dimanche 3 octobre 2010

Terrorisme en Mauritanie

Eléments pour Combattre la « guérilla »



Lire et relire tout ce qui s’écrit sur le terrorisme dans la bande du sahel, ne mène à rien sinon de remplir la besace des experts tout azimuth qui ont fait du terrorisme une denrée qu’ils malaxent et distillent au gré des circonstances.

En fait, le terrorisme au sahel n’est pas une affaire de quelques barbus qui se promènent dans le désert. C’est un instrument d’influence que des pays de la sous-région emploient à des fins qui varient selon leurs intérêts personnels.

Il ne faut pas craindre de le dire, l’AQMI c’est des terroristes manipulés par des Etats. Certains veulent déstabiliser ou maintenir dans la dépendance de leurs moyens (financiers et militaires) des pays du sahel, d’autres veulent garder une neutralité positive à l’égard des terroristes pour éviter la confrontation avec les tribus que AQMI a infiltré (Touaregs notamment). L’Algérie, la Lybie, la France, les Etats unis, le Mali, le Niger jouent tous une carte avec Al Qaida. Certains de ces pays (USA, France) y voit des intérêts géostratégiques, d’autres des terrains d’influence (l’Algérie et la lybie), enfin ceux qui se « protègent » par la neutralité, le silence ou la complicité qui ne dit pas son nom (Mali, Niger).

Et la Mauritanie dans tout ça ?

a Mauritanie vient d’envoyer ses soldats mourir aux confins du Mali. Seuls sans préparation, sans appui logistique sans appui de l’armée malienne, ni algérienne sur la base d’un renseignement que des véhicules d’AQMI se dirigeraient vers la frontière. Les dégâts sont sérieux et les soldats mauritaniens s’en sont retournés sans trompette ni gloire. Ce n’est point que AQMI n’ait pas subi des dégâts ou que certains de ses membres n’aient pas été tués au combat, mais rapportée à la stratégie sécuritaire que devait adopter la Mauritanie, une telle campagne contre AQMI au Mali est lourde de conséquences.

L’Algérie elle-même qui dispose de la première armée de la sous région, en nombre d’hommes, d’équipements ( terrestre et aérien) et de puissance de feu, n’est pas allée pourchasser les terroristes sur le territoire malien. Outre, sa stratégie évoquée plus haut, elle sait que la voie la plus adaptée est la protection de ses frontières maritimes, aériennes et terrestres et de… maintenir le statu quo.

La dernière preuve en est , qu’avant la fin même des combats engagés par l’armée mauritanienne au Mali, l’Algérie déclarait que l’armée mauritanienne avait subi « de lourdes pertes ». Et le Mali de son côté gardait un silence de mort.

C’est autant dire que dans cette affaire d’AQMI au sahel, et autant que le prouvent les évènements et l’historique des interventions, aucun pays de la sous-région n’est “innocent”.

Aussi la meilleure stratégie pour la Mauritanie est de développer d’abord sa propre stratégie de lutte contre AQMI , quitte à l’articuler avec celle des autres. Mais qu’elle se définisse d’abord une stratégie tenant compte de ses intérêts, de ses propres réalités de terrain dans le pays (situation sociale, politique et économique ) et de ses frontières.

En effet, si l’on considère le niveau actuel de la progression d’AQMI en Mauritanie on peut dire que globalement il est encore à un premier niveau militaire. Il ne s’agit pas encore d’un terrorisme urbain ou rural. Ce second niveau n’est pas atteint mais il pourrait l’être si la stratégie militaire de lutte contre Aqmi actuellement adoptée se continue. Il est donc urgent que la stratégie militaire aux frontières soit revue (I) et qu’un plan d’actions préventif soit mis en place pour contrer le terrorisme intra-frontières (II)

I- La Mauritanie se doit de revoir sa stratégie de lutte militaire contre AQMI aux frontières (I)

La Mauritanie, en envoyant les éléments d’une armée régulière contre une « guérilla », s’est largement trompée sur les moyens et sur les effets attendus. On ne combat pas une « guérilla », en envoyant des soldats repus à la gamelle des casernes et attachés aux plis de leur uniforme. On combat la guérilla avec l’esprit, la détermination, les moyens de renseignement et la mobilité.

En effet, pour bien comprendre les voies et moyens de combattre AQMI c’est d’abord bien l’identifier en tant qu’ennemi. Non pas en tant que nombre, ni localisation (laissons cela aux satellites) mais en tant que force à travers ses caractéristiques pour, justement, les prendre à contre-pied.

Ainsi AQMI :

1. Agit par combats d'unités mobiles et flexibles

2. Pratique une guerre de harcèlement et d'embuscades,

3. S’appuie sur un soutien local

4. Collecte de l’information par des moyens locaux

5. S’approvisionne auprès de sources locales

6. Recrute localement et fait des alliances (d’intérêt et de sang) avec les locaux.

7. Combat sans ligne de front

D’autre part et c’est crucial, AQMI contrairement à la guérilla classique, utilise les moyens terroristes pour arriver à ses fins.

Aussi, on ne peut combattre AQMI que si l’on utilise une contre-stratégie à celle qu’elle a développée. Il faut agir sur les plans militaires et de renseignement :

1. Mettre à contribution des unités mobiles bien entrainées aux combats dans le désert

2. Recruter des experts locaux fiables connaissant bien le terrain en soutien aux unités

3. Former les unités aux techniques du harcèlement et les moyens sécurisés d’y répondre

4. Développer la surveillance frontalière et limiter l’engagement des unités en profondeur dans les territoires. Limiter les conditions de poursuite cause d’embuscades.

5. Développer des moyens de renseignements locaux dans les zones frontalières (permettant de déterminer dans ces zones les lieux d’approvisionnement et de recrutement d’AQMI, et d’anticiper ses actes)

II- Un plan d’action interne pour contrer les actions d’AQMI

Ce qu’il convient de comprendre avant tout, c’est qu’AQMI, ne mène pas une guérilla étrangère pour occuper par des troupes étrangères un territoire, c’est un combat politique qu’elle mène en utilisant les natifs du pays comme chair à canon. Son but n’est pas de continuer éternellement un harcèlement aux frontières ni des embuscades mais de prendre à terme le pouvoir dans les pays qu’elle vise. Elle n’hésitera donc pas à frapper à l’intérieur du pays et non plus par des prises d’otages mais par une véritable stratégie de la terreur, comme cela s’est vu en Algérie et ailleurs.

Les stratèges d’AQMI travaillent aussi sur les esprits. Ceux qui se sont fait exploser en son nom sont l’exemple même de l’endoctrinement et du « travail » psychologique dont AQMI est capable. Et cela s’exporte parmi les populations. AQMI, utilise le mental humain dans sa dimension la plus cruelle pour atteindre ses objectifs d’accaparation du pouvoir.

Jusque-là, il faut le dire, AQMI joue le jeu d’une guérilla classique, s’en prenant aux étrangers et à l’appareil militaire d’Etat.

Avec la dernière bataille livrée par l’armée mauritanienne au Mali, AQMI a compris qu’elle doit désormais utiliser des moyens pour affaiblir ce pouvoir en place qui lui envoie son armée jusque dans son fief. Elle ira donc dans le fief de son ennemi.

C’est la raison pour laquelle l’attaque précitée de l’armée mauritanienne contre AQMI au Mali est éminemment contre-productive. Les « stratèges » d’AQMI savent très bien que pour réduire à néant les efforts de l’armée aux frontières, il suffit de frapper à l’intérieur. Choquer l’esprit des populations, semer la peur , disloquer la confiance au régime, mettre à genou l’économie et l’investissement feront très vite descendre dans les rues, les pauvres, le mal lotis, les désespérés du régime en somme tous ceux qui constituent les recrues potentielles D’AQMI.

Comment alors faire pour que cela n’arrive pas ?

Outre l’attitude militaire à adopter, mentionnée plus haut, le pouvoir politique se doit d’accompagner sa lutte militaire par une lutte socio-politique et économique dont les éléments sont les suivants :

- Adopter une stratégie de discrédit contre AQMI, en y associant les personnes les plus influentes des classes politique, sociale et religieuse,

- S’atteler de façon effective à améliorer les conditions de vie locale (à l’intérieur du pays et aux frontières). Recenser les familles déshéritées, les jeunes sans emplois, les chômeurs et offrir le soutien et l’emploi.

- Engager rapidement une politique économique et sociale pour la jeunesse pour l’associer au développement économique et social du pays. Notamment généraliser les microcrédits à des taux préférentiels en mettant à contribution les banques, financer les d’entreprises jeunes en engageant des capitaux risques publics et privés, dynamiser les jeunes chambres économiques et les chambres de commerce et d’industrie.

- Lancer une politique de l’emploi des qualifications mauritaniennes, en accordant des incitations et autres avantages aux entreprises créatrices d’emploi.

- Générer une politique de communication et d’information vers les populations « sensibles » à la propagande d’ AQMI, à laquelle associer les dignitaires du pays.

Il ne s’agit là certes que de quelques éléments permettant de rendre moins arable pour AQMI, le terroir social mauritanien.

En effet combattre la misère (le chômage et la pauvreté de tous et de chacun) qui plonge dans le désespoir incitant à s’accrocher à la première théorie nihiliste venue, constitue le premier devoir contre AQMI.

Les opérations militaires ne sont qu’un aspect d’une violence légitime contre une violence aveugle qui s’est manifestée aux frontières. Mais une autre violence sournoise, qui servira AQMI, est celle que fait l’Etat à ses populations en les laissant dans la misère.

Pr ELY Mustapha

32 commentaires:

maatala a dit…

Salam

Le prof a dit:

"On ne combat pas une « guérilla », en envoyant des soldats repus à la gamelle des casernes et attachés aux plis de leur uniforme"

----------------------------

Le colonel Dia ( le chef d'état major particulier de l'azzizzo) est le plus bel exemple de cette armée attachés aux plis qui couvre leur "Gras" du bide.

Ould Deh (le banquier) et Ely ( le gérant d'immeuble) entoum vem dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Le prof a dit:

"Les « stratèges » d’AQMI savent très bien que pour réduire à néant les efforts de l’armée aux frontières, il suffit de frapper à l’intérieur. Choquer l’esprit des populations, semer la peur , disloquer la confiance au régime, mettre à genou l’économie et l’investissement feront très vite descendre dans les rues, les pauvres, le mal lotis, les désespérés du régime en somme tous ceux qui constituent les recrues potentielles D’AQMI"

---------------------------

En effet l'Aqmi sait qu'il peut compter sur la duplicité de nos Barbus dit le fou

maatala

Bebe BA a dit…

les algériens devraient se "re"mettre à jour, lol

----------------------------------------------------------------------

Le député Abderrahmane Ould Mini arrêté à Alger
Cliquer pour une photo plus grande

Le député RFD Abderrahmane Ould Mini a été arrêté, vendredi, par la police algérienne, au moment où il débarquait à l’aéroport Houary Boumedienne, en provenance de Nouakchott, a appris ANI de sources bien informées.

Après quelques temps, la police algérienne a présenté ses excuses au parlementaires qui devra poursuive son chemin dans le cadre de l’organisation d’une flottille de la liberté organisé par le « Ribat Alwatani, dans la perspective de briser le blocus injustement maintenu par Israël sur Gaza.
Abderrahmane Ould Mini , ayant pris part au putsch de 2003 contre le pouvoir de Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya, était soumis à un mandat d’arrêt international qui, apparemment, était resté en vigueur en Algérie.
En 2009, l’ancien officier Didi Ould M’Hamed, ayant lui aussi été , membre du groupe de putschistes de 2003, avait été arrêté, pendant quelques heures, par la police marocaine, avant d’être remis en liberté.
Didi était, comme Abderrahmane soumis à un mandat d’arrêt international datant de juin 2003.

Bebe BA a dit…

C'est clair que le général aurait dû attendre que les terroristes soient dans nos frontières (de préférence après 2 ou 3 attentats) pour les attaquer!

Anonyme a dit…

Les gars, le meilleur de Keenan traduit en French. Ano foté doit mainenant comprendre. A-


http://univercia22.blogspot.com/search/label/Général%20Mohamed%20«Toufik»%20Médiène

Anonyme a dit…

Les gars, le meilleur de Keenan traduit en French. Ano foté doit mainenant comprendre. A-


http://univercia22.blogspot.com/search/label/Général%20Mohamed%20«Toufik»%20Médiène

Anonyme a dit…

Bebe Ba,

Le kheneral de Bilkiss ne doitvpas attendre. Il doit faire une autre attaque ce soir dimanche. L'ennemi est faible et incompétent. Il faut frapper et frapper et frapper. Et frapper. L'ennemi est incompetent et c'est la raison que la direction acété donnée au Burkina. A-

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

SOMELEC : Gros scandale à la Centrale électrique de Nouadhibou.


La Somelec est secouée depuis quelques jours par un énorme scandale autour du projet d’extension de la centrale électrique de Nouadhibou. L’affaire soulevée, par le bailleur de fonds du projet, le Fades en l’occurrence, et transmise à la Présidence, est un énorme scandale financier.

Toutefois, jeudi en fin d’heure, le directeur général de la Somelec, Mohamed Salem Ould Bechir, a adressé des demandes d’explication à quatre cadres de l’entreprise :

Cheikh Ould Baba (directeur des Projets et Ingénierie et cousin de Cheikh Sid’Ahmed Ould Baba, ancien président de l’Assemblée nationale sous Ould Taya et fraichement nommé patron de l’Autorité de Régulation des transports), Abdel Fatah (directeur financier), Sidi Mohamed Ould Ahmed (ancien directeur du projet et frère du député de Moudjéria, Sid’Ahmed Ould Ahmed, président du groupe parlementaire de la majorité) et Lam Mamadou (ancien DGA de la Somelec).



D’un coût de plus de 7 millions de dinars koweitiens, soit plus de 7 milliards d’UM, le projet d’extension de la centrale de Nouadhibou est financé dans le cadre d’une convention d’accord de rétrocession signée le 23 avril 2006 avec le Fades pour la fourniture, le montage et la mise en service de groupes électrogènes d’une puissance totale de 18 à 22 MW et la réhabilitation des groupes existants et de leurs auxiliaires. La fin des travaux était prévue pour octobre 2009. (A suivr
--------------------------

maatala

Anonyme a dit…

Ou' etait tout ce beau monde lorsqu'on s'attaquait a' ma personne parce que tout simplement j'ai dit ce que le prof Ely Moustapha vient de dire. Seul A- n'a jamais eu peur de defendre ses positions qui sont generalement sages et responsables. Vous me permettrez de me repeter en disant que la strategie de lutte contre les terroristes doit etre intelligente. IL NE FAUT ABSOLUMENT PAS ENVOYER NOS FRERES SOLDATS, OFFICIERS ET SOUS OFFICIERS A' UNE BOUCHERIE QUELCONQUE POUR PLAIRE A' QUI QUE CE SOIT!!!!!!!!

Allez les amis! La marmite de Tekeyber est bien remplie et celle de M'leykhir est vide!!!!!

P.S.

Ould Dadde' etait bien le Commissaire aux Droits de l'Homme! Nous ne sommes pas oblige's d'aimer sa politique mais il faut defendre ses droits. J'aimerais savoir s'il y a une organisation qui a ete' forme'e pour defendre les droits fondamentaux du Mr.
Je ne dis point s'il est coupable ou non mais je dis qu'il faut defendre tous ses droits pourque le proce's soit juste!!!!!

maatala a dit…

salam

Lu sur cridem pour A-

"Lutte antiterroriste : Au-delà des apparences de coopération, les non-dits!


Les pays concernés par le terroriste ne parlent pas le même langage. Les récentes déclarations du président malien et celles du Chef d’Etat-major de l’armée algérienne montrent bien que les Etats ne sont pas en phase dans leurs perceptions de la lutte à mener contre Aqmi. Les divergences sont encore exacerbées par les médias dans les pays.

Il y eut la rencontre des Chefs d’état-major suivie de celle des responsables des renseignements dans quatre pays (Algérie, Mauritanie, Mali et Niger). Les réactions officielles ont salué la mise en place d’un commandement unifié dans cette lutte contre le terrorisme au Sahel et l’importance des échanges d’informations par la création d’un centre dédié à cet effet à Alger.

Mais force est de constater que la vision parcellaire de cette lutte –arrange bien Aqmi.



ATT dans le collimateur des médias algériens.

Dans un entretien accordé à nos confrères de «Libération » et relayé samedi par Cridem, le président malien ne va pas par quatre chemins pour indexer les tares de la coopération sous-régionale en matière de lutte anti-Aqmi au Sahel. «Nous regrettons l’absence d’une véritable coopération sous régionale en matière de lutte contre le terrorisme» a notamment précisé le Chef de l’Etat malien. Une précision qui en dit long sur les «efforts» entrepris pour enrayer la menace terroriste dans la sous-région.

Et le président malien, qui lève ici un coin du voile sur ce qui semble une «mauvaise foi» de certains partenaires, indique: «les forces actuelles des terroristes ne sont nullement supérieures à celles dont disposent les pays du Sahel». Des révélations qui indisposent, apparemment, les médias algériens. Ces derniers sont d’ailleurs accusés par le ministre mauritanien de la Santé dans une tribune relayée par «Nouakchott Info» de porter en étendard «les allégations des terroristes » sur l’autre front avec la Mauritanie.

Les déclarations du président malien, qui sortent de la langue de bois jusqu’ici en vigueur, ne plaisent pas notamment à nos confrères de «Liberté» sous la plume de Merzak Tigrine. En effet, les propos désobligeants et peu respectueux à l’égard du président malien tentant de le tourner en dérision trahissent une discordance de vues dans le rôle des Etats et le niveau de cette coopération au Sahel pour venir à bout de l’Aqmi.

maatala a dit…

Le quotidien algérien «Liberté» estime par ailleurs que la France et le Maroc jouent aux «troubles» dans la lutte contre le terrorisme dans la sous-région. D’autres médias comme les publications «Maghreb Confidentiel » N°941 du 30 septembre 2010, vont directement au but en mettant en garde contre «un clash Alger-Paris ».

Bien plus grave, les déclarations attribuées par «Maghreb Confidentiel» au Chef d’état-major de l’Armée algérienne : «le général Ahmed Gaid Salah signale à Paris qu’il entend conserver le contrôle de son "arrière-cour"sahélienne. Une bien curieuse manière de voir les choses et surtout une déclaration en totale dichotomie avec le discours tenu à Alger appelant les pays concernés, aussi fiers que l’Algérie de leur indépendance et de leur autonomie, à se concerter et à coordonner les actions contre Aqmi.

Cette nouvelle déclaration en tout cas est un précédent «diplomatique» dangereux au moment où dans la sous-région, il y a une floraison de conflits auxquels l’Algérie n’est pas étrangère (Nord Mali, Sahara Occidental…) Alors l’on est en droit de se demander qu’est-ce qui traîne vraiment des pieds dans cet engagement anti-aqmi qu’on présente pourtant de «primordial» dans la recherche de la stabilité et le développement de la sous-région.

Les déclarations du Chef d’état-major algérien risquent donc de nourrir davantage les suspicions sur les ambitions réelles des Etats parties prenantes à cette lutte envisagée. D’autant plus que les mauvaises langues prétendent que quelque part, l’Algérie dont le territoire est la rampe de lancement du terrorisme dans la sous-région, maintiendrait «artificiellement» cette menace par des caïds interposés versés dans les trafics en tout genre.

C’est en tout cas ainsi qu’on explique le courroux et l’attitude de certains médias algériens en rapport avec les attaques menées par l’Armée mauritanienne pour prévenir les actes terroristes contre notre pays.

Jedna Deida

Extrait du ton véhément contre le président malien.

…«Entre-temps, le président malien a tiré à boulets rouges sur ses voisins sahéliens en regrettant le “déficit de coopération régionale” au Sahel dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans une interview publiée hier dans le quotidien Libération. Bombant le torse en affirmant que “les forces terroristes actuelles ne sont pas au-dessus de nos capacités”, Amadou Toumani Touré martèlera qu’“il faut un plan sous-régional”.

Passant ensuite au rôle de la victime, le chef de l’état malien dira : “je le répète, mon pays est otage et victime. Ces gens ne sont pas Maliens. Ils sont venus du Maghreb avec des idées que nous ne connaissons pas.” Persistant dans sa fuite en avant, il déclarera que “le problème, c’est le déficit de coopération régionale. Chacun se plaint du voisin, et les actions isolées sont vouées à rester ponctuelles”, et se cachant toujours derrière l’immensité du territoire, il ajoutera que le nord du Mali, où sont détenus les otages, “c'est aussi le sud de l'Algérie, l'est de la Mauritanie et l'ouest du Niger ». Source Liberté d’Algérie


Source : Le Quotidien de Nouakchott |

maatala

Bebe BA a dit…

Mister Couli,

Ce n'est pas parce que le prof a exprimé son opinion qu'on est obligé de ne pas exprimer la nôtre et on n'est pas obligé d'être d'accord avec vous! à moins que vous ne soyez tous les deux infaillible!
Sorry, but il est hors de question qu'on laisse ces soi disants "islamistes" massacrer la population sans réagir!

Anonyme a dit…

Maatala,

Boutef ne parle jamais, tandis que les autres chefs d'etat parlent tout le temps de la menace terroriste. Seuls les généraux algériens font des déclarations. Boutef est leur Sidioca et c'est evident depuis longtemps. Encore une fois, ils vont frapper ATT à travers leur AQMI une fois Sarko a terminé de liberer les otages d'Areva à travers l'AQMI fabriqué par les trois amis: Algérie -France-US. Fautvpas croire aux attaques verbales des généraux algériens, une fois contre les French, une fois contre les US. Ils sont cu et
chemise dans cette affaire de destabilisation. ATT et azzizzo ont été tous piégés dans cette affaire.

Lire le lien sur ce que dit Keenan sur le roi Médiène. Cela serait suffisant pour faire des hypothèses sur ce qui s'est passé chez nous depuis Lemgheity. Tout fabriqué par des gens tellement incompétents qu'à la fin ils se tirent dessus.

Général vladimir: je te degrade de general de brigade à general de chez nous comme tu m'a abandonné. Faut lire attentivement comme la verité que nous avons cherché depuis 2008 commence à sortir.

A-

Anonyme a dit…

The National Guard was lured into a trap off by an AQIM agent (the informant mentioned in other accounts). The Guard sent a specialized unit  to investigate and then alerted the Army (through the Ministry of Defense; the Guard is under the Ministry of the Interior), which sent forces to assist. What followed was essentially a complex ambush; AQIM bated the Army unit in one direction, leaving the Guard troops open to another attack. The Army forces were then ambushed themselves. AQIM inflicted heavy casualties on both units. The Mauritanians were ambushed multiple times. This suggests an increasingly level of sophistication in AQIM. These ambushes are evidence of a high level of coordination, communication capacity and experience. That the AQIM brigade involved (which is 70-80% Mauritanian) was able to accomplish these maneuvers also indicates experienced or well educated command (formal or otherwise). It also suggests local logistical support.
The plan of attack was meant to include specialized counter-terrorist units from the National Guard (one of the modules created over the last year specifically for counterterrorism). The officer in charge of the Guard operation (Gen. Misgharou Ould Ghoueizi), however, sent regular Guard troops and kept the specialized units on base with him for personal protection. The Army units sent, similarly, were more elite troops but the most elite forces were kept closer to the capital. The forces that did participate, according to multiple Mauritanian sources, were “mowed down,” some fleeing. No numbers are yet available through these sources.

----
Maatala,

Mseikine Colonel Dia n'est pas impliqué dans la gestion du raid. Le gras du bide c'est Misgharou selon the moor next door. Dia ekhabarou dans cette histoire de maures et il a raison yeweylou.

Ano foté enta mneine? Tu me manques.

Anonyme a dit…

Jedna Deida, A-, Couly, Cheikh OUld Horma!!!!
C'est tout ce que trouve le lecteur de Canalh: POUAH!!!!!
BEURK!!!!!!
De la vermine, rien que la vermine habituée à se prostituer et à se vendre au premier venu.
Remarquez que Cheikh Ould Horma (marocain) a toujours renié le droit à la Mauritanie d'exister, il a toujours considéré ce pays comme une province marocaine, revenu en Mauritanie après avoir fui le Maroc vers le Gabon (suite à une affaire de détournement), il continue à émarger à l'ambassade de Rabat à Nouakchott où il reçoit ses ordres.
C'est l'ambassade du Maroc qui lui a "recommandé" d'embaucher le "marocain" d'adoption JEDNA DEIDA (sans Ould) agent des services de renseignements marocains comme responsable de la comlmunication au ministère de la Santé.
Quant à Couly, ce malien devenu mauritanien puis américain et peut être marocain demain, est plus connu pour avoir été un "négre" de service pour les besoins de la police stalinienne de Taya qu'il continue d'ailleurs de défendre contre vents et marées.
Pour ce qui est de A-, il n'est plus à présenter, sauf qu'il utilise tellement de pseudos pour faire disparaitre ses traces qu'il ,se perd lui même dans ses propres pièges.
Son cousin Ould Dadde devait lui servir d'exemple: "la mère du voleur ne peut pas être toujours contente"
Exusez pour la traduction

Anonyme a dit…

Replique algérienne à la propagande marocaine. A-
===

Les services secrets marocains et leurs guerres secrètes contre l’Algérie : des médias orientés et une propagande sale
2010.10.03 Par Anouar Malek/Version française Fawzi Khemili
Taille de la police:

De même, tout le monde connaît les chaînes paraboliques qu’a lancées le Maroc. En plus des stations qui appartiennent à l’état, on trouve medi@sat qui est financée par la France et la Maroc. En effet, si on regarde ces chaînes, on constatera « la Marocanité du Sahara occidental », et de montrer l’Algérie comme étant un pays comme la Somalie ou le Soudan où règnent l’insécurité, la faim et le crime. C’est un acte qui veut imposer une certaine réalité en ce qui concerne le Sahara occidental et ternir l’image de l’Algérie sur le plan régional et sur le plan international.



Cela représente un des grands et dangereux aspects avec lesquelles les services de renseignements marocains tablent pour la thèse et a propre propagande marocaine envers le Sahara occidental, et aussi pour frapper profondément l’Algérie. Le Makhzen marocain a toujours voulu la représenter comme étant une partie intégrale et active dans le conflit qui oppose le royaume et le Polisario. Ce tapage médiatique s’est traduit par l’arsenal qu’utilise le Maroc dans cette secrète et salle guerre. Le Maroc a tracé sur les médias, même les indépendants, les lignes rouges qu’il ne faut pas outrepasser. Le Makhzen a tenu d’insister à ce que les médias, notamment ceux qui s’alignent avec sa politique et sa vision, à maintenir le nom de « Sahara marocain » ou bien « les régions du sud du Maroc », par conséquent, aucun journal ou écrivain ou officier de dépasser cette ligne rouge mortelle. Ce qui veut dire par la, sa fin et la destruction de sa carrière professionnelle et même sa vie privée.
De même, tout le monde connaît les chaînes paraboliques qu’a lancées le Maroc. En plus des stations qui appartiennent à l’état, on trouve medi@sat qui est financée par la France et la Maroc. En effet, si on regarde ces chaînes, on constatera « la Marocanité du Sahara occidental », et de montrer l’Algérie comme étant un pays comme la Somalie ou le Soudan où règnent l’insécurité, la faim et le crime. C’est un acte qui veut imposer une certaine réalité en ce qui concerne le Sahara occidental et ternir l’image de l’Algérie sur le plan régional et sur le plan international.
Sans prendre en considération la liberté la presse au Maroc, et tout le monde est au courant des journaux qui on été fermés, à l’instar de « Nichan », ou celle qui on été forcé de changer leur façade, tel que « Akhbar Al Youm » et « Al Machaal ». Certains journalistes ont été incarcérés et d’autres ne sont pas autorisés à écrire comme Ali Lamrabet qui a dépassé les lignes rouges en ce qui concerne la cause du Sahara occidental qui est considérée comme la première cause « nationale ».
Si on parlerait du vécu de la liberté de la presse au Maroc des livres entiers ne serons pas suffisants, mais nous nous contenterons de l’aspect qui nous concerne et qui sont les quelques axes de cette dangereuse propagande qui vise l’Algérie.

Anonyme a dit…

Suite

Nous pouvons citer par exemple :
1-la propagande pour la vision marocaine :
Le but principal de tous les médias marocains c’est d’appeler mondialement à l’autonomie ou à la régionalisation élargie qui présenté comme étant le seul et unique solution du Sahara occidental en montrant uniquement les points positifs. Chose qui est flagrante, en faisant recours au faux notoire, aux illusions et aux mensonges. En outre, en œuvrant à prouver que les sahraouis adhèrent à cette option, en montrant certains d’entre eux ou des marocains vêtus d’habit Sahraouis donnant allégeance au trône. Nous source nous prouvent que la plupart de ces allégeances ont été obtenus par force. Parfois, des rapports journaliers mal orientés qui n’a pas aucune relation avec le quotidien. Pour preuve flagrante, la rencontre de Dakhla de 28 juillet passé, que j’ai témoigné personnellement. En effet, les supporters du front Polisario ont maîtrisé la rencontre en revendiquant l’autodétermination en obligeant les participants à arrêter la rencontre. Cependant, lés médias du Makhzen ont voulu lui donner un aspect mondial et que les participants ont unanimement revendiqué l’autonomie, ce qui n’est pas du tout passé.
Mensonges et semence du doute
C’est la pire des choses que les médias marocains ont faites. En effet, ils montent beaucoup et sèment des doutent et de mensonges qui n’ont aucun fondement, notamment sur les relations entre l’Algérie et Polisario. De temps en temps on lisait des informations fabriquées dans une cellule privée de Al Mansouri, le chef des renseignements, qui était le premier responsable de l’agence de presse officielle. Encore plus, nos sources précisent que des universitaires spécialisés dans les médias et dans les affaires militaires, stratégiques, sciences politiques, sécurité et le droit international participent à cette cellule.
Cet axe est également aperçu avec la fabrication des déclarations des personnalités politiques et même celles des opposants algériens. Les médias marocains diffusent ce qui arrangent les gendarmes à la manière de « halte aux gens qui font la prière » ou « n’approchez pas la prière » et oubliant toujours « ceux qui oublient leur prière » ou « lorsque vous étés ivres ». Nombreux d’interviews ont été fabriqués et de nombreux de déclarations ont étaient émises pour servir les intérêts des gendarmes marocains.
J’ai subi ceci à maintes reprises. Ma première histoire avec eux remonte lorsque j’ai interviewé l’écrivaine et journaliste égyptienne, Wafaa Ismail, pour le compte du journal « Akhbar Al Arab » en 2007 à Canada. Le journal « Sahifat Al Oma » du 01/04/2007 a diffamé les informations en voulant favoriser les intérêts des gendarmes marocains

Anonyme a dit…

Une autre replique. Boutef doit nous parler. A-
==

Les services secrets marocains et leurs guerres secrètes contre l’Algérie : l’impasse du Polisario et la manipulation de l’opinion publique
2010.10.02 Anouar Malek (1e partie)/Version française Fayçal Oukaci
Taille de la police:

En fait, le renseignement marocain est arrivé à une impasse, née en réalité d’une position « de principe » qui ne permet aucune concession, à savoir garder le Sahara sous domination. Un responsable des services secrets marocains avait dit textuellement : « Le Polisario sans l’Algérie ne peut rien faire, et partant de ce constat, il est impératif soit d’attiser les tensions entre les deux parties, soit de tenter de « casser le maillon fort » de l’équation, à savoir l’Algérie ».



Depuis que j’ai dévoilé les dessous de la ville de Dakhla sur les pages d’Echorouk, j’ai décidé de dire tout ce que je connais sur le Makhzen et les services secrets marocains, après trois années passées à les étudier de près. Non pas en divulguant des informations qui ont été dites ça et là, ni en reprenant l’historique de l’appareil du renseignement du Palais royal, mais en mettant sur la place publique mon expérience personnelle et des informations que j’ai puisé dans le fonds secret des renseignements marocains et dans les étapes importantes d’un périple qui ne doit pas être mis aux oubliettes de l’Histoire. Je pars aussi dans mes propos à partir d’entrées dont j’ai eu un accès privilégié, et non pas à partir d’un esprit vindicatif, d’un règlement de comptes comme pourraient l’interpréter certains. Mon témoignage n’est pas non plus un motif pour être mis sous les sunlights des querelles qui secouent la région maghrébine, ni une « mission commandée » menée pour le compte d’un service secret, mais simplement – et humblement- une mission journalistique pour percer à jour des vérités cachées concernant un service secret qui a eu, et qui a son influence et ses coups fourrés dans le cours de la politique de la région et même au-delà.
Auparavant, mes critiques envers le Polisario, concernant la situation des droits de l’Homme, a été utilisé à tort et à travers, et j’estime –avec toute la moralité et le professionnalisme qui siéent à un homme dans pareille situation- que le temps est d’en parler ouvertement, d’autant plus que le temps passe et que l’homme n’est pas le gérant de sa propre destinée, mais je me dois aussi de dissocier le peuple marocain frère de ce que je vais porter sur ses services comme jugements, lesquels jugements ne pourraient que ravir les ennemis.
Mon périple journalistique a été suivi de près, et dès le début, par Echorouk, à travers son directeur Ali Fodhil, et, en fait, mes reportages à Dakhla étaient destinées à Echorouk, qui avait donné à mon travail toute l’importance qui lui seyait.
: 2251

Anonyme a dit…

Sur le seuil du renseignement marocain
Tous les services de renseignement du monde travaillent en secret pour sécuriser les structures de l’Etat et assurer les intérêts de leur pays. Il est évident aussi que ces services possèdent leurs appareils légitimes et légaux et leurs méthodes illégales et illégitimes. Beaucoup d’entre elles « opèrent un sale boulot », comme les assassinats, les liquidations, la désinformation -pour justifier une politique injuste, dompter des adversaires ou imposer un agenda défini. Sous ces derniers qualificatifs, on peut placer le Mossad, ou encore la CIA, lesquels mènent en Palestine, en Irak et en Afghanistan un travail de ce genre.
Toutefois, lorsqu’un service secret est en situation d’occupant, il est plus dangereux encore, car il se trouve dans une position indélicate. A partir de là, on peut mieux appréhender la position des services secrets marocains, lesquels vivent une véritable impasse au sujet du Sahara Occidentale, que l’ONU place sous le volet de « liquidation d’occupation » et que la communauté internationale qualifie de « dernière colonie en Afrique ».
Pour se tirer d’embarras, les services secrets marocains travaillent sur deux fronts. Le premier est le front « Algérie », de par sa position de pays inflexiblement allié au Sahara Occidentale, le second étant celui de la communauté internationale et du contexte régional. Ce qui nous intéresse ici, évidemment, est le volet relatif à l’Algérie. Nous allons révéler des choses qui se situent bien loin de ce que la position officielle du Maroc, et même les propos du Palais royal, affichent.
En fait, le renseignement marocain est arrivé à une impasse, née en réalité d’une position « de principe » qui ne permet aucune concession, à savoir garder le Sahara sous domination. Un responsable des services secrets marocains avait dit textuellement : « Le Polisario sans l’Algérie ne peut rien faire, et partant de ce constat, il est impératif soit d’attiser les tensions entre les deux parties, soit de tenter de « casser le maillon fort » de l’équation, à savoir l’Algérie ».
Partant de là, il est devenu clair que les services marocains s’y est investi à fond dans cette mission, quitte à commettre assassinats ciblés, oppression des opposants et du peule sahraoui, écrivant par ces actions un long registre, très riche en violations des droits de l’Homme, que ce soit au Rif, dans les territoires occupés ou dans certaines villes marocaines même. Ces mêmes services se sont aussi hasardés dans des aventures gravissimes, que ce soit pour liquider des opposants politiques ou pour se débarrasser de complices des putschs militaires manqués contre le roi. Le registre va de Ben Barka à Hichem El Mandari, en passant par Oufkir et les détenus de la triste prison de Tazmamart.
Dans ses priorités, le renseignement marocain se concentre sur l’Algérie, mais aussi sur l’Espagne et la Mauritanie, et ce pour des raisons stratégiques, dont les enjeux seront clarifiées plus loin…





Nombre de lectures

Anonyme a dit…

INTERVIEW DE MASSAOUD OULD BOULKHEIR

«S’ériger en bouclier ou bras séculier de la zone, est tout simplement suicidaire pour le pouvoir et pour la Mauritanie».

Messoud Ould Boulkheir est le président de l’assemblée nationale et président de l’alliance populaire progressiste (APP).

Dans cette interview exclusive au Quotidien de Nouakchott, il revient sur les réserves exprimées par la coordination de l’opposition démocratique au sujet de la dernière offensive de l’armée mauritanienne en territoire malien contre AQMI. Messoud Ould Boulkheir parle aussi des probables conséquences des divergences entre les partis de la Coordinations au sujet de cette offensive.

AQMI a fait subir beaucoup de pertes en vies humaines à la Mauritanie. Les réserves de la coordination de l’opposition démocratique (COD) par rapport à l’offensive de l’armée mauritanienne en territoire malien contre les terroristes, est-ce que ce n’est pas une forme de défaitisme face à l’ennemi ? Après ces accrochages, pourquoi la COD n’a pas exprimé son soutien à l’armée ?

L’appréciation que vous faites des pertes en vies humaines est la votre. La COD, à ce qu’il me semble s’est bien gardée de se hasarder dans ce domaine particulièrement sensible et jusqu’à preuve du contraire, elle ne considère que les chiffres avancés par les officiels mauritaniens même si, dans les circonstances que nous vivons, la perte d’un seul soldat mauritanien est une perte considérable que je déplore et condamne avec force tout en en souhaitant vivement qu’aucune décision politique de nature à impliquer nos forces armées dans des opérations en dehors en dehors de nos frontières, surtout quand ces dites opérations peuvent entraîner des morts et des blessés dans leurs rangs, ne soit plus prise unilatéralement par qui que ce soit.

Aussi, me permettrez-vous de m’incliner avec un profond respect devant les dépouilles des morts, d’implorer Allah des les accueillir en son Paradis, de présenter mes condoléances émues et attristées à leurs familles et à leurs troupes respectives, de même que je souhaite de tout cœur un prompt rétablissement à tous les blessées.

Pour en venir au noeud de votre question, je pense que vous vous trompez sur toute la ligne car il s’agit moins de critiquer une armée qui n’a aucune responsabilité dans ce qui lui arrive, parce qu’elle est aux ordres, que de dénoncer une politique dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est hasardeuse et porteuse de graves dangers pour le pays, pour ses citoyens et pour ses forces armées et de sécurité.

Nous demander de soutenir, d’une manière ou d’une autre, la politique qui a impliqué nos soldats dans des opérations de guerre en territoire étranger,même avec l’aval de celui-ci, mais sans le feu vert du parlement, nous demander de soutenir une telle politique, c’est trop nous demander…

Dans son communiqué du 21 septembre, la COD parle « d’une guerre dont les conséquences n’ont pas été suffisamment évaluées alors même que leurs incidences peuvent porter atteinte à la sécurité de nos citoyens et même à l’existence du pays. » En quoi la lutte contre le terrorisme peut porter atteinte à l’existence de la Mauritanie ?

La lutte contre le terrorisme est dorénavant une orientation internationale et un devoir pour tout démocrate et tout progressiste. En Mauritanie, nous avons eu notre lot de souffrances du fait du terrorisme, mais nous ne sommes pas les seuls en en souffrir. Et comme aucun Etat tout seul ou avec d’autres n’est parvenu jusqu’à présent à l’éradiquer, quels que soient les moyens humains, militaires, matériels et financiers en gagées, le combattre dans le Maghreb, dans le Sahara et dans le Sahel implique de la patience, de la modestie et beaucoup de doigté au niveau personnel.

A suivre ...

Znagui

Anonyme a dit…

SUITE ET FIN DE
L'INTERVIEW DE MESSAOUD OULD BOULKHEIR



Ça implique aussi de susciter au niveau interne, national l’indispensable union sacrée et, au niveau externe, international beaucoup de coordination, d’entente et de confiance entre tous les acteurs. Faire de ce problème international un problème domestique (mauritanien) et s’ériger en bouclier ou bras séculier de la zone, est tout simplement suicidaire pour le pouvoir et pour le pays.

L’attitude à tenir face à la lutte contre le terrorisme a révélé des divergences au sein de la COD. Par deux fois, le rassemblement des forces démocratique (RFD) s’est déterminé seul…

C’est vrai que la COD n’est pas un parti et qu’elle est composée de sensibilités et qu’en définitive, nous n’avons pas encore choisi de nous séparer, ce qui ne saurait tarder, à mon humble avis….Chacun est certes libre de choisir sa voie mais quand il n’est pas en harmonie avec les autres, il doit pousser sa liberté plus loin et les quitter…ou les autres de l’exclure.

Où en êtes-vous avec le dialogue inclusif prôné par l’accord de Dakar. Ce dialogue n’est-il pas enterré ?

Je crois que chacun campe sur ses positions.

INTERVIEW DU PRESIDENT MESSAOUD OULD BOULKHEIR

Propos recueillis par Khalilou Diagana



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Source : Le Quotidien de Nouakchott

Znagui

Anonyme a dit…

Lu pour azzizzo. Comment faire comme Lula le syndicaliste? La reponse n'est pas le petrole, mais les priorités. Les milliards de l'autre jour pour la lutte contre la desertification, fallait faire quelque chose pour les quartiers precaires. Tu as max 2 mandats, pas plus, si Tawassoul ne te siffle pas la victoire au premier tour en 2014.

Comment il a fait le Lula? A-
===


http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/10/03/de-la-cite-de-dieu-a-jacarapegua-regards-de-cariocas-sur-les-annees-lula_1419069_3222.html#ens_id=1395239

Anonyme a dit…

Ce que dit Messaoud n'est pas très clair. On a chercher la coordination contre le terrorisme depuis la supposée signature de l'accord de paix avec Israel entre Deich et Margaret. Cela n'a pas empeché de faire tomber Ould Taya, sidioca et je ne sais pas ce qui va arriver à azzizzo. Nous ne pouvons pas rester assis et subir les frappes d'AQMI manipulé par des voisins et des supposés protecteurs. Je crois que nous n'avons d'autre option que de soutenir notre armée. A-

Anonyme a dit…

Ano foté,

Je signe toujours et j'utilise un pseudo. Merci pour la parenté avec Ould dadde et j'en suis fier. A-

Anonyme a dit…

Une note de Jeremy Keenan en anglais, traduite en français. De quoi donner une crise cardiaque à ano foté. Ceci en hommage au docteur Ould Horma pour sa position courageuse.

Mon dieu que ce Keenan! A-


http://www.lequotidienalgerie.org/2010/09/30/general-toufik-god-of-algeria/

Anonyme a dit…

07:53Affaire Mohamed Lemine Ould Dadde : Bataille juridique à dessein

L’ex commissaire aux Droits de l’Homme, Mohamed Lemine Ould Dadde, est sous mandat de dépôt depuis bientôt une semaine. L’hôte du parquet refuse toute réponse à l’instruction judiciaire qu’il juge non habilitée à sa comparution.

Ould Dadde, appuyé par son avocat, Me Ebety exige la compétence de la Haute Cour. Une instance, née dans la foulée au début de règne d’Aziz ; mais cette naissance n’était guère à l’ordre du jour. Car, Sidioca pour lequel ce bâton juridique était conçu ne constituait plus une quelconque menace.

Ainsi, la Haute Cour, constituée essentiellement de parlementaires, ne saura bénéficier d’un décret d’application. Pourquoi ? Seul Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement pourraient répondre à ce retard.

Aujourd’hui, la Haute Cour est au centre du débat juridico-politique suscité par l’arrestation d’un commissaire qui veut coûte que coûte être considéré comme ministre, même si sa comparution devant une hypothétique Haute Cour conduirait à une peine beaucoup plus lourde.

Mohamed lemine Ould Dadde est sans doute conscient des conséquences d’une telle comparution. Mais, peut-être bien que l’ex commissaire en sait plus que l’opinion publique qui réduit son affaire à lui seul ou à quelques collaborateurs internes ou externes. Ce qui fait penser déjà à une affaire tentaculaire qui pourrait s’étendre jusqu’aux arcanes si bien secrets de la primature et, on ne sait jamais, voire ceux du Palais ocre.

Dans cet ordre d’idée, plusieurs observateurs, même s’ils n’occultent pas l’implication directe de l’ex commissaire et consorts, évoquent l’implication de son parrain, et protégé, jusqu’à une date récente, Moulaye Ould Mohamed Leghdhaf.

L’on parle, dans ce cadre, de plusieurs opérations de charmes qui ont été menées, par Ould Dadde, en perspective de la fausse vraie campagne présidentielle du 06/06/09, puis à l’occasion de la vraie fausse campagne du 18/07/09. On cite, entre autres, la prise en charge, par l’ex commissaire, des frais d’acquisition d’une villa résidentielle dans le quartier de TZ à l’un des candidats à la première présidentielle.

D’autres personnes, proches du commissariat, parlent de plusieurs actions de charmes à titre de largesses préélectorales à l’adresse des communautés des adwaba et d’autres dans la vallée. Toutes ces actions seraient, dit-on- inscrites dans le registre de la campagne présidentielle et qui, soit dit en passant devaient grossir l’éventail de soutien du général candidat au sein de quelques franges de la population.




"Libre Expression" est une rubrique où nos lecteurs peuvent s'exprimer en toute liberté dans le respect de la CHARTE affichée.

Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.



 

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org
 
Source : Moustaph Kane
| Education, Culture, Littérature, Musique| Lus : 65

====
Plus compliqué que ne pourraient le penser Ano Foté et Mauritanie 24. Il faut réflechir et s'assurer que l'ours est bien mort avant de le dépécer. C'est à quoi auraient servi les 271 millions d'UM que m'ont fait réagir ....

Eywa: ejoghvou essa. Lekyassa c'est plus sage et il n y a pas de Mother Teresa dans notre milieux politique.

A-

A-

Anonyme a dit…

07:53Affaire Mohamed Lemine Ould Dadde : Bataille juridique à dessein

L’ex commissaire aux Droits de l’Homme, Mohamed Lemine Ould Dadde, est sous mandat de dépôt depuis bientôt une semaine. L’hôte du parquet refuse toute réponse à l’instruction judiciaire qu’il juge non habilitée à sa comparution.

Ould Dadde, appuyé par son avocat, Me Ebety exige la compétence de la Haute Cour. Une instance, née dans la foulée au début de règne d’Aziz ; mais cette naissance n’était guère à l’ordre du jour. Car, Sidioca pour lequel ce bâton juridique était conçu ne constituait plus une quelconque menace.

Ainsi, la Haute Cour, constituée essentiellement de parlementaires, ne saura bénéficier d’un décret d’application. Pourquoi ? Seul Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement pourraient répondre à ce retard.

Aujourd’hui, la Haute Cour est au centre du débat juridico-politique suscité par l’arrestation d’un commissaire qui veut coûte que coûte être considéré comme ministre, même si sa comparution devant une hypothétique Haute Cour conduirait à une peine beaucoup plus lourde.

Mohamed lemine Ould Dadde est sans doute conscient des conséquences d’une telle comparution. Mais, peut-être bien que l’ex commissaire en sait plus que l’opinion publique qui réduit son affaire à lui seul ou à quelques collaborateurs internes ou externes. Ce qui fait penser déjà à une affaire tentaculaire qui pourrait s’étendre jusqu’aux arcanes si bien secrets de la primature et, on ne sait jamais, voire ceux du Palais ocre.

Dans cet ordre d’idée, plusieurs observateurs, même s’ils n’occultent pas l’implication directe de l’ex commissaire et consorts, évoquent l’implication de son parrain, et protégé, jusqu’à une date récente, Moulaye Ould Mohamed Leghdhaf.

L’on parle, dans ce cadre, de plusieurs opérations de charmes qui ont été menées, par Ould Dadde, en perspective de la fausse vraie campagne présidentielle du 06/06/09, puis à l’occasion de la vraie fausse campagne du 18/07/09. On cite, entre autres, la prise en charge, par l’ex commissaire, des frais d’acquisition d’une villa résidentielle dans le quartier de TZ à l’un des candidats à la première présidentielle.

D’autres personnes, proches du commissariat, parlent de plusieurs actions de charmes à titre de largesses préélectorales à l’adresse des communautés des adwaba et d’autres dans la vallée. Toutes ces actions seraient, dit-on- inscrites dans le registre de la campagne présidentielle et qui, soit dit en passant devaient grossir l’éventail de soutien du général candidat au sein de quelques franges de la population.




"Libre Expression" est une rubrique où nos lecteurs peuvent s'exprimer en toute liberté dans le respect de la CHARTE affichée.

Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.



 

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org
 
Source : Moustaph Kane
| Education, Culture, Littérature, Musique| Lus : 65

====
Plus compliqué que ne pourraient le penser Ano Foté et Mauritanie 24. Il faut réflechir et s'assurer que l'ours est bien mort avant de le dépécer. C'est à quoi auraient servi les 271 millions d'UM que m'ont fait réagir ....

Eywa: ejoghvou essa. Lekyassa c'est plus sage et il n y a pas de Mother Teresa dans notre milieux politique.

A-

Anonyme a dit…

07:53Affaire Mohamed Lemine Ould Dadde : Bataille juridique à dessein

L’ex commissaire aux Droits de l’Homme, Mohamed Lemine Ould Dadde, est sous mandat de dépôt depuis bientôt une semaine. L’hôte du parquet refuse toute réponse à l’instruction judiciaire qu’il juge non habilitée à sa comparution.

Ould Dadde, appuyé par son avocat, Me Ebety exige la compétence de la Haute Cour. Une instance, née dans la foulée au début de règne d’Aziz ; mais cette naissance n’était guère à l’ordre du jour. Car, Sidioca pour lequel ce bâton juridique était conçu ne constituait plus une quelconque menace.

Ainsi, la Haute Cour, constituée essentiellement de parlementaires, ne saura bénéficier d’un décret d’application. Pourquoi ? Seul Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement pourraient répondre à ce retard.

Aujourd’hui, la Haute Cour est au centre du débat juridico-politique suscité par l’arrestation d’un commissaire qui veut coûte que coûte être considéré comme ministre, même si sa comparution devant une hypothétique Haute Cour conduirait à une peine beaucoup plus lourde.

Mohamed lemine Ould Dadde est sans doute conscient des conséquences d’une telle comparution. Mais, peut-être bien que l’ex commissaire en sait plus que l’opinion publique qui réduit son affaire à lui seul ou à quelques collaborateurs internes ou externes. Ce qui fait penser déjà à une affaire tentaculaire qui pourrait s’étendre jusqu’aux arcanes si bien secrets de la primature et, on ne sait jamais, voire ceux du Palais ocre.

Dans cet ordre d’idée, plusieurs observateurs, même s’ils n’occultent pas l’implication directe de l’ex commissaire et consorts, évoquent l’implication de son parrain, et protégé, jusqu’à une date récente, Moulaye Ould Mohamed Leghdhaf.

L’on parle, dans ce cadre, de plusieurs opérations de charmes qui ont été menées, par Ould Dadde, en perspective de la fausse vraie campagne présidentielle du 06/06/09, puis à l’occasion de la vraie fausse campagne du 18/07/09. On cite, entre autres, la prise en charge, par l’ex commissaire, des frais d’acquisition d’une villa résidentielle dans le quartier de TZ à l’un des candidats à la première présidentielle.

D’autres personnes, proches du commissariat, parlent de plusieurs actions de charmes à titre de largesses préélectorales à l’adresse des communautés des adwaba et d’autres dans la vallée. Toutes ces actions seraient, dit-on- inscrites dans le registre de la campagne présidentielle et qui, soit dit en passant devaient grossir l’éventail de soutien du général candidat au sein de quelques franges de la population.




"Libre Expression" est une rubrique où nos lecteurs peuvent s'exprimer en toute liberté dans le respect de la CHARTE affichée.

Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.



 

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org
 
Source : Moustaph Kane
| Education, Culture, Littérature, Musique| Lus : 65

====
Plus compliqué que ne pourraient le penser Ano Foté et Mauritanie 24. Il faut réflechir et s'assurer que l'ours est bien mort avant de le dépécer. C'est à quoi auraient servi les 271 millions d'UM que m'ont fait réagir ....

Eywa: ejoghvou essa. Lekyassa c'est plus sage et il n y a pas de Mother Teresa dans notre milieux politique.

A-

Anonyme a dit…

Bravo azzizzo. A-
===
Mali: Tombouctou, base arrière de l'armée mauritanienne contre Aqmi


04/10/2010

TOMBOUCTOU (AFP) - lundi 04 octobre 2010 - 12h13 - A une soixantaine de kilomètres de Tombouctou (nord-ouest du Mali), une dizaine de véhicules pickups s'alignent. A bord, des militaires, les armes à la main. Ce sont des soldats mauritaniens qui, dans le désert malien, mènent la traque des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

"Nous avons donné le feu vert à nos voisins mauritaniens pour qu'ils puissent venir sur notre territoire, combattre l'ennemi commun, Aqmi", explique à l'AFP un responsable local de l'armée malienne.

Le 17 septembre - au lendemain de l'enlèvement revendiqué par Aqmi de sept personnes dont cinq Français, au Niger - l'armée mauritanienne avait lancé une offensive contre l'unité d'Aqmi dirigée par l'Algérien Yahya Abou Hamame, dans la région de Tombouctou (900 km au nord-est de Bamako). Des combats meurtriers les avaient opposés pendant quelques jours.

Depuis, plusieurs dizaines de militaires mauritaniens ont pris leurs quartiers dans cette zone.

"Nous n'avons pas le droit de parler à la presse", lance l'un d'eux, arme au poing, au correspondant de l'AFP. Puis il donne l'ordre à ses éléments de poursuivre leur chemin. Et la colonne démarre lentement, en direction du grand nord.

Des mitrailleuses sont fixées sur plusieurs véhicules. En queue de convoi, un militaire casqué garde le doigt sur la gâchette, nerveux.

Les éléments d'Aqmi - dont le nombre est évalué à quelques centaines dans le Sahel - ont la réputation d'être des stratèges. "C'est pourquoi, nous et les Mauritaniens, nous sommes sur nos gardes", affirme un militaires malien.

Ils ont pu "poser des mines", dit-il. "C'est l'une de leurs techniques. Ils cachent même des mines sur les cadavres des ennemis tués pour que ceux qui viennent chercher les corps explosent".

Anonyme a dit…

suite bravo azzizzo. les algériens auraient pu faire la m6eme chose et éviter la situation dans laquelle ils sont maintenant: inutiles pour leur pays et pour les autres. on les soutiendra toujours quand ils sont attaqués. A-
==

D'après les recoupements de l'AFP, l'armée mauritanienne est présente sur au moins deux sites de la région. Les instructions données aux soldats sont fermes: interdiction de circuler seuls dans le désert. Ce sont des unités qui se déplacent.

L'objectif immédiat semble être d'occuper le terrain, pour éviter qu'Aqmi ne le fasse.

Parlant l'arabe, comme les habitants de la région, les militaires mauritaniens trouvent sur place des alliés.

Mais leurs moyens matériels sont limités. L'armée mauritanienne n'a pas réellement d'aviation. A Tombouctou, elle dispose cependant d'un petit avion d'entraînement militaire italien Marchetti (Aermacchi).

La nuit, sur l'aéroport, l'appareil couvert d'une bâche est gardé par quatre soldat maliens. Le jour, il sillonne parfois le ciel de la région pour tenter de localiser d'éventuels "terroristes".

L'appareil peut bouger si des "pays amis, telle la France", repèrent des éléments suspects, grâce à leurs satellites espions, selon une source militaire malienne.

Le 19 septembre, quand le petit avion Marchetti avait bombardé un véhicule censé transporter des "terroristes" - tuant une femme et une jeune fille -, les populations avaient vivement protesté. "Mais maintenant, ça va. Le président mauritanien (Mohamed Ould Abdel Aziz) a présenté des excuses pour les morts. Et les militaires mauritaniens font attention", assure Mohamed Oud Sidy, un habitant d'Essakane, ajoutant: "Ils sont chez eux, ici".

Un autre habitant assure que lorsqu'une femme est tombée gravement malade dans un hameau, c'est un véhicule militaire mauritanien qui l'a transportée vers un hôpital de Tombouctou.

"Nous, nous ne voulons pas être assimilés aux gens d'Aqmi. Il faut les chasser d'ici", affirme Moctar, coiffeur dans un hôtel de Tombouctou. "Nous soutenons les opérations mauritaniennes et le Mali doit aussi faire des opérations", renchérit Atti, jeune bijoutier.

Demandant à son gouvernement et à la communauté internationale d'aider le nord du Mali à vraiment se "débarrasser" d'Aqmi, il affirme: "Si on n'arrive pas à vaincre la pauvreté, Aqmi va gagner chaque jour du terrain parmi les jeunes qui n'ont pas de travail".

AFP

Anonyme a dit…

Sur le blog du prof:


La “jurisprudence” Ould Dadde :


Vadémécum à l’usage de la diaspora
ou
comment ne pas se brûler les ailes au contact du pouvoir

Anonyme a dit…

Lu pour Maatala. L'esclavage chez oulad benioug, ça doit être dur dur. Houwa boidiel, c'est Ould Benioug? A-


http://www.cridem.org/C_Info.php?article=48007