organisées les 25 mars et 6 avril dernier. « L’arabité n’a rien à voir avec l’islam. La religion islamique a simplement été un ciment assurant la cohésion entre Arabo-berbères et Négro-mauritaniens », ajoute Diagana Mamadou Youssouf, président de l’Organisation Contre les Violations des Droits Humains (OCVIDH). Cette cohésion tendrait cependant à s’étioler au profit de conflits de plus en plus violents.

maatala a dit…

Le ministre de l’Enseignement supérieur revient donc, dans son discours, sur ces évènements qu’il juge injustifiés. « Nous avons célébré et la journée de l’arabe et la journée de la francophonie, avec la même force et dans les mêmes conditions » se défend-il afin de tranquilliser les étudiants négro-mauritaniens. Il a également assuré que des états généraux de l’enseignement seraient organisés sous peu, conviant étudiants et professionnels de l’enseignement à y participer.

Un conflit intemporel

Ces vives réactions mettent à jour une problématique enfouie dans l’histoire de la Mauritanie depuis des décennies. La question linguistique a toujours été délicate et les nombreuses réformes du système éducatif qui se sont succédées depuis l’indépendance, ainsi que les tentatives d’arabisation n’ont pas été réalisées sans heurts. « Est-ce-que ce n’est pas purement pour renforcer l’exclusion des noirs ? » s’interroge Ibrahima Diallo, chargé de communication des FLAM en Europe. Exclusion qu’il considère comme une volonté permanente de « dénégrification » de la Mauritanie de la part des Arabo-berbères. « La langue n’est qu’un alibi » renchérit Diagana Mamadou Youssouf. Victimes d’un sentiment d’oppression culturelle puissant, les Négro-mauritaniens dénoncent la suprématie politique, économique et sociale des Arabo-berbères qui se manifesterait de différentes manières.

« Tout est arabisé ! » clame Yacouba Diakité, secrétaire général du Syndicat National des Etudiants Mauritaniens (SNEM). La majorité des hauts postes du gouvernement mauritanien est aujourd’hui occupée par des arabophones. L’armée mauritanienne a été « purgée » de ses officiers négro-mauritaniens à la fin des années 80, ainsi qu’une partie du pays avec l’expulsion de près de 100 000 Africains mauritaniens, rappelle Alain Antil, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri). « C’est un Etat qui pratique de l’apartheid, même s’il n’est pas formalisé » n’hésite pas à dire Ibrahima Diallo. Des propos engagés qui méritent une précision : ce sentiment de marginalisation n’a pas toujours été l’apanage des négro-mauritaniens. En effet, les prémices de cette volonté d’arabisation remontent à la colonisation, période pendant laquelle la scolarisation s’effectuait en uniquement en français. Elle était, d’autre part seulement accessible aux sédentaires, c’est-à-dire aux Négro-mauritaniens, défavorisant ainsi les arabophones et les excluant de toute possibilité d’élévation sociale et professionnelle.

Ce conflit, qui prend sa source loin dans un passé où chaque communauté linguistique et culturelle s’est sentie tour à tour opprimée, inquiète. « Si personne ne fait rien, ça risque de dégénérer et on va vers le chaos ! » craint Diagana Mamadou Youssouph. Une hypothèse alarmante qui requiert l’instauration d’un dialogue entre ces deux communautés cohabitant dans la mésentente depuis toujours


maatala

Anonyme a dit…

Salam tout le monde ...
Wahacchtounih,
mayemchi el ma halbou ehlou ewourah...
je jubile de joie de voir que les miens n'existent pas seulement dans mon imaginaire; de mon coté malheureusement y'a peu de chance que je me devoiles lol, vu mes tendences islamistes lol....je vous adoore tout de mm.Ma place n'est pas parmi vous peut etre; je manque de courage!!!!!!!!!!!!!
Min nahiyetiin oukhra, pour copier M'ballal je trouves que l'analyse de Ely Moustapha est limpide,le fait qu'elle soit ecrite en francais est une bonne chose, elle doit etre egalement traduite en arabe, c une analyse de reference pour debattre d'un sujet epineux, plein de non dits et de "tabou" deterrons le, debatons sans passion.
Pour ma part je suis parmi ceux qui reflechissent en francais; sans renier l'arabe, qui est ma langue maternelle mieux celle de ma religion.Je la boudes par commodité pas par mepris,ni par haine ...j'ai bq d'amour pour l'arabe, j'aime ecouter les info en arabe , mon repertoire musical est constitué essentielement de musiciens arabes, je me preocupe du sort des arabes comme etant les miens tout comme les africains !!!!
Le francais est une langue source de discorde chez moi, les francais ne laissent pas de choix aux francophones d'apprecier cette belle langue à sa juste valeur, francophonie rime avec politique et assumilation l'algerie entivem....rime avec acculturation ...pour eux c'est un style de refernce pour des gens civilisés...loool .

Je suis stupefaite par le rejet systematique de l'arabe par certains de mes compatriotes !!!

A+


bl

Anonyme a dit…

le message est signé bl ( bentleksar et non bentlexar lool Sanhaji entevem )
le A+ est pour à bientot les zamis

une des roses des sables !!!!

Anonyme a dit…

Est naïf celui qui pense que s'identifier au français par dépit ou l'aversion à l'arabe par chicane permettra aux langues dites nationales de se développer, la seule issue c’est d’être démocratique, respecter la langue officielle de ce pays et commencer dans ce cadre à développer ces langues dans l’harmonie et la cohérence d’ensemble sans bruit et sans tapage et dans le respect mutuel et la fraternité.

Anonyme a dit…

salut B.L tous très heureux de le relire

pour le reste, on voit avec plaisir que le prof et d'autres commencent à parler des berbères largement colonisés et assimilés par les arabes au point qu'on entend jamais parler de la communauté berbère comme si elle avait été hartanisée par les arabes jusqu'à lui faire perdre sa langue et sa culture

c'est une bonne chose qu'on fasse enfin la distinction entre les berbères africains de souche et les arabes immigrés, venant du prof c'est excellent qu'il nous parle de tolérance lui qui semblait faire très peu de cas des berbères sinon pour servir de charrette à l'expression arabo-berbère

bravo

Anonyme a dit…

Cridem serait t-il le porte parole de la francophonieen mauritanie, le doute est permis. claude K. son webmaster avec vision de la mauritanie et sa selection d'articles serait-il innocent ? ou serait tout simplement amoureux de la mauritanie ? les evenements semblent demasquer une attitude tres louche voire mesquine. la complaisance des autorités dans tous les domaines et leur laxisme, la contitution bavouée, des agites libres et prechent la desobeissance, nos valeurs sacrees peitinées, l'apologie du mensoge et du crime permise, pourraient nous couter tres cher. il faut que l'etat se fasse respecter que les interets vitaux du pays soient preserver. la liberté ne se confond pas avec le derordre et la negligeance. l'ordre prime sur les slogans et le mensoge.

Anonyme a dit…

déjà 76 commentaires en quelques heures! Machallah. Ce débat est important et merci Prof. A-

Anonyme a dit…

Sanhaji,

Quelque chose flanche ici avec cette logique. Tu crois qu'un jour on va utiliser les langues nationales pour écrire des ordonnances, écrire sur les permis de conduire, 2 langues recto et 2 autres verso? C'est anachronique. Pourquoi tout le monde veut abandonner le français? La langue arabe c'est aussi une langue importée. A-

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Sanhaji a dit:

La verite se situe au juste milieu, c'est a dire permettre l'utilisation des deux langues pour une certaine periode durant laquelle, les langues nationales seront promues pour venir remplacer graduellement la langue etrangere.

Anonyme a dit…

Qustion à 13 FRANCS CFA? quelle est difference entre flam.net et Cridem.org ?
1; RIEN.
2.cridem < flam.net
3; CRIDEM< flam.net
vous pouvez toujours contacter un mauritanien le ministre de l'enseignement ou un etranger claude K. POUR VOUS AIDER A TROUVEZ LA BONNE REPONSE;

Anonyme a dit…

Merci LM et Maatala. Tout y est ou presque. bravo a Bah Ould Zein pour son historique sur la reforme de l'enseignement en se collant aux faits. L'algérien Dourari a tout dit. C'est le débat qui nous manquait et il faut continuer.

En langues, je suis un utlitaire. Sans le français c foutu. J'invite les arabisants a lire l'interview de Dourai et il a bien posé le problème. La position des arabisants, y compris le PM, est l'état contre la nation. El marhoum Moctar Ould Daddah avait fait un erreur en poussant pour l'arabe graduellement à 100%. Cela demande du temps de quoter Dourai ici, mais il est allé plus loin que tout le monde et il y a lieu de le relire serieusement (son interview et merci Maatala de l'ecole annexe - on y faisait du bon français et on sautait par la fenetre à l'heure de l'arabe, pendant que nos grand frere se tuaient en 66 au lycée national. Merci Bah Ould Zein pour le rappel de cette periode difficile).

Eywa les arabisants: ejghvou. Liez Dourari, reflechissez et commentez. Molière de canalh enta vem?

Maintenant je laisse ce terain pour m'occuper des terroristes et leurs commanditaires qui commencent à gagner du terrain. La dernière réunion d'alger, c'est du blabla. Ils se regardaient en chiens de faience et chacun etait plus hypocrite que l'autre, comme les arabisants et ceux qui parlent de langues nationales.

Vais lire et repondre maintenant à ma soeur Bebe Ba.

A-

Anonyme a dit…

Merhbeu bl. Twahachnak. Comme moi, ta langue maternelle est le hassania et non l'arabe. Le linguiste algérien Dourari a mis les points sur les i à ce sujet.

Il a introduit ces concepts qu'on ne connaissait pas comme celui de l'arabe scolaire. Faut relire Dourari. Je demande à Rimo de nous aider à chercher un lien avec son interview et d'autres ecrits de ce gentleman. Il a aussi parlé de langue maternelle et arabe scolaire, qui sont completement differents dans l contexte de l'algerie. Pire, il a touché les islamistes qui utilisent l'arabe scolaire pour maintenir les société dans un étau conservateur, pour ne produire que des rebuts en fin de ccompte. Je cherche Althusser pour relire sur l'idéologie. Rimo andak chi sur Louis Althusser? Je ne sais plus si ça s'écrit comme ça. Hamahoullah Ould Salem doit aussi le lire. Il doit aussi lire Dourari (merci Maatalla encore - j'ai failli mourir idiot et Dourari m'a reconforté dans mes pensées).

Merhbeu kbira. A-

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bl a dit:

Pour ma part je suis parmi ceux qui reflechissent en francais; sans renier l'arabe, qui est ma langue maternelle mieux celle de ma religion.

Anonyme a dit…

Faut lire profondement Dourari. Les conneries ont les sent dès qu'elle apparraissent. Et cette arabisation à 100% en est une. A-

Anonyme a dit…

Citoyenne ma soeur,

Je ne vois pas où se situe le problème. Vous dites que l'arabe est la langue arabe est la langue nationale et doit être officialisée. C'est bon comme position, si vous y croyez et eduquerez vos enfants dans cette langue au primaire, secondaire et universitaire.

Moi, je ne suis pas d'accord. Ma langue maternelle est le hassaniya et non l'arabe scolaire. Jamais, au grand jamais, mes enfants ne seront arabisants à 100% car ce sera les envoyer à l'enfer grossir le rang des chomeurs et des incompétents formés en Libye ou en syrie ou ailleurs. Faut lire l'interview de Dourari qui est allé plus loin et il faut parfois m'écouter, car j'ai tout vu sur cette arabisation depuis les années 60 et les dégats qu'elle nous apporte sous la poussée des nationalistes qui s'inpient de l'iéologie nazie pour "purifier" notre bled. Les negro-mauritaniens, et les autres comme moi, ont raison: amener notre pays au suicide par le chomage programmé de notre jeunesse et l'autarcie culturelle comme la béchirisation du soudan. Moi, je suis très honnete et tres pratique. Arabe-français 50/50 y a bon.Le reste c'est instrumentaliser la société pour rien. Juste pour assouvir le desir et la courbe d'utilité de quelques racistes. On a fait ce pays un trait d'union et trait d'union, il le restera. Le reste c'est du bullshit, pour paraphraser notre zami Couli.

A-

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Citoyenne très fachée contre A- a dit:


A- a dit:

Citoyenne,

Ce n'est pas contre toi. Je veux le débat sans capuchon (meglou'ou eghvavirou).

...........
...........

Cher A-, soyez tranquille, être contre moi ou avoir des idées et des positions différentes des miennes ne me posent pas problème, car je le considère votre droit le plus absolu. Mais interpréter mes propos et mes idées différemment de mes objectifs, je le refuse et je ne l'accepte pas et je ne le trouve pas honnête de votre part.
Si vous avez des messages ou des idées vous pouvez les balancer librement sans me prendre cheval tourwada, c'est tout.
Sans rancunes!!!

Citoyenne

Anonyme a dit…

Vu pour Rimo. Je vais mettre ma main sur le roman katiba de J-C Rubin. Je ne savais pas trop bien que les iraniens étaient bien implantés au Sénégal. Maintenant faire reference aux libanais au Sénégal me guide où chercher les liens avec le trafic de drogue chez nous. C'est du serieux. A-

http://dailymotion.virgilio.it/video/xcyv56_jean-christophe-rufin-16-04-2010_news

Anonyme a dit…

le blog de notre professeur est bien commenté ya3tti lil mit3ayen li3ma e vais lire tous vos commentaires inchalahou et je vais essayer de conjuguer le verbe dormir en espagnol

copiarpegar (arabisant we chomeur molli)

Anonyme a dit…

azzizzo y a bon. Fais pas confiance à ton UPR et tes bras cassés de conseillers. Tu verifies toi-même. Je ne te soutiens pas, mais te donne un chance jusqu'a la prochaine election. C'est le parler d'un vrai ami des pauvres. Vas-y. Sidioca était président pour les sous et les honneurs avec. Tu avais fait un erreur de le soutenir. Tu as encore 4 ans pour te racheter. A-

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Le Président Ould Abdel Aziz en randonnée solitaire à Nouakchottvendredi 16 avril 2010 / 22 :31

Les nouakchottois ont eu la surprise de croiser cet après midi, le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, au volant d’un véhicule anonyme, un tout-terrain.



Le chef de l’Etat qui empruntait l’axe passant devant le bureau des Douanes-Ville, a arpenté les rues d’Arafat, sans ses services de sécurité, tout seul.

La randonnée présidentielle aura permis au Président de vérifier les nouveaux sites où ont été installées les populations déplacées des Gazra d’Arafat.

Le déplacement présidentiel intervient à la veille du meeting des partis de l’opposition, demain, samedi.

canalrim.info

Anonyme a dit…

copiarpegar,

enta ekhabarak min tchomi. Mahou aouvalak. Manak guidhoum. Tu es le meilleur parmi tous les mauritaniens et je ne joke pas. conjugui lak thak. A-

Anonyme a dit…

copiarpegar le chomeur arabisant,

Tu as vu ça? On fait greve contre un gouvernement. Pas contre des barbus. Bizarre cette greve ville morte qui ne dit pas son nom. Comme on attrappe les virus a gauche et a droite, ceci risque t- il de nous arriver?
A-


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Grève générale à Boghni pour la libération d'un otage
16 April, 2010 05:58:00
ALGER - Une grève générale a été décrétée jeudi à Boghni, petite ville de Kabylie, pour exiger la libération d'un habitant de la région retenu en otage depuis 24 jours par un groupe armé, ont indiqué des habitants à l'AFP.


Le mouvement a été lancé par une coordination des villageois de la région pour exiger la libération d'un entrepreneur à la retraite âgé de 80 ans, enlevé le 22 mars à son domicile de Aït Koufi, près de Boghni, par un groupe d'hommes armés.
"Toute les administrations locales sont fermées, mais la grève est partiellement suivie par les commerçants" de cette agglomération de quelque 20.000 habitants située à environ 30 km au sud-ouest de Tizi Ouzou (Est d'Alger), a précisé l'un d'entre eux, joint par téléphone.
Une première grève avait eu lieu pour exiger sa libération le 30 mars avec un rassemblement de plusieurs milliers de personnes venues des villages des alentours.
Depuis, l'octogénaire est toujours retenu en otage par les ravisseurs qui demandent une rançon de 20 millions de dinars (200.000 euros).
En octobre 2009, les habitants de Issennajen, également en Kabylie, avaient obtenu la libération d'un commerçant de la ville enlevé par des islamistes armés, après une mobilisation qui s'était étendue aux villages voisins.
La victime avait été libérée trois jours après son enlèvement sans qu'aucune rançon ne soit payée.

Anonyme a dit…

salut ,


A-,

merci pour la vidéo , le machin c'est un roman , donc une histoire bidon en plus t'as vu comment il va ternir l'image de ce pays avec ces histoires d'attentas désamorcés à la dernière seconde .

Paul marty , il a sorti un très bon bouquin en partie sur la mauritanie

Etudes sur l'islam et les tribus du soudan

rimo

Anonyme a dit…

Rimo,

A l'ecoute de l'interview, on a l'impression que le gars veut dire quelque chose mais tient sa langue comme il est diplomate (Ambassadeur de France au Senegal). Il risque dans son roman d'y dire la verité mais sous une forme romancée. Il fait déjà le lien entre les katibas et l'armée algérienne, in fine. Il doit connaître des choses. On va le lire pour voir ...

Merci pour les liens et tu es entrain d'effacer mon ignorance sur quelques faits historiques chez nous.

Je lisait Frerejean tôt ce matin et quelque chose a attiré mon attention sur ce qu'il dit dans son bouquin:

"Je crois que la période de conquête est terminée en Mauritaie. Les Maures sont trop intelligents et trop interessés pour n'avoir pas compris que nous sommes du "côté du manche". Mais , comme en toute occupation coloniale, il y aura probablemt la période d'insérruction.Prenons la garde que celle-ci ne soit pas maraboutique! Il serait sage de nous attacher de plus en plus les tribus guerrières. Le plus grand danger est de nous laisser mener par les marabouts, car ils nous mèneront à la porte". De la pré-science. Les marabouts se sont transformés en AQMI et le premier à leur donner la vie est un "guerrier", en l'occurence Haidallah. Juste une remarque innocente, pas plus. Moi qui suis anti-islamiste politique.

A-

Anonyme a dit…

A- khalli 3annak citoyenne, elle n'est pas terroriste et demande seulement aux mauritaniens d'être conséquents et de respecter leur être.

Pourquoi devrions nous nous entretuer pour maintenir une langue (le français) source de la majorité de nos déboires.

Vous savez qui fait la fameuse gabegie, eh bien je vais vous le dire. Ce sont ces fonctionnaires francophones véreux, qui n'ont aucun respect pour les leurs (importe peux si les leurs sont maures, pulars, Soninké ou Wolofs), qui envoient leurs enfants à l'école de la caserne française ici et qui mènent une vie féerique dans un environnement misérable.

L'Afrique est restée à la traine principalement pour avoir conservé le français après le départ théorique du colon qui au fait est resté aux commandes par le biais de cette langue.

Les dizaines de milliers de cadres chômeurs arabisants en Mauritanie doivent avoir le droit d'intégrer l'administration de leurs pays sans être tenus de se tropicaliser au fameux centre français de l'ambassade.

Je le dis et je le répète ces cadres que je connais n'ont rien à envier aux autres prétendus francisants. Ils sont même plus compétents et plus confiant en soi.

Le fonctionnaire mauritanien doit avoir le choix de faire ses correspondances, rapports et autres dans la langue qu'il maîtrise le mieux (arabe, français ou on l'espère très tôt en pular, soninké ou Wolof).

Le fait de maintenir la Mauritanie sous ce joug français est à terme insupportable et ne va conduire le pays que vers plus de crises et de problèmes.

Je suis toujours très impressioné par les malaisiens qui travaillent en malais et qui se sont développés de manière vertigineuse, alors qu'ici on est entrain de perdre du temps et de l'énergie pour une langue qui n'a rien à voir avec nous.

Sanhaji

Anonyme a dit…

LA LOI DES CAPRICES



UN GROUPE DE RAP PULAR A INSULTE LE PRESIDENT LA POLICE LE MAIRE DE SEILIBABY LE PEUPLE MAURITANIEN LORS D'UN CONCERT ORANISE CE WEEKEND A SEILIBABY

NOTRE PAYS ET SON GOUVERNEMENT PRONNE T IL L'ANARCHIE? QUANT CHACUN POURRAIT DIRE OU REVENDIQUER CE QU'IL VEUT SANS CRAINDRE L’APPLICATION DE LA REGLEMENTATION QUI REGULE LES LIBRERTES. La liberté sans retenue et non régulé crée un l'état hors-jeux et non craint, on s'attaque à tous les symboles du pays, on piétine les valeurs sans que l'état ne puisse lever le petit doigt, où va t on comme ça. On Ne sert pas le pays avec cette attitude contraire à la démocratie, aujourd'hui, on s'attaque à l’islam, à l'arabe, on remet en cause tout et les lois fondamentaux qu’on piétine allègrement. En continuant sur cette voie où la constitution n'organise et ne remplit aucun rôle, les caprices des uns et des autres comme consensus social nous créons les conditions de l’anarchie et de notre disparition.

Anonyme a dit…

Salut...
Le mot berbere, moi, la premiere fois que je l'ai entendu c'etait au college, quand à celui d'arabe on m'en a rabattu les oreilles avec, depuis ma naissance à nos jours à chacun de mes fait et gestes.Ma mere, mon pere ne m'ont jamais dit appartenir à un autre ensemble que l'ensemble arabe.Ceci etant, cela ne m'a pas empecher de grandir en harmonie avec toutes les composantes tribales et ethniques de mon pays, de mon enfance j'en gardes mes plus chers amis, des freres avec lesquels je partage tout !!!pour lequels j'ai un grand respect.
A-, Je n'ai pas besoin de lire le machin algerien pour clarifier tes doutes sur mon identité!!!
Je suis Musulmane, Mauritanienne et arabe, que tu le veuilles ou non.
En quoi cela derange t-il , c tout comme X est pular ou y est soninké..
Ne passons pas à cote de la planque.
Le francais est une langue etrangere, l'arabe et les autres langues nationales sont notres.

bl

Anonyme a dit…

Général vladimir,

Les Algériens et Aziz le Sahraoui (pas twil le'emer azzizzo) dans tout ça ?. Ils disent qu'il est mauritanien. Je te l'ai dit milles fois: ça sent le poisson pourri tout ça. A-

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Un ex-membre du Polisario recruté par Al-Qaïda

Le journal «ABC» a dressé le portrait de Omar Sahraoui, ex-membre du Polisario recruté par AQMI pour enlever des Espagnols.

Omar Ould Sidi Ahmed Ould Hamma, plus connu sous le nom de «Omar Sahraoui», un ancien membre du Polisario, est le mercenaire recruté par Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) pour commettre l’enlèvement en Mauritanie des trois coopérants espagnols, rapporte lundi le journal «ABC».

Le journal espagnol, qui cite «une source consultée par ses soins», affirme que «Omar Sahraoui, qui avait formé une partie de l’organigramme du Polisario, est décrit comme un homme du désert, territoire qu’il connaît très bien depuis des décennies et à travers lequel il se déplace avec grande aisance, a mis son expérience au service des terroristes et autres trafiquants de drogue et d’autres produits de contrebande comme le tabac».



«ABC», qui dresse un portrait de «ce mercenaire recruté par AQMI pour commettre l’enlèvement des trois coopérants espagnols», à l’occasion de son procès en Mauritanie, ouvert le 29 mars dernier, affirme, citant des sources judiciaires mauritaniennes, que «Omar Sahraoui est accusé d’attenter délibérément à la vie des personnes, d’enlèvement en contrepartie d’argent, d’utilisation du territoire mauritanien pour commettre des attaques contre des étrangers et d’emploi illégal d’armes et de munitions».

Selon le journal espagnol, Omar Sahraoui travaillerait pour le compte de Mokhtar Belmokhtar, un Algérien, influent membre de la branche d’Al Qaïda au Maghreb et au Sahel qui retient comme otages les Espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual dans le désert du nord du Mali. D’ailleurs, ajoute «ABC», un mandat d’arrêt international a été lancé par la Mauritanie contre cet Algérien «qui se déplace avec une grande facilité entre les frontières poreuses du Sahel ».

Le journal espagnol croit savoir également que Omar Sahraoui, qui ne formerait pas partie directe de la cellule de Belmokhtar, aurait été chargé, selon des sources proches de l’enquête, de mettre à la disposition d’AQMI les véhicules nécessaires pour échapper aux ratissages de l’armée mauritanienne et traverser la frontière malienne.

Quinquagénaire, Omar Sahraoui a été arrêté mi-février dernier et a comparu le 29 mars devant un tribunal de Nouakchott aux côtés de 21 autres personnes poursuivies dans la même affaire avant d’être inculpé et incarcéré. Sept autres personnes avaient comparu, il y a trois semaines, dans le cadre de la même affaire. Cinq d’entre elles ont été également écrouées, selon «ABC»







Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org



Info source : Continental News

Anonyme a dit…

Sanhaji,

Dommage. Je t'ai lu et j'étais surpris quand tu as changé de coeur quand azzizzo a liberé les banquiers. Ne m'attaque jamais sur les questions d'interet du pays. A-

Anonyme a dit…

bl,

Ta langue maternelle est le hassanya, un langage arabo-berbere. Les français parlent franglais ces jours-ci. Et si un français de Poitou te disait que sa langue maternelle etait anglais? c la même chose. Tu te hais so deep? A-

Anonyme a dit…

On est berbere , arabe , nigero-congolais( wolof, sonoike, poular)

mais jamais au grand jamais français ou créole.

Anonyme a dit…

pymalion a dit chezvlane:


لا يمكن مقارنة الفرنسية بالعربية في
موريتانيا فالعربية هي لغتنا الأم ولا أعتقد هنا أنك تستطيع الادعاء أنك تعلمت الفرنسية من المجتمع الموريتاني دون اللجوء إلى مدارس نظامية ثم إن الحراطين وإن كانوا فئة اجتماعية محرومة إلا أنهم لا يشكلون مجموعة ثقافية مستقلة عن باقي إثنيتهم.ه

نحن نعرف أن العرب دخلوا إلى هذه الأرض كفاتحين لكن بعد أكثر من ألف عام على دخولهم لم نعد نعلم تحديدا من هو العربي والبربري إلا من خلال الحقائق الموضوعية كاللغة والثقافة.ه

وبالرجوع إلى التشكيلات الاثنية الموجودة في موريتانيا نجد أن أكبرها_ أقصد البيظان والحراطين_ تتكلم العربية وتدعي أنها عربية وليس من الموضوعية إنكار ذلك كما أنه لن يكون مهما هنا النظر إلى وضعك، أنت ، الخاص لأنك حالة فريدة من الاستلاب حتى أن آلان غريش يتكلم العربية أفضل منك.ه

Anonyme a dit…

humour noir français

un arabe dans la seine
c'est la pollution
tous les arabes dans la seine
c'est la solution

Anonyme a dit…

les arabes ont inventé les mathématiques
parce que les math commencent par zéro

Anonyme a dit…

la seule invention des arabes qui ait à ce point bouleversé le monde c'est alcool! les européens ne connaissaient que la bière, lors des croisades ils ont appris les bains mais aussi ils ont découvert l'alambic et appris à faire de l'alcool qui d'ailleurs est un mot arabe, on s'étonne que les arabes soient restés les plus grands soûlards - ligue arabe enti vem- et ne peuvent s'arrêter de boire que lorsqu'il n'y a plus rien à boire, le reste des grandes inventions et des grands scientifiques de l'âge d'or de l'islam , c'est les perses et non les arabes

c'est un miracle que ce peuple ait été islamisé , un miracle, et si dieu ne leur avait pas envoyé un arabe , ils n'auraient jamais cru, dieu soit loué

hélas chassez le naturel, il revient au galop d'où les divisions, les haines et le retour à zéro scientifiquement dans tous les domaines , heureusement il reste la poésie mais là encore personne ne peut savoir ce qu'elle vaut vu qu'elle n'est jamais en concurrence avec le monde lol

Anonyme a dit…

le prof aurait dû commencé son article avec les proverbes fantastiques qui ont traversé les âges et voyez le genre

" les chiens aboient , la caravane passe" lol

ou bien

" bat ta femme tous les jours, si toi ne sais pas pourquoi elle le sait"

bravo

Anonyme a dit…

A-,

je n'ai pas changé d'un iota ma position vis à vis d'Aziz ni avant l'emprisonnement intempestif des hommes d'affaires ni après.

Je suis seulement de ceux qui reconnaissent les bienfaits de leurs adversaires politiques.

Ma position du français est pure et simple, c'est une langue étrangère qu'on peut apprendre et ce n'est pas une chose sacrée et indiscutable.

Le Français est pour moi à la limite comme l'anglais, l'espagnol, l'allemand, le chinois et les autres langues. On peut l'apprendre sans pour autant dénigrer ni piétiner sa propre langue.

A- tu a toujours été cool et galant tu dois garder le cap, si celui qui a gribouillé tout à l'heure quelque chose d'incompréhensible et incohérent est bien toi.

Sanhaji

Anonyme a dit…

le zero ( sifr ou sifro ) est une abstraction formidale que les arabes ont inventés. ces arabes qui sont loin d'etre blancs ni noirs ni jaunes ( ni blanco-europeens, ni negro-africains , ni jauno-asiatiques) mais tout ça à meme temps, pour etre arabe il faut juste parler l'arabe et vouloir l'etre sans avoir besoin d'une attestation ou d'un certificat de personne meme de nos chers negros à qui on peut repprocher de se definir par le nom d'un continent multiracial et d'une couleur universelle.

Anonyme a dit…

zéro une abstraction! tu parles! il suffit d'un miroir lol

Anonyme a dit…

je ne tombe pas dans les insultes, ce n'est pas mon niveau ni mon but, cherche ailleurs

Anonyme a dit…

quelle insulte? on ne peut plus plaisanter? quand il s'agit des haratines ou des koirs on en connaît de belle mais dès qu'il s'agit d'arabe , on ne peut plus plaisanter
c nul
l'humour permet d'ouvrir les yeux sans pleurer, apprends ça jeune homme

si les arabes avaient plus humoristes qui se moquaient d'eux-même, le monde arabe n'en serait pas là

Anonyme a dit…

COMME C'EST UN ESPACE PUBLIC, MOI Je n'oserais pas faire une du meme genre de crainte de mauvaise interpretation mais s'il ne s'agit que de moi, t'as plaisanterie m'honore et me rejouis, je ne suis l'avocat de personne et je ne represente que mon humble point qui est loin de pretendre posseder une quelconque verité.

Anonyme a dit…

bien parlé

j'en m'en vais sur ses mots excellents

adios

Anonyme a dit…

Chère BL,Merhbe kbira, wellah ella t'wehchnak. Inchalah ikoune kheyre!!
Chère sœur, canalh a besoin de votre contribution. Lateyti i6awli vina leyde yelli itawal 3oumrik !!!

Cher A-, yekhouye inta un guerrier walla chinhou?? Tu veux une bataille avec moi wella??!!!Je refuse de faire la guerre.
Pour moi les guerres ne sont pas bonnes entre frères, car tout le monde est perdant, comme l’avait bien dit, le grand chanteur congolais Zaao dans sa célèbre chanson « Tout le monde est cadavre »
Cher frère ce que tu insistes à créer entre nous s’appelle, un faux débat, donc inutile de continuer dans ce chemin absurde. S’ma3te ikhalikenna !!
Ye khouye 3oud wadeh, si vous avez quelques remarques ou réserves sur ce que notre Prof a avancé, aller directement au sujet et débâtez-le. Essayez de m’exploiter comme bouclier humain n’est pas grand de votre part et moi je ne l’accepterai pas.
En fin, je te remercie de m’avoir provoquée. Je pense que c’est utile par fois, mais à condition que le motif soit juste et objectif.
Ekhirene n’ta gua3 mat3del chi khasser, wana ma n’gued ninvgue3 3lik !!


Citoyenne

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Riyad expulse 10 mineures mauritaniennes, exploitées par des réseaux de débauche

L’Arabie Saoudite vient d’expulser vers leur pays et sans autre forme de procès, une dizaine de mineures mauritaniennes, toutes âgées de 15 et 16 ans, découvertes dans une maison close, appartenant à un réseau spécialisé dans le commerce charnel.

C’est l’Association des Femmes Chefs de Familles ( Afcf), qui vient de confirmer l’information, donnant l’alerte sur un phénomène vil et nuisible à l’image du pays, terre d’Islam et des grandes valeurs morales.

Le groupe de filles impubères a été arrêté avec deux autres adultes, également de nationalité mauritanienne. Les saoudiens ont déclaré que toutes ses jeunes adolescentes, étaient exploitées par leurs employeurs, pour des fins immorales.



Evoquant cet indigne trafic corporel, la présidente de l’Afcf, Mme Aminetou Mint El Moctar a précisé, que ce n’est pas la première fois, que les autorités saoudiennes se plaignent de cette activité illégale, pratiquée par des réseaux criminels, qui profitent de la situation de pauvreté de certaines familles mauritaniennes, pour recruter leurs filles mineures, moyennant des avantages financiers.

L’Afcf indique également que les filles détenues pour des cas similaires dans les prisons saoudiennes, seraient actuellement au nombre de 72 jeunes mauritaniennes, toutes impliquées dans des pratiques contraires à la charia islamique.

L’Ong a vivement appelé les autorités à combattre ce phénomène, faisant part de sa grande préoccupation de la prolifération des réseaux du commerce charnel dans le pays. L’organisation est convaincue que ce drame humain ne peut être stoppé, si les pouvoirs publics n’agissent très vite et de manière efficace pour lutter contre ce phénomène, particulièrement à travers l’application de sanctions sévères pour les trafiquants.

L’Afcf a demandé également, l’ouverture d’une enquête sur les agences de voyage et les présumées personnes impliquées dans ce type d’activité, qui selon cette Ong porte d’énormes préjudices à la renommée du peuple mauritanien, reconnu pour ses hautes valeurs religieuses et morales.









Info source : Emjad (Mauritanie) | Justice, Démocratie| Lus :

maatala a dit…

Réactions diverses à l'article précédent :


Rédigé par Ngarifouta, samedi, 17-04-10 22:40 Le consulat de Mauritanie à Jeddah est une agence de voyage est un bureau protocolaire. Une agence de voyage pendant le pèlerinage. Une somme colossale est votée à cet effet et qui ne profite qu'au ministre des affaires religieuses et au consul.


Pour les affaires protocolaires le consul et ses employés ne s'occupent que de la délégation officielle et particulièrement les vip mauritaniens. Tout le monde sait que ce commerce de chair se fait même au niveau des femmes durant le pèlerinage.Vous pensez qu'elles en ont honte, que non!


Ni Aziz ni son gouvernement ni les militaires ne peuvent mettre fin à ce commerce lucratif. Nous vivrons ailleurs comme nous vivons chez nous avec nos tares nos défauts et saloperie. Les saoudiens le savent et ils connaissent la légèreté des femmes mauritaniennes.


Rédigé par fahamo, samedi, 17-04-10 21:29 quand on entend des choses pareilles nous avons envi de vomir tout ce que nous avons dans l'estomac mais ce qui me dérange vraiment c'est ce qui devenu le peuple mauritanien aveuglé par l'argent l'argent, l'argent et l'argent.


Dans un passé pas longtemps une fille ne pouvait pas parler avec un homme dans la rue et même les hommes ne pouvaient pas entrés chez une famille pour voir les filles et quand une fille faisait une bêtise elle ne pouvait plus vivre avec toute sa communauté elle devait partir loin pour ne pas être tuée par ses proches.


Et les pères de familles que même les mouches ne pouvaient oser entrer chez lui maintenant il dérangé à des heures tardives par des visiteurs qu'il accueille avec des grands MEREHBES ETVEDHEL EL KHELTA HOWN ESAL MERHBE BIKOUM HATTE et le visiteur peut rester comme si c'est chez lui jusqu'au matin.


Sans oublier les marchandages des jeunes filles que des pédophiles font semblants des les marier et partir avec elles en Arabie Saoudit pour être chaque soir marié a un nouveau client et qui la prend uniquement par derrière et ça nous l'entendons depuis longtemps et rien n'est fait ni au niveau des familles et au niveau du gouvernement.


Et c'est connu depuis toujours et les réseaux sont connus mais rien ça continu puisque ça rapporte de l'argent et l'argent et le mauritanien ne font qu'un.

maatala a dit…

Rédigé par leguignolm, samedi, 17-04-10 20:09 72 jeunes Mauritanienne. On ne peut pas imaginer pour les autres pays!



Rédigé par habouss, samedi, 17-04-10 20:01 Oh ! Ce n’est que la partie submergée de l’iceberg ! Il se passe des choses très graves dans la communauté mauritaniennes d’Arabie Saoudite à la limite de l’imaginable et de l’incroyable.


Cette communauté fait d'apatrides avec des éléments descendants de mauritaniens il y a plus d’un siècle, sans papiers, ni reconnaissance de citoyenneté. Ils vivent en autarcie entre eux, la plupart des chômeurs, et ne bénéficient d’aucune assistance sociale. Les femmes et jeunes filles sont dans une fragilité telle quelle sont des proies faciles pour de véreux proxénètes.


Ce que ne dit pas Aminetou de l'Afcf, c’est que « ces mineures », dans un pays normal n’allaient pas être appelées des mauritaniennes, mais des saoudiennes originaires de la Mauritanie, car pour la plus part, elles ont au moins le droit du sol parce que nées là bas, ou elles ont immigré très jeunes avec des parents établis dans ce pays.


On peut s’en rendre compte pendant le pèlerinage, quand on voit le rang kilométrique, sujet des regards de curieux Médinois ou Mecquois, devant les séances de consultations de la délégation médicale accompagnant les pèlerins. On trouve des malades reclus depuis une année en attendant cette occasion pour se faire soigner, étant donné qu’en d’autres temps, ils sont soignés puis expulsés immédiatement, car considérés comme des clandestins.


Les consulats sont gangrénés par des gens nommés dans des conditions obéissant au népotisme courant, ou à des intérêts purement mercantiles, ne sont d’aucun secours pour ces milliers de ‘’mauritaniens’’ laissés à leur sort d’apatrides.


Le gouvernement du Président Abdel Aziz qui se soucit des pauvres de nos banlieues, avec le sénateur des mauritaniens de la zone moyen orient, doivent inscrire dans leur action le sort de ces milliers de mauritaniens vivant de façon indigne à quelques encablures des lieux les plus saints de l’Islam.


maatala

Anonyme a dit…

Salut...
Qu'on soit clair, je ne suis pas l'avocate des regimes pourris, ni de la ligue arabe qui sont les alliés inconditionnels de la france et de la francophonie !!!loin c'en faut, je suis du coté des peuples de leurs revendications, je suis contre les baathistes et les flamistes à mort !!!tous ceux qui manipulent de naifs etudiants à des fins politiciennes ....
La mauritanie est une, elle possede des potentialités multi-culturelles qu'il faut exploiter pour son harmonie...tout comme des nations developpées telles que la malaisie, la chine, le japon, qui ont pu contenir de milliards de personnes de culture differentes malgre; les tractations des occidentaux !!!mes sentiments pour l'arabe je n'en reviens pas là dessus;j'ai dit ce qu'il fallait ...
L'humour noir et raciste francais n'epargne personne ...y'a pas lieu de s'en rejouir ...quand aux arabes, ils sont se qu'ils sont ...des populations exploitées, humiliées, chassées de leur terres....et j'en passe ...dis moi par qui et avec la complicité de qui? des arabes me diras tu ...mais qui d'autre...

Arabe, pular, soninkés et wolofs, differents mais, tous des mauritaniens !!!!!c le slogan de ma fille, je le reprends ici...

bl

Anonyme a dit…

Sanhji et Citoyenne,

M'excuse si je vous ai froissé sur cette histoire d'arabité. Je n'ai fait qu'exprimer ce que je pense la-dessus: arabe-français 50/50. Ma langue maternelle est le hassaniya et non l'arabe. En plus, j'ai peut-être plus attentivement lu Bah Ould zeine et Dourari (merci Maatala).

C'est un sujet très sensible, cette arabité dont beaucoup ne veulent pas en parler. Moi je defends ce que pensent tout bas l'autre 1/4 qui ne sont pas kwar, mais bithanes. Y compris Moulaye Ould Mohamed Lagdaf qui est belge et ne pense jamais scolariser ses enfants dans une école arabe. Il leur parle certainement hassaniya-français à la maison et non l'arabe scolaire.Je ne me hais pas du tout et suis très de ma hassanité qui est milles fois mieux que l'arabité que les pouvoirs successifs, avec leurs hordes de nationalistes, essaient de nous vendre sans succès. Ceci a contribué au plan de la dénigrification du pays, qu'il faut reconnaître a échoué.

Ne condamnons pas les générations futures avec cette arabisation à 100%. Les kwars poussent pour les langues nationales quand une frange des bithanes pousse pour l'arabe qui n'est pas leur langue.Je suis d'accord avec leur position yawaylhoum.

Pousser l'arabité parceque c'est la langue du prophete (PSL) est un faux problème. On n'a pas besoin d'être arabe pour être musulman. L'Islam est utilisé comme un fourre-tout quand c'est necessaire. Personne n'a invoqué l'islam quand nous avons massacré des kwar en plein ramadhan il y a quelques années. Même si des brebis galeuses kwar ont pensé faire un coup d'état yitayarhoum et yarham ceux qui ont été liquidés un 28 novembre ou laissés crever à Oualata.

Nous avons les Hanena et autres Mini aujourd'hui et on ne pense plus à ce qu'ils ont vulu faire et ils sont excusés. S'ils étaient des kwar, ils auraient été passés par les armes une semaine après leur "forfait". Pour votre rappel, il n y a pas eu un seul kowri qui est parti faire allégeance à Kadafi l'autre jour, ce qui est une trahison et personne n'en parle. Le pouvoir se focalise sur Birame et oublie ceux qui sont partis à Tripoli baisser leurs culottes devant celui qui a contribué à faire partir un président démocratiquement élu, même s'il est incompétent. Il est certainement plus compétent que Kadafi. Pour un retour en arrière sans ould Taya et c'est un précedent dangereux, même pour azzizzo: n'importe quel gobi quartier peut faire un coup d'état et nous retourner à 1978.

L'Afrique du Sud a pu regler son problème et pourquoi pas nous? La solution, c'est 2 langues officielles:français et arabe à 50%chaque. Tout le reste c'est du veyavi. Les kwar n'abandonneront jamais.

Par principe, je ne relis jamais ce que j'écris sur le net. Mais l'idée est là. Que personne ne se fache: je n'attaque personne.

Constitution votée sous Ould Taya et sous le CMJD akhbarha! Quand azzizzo sabote la constitution, on l'applaudit. Quand on dit que la constitution a dit faux en prenant la langue arabe comme langue officielle on rougit. Et les kwar? Ils ne sont pas mauritaniens?

J'ai parlé. A-

Anonyme a dit…

Conseil de frère à azzizzo:

- tu es président pour quelques années et tu as la force brute. Personne n'ose t'attaquer, surtout l'armée à laquelle tu as donné ce que Ould Taya leur refusait. Tu es là pour le très long terme.

-change la constitution et remplace l'article sur la langue arabe comme langue officielle. Change en arabe-français comme les 2 langues officielles du pays (50/50). Tu aura sauvé ce pays de la derive certaine dans des années à venir et forcé une paix des braves.

Si tu fais ce que je te conseille, tu auras l'appui de la classe intellectuelle et ton election pour un deuxième mandat est assurée. Sois un dictateur éclairé et ne fais pas de compromis. Nomme la crême de la crême dans ton administration et laisse tomber les bras cassés. Pourquoi el Moudir Ould Bouna comme ton conseiller en communication? Reprends Mohamed-Mahmoud Ould Mohamedou dans ton cabinet et les gens comme moi te respecterons. Autrement, tu traverseras le même desert que Ould Taya et ton UPR sera le premier à t'abandonner si un de trds copains te fait un coup dans quelques mois. Parceque à ce rythme, tu vas droit au mur. Ecoute ceux qui n'ont pas besoin de toi.

A-

Anonyme a dit…

bl,

Selmili alla la petite. C'est la même position avec mes enfants à la maison.Ce qui est dangereux pour le futur, c'est la peur de l'autre. C'est sur cette base que l'hitlerisme s'est developpé. Le nationalisme arabe est basé sur le nazisme, selon l'historien lewis Sinclair et il a relaté les faits et non dit du blabla.

A-

==
bl a dit:

Arabe, pular, soninkés et wolofs, differents mais, tous des mauritaniens !!!!!c le slogan de ma fille, je le reprends ici...

Anonyme a dit…

Tout en estimant, qu'une grande partie de l'argumentation des negros africains ( noir arabe non hassanophone), et que leur revendications de reconnaissances et d'affirmations sont tres legitimes et versent dans l'intret supreme du pays, est valable notamment

l'amour theorique et parfois hypocrite de l'arabe tout en deconseillant aux enfants, freres parents de faire un cursus en arabe, et meme parfois se ruiner pour eviter cela. mais cette hypocritie ne s'arrete pas là car les maures pour faire une generalité, participent activement à la francisation de l'administration en contradiction de la lettre et l'esprit de la constitution pour l'isoler du peuple qui est tres largement hassanophone et donc plus proche de l'arabe et la langue de l'activité economique informelle et la langue de communication de la rue.

Par contre les negros africains ont tord de s'enteter à defendre la langue francaise par depit et de refuser l'arabe par chicane, car à mon humble ils doivent cesser de mepriser leurs langues qui ne sont pas condemnés à rester dans l'arriere court de la langue francaise. A mon humble avis, si les negros consacrent la moitié de l'effort et energie octroyés grassiesement à la langue française naturellement dominatrice dans notre contexte pour des raisons historiques etc.,

donc pour resumer mon point de vue:

appliquer la constitution comme elle est pour respecter notre soi-disant democratie en abondonnant progressivement le français au profit de l'arabe et les langues nationales dans climat apaisé et depassionné tout la langue française comme une langue etrangere et respecté comme les autres.Car un pays qui ne respecte pas ses propres lois est condamné à appliquer la loi des caprices et aux desordres.


mouhamed

Anonyme a dit…

desolé, il faut lire

negros africains ( noirs non hassanophones)


mouhamed

Anonyme a dit…

Une constitution voté sous le régne du funeste Taya ne doit pas être une référence vu ce qui s'est passé sous son régne.

Anonyme a dit…

mais lui il n'est plus là et On ne peut gere un pays sans des references en attendant eventuellement de modifier la constitution si le peuple le souhaite, c'est ça le probleme

Anonyme a dit…

Mouhamed,

beaucoup ne seront pas d'accord avec toi. Il faut changer la constitution et faire du français et de l'arabe les lagues officieles du bled. Thik la constitution a été developpée dans des conditions particulières sous Ould Taya et son PRDS. Le reste on fera doucement. azzizzo a des couilles et il peut bien decider pour la paix sociale decider de faire de l'arabe et du français les 2 langues ooficielles du bled. Tout le monde aura gagné, quitte à laisser les nationalistes avec leur arabe scolaire et les FLAM avec leurs langues nationales aboyer dans le désert. Le reste c'est du veyavi. Comment une nation ne veut pas d'une langue de commerce et de science? arabe 100%? Bullshit. Soyons honnetes!

J'assume. A-

===
Mouhamed a dit:

donc pour resumer mon point de vue:

appliquer la constitution comme elle est pour respecter notre soi-disant democratie en abondonnant progressivement le français au profit de l'arabe et les langues nationales dans climat apaisé et depassionné tout la langue française comme une langue etrangere et respecté comme les autres.Car un pays qui ne respecte pas ses propres lois est condamné à appliquer la loi des caprices et aux desordres.

kimporte a dit…

rien que pour BL, vive l'apaisement, je retire l'article " à la guerre comme à la guerre " du blog

je le laisse ici pour les archives

A l’heure où le pouvoir a réussi une fois de plus à réveiller les démons de la division, il est temps de lui donner ce qu’il attise afin de lui faire passer l’envie de recommencer. Chacun n’a qu’à défendre sa langue jusqu’à la mort et que l’affrontement se fasse une bonne fois pour toute afin que la question de la prétendue arabité de la Mauritanie soit une fois pour toute tranchée.

On dit que la langue française est la langue du colon, mais on oublie que pour 90% de ce pays, c’est-à-dire pour les négro-mauritaniens, les haratines et les berbères, l’arabe est la langue du colon par excellence, langue d’étrangers venus d’un autre continent qui se sont installés à force de massacres, de crimes, vols, esclavages jusqu’à vouloir assimiler les négro-mauritaniens, les haratines et les berbères.

Heureusement pour ces colons d’un autre âge, la langue arabe est celle du coran sinon qu’ont-ils apporté sinon misère et désolation.

Quant à l’islam qu’on nous a servi, duquel s’agit-il ? Dieu dans le coran dit en toutes lettres que les bédouins sont les plus hypocrites de la création et la Mauritanie en est la preuve éclatante.

Voilà le pays du million de voleurs par excellence. Après trente ans de vol qui viennent s’ajouter à des siècles de rapine voilà la Mauritanie : pas un mauritanien qui ne sache que ce pays est dirigé et géré par des voleurs de haut vol et de très basse extraction c’est-à-dire que ces voleurs sont issus du plus bas de la raclure du genre humain.

Pourtant ils gèrent presque tout et sont partout et Aziz n’y peut et n’y pourra rien.
Où est le grand islam, l’islam des lumières, l’islam qui rend le musulman fier, juste, combattant pour cet islam-là contre l’hypocrisie, l’injustice et la domination barbare d’une clique de vagabonds qui tiennent le pouvoir après l’avoir usurpé par les armes ou le trafic en tout genre le tout cautionné par certains marabouts hypocrites et véreux qui invitent le pays à se prosterner devant les tyrans au nom de Dieu ?

Où est cet islam pur qui élève ? Il est où l’islam qui rend palestinien ? Il est où l’islam qui permet de ne craindre que Dieu et jamais un humain quel qu’il soit surtout si c’est un tyran ignorant aveugle et sourd ? Ils sont où les imams qui disent la vérité au peuple et qui toujours cherchent à le tirer vers les lumières de la fierté de l’homme qui ne craint que dieu et cherche toujours la justice et la vérité et combat les prévaricateurs ?

....

kimporte a dit…

...Ils sont où ces imams ? Où étaient-ils les trente dernières années ? Où étaient-ils quand en plein ramadam on égorgeait ? Où sont-ils aujourd’hui quand chaque vendredi les mauritaniens viennent toujours à eux pour se rapprocher de Dieu ?
Qu’ont-ils fait des musulmans ? Pourquoi les mauritaniens sont-ils devenus si lâches craignant le pouvoir comme on craint Dieu ? qu’ont-ils fait des musulmans ? pourquoi le Mauritanien est resté hypocrite craintif de ne demandant que la paix à son bourreau ?

Voilà l’islam qu’on nous a apporté ! l’islam qui conserve les inégalités et prône la soumission au tyran ignorant ennemi de la justice de la vérité et du progrès et on veut nous dire que l’islam c’est ça !

Cet islam est le vôtre pas le nôtre. Le nôtre est celui qui combat les hypocrites fussent-ils imams, fussent-ils les maîtres de l’économie et du pays. Le nôtre est celui qui permet à l’homme quel qu’il soit d’être meilleur, plus libre et non condamné à l’esclavage intellectuel et culturel d’une bande de voyous.

Tout ça pour dire que si ces arabes-là veulent nous dire qu’ils ont apporté l’islam, nous avons toutes les preuves que leur interprétation de l’islam n’arrange que leurs intérêts égoïstes vulgaires et criminels mais qu’elle n’arrange pas l’élévation de l’âme des peuples conquis.

Ces peuples grâce à Dieu, grâce au coran inaliénable, grâce à l’ouverture vers le monde, ces peuples n’ont plus ce complexe et ils ont vu l’islam pratiqué à la source chez les combattants de la liberté , de la justice et du progrès, ces peuples vous disent que l’islam n’est pas la propriété des arabes ni de la langue arabe !

Quant au reste : voyez donc ce pays dit dominé par les arabo-berbères : voyez quelle merveille cette civilisation a produit : voyez ce pays détruit, pillé, construit dans l’anarchie au gré du pillage des ressources communes, voyez donc le fruit de cette grandeur présumée : l’horreur, la saleté, le pillage, les fronts prosternés, l’éducation à terre , rien ne tient debout que la morgue ignare des assassins de la république commune et des héritiers de la barbarie des hypocrites premiers ennemis de l’islam des lumières.

Alors de grâce, il faut moins la ramener avec votre arabité ! La Mauritanie n’est pas arabe et ne le sera jamais ! la Mauritanie est plus berbère qu’arabe, la Mauritanie est plus hartanienne qu’arabe et la Mauritanie est plus négro-mauritanienne qu’arabe. L’arabité de la Mauritanie n’est qu’un fantasme résiduel d’une conquête qui mena jusqu’à nous l’arrière du troupeau.

Ah ! je vous entends d’ici ! il faut le faire taire ! Je vous attends bande d’imposteurs, héritiers du crime et ennemis de la Mauritanie plurielle celle d’aujourd’hui qui vous merde en français ! Ce français que vous comprenez très bien et que presque toute la Mauritanie comprend sinon très bien du moins à peu près.
La langue française comme l’arabe sont les deux langues des colons ! Pourquoi choisir l’une contre l’autre et quitte à choisir un colon, je préfère celui qui est parti et qui rassemble à celui dont il reste encore quelques restes qui veulent encore et toujours diviser et dominer.

Le pouvoir ne comprend que les rapports de force ne cédez jamais à la peur, plutôt crever debout que de vivre à genoux

salut

Anonyme a dit…

Je partage les analyses de A- car elles sont dépourvues d'hypocrisies.
en effet pendant les manifs des pro-arabisants totales, certains avaient des pancartes pour les langues nationales , et nous savons tous qu'ils s'en moquent comme de leurs premiers slips.
Le français est déjà dans nos murs depuis que la Mauritanie existent et une bonne partie de cadres sont formés dans cette belle langues pourquoi vouloir s'en débarsser maintenant!!!

Anonyme a dit…

A- est en effet d'excellente bonne foi

Anonyme a dit…

Pour changer un peu de sujet. La guerre au front en Afghanistan. A-

http://www.bakchich.info/Afghanistan-sur-la-ligne-de-front,10545.html

Anonyme a dit…

A- c'est pour toi

Appel d'un Prof à ses étudiants à l'Université de Nouakchott : Adulte, je pleure.

Enfants et adolescents innocents ; ils saignent du fait des adultes inconscients ou criminels. Ils ont quitté leurs mamans, ce jeudi matin. Ils devaient retourner à leurs foyers, les doigts mouillés, colorés de l’encre qui véhicule du savoir et, ils sont revenus, à midi, à la maison paternelle les mains couvertes de sang de leur sang.

La dose de savoir, qu’ils devaient rapporter à la maison, est leur contribution quotidienne et laborieuse par l’espoir futur de contribuer à l’atténuation des peines de leurs parents, qui font de leur mieux pour les nourrir, pour que leur corps irrigue leur cerveau d’un sang nouveau.

Et voilà, au lieu de ramener du sang virtuel,ils perdent du vrai sang, sans apporter une compensation à cette perte autre que le gaz lacrymogène ou une ordonnance, un traitement et une invalidation… et plus tard des remords ! Quelle perte !Quel manque à gagner !



Et, tout cela, c’est parce qu’ils sont innocents, inexpérimentés, sensibles, honnêtes au point d’être naïfs et malléables par des hommes coupables, expérimentés, insensibles, malhonnêtes et manipulateurs. Qui sont –ils ces nobles cœurs et ces cerveaux avides ?

Ce sont mes étudiants ! Vous êtes mes étudiants et, vous savez, pour ceux qui me connaissent, à quel point je leur suis dévoué et à quel degré je les aime nonobstant leurs couleurs et leur sang. Leur couleur dans mon dictionnaire s’appelle l’Amour ; Sacré est leur sang. Et le voilà, ils le perdent à flot .Quelle perte !

Mes chers étudiants Je ne vous culpabilise pas !

Ne vous culpabilisez pas, ce n’est point de votre faute. C’est la faute aux «professeurs négatifs » et ignorants que vous ne rencontrez pas sur les banc éclairé par le savoir; ces profs obscurantistes qui profitent des moments de confusion pour vous dicter dans l’obscurité les «principes" de la bestialité et de la sauvagerie !Ces mauritano-étrangers !

Ce sont ceux là qui confondent le verbe être et le verbe avoir ! Ceux là qui vous disent ce n’est pas bon d’avoir, de posséder … ce n’est bon d’avoir de posséder une langue étrangère. Ceux là qui vous disent: vous êtes ceci. Vous êtes cela …vous êtes alliés de ceci …ennemis de cela.

Anonyme a dit…

suite
Ce sont ceux qui ont du sang sale sur les mains ; les vôtres sont propres. Certains criminels, de par le monde, exploitent et font couler la sueur des enfants, ceux là les font saigner et veulent vendre, avec un sang froid horrible, leur sang, votre sang ; le nôtre.

C’est aussi notre responsabilité, nous autres enseignants, de l’école et de l’université qui ne vous vous avions pas éclairés suffisamment sur certains sujets pour que d’autres ne puissent jamais accéder avec le poison à vos portes. Bref, je vous invite, mes chers étudiants, à dire en Arabe « Aoudhou billahi min chayatini linsi weljenny », à dire en français : « Que dieu nous préserve des satans- diabes et des satans- humains ».

Je vous prie et vous « supplie par les mamelle» de vos mères de vous ressaisir. L’Arabe est notre patrimoine, le Français fait partie de notre patrimoine. L’apprentissage d’une langue est toujours salutaire et enrichissant pour celui ou celle qui ne la possède pas.

Oui, je le dis haut et fort en homme patriote, fier et positif : le Français fait partie de notre histoire et de notre patrimoine. Il ne nous complexe pas ! Il nous ouvre à 200 millions d’êtres humains dont 100 Millions de voisins africains. Il nous a permis d’accéder aux grandes universités et aux centres de recherches. Il a permis la formation des générations de mauritaniens, dont beaucoup ont suivi leurs premières formations en arabe et qui, s’éloignant des chemins de la facilité et de la paresse, qui paralysent de nombreux leaders d’aujourd’hui, ont préféré approfondir leur savoir au CNRS ou d’autres institutions française.

Oui, je le dis, parce que culturellement, politiquement, sentimentalement, historiquement entant qu’Arabe mauritanien et Arabe tout court, je sens les africains plus proches que n’importe quels peuples au monde mais ils sont suivis de près par le peuple de France. Ce grand peuple qui a toujours soutenu la cause des Arabes les causes passées et très récentes. Je n’ai pas besoin de les citer. Devrais- je en tant qu’arabe être ingrat myope et mauvais gestionnaire.

Ce peuple qui admet une communauté d’arabes et de musulmans sur son sol plus importante numériquement que certains pays arabes et en tout cas plus importante que celles que reçoivent la plupart des pays arabes Ce peuple ne mérite pas d’être injurié e par des arabes et surtout pas au nom de l’arabité ou du nationalisme.

Anonyme a dit…

sEt que dire des arabes mauritaniens qui ont tant reçu de la France quand leur droit à l’existence en tant qu’état était contesté dans le monde. Chez nous, ce ne sont pas les français qui imposent l’arabe, ce ne sont pas les pulars, ni les soninkés, ni les oulofs, ni certains régions peuplés de maures qui ont fréquenté l’école avant d’autres !

C’est l’histoire, c’est le monde, c’est la Mauritanie, c’est la vie. Il faut être honnête et pas mesquins Ce n’est pas «une poignée de francophones ou francophiles», comme l’a dit mon cousin sur aljazeera, qui l’impose dans ce pays et qui marginalisent les autres Moi, par exemple je suis marginalisé de toutes les époques et de tous les régimes et vous voyez que je suis francophone t francophile comme je suis arabisant et plus arabe que n’importe qui sur cette terre .

C’est une culture Une culture de richesses »culturelles » et d’ouverture. Mais cette marginalité ne me conduira jamais à faire couler le sang des enfants de ce pays surtout quand ils sont jeunes encore Je pleure leur sang et je me résigne dans ma marginalité. Si les systèmes ne veulent pas de moi je ne veux pas d’eux à mon tour et j’essaie de faire ce que je peux pour mon pays et ma famille dans ce vaste monde qui tourne tout autour des régimes mauritaniens qui se succèdent.

Le monde est vaste et les opportunités se comptent par millions, surtout quand on possède plusieurs langues et notamment l’arabe et le français. Pourquoi chercher à réduire notre chance en nous repliant sur la mamelle de notre mère comme si on devait être condamné à l’état de bébé.Pourquoi focaliser l’esprit des jeunes sur le contenant et leur faire oublier l’intérêt du contenu. Le savoir c’est le contenu. Le savoir et la science et leur acquisition sont le véritable enjeu ; la langue est un moyen, un véhicule qui a certes son importance mais ce n’est pas tout.

Quant à l’arabe, qui peut refuser ou s’opposer à la langue de l’islam du coran et du prophète ?

La langue d’une glorieuse civilisation ! Cette langue dans laquelle se sont formés tant d’érudits et de saints de négro-mauritanien avant pendant et après la colonisation. Celle langue est notre patrimoine commun.
uite

Anonyme a dit…

suite
Ce n’est parce qu’on ne la possède pas qu’on doit la haïr. Au contraire quand on ne la possède pas il faut l’acquérir ! Détester l’arabe, en Mauritanie est un crime, conduire les gens à la détester parce qu’on est trop égoïste ou maladroit est encore plus criminel. Je sais qu’on peut me dire jusqu’à quand resterons nous bilingues ? Je répondrai qu’à long terme nous allons tous mourir, mais ce n’est pas une raison de nous tuer mécaniquement avant notre heure.

Ca s’appellerait l’assassinat. Et nous le refusons parce que l’assassinat de ces deux langues équivaut à l’assassinat de notre pays. Agresser ces deux langues, c’est agresser notre pays:que cette agression provienne d’un mauritanien, d’un étranger ou d’un mauritano étranger Ils semblerait que c’est une nouvelle population avec laquelle il faut compter ces jours ci.

Et c’est ,peut être ; elle qui est à l’origine des sales événements du jeudi Elle est étrangère de cœurs et d’esprit et mauritanienne sur le champ de bataille qu’elle anime. Nous cesserons d’être bilingues quand nous serons trilingues, quadrilingue et plus dans des langues étrangères

Certes, on pourra et on devra un jour utiliser nos langues dans notre administration, c’est légitime. Nous le ferons quand nous le pourrons Nous le ferons quand notre niveau de développement économique culturel linguistique (le tout est lié ) le permettra Mais dans nos relations avec l’extérieur nous devons continuer à posséder le maximum de langues étrangères pour communiquer avec les autres enfants et adultes dans le monde Ou bien allons-nous provoquer une guerre mondiale dans toutes les classes ou s’apprend, à travers le monde, l’arabe et le français

Chers étudiants vous avez été bernés manipulés Tournez cette page qui n’est pas dans vos cahiers ; elle nous vient de la poubelle des rues, Déchirez là au lieu de vous entredéchirer Embrassez vous et embrassez tous les savoirs. Conquérez le savoir et ne soyez pas racistes envers le savoir car toutes langues le véhiculent Chez nous l’Arabe et le français sont nos deux locomotives Ceux qui ne connaissent pas l’arabe doivent en avoir honte.

Anonyme a dit…

sCeux qui ne connaissant pas le français doivent avoir honte de leur paresse et de leur recherche de facilité. Ceux qui savent l’arabe doivent l’enseigner à ceux qui l’ignorent ceux qui connaissent le français doivent le faire apprendre à ceux qui l’ignorent Nous devenons de plus en plus incultes ! Et nous venons d’en donner la preuve L’encre doit couler dans toutes langues Beaucoup d’encre Du sang, jamais ! Sinon votre professeur en arabe et en français troquera son encre contre des larmes.

MOhamed Ould Mohamed El Hacen
Pr à l'Université de Nouakchott



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

uite

Anonyme a dit…

je suis d'accord avec vous sur le point concernant l'islam, l'islam appartient à tous les et depasse les clivage et particularime. par les choix des langues en premier lieu au peuple et surtout la majorité qu'ils choisissent l'urdou ce n'est pas mon pb

mouhamed

Anonyme a dit…

Merci ano sur ma bonne foi. Je cherche la paix au bled. J'ai pas besoin de sous et je n'ai jamais connu le chomage et je n'ai jamais accepté de cadeaux. Je veux un pays serein pour le futur de nous tous, sans distinction de race, tribu ou genre. Faisons de ce bout du monde un trait d'union. Déjà que tous nos anciens émirs se mariaient au sud et chacun d nous a des genes melangés. Pourquoi "purifier" ce qui n'est pas purifiable? Moi, je me sens bien dans ma peau et je ne changerai pas mon origine pour être un egyptien ou un gabonais. J'ai le meilleur des 2 dans mes genes.

Bonne nuit les zamis. A-

Anonyme a dit…

Salut...
Merci Kimporte...un vrai chevalier ...
l'apaisement voila ce qu'il faut proner aujourd'hui,debattons dans le calme ...dans le respect ...heureusement qu'ici les debordements sont rares, tant mieux!
A- en ce qui concerne Kadafou je n'ai qu'un mot, une reprise de XOULDY qui s'adressait à quelqu'un qu'il ne portait pas dans son coeur à tort ou à raison , allahou e'lam lool donc repetez apres moi:
etfou kadafou, etfou kadafou, etfou kadafou !!!

toutefois cela ne doit justifier l'aversion de l'arabe, c du racisme; de l'arabophobie voila !

Pour les martyres des evenements de 89 un monument doit etre erigé à nktt,pour nous rapeler que plus jamais ca ne doit arriver en terre d'Islam!

bl

Anonyme a dit…

A- a dit

"Moi, je me sens bien dans ma peau et je ne changerai pas mon origine pour être un egyptien ou un gabonais. J'ai le meilleur des 2 dans mes genes."

tiens moi aussi !!!!

Anonyme a dit…

D'autres martyres des evenements de 89 meritent un autre monument à dakar,pour nous rapeler les innocents brulés vifs au Sénegal dans l'indifference totale et oubliéés par tous, ces gens aussi valent consideration et respect.

maatala a dit…

Salam

Chers amis

Je n'ai qu'un seul regret c'est que vos échanges ne soit pas accessibles aux frères arabisants.

Grâce à vous , nous vivons un grand moment sur canalh.

Je dédie ces échanges à mon grand frère du Darfour.

Lire Canalh devrait être remboursé par la CNAM, m'enfin nous ne promettons pas le grand soir , mais la certitude de mourir moins idiot dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

azzizzo,

les couilles c'est fait pour s'imposer. Pas se faire avoir par ls nationalistes de tout bord et les islamistes. Si tu imposes l'arabe et le français 50/50, je te soutiendrai avec l'augmentation du nombre de mandats jusqu'à l'infini. Tu auras resolu le probleme du pays pour les 1.000 ans à venir. dans tous les cas de figure, tes opposans sont des connards: comme te mettre sur le dos les fautes de sidioca qui n'a jamais voulu faire les etudes d'impact environnemental pour les exploitations minieres et a laissé filer les français pilotes impliqués dans le trafic de drogue. Faut pas accepter d énteriner les conneries de Sidioca et du CMJD. On sait que tu as tout manigancé, mais on t'excusera si tu arrange les choses 50/50. Tout ce qui t'entoure sont des filous et ont piégé Ould Taya. Apprends ya habibi. Faut pas que les connards te prennent comme plus con qu'eux.

Je signe. Je sais que tu lis canalh. A-

Anonyme a dit…

Entierement d'accord avec twa, ano. On reviendr la-dessus après avoir resolu notre probleme. On nous prend pour lehwieit legsayr parceque nous sommes pas honnnetes.

Gorgui: prepare-toi. Il semble que tu as + ou - enteriné la cremation de tes compatriotes d'origine mauritanienne quand tu etais dans l'opposition. On arrive. Tout le monde paie un jour.

A-
==
Il a dit:


D'autres martyres des evenements de 89 meritent un autre monument à dakar,pour nous rapeler les innocents brulés vifs au Sénegal dans l'indifference totale et oubliéés par tous, ces gens aussi valent consideration et respect.

18 avril 2010 00:09

Anonyme a dit…

Lu pour canalh,

Le gars qui avait essayé de detourner le vol d'Air Mauritanie sur Las Palmas doit faire 17 ans de prison. S'il etait remis au pays, le gars serait deja libre. A-
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Las Palmas de Gran Canaria, Spain - A court in Spain's Canary Islands has sentenced a Mauritanian man to 17 years in prison for hijacking a plane in February 2007, judicial sources said Tuesday.

The man hijacked a Boeing 737 en route from the Mauritanian capital Nouakchott to Las Palmas on Gran Canaria island, threatening the crew with two pistols.

He demanded that the pilot divert the Air Mauritanie plane to Paris, where he intended to seek asylum.

The pilot answered that he did not have enough fuel to fly to Paris and landed in Las Palmas while some of the passengers on board overpowered the hijacker.

The court in Las Palmas sentenced the man to 15 years for the hijacking and two years for illegal possession of weapons.

He was also ordered to pay nearly 200,000 euros (270,000 dollars) in damages to Air Mauritanie.

Anonyme a dit…

Une pensée à Bilkiss. Etes-vous citoyenne?

Anonyme a dit…

Maatala,

T'en fais pas. Ils lisent, mais n'ont pas d'arguments à part "notre langue est arabe" alors que leur langue c'est du hassaniya, qui est un dialecte comme l'urdu ou le somali. Ils haissent leur origine, alors que c'est la meilleure au monde. Leurs idées, ça ne pete pas trop haut. Des racistes, victimes de leur propres idioties. Il faut leur cracher la verité en face. Ils comprendront après. Ils ne sont pas bêtes, mais faut les surveiller.
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Maatala a dit:

Je n'ai qu'un seul regret c'est que vos échanges ne soit pas accessibles aux frères arabisants.

Anonyme a dit…

Bien sur, c'est le moment d'en parler ouvertement et aider azzizzo à ouvrir les yeux. Sans capuchon. Bravo au Prof et à toi et LM. A-

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Grâce à vous , nous vivons un grand moment sur canalh.

Anonyme a dit…

FRANCEAFRIQIE


Certains excités plus exactement les agitateurs francophones, ces nouveaux tirailleurs QUI S’EXTASIENT DE TOUT MALHEUR TOUCHANT LA MAURITANIE POUR LAQUELLE IL VOUE UNE HAINE VISCERALE, INEXPLIQUEE ET EXCESSIVE.

Au contraire l’oppresseur d’hier MAGNIFIE ET ADULE ? SA LANGUE ADOREE ET ADOPTE POUR REMPLIR UN VIDE INSUPPORTABLE ET DESARMANT CAPABLE DE CONDUIRE A LA HAINE ET AU DESESPOIRE. Ainsi une simple langue étrangère est instrumentalisée pour glorifier et garder le lien avec le colonisateur – civilisateur et maintenir la dépendance et l’esprit de servitude et pourquoi ne pas ultérieurement achever le rêve d’une petite colonie d’outre-mer en Mauritanie ou le créole sera la langue officielle (2% local et 98% français). Ce rêve n’a aucune chance de se réaliser malgré vos discours démagogiques et excessifs qui n’intimident personne. L’ARABE EST ET RESTERA LA LANGUE OFFICIELLE DU PAYS ET S’IMPOSE A TOUS à la radio a la tv au bureau en avion sur mer et terre et dans l’espace, par la loi et la démocratie et sans concession aucune, c’est une évidence.µ


Au lieu de la haine et l’envie qui torture l’individu ici et au-delà, l’échange, la coopération et l’humanisme au-delà du nombrilisme et particularisme sont plus productifs et plus reposant pour l’esprit ici et au-delà.

Anonyme a dit…

ano du 18 avril 2010 01:22,

Tu fais de la demagogie . Tu nous prens pour des cons? A-

Anonyme a dit…

Est naïf celui qui pense que s'identifier au français par dépit ou l'aversion à l'arabe par chicane permettra aux langues dites nationales de se développer, la seule issue c’est d’être démocratique, respecter la langue officielle de ce pays et commencer dans ce cadre à développer ces langues dans l’harmonie et la cohérence d’ensemble sans bruit et sans tapage et dans le respect mutuel et la fraternité

Anonyme a dit…

BIRAMAE OULD DAH OULD ABEID, comment souiller une cause noble


Pendant que les maures haratines luttent légitimement pour plus de justice et d’équité et l’affirmation de leur identité singulière comme une composante principale et imposante de leur culture maure. La principale caractéristique de cette culture est langue hassaniya qu’ils sont forgés et façonnés et qui constitue le support et l’élément fondateur de leur culture et retrace les souffrances subies dans la solitude, la douleur et surtout l’indifférence et le mépris des ténors de la nouvelle négritude d’aujourd’hui.


Pourtant, Ces défenseurs de la négritude de façade cherchaient par tous les moyens de se séparer et se démarquer des haratines aux points de codifier les apparences et crier sur tous les toits pour qui veut l’entendre leur singularité et leur différence pour éviter toute confusion due aux ressemblances de pigmentation.
Aujourd’hui les haratines sont forts craints et imposants, les tenants da superficialité leur demandent de s’effacer, de se trahir, de se dissoudre et de se réduire à leur pigmentation sans essence au profit de qui et pour quel agenda, monsieur biram. Les opprimés en silence dans les castes negro-africains ne sont-ils pas des êtres humains pour être laisser à leur triste sort, ou la souffrance serait-elle plus clémente sous la même couleur ?. La domination des zanagas qui sont les plus blancs des maures ne mérite que mépris et indifférence. La vraie cause de birame est plutôt le racisme, la haine, les rancunes et bientôt la violence entre et contre tout le monde, la loi doit lui barrer la route.

Anonyme a dit…

Pour ceux qui veulent lire Dourai le linguiste sur l'arabe scolaire et le parler dialectal en Algérie. J'ai été impressionné à la premiere lecture. Je relis. Faites comme moi. C'est un linguiste au moins, pas un non spécialiste de ces choses comme moi. A-

===

http://kassataya.com/index.php?option=com_content&view=article&id=126:algerie-arabisation-et-developpement&catid=3:education-et-sante&Itemid=21

Anonyme a dit…

Dourari a dit:

"C’est un conflit qui a été créé de toutes pièces. Par obsession de se distinguer du colonisateur, l’Etat algérien a imposé le recul de la langue française pour ne récolter que ruines en contrepartie."

Remplacer COLONISATEUR et ALGÉRIE pour contextualiser mauritanien:

"C’est un conflit qui a été créé de toutes pièces. Par obsession de se distinguer PARMI LES PAYS ARABES SOUS LA POUSSÉE DE NATIONALISTES D'OBÉDIENCE BAATHISTES ET NASSÉRISTES, l’Etat MAURITANIEN a imposé le recul de la langue française pour ne récolter que ruines en contrepartie."

Le texte changé décrit exactement la situation aujourd'hui chez nous et les gens persistent dan l'erreur.Arabe-Français 50/50 dans l'e'ducation et dans l'administration. C'est à ce prix que le pays aura la paix sociale pour longtemps. Avec ce bilinguisme, on garde l'arabe que certains jugent leur langue maternelle (le mien est le hassanya), on satisfait l'autre moitié et on ouvre le pays au commerce, aux sciences et à la modernité. Autrement, c'est un outil sournois d'exclusion de l'autre. Ya weylhoum ils ne sont pas arabes et ils l'ont dit tout bas et tout haut. Qui sommes-nous pour dire le contraire?

A-

Anonyme a dit…

Dourari a dit encore:

"Disons que oui, beaucoup ne maîtrisent pas cette langue arabe scolaire. Il faut dire que l’Etat algérien fonctionne en français dans les domaines les plus pointus. En réalité, il me semble que les documents sont rédigés en français puis traduits en arabe scolaire. C’est une politique autistique, elle ne prend pas en ligne de compte la réalité historique, linguistique et culturelle de la société algérienne. Cela a produit des attitudes de stigmatisation de notre réalité culturelle et linguistique dont l’ultime conséquence est la haine de soi. Les Algériens sont amenés à se détester, à détester leurs langues maternelles. Ils ont l’impression terrible d’être mal nés. Une haine de soi si incroyable que certains affirment sans honte que le parler algérien est pathologique. En fait, la pathologie est dans la tête de ceux qui pensent ainsi et montrent ainsi combien ils méprisent leur peuple et ignorent tout des sciences du langage. Le mixage dans les langues est naturel. Par exemple, les deux symboles du christianisme et de l’Islam, la géhenne (djahanam), et le paradis (el firdaous) sont des appellations d’origine iranienne ; çirât (la voie, le chemin) est d’origine latine, khimâr est d’origine syriaque... ! La langue du Coran n’est pas pure. Pourquoi alors demander à l’Algérien ou au Maghrébin d’être pur ?! La pureté est une affaire de nazisme."

A-

Anonyme a dit…

Vous voyez le dégat? C'est toujours Dourari le linguiste qui parle et il est très honnête, ce qui est rare chez nos spécialistes de la question:

"Mais les Algériens parlent leurs langues maternelles. Ils y sont à l’aise. Les autres langues, le français et l’arabe scolaire, ne sont pas maîtrisées à cause de la faillite de notre système éducatif. Il faut donc une politique linguistique hardie. Transformer l’école en un sanctuaire du savoir et non pas en un lieu où se pratique la préparation des mentalités à être réceptives au conservatisme. Tout le monde sait que l’étudiant algérien ne maîtrise ni l’arabe scolaire ni le français. On ne peut pas continuer à instaurer des commissions de réforme de l’éducation à l’infini sans aller jusqu’au bout de la logique et sans passer aux actes. C’est à cause de tout ça que notre « meilleure université », Djilali Lyabes à Sidi Bel Abbès, est classée 4116 à l’échelle internationale (Cf. Ranking Web of Worlds Universities July 09) ; celle de l’USTHB, 7008 et celle d’Alger, la plus ancienne de toutes, 7849. Tout le système éducatif, du préscolaire jusqu’au doctorat a lamentablement échoué. Il ne peut plus se réparer de lui-même et exige une coopération internationale active et courageuse. Le prix à payer importe peu, car il y va de la survie de la nation et de ses capacités de réflexion et de création."

Merci maatala. A-

Anonyme a dit…

A- Edhastna eb Dourari,

c'est un aliéné francophone qui se défoule sur son système éducatif pour une raison ou une autre.

Nous parlons ici de la Mauritanie et dans le cas de la Mauritanie, les arabophones maîtrisent parfaitement cette langue et ils sont en mesure d'en maîtriser d'autres s'il le faut.

Ton fivety - fivety à la Tchebtchaba ne marche pas. Il faut une orientation très claire de l'Etat qui doit se conformer à la Constitution dont un changement compromettant l'arabe ne peut pas passer, tellement l'amour de cette langue est ancrée au sein de la majorité qu'elle est indéboulonnable.

Il est toutefois possible surtout par respect aux mauritaniens non arabophones de garantir l'accès à tout les postes de l'administration aux cadres francophones sans pour autant sacraliser la suprématie de cette langue.

La promotion des langues nationales doit cependant rester the golden way pour lutter contre l'analphabétisme. Il est évidement important de prévoir deux langues nationales supplémentaires qui seraient notamment le Klam Znaga et le Bambara qui ont tout simplement été ignorés jusque là.

Sanhaji

Anonyme a dit…

A la question:

"La nouvelle génération des parents préfère communiquer en français avec leurs enfants plutôt que dans une autre langue. Qu’en pensez-vous ?"

Dourari répond:

"C’est naturel, cela montre que les Algériens sont en très bonne santé mentale et linguistique. C’est une génération de parents consciente des enjeux internationaux relatifs au savoir et à l’économie fondée sur la connaissance. Ils prennent une responsabilité que l’Etat n’arrive pas à assumer. Et c’est la cas de le dire : l’Etat ne reflète pas la nation, pour pasticher le titre de l’ouvrage de Burhan Ghalioun (L’Etat contre la nation). Les parents ont compris l’urgence. Ils sont de plus en plus favorables à l’enseignement en langue française ; beaucoup de sondages l’ont montré, y compris celui mené par El Watan. Les Algériens essayent d’étudier en langue française et d’améliorer leur niveau. Il y a un véritable éveil et ils ont compris que l’option de l’arabisation idéologique est une option contre leur intérêt présent et avenir. Les choses sont claires maintenant. Tout le monde a compris que cette politique d’arabisation à contenu conservateur (Mouloud Kacem parlait bien de l’arabisation des esprits) est à l’origine de beaucoup de dégâts causés à la société dont la plus dangereuse demeure l’éradication de ses élites algériennes arabisantes et francisantes."

Je suis certain que ceux et celles d'entre vous qui ont des enfants sont arrivés à la même conclusion et agissent en conséquence. S'ils ont les moyens d'envoyer leurs enfants étudier en France, en Angleterre, ailleurs en Europe ou en Amérique du Nord le font. Pourquoi donc le double language? Juste pour discriminer cadeau bonux? Restaurer la civilsation arabe? Elle est morte il y a longtemps et elle ne nous appartient pas comme notre pays est un trait d'union et quand Moctar Ould Daddah a fait ce pays, c'était l'accord. Sinon nos "nos arabes" seraient marocains ou algériens et "nos négro-mauritaniens" seraient sénégalais ou maliens. Certain que ni les uns, ni les autres ne veulent être marocains, algériens, maliens ou sénégalais. Dites-moi que je me trompe.

A-

Anonyme a dit…

Voilà l'opposition qu'on a: faire du feu de tout bois. Pourquoi azzizzo quitterait le pouvoir? Il a été voté, même par des ovnis, et il faut faire avec. Rendre Sidioca un sain qu'il n'est pas. Si azzizzo refuse le dialogue, il faut le masser dans le sens des poils pour l'amener à s'ouvrir et c'est certainement de ça qu'il rêve. Il est au pouvoir et il ne lachera pas comme il n'est pas sidioca. Sinon, c'est le PRDS qui va le phagocyter et l'opposition n'aura qu'à aboyer pendant les 4 ou 5 ans à venir. La nomination de El Moudir Ould Bouna comme son conseiller en communication est déjà d'elle-même une indication de la PRDSisation du pouvoir et azzizzo est un excellent élève de Ould Taya.

On utilise l'enfouissement des dechets facilité par Sidioca et la imse en oeuvre d'une partie de ses promesses electorales pour l'attaquer.

Ould Waghef? azzizzo le met en prison et dès qu'il le libère et l'invite au palais de Mint Ahmed Tolba, il s'y rend en courant. C'est ça le leadership? Mon Dieu !

A-
===
Meeting de la COD: «Ould Abdel Aziz doit définitivement quitter le pouvoir»


Au cours du meeting qu’ils ont organisé cet après-midi à la place de la mosquée Ibn Abass, sous le slogan: «Echecs et Duperies du Régime», les leaders de la COD (Coordination de l’Opposition Démocratique) ont sévèrement critiqué le pouvoir en place, le décrivant de «dictatorial» et l’accusant d’«incapacité de gérer le pays» en affirmant que le pays connaît «une crise à tous les niveaux».

«Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement n’ont pas de vision pour la Mauritanie, la preuve, ils veulent mettre en péril ce que nous avons de meilleur actuellement: l’unité nationale. De nos jours, il est inopportun de susciter un problème entre les différentes communautés du pays», dira Bâ Mamadou Alassane, président du PLEJ.

Prenant la parole à son tour, l’ancien ministre de la Justice, Mahfoudh Ould Bettah a décrit le pouvoir actuel comme étant «une dictature», affirmant qu’il «méprise aussi bien ses partisans que ses adversaires, et qu’il adopte des politiques fondées sur la démagogie et les règlements de comptes», ajoutant que la Mauritanie vit actuellement une menace sans précédent pour son unité et son intégrité».

Anonyme a dit…

Salam
A- tu souffres de TOC decidement loool,apres le terrorisme , c "le hassaniya n'est pas de le l'arabe c un dialecte comme l'urdou et le somali " ou est ce que tu as lis ca chez les algeriens ?
le hassaniya n'est pas de l'arabe point !!! en quoi cela avancet il les debat et puis quoi d'autres ???? les beydanes ne sont pas arabes !!!! ok si cela va resoudre l'epineux pb des langues !!! miaux...
je declares ici devant vous MOI BL CESSER ETRE ARABE Non plutot ne jamais avoir ete arabe jamais !!!!!faites circuler à l'université dans les rue ....c fini ...je vais etre decorée demain pour ce geste heroique qui a sauve des milliers de vies !!!
Ano notre pays a commis un infenticide en 89 c douloureux à reconnaitre; penible à garder pour soi,il faut en parler entre nous à nos enfants ...il ne faut jamais oublier..ne pas oublier tous ceux qui sont tombés qu'ils soient ici ou ailleurs ...il faut certes reclamer justice au senegal...mais commencons par nous mm !!!
bl

Anonyme a dit…

Suite - l'opposition demande à azzizzo de partir hakatha. Min endjoukak.Le gars ne partira pas, dictateur ou pas dictateur. Il faut lui parler à l'oreille et le masser dans le sens du poil pour qu'il accepte d'écouter. azzizzo peut faire beaucoup de choses si l'opposition parvient à dompter sa fougue destructrice. Rien qu'a voir sa diplomatie, le gars est perdu. Faut sauver le soldat azzizzo.

A-

===

«En Mauritanie, il n’y a pas de crise identitaire, mais plutôt une crise politique depuis le renversement du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. A un moment certain moment donné, Ould Abdel Aziz s'est fait appeler le ''président des pauvres, seulement, vous conviendrez avec moi que la situation des pauvres n’a guère amélioré. C’est parce que Mohamed Ould Abdel Aziz ne fait rien dans le sens de l’amélioration des conditions de nos populations les pus démunies. Il ne soucie même pas de leur vie, ni celle de leurs enfants. J’en veux pour preuve le déménagement des populations d’Arafat et Hay-Saken, en pleine année scolaire. N’est-ce pas une manière de troubler la scolarité de leurs enfants?» notera Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP.

Pour sa part, le président du parti Adil, Yahya Ould Ahmed Waghf a déclaré que la COD, par ce meeting, envoie au Pouvoir un avertissement pour amorcer le dialogue avec elle, tel que stipulé dans l’Accord de Dakar pour l’après élections présidentielles.

Intervenant, à son tour, le président du RFD Ahmed Ould Daddah dira: «La Mauritanie n’a besoin que du changement au niveau de l’exécutif et rien d’autre. Ce qui se passe actuellement au sein de l’université de Nouakchott n’est pas digne d’un gouvernement qui se préoccupe de la cohésion nationale entre les différentes composantes de sa populations».

Enfin, le président en exercice de la COD et président de l’APP, Messaoud Ould Boulkheir prendra la parole pour dire: « Si Ould Abdel Aziz était le ‘’président des pauvres’’ comme il aime se faire appeler, la situation des pauvres allait aujourd’hui trouver une solution. L’identité de notre peuple est islamique, arabe et africaine. Nous avons des Arabes, des Poulars, des Soninkés, des Wolofs et des Bambaras. C’est malheureux d’assister à ce qui se passe actuellement au sein de notre seule et unique université. Si Mohamed Ould Abdel Aziz est incapable de faire le bonheur des populations mauritaniennes qu’il s’en aille de la présidence de la république. Lui et son gouvernement ne cessent de montrer leurs incapacités de gouverner».

Anonyme a dit…

bl,

Ma réaction sur l'arabisation 100% ne s'adresse pas à toi en personne, mais à la société mauritanienne. En particulier à ceux qui nous commandent mainenant et à ceux qui nous ont commandé depuis le 28 novembre 1960. C'est pour qu'ils arrêtent la connerie. C'est ma position en tant qu'observateur de l'environnement socio-économique du pays depuis bientôt 30 ans. Je parle à mes enfants en hassanya, ma langue maternelle, tous les jours avec du français le matin avant d'aller à l'école et en fin d'après-midi quand il faut parler sérieusement des devoirs du soir. Je ne cederai pas un milimetre sur ma position concernant les 50/50 arabe scolaire (merci Dourari) et français. L'anglais c'est pour la high society qui a les moyens d'envoyer leurs enfants finir un troisième cycle en angleterre, aux US ou au Canada. Toi et moi on ne fait certainement pas partie de cette clasee comme l'education dans ces universités anglophones phares doit couter les 35.000 - 70.000 dollars par an.

Ci-dessous le motto de canalh. On débat pour trouver la solution qui satisfait tout le monde: On perd ici, on gagne là et à la fin c'est gagnant-gagnant. Gagnant-perdant, ce n'est pas bon. Mes respects. A-

==

le motto de canalh (depuis que x m'a guidé ici, je n'ai plus bougé):

Un groupe d'amis qui partagent certaines idées. C'est aussi simple que ça. Ces idées sont assez utopiques : croire en la possibilité d'avoir un pays libre, démocratique, prospère, uni dans lequel chacun, d'où qu'il vienne, aura droit de cité. Un pays où la corruption, le vol du bien public, le clientélisme seront ce qu'ils sont ailleurs : des délits et des crimes. Personne ne cherche à imposer ses points de vue, mais personne n'accepte de céder la moindre parcelle de sa liberté.

LM et Maatala: bravo. Keep it up. Les hauts et les bas, c'est normal.

A-

Anonyme a dit…

bl ya ma soeur,

C'est quoi le TOC? Si c'est la folie, tu te trompes.

Le terrorisme, je l'ai réussi comme "ils" ne peuvent plus vous faire avaler leurs histoires à dormir débout. C'était mon intention. Entre Lemgheity en 2003 et maintenant, la perception est differente. Tout le monde sauf TITAN connaît maintenant qu'ils manipulent avec le but ultime: faire des bases dans la région pour barrer la route aux chinois et d'autres de se faire pardonner d'avoir liquidé quelques 200.000 compatriotes sous le sceau de la lutte contre le terrorisme islamiste, alors qu'ils ont volé la victoire aux islamistes en 92. Moi je suis très honnête, comme toi aussi.

Tu nous a manqué bl. A-

===
bl a dit:

A- tu souffres de TOC decidement loool,apres le terrorisme

Anonyme a dit…

Bizarre cette Pandith. Comment elle peut parler comme ça? Je vois de l'anachronisme dans ce qu'elle dit, mais je vais rester bouche cousue la-dessus.


=========


"La Mauritanie et les USA luttent ensemble contre le terrorisme"

Mme Farah Pandith

« Les Etats Unis et la Mauritanie luttent ensemble contre le terrorisme qui constitue une ennemi commun et une menace à tous les pays de la communauté internationale », a indiqué Mme Farah Pandith, représentante spéciale des communautés musulmanes au département d’Etat américain, au cours d’une conférence de presse qu’elle a organisée, samedi soir, dans les locaux de l’ambassade des USA à Nouakchott.


Mme Pandith, qui vient d’effectuer une visite de quatre jours en Muaritanie, a également souligné : « A travers toutes les rencontres que j’ai eu avec les responsables mauritaniens, je me suis rendue compte qu’il ya un programme très développé de lutte contre le terrorisme ».
La responsable américaine a eu, au cours de son séjour, des entretiens avec des oulémas, des étudiants et des hommes d’affaires mauritaniens, notamment « autour des questions d’intégration et de dialogue avec les communautés musulmanes en Afrique du nord », a-t-elle précisé.
« J’ai pu conclure que la Mauritanie est un pays de tolérance où le fanatisme et l’extrémisme sont étrangers aux habitudes de la société », devra-t-elle conclure.

Bebe BA a dit…

Evasion réussie de la prison centrale de Nouakchott de deux prisonniers

samedi 17 avril 2010

Deux prisonniers de droit commun, de la prison centrale de Nouakchott, sise à Dar Naim, ont réussi à s’évader jeudi soir, au milieu d’une forte alerte, donnée par les gardes chargés de la surveillance de cet important lieu carcéral.

La consternation était très grande, aussi bien dans les rangs des milieux judiciaires chargés du suivi des détenus que des vigiles, qui n’arrivent pas à cerner les mystères de cette fuite, faite dans les règles de l’art, sans éveiller la moindre attention des gardes, armés jusqu’aux dents et en grand nombre.

Les deux prisonniers qui se sont échappés de la prison centrale, à ne pas confondre avec la prison centrale de Nouakchott où sont détenus les prisonniers salafistes, sont, dit-on, Ahmed Salem Ould Abdallah, plus connu dans les milieux de la criminalité sous le nom de Nebil et Mohamed Ould Malick.

Né en 1983 à Nouakchott et condamné à 4 ans, par le tribunal criminel de la capitale, le premier est emprisonné pour motif de vols répétés, commis à l’arme blanche.

Né en 1986 à Rosso et condamné quand à lui à 5 ans d’emprisonnement, le second est incarcéré sur instruction de la même instance judiciaire, pour des raisons similaires.

Notons que les évasions des détenus des prisons mauritaniennes sont monnaie courante. Personne ne sait encore, si c’est dû à une possible complicité des gardes ou des services de sécurité, ou bien au professionnalisme grandissant des réseaux de la criminalité dans le pays.

A titre de rappel, en janvier 2007, 6 détenus de la prison de Kaédi, avaient réussi à échapper à la vigilance des gardes en charge de les surveiller, pour prendre la poudre d’escampette. 5 d’entre eux venaient juste d’être transférés de la prison de Nouakchott vers celle de la capitale du Gorgol.

Ces prisonniers avaient minutieusement, préparé leur évasion. Ils auraient escaladé le gigantesque mur de la prison à partir du toit de leur chambre de détention, avant de disparaître dans la nature.

La même année, alors que le pays était en pleine campagne électorale pour la présidentielle de mars 2007, 39 prisonniers de droit commun s’étaient évadés de la Prison centrale de Nouakchott après avoir creusé un tunnel sous les murs.

Parmi les évadés figuraient des criminels dangereux condamnés pour des actes de meurtre, de viols et de vols à main armée.

Le palais de justice n’échappe malheureusement pas lui aussi à ce type d’évasion. En effet, le 4 avril 2008, Sidi Ould Sidina, l’un des salafistes présumés meurtriers de quatre Français en décembre 2007, avait réussi à trompé la vigilance des policiers qui le surveillaient, dans l’enceinte même de la maison de justice de Nouakchott.

Précisons enfin que les prisons civiles en Mauritanie sont sous le contrôle de la Garde nationale.

Anonyme a dit…

salut ,

A-,

c'est absurde quand on fait ses études en arabe et après trainer toute sa vie .Sachant qu'il n'y aura pas de boulot pour ces gens là , alors pourquoi dès le départ l'état a ouvert ces formations en arabe ?

d'accord pour le 50/50 et je pense aussi que la france n'acceptera pas le systeme arabisé ,car elle paye pour maintenir sa langue en afrique

D'autre part , les mauritaniens sont très agités quand on lit l'histoire , franchement il y a peu de choses glorifiantes (à mon sens) et l'arabe n'est la langue de personne .Ou alors d'une minorité qui se rattache par ses origines à quelques aventuriers arabes(à voir)

Cependant vu que l'islam est chez nous depuis quelques siècles ,on commença dès lors à parler arabe .

Avec les mouvement soufis , les peuples se sont unifiés et depuis l'arabe était enseigné comme première langue ,sans contestation

Mais avec l'arrivée des colons , la tendance s'est renversée .

La nouvelle génération qui n'accepte pas l'arabe pourtant leurs ancêtres étaient des savants musulmans de grande envergure.

mais il est vrai que les français avaient changés pas mal de mauvaises habitudes chez nous , là ou la religion a échoué , mais est ce pour autant nous devrons payer notre culture , notre religion , souveraineté etc ...

rimo

Anonyme a dit…

Salam A-
Je te respecte pour le fait que tu ne cedera pas 1 mm de tes convictions ...je partage avec toi cet ideal ...respect ...
les miennes je les defend toutes griffes dehors s'il le faut lool; la ghadara Allah...
ce que je te reproches par contre c ton entetement à repeter que le Hassaniya n'est pas de l'arabe sous entendu que c plutot comme l'urdou ( langue indo europeenne!!) et le somali qui comporte quelques mots, bien peu d'arabe ; alors que le hassaniya est la langue des beni hassanne, constituée dans sa globalité d'arabe, influencée certes par le berbere.
Pour les toc je retires le mots; il ne s'agit pas de folie plutot de tics obssetinnels...tu ne trouves pas ke ca te ressemble lool

Allez sans rancune
mes amities
bl

Anonyme a dit…

Rimo, tu debarques d'ou de la france, t'es chebran ...sans commentaire!!!!!
bl

Anonyme a dit…

Si on est dans la situation de desastre ou l'on est aujourdhui; c en partie à cause de la duplicité de la france; qui a fermé les yeux pd des decennies sur les exactions, les pillages, les injustices !!!!
les realisations de notre majesté adorée la france c la miferma et quoi d'autre ??? dresser les uns contre les autres, et j'en passe.

Anonyme a dit…

salut ,

bl,

donnes nous la preuve que le hassaniya est dérivé de l'arabe ..l'adresse d'un musé ? un manuscrit peut être ? ou alors tu vas nous raconter des légendes urbaines , j'en ai plein les oreilles moi !

je te mets quelques mots hassania ,et t'invite à chercher leur singnification dans le kamouss ou un mot de même racine etc ...

REGAJE (quelqu'un)

GWERE (chèvre) et pas ANZ qui est le mot en arabe .

LHASSI (un puit )


si tu fais la somme des mots qui n'ont rien à avoir avec l'arabe ils dépassent ceux dérivé de l'arabe et du français .

par ailleurs il y a des mots du hassaniya qui sont pris du français

STATION (là où on met le gazoil )

MICHELIN

BRIQUE (une brique)

DEPPOU (dépot de briques)

TELEPHOUNE (un téléphone)

CITERNEU ( une citerne )


....etc



rimo

Anonyme a dit…

je crois que CITERNE veut dire CIHRIIJ en arabe mais personne ne l'emploi


BRIQUE signifie ELLEBINEU mais personne je l'emploi chez nous

de même TELEPHOUNE singnifie ELHAATIV

STATION signifie MAHATTA

rimo (premier détracteur de bl lol)

Anonyme a dit…

Rimo -brique,deppou,citerneu- enteu thark(un mot pour bl) 3andak chantye(un autre)

Esseghnass

Anonyme a dit…

Même l'arabe littéraire n’a pas l’autarcie et la pureté n’est pas possible ni souhaitée :
A titre d’exemple :
Dans l’arabe il y’a :

Les mots de l’art et architecture.. etc. soit 10% provient du persan ;
Les langues latines 5%
Fulani 2%
TURCS ET ASIATIQUES 2%
BERBERE 1%

POUR FRANÇAIS 2000 MOTS D’ORIGINE ARABE NOT. LES SCIENCES

POUR HASSANIA 70% ARABE 15% BERBERE 10 % AFRICAIN 5% LANGUES LATINES

maatala a dit…

Salam

Douari a dit

"la faillite de notre système éducatif" plus loin, ils ne maitrisent ni l'arabe ni le français"

---------------------------------


Il faut savoir poser des diagnostics, faire des bilans et proposer des solutions pour demain.

Car il n'y aura pas d'avenir pour un pays diriger par des ignares arabophones ou francophones

L'éternel politique de l'esquive fera qu'après le règne de la médiocratie viendra celui des cancres dit le fou.

maatala

Anonyme a dit…

Je suis entrain de rire a haute voix.

On commence:

- Alimette ou briquette c'est kibrit en arabe
- cendier c'est tafaya en arabe
- Delou n'a pas de traduction
- Tadit pas de traduction en arabe
- adress pas de traduction en arabe
- El wenssa et tefkhath c'est interdit en arabe

vous voyez que a- avait raison. On ne peut pas arabiser el hassaniya

Anonyme a dit…

Yewgui bel Hassaniya. Vouloir le remplacer par l'arabe est une heresie. vouloir remplcer el voulanya, el wolfia et el saragholia est une stupidité.Collez la paix aux gens. Le bithani qui se hayi n'a qu'a aller en libye ou en egypte. Un mois de mouloukhiya et il se suicide. Ils n'ont que la mouloukhiya.

Anonyme a dit…

mais vous voulez enlever au hassaniya sa dimension berbere et africain ou quoi, pourtant 20%;

les noms des lieux et outils et les arbres majoriterment berbere;

les noms des aliments et la musique et l'organisation sociale provient des negroafricains.

malgé tout ça elle reste une dialecte proche de l'arabe malgé quelle degage une africanité et berberité certaine

Anonyme a dit…

Général vladimir,

et si les français avaient arrangé l'enlevement de camatte? Reflechis. A-

Anonyme a dit…

R.V se dit en arabe: " coboy" lol

Anonyme a dit…

il a dit " Les mots de l’art et architecture.. etc. soit 10% provient du persan ;"

c-a-d toute la science lol

Anonyme a dit…

" merci " n'existe pas en pur hassania lol

comment dit-on "merci" en berbère?

Anonyme a dit…

en berbère on ne dit pas merci, on prend lol

Anonyme a dit…

meme les titres comme

douctour,
oustadh,
destour,
dibaja;
kanoun,

Anonyme a dit…

le nirvana se dit " chnénivates" couli ente vem

Anonyme a dit…

hmar se dit P.M lol

Anonyme a dit…

sibaweihi, persan celui qui a crée la grammaire arabe,
khawarismi, persan l'algebre et l'algho;
ibn rouchd, philo,
les plus grands poetes arabes sont persans;

el khadith du prophetes, deux persans boukhari we mouslim,



etc etc ....

Anonyme a dit…

en wolof et bambara en pular en soninké et en arabo-berbère populaire,: une chaussure à talon se dit " coquette" lol

voilà qui rassemble

Anonyme a dit…

Ano,

El hassaniya est plus proche de la berberité et de l'africanité que tu ne le crois. Les petro-dollars des années 70 jusqu'à ce jour ne changeront rien à l'histoire. Les chefs de ma tribu sont d'origine peulh. Tu crois que je vais balancer mes parents et ancetres? Les gens du hiodh el gharbi et chargui vont balancer leur origine pour quelques petits connards qui ne pensent qu'a leur ventre? Forget it.

A-

==
Il a dit:

malgé tout ça elle reste une dialecte proche de l'arabe malgé quelle degage une africanité et berberité certaine

18 avril 2010 15:46

Anonyme a dit…

comment dit-on "glace " en toutes les langues du pays ?

comment dit-on " crédit"

comment dit-on " gaz", logitiel, combouteur, telephone, ect

ils est temps que les arabes acceptent qu'ils sont dépassés comme tout le monde lol

maatala a dit…

Salam

Cher A-

Ceux qui critiquent la langue française oublient que le colon fut à l'origine de la plus importante révolution qu'est connu notre pays: l'école

Personne ne pourra nier que son rôle fut fondamentale dans l'élévation et la promotion sociale.

Le français fait partie de notre héritage commun et il faut simplement lui donner sa juste place.

Nos frères négro-africains ne refusent pas l'arabe, mais le fait qu'elle favorise certains et leur ferme les portes de l'administration.

Un hassanophone a plus d'aptitude à maîtriser l'arabe qu'un négro-africain, il ne faut s'étonner alors que ces derniers se sentent marginaliser et abandonner par un Etat qui ne leur doit que protection-déportation et justice-esclavagiste.

Arabiser en peu plus ce pays, c'est pour eux une manière de leur indiquer la porte de sortie.

On sort la carotte des langues nationales, dites moi alors pourquoi Nktt qui n'appartient à personne, aucun quartier de ce gigantesque bidonville ne porte aucun nom négro-africain.

Promettre encore et encore l'enseignement des langues nationales c'est prendre les gens pour des buses.

Certains ont compris enfin que les promesses n'engagent que ceux qui y croient dit le fou.

maatala

Anonyme a dit…

comment dit-on "pygmalion" en arabe?

on dit " klam lkhasseur" lol

Anonyme a dit…

comment dit-on alcool en arabe?

on dit " meudli kass" lol

Anonyme a dit…

pour le reste de l'apparence

le tissus des boubous sont des nappes allemandes qui servent des fois de rideau

le thé vient de chine

même " guerte tiaf" vient d'ailleurs

il reste " mbeg" et le mouswac 100% terroir

comment une société cultivant à ce point le merveilleux art de la récup peut-elle être autre chose qu'un fantastique métissage

seuls les sangs purs de tout mélange sont des étrangers en mauritanie

Anonyme a dit…

Je vous conseille de lire ce machin de l'International crisis group qui a eu le prix nobel il ya 1-2 ans. C'est sur l'arabité et l'islamisme. Tout bas, la communauté internationale nous prend pour des cons que nous sommes anyway et ils ont raison.

http://www.crisisgroup.org/library/documents/middle_east___north_africa/egypt_north_africa/53_la_transition_politique_en_mauritanie_bilan_et_perspectives.pdf

Anonyme a dit…

Esseghnass,

Sans toi et copiarpegar, on aurait fait quoi sur canalh? Vos reactions ici me rendent fier de ma hassanité. Pourquoi on s'emmerde avec les Hamahoullah Ould Salem et le PM que azzizzo va virer bientôt?

bl: enti andik un deppou? Mneine? faut construire une école 50/50 à côté et ça va te rapporter beaucoup.

A-

---


Rimo -brique,deppou,citerneu- enteu thark(un mot pour bl) 3andak chantye(un autre)

Esseghnass

18 avril 2010 15:23

Anonyme a dit…

pourquoi au senegal l'arabe n'a pas droit de cité et le berbere l'arabe au mali et au niger et pourqoi pas le pular comme langue officielle de la republique de mauritanie, ça satisferait tous le monde y compris les negros a peine 6% de la mauritanie

maatala a dit…

Salam

Les amis

L'invité de KASSTAYA : "Monsieur Ahmed ould Daddah" à 19h30 heure de paris.

Envoyer vos questions à Kassataya.com

maatala

Bebe BA a dit…

Ano,

arrêtes de nous appeller "négres" et continuez à nous nommer "kwar" comme vous en avez l'hab, mm si vous ne savez pas la définition étymologique du terme, lol
n'aie crainte, on sait deja, qu'on est 5,3 de la population, AOD nous l'a deja jeté à la figure.
Mais comme on dit: plus c'est petit, plus c'est teigneux, lol

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