vendredi 31 décembre 2010

AU PAYS DE L’ESCLAVAGE……OU RADIOSCOPIE D’UN RACISME D’ETAT

Le contexte juridique :

La République Islamique de Mauritanie est un pays africain multinational, pluriculturel et biracial où vivent des nationalités Hratin, Peulh, Soninke, Wolof et Bambara d’origine négro africaine et des nationalités Arabes et Berbères.

Le principe, inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, selon lequel, « tous les hommes naissent libres et égaux » est vidé de toute sa substance, dans la traduction pratique, au quotidien, de la constitution de la République Islamique de Mauritanie du 20/07/1991 modifiée.

En effet, la République Islamique de Mauritanie est partie à tous les outils juridiques internationaux en matière de protection des Droits humains, notamment la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, la Convention des Nations Unies contre toute forme de racisme et d’exclusion, la Convention africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Ainsi, l’engagement de l’Etat mauritanien, à travers les textes juridiques nationaux et ceux le liant à la communauté internationale (Organisation des Nations Unies et Union Africaine) est formulé de façon claire et sans ambigüité.

La Mauritanie de l’esclavage, du racisme d’Etat et de l’exclusion :
En passant en revue la gestion des affaires publiques du pays, on se rend compte que l’essentiel des pouvoirs politique, économique, administratif, militaire et sécuritaire sont accaparés et contrôlées par la seule communauté arabo-berbère, minoritaire, au grand dam des communautés noires majoritaires (Hratin, Peulh, Soninke, Wolof et Bambara).

A la lecture de ce qui précède, on arrive, aisément, à la conclusion qu’un racisme d’Etat sévit en Mauritanie. Ce racisme, savamment tissé au sommet de l’Etat, a eu comme résultat : l’absence du partage du pouvoir et des richesses du pays, la poursuite de l’esclavage éhonté dans un pays islamique, le génocide et la déportation perpétrés sur les négro-africains de 1989 à 1992, l’expropriation des terres de culture au profit des arabo-berbères, une politique d’assimilation et d’aliénation sociolinguistique et culturelle, et leurs corollaires. Cet Etat qui devait sécuriser et garantir le droit du citoyen, s’est investi par contre, à faire des citoyens noirs de Mauritanie des citoyens de seconde zone, en entretenant la domination raciale qui s’appuie sur des groupes féodaux arabo-berbères. Ces groupes sont organisés en corporations de chefs religieux, d’hommes d’affaires, de chefs de tribus autour de l’appareil sécuritaire et de défense.

En effet, le racisme d’Etat et l’exclusion des communautés Noires se trouvent aggravés par la pratique de l’esclavage qui continue malgré la promulgation de la loi criminalisant cette pratique en Mauritanie. L’impunité dont continuent de bénéficier les auteurs de génocide et de cas d’esclavage avéré, la poursuite des expropriations de terres, les blocages faits par les pouvoirs publics à toute tentative de promouvoir et d’enseigner les langues et cultures des communautés Noires, la quasi fermeture des médias aux langues pulaar, soninke, wolof et bambara sont là des éléments qui montrent la ferme volonté de tous les régimes qui se sont succédés en Mauritanie de faire de notre pays ce que beaucoup se complaisent à appeler « trab’el beydhan » - UN PAYS DONT TOUS LES BIENS NE PROFITENT QU’AUX SEULS ARABO-BERBERES.
En effet, depuis l’accession de la Mauritanie à l’indépendance, les politiques racistes des gouvernants se sont évertuées à faire perpétuer la domination des arabo-berbères sur toutes les autres communautés et dans ceci, aucun secteur n’échappe à la logique d’accaparement :
- Toutes les banques primaires appartiennent à des groupes issus de la communauté arabo-berbère et malgré les nombreuses tentatives, aucun groupe d’hommes d’affaires noires n’a réussi, avec aucun des régimes qui se sont succédé, à obtenir une licence pour la création d’une banque.
- Un savant découpage électoral assure la beydanisation des deux chambres du Parlement national. Aux dernières élections législatives de 2007, s’il a fallu moins de 800 électeurs pour élire le Député de la Moughataa Bir Moghrein, il en a fallu plus de 26.000 pour le vote des trois Députés de Sélibaby (plus de 8.600 électeurs pour un Député). Ces statistiques établissent clairement la dure réalité qu’un électeur de la Moughataa de Bir Moghrein vaut plus de dix (10) fois un électeur de Sélibaby et est alors, d’autant plus mauritanien que celui-ci.
Alors, le ras le bol des victimes d’esclavage, de racisme, et d’exclusion a atteint, aujourd’hui, un niveau où la paix et la stabilité en Mauritanie sont menacées. Il s’y ajoute, l’entêtement et la persistance des dirigeants racistes dans leurs méthodes injustes de gouverner une nation plurielle : le refus du dialogue politique, l’état de siège, qui ne dit pas son nom, dans lequel la partie sud de la Mauritanie est placée, l’intimidation des défenseurs des droits humains notamment ceux qui luttent contre la pratique de l’esclavage, l’absence de volonté politique dans la restauration dans leurs droits des victimes ou ayant droits suite aux évènements des années 89 à 92, les expropriations de terres, les conditions inhumaines de rapatriement des mauritaniens déportés au Sénégal etc.


Quelques chiffres sur la représentation des communautés dans la vie publique en Mauritanie



Gouvernement: total :29 dont 21 beydanes = 72%, négro-haratines:8

Wali : total :13 dont 10 beydanes =77%, négra-haratines:3

Diplomatie : Total :43 dont 38 beydanes = 88%, négro-haratines:5

Education(dR: Total :14 dont 13 beydanes = 93%, négro-haratines:1

Banques : Total :8 dont 8 Beydanes = 100% Nego-haratines :0

Polices: DRS:Total :21 dont 21 Bedanes = 100%, Négro-haratines :0

Commissaires:Totale:65 dont 56 Beydane = 86% , Négro-haratines :9

Gardes Nationale:

Commandants :Total:13 dont 12 Beydanes = 12%, négro-haratines :1

Officiers :Total:100 dont 90 Beydanes = 90% négro-haratines :10

Armée Nat :Commandant régions militaires=

:Total: 7 dont 7 Beydanes = 100% négo-haratines :0

Ps: négro-haratines:(Hratine, peulh, soninké, wolof, bambara)


FRONT DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE
LE RACISME ET L’EXCLUSION EN MAURITANIE
(FLERE - MAURITANIE)

160 commentaires:

maatala a dit…

Salam

Bonne année à tous.

Maatala

maatala a dit…

Salam

Cher momo

NSARA galou, les faits sont parfois tétus.

Si tu veux te rendre utile, fais nous la démonstration que leurs chiffres sont faux.

La mauritanie doit refléter ses différentes composante à tous les niveaux, si ce n'est pas le cas, il y a un problème.

Si ces chiffres sont exactes, la discrimination positive est non seulement un droit, mais un devoir.

LOKHAR KAMEUL KHROUJOU dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

00:30Mauritanie: la compagnie Mauritania Airways suspend ses activités

La compagnie aérienne Mauritania Airways, à capitaux mixtes mauritaniens et tunisiens, a suspendu depuis une semaine ses activités qu'elle reprendra après la réparation d'un avion, a-t-on appris jeudi de source syndicale et auprès de la direction de la société.

"La compagnie a cessé de vendre ses billets depuis une semaine et a même remboursé ses clients qui n'ont pu voyager sur ses lignes", a affirmé le porte-parole des travailleurs, Abeidy Ould Sid'Brahim.

Il s'exprimait au terme d'un sit-in des employés devant le siège de la compagnie à Nouakchott pour réclamer une clarification de la situation. "Nous sommes inquiets, la direction ne nous a pas expliqué clairement quel avenir elle nous réservait" a expliqué Brahim. Selon lui, les employés sont déterminés à ne pas laisser continuer le suspens.

Le directeur de la compagnie, Ridha Jmeil, de nationalité tunisienne, a déclaré jeudi à la presse que des "problèmes momentanés" imposent cet "arrêt provisoire". "La compagnie va reprendre ses vols dès que son avion aura été réparé", a-t-il déclaré sans précision sur la date et la flotte de la société.

Cette suspension d'activités intervient après une récente décision européenne interdisant son espace aérien à Mauritania Airways et alors que le gouvernement mauritanien s'apprête à lancer en début d'année une nouvelle compagnie, Mauritanian airlines international (MAI).

Mauritania Airways a été créée en 2007 avec 51% de capitaux appartenant à Tunisair, 10% à l'Etat mauritanien et le reste à un homme d'affaires mauritanien.

La première compagnie aérienne mauritanienne Air Mauritanie avait été liquidée en 2007 pour mauvaise gestion et endettement excessif.

AFP

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Tazoubout Air Mauritanie. Pour quelques 2 millions de $ de dettes, Sidioca enterre Air Mauritanie pour rendre service à ses beaux-parents. Le resultat? Lui Imam dans un bled perdu et les beaux-frères en faillite.

Bebe BA a dit…

Bebe BA a laissé un nouveau commentaire sur le message "Exclusivité 'La Tribune' : Pour la première fois u...":

Tandis que l'année 2010 se termine... j'ai trés envie de vous remercier encore une fois... Juste un petit mot pour vous présenter, tous mes voeux de santé, de joie, de propérité et de bonheur pour la nouvelle année.

Que 2011 soit une année remplie de bonheur, de santé, de gourmandises, de découvertes, de créations, Sachons transmettre pour que notre futur soit encore meilleur. Soyons à l’écoute des uns et des autres, sachons nous comprendre. Une seule et même devise pour l'éternité.

A mes chers amis, que je n'échangerais pour rien au monde:
LM
Maatala
Yanis
Znagui (ex Sanhaji)
Bilkiss
BL
Lambda
Alioune
A-
A+
KBG
Abou Zayd
Saidchinguity
Copiarpegar
Trundrumbalind
Vlane
RIMO
La citoyenne
Mestour HALL
Fils du bled
Coulibali
Mouhamed

Je m'excuse pour ceux que j'ai oublié

Bebe BA a dit…

18:56

Faits marquants 2010 en Mauritanie


- Janvier : reprise du tourisme en Mauritanie
- Février : une fatwa bannit les mutilations génitales féminines en Mauritanie
- Février : crise diplomatique entre l’Algérie, la Mauritanie et le Mali

- Février : condamnation à deux ans de prison ferme contre le directeur du site Taqadoumy, Hanevy Ould Dehah
- Mars : insurrection des étudiants majoritairement negro-africains contre la volonté d’arabisation de la société mauritanienne
- Avril : le francais Michel Germaneau, agé de 78 ans, a été enlevé le 19 avril dans le nord du Niger

- Mai : mise en place d’un repos biologique de deux mois interdisant la pêche à près de 300 bateaux.
- Juin : Mobilisation de la ligue arabe suite à l’attaque de la flottille de la paix à Gaza


- Juin : signature d’un accord pour construire un câble sous-marin entre l’Europe et l’Afrique du Sud qui permettra à permettra de fournir au pays en haut-débit d’ici 2012
- Juillet - Célébration de la journée nationale de la Mauritanie à l'Exposition Universelle de Shanghai 2010-CHINA .
- Juillet : raid militaire mené conjointement par la France et la Mauritanie dans un camp de l’Aqmi au nord du Mali

- Juillet - mort de Michel Germaneau
- Aout - Myriam Soumaré, française d’origine mauritanienne, nouvelle star du sprint féminin
- Septembre : réunion des chefs d’état-major des armées d’Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger en vue d’unir leurs moyens pour lutter contre Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi).

- Septembre : deuxième repos biologique de deux mois
- Septembre : Points Afrique suspend ses vols
- Septembre : enlèvement de cinq ressortissants français au Niger, un malgache et un togolais par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)

- Octobre : Poursuite du procès de prisonniers salafistes en Mauritanie à la Cour criminelle de Nouakchott
- Octobre : adoption d’une nouvelle stratégie contre le crime organisé dans le sud du Sahel
- Octobre : le rapport 2010 de Gobal Peace Index paru à Londres classe la Mauritanie à la 123ème mondiale et le 10ème pays africain des pays les plus dangereux au monde

- Novembre : manifestation des Forces patriotiques de la diaspora mauritanienne en France
- Novembre : commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de la Mauritanie
- Novembre : journées de la Mauritanie à Paris .

- Décembre : De nouveaux pourparlers informels à Greentree sur le Sahara occidental
- Décembre : arrestation de l’activiste des droits humains Biram ould Dah Ould Abeid et près d’une quarantaine des militants de l’IRA.
- Décembre : Après Adil, l’Ajd/ Mr d’Ibrahima Moctar Sarr annonce son adhésion au sein de la coalition des partis de la majorité (CPM), retour au parti unique en MAURITANIE.

- Décembre : la Mauritanie approuve un Projet de loi modifiant certaines dispositions de l'Ordonnance n° 2006-017 du 12 juillet 2006 sur la liberté de presse.

Anonyme a dit…

cher maatala


Notre humaniste moraliseur 'dont l'imparialité est evidente' deverse son amour sans retenu, sa revue de presse daltonienne ne doit pas le faire rever des roses pourtant la vie continue sans pause, parfois on peut y concevoir des roses!!!

Les belles paroles revalorisent si les fais ne les contredisent pas; L'enfer est pavé des bonnes intentions .

La Poesie de l'ignorance celle de la cupidité et de la repugnance de Birame-khanoune et consorts ont fait des emules ou servent maladroitement une autre perverse cause celle de notre morlisateur gradien inavoué de cette halo-flam impudence. L'acharnement par haine ne donne comme fruits que mepris et remords et engendre ce sentiment par la technique de la reciprocité.

Les arabo-beydano-berbro-maure sont glorifié par cet acharnement du parti du vide spirituel, l'eternel lamenatation à mediter sur cette malediction, la deception du passé et le manque d'espoir dans l'avenir, la vie est ainsi faite, quand on a que de la haine à offrir on recevra que deception et souffrance.

ce terme negro-haratine, cet amour reste à prouver!!!! l'amour qui reduit au neant et qui meprise à l'infini!!!



bonne année à tous

mouhamed

Anonyme a dit…

bonne et heureuse annee a tous nos amis de canal

Anonyme a dit…

Maata
Maata selon les statistqies plus fiables les arabo-berberes representent 85pc de la population y inclus les haratines (15 pc) qui parlent arabe qui sont de culture arabe meme s'ils sont d'origine negre comme Oumar Hassan El Bechir . Les chiffres sont tetus, mon ami
a faaamiiii!
hé moodi bada faalayma

Anonyme a dit…

eh bien moi je ne souhaite rien à personne mais tout à tout le monde !

meilleurs vœux, bonne année, bonne santé, beaucoup d'argent, bien manger, bien dormir, bien se réveiller, marcher, chanter, courir, respirer et surtout si possible s'émerveiller encore de tout et dire merde haut et fort si nécessaire !

ciao ciao

ah j'oubliais !

beaucoup d'amour car quand il y en a trop c'est toujours pas assez...
et quand il n'y en a pas c'est qu'il n'est pas de saison alors patience...
et s'il ne vient pas, il faut aller à lui
et si on ne le trouve pas, il faut chercher ailleurs
et si on n'en revient pas, vaut mieux y rester
et si on en meurt, c'est toujours rien de perdu...
mais comme il est amour, on ne peut le rater
et si on le rate, c'est qu'il était perdu
enfin en un mot comme en mille
vaut mieux en avoir assez sans trop en espérer que de trop y penser sans jamais y toucher
malheur à qui n'y à jamais goûté et bienheureux qui peut s'en passer mais de l'un à l'autre, à consommer avec modération en cas d'absence et sans abus en cas de pèlerinage...

comme dirait votre serviteur, je ne sais si j'ai tout dit mais ce qui est sûr c'est que je n'ai plus rien à dire !

c'était la parole de l'année à laquelle il manquait l'essentiel: toujours rire de tout et pour rien c'est toujours mieux que tirer la gueule pour tout et pour rien

voilà !

maatala a dit…

Salam

Cher Momo

Primo: ce document est celui du FLERE, je n'ai fait que le publié, car LM et moi estimons que toutes les opinions doivent être citées.

Deuxio: les chiffres parlent d'eux mêmes.

Je ne fais que les présenter

Tu peux les contester, aies au moins le courage de les commenter, au lieu de nous sortir ton laïus sur la haine des opprimés.

Des mots, rien que des mots, comme d'hab

Momo

Tu dis:

"L'acharnement par haine ne donne comme fruits que mépris et remords et engendre ce sentiment par la technique de la réciprocité"

tu dis aussi:

"la déception du passé et le manque d'espoir dans l'avenir, la vie est ainsi faite, quand on a que de la haine à offrir on recevra que déception et souffrance".


Tu ne dirais pas la même chose s'il s'agissait des palestiniens.

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Momo

Prouve moi que les arabos-berbéres représente 90% de ce pays en nombre.

Qu'ils représentent 90% des gens instruits de ce pays et que les Négro-haratines sont congénitale ment des ignares incapables d'assurer des responsabilités.


Ces chiffres interpellent et la malhonnêteté intellectuelle déguisée en moraliste ne règle rien.

Ce pays n'appartient pas à un groupe, mais à tous et certains d'entre nous ne sont pas plus citoyen que les autres.

Si tu n'a pas compris cela, tu es dans l'erreur, ta morale à deux sous je m'en tape car les faits parlent d'eux même.

On ne peut être 10% d'un pays prétendre à tous garder pour soi, ce qui me sidèrent c'est ce manque de discernement (tout pour moi, rien pour les autres).

Quand on parle de justice, tu agites la haine, la menace d'une guerre civile, pour ne pas avoir à renoncer aux intérêts usurpés.

Si il y a guerre civile, la responsabilité sera à rechercher chez ceux qui refuse un partage juste du pays.

On sait à qui l'état distribue les privilèges.

Dis moi sur quel base est-fait? et si cela te parais justifié.

Je ne te demande que de commenter les statistique et si cela te parait normal, nous n'aurons plus rien à nous dire

Bonne année dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur creidem

"Interview du Président Aziz : L’événement


« La grande interview du Président ». « La première interview qu’un président mauritanien accorde à un journal national ». « Le scoop de la Tribune »… Et même l’inénarrable plagiat d’Al Jazira qui, me dit-on, a titré dans son journal maghrébin : « Le premier dirigeant arabe à commenter les révélations de Wikileaks ».

L’année 2010 avait besoin de ce grand événement pour ne pas sombrer dans les oubliettes du temps pour sa morosité et son absence désespérante d’aspérité. J’ai lu et relu cette interview, malgré la faiblesse de la langue et la superficialité des idées.

En toute honnêteté. En ayant découvert l’existence sur Al Jazira – qui n’aurait pas cité la source des propos qu’elle a prêtés au Président mauritanien, soit dit en passant - je me suis fait dire par quelqu’un qu’elle se trouve dans le journal de Mohamed Vall Ould Omeir, que je ne lis plus depuis plusieurs années. En toute honnêteté. Et c’est là que j’ai eu la conviction qu’il s’agissait d’un événement. Un vrai.



Pour les mêmes raisons évoquées ci-dessus par la presse électronique et autre certes, mais aussi pour trois autres raisons majeures, qui n’ont échappé à personne, mais dont on ne parle en toute honnêteté que dans l’intimité des conversations des salons de Tevragh Zeina ou, pour les plus branchés, dans l’ambiance de caféine des restaurants et cafés champignons de notre Capitale. Les voici, comme plusieurs attablés d’un café de Nouakchott les énuméreraient, sans doute :

Raison 1 :

L’interview n’a pas d’objet apparent. On a beau évoqué le nouvel an, Wikileaks et autres balivernes, rien n’y fait : cette sortie n’a pas d’objet et, si elle en avait, il ne peut être qu’un seul : offrir un scoop à Ould Omeir. Pourquoi ? Contre quoi ? Le propriétaire de la Tribune nous donne lui-même des pistes de réponse à ces questions. Et c’est la deuxième raison.

maatala a dit…

Raison 2 :

Mohamed Vall Ould Omeir révèle dans son introduction à l’interview – visiblement écrite dans un état de transe – qu’il se rendait, après avoir rencontré la fille de l’ancien Président Sidioca, chez le général Mohamed Ould Abdel Aziz, lequel lui faisait des confidences peu amènes sur ses « adversaires » d’alors.

Ce faisant, il reconnaît, enfin, ce que tout le monde savait depuis toujours et se chuchotait dans son dos ou dans l’intimité des mêmes lieux où se délient les langues à Nouakchott : sa casquette d’homme d'Aziz, d’agent double au besoin, même si le sieur Omeir s’est bien gardé de dire ce que lui-même disait à Aziz et à Mademoiselle Amal.

Il se vante aussi de ses relations suivies avec les militaires putschistes et même, derrière les mots, de sa complicité avec eux. Pour un journaliste « indépendant », primé de surcroît il y a peu pour cette qualité, cet aveu est d’une telle lourdeur qu’il en constitue un événement. Un grand événement. Pourquoi l’homme jette-t-il le masque de si « gratuite » manière ? Pourquoi ne se contente-t-il pas de publier l’interview en se gardant de tout ce qui peut affecter sa propre crédibilité de journaliste? La réponse se trouve en partie dans ce qui précède. Et peut-être dans la troisième raison.

Raison 3 :

Enfin, l’interview est un événement parce que le Président Aziz, en y annonçant « prendre au sérieux » les révélations de Wikileaks au sujet des « hommes politiques mauritaniens », y reconnaît, implicitement, la crédibilité des révélations du même site au sujet des confidences de hauts responsables marocains sur le coup d’Etat du 6 août 2008 et son auteur, des concessions faites à la France contre son appui à la junte, des offres faites via Rabat aux USA, des marchandages politico-diplomatiques qui ont précédé la rupture des relations avec Israël et d’autres révélations encore plus croustillantes sur la Françafrique, Al Qaïda, le trafic de drogue en Afrique de l’ouest, la corruption, le rôle de certains hommes d’affaires dans le coup d’Etat, etc.

« L’événement » aura-t-il donc uns suite ? Les révélations de Wikileaks marqueront-ils donc notre quotidien, en ce début de 2011 ou, tout simplement, le premier interviewer d’un président mauritanien prendra dans quelques jours la place de Cheikhna Ould Nenni, Moctar Ould Yaha, Ould Bouka, Mounir ould Bouna ou même Hamadi Ould Mahjoub, pour services rendus à la République-des journalistes-indépendants-dépendants ? Si cela arrivait, il ferait de cette interview sans objet un grand, grand événement.

Sarr Amadou Diaby, Paris.


maatala

Anonyme a dit…

Bonne et heureuse année 2011 pour mes chers frères et sœurs de canalh, pour tous les mauritaniens et à tout militant et travailleur pour la paix, la justice et la tolérance dans notre pays et dans ce petit village du monde.
Que cette année soit remplie de bonheur, de prospérité .... et de tout ce que ma chère Bébé Ba, que je la salue de tout mon cœur, vous a souhaité.
Citoyenne

Anonyme a dit…

Cher maatala,


Le groupe aimé negro-haratine m'interesse un peu car les groupes negros (noirs) ont les pretendues langues nationales, pour les haratine a part negro quelle sepecificité auront-ils dans ce groupe, sinon appelle l'ensemble du groupe negro car les haratines en majorité sont noirs aussiau pretendu groupe.

le groupe serait negro-negro, car haratine n'apporte rien

sinon, j'aimerais quelle langue "noire" serait proposé aux haratines


Par quelle malediction un peuple peut-il etre stigmatisé à tel point d'etre reduit ou desiogné par sa couleur de peau, pourquoi denudé et meprisé tout une multitude des peuples qui n'ont rien avoir entre eux sauf ce que deux peuples de n'immporte quelle civilisation peuvent avoir.

etre negre c'est qoui au juste pour etre un eleement essentiel permettant d'additionner deux etres humains, seule l'insignifience et le mepris de soi-disant negres permet ça;



mouhamed

Anonyme a dit…

Merhbeu Citoyenne. Am mouabark. Entouma les filles (bl, bilkiss et Baba Bebe), faut pas abandonner canalh. Car vous êtes les seules à rendre conviivial cet espace.

Miskine Mouhamed est entrain de souffrir les coup de boutir de Maatala. Mouhamed semble être mal barré.

Anonyme a dit…

KBG,

C'est Mouhamed qui t'attaquait ou toi-même. Il n y a que lui ou toi pour dire des sottises pareilles.

Yanis le R. a dit…

Mes meilleurs vœux de bonheur et de santé pour 2011 à toute la famille CanalH.
Paix, égalité et prospérité pour notre cher pays.
Un grand bravo à celles et ceux qui continuent à animer cet espace de liberté cher à nous tous.
Mon seul conseil pour cette nouvelle année : continuez à vous indigner !
« La pire des attitudes est l'indifférence » nous apprend le très lucide Stéphane Hessel dans son dernier livre « Indignez-vous ! », à lire absolument.
En Mauritanie, nous n’avons pas besoin de chercher longtemps les raisons de s’indigner…

Mes amitiés à tous

Anonyme a dit…

Les mots qui continuent a' suivre le President Mohamed Abdel Aziz:

"...L'objectif vise' par le regime etait d'installer un semblant de democratie pour lui permettre de continuer a' tendre la main a' l'occident. Et c'est tout...Vous savez chez nous, il n'y a pas de justice et il n'y a pas de justicier. La justice est une justice corrompue et au service du regime et qui ne sert qu'au regime. La sentence est dicte'e, au lieu qu'elle soit debattue par le jury, comme dans tous les pays du monde, elle vient de la presidence."
Interview du Colonel Mohamed Abdel Aziz Maghreb Hebdo Numero 248 du 16 aout 2005

Je suis entrain de rire parce qu'Abdel Aziz prophetiquement decrivait son regime actuel.
Je lui souhaite une bonne chance dans sa mission mais je lui conseille vivement de relire et/ou reecouter ses propres interviews pour mieux analyser la situation.
Est-ce qu'il est capable de suivre la sagesse que je trouve dans plusieurs de ses interviews?

IL FAUT LIBERER BIRAM ET MOHAMED LEMINE OULD DADDE'!!!!!

P.S.

Dites a' Mohamed Vall Ould Oumer de laisser Cheikhna Ould Nenni en paix!!!!Il y a un conflit entre eux. Personne ne peut exiger que Cheikhna publie les ecrits/interviews de Tribune dans L'AMI.

Pour terminer, je souhaite une heureuse anne'e au President Moawiya Ould Sid'Ahmed Taya, au President Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ainsi qu'a' la premiere Dame Tekeyber et ses enfants.

Anonyme a dit…

Yanis,

Bonne et Heureuse Année à toi et à ta famille. Le Hessel, on va lire inchallah. J'ai vu quelque chose sur Rue89 sur lui et je vais lire là aussi. Rue89 c'est comme Taqadoumy l'ancien. A-

Anonyme a dit…

Merci Yanis. Les deux aricles de rue89 sur Hessel ci-dessous. J'ai failli le sauter en attendant d'acheter le livre. A-
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http://www.rue89.com/entretien/2010/12/30/stephane-hessel-12-aubry-serait-ma-candidate-preferee-182841


http://www.rue89.com/2010/12/31/hessel-22-la-ve-republique-a-une-constitution-dangereuse-182928

Anonyme a dit…

lu pour momo

Frères nègres, le fait de denier le rôle jouer par les Maurabitounes lorsque vous étiez dans l’obscurité et L’ignorance ne me surprends pas, toute fois il me semble utile de vous rappelez qu’ils étaient le flambeau qui a brillé sur cette terre Arabe et qui restera Arabe même ou sens votre collaboration que l’islam venu a travers les Maurabitounes en langue Arabe restera un fondement de base et une ligne de démarcation « notre seul terme en commun » à prendre ou a laissez.

Ma proposition est toujours ouverte si l’idée ne vous plait pas alors prenez deux morceaux de bois et une petite embarcation et ramez de l’autre cote ou même aller en France et embrasser le champ de bataille de vos tirailleurs.

Votre ile de Gorée était autre fois un marché et un lieu d’embarquement d’esclaves venus des autres pays nègres dont les chefs traditionnels et après avoir atteint le point d’ivresse ont troquez les petites filles appréciez par leur ‘Innocence’ et les jeunes hommes productifs contre un fut d’alcool ou tous simplement un miroir. Alhait

Anonyme a dit…

lu pour maata

Alhait, le fait que ton commentaire soit Hors Sujet, démontre ton Ignorance et l’Obscurantisme que tu vis encore. Saches que les noirs ont civilisé l’Arabie 3000 ans avant que les Mourabitounes ne se manifestent en Mauritanie (Afrique). Ces derniers ton privé de ta « Berbérité » ou de ton « Bédouisme » et ne ton pas rendu Arabe.

Les négres sont fiers de leur être. Ton Racisme manifeste de ton retard, et celui de tes semblables, par rapport à l’évolution de l’Humanité et du Monde.

maatala a dit…

Cher Momo

Ton commentaires sur les statistiques, le reste ce ne sont que des mots stériles.

Ta masturbation intellectuelle ne m'intéresse pas, ce n'est rien que vaine tentative d'esquive devant les statistiques.

Les révisionnistes et les adeptes de la pensée unique, on se fait un devoir de les ramener à leurs études; de la maternelle jusqu'à l'université, une vrai, pas la fabrique de cancres médiocres que tu as fréquenté.

Voyons, ou sont tes fameux Émirats du sud, donne nous tes références.

Donne nous ton avis sur les statistiques, Si tu te dégonfles, dit le aussi, il n'y a pas de honte à rabattre son caquet.

Les statistiques , rien que les statistiques.

Ce Pays a été bâti sur une arnaque, il est encore temps de réécrire les modalités du PACS.

"LA TENSEE" les tatistiques dit le fou.


maatala

Anonyme a dit…

maata momo a raison sur le fait que le terme négro-harratine signifie juste harratine des négro-mauritaniens car les négrosmauritniens sont aussi d'excellent esclavagistes ce que ne veut pas reconnaître birame c'est d'ailleurs la preuve que l'alliance noir contre blanc qu'il espère est une ineptie

les harratines n'ont pas vocation à quitter un attelage pour servir de boeufs à d'autres esclavagistes

voir que chez les soninkés on trouve ce qu'on ne trouve nulle part en matière d'esclavagisme voir l'affaire des cimetières

pour le reste ces chiffres sont intéressants et éloquents , mais on aimerait avoir plus de détails, combien de haratine , à quand un observatoire

je préfère zéro ministre haratine et plus de harratines officiers supérieurs généraux car le pouvoir c'est l'armée leur reste c'est de la bourbouille

quant à momo, rassure-toi, les harratines ne vont pas se réveiller de sitôt car les chaînes psychologiques sont pires que les fers car elles sont invisibles

quant à ceux qui les voient par miracle , s'ils sont H, leur éveil sera terrible et ils ne pourront contrôler leur fureur et voudront réveiller tout le monde

les leurs les prendront pour des enragés et leurs maîtres les verront venir , ils seront aussi facilement identifiables à l'horizon comme une amas de poussière qui se lève et avance mais condamné à s'essouffler au pied de l'édifice comme des vagues s'écrasant contre des falaises imprenables sauf par l'usure, les maîtres sauront les neutraliser ou les laisser se discréditer tous seuls

la cause harratine sera d'abord une cause au milieu des arabo berbère ou ne sera pas à moins que les H maîtrisent l'armée, c'est pas demain la veille

c triste mais c comme ça

ciao ciao

Yanis le R. a dit…

Cher A-

Merci et bonne et heureuse année à toi et à toute la famille.
Merci encore de tenir la boutique avec nos chers amis Maatala, Bebe Ba, Vlane, Coulibaly et les autres...
Je me fait rare sur notre espace uniquement par manque de temps que j'espère dompter...
Le petit livre de Hessel est un pamphlet d'une vingtaine de pages d'un vieil homme qui a connu le nazisme et qui garde un esprit extrémement lucide sur le monde présent avec ses excès, ses dérives et surtout cette lourde indifférence de la majorité silencieuse...

Anonyme a dit…

Cher maatala,

les complexes ne voient point les complexités, ils ne peuvent que se borner sur les simplicités.

Le groupe aimé negro-haratine m'interesse un peu car les groupes negros (noirs) ont les pretendues langues nationales, pour les haratine dans votre perspective a part negro quelle sepecificité auront-ils dans ce pretenu groupe, si vous reussissez à oter au maure noir - haratine - leur essence et leur quintesse appellez comme vous voulez et selon votre imaginaire et demagogique lutte sous le poids d'une terrible lamentation et des complexes comme modele de pensée que tu alimente par tes gesticulations insensées.

le groupe serait negro-negro, et pour haratine le role serait de contempler et brandir cette couleur demagagique en restant des chiffres à manipuler sans voix et sans foi et sans essence pour alimenter le deni du raffinement de la dimension humaine.
j'aimerais quelle langue et culture specifique "noire" seront proposé aux haratines au sein du groupe negro-demagogie.


Par quelle malediction un peuple peut-il etre stigmatisé à tel point d'etre reduit ou designé par sa couleur de peau, pourquoi denudé et deconsideré tout une multitude des peuples complexes et raffinés qui n'ont rien avoir entre eux sauf ce que deux peuples de n'importe quelle civilisation, et culture peuvent avoir.
etre negre c'est qoui au juste pour etre un element essentiel permettant d'additionner deux etres humains ou primer dans les elements composant la quintesse d'un homme, seule l'insignifience et le mepris de soi-disant negres permet cette négation

mouhamed

Anonyme a dit…

ciao ciao,

L'eveil des haratines est un ideal pour nous tous et j'ai toujours ouevrer pour societe où chaque personne tire sa valeur de son travail et de sa droiture loin des des considerations demagogiques. Mais la meilleur façon de le faire est de rester lucide et sincere pour eradiquer les feodalités herites de la societes traditionnelles par l'instruction et l'elevation du niveau de vie de tous pour munimiser le poids des vulnegabilités et les dependances, le reste c'est du flou artistique§.



mouhamed




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quant à momo, rassure-toi, les harratines ne vont pas se réveiller de sitôt car les chaînes psychologiques sont pires que les fers car elles sont invisibles

maatala a dit…

Cher Vlane

Écrire Négro-haratines et plus facile que hartani-négros.

Je suis d'ac avec toi que l'esclavagisme chez les soninkés est le plus terrible dans notre pays.

Sauf que je comprends que de son vivant si on lui avait demander son avis, un esclave soninké ne souhaiterait pas être enterré à coté de son maître.

Il là tellement subit toute sa misérable existence que ce serait lui rendre justice, que de ne pas l'enterrer à coté de son bourreau.

Lui éviter, tu auras toujours les chaînes y comprit dans la tombe.

Biram proclame que les Hratines sont des négro-africains , je préfère de loin le terme négro-haratine.

Qui faisait des razzia et ou?

Cette recherche des origines est à la mode:

Les Afro-américain sont à la recherche de leur racines africaines.

Les beydanes et quelques peuls les cherchent du coté du Yemen.

Pourquoi les H'ratine n'ont pas le droit de chercher les leurs et les définir.

Pourquoi les autres devraient définir ce qu'ils sont et au nom de quoi.

Momo n'a pas compris que c'est une composante de la sociétés Maures qui s'est réveillée et à décider de briser les chaînes en demandant l'application de la justice.

Il faut être malhonnête intellectuellement ou naïf pour croire que l'on peut maîtriser et écrire l'histoire à son profit.

Les Ould Abeid sont allées à l'école, on ne peut plus les bananer comme leurs ancêtres.

Les esclaves peuls et soninkés non plus.

Il va falloir réécrire le PACS AU PROFIT DE TOUS LES CITOYENS DIT LE FOU

MAATALA

maatala a dit…

Salam

Momo a dit:

"si vous reussissez à oter au maure noir - haratine - leur essence et leur quintesse

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Vous qui? qui veut ôter quoi à qui?

Qui a ôter aux esclaves de leurs racines négros, qui faisait des razzia?


Quelle essence, quelle quintessence

J'attends toujours tes commentaires sur:

Les Émirats, les statistiques et ta nouvelle trouvaille

Essence et quintessence dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

je crains que certains ne comprennent rien à l'histoire car africain n'a rien avoir avec la couleur de la peau mais tout simplement le nom d'une tribu berbere qui habitaient dans la ville de tunis, tunis autrfois appelé ifrikiya.
§Si il y'a les razzia, il y'a la vente des enfants contre le sel.

les arabes il y'a des toutes les couleurs et notamment noirs et ils se mettent les en les autres en esclavage sans que cela ne soit connoté par couleur ou autres choses. c'est apres la traite negriere que le mot noir a eu cette connotation vehiculé pas des modeles de pensée loin de la sphere arabo-berbere. les gardiens de cette terrible meprise nous donne des leçon de morale pour nous divertir de l'essentiel.



mouhamed

maatala a dit…

Salam

Vlane:

Le seul crime de Biram c'est de dire qu'il n'est pas Maure.

Cela choque

Comme si les Haratines n'avaient pas le droit de définir leur identité

maatala

maatala a dit…

Salam

Momo a dit:

"je crains que certains ne comprennent rien à l'histoire car africain n'a rien avoir avec la couleur de la peau mais tout simplement le nom d'une tribu berbere qui habitaient dans la ville de tunis, tunis autrfois appelé ifrikiya.

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Pur hypothèse parmi tant d'autres:

car;L'étymologie de ce nom a fait l'objet de nombreuses hypothèses.

Selon la plus probable, due à Michèle Fruyt (Revue de Philologie 50, 1976: 221-238), Africa est lié à autre terme latin africus (ventus) désignant en Campanie, le « vent pluvieux » en provenance de la région de Carthage, puisqu'à l'origine, les Romains nommaient uniquement « Afrique » cette partie nord du continent.

Les étymologies antérieures au 20e siècle ne sont plus aujourd'hui que des curiosités historiques : Isidore de Séville tirait ce nom du latin aprica (« ensoleillée »); Léon l'Africain invoquait un mot grec fictif a-phrike (« sans froid »).

Selon d'autres chercheurs, le mot Afrique provient de la tribu des Banou Ifren (tribu Amazigh)[3],[4],[5],[6], dont l'ancêtre est Ifren appelée aussi Iforen ou Ifuraces ou Afer[7] (terme signifiant également « grotte » ou « caverne » en langue berbère selon Ibn Khaldoun[8] [4]). Ifri, la forme au singulier du mot Ifren désigne également une divinité amazigh[9],[10],[11]. D'autres chercheurs désignent les Banou Ifren comme étant les habitants de l'ancienne Ifriquia et que le nom d'Afrique découle de la nomination de la tribu des Banou Ifren[12],[13].

De plus, les Banou Ifren seraient les Ifuraces, tribu qui rassemble les Afar. Les Ifuraces habitaient l'ancienne tripolitaine et sont des Zénètes Berbères, que Corripus a désigné dans son livre de Johanide par Ifuraces[14],[15].

Selon d'autres hypothèses arbitraires, le mot « Afrique » pourrait provenir du nom "Afridi", une tribu qui vivait en Afrique du Nord près de Carthage[réf. nécessaire], ou encore du berbère Taferka « terre », « propriété terrienne ».

Le nom latin Africa a donné en arabe إفريقيا ifrīqīyā, qui désignait jadis l'actuelle Tunisie.

Momo

Tu ne retiens que ce qui t'arrange dans l'histoire

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Tu dis:

§Si il y'a les razzia, il y'a la vente des enfants contre le sel.

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En somme selon toi, les nègres ont vendus leurs enfants



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les arabes il y'a des toutes les couleurs et notamment noirs et ils se mettent les en les autres en esclavage sans que cela ne soit connoté par couleur ou autres choses.
--------------

Momo

Du point de vue ethnographique, la race arabe est apparentée à la race blanche.c'est un peuple sémite de langue arabe pour certains, mais pas exclusivement. Sauf les Mosarabes (quelques peuples d'Afrique du nord) sont le résultat d'un métissage avec la race noire. Les arabes étaient des esclavagistes ceci explique cela.

les arabes sont avant tout des sémites
et l'utilisation exonymique du terme arabe se rapporte à n’importe quelle personne originaire d’une ethnie qui a adopté cette langue sémitique donc pas de notion de couleur!!

--------------------------------

Pour finir

Dis moi Momo


Dans toutes la mauritanie connaîtrais tu des maures blancs Beydanes esclaves.........

Une chti question qui attend une réponse......

Anonyme a dit…

Maatala,

Il y'a pas seulement esclave des maures beydanes mais il y'a pure leham, un morceau de viande; si tu veux chargé la couleur noire negativement, c'est ton choix et une certaine littérature occidentale peut t'aider, pour moi et d'autres tout humain provient d'adam et hawa, le reste ne merite qu'indifference.

je peux rien te faire si tu prefere une lecture fausse simplisme et stigmatisante pour rependre des clichés depassés et ne trompe personne.

l'arabe est celui qui parle une langue ou dialecte apparentés à l'arabe, meme qureish ce sont des arabes moustaariba;

mouhamed

maatala a dit…

Salam

Momo a dit:

"Il y'a pas seulement esclave des maures beydanes mais il y'a pure leham"

------------------------

Peux-tu nous expliquer ce que cela veut dire?

Merci d'avance

maatala

Anonyme a dit…

Je voudrais ici donner le prix nobel de la patience et de la classe à Momo dit Mouhamed. Je te respecte pour tenir ferme sur ta position. malgré que je ne suis pas d'accord, mais chapeau. Ton débat avec Maatala nous honore car c'est seulement sur canalh où les gens parlent sans contrainte. Bravo alik aussi Maatala. On vous lit les gars.

N.B: je m'ennuie un peu comme azzizzo a mis les salfistes sur la defense et leur supporters sont bloqués par ces bédouins de mauritaniens. C'est exactement ce qu'il fallait faire. Bravo azzizzo et bonne vacances au Maroc. Ne fais pas trop d'affaires avec Sarko, car il est partant en 2012.

A-

Anonyme a dit…

maatala;

fais un petit effort pour comprendre lahma;

lahma dans les feodalités traditionnelles) , des gens, que je repecte d'ailleurs, en general plus blanc que la moyenne reduit à une totale servitude comparable à la possession d'un morceau de viande, ils sont au plus bas de l'echelle de l'ordre feodal maure inspiré totalement de la culture dite negro-africaine ou nigero-congolaise pour erte plus precis,

sais tu que les plus celebres emirs arabe comme celui de tagant et l'adrar sont totalement noirs , on dirait qu'ils viennent directement de la fameuse imaginaire fouta dialo ( les photos de bakar et ould aida existent et on peut se le procurer facilement je pense meme qu'ils sont disponibles sur internet à cote des videos de ton hero biram et autres calamités)


mouhamed

maatala a dit…

Salam

Cher momo

Sur canalh , outre que toutes les opinions ont leur p^lace, notre seconde devise et d'aider nos lecteurs à mourir moins idiots.

Ceci étant:

Pour le velociraptor que je suis, Lahma c'est un bout de bidoche au même titre que: RIYE, LEGUALB? LEKBESS? LEKHERJANE? LEMSSARINE? LEKDEET AUTRES............

L'apprenti hostorien que je suis, croyait que chez les beydanes, seul les oulad Barikala ( blanc de peau) était des Haratines.....

Va y mollo sur les oukases.

J'attends toujours tes commentaires sur les statistiques dit le fou

maatala

maatala a dit…

salam

Lu sur cridem

"Jugez le citoyen Ould Khattri ou accordez lui la liberté !


Ahmed Ould Khattri Administrateur de Régie financière, Ancien Directeur de la CAPEC croupit en prison depuis 3 ans sans jugement. Pour rappel des faits ce brillant administrateur qui a été arrêté le 4/01/2008 s'était illustré;

- Sur le plan social, par la création de nombreux emplois dont les retombées ont profité à des centaines de familles.
- Sur le plan économique il a permis, grâce aux investissements réalisés, le développement des entreprises opérant dans le domaine.
- Sur le plan politique il a toujours œuvré pour la stabilité, la cohésion sociale et la bonne cohabitation des communautés.

Si on considère qu 'il a commis des fautes, ce qui peut arriver à n'importe qui, il appartient à la justice alors de le juger ou à défaut de lui rendre sa liberté car il est inconcevable de maintenir arbitrairement (c'est à dire bafouer le principe de la présomption d'innocence) un citoyen durant 3 longues années sans avoir été jugé et condamné pour des faits avérés et prouvés.



Citoyens Mauritaniens lance un appel à tous les partis politiques majorité et opposition, à toute la société civile, aux oulémas, aux intellectuels et tous les hommes épris de justice pour que l'affaire d'Ahmed Ould Khattri trouve une issue juste.

A la justice Mauritanienne, nous disons Jugez le citoyen Ahmed Ould Khattri ou accordez-lui sa liberté
-----------------------------------

Pourtant Le Docteur ould horma,par ailleurs Bauf du PM et frère du ministre de la santé est dehors.

Y aurait-il deux poids, deux mesures.

Il faut aussi libérer Ould Dede, ce n'est pas un criminel et il a plutot la ferme intention de se défendre.

Une perme pour chabarno afin qu'il convole avec la dingue des fascistes vert.

2011 le vaut bien dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Bientôt un prix nobel? Je n'ai pas lu, mais le titre dit ce qui est dedans. A-


http://www.cridem.org/C_Info.php?article=50799

Anonyme a dit…

je confirme A-

momo est quelqu'un de formidable ! je le connais; le style ne trompe pas, comme on ne lit pas souvent, on ne pouvait pas savoir, mais c'est son indulgence qui l'a trahi lol, et nous autres qui pensons en français, le style c l'adn, il suffit d'un peu

bonne année jeune homme ! je ne suis pas surpris de tes opinions, tu es franc et sincère et cela pour le débat c'est excellent mais tu défends les tiens avec quelques séquelles de l'esclave dans ton raisonnement c'est atavique ça passera avec les générations futures si la lutte des esprits éclairés de bonne foi continue,chacun défend les siens les autres aussi, on en est tous là sauf si on est métis condamné à défendre et attaquer tout le monde

maata tu as tort de ne pas saisir ce qu'il dit au sujet de lahme...

ce qui tue le plus les harratines c'est qu'étant de culture maure ils savent très bien ce que pensent les maures du hartani lambda sans éducation

c'est affreux et la seule défense c'est de se dire " on est arabe ou maure comme les autres " ce qu'on dit sur les harratines ne nous concerne pas et pourtant cela revient toujours

souvenez-vous de bedredine dans l'assemblée qui dit à messoud " l'esclave se trompe sur tout sauf sur son maître"

voilà la raison du silence de l'élite hartanienne, son esprit est maure, il faut une sacré dose de lucidité , de philosophie et de courage pour se regarder en face en sachant que ce qui nous fait psychologiquement c'est ce qui a tué ce que furent nos ancestres

c'est pas simple du tout, et l'élite hartanienne ne se réveillera que le jour où un vrai leader saura la faire rêver et lui mettre dans la tête que le hartani ne sera guéri de cette fracture que le jour où les harratines prendront le pouvoir

ce jour-là, fini les histoires de lahme et autres car de génération en génération l'humour avec le pouvoir aura changé de camp, la fierté sera plus saine et tout le monde sera à sa place en mauritanie ensuite le pouvoir pourra revenir aux maures ou aux négromauritaniens un jour peut-être via les urnes mais c'est pas gagné vu le nombre machallah de harratines qui méritent bien un siècle ou deux de pouvoir lol

etc etc

pour le reste momo a raison au sujet de bacar , faut voir les photos avec ses gris gris

http://www.click4mauritania.com/exclusif-les-photos-de-regards-sur-le-passe-par-mokhis.html

il y a des gens qui croient que bakar ould soueid ahmed était blanc ou métis ou clair, pas de tout un black 100%

le racisme existe mais il affecte les pauvres, si vous êtes riche vous pouvez épouser la fille du plus illustre chauvin de la place

on devrait tous lutter contre la confrérie des médiocres , elle est de toutes les couleurs toute classe sociale confondue

le reste c'est des foutaises,car sitôt la confrérie des médiocres réduites à néant tout ira

mais peut-on la chasser sans réveiller les harratines pour nous en débarrasser ?

c'est la question , et je crois que non

personne ne viendra donc en aide aux harratines qu'eux-mêmes et une poignée d'idéalistes

ciao

Anonyme a dit…

Le brassage cuturel que nous pouvons constater dans plusieurs aspects de la vie en Mauritanie, est notre seul gage de la consolidation de la paix. L'ethnocentrisme et le racisme ne nous meneront nulle part!

J'aimerais bien que les uns et les autres me disent comment on peut avoir le culot de dire aux Haratines de quitter la culture Arabe quand on sait qu'ils ont perdu leurs propres cultures ancestrales respectives et la culture Arabe est l'unique culture qu'ils connaissent.

Nos populations cherchent a' manger. Tout le reste est secondaire!!!!!!!

L'IGNORANCE EST A' L'ORIGINE DE PLUSIEURS DE NOS PROBLEMES!!!!

Anonyme a dit…

personne ne leur demande de quitter quoi que ce soit mais juste de ne jamais renier leur sang et jamais dire " nous sommes arabe "

c'est faux !

ils sont métis et jamais ils ne doivent regarder les négro-africains comme les arabes les regardent car toute la différence est là! les arabes n'ont rien à voir avec les négro-africains, ce qui n'est pas le cas des harratines

c'est une différence de taille

les harratines sont des métis mais certainement pas des arabes c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ces chiffres de l'article sont scandaleux car l'arabité permet de noyer les fers

mais les faits sont têtus et le sang à une race qu'aucune culture ne peut effacer à jamais !

jamais les harratines ne doivent plus servir de bras armés aux uns contre les autres

leur place est entre les deux , au-dessus des deux vu que les deux les ont réduits à l'esclavage, ce ne serait que justice

avec eux au pouvoir finie cette vieille guerre entre les maures et négro(mauritaniens, deux grandes cultures avec les harratines en commun pour meilleur et pour le pire

le pire étant passé

vivement le meilleur

inch'allah

Anonyme a dit…

Bien dit:

c'est pas simple du tout, et l'élite hartanienne ne se réveillera que le jour où un vrai leader saura la faire rêver et lui mettre dans la tête que le hartani ne sera guéri de cette fracture que le jour où les harratines prendront le pouvoir
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ce jour là c'est l'avenir de la mauritanie ..les mauritaniens seraient, ce jour là , des vrais citoyens dont le plus meritant accede au pouvoir, quelque soit son origine raciale
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En attendant, je demande à maatalla de s'informer sur la societe maure, les ahl barrikalla et non les oulad barikalla ( la difference entre ahl et oulad renseigne, en elle meme, sur l'origine) ne sont pas des haratines blancs mais comptent dans leurs rangs des haratines blancs qui seraient d'origine europeenne!
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je demande aussi Maatalla de nous dire comment classer les cherifs de Nema et de mbout , les emirs ido'ich , et les nombreux beydanes plus noirs que couly et couly plus beidane qu'une tidinit jouée par sidaty...cette typologie entre negro et blancs coince quelque part.. et puis comme le constate Momo le statut des lahma plus blancs que blanc ..celui des forgerons rouges et des beaux peuls plutot arabes..tout ça donne à la mauritanité une extraordinaire et riche specificité qu'il faudrait mettre à profit ..

Anonyme a dit…

couli voici la réponse à ta question, c'est digne de réné caillié lol , c'est avec ce genre de sornettes qu"on a pu convaincre messoud que c'est un arabe lol

" Selon Sati al Housri, un des pères du nationalisme arabe, « est Arabe celui qui parle arabe, qui se veut Arabe et qui se dit Arabe. » lol

c'est cela l'humour noir arabe ! et ça a marché ! combien de négro au nom de l'islam et de la grandeur de la civilisation arabe ont voulu absolument s'arabiser comme d'autres aujourd'hui veulent immigrer en espagne lol, ils ont réussi à la belle époque à s'arabiser mais entre temps avec le déclin et la chute de ladite civilisation , nous voilà avec de bon négres arabisés pour rien lol

heureusement reste l'islam mais dieu merci on a pas besoin d'être arabe pour être musulman

ce complexe des "arabes" mauritaniens leur vient de ce qu'ils sont incapables de voir ce que des gens d'une si grande culture ont pu faire de leur pays! le dernier pays de leur magreb en tout

premier en mendicité à crier sous tous les toits " on est des arabes" aidez vos frères comme les mendiants qu'on rencontre la rue

les autres arabes ça les fait rire c'est cousins paumés de l'autre côté du monde, les derniers en tout dont la seule réussite c'est de pouvoir dire au nom de l'arabité " voyez comme on mate les nègres ", comme s'ils étaient les pionniers conquérants qui maintiennent si loin la frontière du monde arabe

en vérité ne pouvant regarder en face leur désastre culturel, social, éducatif, militaire, économique, juridique etc dans la mauritanie, ils s'accrochent à une arabité qui leur permet de se croire saoudien lol en exil lol, bien que cela ne soit pas une gloire, ils se prennent tantôt pour des palestiniens alors dieu sait combien tout les en sépare surtout le courage politique, comme les sachets en plastiques vides qui s'accrochent ici et là

eux s'accrochent à une arabité errante, tantôt au pied des marocains, tantôt des algériens mais plutôt au pied des cousins riches de l'arabie légendaire là ils vont mendier encore au nom de l'arabité

alors il arrive qu'un prince les prennent en pitié et donnent mais les cousins bouffent plus vite qu'ils ne construisent, que de gabegie, tous les arabes donnent et voilà le résultat

regardez autour de nous ce beau et grand pays des arabes d'ici même la religion a été vendue voilà que des jurisconsult font du riba , où est le pays de l'islam des lumières , du savoir ?

dans les fantasmes des harratines de l'arabité déchue !

deissane

Anonyme a dit…

Anonyme du 1 janvier 22:01


Les Haratines n'ont jamais renie' leur sang! Ils se sont toujours sentis tres proches des ethnies noires Bambara, Soninke', Pular et Wolof. Je me rappelle toujours des propos suivants de notre pere Hamady Ould Ahmed Bowba:

LIHRATINE YIMOUTOU KANEHOUM YI OUDOU LIKWAR.
LIKWAR YIMOUTOU KANEHOUM YI OUDOU N'SARA.
AL BIWANE YI MOUTOU KANEHOUM YI OUDOU A'RABE.
En d'autres termes, les Haratines sont prets a' mourir pour etre Likwar. Likwar sont prets a' mourir pour etre des Francais. les Maures sont prets a' mourrir pour etre des arabes.

C'est bien triste que nous soyons toujours entrain de debattre ces propos vieux de plus de 30 ans. Pourquoi ne sommes-nous pas fiers de qui nous sommes? Les Maures Blancs et Noirs sont des ARABES! Je crois qu'on est d'abord et avant tout defini par sa culture! Les Haratines qui ont ete' froidement assassine's et/ou pille's au Senegal, etaient victimes de leur culture...ARABE! La couleur de leur peau etait visible. Si des Haratines se sont attaque's a' d'autres populations noires Mauritaniennes, ils ne faisaient que reagir aux mauvais traitements que des noirs comme...eux leur ont inflige' au Senegal.

LES HARATINES SONT LES VRAIES VICTIMES EN MAURITANIE!!!!Il faut mettre en place des programmes de discrimination positive pour assurer leur emancipation totale.

Etre Arabe est d'abord et avant tout une culture. Le prophete Mohamed (ALEYHOU SALAT WA SALAM)est de la tribu des Quoraich. Ladite tribu n'est pas d'origine Arabe. Elle tombe dans la categorie d'A'ARAB MOUSTA ARIBA. (Les arabes arabise's.)
Les Arabes d'origine arabe sont connus sous le nom d'A'ARAB ARIBA. Si je ne me trompe pas, ils viennent de Yahya Ibn Khahtane.

Mes chers amis, si on me dit que je serai isole' quelque part dans le desert de la MAJABAT AL KOUBRA, on va me donner toute la nourriture dont j'ai besoin et je dois choisir une seule personne parmi les personnes suivantes pour ce long sejour: Un VOULANI QUI NE PARLE QUE PULAR, UN WOLOF QUI NE PARLE QUE WOLOF OU UN MAURE QUI NE PARLE QUE MAURE.
Ai-je varaiment besoin de vous dire que mon choix porterait sur le Maure car nous avons en commun la culture et nous pouvons communiquer tres facilement. J'aime bien le VOULANI ET LE WOLOF mais je ne les ai pas choisis parce que je sais qu'il y aura un probleme de communication entre nous.
NOS CULTURES SONT EXTREMEMENT IMPORTANTES!!!! ELLES DETERMINENT QUI NOUS SOMMES!!!!!

L'ignorance est a' l'origine de nos problemes!

La marmite familiale est vide!!!!

Anonyme a dit…

C'est qui Ehl Abass? A la fin d'un contrat, c'est la fin du contrat. Est-ce que la garde est en mesure de signer des contrats? Je ne le crois pas. C'est probablement le ministère des finances ou la Wilaya. Probablement le Général ne pourra rien faire, sauf recuperer les boutiques pour la garde nationale. A-
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Appel au Général Felix Negri Commandant de la Garde Nationale

Nous, mères de familles Lalla mint Lemhaba boutique N°6 marché de la garde Nationale à El Mina, Fatimetou mint El Moustapha Boutique N°7 marché de la garde Nationale à El Mina, Salma mint Hamed Boutique N°8 marché de la garde Nationale à El Mina, El Ghalia mint Mohamed Baba Boutique N°5 marché de la garde Nationale à El Mina, sommes confrontées à une grande injustice que nous souhaitons exposer à l'opinion publique nationale mais surtout au Général Felix Negri Commandant de la Garde Nationale que nous avons essayé, en vain, de joindre en espérant qu'il puisse lire notre appel et trancher.

Nous étions parmi les premières personnes a signer des contrats avec la garde Nationale en 2000.

Par la suite nous avons été surprises d'apprendre que la Garde Nationale a signé, à notre insu, un contrat de cession avec les établissements Ehel Abbas. Ce fut le début de notre calvaire, augmentations tout azimut de loyer répétées, pratiquement tous les 3 ou 4 mois.

A partir de 2009, nous avons decidé de réagir en organisant un sit-in devant la Garde Nationale qui s'est soldé par une rencontre avec le Colonel Didi Ould Tajedine. Ce dernier a pris l'engagement que le marché sera récupéré des mains des établissements Ehel Abbas et que les clauses du contrat qui précisent qu'aux termes des dix ans de location ces femmes heritent de la propriété des dites boutiques.

Ces derniers jours, nous avons été surprises d'apprendre que la Garde a renouvelé le contrat avec les &tablissements Ehel Abbas.

C'est pourquoi, Monsieur le Général, nous demandons votre intervention pour nous rétablir dans nos droits,parce que fières de votre réputation d'officier intègre et patriote nous croyons que la parole donnée par un officier est sacrée et doit être respectée.

Signataires

- Lalla mint Lemhaba Tel 44756898
- Fatimetou mint El Moustapha
- Salma mint Hamed
- El Ghalia mint Mohamed Baba

Anonyme a dit…

Interessant ce cas. El Mina, c'est où? Le foncier à Nouakchott, c'est bientôt comme à Dakar: 400.000 à 500.000 FCA/le mêtre carré. Soit entre 400 millions à 500 millions de FCA pour milles mêtres carrés. Soit plus de 1 million de $. C'est beaucoup et c'est pour le grands et les trafiquants de drogue qui veulent laver leur sous. Quelques commentaires ci-dessous:
===

Le Colonel Didi Ould Tajedine a fauté en faisant des promesses sur un chose qui ne lui appartient pas en tant que fonctionnaire.La décision revient au Ministère des finances ou à la wilaya. Si Ehl Abass sont les cousins à azzizzo, il ne pourra pas bouger au profit de sa parentèle. Il sait que tout le monde regarde les blokats ...


'Ce dernier a pris l'engagement que le marché sera récupéré des mains des établissements Ehel Abbas et que les clauses du contrat qui précisent qu'aux termes des dix ans de location ces femmes heritent de la propriété des dites boutiques".
===

le Général Negri ne pourra rien faire comme il est aussi un fonctionnaire et il n'a de contrôle que sur ce qu'il fait de son salaire et la garde nationale. S'il y déjà un contrat avec Ehl Abass, c'est fini.

"C'est pourquoi, Monsieur le Général, nous demandons votre intervention pour nous rétablir dans nos droits,parce que fières de votre réputation d'officier intègre et patriote nous croyons que la parole donnée par un officier est sacrée et doit être respectée".

Maatala: je n'aime pas m'occuper de ces choses. Cherche quelqu'un pour ça.Ould Mouritanie, peut-être, mais qu'il colle la paix à Ehl Tidjigjeu qui n'ont rien à faire avec ce cas. Ould Tajidine doit être essem alla essem.

A-

Anonyme a dit…

Construit avec l'argent de la drogue gambienne? Pas sérieux. A-
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La Gambie construit un complexe islamique dans la banlieue de Nouakchott.


Le département mauritanien des Affaires islamiques a inauguré vendredi un complexe islamique composé d’une mosquée et d’une école coranique, construite par la Gambie à Dar Naim, dans la banlieue de Nouakchott.

Baptisé mosquée ‘’Mariam Sané’’, l’édifice dont le coût n’a pas été rendu public, a été réalisé sous la supervision directe de l’ambassade gambienne à Nouakchott.

Pour Mohamed Lemine Bajji, ambassadeur de Gambie à Nouakchott, le complexe sera d’un grand apport pour la communauté gambienne à Nouakchott, qui vient généralement en Mauritanie, pour acquérir des enseignements religieux et des valeurs islamiques.



La mosquée, en Mauritanie, constitue un lieu d’accueil, d’enseignement et de recueillement pour les fidèles sans tenir compte de leur nationalité ou de leur appartenance ethnique.








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Source : Agence de Presse Africaine

maatala a dit…

Salam

Lu pour les amis

"Le doyen et président de l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) Mohamed Yahya Ould Ciré disait : « Les haratine sont noirs, je suis négro-africain et à ce titre je revendique ma négritude. « Arabe-noir » n'a aucun sens parce qu'il n'y a pas d'arabe noir. Sociologiquement, il n'y a pas d'arabe Noir, il y a des arabes qui ont réduit des noirs à l'esclavage et, à ce titre, ils les ont acculturés. Ce sont donc des Noirs esclaves dans une communauté arabe donnée. Le fait de vouloir faire des Haratine des arabes est un prolongement de l'esclavage. Il s'agit d'une nouvelle idéologie pour les maintenir sous le joug des Maures. »

Par ailleurs nous lisons des hypocrites ici et là qui disent que les haratine sont arabes, certains disent qu’il faut laisser ces derniers le libre choix de leur identité. Historiquement ceux qui tentent d’arabiser les haratine, veulent tout simplement que nous restions sous l’aliéna de nos maitres esclavagistes qui nous imposent l’arabité en sachant : notre histoire est celle de ces innocents gamins africains que les arabes ont volés, violentés en nous acculturant de notre vraie identité. L’extrait d’un texte avant l’indépendance de la Mauritanie de Louis Hunkarin nous édifie sur certaines réalités qui persistent de nos jours en république islamique de Mauritanie.

En lisant ce texte qui pourra me convaincre qu’un hartani est un arabe ou qu’il a choisit l’identité arabe de son propre gré ? Oui laissons les haratine choisir leur propre identité, c'est-à-dire celle qu’ils sont d’origines. Nous sommes des africains et fier de l’être jusqu’à la mort. Les africains qui nous renient du fait qu’on a été forcé d’être ce que nous sommes aujourd’hui, doivent avoir honte en parlant de nous. Surtout pourquoi ces africains m’ont jamais fait l’effort pour nous aider à se libérer ? N’en déplaise aux laudateurs du système hégémonique Mauritanien, nous ne sommes pas des arabes et ne le seront à jamais. On se battra pour notre liberté jusqu’à la mort.

Diko hanoune

maatala a dit…

SALAM

Mohamed Yahya Ould Cire: Ancien diplomate, initiatuer du mouvement EL HORR, President de AHME (Europe) a coeur ouvert:

" ... Les haratine sont noirs, je suis négro-africain et à ce titre je revendique ma négritude. « Arabe-noir » n'a aucun sens parce qu'il n'y a pas d'arabe noir. Sociologiquement, il n'y a pas d'arabe noir, il y a des arabes qui ont réduit des noirs à l'esclavage et, à ce titre, ils les ont acculturés. Ce sont donc des Noirs esclaves dans une communauté arabe donnée. Le fait de vouloir faire des Haratine des arabes est un prolongement de l'esclavage. Il s'agit d'une nouvelle idéologie pour les maintenir sous le joug des Maures....

Les FLAM mènent un combat juste et elles doivent poursuivre ce combat jusquà atteindre leur but. En tout cas le combat extérieur est important car il destabilise le régime en place. L'indicateur, le plus probant, est l'intérêt que porte le chef de l'Etat à l'activité des FLAM."

Mohamed Yahya Ould Ciré, Président de l'Association des Haratine Mauritaniens en Europe a accepté de se livrer à coeur ouvert aux mauritaniens par le biais de Flamnet. Cet homme a occupé plusieurs postes dans la diplomatie mauritanienne. Réfugié en France depuis 5 ans pour son refus de servir d'esclave administratif au système raciste et esclavagiste dirigé par Ould Taya. Ce fondateur d´El Hor, a crée aujourd'hui son Association qui est en totale rupture idéologique avec les organisations et associations mauritaniennes anti-esclavagistes.

Dans cette interview fleuve, il définit pour nous l'esclavage en Mauritanie dans toutes ces acceptions qu'il va caractériser, il se positionne par rapport á la question "Quelle identité pour les Haratine?" Il traite également du rôle des Organisations et Associations mauritaniennes anti-esclavagistes, des dissensions qui existent entre l'AHME et ces organisations, entre lui et ses anciens camarades de lutte, Boydiel, Ould Boulkheir "l´arabe-noir", Boubacar Ould Messaoud. Il fustige et accuse certains hommes du microcosme politico- droit de l'hommiste mauritanien.

Outre, c'est à coeur ouvert que notre diplomate trés peu porté au discours diplomatique nous parle des difficultés rencontrées dans sa longue carrière diplomatique, difficultés liées à sa condition sociale de Hartani.

Cette interview avec l'aîné Mohamed Yahya Ould Ciré sera un des événements majeurs de la littérature politique en Mauritanie.
Entretien....

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maatala a dit…

Flamnet: Bonjour Frére, Comme il convient de faire avec tous ceux que nous avons reçu sur Flamnet, Vous voulez vous présenter à nos lecteurs ?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: Je suis un ancien diplomate mauritanien. J'ai obtenu mon certificat d'études primaires en arabe et en français en 1965 à Tékane ( région du Trarza, département de R'Kiz), mon brevet franco-arabe en 1971, au lycée de Rosso ; mon baccalauréat série lettres modernes (en français) en 1974, au lycée de Nouakchott ; mon diplôme de l'ENA de Mauritanie en 1976 (section diplomatie) ; mon DEA de sciences politques en 1985 (Paris II,).

J'ai servi au Ministère des Affaires Etrangères de 1976 à 1979. Puis de 1979 à 1980, j'ai accompli les fonctions de conseiller à l'Ambassade de Mauritanie de Kinshasa(Zaïre). De 1980 à 1986, je fus conseiller à l'Ambassade de Mauritanie à Paris. De 1986 à 1992, j'ai travaillé comme Consul première classe au Consulat général de Mauritanie à Paris. De 1992 à 1998, j'ai rempli la fonction de Consul général de Mauritanie en Guinée Bissau. En ce qui concerne mes activités militantes, je suis un acteur dans la lutte de libération des Haratine et Président de l'Association des Haratine de Mauritanie en Europe (AHME).

Flamnet : C'est quoi l'AHME ?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: L'Association des Haratine de Mauritanie en Europe (AHME) est née le 11 aout 2001. L'objectif de l'association est l'abolition de l'esclavage en Mauritanie- Eradication du phénomène dans toutes ses manifestations- La libération et l'Emancipation des Haratine (victimes de l'esclavage en Mauritanie)-Dénonciation des pratiques esclavagistes et de la complicité de l'Etat mauritanien- Informer et sensibiliser l'opinion publique européenne, africaine et internationale.

Le mot haratine signifie affranchis. Le singulier du mot haratine est hartani. L'usage de la notion est impropre car, dans la réalité, les esclaves ne sont pas affranchis. Il s'agit d'un idéal vers lequel nous tendons. Pour plus de détail sur la notion de haratine, nous vous renvoyons à notre journal, Le Cri du Hartani n°7 et 8 que vous pouvez aussi trouver sur le site de AHME : www. Haratine.com ou www.haratine-esclavage.org.

maatala a dit…

Flamnet: Qu'est-ce que l'esclavage? Parlez nous de la lecture que vous en avez, peut-on vraiment parler de l'existence de l'esclavage en Mauritanie à l'orée de ce 21 éme siècle? A Nouakchott, le régime parle pourtant de séquelles et évoque même la loi d'abolition du CMSN, mieux on nomme un Hartani comme premier ministre? Que dites-vous?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: En Mauritanie, l'esclavage est un système qui prive l'être humain de ses droits juridiques, politiques, économiques etc. Ainsi l'esclave est un « homme » réduit à un objet, à un animal à la disposition de son propriétaire ou de son maître. L'esclave peut être vendu, loué, échangé ou donné. Il travaille sans être payé. Il n'a aucun droit sur ses propres enfants. Il ne peut se marier sans le consentement de son maître.

Juridiquement, l'esclavage peut être défini comme suit : « En Mauritanie ou ailleurs : l'esclavage est d'abord le droit d'user, de disposer et parfois d'abuser d'une personne qui n'est pas libre dans l'expression de sa volonté.

A la différence de la formule contractuelle dans laquelle l'expression des consentements et la rencontre des volontés créent l'obligation juridique, il sagit d'un engagement dicté, par le rapport de forces historique et matériel couvert par l'idéologie traditionnelle, légitimé par la mentalité dominante et toléré par les autorités de l'Etat. » Cf Rapport SOS esclaves 1996, ONG mauritanienne : Qu'est-ce que l'esclavage en Mauritanie? P 2.

L'esclavage demeure en Mauritanie et comme le disait Abraham Lincoln, « si l'esclavage n'est pas mauvais, rien au monde n'est mauvais.» L'esclavage existe encore bel et bien en Mauritanie. Il y a, en réalité, plusieurs formes de manifestation de cet esclavage.

maatala a dit…

- L'esclavage traditionnel: Il consiste à faire les travaux de la maison la cuisine, le linge, le nettoyage de la maison, la recherche de l'eau, la garde du troupeau , la traite des vaches des chamelles, des chèvres, des brebis, Il consiste aussi à cultiver les champs, piler le mil, le sorgho, conduire les caravanes. Voilà un exemple de la condition de vie d'un esclave, aujourd'hui encore en Mauritanie. « Soueïlim travaille neuf mois pour Mohamed Ould Heïmâd. Il assurait le gardiennage du troupeau ( une quarantaine d'ovins et de caprins), la traite des animaux, le ramassage du bois, la corvée d'eau, le pilage du grain et la préparation des repas. Il travaillait sans relâche ne disposant que de quelques heures de repos par jour. Sa nourriture consistait en fonds de marmite; il n'avait pas droit au lait des animaux qu'il gardait et recevait rarement un verre de thé. On lui donnait pour se vêtir un petit boubou en tergal tous les cinq moins, tantôt neuf et, tantôt usager et une fois l'an, un pantalon ayant déjà servi ; il n'avait ni chaussures ni couverture pour se protéger du froid. Lorsqu'il tombait malade, il ne recevait aucun soin mais était accusé de fénéantise. Il n'avait ni tente, ni case, ni natte et se couchait au pied d'un arbre entouré de branchages. Quand la nuit tombait, il s'abritait chez des voisins ou sous des arbustes. Il n'a reçu aucune éducation. Enfant, Soueïlim était souvent battu ; devenu grand il était surveillé de près par ses maîtres : Pas de loisirs, insultes et reprimandes de rigueur. Les maîtres se sont opposés à son mariage. Hors la fuite, il n'avait aucune perspective de libération.>>(Messaoud Boubacar « L' esclavage en Mauritanie : de l'idéologie du silence à la mise en question, in journal des africanistes Tome 70-fasc1-2 Edition Société des Africanistes 2001 p 311-312)
La vente des esclaves continue encore. « Quant à ceux qui sont restés avec leur maître, rien n'a changé. Absolument rien. Ce sont ceux-là qu'on loue, qu'on vend qu'on donne. » (Interview de Messaoud Ould Boulkheir par Antoinette Delafin in l'Autre Afrique du 6 aout au 2 septembre 1998) Nous rappelons que le texte d'abolition de l'esclavage date de 1981. Au moins, 17 ans après, les pratiques anciennes se sont perpétuées et continuent encore de nos jours.

- L'esclavage administratif est celui pratiqué au sein de l'administration, il revêt deux aspects.

1/l'utilisation du hartani dans l'administration publique. Le hartani, dans ce cas, quelque soit ses compétences et sa position hièrarchique, doit être au service du maure ( arabe ou berbère). Il demeure le bon esclave (abd) « le bon négre ». Ceci est d'autant plus grave qu'il s'agit du domaine du non dit.

2/ Le recrutement des esclaves par leurs maîtres dans l'administration en vue d'un profit. Grâce au maître, l'esclave est recruté au sein de l'administration. Dans un premier cas, le salaire revient, entièrement, au maître et dans un second, l'esclave et le maître se partagent le salaire.

L'esclavage moderne : Il sagit d'une utilisation des haratine, dans les villes, par tous les maures qui le souhaitent. Les esclavagistes habitent les villes peuvent prendre leurs esclaves pour chauffeur ou pour travailler dans leurs entreprises sans être payés.

Anonyme a dit…

Canalh m'a censure deux fois aujourd'hui pour laisser libre à sa littérature de choix, mes opinions je les defendraient car l'horizon de la liberté est vaste pour que j'insiste sur canalh

merci

mouhamed

maatala a dit…

Le second aspect touche tous les Noirs. Certains maures font travailler des Noirs et refusent de les payer et si la victime portait plainte on l'amène à la police où elle est battue puis mise en prison. J'ai, personnellement, en tête un exemple criant de l'esclavage moderne en 1993.

En tant que Consul général de Mauritanie, en Guinée Bissau, j'ai accompagné en 1993 le ministre bissau-guinéen de la défense, Monsieur Samba Lamine Mané qui était porteur d'un message de son Président au chef de l'Etat mauritanien, Ould Taya. Au cours du deuxième jour de son séjour, il a souhaité rencontrer la communauté bissau-guinéenne à Nouakchott. Il a pu renconter 181 membres de sa communauté grâce à la direction de la sûreté. Les plaintes des ressortissants portaient sur le fait qu'ils travaillaient sans être payé. Soixante (60) cas, de ce type, ont été recensés au cours de cette réunion. Le Ministère des Afffaires Etrangères a été saisi du problème et le ministre de la défense aussi. Une bonne partie de ces plaintes concerne des officiers militaires, des cadres de l'administration publique et des commerçants.
Aucun cas n'a été réglé. En 1994, à partir de Bissau, j'ai téléphoné pour connaître la suite donnée à cette question, Khattry Ould Jiddou( sécrétaire général du minitère des affaires étangères) m'a répondu que je n'étais pas le Consul Général de Guinée Bissau. Autrement dit, ce n'était pas à moi de m'en occuper mais cette tâche revenait aux diplomates de Guinée Bissau .

maatala a dit…

- L'esclavage politique consiste à l'utilisation des voix haratine dans les élections. N'ayant pas de droit de vote, parce que sans personnalité juridique, l'esclave n'a pas droit au vote. Cependant, il peut voter sous l'ordre de son maître et à son profit. Dans ce cas son vote est pris en considération. Ainsi les maîtres d'esclaves monnaient le vote de leur escalves auprès du parti au pouvoir ou de l'opposition. Tous les partis politiques, d'aujourd'hui, cherchent une clientèle haratine sans que leur programme ne contienne des mesures visant l'éradication de l'esclavage. Ils font voter des Haratine comme le font les esclavagistes traditionnels. Il s'agit d'une nouvelle utilisation de l'esclave dans des institutions modernes.

- Le néo-esclavage. Il arrive que l'esclave achète sa liberté auprès du maître et à cette fin, il peut s'endetter et cette dette peut durer sa vie entière ainsi que celle de sa progéniture. Le maître d'esclave peut devenir pauvre et libèrer, à cette occasion, son esclave afin de l'exploiter de façon indirecte. L'esclave ainsi affranchi donne au maître une redevance à vie. Certains maîtres affranchissent leurs esclaves selon la loi islamique. En signe de reconnaissance, l'esclave continue à servir son ancien maître. Les avantages de ce type de pratiques résident dans le fait que les maîtres n'entretiennent et ne surveillent plus leurs anciens esclaves et continuent à profiter d'eux.

En ce qui concerne la thèse des séquelles, d'abord l'ordonnance n° 81234 du 9 novembre 1981 n'a pas été appliquée. Aucun décret, aucune circulaire n'a été édicté en vue de son application. La commission nationale ( Art 3 de l'ordonnance) qui était chargée du suivi ne s'est jamais réunie. Cette même commission est composée, entre autres, d'oulémas qui sont, dans cette affaire, juges et parties, parce que détenteurs eux-mêmes d'esclaves. D'autre part, l'esprit du texte même pose problème puisque cette abolition « donnera lieu à une compensation au profit des ayant droit. », Art 2. Je précise que les ayants droit sont les maîtres d'esclaves.

Quant à la nomination de Sghair Ould M'bareck, il s'agit d'un camoufflage politique, en ce sens qu'elle ne change rien aux données relatives à la conditon des esclaves. Si la volonté politique était réellement de lutter contre l'esclavage, il aurait fallu défénir un programme à cet effet, le porter à la connaissance du public et s'engager à l'appliquer. A partir de là, on peut nommer un hartani ou non pour son application. En plus, cette nommination peut servir de prétexte pour dire que les Haratine sont des citoyens comme les autres qui peuvent accéder au pouvoir. Alors qu'en réalité le rôle du premier ministre, dans un pays comme la Mauritanie, n'est que de façade. Le vrai pouvoir revient à Ould Taya et à son entourage.

maatala a dit…

Enfin, Sghair ould M'bareck est connu des Haratine pour avoir été à l'origine de la première scission au sein d'EL HOR ( Organisation de Libération et d'Emancipation des Haratine) en 1986, sur incitation de l'actuel pouvoir. Je rappelle que cette division a eu lieu, juste, après la parution du Manifeste du négro-mauritanien opprimé. En effet, c'était en réaction à cette parution que ce premier éclatement a été suscité. La nouvelle tendance ainsi créée a été appelée El Hor authentique, laquelle authenticité voulait dire l'arabité des Haratine. Or pour moi, les Haratine ne sont pas des Arabes.

Sghair a eu une longévité ministérielle, jamais égalée ( Ministre de l'éducation, Ministre de la justice, etc.). Dans les ministères qu'il a eu à occuper, il n'a jamais nommé des cadres Haratine dans son département ministériel. Cela aurait, au moins, prouvé son courage politique et sa volonté de contribuer à la cause haratine. Depuis sa nommination, comme premier ministre, il s'est défait de tous les cadres haratine nommés avant lui. La thèse des séquelles trouve en Sghair un bon serviteur (bon esclave) puisqu'elle vise à cacher une réalité par des artifices. L'esclavage existe bel et bien encore aujourd'hui. « l'esclavage existe toujours. Il est vécu de la même manière que par le passé et tire sa source de l'Islam, dans un pays à 100% musulman. »

Si nous acceptons la thèse des séquelles de l'esclavage, défendue par l'Etat, pourquoi refuser de reconnaître Sos esclaves, pourquoi dissoudre le parti Action pour le Changemnt (A.C.) et refuser Le parti Convention pour le Changemnt (C.C.), dès sa création ? Si la thèse du régime était juste, il aurait acepté ces organisations, car ces structures auraient pu aider à la lutte contre les prétendus séquelles de l'esclavage prônées par le pouvoir. La thèse des séquelles de l'esclavage sert à empêcher les Haratine de prendre en charge leurs problèmes et de lutter, efficacement, contre l'esclavage. Le pouvoir n'acceptera jamais une organisation politique ou associative ayant à sa tête un hartani intègre (miltant, d'une manière conséquente, pour la libération des Haratine) .

maatala a dit…

Flamnet: Comment vous définissez-vous « arabe-noir », comme le revendique Messaoud Ould Boulkheir, arabe tout court, Négro-africain, Hartani?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: Je me définis comme Hartani, de père et de mère haratine. J'en tire une fierté. Je revendique, donc entièrement cette haratinité. Cf « Le Cri du Hartani » n° 7et 8 ou le site. Puisque les haratine sont noirs, je suis négro-africain et à ce titre je revendique ma négritude. « Arabe-noir » n'a aucun sens parce qu'il n'y a pas d'arabe noir. Sociologiquement, il n'y a pas d'arabe noir, il y a des arabes qui ont réduit des noirs à l'esclavage et, à ce titre, ils les ont acculturés. Ce sont donc des Noirs esclaves dans une communauté arabe donnée. Les Haratine sont un exemple dans la communauté arabo-berbère de Mauritanie. Je préfère le mot soudane au mot maure noir parce que soudane renvoie à une réalité historique et sociologique. Les premiers arabes qui sont entrés en contact avec les Africains les ont appelé soudane parce qu'ils sont noirs. C'est pourquoi le Soudan actuel a été appelé Soudan. Or, c'est à partir du Soudan que les Arabes ont créé l'une des premières routes de la traite négrière transsaharienne. L'Egypte a joué un rôle important dans cette déportation des esclaves.

L'ancien Soudan français, Mali actuel, a été un foyer de la traite transsaharienne. Le Maroc a joué aussi, dans ce domaine, un rôle considérable. Le mot Soudane venant des arabes convient mieux aux esclaves arabes puisqu'il rappelle un contact et une réduction à l'esclavage. J'écarte le mot soudane, dans ce contexte, parce qu'il ne permet pas de faire la différence entre les noirs réduits à l'esclavage maure et les autres. Un Hartani qualifié d'arabe n'a aucun sens puisqu'aucune tribu arabe, aucun pouvoir, aucun Etat arabe n'a réduit des arabes à l'esclavage, au moins depuis la naissance de l'Islam.

L'élément culturel, en soi, ne suffit pas à determiner l'arabité des haratine.( Cf Cri du hartani n°

maatala a dit…

4). Puisque les Haratine sont, en Mauritanie, avec d'autres noirs, pour les différencier, tous ceux parmi eux qui ne sont pas victimes de l'esclavage arabo-berbère, nous les désignerons sous le vocable de négro-africains. Quant au mot Haratine, il est spécifique aux victimes de l'esclavage maure ayant leur identité propre à cause de leur histoire particulière et leur situation actuelle. Les autres négro-africains ne sont pas victimes de cette forme d'esclavage, mais plutôt d'un racisme des populations maures et d'Etat.

Le fait que les Haratine ne revendiquent pas leur origine entraîne un complexe d'infériorité, toujours exploitable en leur détriment. Tous les mouvements noirs, anti-esclavagistes, qui ont lutté pour leur libération, qu'il s'agisse des Noirs américains, des Colombiens, ont revendiqué leur origine noire car celle-ci est partie intégrante de leur personnalité. Le fait de vouloir faire des Haratine des arabes est un prolongement de l'esclavage. Il s'agit d'une nouvelle idéologie pour les maintenir sous le joug des Maures.

maatala a dit…

Flamnet: Dans le numéro 1 de votre journal « LE CRI DU HARTANI » vous faites référence au poéme du poète Hartani Mohamed Deyo qui disait » Si j'ai traversé la terre de Rome c'est parce que je veux me séparer des arabes. Je ne suis pas les chiens qui n'apprécient que ceux qui les étranglent. Quel message voulez-vous lancer par ce cri, voulez-vous vous séparer des arabes vous aussi et pourquoi. Pensez-vous que les arabes sont par nature esclavagistes.

MOHAMED YAHYA CIRÉ: Dans ce poème, le premier vers s'adresse aux arabes. C'est un cri de colère contre l'arbitraire des tribus hassan qui dominaient la tribu haratine, Oulad Aïd, à laquelle appartiennent l'auteur et moi-même. Ce poème a été écrit suite à une révolte contre l'Emir du Trarza Ahmed Salem Ould Brahim Salim de la tribu Oulad Ahmed Mindemane, dans les années 1920. Une grande partie des Oulad Aïd s'est exilée, à cette occasion, au Sénégal, non loin du village de Bokhoul, situé à neuf kilomètres, environ, de Dagana. Elle voulait échapper à la domination arabe et se mettre sous la protection de l'administration coloniale française au Sénégal.

C'est une des premières, sinon la première révolte haratine en

maatala a dit…

Mauritanie appeléé Scharr Bedenndi. Les dissidents sont restés cinq ans dans cette localité dénommée Bedenndi. C'est, seulement suite à un accord entre l'administration française et l'Emir, dans lequel la Horma (redevance imposée aux Haratine Oulad Aïd) fut supprimée. L'accord stipulait aussi la supression de toute relation de sujetion et que les terres culivables revenaient, désormais, suite à un contrat vente aux Oulad Aïd et non à l'Emir ou à sa tribu.

Le second vers s'adresse aux autres haratine Oulad Aïd qui ne se sont pas ralliés à la révolte et sont restés en Mauritanie. Ma propre famille en fait partie. L'auteur de ce texte critiquait leur attitude de soumission aux Arabes.
En ce qui concerne la deuxième partie de la question, je répondrais en disant que mon souci est la libération et l'émancipation des haratine. Personnellement, je pense que ces objectifs ne peuvent être atteints sans une une rupture totale et définitive avec le système féodal maure, soutenu par l'Etat. Je suis convaincu que sans une crise profonde engendrée par la lutte, les Haratine ne se libéreront pas. L'esclavage est très ancré dans la mentalité maure. Il est l'enjeu de grands interêts économiques sociaux et culturels. Les Maures ne renonceront à leurs intérêts que contraints et forcés. Aucun peuple n'est par essence esclavagiste. Seulement, l'histoire humaine est faite de rapports de forces et les Maures ont bénéficié d'une situation dont ils ont profité et continuent de profiter. Il reste que la mentalité esclavagiste est, tellement, enracinée, qu'aujourd'hui, il faut, nécessairement, faire basculer les rapports de forces. Le problème n'est pas de se séparer mais de savoir comment nous pouvons ensemble, en tant que Mauritaniens, vivre dans des rapports égalitaires de droits.
Si se séparer siginifie rompre avec le tribalisme et l'allégeance aux Maures, je suis d'accord car on ne peut faire autrement pour se libérer. Les Haratine doivent constiuer un bloc, indépendant des Maures, pour défendre leurs intérêts. Si séparer veut dire séparation territoriale, alors je ne suis pas, pour le moment, dans cette optique.

maatala a dit…

Flamnet: Que dites-vous du racisme d'Etat qui frappe la communauté négro-africaine de Mauritanie avec les déportations, l'épuration et les assassinats en prison et dans la vallée? Et quelle propostion préconisez-vous pour trouver une solution définitive à la fameuse question nationale et sociale en Mauritanie?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: Il y a, en Mauritanie, un racisme d'Etat qui touche tous les Noirs, en général. Pour les négro-africains, il se matérialise par une discrimination raciale institutionnalisée qui touche notamment le partagre du pouvoir, l'occupation des terres et la reconnaissance de leur identité culturelle.
De 1989 à 1992, il y a eu une épuration ethnique des déportations, des charniers du fait de l'Etat et des nationalistes arabes. La solution consiste à un partage équitable du pouvoir politique, lequel doit déboucher sur un partage économique, social et culturel où tous les citoyens retrouveront leurs droits. D'une manière générale, le problème est celui de la refondation des bases de l'Etat où l'égalité des citoyens ne serait plus un vain mot. Mais cela ne se fera que lorsque le nouveau contrat sera la résultante de revendications de toutes les communautés. Pour arriver à ce nouveau contrat, beaucoup de questions préalables devraient être résolues, dont notamment la question de la composition démographique de la Mauritanie. Les Maures ne peuvent pas continuer à compter les haratine parmi eux.

maatala a dit…

Flamnet: Vous avez été un fonctionnaire du ministère mauritanien des affaires étrangères jusqu'à votre rappel en Mauritanie, c'était en quelle année déjà? Des suites d'un problème que vous avez «exposé sur la scène internationale. Voulez-vous revenir pour nos lecteurs sur les circonstances qui ont prévalu à votre rappel à Nouakchott et les raisons de votre exil en France?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: J'ai été rappelé en janvier 1998, suite à des rapports difficiles à la fois avec l'Etat et la communauté maure mauritanienne en Guinée Bissau. Dès mon arrivée, en tant que consul en 1992, j'ai trouvé que la résidence du consul général était occupé par une bonne cinquantaine de maures dont des diplomates et le personnel administratif local. Ceci avait été permis par mon prédecesseur, Monsieur Bilal Ould Werzeg, lui même d'origine haratine. Le premier problème était de sortir ces gens de cette résidence. Le consul premier classe et le comptable Ahmedou Ould Saleck refusaient de la quitter. Ceci est mon premier combat qui m'a crée des ennemis parmi les diplomates et les autres maures qui habitaient dans la résidence.

Deuxièment, j'ai trouvé que Bilal avait constitué un comité de réprésentants de la communauté mauritanienne en Guinée Bissau dont, au moins, une dizaine touchait des salaires. J'ai mis fin à cette situation. Ce qui n'a pas plus aux interessés. Ce comité était composé d'un representant par tribu. Tout ce monde a utilisé ses influences en Mauritanie pour salir mon image. Or, je croyais simplement rétablir une situation, en me basant sur les règles de l'admimistration. Du point juridique, rien ne m'obligeait à partager cette résidence, exclusivement destinée au Consul général. D'autre part, je ne voyais pas pourquoi je devais payer des commerçants maures pour représennter leur propre tribu auprès du consulat. Ces fonctions devaient être bénévoles.
Ensuite j'ai eu à traiter trois cas relatifs à l'esclavage. Deux, parmi eux, suite à des plaintes de la part de deux haratine qui ont travaillé pour leur maître d'esclaves sans être payés. Le premier a travaillé deux ans, le second quatre ans. J'ai instruit ces affaires. Après avoir vérifié que les interessés ont travaillé sans être payés, ce qui n'a pas été facile parce que les esclavagistes refusaient de reconnaître la relation de l'esclavage. J'ai ensuite demandé qu'on leur paie au salaire minimum interprofessionnel garanti ( SMIG) de Guinée-Bissau de l'ordre de trente mille (30.000) francs CFA pour le nombre de temps travaillé. Les intéressés m'ont ramené les sommes que j'ai remises aux plaignants.

maatala a dit…

Le troisième cas était un cas d'héritage. Il s'agissait d'un hartani de la tribu de Tinwajib. Après son décès, son maître est venu de Mauritanie pour recupérer l'héritage. J'ai demandé une procuration judiciaire pour dégager la responsabilté de mon administration. L'intéressé m'a dit qu'il n'a jamais entendu parler d'une procuration judiciaire. Je lui ai dit que la pièce était exigée par la loi. Il m'a amené une procuration signée par un greffier. Je lui ai dit que la procuration ne pouvait être signée que par le juge. Finalement, il est parti sans recupérer l'héritage. Une fois rentré en Mauritanie, il s'est plaint auprès du Ministère des Affaires Etrangères et de la Présidence d'où l'intervention de l'ancien sécrétaitre général du ministère des affaires étrangère qui me conseillait de remettre l'héritage au maître. Je lui ai demandé une lettre ou un fax, l'intéressé ne m'a jamais envoyé l'un ou l'autre. Je suis donc resté sur mes positions.

Quatrièmement, je veux aussi signaler le cas de Mohamed Mahmoud Ould Dih, propriétaire de deux pharmacies à Bissau qui s'était engagé dans un trafic de véhicules ( 4 x 4). Avant mon arrivée, il avait l'habitude de se faire délivrer des certificats de déménagement auprès du consulat. Ces certificats lui servaient à ne pas payer les frais de douanes en Mauritanie. Le certificat de déménagement est, en principe, établi pour les gens qui rentrent définitivement en Mauritanie, après avoir longtemps séjourné dans un pays donné. Normalement, ce certificat est délivré pour des biens déjà utilisés dans le pays d'accueil. Lorsque j'ai découvert ce trafic, j'ai interdit, dorénavant, de lui en établir. Pour se venger de moi, il s'est allié à certains anciens représentants de la communauté mauritanienne que j'avais refusé de rénumérer. Ce groupe a adressé une lettre au Ministère des Affaires Etrangères pour me dénigrer.

maatala a dit…

Cinquièmement, avant de rejoindre le consulat, en 1992, Kattry Ould Jiddou, toujours sécrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères m'a parlé du cas de son cousin, Mohamed Fadel Ould Hamada. Ce dernier avait déjà été recruté au Consulat. Il m'a demandé de lui attribuer un salaire de 200.000 ouguiya soit 4000 francs français de l'époque pour qu'il puisse subvenir aux besoins de sa famille élargie restée en Mauritanie. Lors de ma prise de service, j'ai trouvé que l'intéressé n'était même pas présent au consulat. Renseignements pris, j' ai découvert qu'il percevait un salaire de 1200 FF sans fournir un travail au sein du Consulat. Il vivait à Bafata, ville située à 150 Kilomètres de Bissau où réside une forte communauté mauritanienne composée, quasi-exclusivement, de membres de sa propre tribu qui est aussi celle du sécrétaire général Khattry, à savoir Laghlal.

En fait, son travail consistait à s'occuper des problèmes de sa propre tribu auprès de la douane, de la police et de l'administration en général. J'ai demandé à ce qu'il rentre rapidement à Bissau et j'ai exigé à ce qu'il y reste pour accomplir des fonctions administratives. Je lui ai attribué, six mois après, une augmentation de salaire de 200 FF, mais je n'ai pas accédé à la demande du sécrétaire général parce que la grille des salaires du personnel administratif local, ne permettaitt pas lui donner 4000FF et je ne voyais pas aussi la raison de le traîter avec faveur au détriment des autres membres du personnel. J'en ai rendu compte au sécrétaire général, en lui expliquant ma position. Il m'en a gardé une rancune perceptible dans ses agissements ultérieurs.

maatala a dit…

Sixièmement, en 1995 Mohamed Ould Mohamed Ali, ancien consul général de Mauritanie au Sénégal m'a demandé, au téléphone, d'aider Ahmedou Ould Saleck ( comptable du consulat de Bissau) pour préparer sa retraite car il était à cinq ans de sa retraite. Je lui demandé des éclaircissements. En réponse, il m'a dit qu'Ahmedou, après trente ans de carrière n'avait pas de maison et qu'il fallait l'aider à en avoir, avant sa retraite.
Je lui ai répondu que ce dernier avait son salaire et percevait des indemnités et que je n'avais rien d'autre à faire pour lui, en dehors des règles administratives. S'il voulait l'aider qu'il le prenne comme comptable. Un an après, il y a eu un détournement d'un montant 14 millions d'ouguiyas (environ 400.000 francs français) ce qui constituait, la moitié de notre budjet annuel. Ce détournement a été fait en Gambie et non en Guinée Bissau. L'argent a été envoyé de la Banque Centrale de Mauritanie à Nouakchott à la Banque Centrale de Gambie. Recupérée en dalasi ( monniae locale) la somme a été échangée en francs français au marché noir. Ainsi cette opération a permis à Ahmedou et Mohamed Ould Dah, cousin du Consul de Dakar d'avoir une plus-value de cinquante mille francs français qu'ils se sont partagés. Cette opération n'aurait jamais pu se faire sans l'intervention de Moulaye et Brahim Sow, Consul et comptable en Gambie.

Une semaine plus tard, Ahmedou arrive en Guinéée Bissau avec 200.000 francs français, les autres 200.000 ont servi à acheter des marchandises en Gambie, réexpédiées à Dakar pour être vendu.
Je signale ce détournement à Nouakchott. Six mois après, dans le cadre d'une inspection, un contrôleur des finances en la personne de Bâ Abdoul Houdou et un fonctionnaire des Affaires Etrangères en la personne de Bazeïd Ould Bowah arrivent pour une double inspection financière et adminitrative. Ce contrôle m'imputait une responsabilté de mauvaise gestion financière et administrative du Consulat de 1992 à 1998.

L'inspecteur financier, après une semaine de contrôle de dix ans de gestion (1988-1998), a arrêté son travail. Après avoir constaté la responsabilté comptable d'Ahmedou dans la mauvaise gestion, l'inspecteur s'est rendu à Dakar, malgré mon oppostion, et ce pour rencontrer le Consul général, Mohamed Ould Mohamed Ali. Le résultat de leur rencontre est que Bâ Houdou a reçu 6500000 francs CFA et il est revenu continuer son « contrôle ».
Je le lui ai remis un ordre afin qu'il se rende à Ingor, ville située à 100 km à l'Est de Bissau où venait d'être ouverte une boutique d'un montant de 13000000 de FCFA.Cette boutique m' a été signalée par des Maures qui me disaient qu'elle a été ouverte pour les parents d'Ahmedou. Le contrôleur s'est rendu sur lieu sans poser des questions aux gérants de la boutique .

maatala a dit…

A son retour, il me dit que je n'avais pas droit au logement en tant que consul général. Il fallait donc que je rembourse 3000francs français par moi pour les cinq ans d'occupation du logement. En plus, je n'avais plus droit à la prise en charge des frais relatifs au personnel attaché à la résidence et que les sommes versées, à ce titre, devraient être remboursées. Or tous les huit consuls généraux, que posséde la Mauritanie, sont logés par l'Etat. De septembre 1992 à janvier 1998, mon salaire était de 11000 francs français, subitement, je retombais à 4600 et on me dit de rembourser le reste. Aucun consul général ne touche cette somme. Voilà comment on a essayé de m'imputer une responsabilté pour une mauvaise gestion financière du Consulat. (Cf Cri du Hartani n°6 pour plus de détails.)
Quant à l'inspection administrative, il m'a été reproché d'avoir employé quatre haratine : un sécrétaire, un cuisinier et deux gardiens. Si cela était à refaire, je le referais.
Quelque temps plus tard, j'ai été rappelé à Nouakchott. Ce rappel m'a été signifié par Mohamed Ould Maaouya, ancien sécrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères. Sachant ce qui se tramait, je décidai de m'exiler. Je ne voulais pas être l'esclave qu'on giffle et qui tend la nuque.

Flamnet: Vous avez une fois dit en apparté à certains amis que Ould Taya, avant votre accréditation à Bissau, vous avait donné une misssion concernant les FLAM; Maintenant que vous êtes devenu visiblement son ennemi, et l'un des plus virulent pouvez-vous nous la révéler?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: En fait, on m'avait demandé une surveillance des activités des FLAM. Si j'obtenais des informations, je devais lui en parler directement ou alors son directeur de cabinet, Louleïd Ould Wedad ou au directeur de la sureté, Ely Ould Mohamed Vall. Je n'ai jamais été un ami de Ould Taya, j'étais simplement un fonctionnaire de l'Etat.
Depuis 1986, suite au manifeste et surtout à la tentative de coup d'Etat de 1987 par les officiers négro-mauritaniens, les Négro-africains sont devenus des ennemis structurels du régime de Ould Taya. Je suis persuadé que tous les chefs de mission recoivent des instructions relatives aux Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), là où elles peuvent agir. En ce qui me concerne, j'ai senti, chez Ould Taya, la volonté de savoir quelle était ma position par rapport aux négro-africains et de s'assurer de mon allégeance vis à vis des Maures. Mon combat actuel est le prolongement d'une action déjà ancienne. Je refuse toute forme d'injustice et à ce titre, je combats pour la libération et l'émancipation des Haratine et pour l'égalité en Mauritanie, d'une façon générale. Je ne suis pas ennemi à des individus mais à un système. Demain, même si Ould Taya partait et que le système continuait à perdurer, je poursuivrais mon combat.

maatala a dit…

Flamnet: Que Pensez-vous de SOS esclaves? D'El Hor? Avez-vous appartenu à ces deux structures? Et pourquoi avez-vous crée l´AHME? Qu'est-ce qui vous oppose à ces cadres qui existent déjà et qui partagent les mêmes idéaux que l'AHME.

MOHAMED YAHYA CIRÉ: S'agissant de SOS esclaves, je pense qu'il s'agit d'une association qui a sa raison d'être et qui lutte contre un problème qui existe à savoir l'esclavage en Mauritanie. A mon arrivée à Paris en 1992, cette assosciation avait une représentation en France, à travers la personne de Jemal Ould Yessa. Je suis rentré en contact avec lui et je lui ai parlé de ma situation. La première chose qu'il a faite est de désinformer l'OFPRA, en m'accusant d'avoir détourné de l'argent et selon lui, je ne pouvais prétendre au statut de réfugié politique. Je ne l'ai su que très tard par des amis auxquels il a avoué ce qu'il avait dit à l'OFPRA. Il est aussi vrai que je n'ai pas cherché à travailler avec lui parce que les renseignements que j'ai obtenus m'ont permis de comprendre qu'il voulait des haratine travaillant sous son allégeance. Il a réussi à le faire avec certains. Quant à moi, je n'accepterai jamais une telle conduite.

maatala a dit…

En 2000, Boubacar Ould Messaoud, le Président de SOS esclave est venu à Paris, nous nous sommes rencontrés, je lui ai fait part de mes griefs à l'encontre de Jemal et je lui ai dit que je ne souhaitais pas être à la tête, de la représentation de SOS esclaves à Paris, mais il faudrait mieux la confier à un autre hartani. En réponse, il m'a dit qu'il avait confiance en Jemal et qu'il souhaiterait que je puisse travailler avec lui. Je lui ai signifié mon refus. L'histoire m'a donné raison, puisque Jemal a été dénoncé par ses propres amis, à savoir Abdalah Ould Hormatallah, Mohamed Ould Asker et Jemal Ould Mohamed. Voilà ce que dit Ould Hormatallah qui l'accuse d'avoir détourner de l'argent : « J'ai par ailleurs la preuve que des détournements de fonds importants ont été faits par Nasser Ould Yessa (Jemal ) au nom et au préjudice de SOS esclaves, avec la complicité d'autres membres de l'organisation mauritanienne. »
(Voir le Calame du 30 avril 2003,Mauritanie-net archives -May 2003)
Aussi, il l'accuse d'avoir utilisé un vieux hartani dans sa tournée aux Etats Unis et d'avoir détourné la collecte faite par les Mauritaniens aux USA pour aider le vieux hartani. « Lors d'une tournée aux USA, un vieux haratine a accompagné Nasser Ould Yessa à sa demande pour témoigner lors de ses conférences en tant que victime de l'esclavage. Une collecte qui devait l'aider mais rien ne lui a jamais été donné. Dégouté, il a abandonné sa demande d'asile aux USA. Plusiseurs mauritaniens aux USA pourront attester ce fait. »

maatala a dit…

La question que je me pose est, qu'est devenu ce hartani?. Qu'est-ce qui peut pousser un individu à amener, dans sa valise, un vieux hartani pour une exposition qui rappelle les pratiques coloniales? A la différence de l'exposition coloniale, qui parquait les nègres dans des Zoo, le but de Jemal était double : amasser de l'argent et utiliser, pour sa promotion politique, cette personne, pour obtenir des soutiens extérieurs dans le cadre de sa conquête du pouvoir. Jemal ne défend pas les Haratine. Il est un des petits fils de l'Emir du Tagant qui cherche une prise du pouvoir, en exploitant la cause haratine. Je condamne Jamel d'avoir traiter, ainsi, un hartani. Il doit rendre compte, un jour, de cela.
Ces anciens amis au sein SOS esclaves et de Conscience et Résistance qui se déchirent, actuellement, n'ont aucune divergence sur la question de l'esclavage. Les divisions au sein de ces mouvements ont pour origine le soutien de Jemal au candidat, aux élections présidentielles de novembre 2003, Khouna Ould Haïdallah ? au lieu de Ahmed Ould Daddah qui était le candidat initial commun au groupe. « Les résistances rencontrées et les contre-alliances ont fait commettre à Ould Yessa et Ould Maloum des coups de force inaceptables, comme la décision abérrante de soutenir la candidature de Haïdallah, qui m'a décidé a agir et à précipiter l'éclatement du mouvement. » (Ibid Calame)

maatala a dit…

S'agissant d'El Hor, j'en suis l'initiateur, en 1974 à l'ENA de Mauritanie. C'est Bilal Ould Werzeg et moi qui avons fondé El Hor en décembre 1974. Nous nous trouvions en première année de la section de diplomatie. J'ai mis deux mois pour le convaincre. C'est sa sur Koumbeïtt Mint Werzeg ancienne sécrétaire de ministère,aujourdh'hui décédée (paix sur son âme) qui m'a aidé à le convaincre. J'ai la liste des dix premières personnes que nous avons sensibilisées en fin 1974 . Dans la liste des membres fondateurs d'El Hor, établie le 5 mars 1978, il y a quatre éléments qui sont mes anciennes recrues, y compris Bilal lui-même qui ne peuvent le contester. J'ai quitté le noyau d'El Hor suite à des divergences avec Bilal qui portaient sur deux faits. Je voulais créer une structure complexe qui serait à l'abri d'un facile démantèlemant. Bilal voyait dans ma volonté, une manière subtile de s'approprier du mouvement. Telle n'était guère mon intention. Je recherchai, surtout, l'efficacité.

L'autre point de divergence réside dans le fait que je voulais que le mouvement soit entre les mains de haratine convaincus, à l'exclusion de ceux qui pourraient être manipulés. Il fallait donc recruter avec discernement. Ainsi la prudence s'imposait dans l'approche des personnes à recruter. Il s'agit d'une pratique apprise auprès du Mouvement National Démocratiqe (MND) auquel j'appartenais, mais à qui je reprochais sa positon sur la question de l'esclavage. Car cette question était considirée comme secondaire.

maatala a dit…

Bilal était ouvert à certaines personnes qu'il jugeait utiles. Pour s'opposer à mes idées, il me traitait d'esclavagiste parce que mes parents possédaient des esclaves. J'étais le premier à le lui avouer, en préconisant que les membres du mouvement dont les familles avaient des esclaves devaient s'engager à les libérer auprès de leurs parents. Ce que j'ai fait auprès de ma mère dès 1975 et auprès de mon père en 1978. Ma thèse était qu'il n'y avait pas de différence entre les Haratine (affranchis ) et Abid (esclaves) parce que tous les deux étaient victimes d'un système. L'affranchissement, en soi, n'est qu'une ruse des tenants du système pour perpétuer leur domination.

El Hor a repris cette thèse ultérieurement. Messaoud Ould Boulkheir est venu à Paris en 2000. Nous nous sommes rencontrés avec d'autres Haratine: El Arbi Ould Saleck, Baba Ould Jiddou, le colonel Baby. Il nous a chargés de créer une cellule d'El Hor à Paris. Nous nous sommes vus après son départ pour la constituer. Des divergences sont apparues. J'avais la certitude que j'étais avec des haratine dont certains, au moins, étaient manipulés par Jemal. Après six mois d'attente, voyant que cette entreprise ne pouvait aboutir, à cause du sabotage opéré par Jemal et la faiblesse de certains haratine, nous avons créé AHME.

Enfin, en ce qui concerne Messaoud Ould Boulkheïr, je ne partage pas avec lui l'idée d'une présidence à vie d'El Hor, car anti-démocratique. Il appartient aux militants de désigner leur leader.

En ce qui concerne SOS esclaves, je pense que le travail fait par cette organisation est positif, mais seulement elle est minée par certains maures qui l'utilisent pour leur combat politique contre le régime en place ou pour avoir une audience à l'étranger parce que la question de l'esclavage est porteuse et non pour libérer les haratine. J'estime pour ma part que dans les conditions actuelles, la lutte ne peut être menée que par des haratine conscients, en dehors de toute récupération.

Ma divergence, avec El Hor et aussi SOS esclaves, réside essentiellement dans le fait que je n'accepte pas l'idée de l'arabité des Haratine, parce que sociologiquement et historiquement fausse. D'un autre côté, elle constitue, sur le plan politique, une lourde faute : jusque vers les années 90, leur thèse était le refus de l'arabité des Haratine. A partir des années 90, sous la pression du pouvoir et de la féodalité maure, ils ont accepté de la défendre Cela n'a guère, malheureusement, changé la condition des Haratine. En acceptant cette thèse de l'arabité, ils identifient les Haratine, comme une couche parmi les arabes. Au sein des arabes, il y a des riches et des pauvres, ce qui entraîne la dilution de la cause haratine. Or on sait que la condition des Haratine n'est en rien comparable à celle des arabes, même pauvres. Cette position complique la lutte des Haratine et renforce l'allégeance tribale qui détermine le positionnement des Haratine par rapport au pouvoir. Or l'ennemi de la lutte haratine est bien le tribalisme dont se servent les féodaux et les politiques.

maatala a dit…

Enfin, EL Hor est miné par des divisions: El Hor authentique, El Hor patriotique, El Hor radical. En dehors d'El Hor radical (qualificatif donné par le gouvernement), les deux autres premières tendances sont des créations du pouvoir de Ould Taya. Il faut noter que la tendance El Hor patriote a été créée dans une conjoncture politique délicate pour le régime : Sur le plan extérieur, il avait la révolution de Mars au Mali qui a fait chuté l'ancien chef d'Etat, Moussa Traoré qui pouvait servir d'exemple à l'opposition mauritanienne. Les relations diplomatiques avec le Sénégal étaient rompues suite à la crise de 1989. Sur le plan interne, le conflit ethnique de 89 continuait avec le massacre des officiers négro-africains.
Il y a aussi les tendances régionales, celle du capitaine Breïka (Adrar) et celle de Koné Mahmoud (régions de l'Est). EL Hor est devenu une coquille vide. Il n' y a plus de sensibilisation, ni d'organisation, ni de publications etc. Il reste que les conditions de travail sont extrémement difficiles pour toute opposition authentique et particulièrement pour les Haratine. Mon idée est qu'on devrait refonder le mouvement sur de nouvelles bases.


Flamnet: Que pensez-vous des FLAM, de leur lutte et de leur initiative pour un forum de concertation de l'opposition démocratique? Comment doit se faire cettte unité de l'oppsoition et avec qui et pour quel objectif selon vous?

MOHAMED YAHYA CIRÉ: Je pense que les FLAM mènent un combat juste et qu'elles doivent poursuivre ce combat jusquà atteindre leur but. En tout cas le combat extérieur est important car il destabilise le régime en place. L'indicateur, le plus probant, est l'intérêt que porte le chef de l'Etat à l'activité des FLAM.

En ce qui concerne la concertation avec l'opposition, je pense que c'est une bonne initiative. Le seul problème est de pouvoir se rassembler autour d'idéaux démocratiques. Il ne faut pas, nécessairement, chercher des alliances avec des nationalistes arabes et des défaitistes négro-africains. L'histoire de la Mauritanie regorge d'exemples où la féodalité négro-africaine s'est alliée avec le pouvoir maure qui ne lui concède que des miettes. Le risque, aujourd'hui, est que les démocrates honnêtes tombent dans ce piège parce que la «démocratie » peut parfaitement s'accomoder avec le racisme et l'esclavage . Il suffit de prendre l'exemple des Etats Unis qui, de 1776 à 1865, ont pratiqué une « démocratie » qui s'est accomodée de l'esclavage. De 1865 à 1964, la « démocratie » américaine a fonctionné avec un racisme institutionalisé.

L'autre risque est de laisser les masses haratine sans conscientisation, entre les mains des esclavagistes (Etat et particuliers). Ce qui retarderait la lutte et empêcherait l'émergence d'un Etat démocratique.
Certains auteurs africains parlent, aujourd'hui, de l'ethno-démocratie, on pourra peut-être, demain, parler de l' esclavo-démocratie ou de la féodalo-démocratie etc. Une lutte peut être longue et beaucoup de personnes peuvent s'épuiser et laisser tomber le combat. Cependant, que le combat doit continuer. L'ANC a lutté pendant 82 ans (1912-1994).

Flamnet: Votre dernier mot aux abonnés de Flamnet et aux mauritaniens qui vous lisent?
MOHAMED YAHYA CIRÉ: L'avenir de la Mauritanie dépend de la responsabilté de tous les citoyens pour le règlement des questions essentielles. Personne ne peut prévoir l'avenir mais toute question non résolue peut conduire à des catastrophes. La lutte sera longue compte tenu des rapports de forces et de l'inculture. « On peut, parfois, perdre espoir mais on n'a pas le droit de le faire perdre »

FLAMNET: Merci cher frére et compagnon de lutte et la lutte continue!

maatala a dit…

Salam

Les Haratine,objets d'enjeux politiques
22-05-2008 - 08:24
Par: Mohamed Yahya ould Ciré

La question de l’appartenance des Haratine fait l’objet de débats sur la scène politique mauritanienne. Les Berbères et les Arabes estiment que les Haratine sont des Arabes. Certains parmi eux nient l’origine négro-africaine des Haratine. Les Nationalistes arabes (Baathistes et Nacéristes) les comptent parmi eux pour des raisons politiques. Ces derniers comptabilisant les Haratine parmi les Arabes pour régler deux problèmes :

- Masquer la question de l’esclavage

- Bénéficer d’une majorité démographique pour légitimer la prise et la conservation du pouvoir par les Arabo-berbères ( Maures).

maatala a dit…

Les conservateurs arabo-berbères ne veulent pas que les Haratine prennent conscience de leur spécificité qui pourrait mettre fin à leur domination. En vue de garder leurs esclaves, ils instrumentalisent l’Islam. Lequel reconnaît l’esclavage. Leur stratégie est de faire croire aux Haratine qu’en contestant l’esclavage, ils violent la loi islamique.

Les Nationalistes négro-mauritaniens estiment que les Haratine font partie intégrante de la communauté noire de Mauritanie. Selon eux, les Haratine sont des noirs comme les autres noirs du pays.

La vraie raison politique qui sous-tend leur discours est qu’ils cherchent à avoir les Haratine comme force à leurs côtés pour combattre leur ennemi principal qui est la communauté maure. Les Négro-mauritaniens sont victimes du racisme maure et les Haratine victimes de l’esclavage et du racisme maures. Dans ce contexte, les Nationalistes négro-mauritaniens cherchent à créer un front uni des deux composantes noires pour lutter contre le pouvoir arabo-berbère.

Le paradoxe est que les Nationalistes négro-mauritaniens n’ont jamais combattu
l’esclavage maure. Ils n’ont jamais soutenu d’une manière ferme et ouverte la lutte des Haratine contre l’esclavage.

Par rapport à la question de l’esclavage en Mauritanie, la position idéologique des nationalistes négro-mauritaniens n’est pas conséquente. Elle ne prend pas en compte
l’esclavage pratiqué au sein de leur communauté. En effet, l’esclavage existe au sein des différentes ethnies noires. La cohérence politique voudrait qu’ils luttent contre cet esclavage avant ou en même temps que l’esclavage maure .

L’attitude de la féodalité négro-mauritanienne à l’égard des Haratine, sur le plan politique, n’est en rien différente de celle de la féodalité maure. Ces deux attitudes sont empreintes du mépris et de l’utilisation politiques.

Les partis politiques en général, exceptions faites de AC, hier et APP aujourd’hui, ne
s’interessent aux Haratine qu’en périodes d’élections. Il s’agit d’une masse de votants dont il faut profiter sans contrepartie.


Fromm Click mauritania

maatala a dit…

Salam


Brahim Ould Bilal Ould ABEID

Professeur de Philosophie

Vice Président SOS DISCRIMINES


Le système d’arabisation, instauré en 1979, est en train de donner ces fruits maintenant ! Ceux qui l’ont choisi doivent être honnêtes, comme tout bon Musulman, et donc évaluer les résultats de leur politique.



Les militaires, leurs idéologues Nasséristes et baathistes qui avaient le pouvoir à l’époque doivent assumer leurs responsabilités face à cette arabisation à outrance du système éducatif et dont nous vivons aujourd’hui les effets négatifs, surtout en termes de mise en mal de l’unité.

Ceux-ci ont sûrement tiré profit de cette orientation. Lettrés en arabe, il leur fallait tout simplement venir des brousses, faire un tour au Maroc et revenir pour être nommer directement Hakem, Wali, magistrat ou Ministre ! Et voila les bergers d’hier prendre les commandes de l’Etat. Si le français était obligatoire, ces derniers allaient devenir, au plus, gardiens ou dockers ! En fait, se contenter de ces travaux réservés aux Haratines.

C’était une discrimination positive pour que ces centaines de fils de grandes familles occupent la place qui sied à leur statut. Au lieu d’instaurer une formation bilingue pour laquelle il faut beaucoup de temps, on opte pour un raccourci qui consiste au changement du système pour eux. Et tant pis pour les conséquences futures !

Résultat, nous avions obtenu deux systèmes d’administrations :

Une administration traditionaliste au centre, à l’est, et au nord de la Mauritanie, des administrateurs sans grande culture, ni patriotisme et aux services des féodaux esclavagistes qui trouvent en eux une force de frappe les aidant à maintenir leur autorité héritée d’un passé peu glorieux. Cette situation a pour conséquence l’exclusion des couches sociales qui n’ont aucun accès à une administration qui, dans les faits, n’est pas là pour eux. Voila pourquoi il n’y a eu aucun changement et que les esclaves qui constituent la majorité de ces couches n’avaient d’autres choix pour se libérer que la fuite.

maatala a dit…

Au sud, une administration de type coloniale, ou des populations noires sont dirigées par des Maures Blancs arabisants, complexés par leur ignorance et leur incompétence, et souvent racistes. Ils considèrent les Négros africains comme des étrangers et les Haratines des esclaves qui n’ont aucun droit.

Voila les raisons du rejet de l’arabe par ces populations négros africaines. C’est par l’arabe par ailleurs que les Haratines étaient maintenus en esclavage. Les Négros africains étaient mal traités, humiliés, déportés et dépossédés des fruits de leur labeur par cette catégorie d’administrateurs.

Pour les Haratines de façon particulière, la réforme de 79 leur a été imposée comme on leur a imposé le tribalisme et le racisme. De même qu’on les a manipulés pour affronter les Négro-africains en 89.

Pour ce qui est du système éducatif, il faut le reconnaître, c’est un échec cuisant, puisque nous nous sommes retrouvés en fin de compte avec deux écoles distinctes. Deux Mauritanies. Les Négro africains font l’école Bilingue, les Maures font l’école arabisante et les Haratines suivent leurs maîtres, qui décident pour eux, mais ne partagent rien avec eux.

Et voila qu’aujourd’hui au niveau de l’université nous avons deux systèmes distincts : les porte-drapeaux de l’arabisation qui sont surtout des Maures et les francophones qui sont des Négro africains. Ce qui est grave, très grave même, est que cette divergence a un caractère ethnique clair.

Nos décideurs qui avaient pressenti l’échec au moment de l’instauration de cette réforme séparatiste sont allés inscrire leurs enfants dans les écoles privées bilingues et même à l’Ecole française. Les Haratines, pauvres suivistes, sont en train de ramasser les pots cassés d’une scolarisation au rabais voulue par leurs Maîtres. Ils récoltent les fruits d’une politique orchestrée en leur totale absence.

maatala a dit…

De toutes les façons, nous n’avons rien contre l’arabe, c’est la langue de notre sainte religion et le vecteur de notre culture, mais c’est par l’arabe et la religion qu’on nous asservit et il nous faut du temps et de la volonté manifeste pour faire oublier que se sont les Cadis, les préfets, les gendarmes, les directeurs d’écoles et les autres gouvernants, tous éduqués en arabe, qui nous ont gardés dans cette situation. L’Etat n’a servi jusqu'à présent que ces esclavagistes qui ont toujours fait de l’esclavage un fond de commerce. Les chefs de tribu sont surtout des maîtres qui ont été soutenus matériellement et politiquement par l’Etat pour garder leurs sujets. C’est au nom de ces esclaves qu’ils demandent des puits des digues, des écoles, des dispensaires, des mahadras, des mosquées… Messieurs les esclaves, « je suis à votre service, j’ai tout fait pour vous », mais, ce qu’il ne dit pas c’est : « gare à celui qui s’oppose à moi ou qui n’obéit pas à mes caprices ». Et, en définitive, tout est au nom du chef c’est lui le propriétaire des terrains.

Voila le résultat de l’arabisation et voila ce que nous reprochons à l’arabe et c’est la raison pour laquelle nous sommes passifs ces derniers jours !!

L’avenir de la Mauritanie nous inquiète beaucoup, mais nous ne sommes pas des Mauritaniens comme tout le monde. Nous avons un problème de statut d’abord ! Qui sommes-nous ? Comment peut-on rattraper ce retard ?

Tant que nous sommes considérés comme une chasse gardée pour nos anciens maîtres, qui trouvent en nous le moyen indispensable pour se réclamer majorité, en nous refusant en même temps d’être au moins la minorité de la majorité, le statut du Haratine restera indéfinissable.

Sa redéfinition doit commencer par notre reconnaissance en tant qu’entité à part, Négro africains par origine et même cousins directs des Négro africains; arabes de Mauritanie par culture et alors cousins des Maures blancs. Nous sommes alors le ciment de l’unité nationale.

Si nous considérons que la Mauritanie est un trait d’union entre le Monde arabe et l’Afrique noir, les Hratines sont le trait d’union entre les Maures blancs et les Négros africains de Mauritanie.

Voila le statut que nous réclamons, et nous avons toutes les prédispositions pour l’assumer !!

Et pour la langue, nous exigeons l’enseignement de l’arabe pour tous les Mauritaniens, mais le français et/ou l’anglais obligatoires pour tous, nous voulons produire des Mauritaniens aptes a travailler dans les institutions internationales, nous voulons être présents dans le monde par notre savoir, à l’image de Abdallahi Ould Boyé, Ahmedou Ould Abdalla et Toka Diagana… Nous ne pouvons pas être plus arabes que les Egyptiens et les Tunisiens. Ils sont de parfaits bilingues tout en restant arabes. Nous voulons une société où les médiocres n’ont pas de place. Fini le temps de l’ENAP (école d’administration au Maroc) et ses semblables en Egypte et en Iraq.

maatala

maatala a dit…

Salam

Bilan: 50 ans de marginalisation et d’exclusion systématiques des Haratines
I- Aperçu historique

1- Les Haratines ou les autochtones à travers les âges:
Ce territoire a toujours été peuplé depuis la nuit des temps. Certes, plusieurs populations s'y sont succédées. Mais on retiendra qu'au delà des multiples relectures contemporaines de l'histoire tenant à la diversion, à la manipulation et la falsification du passé et ses nombreuses péripéties, au delà des nombreuses vérités inhumées de gré, l'archéologie et les anciens objets ramassés sont en train d'exhumer du fin fond des entrailles millénaires du désert des pages entières, naguère tues, lesquelles pages sont des preuves incontestables que les premiers occupants de cette terre furent bien les noirs et que l'arrivée des blancs (beïdanes) est très récente.
D'ailleurs, tel est l'avis de tous les historiographes arabes qui se sont rendus en Mauritanie et dont les plus célèbres restent, évidemment, El Messaoudi et El Bekri. Ces derniers affirment qu'à leurs passages respectifs les habitants de cette contrée étaient des noirs. Ainsi la dénommèrent-ils Bled es soudan (pays des Noirs). C'est un terme qui va même intégrer la langue française pour y désigner aujourd'hui tout type de climat identique à celui qui régnait dans cette partie du monde.
Or, ces témoignages de taille qui ne font l'ombre d'aucun doute sont sciemment occultés par les intellectuels organiques du système Beïdane qui leur préfèrent des récits oraux fruits de l'imagination. Le plus ancien peuple et le plus illustre fut celui des baffours décrits comme étant une population de forte corpulence et de traits négroïdes. Chasseurs, éleveurs et cultivateurs leurs dessins rupestres, encore, gravés sur les parois des montagnes escarpées de Tayarett, dans la région d'Adrar, demeureront d'éternels témoins vivants d'une ère et d'un peuple à jamais présent dans l'imaginaire de l'altérité.

maatala a dit…

Mais, au fil des temps, les baffours allaient se sédentariser. Ils se reconvertirent en agriculteurs donnant ainsi naissance à une population baptisée Haratines étymologiquement Harathines, c'est-à-dire, cultivateurs selon les termes du marocain Allal El Fassi dans, son livre, “Menhej El Istiqlaliya” traduit par “Méthode de l'Indépendance”. Il rappelle, par ailleurs, que le “t”de Haratines et le “th”de Harathines sont, des variantes de même phonème, comme c'est la tradition de l'arabe dialectal au Maghreb. Les Haratines sont donc un peuplement noir descendant des aborigènes, autrement dit, la première population de la sous région et que trouvèrent sur place respectivement les berbères et les arabes. Ils se définissent comme une communauté nègre d'origine et arabo- berbère de langue (Hassa nia), mais qui n'est, par-dessus tout ni nègre ni Beïdane; car ils ont leur spécificité socioculturelle propre et partant une identité qui a su résister à toutes les adversités sociales et temporelles: les tentatives de phagocytose, de dissolution et d'aliénation.
Il y a lieu de citer parmi les particularités Haratines:
- Le maintien des noms Haratines au coté des noms de familles négro-africaines et arabo- berbères;
- particularité culturelle des instruments et musique Haratines: guembra (mouz gheyga), r'bab, zega'ari (boubou), chenna, t'bel, baïlel, Neyfara, Zewzaya, abalangue etc.
- Les danses et les jeux: er retha, bondia, t'bal lekbir, tegra, knou, laab debbous, Heïba, (Hemba), Chaate, etc.
- Les chants: El medh (Gosels Haratine), ej jar, keynouni matt, Danse des cultivateurs, zakh (chant de virilité), etc.
- La littérature orale: légendes, contes, devinettes, charades, les proverbes, etc.
- Le pouvoir occulte: litanies, sorcellerie, secrets de l'eau, soins incantatoires, etc.
- La médecine traditionnelle: la pharmacopée (soins grâce aux plantes).
- L'apport au dialecte Hassania de plusieurs lexèmes incontestables, substrat linguistiques des langues locales.
- Les us et coutumes: rites de circoncision, Dermise (c'est lors que la personne atteint la maturité; cela se célèbre par une cérémonie au cours de la quelle le concerné est rasé), l'importance des classes d'âge dans l'éducation (Laassar), le rôle de la sagesse et l'oralité dans cette communauté sempiternellement analphabète.
- Les localités Haratines sont appelées Debay qui vient des langues mandingues. Et cela confirme que les Haratines sont sédentaires contrairement aux Beïdanes, nomades.

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2- La Mauritanie à l'arrivée des arabes:
Chassés de l'Arabie parce qu'ils se livraient au pillage, les arabes ne changèrent pas de comportement, à leur arrivée, vers 1400, en Afrique. Ce sont d'abord les berbères et plus précisément les Zanagas, très présents au nord, qui vont en subir les pratiques de brigands et l'hégémonie. Conquis et soumis, ils seront transformés en éleveurs. Ceci donna lieu à la genèse d'une nouvelle société hybride au XVII siècle, selon le professeur Seydou Kane:” la communauté maure beïdanes (blanche) est née de la rencontre des Berbères d'Afrique du Nord et des Arabes Beni Hassan en mal de territoire et à la recherche d'un pays d'accueil. Après que leurs ancêtres Beni Hilal furent chassés d'Arabie par les khalifes abbassides au XIe siècle, et après une longue odyssée au Maghreb, les Beni Hassan sont eux-mêmes chassés du Maroc au XIVe siècle. Berbères et Arabes fusionnent à l'issue de longs conflits et d'alliances qui tournèrent en faveur des seconds dans le contrôle de la société maure.”
La plupart des berbères vont s'investir dans la théologie et s'adjuger le pouvoir moral et spirituel. Ils changèrent de statut et de nom pour prendre celui des Zouayas, d'où l'occupation de la deuxième place dans la hiérarchie sociale d'une société qui, en ce temps-là était en reconstruction sur le modèle négro-africain, à l'image du reste des populations de l'Afrique de l'ouest. L'autre partie restante des berbères ne connaîtra pas, quant à elle, l'émancipation. Elle vit, toujours les stigmates du passé et parle, en cachette, dans quelques zones se situant sur tout le long du fleuve Sénégal. Une autre frange, les Touaregs, quant à eux, parlent toujours le Tamashek au sud-est du pays, sur la frontière malienne.
Ensuite, les arabes vont se lancer dans les razzias contre leurs voisins négro-africains, après avoir établis des relations mitigées avec les Haratines ou “Harathines” qu'ils ont trouvés sur place et qui constituent la majorité de ceux qui, par extension, seront connus sous cette appellation. Mais contrairement à ce que l'on pense, ils n'ont jamais vécu l'esclavage, même si comme tous les tributaires, ils versèrent des dîmes ou des tributs (Leghrama), contre une hypothétique protection par les guerriers. Les preuves concrètes existent en grand nombre.

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On peut en citer, l'existence aujourd'hui de plusieurs tribus exclusivement Haratines comme Ou lad Begnoug et autres; la présence aussi de très larges composantes nobles et jamais asservies. Selon les régions, celles-ci sont appelées soit EL Khathara soit Nanma.
Tous les villages Peulhs, Soninkés, Ouolofs et Bambaras furent attaqués. Leurs enfants victimes de rapts ont été asservis et vendus qui sur les marchés du Maghreb qui sur les comptoirs Hollandais et Portugais du XV siècle, vérité que mettent en exergue les écrits occidentaux encore présents à l'Université Cheïkh Anta Diop de Dakar. Plusieurs marchés d'esclaves dont le plus célèbre était celui de la ville d'Atar avaient participé à encourager le vol des êtres humains. Les rebelles étaient châtiés à mort, une manière de dissuader tout soulèvement d'asservis. Néanmoins l'histoire retiendra plusieurs révoltes d'esclaves. La plus connue c'est celle de DIABDIOULA qui eut lieu, à la fin du XIX siècle, aux environs d'Aleg où en réaction contre l'oppression, les esclaves exterminèrent leurs maîtres, décimèrent leur bétail et se libérèrent du joug de l'asservissement.
L'intérêt accordé à l'esclavage exercé par les guerriers et justifié par les Zouayas (les législateurs et les théologiens de la féodalité) ne détourna pas les tribus Beïdanes des guerres intestines auxquelles elles avaient pris l'habitude de se livrer. En effet, les batailles se multiplièrent prenant plus d'intensité. Certes des tentatives furent entreprises par beaucoup de notables, des chefs de tribus de surcroît. Mais toutes avaient, au bout du compte, fini par échouer, laissant place à des siècles d'instabilité, d'horreur et de sang, des siècles de banditisme, de rapt et de désordre qui conduiront Cheïkh Mohamed El Mamy à dénommer la partie peuplée par les Beïdanes “Trabe Esseïba”: Terre d'anarchie.

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Cependant, très vite, les conflits tribaux prirent une autre forme marquée par une grave opposition entre les guerriers et les marabouts qui entraînent la bataille de trente ans: Charr Boubba (1644 - 1674) dont les impacts politiques et socio-économiques étaient déterminants.
3- La Mauritanie pendant la colonisation:
Avec la poursuite de l'anarchie, installant le chaos, Cheïkh Sidiya El Kabîr décréta une fatwa qui plaide en faveur de l'affiliation à la colonisation laquelle, pense-t-il, pourrait assurer la sécurité et la stabilité. Si cette décision fut bien appréciée dans les milieux maraboutiques qui payèrent de lourds tributs pendant la guerre de Char Bebba, elle fut, en revanche dénoncée par les guerriers lesquels voyaient dans cette décision un alibi visant à renverser les rapports de force entre les pôles Beïdanes.
Certes, les rapports entre les guerriers et les marabouts avaient été relativement pacifiés par l'administration coloniale. Mais les Haratines (libres de naissance, affranchis ou esclaves) étaient victimes de mépris d'une société raciste. Avec la colonisation, ils vont connaître une nouvelle forme d'exploitation. En effet, toutes les corvées leur seront affectées. Et leur labeur ne sera point rétribué. Ainsi construisent-ils à leurs risque et péril des routes entières, cassant et concassant les pierres qu'ils transportèrent à l'instar du sable, de l'eau.
Mauritaniens et colons ont encore en mémoire ces longues routes dites “Menkoussa” et pour lesquelles nuls moyens technologiques ni financiers n'avaient été mobilisés. Les Haratines s'en rappellent toujours, comme ils se rappellent encore de “El Mouzabya” (mise à pied) pour laquelle les révoltés contre l'esclavage avaient été mobilisés par milliers et moururent soit d'inanition et de soif, soit de maladies comme la tuberculose et le paludisme. Cette page, inhumaine et barbare, qui mérite autant d'indignations et d'excuses solennels, ses auteurs lui voulaient l'oubli, ce qui est inadmissible; car les Haratines en réclament le droit de mémoire.
L'autre injustice sociale subie par les Haratines se rapportait aux paiements des impôts (Elbatana) et des taxes (Lighrama) très discriminatoires, du reste. Prévus pour être donnés par tout le monde, ces derniers sont versés seulement par la communauté Haratine et ce au nom de toute la tribu. Ceci n'est pas du tout surprenant lorsqu'on sait que les registres (kennache) et la tâche de recouvrement sont le privilège des chefs traditionnels qui sont soit nouveaux et imposés par l'Administration coloniale, soit anciens mais confirmés. Et ceux-ci n'hésitèrent pas d'abuser de ces atouts pour exercer leur domination et bâillonner les cris de colère et réprimer les révoltes
Il s'en ressort que la période coloniale a contribué à la cristallisation des stigmates de la discrimination vis-à-vis des Haratines, en renforçant leurs souffrances à travers la détérioration de leurs conditions de vie déjà précaires et l'instrumentalisation de leur assujettissement au profit du système Beïdane tribaliste et féodal.

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Par ailleurs, même les écoles n'échappèrent pas à la discrimination. En effet, celle qui fut ouverte par la colonisation était aussi exclusive que les écoles coraniques. Evoquant dans son rapport qui porte sur l'enseignement du français en Mauritanie, l'administration coloniale dit dans Archives de la République Islamique de Mauritanie: “l'existence de castes nettement différenciées ne permettent pas d'envisager l'instruction à la fois aux descendants des familles des chefs, guerriers ou religieux, et aux enfants des gents du commun”. Elle ajoute: qu'”Il suffirait d'admettre à la médersa de Boutilimit un fils de serviteur ou d'artisan pour qu'elle soit immédiatement désertée par les enfants des familles libres qui la fréquentent actuellement.”
Il est donc indéniable que pour plaire à la féodalité déterminée à s'approprier le pouvoir, la colonisation avait décidé de créer l'Ecole des fils des chefs et d'en exclure les Haratines. Voilà qui justifie l'absence des Haratines dans toute la hiérarchie de l'administration de la première république taillée sur mesure.


II- La Mauritanie Post-coloniale:

Après 50 ans d'indépendance nationale au cours desquels se sont succédés des régimes civils et militaires atypiques que caractérisent l'archaïsme, le monolithisme, l'injustice sociale, l'ostracisme, la discrimination et les contrevérités, l'heure est venu de faire un bilan exhaustif sur fond d'examen minutieux de la nature d'exercice du pouvoir dans un Etat dont tous les régimes se sont absurdement acharnés sur les Haratines craints à cause de leur impressionnant poids démographique lequel en fait la composante nationale la plus importante,une force redoutable pouvant, dans le moyen ou le long terme, ébranler un système, déjà, aux prises avec la désuétude et l'usure.

Evoquant le poids démographique des Haratines, le professeur, feu Seydou Kane dit dans l'un de ses écrits consacré à la question de l'esclavage: “Haratines et Abîd, forment la composante sociale démographiquement la plus importante du pays, selon tous les recensements de ces dernières années.” Ce pendant, tout est déployé par les régimes du système Beïdane afin de continuer à divertir et cacher la vérité pour pouvoir se servir du nombre Haratines dans un rapport de force à leur détriment.
La politique d'exclusivisme menée de façon systématique et sans ménagement constitue le sacre de plusieurs décennies de recherche effectuée par les intellectuels organiques du système féodal pour la conception d'un plan d'action devant exécuter les desseins d'une idéologie Beïdane égocentrique qui prit corps dans les enceintes de l'Ecole des fils des chefs laquelle, comme son nom l'indique, était le réceptacles des théoriciens du chauvinisme à qui revenait la tache de perpétuer la tradition incarnée par un pouvoir bicéphale: marabouts et guerriers, de protéger la pérennisation de la hiérarchisation de la société en castes et de monopoliser les privilèges socioculturels, économiques et politiques.
Ainsi, forts du soutien incontestable et inconditionnel de l'administration coloniale française, aux lendemains de l'indépendance, les stratèges du system.


République Islamique de Mauritanie
Front Unit Pour l'Action des Haratines

maatala a dit…

Salam

Lu pour Azzizzo

Celui qui protége les tortionnaires et les esclavagistes.


Au nom des vctimes



» Qui oserait parler ici de pardon ? Puisque l’esprit a enfin compris
qu’il ne pouvait vaincre l’épée que par
l’épée, puisqu’il a pris les armes et atteint la
victoire, qui voudrait lui demander d’oublier ? Ce n’est pas la haine
qui parlera demain, mais la justice elle-même, fondée
sur la mémoire. Et c’est de la justice la plus
éternelle et la plus sacrée que de pardonner
peut-être pour tous ceux d’entre nous qui sont morts sans avoir
parlé, avec la paix supérieure d’un coeur qui n’a
jamais trahi, mais de frapper terriblement pour les plus courageux
d’entre nous, dont on a fait des lâches en dégradant
leur âme, et qui sont morts désespérés,
emportant dans un coeur pour toujours ravagé leur haine des
autres et leur mépris d’eux-mêmes. «

in A. Camus,

maatala

maatala a dit…

Salam

Vlane a dit:

C’est bien mal connaître le pouvoir des généraux que de croire que Birame s’en sortira autrement que brisé ou dompté. Les cas sont légion. Souvenez-vous de Taqadoumy avant que Hanevi ne paye pour d’autres… Sur Taqadoumy tout était dit, le meilleur comme le pire et les visiteurs plébiscitaient le pire… Un procureur a été viré pour avoir fermé Taqadoumy… C’est bien la preuve que le pouvoir aime la liberté d’expression…




Mais ce qu’il aime par-dessus tout c’est attendre et trouver l’occasion de faire payer à la proie quand elle s’y attend le moins. Le pouvoir vous laisse vous exprimer et dire des choses qu’on n’a pas l’habitude d’entendre sous les régimes militaires, puis, comme si le pouvoir était désormais certain d’avoir donné la preuve de sa bonne foi en matière de liberté d’expression le voilà soudain qui compense en s’acharnant sur sa victime…



Voyez le cas Hanevi : Quand il fut pris, que de communiqués, que d’indignations. Puis la peine, le silence… Mais ce n’était pas fini, il fallait bien montrer à la victime que personne ne pouvait rien pour elle… Alors on lui fait compter les jours avant la sortie puis boom ! Il apprend qu’il ne sortira pas car c’est le bon plaisir du pouvoir !

Encore communiqués, indignations mais finalement Hanevi n’est sorti que par la grâce d’Aziz et tout le monde lui a dit merci, moi le premier. Depuis, Hanevi a compris que rien ne vaut la prison dans un pays comme le nôtre : rien !

Voyez les grands patrons quand ils furent pris… plus ils voulaient jouer de la tribu et autres et plus leur sort semblait se corser. On se souvient de l’émir de l’Adrar qui a dû chasser les pro-patrons venus lui faire le coup de l’allégeance, en leur disant qu’il était pro-Aziz et qu’ils n’ont qu’à le laisser tranquille avec leur histoire des grandes tribus de l’Adrar…

Finalement les patrons ne sont sortis que parce qu’ils ont fléchi acceptant avec l’aide de Dedew de payer quelques intérêts sur les flux financiers, intérêts que le formidable musulman Dedew a pu faire baisser jusqu’à 5%... finalement, ils sont devenus très dociles depuis et ils ne risquent plus de faire de la politique ouvertement… là encore ce n’est que la clémence D’Aziz…

maatala a dit…

Quant à Birame, il paye déjà, ils lui en feront voir de toutes les couleurs ; et nul n’y pourra rien sauf si on réussit à avoir la clémence d’Aziz or il ne la donnera pas à birame car c’est un Hartani et les propos de Birame sont dangereux car si les haratines devaient prendre conscience de leur non-arabité de sang, c’est la fin du pouvoir arabo-berbère en Mauritanie…

Pouvoir d’ailleurs qui est plus arabe qu’arabo-berbère vu que le pouvoir ne parle jamais du berbero, il n’est question que de l’arabe jusqu’à la police qui fête le jour de la police Arabe…

Non ! Aziz doit dompter Birame par la force ou la corruption comme sont corrompus tous les politicards… si Birame peut venir mollement dire vive Aziz alors il est sauvé car plus personne n’écoutera jamais un autre Birame… Mais là encore que birame dise « vive Aziz » comme d’autres chefs qu’on appelle H.T, il faudra lui donner quelque poste de taille pour la cause… geste diplomatique…

Or de tels gestes ne finissent que par prouver la corruption du silence… et cela ne règle rien car un autre H peut se lever et tenir le même discours… Cela ferait appel d’air… Non, le mieux pour le pouvoir c’est de le briser mentalement… qu’il en sorte définitivement atteint soit silencieux du silence des hommes humiliés jusqu’au souffle éteint de leur voix ou atteint de déséquilibre dans l’expression de sa raison ce qui le disqualifierait à jamais… et quel exemple…

Nous verrons… Cependant, si la cas Birame devenait tout d’un coup un prétexte pour que les haratines décident enfin de faire bloc à des niveaux différents sans même se connaître juste pour dire enfin qu’ils peuvent sauver quelqu’un juste par la peur qu’ils inspirent comme d’autres sont libérés par la peur ou la puissance des liens familiaux qui les unissent au pouvoir, alors peut-être qu’avec Birame commencera quelque chose… le début de la conscience hartanienne collective…

Alors plus rien ni personne ne pourra traiter un Hartani sans respecter scrupuleusement ses droits et jamais un Khattri ne pourra poireauter en prison sans procès car il aurait dehors la force d’une force qui s’ignore…

Mais ne rêvons pas trop… Beaucoup de haratines sont heureux de voir Birame là-bas car il les dérange à trop leur rappeler qu’ils ne sont pas arabes, à trop leur dire qu’il est temps de prendre comme les deux autres communautés leur avenir en mains… Oui ! Birame les dérange et il permet
à d’autres d’avancer, de recevoir quelque chose au nom du symbole ! Ce n’est pas Aziz qui vous donne ! C’est birame qui l’inspire !

Ces gens qui veulent faire de la Mauritanie un pays arabe sont des gens sans vision… ils ne voient pas que la majorité du pays n’est pas arabe. D’abord la majorité est noire ensuite il y a un nombre non négligeable de berbères fiers de leur berbérité , il y a tout ce qu’il faut pour faire un beau fier et digne pays métis qui serait digne des fables qu’on raconte aux touristes « pays fascinant entre deux monde : le Maghreb et l’Afrique noire »

Cette fable est une réalité territoriale, sociale aux mains d’un pouvoir juste ni économiquement, ni politiquement ni militairement… car ceux qui nous dirigeaient depuis 30 ans ne dirigeaient rien, ils se servaient en nous divisant, en nous volant et en voulant obliger les haratines à rester éternellement amnésiques, aveugles et sourds face à leur destin qui les appelle…

Seul un pouvoir métis, seule la fraternité véritable sauvera ce pays mais gare à la Mauritanie si ceux qui nous dirigent aujourd’hui sortent du même moule que leurs prédécesseurs : moule de l’ignorance, de l’arrogance et du culte de l’injustice ; car alors ils seraient les premiers ennemis du pays et il faudra alors les combattre ou se soumettre définitivement pour l’éternité car celles et ceux qui naîtront éduqués par des esclaves, seront des esclaves…

Source: Chezvlane

maatala a dit…

Salam


Le caractère racial de l’esclavage maure



Il convient de préciser que toute forme d’esclavage a un caractère social. En effet, l’esclavage est le fait des hommes. Celui-ci a été créé pour répondre aux besoins des hommes. Hors,
l’homme vit en société. Il est un être social (Aristote).
Par conséquent, les premières formes d’esclavage ont eu, à la fois, un caractère social et local. Les esclaves étaient issues du même groupe social du fait des rapports de force. C’est ainsi que les Arabes asservissaient d’autres Arabes. Il en a été ainsi des Grecs, des Français etc.
Du fait de la Traite saharienne, l’esclavage maure en Mauritanie a un caractère, à la fois, social et racial. Social pour les raisons évoquées ci-haut.
1- Racial parce que les Esclaves maures sont tous noirs. Il y a parmi eux des métis, fruit des rapports sexuels entre les Maîtres maures et les femmes esclaves. Lesquels métis demeurent esclaves.
2- Les Haratine (Affranchis de l’esclavage maure) n’acquièrent pas une liberté qui les met au même niveau statutaire que les hommes libres. En effet, les Haratine sont figés dans un statut de clientélisme (rite malékite) . Les règles du rite malékite leur assignent une place intermédiaire où ils sont libres en théorie, mais exploités à distance. Ils continuent à travailler pour leurs Anciens Maîtres. Ils sont privés de leurs droits de témoignage. Ils peuvent être dépossédés de leurs biens acquis après leur libération. Ils ne peuvent être Imams, même en étant instruits etc. Les rapports de clientélisme s’héritent de père en fils tout comme l’héritage des Esclaves. Or, le Coran qui reconnaît l’esclavage, incite les Musulmans à l’affranchissement des Esclaves. Puis, une fois affranchi, le nouvel affranchi acquiert une liberté égale à celle de son ancien maître. Aucun rapport de subordination n’est permis par le Coran après l’affranchissement.
Cette violation des règles religieuses, prouve si besoin est, le caractère racial de l’esclavage maure. Même affranchis, les Haratine du fait de leur ancien statut d’esclaves et de la couleur de leur peau, sont maintenus dans une position médiane qui ne leur permet pas d’être les égaux des hommes libres (maures).
3- La communauté noire de Mauritanie (non asservie par les Maures) est victime du racisme. Il suffit de rappeler les événements de 1966,1979,1989 et suite où les Négro-mauritaniens ont été déportés, tués etc. Ce racisme pratiqué sur une communauté qui n’est pas touchée par l’esclavage, mais noire de peau, montre non seulement l’existence du racisme anti-noir en Mauritanie, mais aussi le caractère racial de l’esclavage puisque tous les Noirs (Haratine et Négro-mauritaniens) sont frappés soit par le racisme, soit par l’esclavage et le racisme. La cohérence idéologique veut que les Abid (Esclaves) et les Haratine (Affranchis) appartiennent à une race (noire) inférieure à l’ethnie arabe et l’ethnie berbère. Ainsi, les Abid ou les Haratine qui seraient tentés par la liberté, ne verraient pas dans la race noire un exemple de dignité supérieur ou égal aux Maîtres et anciens Maîtres.
Le caractère racial de l’esclavage maure est nié aujourd’hui par El Hor (Organisation pour la Libération et l’Emancipation des Haratine) et SOS-Esclaves. Voilà ce qu’en dit Boubacar ould Messaoud, président de SOS- Esclaves : « Au prétexte que les esclaves dans la société arabe sont de peau noire, on voudrait ainsi récupérer leur cause en la confondant avec d’autres situations.

maatala a dit…

Or, l’esclavage en Mauritanie n’est pas et ne saurait être un problème racial … Le contentieux qu’ils posent est d’ordre social et devrait le rester. »(rapport SOS-Esclaves avril 1997 : vingt questions relatives à l’esclavage)
Cette négation du caractère racial de l’esclavage maure constitue une concession politique importante, faite à l’adresse de la communauté maure et de l’Etat mauritanien. Elle déculpabilise la communauté maure en ce sens qu’elle place celle-ci et la communauté noire sur le même pied d’égalité sur la question de l’esclavage : il y a l’esclavage dans les deux communautés et celui -ci a un caractère social et non racial. Dans cette ordre d’idée, les Maures ne cessent d’affirmer que leur esclavage est similaire à celui ancestral et actuel de la communauté négro-africaine. A partir du moment ou les deux formes d’esclavage sont identiques, aucune communauté n’est fondée à dénoncer l’autre. Il en va de sa propre crédibilité.
Par rapport à l’Etat , la concession d’El Hor et SOS-Esclaves déresponsabilise les gouvernants. Les pressions sur l’aspect racial en moins, les autorités politiques gèrent dans une relative tranquillité la question de l’esclavage. Les seuls perdants dans cette concession sont les Haratine qui n’ont même pas eu une abolition réelle de l’esclavage à ce jour.
Le problème se pose lorsque la réalité quotidienne vient contredire les affirmations et les concessions politiques. Jugez-en vous-même, cette seconde déclaration de Boubacar ould Messaoud en novembre 2005 : « Le cas de Khadama nous apprend toute l’envergure de cette continuité : en dépit d’un flagrant délit d’esclavage, de témoins nombreux, de preuves vivantes et actuelles, la loi s’arrête, net, quand son application porte atteinte aux intérêts des élites arabo-berbères. nous n’insisterons, jamais assez, sur la dimension ethno-sociale de l’impunité et de son occultation. » (témoignage n°18 : http://www.haratine)
Cette citation montre, ci besoin est, le caractère racial de l’esclavage maure. Elle révèle aussi la contradiction qui existe entre les deux déclarations de Boubacar ould Messaoud, celle de 1997 et celle de 2005. Pour être logique, Boubacar ould Messaoud doit tirer les conséquences de la déclaration de 2005 où il reconnaît le caractère racial de l’esclavage maure et ainsi réviser sa première position.
L’Etat mauritanien et la Féodalité maure s’appuient sur le racisme pour conserver et pérenniser leur domination ethnique : « En effet, à travers la fidélité à cette vision sectaire du pouvoir politique en Mauritanie, le CMJD démontre que le système qui a fait souffrir les mauritaniens n’est pas le système de Maouya tout seul. C’est aussi le système du CMJD, de son chef, et de tous les milieux qui se sont traditionnellement investis dans la construction et la consolidation de l’Etat ethnique ou de la classe »
(Les horizons bouchés de la transition par Birame ould Dah ould Abeid : article n° 21 www.haratine.com).
A.H.M.E (Association des Haratine de Mauritanie en Europe) dénonce la concession politique faite par El Hor et SOS-Esclaves sur le caractère racial de l’esclavage maure.
D’abord, cette concession constitue une contrevérité. Aussi, elle affaiblit la lutte des Haratine contre l’esclavage et le racisme. Ensuite, elle renforce et décomplexe les Esclavagistes par rapport à l’esclavage. Enfin, elle atténue les pressions politiques sur l’Etat qui a deux préoccupations majeures : la conservation du système esclavagiste et la séparation de la communauté haratine et la communauté négro-mauritanienne. Aussi longtemps que cette séparation perdurera, le système de domination maure se maintiendra.



Mohamed Yahya ould Ciré

maatala a dit…

Salam


Poème en Hassania du poète Haratine Mohamed Deya ould M'Khaïtir


"Si j'ai traversé vers la terre de Rome "(2)2
C'est parce que je veux me séparer des Arabes.
Je ne suis pas les chiens qui n'apprécient
Que ceux qui les étranglent".



"La lutte et la révolte impliquent toujours une certaine quantité d'espérance,
tandis que le désespoir rend muet."

Charles Baudelaire

Le "Cri de Hartani" est le bulletin de l'A.H.M.E. (Association des Ratatine de Mauritanie en Europe) 3, allée Fernand Lindet - 93390 Clichy-sous-Bois. L'A.H.M.E. a été créée le 13 juillet 2001 et déclarée au Journal Officiel Français n°32 du Il août 2001 sous le n° 2136.

L'A.H.M.E. peut être consultée sur Internet : jounal-officiel.aouvgfrs.



Le "Cri du Hartani" répond à un besoin fondamental, celui d'évoquer les multiples problèmes que vivent les Haratine, c'est-à-dire les esclaves de Mauritanie. Qu'il s'agisse de la négation humaine (réduire la personne humaine à l'animal), en passant par la vente, le viol, le lynchage, la castration ou de supprimer la vie, tout ceci est vécu, au jour d'aujourd'hui par les Haratine (esclaves) de Mauritanie du fait des esclavagistes dont l'État est un des membres.



Quelle est la place des baratine ?
Quels rôles jouent-ils dans la société arabo-berbère?
Que représentent-ils sur le plan démographique?
Que fait l'État mauritanien à leur adresse
et quel rôle joue celui-ci dans le maintien de l'esclavage?
Que dit l'Islam et que fait-on en son nom ?
Quelles sont les différences et les interactions entre l'esclavage arabo-berbère
et l'esclavage dans la société négro-mauritanienne ?

maatala a dit…

Ould M'Khaïtir est: membre de la tribu Oulad Aïd, du Trarza.

² Rome désigne le Sénégal sous !a colonisation française Rome où Romains désignent les français. Les mauritaniens les appellent aussi les arabes de Rame.

IV. L'Interdépendance du contrôle étatique et tribal

Les réseaux qui contrôlent les Haratine dans les tribus ont leur prolongement dans les structures de l'État. C'est pourquoi les tribus arabo-berbères ont leur avis sur les nominations des Haratine de leur contrée, à des postes de responsabilité par l'État. C'est ainsi qu'elles proposent un membre de leur tribu comme agent informateur auprès du cadre Haratine en question. Ici, il s'agit de ma modeste personne. Lequel agent informe et l'État et !a tribu en question. Les intérêts de l'État et ceux des esclavagistes (tribus) se rejoignent, car il s'agit de contrôler, donc de contenir les Haratine, pour pérenniser leur domination. La carte politique du département de R'Kiz est édifiante à cet égard. La population composée à 60 ou 70% de Haratine. .A l'Assemblée nationale, le département de R'Kiz a deux députés : un de la tribu Idaouali et l'autre de la tribu Idab Lehcen. Au niveau du Sénat, un sénateur de la tribu Tajekant. Le maire de R'Kiz, chef-lieu du département, est de la tribu Smassid, tribu du Chef de l'État. Les quatre représentants du département sont tous issus de tribus berbères. Én Mauritanie, il y a des tribus arabes, mais les tribus citées ne sont pas des tribus arabes. Conclusion : les Haratine sont exclus et à dessein, du jeu politique.

Qui sont les vrais responsables de cette opération étatique et tribale

1 - Le système de contrôle des Haratine, dans les structures administratives ou étatiques, est conçu et pratiqué par l'État.

2 - Le Choix de l'Agent, chargé de surveiller le Hartani, revient à la tribu dont est issu son maître ou une tribu alliée ou au marabout ou au chef coutumier de la région.

3 - L'exécution a été confiée aux personnes que voici :

a - Mohamed ould Mohamed Ali, ancien Maire de R'Kiz, aujourd'hui Consul général de Mauritanie à Dakar (Sénégal). [I appartient à la tribu Smassid, celle du Chef de l'État, ould Taya.

b - Abderrahim ould Hadrami, ancien Ambassadeur Directeur du Département Afrique au Ministère des Affaires Étrangères, actuel Ambassadeur de Mauritanie au Canada. Il est membre de la tribu Idouali, celle du Comptable Ahmedou ould Saleck.

c - Khattry ould Jiddou, ancien secrétaire général du ministére des Affaires Etrangères. II est membre de la tribu Laghlal. Les deux tribus Laghlal et Idaouali sont traditionnellement alliées. Les Alliances tribales sont aussi tenaces que l'esclavages dans la société arabo-berbères.

Khattry ould Jiddou représente l'État dans cette opération, et les deux premiers représentant chacun sa tribu.

Les raisons qui incitent la tribu ldaouli, à agir sont désormais connues de vous. S'agissant de la tribu Smassid, celle du chef de l'État, la politique de l'État dans le Département de R'Kiz, lui a été confiée, depuis 1988, date des premières élections municipales au niveau rural.

Mohamed yahya ould Ciré Président de l'A.H.M.E.

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Salam


L'Esclavage en Mauritanie
Par Mohammed Yahya Ould CIRE



La Mauritanie est située entre le monde arabe et le monde africain. Elle est limitée au sud par le Sénégal, au sud-est et à l'est par le Mali, au nord par le Sahara occidental et l'Algérie, puis à l'ouest par l'océan Atlantique. Le pays compte environ 3 millions d'habitants. Pour traiter de ce sujet, quelques remarques s'imposent :

1) D'origine négro-africaine, les Haratine ont subi un transfert de civilisation, comme les Antillais ou les noirs Américains. Par conséquent, ils méconnaissent ou connaissent peu leur société d'origine. Etant nous-mêmes Hartani (un affranchi de l'esclavage arabo-berbère), nous nous limiterons à la société arabo-berbère que nous connaissons le mieux.

2) Elhor (Mouvement pour la libération et l'émancipation des Haratine) a été créée le 5 mars 1978 à Nouakchott (capitale de la Mauritanie). Il n'en demeure pas moins que sa naissance clandestine a eu lieu en novembre 1974 à l'ENA (Ecole Nationale d'Administration) de Mauritanie. De 1974 à 1978, un travail de sensibilisation et de conscientisation a été fait auprès des communautés Haratine, étudiants, fonctionnaires, travailleurs, etc.
Le 5 mars 1978 n'a été, en fait, qu'une étape inaugurale dans le processus de prise de conscience des victimes de l'esclavage en Mauritanie. Aujourd'hui, plus que jamais, ce travail doit être poursuivi.

Haratine (pluriel de Hartani) veut dire affranchis. En réalité, le mot Haratine est impropre car, il y a hier comme aujourd'hui plus d'esclaves que d'affranchis. Il y a, approximativement, un affranchi pour quatre esclaves. Elhor a choisi le mot Haratine pour les raisons suivantes :

- Dans la société arabe de Mauritanie, il n'y a aucune différence entre un esclave (abd) et un Hartani (affranchi). Le statut demeure le même pour les deux catégories, du fait de l'exploitation économique directe ou indirecte.

- L'origine de la personne détermine son statut à vie. La hiérarchie sociale est figée dans la société arabe de Mauritanie.
Comme au temps de l'Ancien Régime français, il y a des ordres : les guerriers (Béni hassan), les Marabouts (Zwaya) et les autres : griots, forgerons, Haratine et esclaves, etc.

A ce sujet, les Maures ont un proverbe assez significatif : "la différence entre un esclave et un affranchi est comme la distance qui existe entre le bas de la queue d'une vache debout et la terre. Lorsque la queue de la vache est longue, elle touche terre". C'est dire qu'il n'y a pas de différence, dans l'esprit des esclavagistes et même dans celui des autres membres de la société, entre esclave et affranchi.
Elhor, en tant que mouvement politique, ne peut ne pas s'inscrire dans une dynamique de libération. Ainsi affranchir les esclavages reste l'objectif fondamental du mouvement. C'est pourquoi le mot Haratine a été choisi.

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Le statut d'esclave est une photo figée, l'affranchi une perspective, une dynamique, un film à suspens, qui ne prendra fin que lorsqu'il y aura une libération et une émancipation effectives des esclaves.

3) Le nom de la Mauritanie vient du mot maure. Les Maures sont des Berbères qui régnaient sur une partie du Maghreb mais aussi au-delà, le sud de l'Espagne (Andalousie).

4) Arabe est une réalité, à la fois, ethnique, "civilisationnelle", mais aussi une culture dominante en Mauritanie.
Le sens du mot arabe change selon l'utilisation qui en est faite. Lorsqu'un esclave ou un affranchi parle d'un arabe, il évoque son maître, en tant qu'esclave. Il s'agit d'une relation maître-esclave.

Traditionnellement dans la composante arabo-berbère, lorsqu'on évoque l'Arabe c'est pour désigner un membre d'une tribu arabe ou les tribus arabes en général, c'est-à-dire les tribus guerrières ou Béni hassan. Celles-ci, venues en Mauritanie au 8ème et 9ème siècles après Jésus, sont bien le noyau de ce qu'est l'élément arabe au sens ethnique, si tant est que l'on puisse définir l'Arabe par l'ethnie.

5) Berbères : ils vivaient en Mauritanie avant l'arrivée des Arabes. Ils cohabitaient avec les populations noires. Les tribus Lemtouna, Messouna, Tagekent, etc. sont berbères. Ces dernières se sont arabisées, sont devenues dépositaires à la fois de la langue arabe et de la religion musulmane. Ces tribus appelées maraboutiques (Zwaya) sont bien plus nombreuses que les tribus Béni hassan en Mauritanie.
Cette volonté aujourd'hui de gommer toute trace de la culture berbère, la langue Zanaga parlée par beaucoup de tribus, est inquiétante car elle nie une réalité palpable. Elle rappelle si besoin est, le silence qui entoure l'esclavage. On pratique l'esclavage, on vit l'esclavage mais celui-ci dit-on n'existe pas.
L'Islam, dès le départ, a encouragé la libération des esclaves surtout quand ils sont musulmans. Malheureusement, dans la pratique, il y a toujours eu une "instrumentalisation" de la religion musulmane pour justifier la domination des maîtres sur leurs esclaves. Le fait qu'ils soient rarement instruits participe au maintien de leur situation d'ignorance qui empêche toute velléité d'émancipation.

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6) Beydane veut dire blancs, par opposition aux noirs qui cohabitaient avec les Maures. Par Beydane, les Haratine désignent l'élément maure.
Les termes maures, arabes, berbères et beydane ont ici le même sens car ils désignent tous l'élément arabe ou la composante arabe ou arabo-berbère. Aucun des mots n'est péjoratif car chacun d'entre eux recouvre une réalité historique, culturelle et civisationnelle.

Nous ne sommes guère linguiste. Nous ne sommes pas spécialiste du hassania (dialecte arabe parlé par les Arabo-Berbères de Mauritanie), de l'arabe ou du français. Nous nous sommes livré à cet exercice uniquement pour faire comprendre au lecteur notre pensée et à travers elle, la réalité mauritanienne.

Les Haratine ne parlent pas arabe dans leur écrasante majorité. Seuls ceux qui ont étudié l'arabe le parlent. En réalité, les Haratine s'expriment surtout en hassania, dans une version trop peu élaborée. La volonté politique était et demeure celle de soustraire les Haratine à toute influence ou tout moyen par lequel ils pourraient s'émanciper. Maîtriser un dialecte est une forme de connaissance.
Aujourd'hui, les Haratine n'écoutent pas les informations de la radio nationale. Car celles-ci sont en arabe, français, pulaar, soninké, wolof, langues qu'ils ne comprennent pas.

Il nous est souvent arrivé d'écouter des informations avec d'autres Haratine qui nous posent toujours la même question "qu'est-ce que la radio a dit ?".
Comment pourrait-on faire la traduction à un minimum de 45% de la population, à chaque information ? Les haratine forment la communauté la plus marginalisée de Mauritanie. Leur exclusion du système, qu'il soit traditionnel ou moderne, conduit à une privation de toute forme de savoir qui aurait pu participer à leur émancipation. Les esclavagistes s'épanouissent sur la base de cette ignorance entretenue par différents moyens.

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I. La complexité de l'esclavage en Mauritanie
Toutes les composantes de la société mauritanienne sont concernées par l'esclavage. A savoir les Arabo-berbères et les Négro-Mauritaniens (Haall-pulaar, Soninké, Wolof et Bambara). L'esclavage est vécu comme un problème de conscience dans ces différents milieux.
A) D'une part, les Arabes ont arraché du monde négro-africain des êtres humains qu'ils ont soumis et continuent de soumettre à l'esclavage.
D'autre part, ils ont transgressé l'esprit de l'islam, religion qui constitue le fondement de leur culture et de leur civilisation. L'islam a toujours encouragé la libération des esclaves par les maîtres croyants.

Jean Rouvier, un de mes anciens professeurs à Paris II, tenait les propos suivants : "lorsque les idéalistes concoctent de bonnes idées, les matérialistes viennent les pervertir." Cette remarque ne concerne pas seulement les religions, mais aussi les idéologies de là-bas.

B) Dans le passé les communautés négro-africaines ont aussi vendu des esclaves dans le commerce transsaharien. Il appartient aux descendants d'esclaves de cette communauté aussi de s'organiser pour leur propre émancipation. Il existe, en effet, une forme d'esclavage dans les sociétés négro-mauritaniennes. L'existence des castes impose, aujourd'hui, dans cette communauté, des inégalités statutaires entre individus qui sont communément admises.

Toute démarche tendant à remettre en cause l'esclavage butera contre des intérêts économiques, juridiques, politiques etc., quelle que soit la communauté considérée.
Pour les Arabo-berbères, il s'agit d'une question de survie car l'économie traditionnelle et moderne fonctionne grâce à et par les haratines.
Si ces derniers étaient payés pour leur travail et si les Arabo-berbères vivaient du fruit de leur labeur, cela conduirait à une mutation fondamentale dans la société.
Pour les Négro-Mauritaniens la problématique ne se situe pas sur un plan économique mais au niveau du statut réservé aux gens de castes. La disparition des castes permettra une redistribution des rôles dans la société négro-africaine et une meilleure participation des personnes "castées" dans le destin de la nation.

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C) Ces deux formes d'esclavage ont des similitudes et des différences :
- Les similitudes sont la négation de la personne humaine et l'exclusion de l'esclave du domaine juridique, politique, culturel, etc. ainsi que l'idéologie du mépris qui justifie cette éviction. Il en est ainsi de la tenue de la terre : "la situation sur les terres du lac R'Kiz est illustrative des rapports agraires dominants dans les territoires arabes du Trarza. Ici, les terres réputées historiquement indivises, relèvent de la maîtrise des catégories dirigeantes des deux tribus de la zone, les Idaw Ali et Idaab Lahcen. Si le morcellement des terres fait son chemin, la production agricole (du mil en particulier) est fondée sur la location des terres (de une à trois années maximum), moyennant le versement de la Zëkkat et d'une fraction de la récolte convenue entre les parties contractantes. Du fait des dispositions de l'ordonnance 83-127 et de son décret d'application, les dépositaires des droits de maîtrise soucieux de sauvegarder leur patrimoine, évitent de maintenir les producteurs sur le même lopin plusieurs années durant"(1) .
Plusieurs remarques s'imposent : la Zëkkat est l'aumône légale (impôt musulman). Elle était versée au Trésor du Califat afin d'être distribuée aux pauvres. Les esclavagistes arabo-berbères l'imposent aux Haratine pour leur propre bénéfice. Ici la Zëkkat est détournée de son objectif.

1. Les esclavagistes se substituent à l'autorité religieuse qualifiée pour prélever un impôt.

2. Ils sacralisent l'esclavage pour que personne ne le conteste. Il s'agit donc d'une transgression de l'Islam.

3. Que reste-t-il à ceux qui travaillent la terre puisqu'ils donnent et la Zëkkat et une autre partie de la récolte.

4. On voit bien combien les esclavagistes violent l'ordonnance 83-127 relative à la réforme agraire en refusant que les exploitants se maintiennent sur les terres plus de trois ans. Cette violation prouve la complicité de l'Etat mauritanien
Au niveau des Négro-Mauritaniens, la location de la terre continue : "de nos jours, l'ensemble de ces redevances et d'autres encore sont tombées en désuétude : seule l'assakal (dîme religieuse correspondant au 1/10ème de la récolte) et le rem peccen (littéralement "cultive et nous partageons" - forme de métayage par lequel l'exploitant verse une fraction de la récolte au dépositaire du droit de maîtrise) prévalent encore" (2).

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- Les différences : dans la société négro-mauritanienne, les "esclaves" sont devenus des affranchis et ce, du fait de l'application du décret du 12 décembre 1905 abolissant l'esclavage en France et dans les colonies. Les Négro-Mauritaniens étaient sous administration directe de la France et donc le décret de 1905 leur a été appliqué. Or, les Maures (arabo-berbères) bénéficiaient d'un statut spécial et donc d'une administration indirecte. C'est ce qui explique, du moins en partie, que l'esclavage existe toujours en Mauritanie.

Les "esclaves" dans la société négro-mauritanienne, ne sont ni vendus, ni donnés, ni échangés. Ils peuvent se marier sans l'autorisation de l'ancien maître. Ils bénéficient du fruit de leur travail. Mais ils n'ont pas voix au chapitre dans la cité. Ils ne prennent pas part au conseil du village. Ils ne peuvent être, ni chef de village, ni Imam de mosquée, sauf peut-être dans un village constitué exclusivement d'esclaves. Ce sont donc les parias de cette société.
Dans la société arabo-berbère, l'esclave est vendu, loué, échangé, donné, lynché, battu, castré, violée, exporté, désocialisé et dépersonnalisé, ne peut se marier sans le consentement de son maître, ainsi de suite. Aujourd'hui, il y a des marchés d'esclaves en Mauritanie, notamment à Atar, la ville où est né le chef de l'Etat Ould Taya.
Il y a des villes, des villages, des campements de nomades où existent des lieux de lynchage des esclaves : de solides troncs d'arbres sont dressés. On y attache les esclaves promis au lynchage. Puis l'opération commence. La mort peut s'ensuivre. L'esclave peut perdre un oeil ou les deux, une oreille ou les deux, un nez, et peut perdre sa mobilité... La ville de Guerrou est un exemple. Guerrou est habitée par la tribu berbère Tajekant. Un député et un sénateur, des magistrats, des cadres de cette tribu ont participé à un lynchage collectif sur des Haratine (esclaves). Cette opération de lynchage a été dénoncée en 1999, dans une lettre adressée au chef de l'Etat Ould Taya. Cette lettre est restée sans réponse.

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II. L'esclavage dans la société arabo-berbère

A/ Définition de l'esclavage
Il s'agit d'un système qui prive l'être humain de ses droits juridiques, politiques, économiques, etc., ce qui réduit à l'état d'objet, d'animal, à disposition de son propriétaire ou de son maître.
Le code noir français de 1685 évoque les biens meubles. L'esclave peut être vendu ou échangé. Il travaille sans être payé. Il n'a aucun droit sur ses propres enfants. Il ne peut se marier dans le consentement de son maître, etc.
Juridiquement, l'esclavage peut être défini ainsi : "en Mauritanie ou ailleurs : l'esclavage est d'abord le droit d'user, de disposer et parfois d'abuser d'une personne qui n'est pas libre dans l'expression de sa volonté.
A la différence de la formule contractuelle dans laquelle l'expression des consentements et la rencontre des volontés créent l'obligation juridique, il s'agit d'un engagement dicté par le rapport de forces historique et matériel, couvert par l'idéologie traditionnelle, légitimé par la mentalité dominante et toléré par les autorités de l'Etat" (voir document SOS Esclave 1976, ONG mauritanienne : "Qu'est-ce que l'esclavage en Mauritanie ?" p.2).
L'esclavage demeure en Mauritanie. Comme le disait Abraham Lincoln : "si l'esclavage n'est pas mauvais, rien au monde n'est mauvais."

B/ Les formes d'esclavage dans la société arabo-berbère

1) L'esclavage domestique
Il consiste à accomplir les travaux au sein de la maison, aller au puits à la recherche de l'eau, être berger, ramasser de la gomme arabique, cueillir des dattes, cultiver les champs, ainsi de suite.

2) L'esclavage administratif

1. Le comportement des hauts responsables maures.
Dans l'administration mauritanienne, le hartani, quel que soit ses compétences et sa position hiérarchique, doit toujours être au service du beydane. Il demeure le bon esclave (abd) "le bon nègre". Ceci est d'autant plus grave qu'il s'agit du domaine du non-dit. L'esclavage doit savoir rester à sa place : travailler et ne pas contester.
Un Maure ne peut exiger de toute autre Maure d'accomplir ses tâches. Par fierté, celui-ci peut refuser. La hiérarchie tribale peut empêcher le supérieur de faire respecter la hiérarchie administrative. Pour contourner cet obstacle, il a recours à un hartani. La charge de travail qui lui est attribuée le conduit, souvent, à la folie. Il arrive aussi qu'il ne bénéficie pas de son congé administratif qui est un droit pour tout fonctionnaire. Les charges qui lui sont imposées ont des conséquences graves sur sa propre existence.

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2. Les comportements des esclavagistes à l'égard de l'administration mauritanienne. Les esclavagistes mauritaniens sont la clientèle politique du pouvoir. Mieux, ce sont leurs fils qui dirigent l'administration. C'est ce qui justifie leur influence dans celle-ci. C'est aussi pour cette raison que beaucoup d'entre eux interviennent auprès de la fonction publique en vue du recrutement de leur Haratine et perçoivent, en partie ou en totalité, les salaires de ceux-ci. Les esclavagistes sont assurés de la complicité de l'Administration. Si le Hartani respecte le contrat initial, il reste dans sa fonction, sinon il sera renvoyé aussi rapidement qu'il a été recruté.

3) l'esclavage politique
Hier l'esclavage était utilisé pour les travaux champêtres, pour la surveillance des animaux, etc. Depuis l'institution de l'apparente démocratie, les esclavagistes monnayent, auprès du parti au pouvoir ou des partis de l'opposition, les voix de leurs esclaves.

Au moment des élections législatives, présidentielles ou municipales, le maître embarque ses sujets dans un camion pour le bureau de vote indiqué. Après leur vote, ils sont ramenés à leur lieu d'esclavage.
Voilà une démocratie esclavagiste "où l'opinion de l'esclave est celle de son maître, qu'il exprime par un vote orienté." (Voir document SOS Esclave déjà cité).
Voilà aussi une démocratie tribaliste car c'est par la tribu que les haratine sont encadrés, contrôlés, canalisés et divisés.

4) L'esclavage moderne
Les beydane sont sur ce point d'une habilité et d'un cynisme sans équivalent et montrent une grande capacité d'adaptation. L'ancien esclave à la campagne devient, aujourd'hui, un chauffeur, un mécanicien, un travailleur agricole ou un employé d'usine. Ainsi, il est souvent mal payé ou pas payé du tout. La victime ne revendique jamais car l'esclavage est d'abord et surtout mental.
Si par malheur, il se révoltait, il est amené à la police, la gendarmerie ou la garde nationale, il peut y être battu ou délaissé entre les murs. La victime préfère souvent la situation d'esclave à celle d'être entre les mains de la police etc.
Par ce biais, les beydane, même sans esclave, s'octroient des domestiques sans rémunération par la complicité des forces de l'ordre.
A ce sujet, il arrive que des Sénégalais, des Maliens, des Bissau-Guinéens, etc. soient victimes des mêmes traitements. Il suffit d'être noir pour être méprisé et victime d'un racisme.

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5) Le néo-esclavage
L'esclave affranchi s'appelle hartani. Comme devient-on hartani ?
Il arrive souvent que pour obtenir sa libération, l'esclave contracte une dette vis à vis de son maître. C'est le cas le plus fréquent. Aussi, il y a ceux qui fuient et échappent ainsi à l'esclavage direct.
Le maître peut devenir pauvre et ne plus pouvoir subvenir aux besoins élémentaires de l'esclave, il l'affranchit pour l'exploiter d'une autre manière.
L'esclave affranchi devient l'esclave de tout le monde. Dans ce cas, l'exploitation est justifiée grâce à une argumentation religieuse et fallacieuse. Du fait de leur aliénation, les haratine pensent que les beydane sont des chérifs (descendants du prophète Mahomet) ou alors descendants des familles maraboutiques, représentants d'Allah sur terre, par le savoir qu'ils détiennent.
La différence entre un abd (esclave) et un Hartani (affranchi) se situe entre un esclavage direct et un esclavage indirect. Le premier coûte plus ou moins cher au maître, par la nourriture, l'habillement et la surveillance. Le second ne coûte rien et rapporte beaucoup. En effet, l'esclave affranchi vit de son travail, mais en même temps entretient, à distance, son maître ou ses maîtres. Il s'acquitte de la Zëkkat (impôt légal), la saddagha (aumône), la hadya (don) au maître. Si ce dernier veut utiliser le Hartani ou l'un des membres de sa famille, pour un travail ponctuel ou permanent, il peut en user. "On inculque à l'esclave, que son salut dépend du maître, que son accès au paradis est lié à l'obéissance au maître. Du coup, la soumission de l'esclave est érigé en devoir religieux" (3).
Acheter sa liberté ou fuir l'esclavage n'équivaut pas à un affranchissement mental. L'affranchi ne sait pas pourquoi il a acquis cette liberté. L'Etat ne le dit pas. Les institutions religieuses non plus. "L'esclavage est une idéologie de domination qui secrète une mentalité. L'esclave est porteur de cette mentalité d'autant plus qu'aucun travail n'a été fait en vue d'aider les victimes à comprendre et à surmonter cette mentalité de dépendance" (4). L'esclavage étant permis par l'Islam, les esclavagistes refusent de donner des contrats d'affranchissement aux esclaves. Les haratine et les esclaves continuent à accepter l'esclavage parce qu'il est autorisé par l'Islam. Dans le cadre de l'esclavage indirect, les haratine ayant des esclaves sont exploités par leurs anciens maîtres. Ainsi, le Maure maître d'esclaves exploite le hartani maître d'esclaves. Puis ce dernier asservit son abd (esclave). Mais, étant donné que "l'esclave de ton esclave est ton esclave", le Maure exploite l'esclave du hartani et le hartani lui-même.
L'esclavage est un crime contre l'humanité, il ne serait pas justifié que la communauté internationale entoure de silence l'esclavage en Mauritanie. L'esclavage transsaharien a précédé l'esclavage transatlantique, le dernier a disparu, le premier demeure.

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C/ L'Etat et l'esclavage en Mauritanie
La France a aboli l'esclavage par le décret du 12 décembre 1905 en Mauritanie. La première constitution de la Mauritanie indépendante de 1961 établit le principe d'égalité entre les citoyens. La nouvelle constitution de juillet 1991, dans son préambule, évoque le droit à l'égalité. Pourtant, aucune de ces deux constitutions ne parle explicitement de l'esclavage.
L'ordonnance du 5 juillet 1981 abolit l'esclavage sur l'ensemble du territoire national. Les haratine sont donc juridiquement sujets de droit, au moins dans les textes. Pourtant leur situation ne s'est pas, pour autant, améliorée pour deux raisons :
Premièrement, l'ordonnance n'a pas été suivie d'une application effective.
Deuxièmement, le pouvoir, depuis 1960, procède à un camouflage politique et laisse les maîtres continuer l'exploitation des esclaves. Les conservateurs ont toujours eu une place prépondérante au sein de la classe politique mauritanienne. Ainsi, aucun effort n'a été fait pour éradiquer l'esclavage. Bien au contraire, tout est mis en oeuvre pour diviser les forces qui luttent pour la libération des esclaves. Aujourd'hui, il existe au moins cinq tendances au sein d'Elhor (Elhor baasiste, patriote, radical, tendance Koné Mahmoud, tendance capitaine Breïka). Cette atomisation est préjudiciable à la cause haratine.
Les haratine sont, d'autre part, victimes d'une utilisation cynique et honteuse par le pouvoir contre les Négro-Mauritaniens. Cela a été le cas en 1966, 1979 et 1989. Les plus exploités, les plus aliénés (haratine), sont remontés contre d'autres dominés qui revendiquent la reconnaissance de leurs droits. Il reste que les Négro-Mauritaniens ne doivent pas se tromper d'ennemis.
La complicité de l'Etat mauritanien dans le maintien de l'esclavage est évidente. "Ni le Comité, ni aucune autorité gouvernementale n'ont développé de programmes économiques, sociaux ou d'éducation, afin d'assister les esclaves, soi-disant libérés par les décrets de 1901, 1905, 1961, et celui du 8 octobre 1981. Ils n'ont même jamais présidé à la mise en place de campagnes de sensibilisation afin d'informer les noirs qui demeurent asservis de l'existence de toute ordonnance d'émancipation. Les autorités locales, en particulier les Hakem (préfets de province) et les Wali (gouverneurs de région), refusent de recevoir et d'enregistrer les plaintes déposées par les esclaves. Selon Boubacar Messaoud, "ce comportement équivaut à une forme de complicité avec les propriétaires d'esclaves puisqu'un problème qui n'existe pas n'a pas besoin d'être résolu, tout comme une maladie imaginaire ne peut être soignée" (5). Cette complicité puise sa source dans la Constitution mauritanienne. "Ainsi, les Cadis (juges de droit musulman) continuent-ils, sous couvert d'une interprétation discutable des prescriptions islamiques, de tenir compte des pratiques esclavagistes, sur les questions d'héritage, comme à propos de la valeur de témoignage, les juges de formation traditionnelle acceptent souvent de recevoir des revendications des maîtres d'esclaves. Ils profitent de l'ambiguïté du préambule de la Constitution qui cite l'Islam comme "unique source du droit", dans le pays. Or, comme la tradition musulmane n'est pas clairement codifiée, on peut lui faire dire ce que l'on veut.(6)"
III. La spécificité haratine
Les Haratine sont d'origine négro-africaine et de culture arabo-berbère. Par la couleur de la peau, ils se rapprochent de leur origine négro-africaine. Par assimilation, ils ont adopté la culture arabo-berbère. Cela crée une affinité culturelle avec les Maures. Pour autant, les Haratine ne sont pas des Arabes.

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1.Le hassania, dialecte parlé par les Maures (Arabes et Berbères) est certes largement influencé par la langue arabe, mais il est aussi le fruit d'autres influences : la langue berbère zanaga, mais aussi les langues négro-mauritaniennes : hal pulaâr, soninké, ouolof et bambara.

2. Les Haratine, qui ont fui l'esclavage arabo-berbère et qui se sont installés, en partie, au sud de la Mauritanie majoritairement habitée par les Négro Mauritaniens, ne parlent pas tous le hassania. Ils s'expriment soit en soninké, en hal pulaâr ou wolof. Par exemple, les Haratine de Oulad Benioug à Rosso, parlent plutôt le wolof que le hassania.

3. Comme esclaves, les Haratine n'ont jamais eu le temps matériel pour parler un hassania soutenu. Ils vivent entre eux, sans contact avec leurs maîtres. Ils sont ainsi réduits à parler un hassania altéré. Il s'agit en fait d'un "créole haratine". A ce sujet, les Maures, dans leurs moments de détente, se moquent du parler des Haratine. C'est parfois avec beaucoup d'humour, mais ils oublient qu'ils sont les seuls responsables de cette situation. Pour être Arabe, deux conditions sont nécessaires :
- appartenir à l'ethnie arabe,
- être de culture arabe.
L'élément culturel en soi ne constitue pas une preuve de l'arabité des Haratine. On peut être arabe et appartenir à une autre culture. Par exemple, les enfants des immigrés du Maghreb en France. Ils se considèrent souvent comme des Arabes. Or, ils ne parlent plus l'arabe ou très peu. La seule langue qu'ils connaissent est le français. Mais cette appartenance culturelle n'efface pas l'origine. Ainsi, l'origine négro-africaine des Haratine ne peut être effacée ou ignorée, malgré les multiples tentatives qui relèvent toutes de la falsification de l'Histoire.

4. Si les Haratine étaient des Arabes, le besoin de l'affirmer serait absurde. Mieux, ils ne seraient pas soumis à l'esclavage puisqu'aucune tribu arabe, aucun Etat arabe ne soumet les Arabes à l'esclavage.

maatala a dit…

5. Si l'élément culturel était déterminant comme facteur d'arabité, les Berbères d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, n'auraient pas revendiqué leur langue, leur culture, leur spécificité par rapport aux Arabes de ces pays. Et pourtant ces Berbères ont intégré la culture arabe. En Algérie, la langue berbère est officiellement reconnue. La langue zanaga (langue des Berbères de Mauritanie) est toujours parlée dans certaines contrées. Cette langue a connu son déclin suite à la guerre de Shuur Bubbuë (1644-1677). Cette guerre a opposé les guerriers Beni Hassan, c'est-à-dire les Arabes et les Zwaya (marabouts), c'est-à-dire les Berbères de Mauritanie. Les vainqueurs arabes ont imposé leur langue et les vaincus ont subi. Pire, il a été interdit aux Berbères de parler leur langue zanaga. Cet exemple montre, si besoin est, que la langue arabe a été et est une langue de colonisation et de domination. Les Berbères en sont victimes comme les Haratine. La différence est que les Berbères pratiquaient l'esclavage avant l'arrivée des Arabes et continuent à le faire encore aujourd'hui. Ils utilisent l'Islam pour asseoir cet esclavage.
L'Etat mauritanien considère que les Haratine sont des Arabes. Les nationalistes arabes (Baâsisme et Nasserisme) aussi. La position des dirigeants d'EL HOR (toutes tendances confondues) est plus étonnante ; car ceux-ci affirment que les Haratine sont des Arabes. Cette thèse n'est pas soutenable. Les Haratine n'ont pas choisi la culture arabe, qui leur a été imposée par la force, du fait de l'esclavage. Arrachés à leur milieu social d'origine (ethnie), les Haratine ont été contraints d'apprendre le hassania qui est différent de l'arabe. Aucun esclave, aucun Hartani ne parle l'arabe s'il ne l'a pas appris dans les écoles traditionnelles ou modernes. Or, les esclavagistes (Emirats, Imamats, chefs religieux, chefs coutumiers, Etat, ...) maintenaient et maintiennent les Haratine en dehors de toute influence qui pourrait contribuer à une prise de conscience. Alors qu'un musulman doit connaître, au moins, la première sourate du Coran pour ses prières quotidiennes, les Marabouts interdisent à leurs esclaves de l'apprendre. C'est là une transgression de plus de l'Islam.
Si la langue détermine l'arabité, alors tous ceux qui parlent l'arabe devraient être des Arabes. On sait qu'il n'en est pas ainsi.
Que deviendraient les Haratine si les Berbères de Mauritanie obtenaient leur berbérité (ce qui est une possibité) et obtiendraient gain de cause ? Dans cette hypothèse, les Haratine seraient des Arabes, des Berbères, ou les deux à la fois.
Donc les Haratine sont Mauritaniens, mais ne sont pas Arabes.

maatala a dit…

Une organisation (El Hor) qui ne revendiquerait pas ses racines, perdrait sa personnalité, son originalité, sa fierté et par conséquent sa lutte politique contre les tenants de l'esclavage. L'arabité des Haratine n'est qu'un moyen d'étouffer leurs revendications. Elle n'est pas une dimension de la liberté, mais une dimension de l'esclavage. Les Mouvements Noirs des Etats-Unis d'Amérique de lutte contre l'esclavage, la ségrégation raciale et les droits civiques, ont tous revendiqué leurs racines africaines. Il en est de même des Noirs Colombiens, ainsi de suite.
Pour que les Haratine recouvrent leurs droits politiques, économiques et sociaux, El Hor, qui les représente, doit revendiquer leur identité propre : leur situation d'esclaves et leur origine. A ce sujet, on ne peut ne pas penser à ce que dit Jean-Paul Sartre : "L'important n'est pas ce que l'histoire fait de nous, mais ce que nous faisons de ce que l'histoire fait de nous". Ce positionnement par rapport à l'origine et à la culture, ne veut pas dire que les Haratine doivent prendre parti pour les Arabo-Berbères ou les Négro-mauritaniens. Pour moi, les Haratine sont une composante à part, qui doit s'affranchir des uns et des autres. Une telle position de neutralité leur permettra, à long terme, de recouvrir une autonomie de pensée et de comportement. En 1989, des Haratine encadrés par des Maures et des forces de l'ordre ont été lancés sur les Négro-mauritaniens en vue de leur extermination. Une telle opération peut avoir lieu y compris entre les Haratine eux-mêmes si les démocrates de Mauritanie ne leur viennent pas en aide en vue de leur prise de conscience.
Pourquoi les Haratine seraient-ils contraints de choisir entre les Négro-Mauritaniens et les Arabo-Berbères ? "C'est dans ce contexte que les Haratine sont sommés par les uns de se déclarer noirs et de rejoindre les "Négro-Mauritaniens opprimés" (puisque d'origine Bambara ou toute autre ethnie naguère razziée et asservie) et par les autres de s'affirmer blancs et Arabes (puisqu'ils parlent la langue des anciens maîtres."(7)

maatala a dit…

D'abord, les composantes arabo-berbères et négro-africaines ont participé à la traite transatlantique et à la traite transsaharienne. Comment choisir entre les descendants des marchands d'esclaves ? Je rappelle que les aristocraties négro-africaines (rois, chefs coutumiers, chefs religieux) ont vendu leurs frères de sang aux Berbères, aux Arabes et aux Européens.
Ensuite, le constat actuel est que les Arabo-Berbères pratiquent l'esclavage dans ses formes les plus inhumaines et maintiennent la moitié de la population mauritanienne sous leur domination. Les Négro-Mauritaniens aussi. Les affranchis de l'esclavage négro-mauritanien sont devenus une caste. Puis comme tous les "castés", ils sont exclus de la gestion de la cité. C'est pourquoi aucune de ses communautés ne mérite la confiance et la solidarité des Haratine. Jusqu'ici, l'histoire de la Mauritanie, ancienne ou récente, a été conduite par les aristocraties arabo-Berbères et négro-mauritaniennes, qui se sont toujours alliées. Cette alliance s'est toujours faite au détriment des esclaves des deux communautés.
Enfin, aujourd'hui, les Haratine constituent une force politique du fait de leur poids démographique. "Quoi qu'il en soit, ils sont devenus le principal enjeu de la lutte entre les différents partis et mouvements politiques -au détriment de leurs revendications propres- car ils représentent démographiquement près de 45% de la population totale"(8).
Ce regain d'intérêt pour la communauté Haratine vise deux objectifs :

maatala a dit…

1. La division et l'affaiblissement des haratine

2. Leur utilisation dans la conservation et la prise du pouvoir. C'est classique, les tribus maures se faisaient et se font la guerre par leurs esclaves interposés. Il en est de même des ethnies négro-mauritaniennes. Et ce, soit pour avoir des avantages, soit pour se neutraliser. La seule différence, c'est qu'aujourd'hui, ce travail est fait par des mouvements et partis politiques qui se réclament de la démocratie. Il s'agit d'un néo-esclavage politique.

IV. La France et l'esclavage en Mauritanie
La France a pacifié la Mauritanie en 1904 et y a aboli l'esclavage par le décret du 12 décembre 1905. Le 28 novembre 1960, la Mauritanie a accédé à la souveraineté politique. La France est restée dans ce pays cinquante cinq années après qu'elle ait aboli l'esclavage sans que les autorités de l'époque ne travaillent pour l'éradication de l'esclavage. Un accord tacite liait la France aux esclavagistes, qui en acceptant la domination française ont réclamé de celle-ci de ne pas mettre en application le décret de 1905.
Pour conclure, nous pouvons dire que la question des haratine pose un problème de citoyenneté : "la question haratine devrait être vue sous l'angle de l'intégration citoyenne. L'émancipation devrait viser la libération de l'individu du joug de la communauté restreinte ou particulière. Il s'agira d'une entreprise qui concernera tous les Mauritaniens dont la vie aujourd'hui est déterminée par le degré d'allégeance au groupe tribal ou ethnique". (La Tribune n° 106 du 13 janvier 1999, page 1).
La reconnaissance par la France de l'esclavage comme un crime contre l'humanité devrait pousser les autorités françaises à s'engager, dans leurs relations avec les autorités mauritaniennes, pour que le pouvoir mauritanien opte sérieusement en faveur de l'éradication effective de ce fléau et de ses conséquences.


maatala

maatala a dit…

Salam


Les Médias d’Etat et l’Esclavage, la face visible de l’exclusion



Nous n’avons pas besoin d’une loupe pour voir l’hégémonie d’une communauté sur les medias d’Etat. Tous les organes sont coiffés par des Maures blancs, les adjoints, les DAFs et tous les postes clés, même au ministère. Sauf quand il s’agit des postes où on doit bosser : la rédaction, la traduction et la production. Là, on fait recours aux nègres de service, par nécessité.

Les invités au plateau sont souvent des Blancs. Ce n’est pas grave, quand on n’invite que des Maures blancs. Ce qui est grave c’est lorsque ces invités soient exclusivement des Haratines ou des Négro-africains ! Parce que c’est inadmissible dira-on sans gêne. Car ce qui est normal c’est que ces derniers servent de « figurants » noirs en guise d’un dosage déséquilibré.

Nous avons vu beaucoup de ministres défiler au département de la communication mais, décidément, rien que pour perpétuer et pérenniser le sur-place. Les patrons de ces medias sont-ils intouchables ? Sont-ils plus forts que le Ministre ? Certes, on enlève quelquefois un directeur général pour restaurer un ancien ; mais le reste du « décor » et les référentiels culturels qui prévalent dans un secteur aussi sensible que celui de la Communication, sont maintenus dans leur ’état !

J’ai vu ce staff avec le ministre à l’Assemblée nationale. Un staff inamovible et d’une même couleur, une seule ; c’est l’Apartheid en substance et cela, apparemment, ne gène personne. C’est du déjà vu depuis 50 ans, et peut-être du toujours comme ça ! Une sorte de statu quo ante qui fait la politique de tous les régimes qui se sont succédés en Mauritanie et qui ne changeront pas de si tôt.

Il a fallu des graffitis sur les murs pour voir un Haratine à la télévision; et même celui-là, on le voit plus. Il a peut-être disparu. Et pour les Négro-africains, de par leur temps d’antenne très mal placé, du reste, et non suivi, il faut être NECESSAIREMENT arabisant pour avoir le privilège de monter sur le plateau et présenter le journal.

maatala a dit…

Donc, les medias dits d’Etat appartiennent, comme toute la Mauritanie, à nos frères Maures blancs ! Il est vraiment amer de le dire mais toutes les preuves sont là :

1.L’absence notoire des autres entités des centres de décisions, eu égard à leur exclusion de toute la hiérarchie de ces institutions, se répercute directement sur la matière, et cela se caractérise par l’absence de leurs spécificités culturelles, mais aussi et surtout, des sujets les concernant qui se trouvent être, comble de l’exclusion, des sujets tabous !

2.Un technicien de radio, un des nègres de service, va à la retraite dans quelques mois ; il n’a jamais pu être reclassé alors qu’on ne peut compter le nombre des gens qu’il a formés sur le tas et de ceux qui, sans aucune formation, ont été promis, reclassés et nommés rien que parce qu’ils sont Maures blancs.

3.Ces medias ne sont pas, comme le pensent certains, pour l’Etat. Ils appartiennent plutôt à des lobbies qui cherchent à se maintenir et à garder des privilèges indus. C’est tout le chauvinisme arabe qui est là !

4.Tout dernièrement, le directeur de Radio Mauritanie a décidé, de son propre gré, semble-t–il, de refuser la diffusion d’une émission réalisée sur l’esclavage. Pourtant, c’est une demande sociale pressante et un désir souvent exprimé par les honnêtes intellectuels de ce pays de déballer ce phénomène qui refait, à chaque fois, surface, dès que l’effet des calmants passe ! Nous avons tous exprimé notre désir de discuter sans mesure les conséquences imprévisibles de la surenchère, au lieu de se tirer à boulets rouges… Nous pensons qu’il est temps de le faire à la radio et à la télévision, car, nous autres exclus, nous avons nos points de vue quant aux solutions de ce problème qui est quand même le nôtre avant d’être celui de quiconque autre.

5. Mohamed Ould Abdel Aziz avait exhorté ces organes à changer de méthode. Mais, si, vraiment, il a la volonté de changer les choses, il faut impérativement changer les hommes ! Ne l’ayant pas fait, le tout nouveau ministre semble opter pour le sur-place. Alors, à qui appartiennent ces organes donc ? Puisque le Chef d’Etat ne peut pas changer ces hommes et le ministre non plus, c’est donc ces intouchables qui détiennent les commandes. On peut trouver, aujourd’hui, recenser plus de dix personnes tous de la même famille au sein de l’une des institutions et plus de cent autres de la tribu d’un ancien directeur.

6.Je signale que les Haratines sont absents de ces organes, sauf peut-être dans la catégorie des plantons et des manœuvres et autres techniciens formés par Bilal Yemar. Et Dieu sait dans quel état, ils sont !! C’est une nouvelle forme d’esclavage qui s’est instauré dans toute l’administration mauritanienne.

7.les Négro-mauritaniens ne sont pas seulement absents des postes mais aussi des programmes. Pour cette raison, rien n’a été fait pour rattacher ces gens-là à cette Mauritanie. Au contraire, tout a été fait pour les pousser derrière le fleuve. Et ce au même où les Haratines demeurent réduits au silence et réservés à la servitude. Un silence qui sera forcément brisé un jour. Pourvu que quelqu’un prenne l’initiative !

maatala a dit…

Ce que je tiens à dire ici, ce n’est pas que telle ou telle entité est absente des centres de décisions. Cela est l’apanage de toute notre administration. C’est une administration mauresque, presque à cent pour cent. C’est général. Et l’hégémonie est claire, partout.

Mon propos s’inscrit dans la dynamique dont on parle ces derniers temps. Nous sommes entrain d’aider les bonnes volontés, s’il y en a vraiment, pour situer et ôter les obstacles jalonnant la voie du changement souhaité !



Mais un fait est sûr. Tout changement préalable passe par : redistribution des cartes, constat de la volonté dans les faits : tout ce que tu vas faire pour moi, si tu le fais sans moi, son effet sera de courte durée. C’est exactement pour cette raison que les rhétoriques de Ould Taya ont été dépourvues de résultat viable. En effet, pour combattre l’esclavage il évitait d’appeler le mal par son nom préférant trouver des périphrases vaseuses telles que la lutte contre la pauvreté et/ou la lutte contre l’analphabétisme. Des milliards ont été dépensés pour éradiquer, disait-on, ces fléaux sociaux. Et pourtant aujourd’hui le problème reste entier ! On n’a pas su ou voulu appeler un chat le chat et permettre ainsi à l’action d’être efficiente.

Si avec cet argent on avait aménagé des terres cultivables, organisé et formé des pêcheurs installés le long de la mer, embauché une classe ouvrière à la SNIM, piloté des projets d’élevage, ouvert et encadré des écoles dans les milieux habités par les esclaves et les anciens esclaves, on aurait solutionné, à plus de 80%, la question de l’esclavage.

Et si l’on avait accompagné ces actions d’une campagne de sensibilisation audiovisuelle (radio, télévision) qui dénote une réelle détermination à déraciner et bannir ce phénomène qui perdure dans les pratiques et, surtout, dans les mentalités ralentissant ainsi et, de façon claire, le développement du pays, le résultat serait beaucoup plus tangible.

Voila comment il serait possible, en un peu de temps MAIS, avec une volonté manifeste, de mettre fin à ce fléau.

Or aujourd’hui, le constat est alarmant : un pays qui vit sur des dons et crédits, acquis entre autres, pour la lutte contre l’esclavage et ses conséquences (la pauvreté, l’ignorances et l’exclusion …) mais, foncièrement détournés et orientés par une seule communauté vers d’autres fins qui sont les siennes (Immeubles, Banques, Bourses et autres projets privés).

Tant que le problème n’est pas sujet d’une attention particulière et tant que ses défenseurs sont froidement diabolisés et éloignés des centres de décision, la situation de l’esclavage ne pourrait qu’empirer et continuer à ternir l’image du pays.

Si on donne du temps au temps, il y aura sûrement, tôt ou tard, une solution. Mais, quelle solution et à quel prix ?!! Il va falloir donc prendre le devant et exiger les remèdes appropriés que nous privilégions avant que le temps nous exige des solutions indésirables.



Le temps presse. Et pour beaucoup, Les dés semblent être jetés. Alors force est de dire que si certains cadres se sont résignés, il y en a d’autres qui sont engagés à aller jusqu’au bout !



Brahim Ould Bilal Ould ABEID

Professeur de Philosophie

29-07-2010

maatala a dit…

Momo a dit

"Canalh m'a censure deux fois aujourd'hui pour laisser libre à sa littérature de choix, mes opinions je les defendraient car l'horizon de la liberté est vaste pour que j'insiste sur canalh

merci

mouhamed

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Depuis son apparition:

Canalh n'a censuré qu'une seule personne KBG.


Bon vent momo, va dés-informer, falsifié les faits et l'histoire ailleurs.

Cette littérature est celles des victimes de l'esclavage, qui le dénoncent et luttent contre ce Crime contre l'humanité.

Tu leur nies donc le droit d'exprimer leurs douleurs, réclamer la justice et le droit d'être des citoyens de ce pays à part entière.

Au nom de quoi seuls les esclavagistes sont habilités à parler de l'esclavagisme.

Momo

Qui des palestiniens et des israéliens est le plus habilité à parler de la souffrance des palestiniens?

Quand la mauvaise foi nous sert de seconde peau dit le fou.

maatala

PS: ces articles n'ont qu'un seul objectif, vous permettre de vous faire une opinion sur la question de l'esclavage à travers ceux qui le combattent.

C'est Biram qui est en prison pas l'esclavagiste

J'attends toujours que quelqu'un m'explique pourquoi les filles n'allaient pas à l'École comme les enfants de la dame thénardier des temps modernes.

maatala a dit…

Salam

Cher momo

Tu es sacrément gonflé

Tu t'invites sur mon blog et tu veux en fixer les règles.

On t'a donné la liberté d'exprimer toutes tes idées sur ce blog y compris les plus malsaines.

Maintenant que tu es à court d'arguments, tu joues la vierge effarouchée.

Tes états d'âmes , je m'en tape, ici on débat démocratiquement en toutes liberté , toutes les opinions s'y exprime y compris les plus inattendues.

Tu trouvera peu d'endroit ou on s'exprime avec autant de liberté et ou on s'instruit grâce à la contribution de tous.

Sur ceux je te souhaite bon vent et espérons que tu trouveras un autre endroit plus propice à recevoir ta bave nauséabonde.

Sans rancunes

matala

Anonyme a dit…

Maatala,

Tu as laché la vanne, dis-doc! je vais tout lire.

Mouhamed: Maatala ne t'a certainement pas censuré. Il était certainement entrain d áttendre que la vanne se ferme. Il va certainement laisser passer. Lis d'abord et réagis ensuite.

Les zamis de canalh: si on ne lit pas, on ne sait pas
A-

maatala a dit…

Salam

Lu pour vous

"La tragédie de la communauté africaine de Mauritanie : Omission ou occultation ?


Dans l’histoire de la cohabitation entre les peuples, il y a eu des politiques d’exclusion, d’extermination et de domination à partir de la mise en œuvre idéologique de pratiques empiriques de destruction d’ensembles humains dont le seul tort est de ne pas répondre à la construction d’un mythe national.

Il en est ainsi de la communauté africaine de Mauritanie composée de plusieurs peuples dont la cible privilégiée fut les peulhs. Une idéologie nationale, tribale, raciste et chauvine a pris le dessus sur toute autre considération, notamment celle de la construction d’une communauté nationale fraternelle et égalitaire.

Dans un pays dont la superficie est de 1.085.000 km², n’est-ce pas aberrant d’engager une entreprise de dépeuplement au nom de considérations purement idéologiques ?



Dans une Afrique qui, à l’époque, avait besoin de fédérer ses efforts, ses intelligences et ses ressources pour inaugurer l’ère des indépendances, une politique de dénégation de la construction dans son espace continental s’est engagée au point de méconnaître sa spécificité et de compromettre toute perspective de développement et d’ouverture à un horizon politique fondé sur la reconnaissance de l’humanité des êtres humains avant toute autre considération.

Il est paradoxal de constater que tous les pays du monde ont consacré une vision communautaire de l’appartenance à une nation ou à un pays, à l’exception de notre Mauritanie qui a forcé son arabité idéologique et politique.

Il est clair que la Mauritanie a pris fait et cause pour une construction d’une République dont le principe fondateur est l’exclusion de l’une de ses composantes les plus importantes. La Mauritanie a fait le choix idéologique d’un appauvrissement systématique en procédant à l’exclusion de tout ce qui peut relever de l’expression de sa diversité.

C’est ainsi que toutes expressions culturelles, artistiques, musicologiques, littéraires ne reflètent que l’existence d’une seule composante, les maures. Tous les symboles de l’Etat mauritanien sont maures.

maatala a dit…

La Mauritanie officielle et réelle est une République maure dans toutes ses manifestations. La configuration sociopolitique de la Mauritanie fonctionne sur la base de la vigueur du principe du particularisme, en l’occurrence tribal.

L’idéologie qui en découle dans son énonciation négative est le racisme et son effectuation constituante est le tribalisme. Le seul cadre de légitimité sociale et anthropologique est l’appartenance à une tribu.

Cette dernière est le véritable creuset du pouvoir et l’instance d’approbation et de validation des décisions politiques. La gouvernance mauritanienne, de Mokhtar Ould Daddah à Ould Abdel Aziz est tribale.

La Mauritanie est suffisamment ancrée dans la bonne gouvernance tribale et clanique qu’elle n’a pas besoin de s’inscrire dans la dynamique de la démocratie rationnelle. Les dirigeants mauritaniens et leurs élites intellectuelles ont trouvé un équilibre entre la sociabilité tribale et la gouvernance moderne. L’important étant d’être en mesure de manipuler la communauté internationale, africaine et arabe dans le sens de faire fonctionner l’Etat mauritanien en se redistribuant les ressources financières de l’Etat.

Pays où le détournement des ressources publiques fait partie des valeurs idéologiques et culturelles, la Mauritanie n’a jamais considéré que l’utilisation personnelle, clanique et tribale des ressources publiques, est un détournement ou un délit. Dans les mœurs politiques d’une certaine Mauritanie, ne pas détourner, et refuser la corruption, c’est ne pas respecter l’identité nationale du pays.

C’est pourquoi, il est étonnant de constater que Ould Abdel Aziz s’indigne devant le phénomène de la corruption, lui, qui est cité parmi les plus riches officiers de la Mauritanie avec Ely Ould Mohamed Vall. Seulement, il faut le redire, pour les Africains mauritaniens, ce n’est pas l’enrichissement de Ould Abdel Aziz ou de tel autre dignitaire civil ou militaire qui les intéresse.

maatala a dit…

Mais, c’est la logique de l’occultation de la tragédie vécue par la communauté africaine, c’est-à-dire le génocide contre cette même communauté perpétrée sous le régime de Ould Taya et Ely Ould Mohamed Vall, sans que Ould Abdel Aziz ne nous précise qu’elle fut sa position à l’époque des faits, même s’il n’est pas encore cité sur la liste des tortionnaires, il fut aide camp de Ould Taya et commandant du BASEP.

Il nous semble important de l’interpeller au lieu de nous laisser divertir par une prose déjà entendue parce que répétée par tous les anciens présidents depuis le coup de force de 1978 jusqu’à l’avènement de Ould Abdel Aziz.

A entendre l’actuel président, le problème de la Mauritanie serait un problème de mentalités et de gestion des ressources de l’Etat, comme si Aziz avait vécu depuis 1980 jusqu’à sa prise de pouvoir par la force, dans un monastère pour acquérir la vertu qui manquerait aux militaires et aux cadres de la Mauritanie.

Notre général président serait ainsi, un homme vertueux, qui ne s’est jamais compromis, qui a toujours vécu en homme honnête se contentant de son salaire. C’est très curieux pour un officier mauritanien de son rang avec toutes les années de loyaux services rendus auprès du dictateur sanguinaire et raciste Ould Taya !

Il y aurait ainsi un mauritanien exceptionnel, ayant évolué dans le système en étant indemne par rapport aux dérives, aux vices et aux manquements, quelle force de caractère ! Il y a comme une sorte d’homme providentiel qui serait armé de vertus et d’une forte détermination pour s’attaquer au fléau le plus grave de la Mauritanie de ces deux dernières décennies.

Il n’existe, selon notre président providentiel, que deux problèmes majeurs qui nécessitent la mobilisation de tous les Mauritaniens de tout bord dans le sens d’un sursaut national. Ce sursaut interpelle tous les Mauritaniens préoccupés par la survie économique et idéologique de la Mauritanie.

Il est clair que la Mauritanie de Ould Abdel Aziz est la Mauritanie idéologique inventée par Ould Daddah, et renforcée par Ould Taya, c’est-à-dire, la nation dont le credo politique est l’exclusion de sa composante africaine. Le seul danger auquel la Mauritanie aurait été confrontée dans son histoire, c’est la réalité de sa diversité qu’elle n’a pas eu à assumer dans sa construction politique, de façon délibérée et programmée.

Il en résulte que le président Ould Abdel Aziz ne fait pas de la réalité du génocide et de l’impunité, le problème humain et politique fondamental de notre pays. C’est une affaire qui semble réglée, du moins occultée.

A l’heure où l’exigence de justice est fortement réaffirmée à travers la plainte contre Ould Taya, Ould Abdel Aziz s’engage dans des discours de diversion sur la corruption , les mentalités : des abstractions creuses qui ne peuvent constituer un programme politique.

Les Mauritaniens savent très bien sur quoi, faut-il s’engager pour que la Mauritanie retrouve une certaine confiance et s’inscrive dans la conquête de la vraie démocratie, celle qui ouvre la voie à une société juste, libre et égalitaire. Comment ne pas s’étonner de l’incapacité à regarder la réalité en face, celle de la domination, de l’oppression et de la marginalisation ?

maatala a dit…

Ould Abdel Aziz continue les manœuvres habituelles de ralliement à sa majorité qui, de toutes façons, ne vont pas permettre à la Mauritanie de faire le saut dans le concert des nations émergeantes du monde, qui ont accepté de faire des sacrifices pour ne pas hypothéquer l’avenir de leurs peuples.

En effet, Ould Abdel Aziz est en train d’enfoncer notre pays au lieu d’avoir le courage de renoncer à une politique irrationnelle de manipulation de l’opinion internationale parce que les Mauritaniens ne croient pas à ce discours sur la mobilisation contre la corruption et les détournements de l’argent public. L’assainissement doit commencer par le respect des conditions pour sortir de la politique de l’arbitraire, de l’injustice et du clientélisme.

Or, Ould Abdel Aziz ne fait qu’amplifier des pratiques séculaires, en ce sens, il doit être le premier à opérer le changement de mentalité. Il ne semble pas se démarquer dans son comportement et dans sa façon de présenter les choses ; rien de nouveau sous le ciel et sur le sable mouvant de la Mauritanie.

Les effets d’annonce n’ont jamais constitué une politique rigoureuse et de mise en application de la bonne gouvernance. Quand on gouverne par la force aveugle et injustifiée et sans mérite, on ne peut en attendre aucun changement, encore moins une politique de la vertu. Reconnaître l’existant et œuvrer dans ce sens est un grand pas. Le peuple mauritanien à l’instar de tous les peuples du continent africain et du monde arabe a trop souffert de l’irresponsabilité politique et de la démagogie.

On attend autre chose que la lutte contre le détournement et la corruption qui constitue le seul discours de la politique de la médiocrité qui a conduit les dirigeants mauritaniens au génocide contre une des composantes du pays. La rhétorique a des figures de style qui peuvent mieux inspirer.

maatala a dit…

La panne se fait sentir dans la prose elle-même. Les Mauritaniens ont besoin d’une autre politique pour vivre une autre vie que celle de la répétition, de la monotonie, du mensonge, de la manipulation, de la facilité pour certains et de la souffrance pour d’autres. Il faut interrompre ce scénario du vide et de la mascarade.

Il y a un moment, l’audace politique en temps difficile, exige une politique du risque, celle qui consiste à rompre avec les sentiers battus, le déjà entendu et les sempiternelles récriminations. Les Mauritaniens ont envie de vivre autre chose que des parades quotidiennes qui ne font qu’enfoncer le pays dans le gouffre de la pauvreté, de la misère, de l’obscurantisme et de la médiocrité intellectuelle. Le monde avance et la Mauritanie recule chaque jour et au rythme des gouvernants.

Le discours de Ould Abdel Aziz s’adresse aux bailleurs de fonds pour remplir les caisses du budget, du trésor, de la dette extérieure dans le but de remplir les comptes et les poches des particuliers au pouvoir. Les mauritaniens opprimés, exclus et salariés sans responsabilité de chef de projet, de service ou courtisans, n’en profiteront pas. De même que les Mauritaniens des couches populaires resteront toujours des laissés pour compte. La politique du mensonge, du particularisme et de la frime conduira davantage notre pays vers l’impasse.

Une politique du sur place, une idéologie de la malveillance et une pratique constante de la manipulation constituent le fonds de commerce artisanal de la gouvernance actuelle. Pour qui sonne le glas ! A peine installé Ould Abdel Aziz a rejoint le sérail, il n’en adviendra rien de bon. Le monde avance, la Mauritanie recule et s’installe dans un endormissement qui promet un réveil très agité et excité !

Il y a de quoi prêter l’oreille aux supputations d’un changement comme à l’accoutumée. Ould Abdel Aziz n’a pas osé clôturer le chapitre de la politique du statu quo, de l’incompétence et de la farce. Les Mauritaniens doivent se faire au devoir de la lucidité et de la patience et renoncer au fatalisme et à la résignation. Peuple de poètes et de guerriers, réveillez-vous, la nuit est trop longue !

Sy Hamdou Rabby
conseiller de l'AVOMM


maatala

Anonyme a dit…

Maata,

J'ai deja lu les ecrits de Mr. Cire'. Une opinion reste une opinion. N'oublie surtout pas que "...Chaque maniere de dire resulte d'une maniere de voir qui elle meme resulte d'une maniere d'etre."
Les Haratines n'ont pas besoin de revendiquer une quelconque negritude parce qu'ils sont deja NOIRS. Tout comme ils n'ont pas besoin de revendiquer une queconque arabite' parce qu'ils sont deja ARABES.

Il faut etre ignorant ou intellectuellement malhonnete pour dire qu'un Noir ne peut pas etre ARABE et/ou qu'un ARABE ne peut pas etre Africain. Les Egyptiens, les Tunisiens, les Soudanais, les Libyens, les Marocains, les Algeriens, les Somaliens et les...MAURITANIENS SONT AFRICAINS!!!! 3 ARABES SUR 4 SONT AFRICAINS!!!!!
Ai-je besoin de vous rappeler que nous avons des Noirs Europeens, des Noirs Americains (AFRICAN AMERICAN) et des Noirs Asiatiques...etc. Qui peut dire que mes trois petites filles qui sont ne'es aux USA et qui sont entrain de grandir dans le meme pays, qu'elles ne sont pas de Noires Americaines?

Maata, votre probleme principal est de ne regarder que la couleur de la peau pour definir une personne. Pour vous, la geographie et la culture n'ont aucune place dans la definition de nos identite's respectives. Vous vous trompez lourdement.
Je vous renvoie a' mon ecrit du 2 janvier 02:25. Qui aurais-tu choisi comme compagnon dans la situation que j'ai decrite et pourquoi? Croyez-vous que les Senegalais qui pillaient et assassinaient les Haratines qui se trouvaient au Senegal durant les evenements de 1989, ne voyaient pas la couleur de la peau de leurs victimes?

My dear Maata, things are not always black or white. There is a huge grey area that you seem to ignore. Presque toutes les ethnies de l'Afrique de l'Ouest ont pratique' l'esclavage. Ce phenomene n'est pas specifique aux blancs.Il est inhumain et nous le condamnons avec la derniere energie.

To make a long story short, les populations Mauritaniennes qu'elles soient anciennes esclaves ou non, ont besoin des programmes de lutte contre la pauvrete'.

P.S.

J'ai une bonne idee de Mohamed Aly et Sghair Ould M'bareck. CE SONT DES HOMMES SAGES!!!!

maatala a dit…

Salam

Couly a dit

"Les Haratines n'ont pas besoin de revendiquer une quelconque negritude parce qu'ils sont deja NOIRS. Tout comme ils n'ont pas besoin de revendiquer une queconque arabite' parce qu'ils sont deja ARABES.

-----------------------------

Pourquoi voudrais-tu qu'ils soient arabes, alors que leur maîtres sont pas encore en train de négocier pour obtenir leur certificat d'arabité.

Je te renvoie à la déclaration de Sadate(plus noir que lui tu meurs) en parlant de la Mauritanie.

Voila par-contre un arabe pur jus dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Couly tu dis:

"Maata, votre probleme principal est de ne regarder que la couleur de la peau pour definir une personne"

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Mon problème

C'est que ne sont tes parents noirs qui sont esclavages dans ce pays et cela ne t'interpelle pas.

Si les négro américains étaient comme toi , il aurait encore les chaînes aux pieds.

J'ai vu des Harki , mais comme toi jamais. Pire il réclame sans cesse ses chaînes.

Tu es la honte de ta race dit le fou


maatala

Anonyme a dit…

KH'WEYLIL BALLA GUEY,

ENTE' CH'HALAKE? Comment vont les enfants et leur mere? Bonne et heureuse anne'e a' ta famille. Pour ce qui est de toi meme, MOI SOU MENFOU!!!!!

Yannis le Roi, recevez mes meilleurs voeux! Comme vous pouvez le remarquez, Maata yitayrou mahou wahil vichi!

La marmite de Tekeyber est bien remplie et celle de M'LEYKHIRE EST VIDE MACHALLAH!!!!

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"Une tache noire dans l’action du Président de la République.

Décidément excellence, la carrière n’a pas d’avenir en Mauritanie, beaucoup de cadres ont nourris assez d’espoir pour voir leur ascension dans l’administration en votant pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui incarne a leurs yeux l’honnêteté et la justice.

Mais malheureusement ce rêve n’a pas tardé s’évaporer devant les pratiques totalement népotiques, tribales et arbitraires qui ont marqué l’écrasante majorité des nominations. Le cas le plus flagrant de tous est celui d'un directeur adjoint du port de pêche artisanale de Nouadhibou qui a passé de chômeur a ce poste. Son premier contact avec l’administration l’a fait en tant que directeur adjoint d’une entreprise publique .

Quelle insulte pour l’administration, pour ce qui se vante devant tout le monde d’être le neveu du MPEM et le cousin du président ; ce ci donne le meilleur exemple de mal gouvernance dans ce secteur stratégique lié à la lutte contre la pauvreté.



L ’exemple de ce jeune vétérinaire ( qui ferai mieux dans les campagnes engagée de lutte contre la fièvre de la vallée du rift ) pris a bras le corps, très pauvre en expérience tue l’espoir de cadres compétents largement expérimentés et met en cause la crédibilité d’un système qui s’efforce la légitimité par l’action. Cette gazra administrative est d’autant plus nuisible que la gazra du domaine publique .

Au moment ou le président déplore la déliquescence et le désordre dans l’administration, l’administration croupie toujours sous le contrôle de des incompétents qui n’ont aucun respect de l’ordre administratif . Nous pensons excellence qu’on ne peut assurer la mise a niveau de l’administration par des incompétents quelque soit la bonne volonté et les moyens engagés
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Un mécontent qui crie sa colère dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Maata,

Soyez honnete!!! Il faut reprendre toute ma citation. Je dis bien que tu te contentes de la couleur de la peau pour definir une personne mais que tu ignores le role de la geographie et de la culture dans la definition de nos identite's respectives!

La declaration de Sadat ne m'interesse pas. Ses insultes ne sont pas limite'es a' la Mauritanie. Allez-y savoir pourquoi sa signature des accords de Camp David avait declenche' tant de haine contre sa personne dans plusieurs milieux arabes et pourquoi le lieutenant Istanbouli l'a abattu? Mon cher Maata, les Maures Blancs et Noirs n'ont besoin de certificat d'arabite' de qui que ce soit pour etre Arabes. ILS LE SONT!!!!

Maata, si j'ai bien compris, tu es un Hartani qui ne se veut pas...ARABE! Cela ne veut pas dire que tous les autres Haratines ne sont pas Arabes. LA CULTURE FAIT D'EUX DES ARABES!!!!!
TU TE TROMPE LOURDEMENT SI TU PENSES QUE TA CULTURE N'A AUCUN ROLE DANS LA DEFINITION DE TON IDENTITE'!

Tu dois etre foncierement malhonnete pour oser dire que la question de l'emancipation totale des couches Haratines ne m'interpelle pas. Il faut relire tous mes ecrits! Le probleme est national et il concerne toutes les Mauritaniennes et tous les Mauritaniens. Cette question n'est pas specifique aux Maures car elle existe au sein des ethnies Soninke', Wolof, Bambara et Hal Pular.

Maata, il faut te debarrasser des chaines de l'ignorance qui t'empechent d'analyser correctement!!!! TU ES ESCLAVE DE L'IGNORANCE!!!!!!!

Anonyme a dit…

Comme je suis tres regardant face à tes etats d'ame et ta lutte combien legitime et plausible et tres bien appuyé par ta belle littérature,

oh grand monsieur et lumiere de canalh permez aux petits gens de se prononcer sur le grand debat humaine de porté internationale que tu anime avec imparialité et ta grandeur humanisme tres particulier;


L'ira flere halo-flam , certains ONGs et certains partis communautaristes fortement biaisés et mulitantes cherchent en apparance par tous les moyens de developper des théories elaborées et savantes pour expliquer et trouver des solutions humaines et equitables aux inegalités parmi les humains. Aprés des decennies de reflexions, de reunions et forums avec le concour de la diaspora et toutes les bonnes volontés de partis politiques et des organisations etrangeres et internationales, ils suggerent de explorer et pousser la recherche epidermique sur le sens de la manifique et interresante piste de la couleur du peau. la pertinence de la couleur de la peau semble etre determinante dans l'identification d'un etre humain et serait decisive dans l'explication du comportement humain en general et des rapports sociaux en particulier. La suite serait de fructifier cette these pour nous proposer un ancien nouveau decoupage communautaire et ethnique basé sur le facies pour alimenter la sigmatisation à travers une pretenue naturelle animosité entre l'homme identifié comme blanc et l'homme identifié comme noir. Ainsi l'hétéroclite concept de negro-haratine est née. Le groupe d'interet commun est compsé par une partie hétérogene dite negro-africain ou plus precisement nigero-congolais avec ses langues nationales et une autre partie completement exogene à la premiere qui serait composés par des maures essentiellement noirs ou haratines sans qu'on puisse savoir dans cette perspective quelle sepecificité culturelle et linguistique serait imposée aux haratines pour rester fidele au pricipe de la negro-africanité. auront-ils dans ce pretenu groupe, si vous reussissez à oter au maure noir - haratine - leur essence et leur quintesse appellez comme vous voulez et selon votre imaginaire et demagogique lutte sous le poids d'une terrible lamentation et des complexes comme modele de pensée que tu alimente par tes gesticulations insensées.

le groupe serait negro-negro, et pour haratine le role serait de contempler et brandir cette couleur demagagique en restant des chiffres à manipuler sans voix et sans foi et sans essence pour alimenter le deni du raffinement de la dimension humaine.
j'aimerais quelle langue et culture specifique "noire" seront proposé aux haratines au sein du groupe negro-demagogie.


Par quelle malediction un peuple peut-il etre stigmatisé à tel point d'etre reduit ou designé par sa couleur de peau, pourquoi denudé et deconsideré tout une multitude des peuples complexes et raffinés qui n'ont rien avoir entre eux sauf ce que deux peuples de n'importe quelle civilisation, et culture peuvent avoir.
etre negre c'est qoui au juste pour etre un element essentiel permettant d'additionner deux etres humains ou primer dans les elements composant la quintessence d'un homme, seule l'insignifience et le mepris de soi-disant negres permet cette négation.


mouhamed

Anonyme a dit…

Chacun de nous est une race à lui meme puisqu'il a un patrimoine genetique unique, aucune autre conception de race n'est plausible ni acceptable

maatala a dit…

Salam

Cher Momo

Tu dis:

"Comme je suis tres regardant face à tes etats d'ame et ta lutte combien legitime et plausible et tres bien appuyé par ta belle littérature,

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Nos compatriotes beydanes se passionnent et défilent pour la lutte légitime des palestiniens, moi je milite pour l'application des lois de la république.

A chacun son délire (lol).

LAGRABOU THOM LAGRABOU (ley).

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Tu dis:

"oh grand monsieur et lumiere de canalh permez aux petits gens de se prononcer sur le grand debat humaine de porté internationale que tu anime avec imparialité et ta grandeur humanisme tres particulier;

--------------

Momo

j'alimente le débat et j'y participe.

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Mon chér momo

C'est la deuxième fois que la question identitaire surgit dans notre Bled.

Pourquoi?

A mon avis:

Nous n'avons pas eu le courage,le recul et l'honnêteté de de solder définitivement la question.

Mais comment solder une question sans écouter ce que les victimes ont à dire, sans respecter leurs droits. Ils ont des doléances, des solutions à proposées.

Je suis convaincu contrairement à toi que ces messieurs qui luttent pour avoir le rang de citoyen ne sont pas des va-t-en guerre ni des fou furieux.

Les faits sont têtus et surtout, il parlent d'eux même.

Momo

Il faut solder les comptes pour avancer et non les niés.

Momo

Que penserais-tu , si celui qui a castré, violé, humilier les membres de ta famille, ton ethnie se pavane librement sous la protection de l'état comme le sont tous les tortionnaires des événement de 89.

Les victimes ne réclament pas la loi du talion, mais une commission vérité et réconciliation.

Ils souhaitent que la vérité soit dite et que leurs droits de victimes soient reconnus.

Pourquoi les palestiniens voudraient juger Sharon, pourtant les faits datent.

Au nom de la justice et du droit des victimes.


Momo

Je ne demande que l'application de la justice, mon combat se limite là.

Il y a des lois qui criminalisent l'esclavage. Appliquons les!!!!!!

Tant que certains bénéficieront de l'impunité, il y aura des rebelles des activistes.

C'est le système vecteur d'impunité qui les alimente dit le fou.



maatala

maatala a dit…

Salam

Lu pour Momo

"Alerte les terres du fleuve sont menacées.


Encore une nouvelle politique aberrante de la Banque Mondiale (BM) que le Nord, l’Est, l’Ouest encore plus que le Sud du pays doivent dénoncer ensemble : la Mauritanie est unique.

Cette institution qui nous a fait tant souffrir depuis 1988 et qui continue par ses programmes d'Ajustements Structurels (PAS) imposés par le snobisme de notre technocratie publique, a lancé un "Programme d’accaparement de centaines de milliers d’ha de terres agricoles en Afrique, Asie et Amérique du Sud pour assurer la sécurité alimentaire des pays riches » depuis les menaces de pénuries de produits alimentaires de 2008 .

La BM a demandé aux pays pétroliers (fidèles exécutants de ses préceptes) de mobiliser leurs pétrodollars à cet effet. Elle a mobilisé tous ses moyens et Bureaux d’études ( IRRI…).



Ce n’est un secret pour personne. Je l’avais déjà écrit et bien sûr dénoncé sur CRIDEM et Nouakchott Information depuis plus d’une année en même temps que les syndicats des pays asiatiques et africains dont le Sénégal qui ont tous rejeté en bloc jusqu’à présent cette nouvelle aventure de la BIRD.

Le Mali a promis de chercher des terres mais les Fédérations de l’Agriculture ont été vigilantes. La Mauritanie n’a pas actuellement pas de Fédération d’Agriculteur avertie. Il semble que 15 000 ha ont été déjà octroyés sur le fleuve sur les 100 000 ha qu’on lui demande?

Je réitère que la Mauritanie peut, en comptant sur ses propres moyens et immenses ressources hydro- agricoles détournées pour engraisser les oiseaux migrateurs et mauvaises herbes ou abandonnées à l’Océan Atlantique, assurer en moins de 2ans son autosuffisance à un coût inférieur à la concurrence de 70% et assurer la sécurité du monde Arabe et africain, si nous sommes associés à notre avenir .

Cheikhany_ouldsidina@yahoo.fr

Ancien Secrétaire Général durant 23 ans 1987 à 2010) et fondateur de la Fédération Nationale des Agriculteurs et Éleveurs de Mauritanie (FNAEM de la CGEM).

Tel: 2138559

maatala

maatala a dit…

salam

Nouakchott Eldorado des voitures volées ?


La Mauritanie qui est désormais touchée par tous les grands trafics transfrontaliers, dont ceux de la drogue, des cigarettes et des armes, n'échappe pas à celui non moins lucratif des voitures volées, qui depuis plus de dix ans, inondent son marché et même au delà.

Cette situation inconfortable vient d’être remise sur le tapis par un courrier de l’ambassadeur représentant de l’Union européenne à Nouakchott, Hans-Georg Gerstenlauer adressé au Ministre des Affaires Economiques et du développement Sidi Ould Tah.

Dans ce courrier l’ambassadeur relève que, suite à sa dernière correspondance citée en référence. Il adressait en pièces jointes, un rapport photographique que ses services ont effectué dans Nouakchott.



« En une heure de circulation dans la ville une trentaine de véhicules immatriculés en Europe et en vente dans les bourses de la ville ont été photographiés, dont treize véhicules de luxe. Sur ces treize véhicules haut de gamme, après une vérification auprès des services européens spécialisés, neuf se sont avérés être volés. »

Ensuite l’ambassadeur rappelait que comme il l’avait souligné dans un courrier précédent, l’administration mauritanienne avait un accès immédiat aux bases de données de véhicules volés en Europe, implicitement il se demandait pourquoi elle ne faisait pas usage de cette prérogative.

L’ambassadeur affirmait aussi et faisait remarquer au ministre qu’en ville, beaucoup de véhicules de luxe n’ont plus leur plaque d’immatriculation ou sont en vente avec des plaques mauritaniennes.

Etant dans l’impossibilité de vérifier la provenance de ces véhicules, mais il affirme qu’on peut supposer qu’ils ont la même origine frauduleuse. « Cela pourrait se vérifier, par la consultation des mêmes bases de données, au travers de leur numéro de châssis, mais seul l’administration peut réaliser cette opération. »

L’ambassadeur rappelle aussi au Ministre qu’en mars 2010, les deux parties avaient convenu de ne pas intégrer l’engagement de lutte contre le trafic de véhicules lors de la révision des engagements de Gouvernance du 10ème FED car ce problème pouvait être traité par ailleurs.

maatala a dit…

Mais que voyant plus de six mois plus tard que le volumes de voitures qui font l’objet de ce trafic ne fait qu’augmenter il était urgent de le traiter. Enfin l’ambassadeur rappelait que dans un courrier précédent, il avait proposé des actions possibles et sans coût additionnel pour l’administration mais qu’aucune suite ne lui avait été donnée.

Et pour finir l’ambassadeur soulignait qu’étant donné l’intérêt sur cette question spécifique dont le Président de la République en personne lui avait fait part lors de leur dernière entrevue, il en adressait copie au Secrétaire Général de la Présidence.

Les 4x4, très populaires en Mauritanie.

A partir de là, on est en mesure de se demander pourquoi le ministre ne saisit-il pas ses collègues concernés pour prendre les mesures idoines ? Qui cherche-t-il à protéger ?

Interpol (Organisation internationale de police criminelle) dont une des tâches essentielles est d'assurer "l'assistance réciproque la plus large de toutes les autorités de police criminelle" souligne que le vol des voitures s'est développé au même rythme que le marché de l'automobile, suscitant l'intérêt des grandes filières du crime organisé.

Parmi les marques les plus prisées figurent les 4x4, très populaires en Mauritanie en raison de du relief du pays, et les voitures haut de gamme. Les camions et leurs pièces de rechange sont aussi très demandés. Interpol souligne que les groupes du crime organisé se sont intéressés à ce trafic parce qu'il est très lucratif, avec de larges marges de profit et peu de risques.

En effet les peines encourues en Europe pour vol de voitures ne sont pas très sévères. Les réseaux sont bien structurés : il y a une parfaite division du travail entre voleurs proprement dit, mécaniciens et passeurs.

Plus de 2,5 millions de voitures volées dans 59 pays.

La base de données ASF (Automated Search Facility) d’Interpol sur les véhicules volés, mise en service il y a quatre ans, contient aujourd’hui des enregistrements concernant plus de 2,5 millions de voitures volées dans 59 pays.

Plus de 80 pays l’interrogent régulièrement 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, pour savoir si des voitures ont été signalées comme volées. Une solution d'avenir, selon certains experts, pourrait être le repérage des voitures par satellite, système basé sur celui du guidage qui existe déjà sur certains véhicules de luxe vendus aux Etats-Unis.

Les enquêteurs d'Interpol viennent régulièrement en Mauritanie et à chaque fois ils font une excellente moisson de véhicules volés. Le trafic de véhicules volés commence à donner à notre pays une réputation peu flatteuse. Nouakchott, serait devenu la plaque tournante par laquelle les voitures volées en Europe avant d'être liquidées à des prix défiant toute concurrence dans la multitude de "bourses" et marchés de la sous région.

MSS

maatala

maatala a dit…

salam

Couly

Maata, si j'ai bien compris, tu es un Hartani qui ne se veut pas...ARABE! Cela ne veut pas dire que tous les autres Haratines ne sont pas Arabes"

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J'étais selon toi voulani, maintenant je suis un hartani.

Je ne suis rien, que dalle au mieux un squelette en devenir.

Mon insignifiante personne n'a rien à voir avec le débat.

Les Haratines seront ce qu'ils voudront.

Le couly le sujet est:

L'application des lois criminalisant l'esclavagisme.

Ce combat n'a pas besoin d'appartenance à une couleur, une région, une ethnie ou une autre planète.

Harki tu es, harki tu resteras dit le fou


maatala

Anonyme a dit…

L'application des lois criminalisant l'esclavagisme.::

c'est sera un crime contre les negro-africaines inventeurs des feodalités que les maures ont travaillé pour creer une version tres soft par rapport à la copie originale.

l'indifference à la souffrance palestinienne peut aider ta cause!!

Anonyme a dit…

Maata,

Comme j'ai eu a' vous le dire, vous etes esclave de votre ignorance. Vous ne vous rappelez meme pas de ce que vous avez ecrit il y a de cela moins de 10 jours. Vous me permettrez de vous renvoyer vos propres mots suivants dans une reponse a' Momo le 26 decembre 2010 00:02:
"...Si tu faisais attention a' ce que j'ecris tu aurais retenu que je suis un NEGRO-BEYDANE."
Tu t'es donc defini comme etant un Maure Noir. C'est bien Maata qui a parle' de son identite' et non moi.
J'avais bien cru que tu etais un VLEYLANI FOYSSIDE!!!! D'ailleurs the jury is still out sur la question de ton appartenance a' la communaute' Haratine. RAWALAK je suis ne' et j'ai grandi a' Aioun. Un Maure noir ou blanc ne dit pas LAGRABOU THOM LAGRABOU! MASSAHE NEVSSAKE, on dit LAKHRABOU. Je peux meme accepter LAGHRABOU avec GH mais LAGRABOU a' deux reprises, veut dire que tu n'es pas un Maure comme tu le pretends. Si tu l'es, tu ne maitrise pas la langue. C'est probablement la raison pour laquelle tu as une haine contre ta propre culture (si tu es un Negro-Beydane comme tu le dis.)

POUR PARLER DES LOIS, J'AIMERAIS BIEN SAVOIR CE QUE MAATA PENSE DES DEUX DERNIERS COUPS D'ABDEL AZIZ. MAATA, Y-A-T-IL EU VIOLATIONS FLAGRANTE DE LA CONSTITUTION EN VIGUEUR AU MOMENT DU COUP D'ETAT? MAATA, AS-TU CONDAMNE' LES DEUX COUPS D'ETAT?

La marmite de Tekeyber est remplie. La marmite de M'LEYKHIRE et le cerveau de MAATA SONT VIDES!!!!

maatala a dit…

Salam

Couly

Ce que je suis ou je ne suis pas n'a aucune importance.

Capiche

maatala

Anonyme a dit…

Maata,

Je veux des reponses a' mes questions!!!!!!

CAPICHE KELMITE LIMKHEYLIBE!!!
Comme tu es KO, je me retire pour quelques jours afin de te laisser te defouler.

La marmite familiale est vide!

Anonyme a dit…

Je partage avec vous les voeux de Stéphane Hessel pour 2011 à 2020. Canalh a raison de resister contre le lavage de cerveau. Bonne Anné à vous toutes et tous chers zamis.

A-

==

http://dailymotion.virgilio.it/video/xgcbml_les-vyux-de-stephane-hessel-pour-2011-sur-mediapart_news#from=embed

Anonyme a dit…

La foi est une question de choix personnel. Non? A force d'instrumentaliser la réligion dans le mauvais sens, le risque est que des jeunes choisissent autre chose.

Bon à débattre avant que les islamistes ne gagnent les elections en 2014.

Musulman laic enteu mneine?


A-
==

Un imam mauritanien appelle à la mobilisation 'face à l'évangélisation'.


Un imam mauritanien a lancé vendredi un appel à la mobilisation "face à la montée des courants évangélistes".

Lors de la prière de ce vendredi, l'imam de la mosquée " Chourafa" de Nouakchott, Cheikh Mohamed Lemine Ould Hacen, a souligné dans son sermon qu'il "tire la sonnette d'alarme sur les réseaux d'évangélisation qui ne cessent de cibler les croyants musulmans".

L'imam a demandé que les efforts du gouvernement se joignent à ceux de toutes les bonnes volontés de la Oumma (communauté islamique) pour, a-t-il souligné, "endiguer ce danger qui se trouvent à nos portes".



En Mauritanie, pays musulman à 100%, il existe des églises, dont la diocèse catholique romain à Nouakchott depuis décembre 1965. D'autres églises se trouvent à Atar (nord), à Rosso (sud-ouest) et à Nouadhibou, capitale économique du pays.

Source: Xinhua








Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org



Source : Xinhuanet via Le Quotidien du Peuple (Chine)

maatala a dit…

Salam

Lu pour vous

Un commentaire laissé par un homme au sujet de "noces de mort" nous inspire plusieurs réflexions.
Oui, nos femmes sont infantilisées par une éducation qui ne sait pas trop quoi faire de cette "femelle" arrivée dans la famille et dont on dit qu'elle est la source de quasiment tous les maux. Oui, elles sont "lâchées" dans la nature du mariage avec juste les recommandations de la bienséance. Objet d'alliances et d'orgueil, les petites filles sont élevées comme de futures reproductrices : des mères futures, des drapeaux familiaux, des reproductrices d'un soit disant honneur qui veut que le nom d'une famille ou d'une tribu ne réside que dans le sang de la défloration. Elles sont porteuses de tous les espoirs : celui de l'ascension sociale. Le but du "jeu" c'est de faire le BON mariage, celui qui apportera prospérité financière à la jeune "pouliche" et, de bien entendu, à toute sa famille. Car, chez nous n'est ce pas, c'est toute une famille que le marié reçoit en dot et qui dort, inconsciemment, dans son lit.
Notre commentateur ne réduit la femme épousée qu'à l'appât du gain.
Mais c'est bien la société, édictée par les hommes, qui a donné cette place à ses femmes.
Ne nous apprend t'on pas, au cours de nos adolescences, qu'hors mariage point de salut? Qu'hors mari une femme est une femme perdue, chose bizarrement regardée, honte de la famille?
La modernité parle d'éducation et on envoie de plus en plus de filles faire des études mais reste toujours, en ligne de fond obligatoire, LE mariage.
Bien sur, pour pouvoir faire ce mariage "rêvé", avec un homme aisé si possible, les femmes utilisent ce qu'on leur a appris : la séduction et les promesses de délices inimaginables prompts à faire saliver la proie. Cela dénote un esprit de survie extraordinaire.
Pour "attraper" l'homme on promet, on caresse, on ose toutes les gestes du moment que l'on garde les cuissses fermées. Ce sexe féminin est proposé comme récompense ultime, le jardin des délices à ne savourer qu'après mariage.

maatala a dit…

Et dans une société masculine malade de désirs et handicapée sentimentalement, ils sont nombreux les hommes à promettre monts et merveilles juste pour le plaisir de se tremper à la source.
C'est le jeu pervers de notre société.
Et celui qui pensait épouser une odalisque de l'amour se réveille avec une fille "bien" qui use du sexe comme chantage pour obtenir ce qu'elle veut. Elle est là pour ça non? Infantilisée, réduite à un fantasme, obligée de monnayer pour assurer sa survie matérielle dans une société où les hommes papillonnent à tout va, menés par le bout de leur ...nez.



Nos hommes se plaignent des "glaçons" ignorants qu'ils retrouvent dans leurs lits, lieux fantasmés de tous les désirs et de toutes les attitudes supposées permises. Et s'en vont très vite, après mariage, chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas dans leur moitié. C'est souvent dans les bras d'autres femmes mariées, plus âgées si possible, considérées comme plus expertes, que nos hommes vont se consoler. Avec l'amante tout est permis. Avec sa femme légitime on "copule", on fait avec, on rêve d'autres choses mais on joue le jeu.
Il est vrai que nos hommes sont aussi à plaindre car, englués dans les contradictions de nos sociétés, ils font le grand écart entre éducation et envies.
Il est vrai aussi que le rôle qui leur est dévoué, à savoir celui qui va dépuceler la donzelle désirée, est un rôle ingrat. Le premier geste d'amour physique qu'ils doivent faire est un geste de sang : offrir la souffrance comme mots d'amour. Quelle pitié!
Mais après ce geste "héroïque" combien d'entre eux se sont réellement interessés à la jeune femme qui est allongée à leurs côtés?
Savent ils les gestes d'épanouissement? Un corps de femme n'est pas que chair. Il est esprit. Et on fait l'amour et avec sa chair et avec son esprit.
On "baise". Mais on apprend à faire l'amour.
C'est là toute la différence...
Alors, tant que nous ferons de nos filles des enfants perpétuelles, nous mériterons les tactiques de survie féminines.
Le piège de la mort des sentiments tue aussi....

Salomé

maatala

Anonyme a dit…

Maatala et Znagui. Hatha mtine chwey aliyeu. C'est votre rayon. Le mien ce sont les théories du complot et la surveillance du neighborhood avec les barbus.

Ejeghvou essa!

A-


http://www.cridem.org/C_Info.php?article=50866

maatala a dit…

Salam

Couly a dit::

"J'AIMERAIS BIEN SAVOIR CE QUE MAATA PENSE DES DEUX DERNIERS COUPS D'ABDEL AZIZ. MAATA, Y-A-T-IL EU VIOLATIONS FLAGRANTE DE LA CONSTITUTION EN VIGUEUR AU MOMENT DU COUP D'ETAT? MAATA, AS-TU CONDAMNE' LES DEUX COUPS D'ETAT?"

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Les deux derniers coups d'état:

- Celui contre Taya: une bénédiction.

Rien qu'à voir l'état dans lequel il a laissé la bête agonisante dixit ces plus proche collaborateur( Ely et azziz). je te renvoie à l'interview de l'azzizzo.

Personnellement j'estime qu'un chef d'état ne doit pas plus de deux mandat de cinq ans au pouvoir.

- Il n'y a pas de coup d'état contre SIDIOCA( couille molle).
Pour la simple raison que ses employeurs ont mis fin à son CDD.

Couly

La constitution, la constitution, c'est pas le saint CORAN.

La Corée du nord a une constitution respecter celle-ci équivaut à une non assistance à peuple en danger dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"D’une entourloupe à l’autre, des vautours font main basse sur l’argent du contribuable mauritanien ...


...avec la complicité de tout un circuit administratif : Une facture de 200 millions payés 150 millions d’ouguiyas, qui dit mieux !.


Après la publication de notre enquête : Un autre scandale au Ministère de la Santé : Le député, le Ministre et l’hémodialyse, publiée par le QDN en novembre 2010, - sans que nous puissions établir un quelconque rapport de causalité- le Trésorier Général avait rejeté le paiement consécutif au contrat de complaisance signé entre le ministre de la santé et le député de Tichitt, agissant en qualité de directeur général de la société SM Medic.

Rebelote pour montrer encore une fois leur mépris total pour les textes et les procédures en vigueur et avec l’appui, même tacite du Premier Ministre, les comparses s’y reprennent une deuxième fois en concoctant une deuxième convention mais cette fois-ci tellement tirée par les cheveux, qu’ils ne se préoccupent même pas de l’observation de la cohérence la plus élémentaire.



Pour cette deuxième tentative la Commission Centrale des Marchés (CCM) est embarquée. Ainsi, au cours d’une session extraordinaire tenue le 14 novembre de l’année dernière en présence de 5 membres sur 11, ayant pour unique point à l’ordre du jour : « l’ouverture des offres relatives au marché à commande pour la fourniture des intrants et des générateurs d’hémodialyse destiné à certaines structures de santé. »

Selon le PV N°54 /10/CCM établi pour la circonstance, la CCM constate qu’une seule offre a été reçue et ouverte en séance publique (sic) celle de SM Medic. La CCM note quand même que, « le soumissionnaire n’a pas présenté de caution ni d’attestation administrative »

Et bien sûr la CCM déclare l’appel d’offre infructueux et autorise l’Administration à négocier avec l’unique soumissionnaire (SM Medic) un marché à tranches annuelles pour une durée de cinq ans. Pourtant le Décret 2002 – 08 du 12 Février 2002 Portant Code des Marchés Publics stipule explicitement en son article 10, que le marché à tranche annuelle doit impérativement être afférent à un programme. Mais il s’agit là de la moindre des entorses de ce marché dont le plus incroyable est à venir.

« Qui vole un œuf, volera un bœuf ».

maatala a dit…

A la lumière de ce blanc seing de la CCM, le docteur Cheikh El Moctar Ould Horma et le député Chrif Ahmed Ould Mouhamedou Chrif Bouya signent un nouveau contrat matérialisé par le Marché à tranches annuelles N°171 CCM/2010 après Appel d’Offres restreint, si restreint d’ailleurs, que n’en a été informé que SM Medic. Et ce, en contradiction totale avec les textes (Voir en encadré l’article 40 du Décret 2002 – 08 du 12 Février 2002).

Il en résulte un contrat qui donne à SM Medic un monopole sur l’achat des intrants (kits d’hémodialyse) mais aussi sur la maintenance des unités de traitements d’eau et des fauteuils des hémodialysés.

Montant de la transaction, un milliard d’ouguiya au minimum, mais on comprend aisément qui si l’on dépasse les 20 000 kits par an, cette somme pourrait tout simplement doubler ou tripler, car les besoins des structures sanitaires sont estimées à prés de 70 000 kits par an. Jusque là, vous trouvez que tout cela sent le roussi et est tout au moins peu orthodoxe. En fait, vous n’avez encore rien vu ! Et pour cause, jugez-en.

Le marché est signé par le Premier Ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf le 8 Décembre 2010 alors qu’il a été enregistré aux services des domaines sous le numéro 01639806 en date du 22/6/2010. Le 13 décembre 2010 un PV de réception provisoire de 20 000 kits est établi. Le même jour, la facture définitive N°23/M.S.Medic/10 conformément au bon de commande N°21/SG/MS pour un montant de 200 millions d’ouguiya est déposée au ministère de la Santé.

Le Secrétaire Général l’annote avec : Accord pour paiement partiel de 150 millions. Le 14 Décembre le DAF du ministère de la santé envoie au ministère des finances un ordre de décompte correspondant au marché n°171/CCM/10 pour un montant de 200 millions d’ouguiya !!

Le 15 Décembre le règlement est effectué sous le numéro 35786002/2010 sur la base d’une commande numéro 53 01 04 du …12/8/2010 visée par le Contrôleur financier le 16 /8/2010, pour un montant de 150 millions d’ouguiya qui ont été virés sur le compte de S.M.Medic.

Comment un marché peut il être enregistré 6 mois avant sa signature ? Comment peut on faire une commande 4 mois avant de passer le marché ? Comment peut on être aussi sûr que c’est avec ce fournisseur que la marché sera passé ? Comment une demande de décompte de 200 millions peut elle se transformer en règlement de 150 millions ?

Et Surtout comment peut on expliquer la célérité et la diligence avec laquelle tous les services ont facilité ce paiement alors que l’on sait que ce n’est pas dans leur habitude ? Laissera-t-on longtemps le ministère de la Santé aux mains d’individus dont apparemment le seul objectif est de se remplir les poches et ce de la manière la plus grossière.

MSS

Encadré:

Article 40 : Appel d’offres restreint.

Lorsque les besoins à satisfaire relèvent de fournitures, prestations ou travaux spécialisés ou requérant une technique particulière ou auxquels peu de candidats sont capables de répondre, l’autorité contractante / maître d’ouvrage ou le maître d’ouvrage délégué s’il existe, établit la liste des candidats pressentis après avoir procédé dans la mesure du possible à une demande simplifiée d’expression d’intérêts. Le recours à cette procédure dérogatoire est soumis à l’autorisation préalable de la commission des marchés compétente qui fixe la liste des candidats agréés.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

Maatala

maatala a dit…

Salam

Lu pour momo

"Affaire Biram : 'Il faut sortir dans ça'.


Enfin! serait-on tenté de s’écrier. Enfin, ils ont mis Biram et ses amis en prison! C’est qu’on sentait tellement la chose venir que nul ne se sent surpris de ce qui est arrivé.

Depuis que Biram s’est mis en tête de dénoncer l’esclavage, de critiquer l’ordre (le désordre) établi, beaucoup de loups sont sortis du bois pour le vouer aux gémonies; qui réclamant sa tête, qui d’autre suppliant qu’on le pendît haut et court, et les moins virulents se contentant de dénoncer ses sorties assimilées à une croisade (déjà !!) contre ceci ou cela.

Wallaahi, cela n’a surpris personne, tant les animateurs de l’IRA étaient sous les feux de la rampe et dans la ligne de mire des pouvoirs publics dont le poil se hérisse à chaque fois que, d’un coup de peigne, on le caresse à rebrousse poil.



C’est que cet ancêtre («les pouvoirs publics»), abreuvé aux «tonutruances» des «griots» et aux applaudissements des laudateurs, n’aime pas la contradiction – qu’on soit au temps du «papa national», à l’ère des «comités militaires» ou celle de la «coumbacratie».

Que Biram et ses amis se retrouvent en prison n’étonne donc personne (on a toujours bastonné ou mis en prison ceux qui ne s’alignent pas sur la pensée unique et les positions formatées et bien chloroformées); en revanche, ce qui donne des hoquets récalcitrants, ce qui reste à travers la gorge c’est le justificatif : tenter de faire avaler à la plèbe et au petit peuple que les leaders d’IRA, comme des Apaches sur le sentier de la guerre, se sont lancés à l’assaut du commissariat d’Arafat; brandissant des tomahawks et, à grand renfort de «hokka heiiiiii !!!», sont tombés à bras raccourcis sur les innocents policiers qu’ils ont boxés…

Je ne sais pas si je suis le seul, mais je ne savais pas que Biram et ses amis étaient des spécialistes du Kung-fu Wushu. En tout cas, si tant il est vrai que pour la police Biram, Balla Touré et leurs amis ont déployé autant de hargne, de détermination et de témérité pour aller à l’assaut du commissariat d’Arafat I, je crois que la place de ces leaders d’IRA n’est pas en prison mais au front, sur nos frontières avec le Mali et l’Algérie pour faire bénéficier de leurs talents et de leur expertise nos soldats commis à la lutte contre Al-Qaeda et les trafiquants.

Soutenir que ces activistes arrêtés ont attaqué - comme ça, avec joie et cris de guerre – une cohorte de policiers, ne me semble pas épouser les courbes de la vérité; il aurait été beaucoup plus facile de dire que «les gens de l’IRA», après une prise de bec et échange de propos salés avec les policiers, en sont venus aux mains avec ces derniers.

maatala a dit…

C’est ce que je crois, ayant la liberté de penser qu’il est impensable – justement – qu’un homme doué de raison et non atteint d’instinct suicidaire saute, inconsciemment, comme ça, en République Islamique de Mauritanie, sur le râble d’un flic!

Je ne connais pas les policiers du commissariat d’Arafat I, mais je connais la police; je connais très bien la police. Et s’il y a une constance dans le comportement de la police – d’ici ou d’ailleurs – c’est sa propension à la bastonnade. Affirmer le contraire, c’est tenter d’introduire une exception là où il est connu de tous que c’est plutôt une règle.

Même au Gondwana. Même en République d’Eburnie. Ou bien, quelqu’un aurait-il induit Biram et ses amis en erreur en leur faisant croire qu’une partie de nos forces de l’ordre subissent leur formation au Tibet, auprès du Dalaï Lama et l’assemblée des bonzes, et que la partie restante est adepte de Mahatma Gandhi?

Je crois, comme nos amis ivoiriens, qu’ «il faut sortir dans ça»; et sortir dans ça c’est de considérer que l’incident entre les policiers d’Arafat I et les gens d’IRA n’était qu’un simple incident, quelques échauffourées comme on en voit partout. Et de traiter ce problème comme tel. Tout au plus, une mesure de simple police aurait suffi largement.

C’est dire, qu’en choisissant de déférer et de détenir les activistes d’IRA au motif qu’ils ont agressé les policiers et qu’ils animent une association non reconnue, les pouvoirs publics tombent dans l’excès, cultivent la surenchère et emploient une méthode coué pourtant expérimentée ici il n’y a pas longtemps et qui – tout le monde l’a vu – n’avait ni prospéré ni fait recette.

En effet, le phénomène d’esclavage que dénonce l’IRA est – qu’on le veuille ou non; qu’on le dise ou pas – le motif principal qui leur vaut aujourd’hui ce séjour peu enviable dans la grande bâtisse. Qu’on ne vienne donc pas nous rebattre les oreilles et présenter l’incident d’Arafat comme une offensive armée de grande envergure genre «la légion saute sur Kolwézy» ou «les mutinés du Bounty».

Qu’on ne vienne surtout pas nous dire que parce qu’ils animent une association non reconnue, Biram et ses amis méritent largement ce qui leur arrive.

Ce serait une justification par l’absurde ou tout au moins faire accepter qu’on pourrait se prévaloir de sa propre turpitude : IRA, si je ne m’abuse, avait bien demandé une reconnaissance depuis longtemps; il revenait donc aux pouvoirs publics de la reconnaître ou de s’y opposer. Clairement. Par écrit. En faisant le dos rond, le fautif c’est lui (le ministère de l’Intérieur) et non quelqu’un d’autre.

Il est temps, dis-je, de «sortir dans ça»; et sortir dans ça c’est d’abord libérer Biram et ses amis; les libérer et surtout écouter ce qu’ils disent sur le phénomène qu’ils dénoncent – avec discernement, sans préjugés, sans parti pris ni jugement a priori.

Car, je ne pense pas suffisant de se suffire de leur présumé discours estimé violent pour fermer les yeux sur ce qu’il y a derrière.

Et ce qu’il y a derrière c’est bien cet esclavage qu’ils fustigent – et, sur ce point, ils ne sont pas les seuls. L’honorable président de l’Assemblée nationale, Messoud Ould Boulkheir, en parle – en a parlé dans une interview pas plus tard que la semaine passée.

maatala a dit…

Voudrait-on nous dire qu’il est, lui aussi, «ennemi de la nation», comme on le disait si bien au temps de Maaouya? Mr Mohamed Said Ould Hamoudy, ancien diplomate et ancien président de la Commission nationale des droits de l’homme, en a parlé.

Viendrait-il à l’esprit de quelqu’un, saint de corps et de…euh… d’esprit, que Mohamed Said fait du problème de l’esclavage un fonds de commerce? Isselmou Ould Abdel Kader, ancien administrateur (qui n’a pas sa langue dans la poche), en a parlé. Veut-on nous faire croire qu’il en veut au pays, qu’il regarde dans la direction d’un doigt qui lui indique un point à atteindre ou qu’une main (étrangère!) le pousserait dans le dos…?

Soyons sérieux! Il n’y a pas de fumée sans feu. Tout ce monde n’aurait pas dénoncé ce phénomène s’il n’existait pas. Des lois (dont la dernière date d’il y a deux ans) n’auraient pas été édictées si l’esclavage ne persévérait pas.

Insulter, par des aboyeurs professionnels, ceux qui dénoncent ce fait, ou mettre en prison ceux qui s’activent pour montrer la face hideuse de cette ignominie n’est pas la meilleure façon de régler le problème. Tout au plus, il ne fera que renforcer tout un chacun dans l’idée que l’Etat écrase la victime et protège le bourreau. Ce qui, croyons-le ou pas, n’est ni bon pour la santé de ce pays, ni rassurant sur son avenir.

S’il y un conseil qu’on pourrait donner au régime de Mohamed Ould Abdel Aziz c’est de s’attaquer sérieusement à cette tare qui n’honore personne et d’en traiter les conséquences. S’il y a un avis qu’on pourrait lui donner c’est qu’il se méfie de tous ces imposteurs, ces «rampeurs» qui le poussent à la manière forte, préconisant l’inquisition, la prison et le bûcher.

Voyez-vous, Ould Taya, à son arrivée, fut accueilli avec des branches fleuries, des trémolos dans la voix et le regard mouillé d’une populace qui bêlait à l’unisson et huait le prince précédent. Pour peu, on aurait entonné des «tala’ al badrou aleynaa…». Mais en écoutant les conseils mal avisés d’une cohorte d’ouistitis malfaisants, il s’était mis à emprisonner et à étouffer.

Son régime se distingua dans la violation des droits de l’homme et la culture du tesfaagh, du vol, de la délation. Quand les regrettables évènements de 1989 accablèrent son peuple et le peuple voisin du Sénégal, des exactions furent commises.

Et au lieu de réparer le préjudice subi par des milliers de ses concitoyens, il prêta l’oreille aux ennemis de ce pays et les pansus qui ne prospéraient que dans la boue et la gadoue, oubliant qu’il ne faut pas insulter l’histoire et agresser les innocents.

Il finit accablé, exilé et frappé du sceau de tyran. Comme épitaphe sur les cendres de son régime, les hiboux qui l’appelaient hier frère sillonnèrent le pays pour le charger et le maudire.

Les mêmes individus qui avaient causé la perte de Maaouya sont toujours là. Mohamed Ould Abdel Aziz devrait s’en méfier et les tenir bien éloignés. Car il faut toujours se méfier des reptiles. Du moins, des serpents. «Il faut vraiment sortir dans ça»…

Rachid Ly

: La Nouvelle Expre

maatala a dit…

Salam

Momo dit Tiris réagissant à l'article de ly Rachid

Redigé par, tiris1 2011-01-03 18:43:11 L'application des lois criminalisant l'esclavagisme : ce sera un crime contre les negro-africaines inventeurs des castes et autres feodalités que les maures ont adopté et travaillé pour créer une version plus soft par rapport à la copie originale.

Chacun de nous est une race à lui meme puisqu'il a un patrimoine genetique unique, aucune autre conception de race n'est plausible ni acceptable, L'islam stipule que chacun de nous va etre jugé tout seul et que au jour dernier chacun va fuire son pere sa mere ses freres et ses enfants pour etre mis seul devant la responsabilité de ses actes, ce jour aucune famille ni ami ni communauté ni "race" n'est utile.

Ira flere, biram & co. ne sont que des marchands des malheurs, leur agenda est connu et il est tres loin de droits des l'homme

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Comme par hasard dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Tiris dit momo a dit:

"Ira flere, biram & co. ne sont que des marchands des malheurs, leur agenda est connu et il est tres loin de droits des l'homme"

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Tiris ne vous dira jamais que la mère Thénardier de la BCM doit etre jugée pour esclavagisme avéré.

Tiris ne vous dira jamais que Oumoul Khairy doit être entendu par un juge et Vouyah convoqué pour une enquête.

Tiris ne vous dira jamais que L'état doit appliquer avec la plus grande rigueur les lois criminalisant l'esclavagisme.

Comme les sionistes, ils traitent les résistants de terroristes.

Le pire c'est qu'il ne s'en rend même pas compte dit le fou.

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur Taqadoumy

"Ould Sidi Mahmoud: Ould Hourma gère son ministère comme " un commerce de détail"
03-01-2011
Le député Saleck Ould Sidi Mahmoud, du parti Tawassoul, a dit dans son intervention de dimanche à l'Assemblée nationale que "la corruption a atteint son paroxysme". Il a ajouté que les transactions du ministère de la Santé constituent un exemple éclatant de cette corruption. C'était lors de l'audition du ministre de la Santé.

Le député Ould Sidi Mahmoud a ajouté que le ministre Cheikh Ould Horma gère les ressources de ce ministère comme s'il s'agissait d'un magasin de commerce de détail, où les transactions ne sont soumises à aucune règlementation claire.

Le député a souligné que les marchés du ministère sont accordés à un seul soumissionnaire bien déterminé, en citant comme exemple les équipements achetés, avant l'expiration de l'offre et à des pris exorbitants, à la "Société internationale de services de santé".
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Au pays de Poutine des sables rien ne change dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Si le privé et des tribus rapaces mettent la main sur la TVM, AMI et autres organes de presse, ce serait fini pour l'info mahou mouzarag. Pourquoi des sociétés mixtes? Toujours entrain de préparer des coups pour saboter la libre expression.

azzizzo; ne t'engage pas dans c machin. En le faisant, tu vas droit sur la PRDSisation de la société.

A-
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Les médias d’Etat seront transformés en sociétés d’économie mixtelundi 3 janvier 2011 / 19 :43

"La loi sur l’appui de la presse sera très prochainement présentée au sénat avec à la clé la transformation des entreprises de presse appartenant à l’Etat en entreprises d’économie mixte, ce qui leur permettra de jouer leur rôle dans un espace médiatique ouvert à tous".



Ce qu’a indiqué, aujourd’hui, le ministre de la Communication, Hamdi Ould Mahjoub devant le Sénat, au cours d’une plénière consacrée à la discussion du projet de loi qui modifie l’ordonnance n° 017/2006 en date du 12 juillet 2006 sur la liberté de la presse.

Le statut des sociétés d’économie mixte est régi par les dispositions de l’ordonnance N° 90. 09 du 4 avril 1990, portant statut des établissements publics et des sociétés à capitaux publics et régissant les relations de ces entités avec l’Etat que les sociétés d’économie mixte sont des sociétés à capitaux publics (sociétés anonymes, industrielles ou commerciales) dont l’Etat détient une partie du capital social, le reste des actions étant détenu par le capital privé.

Les trois organes médiatiques d’Etat (AMI, TVM et Radio Mauritanie) sont, pour le moment, régis par le statut des établissements publics à caractère administratif (EPA) : personnes morales de droit public, spécialisées, assurant la gestion d’un service public et ne bénéficiant d’aucune participation privée.

canalrim.

Anonyme a dit…

ne vous fatiguez pas,chers amis!la mission de matalla et de tous amis flamistes racistes c'est de séparer la composante maure qui comprend maures blancs et maures noirs.Ils reussi à convaincre des naifs comme birame et consorts,mais ils oublient que ce qui compte pour l'homme c'est sa culture et pas la couleur de sa peau qui ne compte que pour les racistes,comme matalla.si tu es courageux,viens en mauritanie et dis le qu'ils sont negro-africains;ils te zigoilleront avant de terminer ta mission car ils savent que c'est toi et ta clique qui êtes derrière leur mise au four crématoire au senégal en 1989...

maatala a dit…

Salam

Ano de 15:53

Je ne réponds pas au con, car cela les instruit.

Personne n'est jusqu'à présent venu nous faire la démonstration que les chiffres du FLERE ne correspondent pas à la réalité.

Le débat est là pauv'con

sans rancune dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu sur cridem

"La police disperse un sit-in en faveur de Biram et ses codétenus.


La police est intervenue, mardi, devant l’assemblée nationale, pour disperser, avec force, un sit-in organisé par des sympathisants de Biram Ould Abeid et ses codétenus.

Selon le reporter de l’ANI, les policiers ont utilisé des grenades lacrymogènes et des matraques pour faire déguerpir les manifestants, qui scandaient des slogans condamnant l’arrestation et exigeant la libération de Biram et de ses codétenus.

Selon les organisateurs e cette manifestation, il s’agit d’un sit-in organisé pour soutenir l’activiste Biram et ses codétenus « aujourd’hui séquestrés » dans la prison centrale de Nouakchott, « sans avoir commis de crime, autre que la dénonciation d’un cas de soumission à l’esclavage de mineures à Arafat».



« Nous avons, a souligné un manifestant, décidé de manifester après le refus des autorités d’autoriser un sit-in de contestation de l’arrestation de Biram Ould Dah Ould Abeidi et nous exigeons à ce que tout auteur de pratiques esclavagistes soit soumis à la justice ».

Le 20 décembre dernier, 7 militants antiesclavagistes, arrêtés depuis plus d’une semaine dont Biram Ould Dah président de l’initiative abolitionniste « Ira-Mauritanie » avaient été mis en dépôt à la prison civile de Nouakchott. Le parquet avait retenu contre eux «agression contre agents de force de l’ordre, rassemblement et constitution d’organisation non autorisés ».

Source : ANI (Mauritanie

maatala

maatala a dit…

Salam

La Mauritanie condamne l’attentat contre l’Eglise des Saints à Alexandrie


La Mauritanie a condamné l’attentat qui a visé dans la nuit de vendredi à samedi l’Eglise des Saints à Alexandrie (Egypte), a appris APA de source médiatique lundi à Nouakchott.

« Nous avons appris avec consternation la nouvelle de l’agression terroriste qui a visé l’église des Saints d’Alexandrie et qui a causé de nombreuses victimes innocentes », a écrit le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, dans un message de condoléances au président égyptien Hosni Moubarak.

Dans le message repris par l’Agence mauritanienne d’information (AMI, officielle), Ould Abdelaziz a exprimé la « condamnation de toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme et à l’attentat à la vie humaine » perpétré contre ce lieu de culte en Egypte.



Cet attentat « est en contradiction flagrante avec les enseignements de notre religion, l’Islam, et des valeurs humaines dans leur ensemble », a poursuit le chef de l’Etat mauritanien qui a qualifié cette attaque de « criminelle et barbare ».

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Bravo dit le fou

maatala

Bebe BA a dit…

Foreign Policy Magazine pointe du doigt "la connivence" entre les militants du "polisario" et AQMI
(MAP 04/01/2011)

Washington- Le Magazine américain "Foreign Policy" a pointé du doigt, lundi, "la connivence" existant entre Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le "polisario", en estimant que le retard enregistré dans la résolution de la question du Sahara a engendré un "mariage d'intérêts" entre les séparatistes et ce groupe terroriste qui sévit dans la région du Sahel et en Afrique du Nord.

La publication fait remarquer que les dernières arrestations opérées dans les rangs des militants du polisario par des pays de la région confirment l'implication de ce groupe dans le trafic juteux d'armes, de drogue et d'aide humanitaire en collusion avec la branche nord-africaine d'Al-Qaida.

Foreign Policy Magazine rappelle, dans ce sens, la libération dernièrement par les autorités mauritaniennes de Omar Sahraoui, un "combattant vétéran" du "polisario" qui avait kidnappé trois travailleurs humanitaires espagnols en novembre 2009 pour le compte d'AQMI, ajoutant que des experts et Think tanks américains avaient de même fait état de l'arrestation d'une vingtaine d'autres militants du "polisario" en relation avec cette opération de prise d'otages.

En janvier dernier, poursuit-on de même source, les services de sécurité algériens avaient procédé à l'arrestation du dénommé Sidi Mohamed Mahjoub, un prédicateur polisarien, et saisi dans son domicile des armes, une vingtaine de kilogrammes d'explosifs ainsi que des correspondances avec Abdelmalek Droukdel, Emir autoproclamé d'Al-Qaida au Maghreb Islamique.

Le magazine relève que cette arrestation avait été confirmée par des experts de la région, à l'instar d'Abdul Hameed Bakier, du prestigieux Think Tank américain spécialisé dans les questions du terrorisme, The Jamestown Foundation, et par Claude Moniquet, président du centre d'étude European Strategic Intelligence and Security Center (ESISC).

La publication souligne également que de l'avis de plusieurs experts, la non résolution du conflit du Sahara compromet sérieusement la coopération régionale en Afrique du Nord et favorise une situation propice à la prolifération des actes terroristes et de trafics illicites de tous genres.

Bebe BA a dit…

"Il existe des préoccupations sérieuses que le conflit du Sahara exacerbe un environnement propice à la propagation de l'extrémisme violent", met en garde dans ce sens, Anouar Boukhars, professeur des Relations Internationales au McDaniel College et chercheur associé à la Brookings Institute à Doha.

Citant le directeur du Projet sur les menaces transnationales au Centre washingtonien des études stratégiques et internationales, Arnaud de Borchgrave, le Magazine relève que des véhicules appartenant au "polisario" avaient servi dans l'attaque contre une caserne de l'armée mauritanienne en 2005 par Al-Qaida en Afrique du Nord, ajoutant que des combattants ayant participé à cette attaque faisaient partie du "polisario".

Foreign Policy Magazine revient, par ailleurs, sur les conditions de vie lamentables dans les camps de Tindouf, citant à cet égard les propos de l'ancien chef des opérations et de renseignement de l'Agence américaine antidrogue (DEA), Michael Braun, qui affirme que ces camps représentent "une poudrière et un terrain fertile pour les recruteurs d'AQMI".

Cité par la publication, le premier vice-président du Comité national pour la politique américaine, Peter Pham, soutient, de son cô té, que le ressentiment et la marginalisation que vit la population des camps de Tindouf risque de s'exacerber davantage dans l'absence d'une solution politique au conflit du Sahara.

Plusieurs membres et jeunes sahraouis des camps de Tindouf avaient rejoint dans un premier temps les rangs d'Al-Qaida suite à l'appel lancé par Oussama Ben Laden aux combattants arabes de rejoindre l'Afghanistan, fait observer le Magazine, ajoutant que d'autres jeunes sahraouis ont été influencés par l'idéologie jihadiste durant leurs séjours d'études dans les universités algériennes ou dans d'autres pays arabes.

Anouar Boukhars, cité encore par la publication, affirme dans la même veine que la jeunesse sahraouie des camps de Tindouf est de plus en plus déçue par la mauvaise foi et la passivité des dirigeants du "polisario".
Et de conclure qu'au moment où les négociations sur le Sahara sous les auspices des Nations unies demeurent dans l'impasse, Al-Qaida continue à sévir au Maghreb et dans la région du Sahel.

maatala a dit…

Salam

Lu sur mille et un je

L'apprenti poète


Lettre à Salomé

Il fut un temps où le mariage se faisait par arrangement, souvent sur la base du rang de la famille de la femme ou selon le respect qu’elle a su imposer dans le village ou le vrig. Cette dot, offerte à l’homme sous forme de rang de la famille des oncles des futurs enfants, représentait une garantie pour leur éducation car le jeune époux savait déjà qu’il en épousera d’autres.
Il fut un temps, dans certaines régions de Mauritanie, où le jeune marié sortait de sa chambre nuptiale la nuits de ses noces en tirant à coups de fusils pour dire à tous les habitants du village que oui la fille des tels était bien vierge.
Il fut aussi un temps où la femme ne sachant pas « faire l’amour » ou par pudeur ne voulant pas montrer au cavalier que la monture sait aussi prendre du plaisir, se laisse faire comme un matelas sans vie qui se voit souiller par un homme dont la performance ferait rire une mouche !
Ces faits et bien d’autres sont le résultat d’un manque criant d’éducation sexuelle qui hélas n’était pas permise au pays des hommes du désert. Pourtant, ils ont sillonné le monde et sont partis en inde et en chine, pas une seule position Kamasoutra n’a pu les distraire dans leur folle quête du savoir !
Est-ce la faute des hommes de cette époque là ? Je ne le crois point, car l’art d’explorer le corps requiert une partenaire maniable, or les femmes de cette époque là, ressemblait plus à de gros meubles qu’à autres chose, pas la peine donc d’étudier cette science là.
L’héritage culturel laissé par nos ancêtres était dépourvu d’éducation sexuelle et a fait que les seules instants où il est permis d’en parler c’est dans les cérémonies de mariage et encore, on ne parle qu’un langage de voyeurs, dis Monsieur dessine moi un ….mouton.
Mais entre temps, l’homme bleu a su se cultiver dans la matière et a appris à se procurer du plaisir sans pour autant dicter à la femme son poids ni sa taille de poitrine il la respecte et apprécie plutôt son sourire et son regard tendre et prend même le risque de l’épouser sans avoir de garantie sur le reste de son corps !
L’homme bleu ne parle plus de sang la nuit de ses noces, il cherche plutôt une solution pour que sa chérie mouille… dans son bain d’amour. Il l’aime et la chéris et veut bâtir avec elle un avenir, il ne la considère plus depuis des décennies comme productrice d’enfants, il en veut un seulement, ça coute cher et ça crie trop.
La société de l’homme bleu, grâce à lui, protège ses filles et ses sœurs des loups qui les guettent surtout à l’âge où elles sont le plus vulnérables, de peur que le coyote ne les engrosse et ne reconnaisse pas sa progéniture, de peur qu’elles ne se laissent apprivoiser par la dépravation maquillée en « modernité ».
Il a su en faire une femme gâtée, qui porte la culotte au foyer et quand elle a des maux de têtes, il sort discrètement la poubelle…. de peur de la réveiller.
Quand à leurs gestes intimes, il lui interdit de fumer la pipe car avec ses lèvres elle embrasse ses enfants, responsable qu’il est, il évite de sauter sur le lit de peur de le casser, il n’a pas d’argent à jeter par la fenêtre.
Cet homme là n’est pas seulement à aimer il doit être adoré et mis au rang que dieu lui a donné : «le paradis est sous le pied du mari ».

3 janvier 2011 08:21

maatala

maatala a dit…

Salam

Toujours de l'apprenti poéte

"Chère Salomé

On ne peut rester muet après lecture de cette description on ne plus exacte de ce qui « m’a-t-on raconté » se passe dans l’esprit d’une jeune mariée de chez nous, mais avez-vous pensé à ce qui se passe dans l’esprit de son homme, pensez vous que cette nuit qu’il a tant attendu et dont il a tant rêvé (j’évite de te dire sur laquelle il fait sa plus belle érection) , pensez vous lui avoir offert « une nuit de noce) !
J’ai fait des statistiques en utilisant un échantillon représentatif des hommes de Mauritanie, savez vous que quatre vingt dix pour cent de ces hommes n’ont pas un bon souvenir de leur nuit de noces ! certains disent que cette femme qui, il n’ ya pas deux nuits, était leur fiancée ou copine, échangeant des baisers d’amoureux, faisant des étreintes édictées par un désir des plus charnel, cette femme qui montrait hier un désir infini dans sa voix et dans ces gestes, n’attend que d’être une épouse pour porter un « masque », le masque de la femme mariée Mauritanienne, froide, hautaine, capricieuse et consommatrice .. D’argent bien sur et ceci est valable pour toute les communautés vivant dans ce pays.
Rien ne justifie cette métamorphose rapide, je dirais même cette mutation qui me rappelle l’attitude d’un agent de l’administration qui se voit un beau matin parachuté Directeur de quelque chose ! Ce n’est pas l’éducation, encore moins ce que vous disent vos ainées, c’est plutôt votre instinct possessif, mélangé à un zeste de cruauté et parfumé par le refus inné que vous avez de vous sentir possédée par un homme qui pourtant vous possède devant dieu et devant les hommes.
Me ferai vous croire qu’une jeune fille âgée de 18 à 25 ans de nos jours n’a jamais vu le sexe d’un homme, même sur une photo, dans un film !
Quelle est cette pudeur que vous avez seulement au moment où il ne faut pas l’avoir ? la nuit où tout vous est permis
Oui, vous vous croyez Directeur de quelque chose, de nos vies peut être et vous nous poussez à vous tromper parfois dès nos premiers jours de mariage parce que nos maitresses, qui elles étaient des épouses jadis et qui n’ont compris que trop tard que l’homme est aussi tendre que la femme, nous offrent chaque jour une véritable nuit de noces.
Bien à toi

L’Apprenti Poète
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Il a dit

"cette femme qui montrait hier un désir infini dans sa voix et dans ces gestes, n’attend que d’être une épouse pour porter un « masque », le masque de la femme mariée Mauritanienne, froide, hautaine, capricieuse et consommatrice ..

maatala

maatala

maatala a dit…

Salam


Yarbe Ould Sgheir, nommé Secrétaire à la promotion des droits de l'Homme à l'UPR .

"Selon une source bien informée, le Directeur de la presse électronique au ministère de la communication et des relations avec le parlement, M. Yarbe Ould Sgheir, a été désigné par le parti au pouvoir l’UPR comme Secrétaire à la promotion des droits de l’homme.



A noter que cette commission des droits de l’homme est composée de cinq sous-commissions, à savoir :

-Sous-commission chargée de la lutte contre les séquelles de l’esclavage, présidée par MBareck Ould Sabar

-Sous-commission chargée de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, présidée par Dihid Ould El Ghassem

-Sous-commission chargée de la politique familiale et de la solidarité, présidée par Mme Khadija Mint Daddah

-Sous-commission chargée de la lutte contre l’ignorance et l’analphabétisme, présidée par Saadna Ould Mohamed Bowbe

-Sous-commission chargée d’établir la culture des droits humains et des valeurs démocratiques, présidée Diallo Yahya Yéro.

Dans leur discours, les responsables du parti ont évoqué les raisons de la mise en place de cette commission, qui pour eux est une contribution à la lutte engagée par les pouvoirs publics contre l’esclavage et ses séquelles. Il faut noter également qu’il intervient après les remous que cette question a soulevé ces derniers temps avec notamment l’arrestation de Birame Ould Abeid.

Source : GPS le 04/01/2011

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Pourquoi cette commission n'irait pas enquêté sur les conditions de vie des deux gamines de Arafat.


Question de rendre utile dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Merci Bebe Ba pour cette pêche. Au cas où MAP fait de la propagande pour le Maroc, il vaut mieux aller voir l'article dans Foreign Policy (ci-dessus).


Nous avons toujours crû qu'AQMI ne faisait pas tout ça seul ....

A-

http://mideast.foreignpolicy.com/posts/2011/01/03/unlikely_bedfellows_are_some_saharan_marxists_joining_al_qaida_operations_in_north_

Anonyme a dit…

Pricipes du calculs DANS L'ESPACE ira flere halo-flam :

vecteurs de l'espace d'identification de l'homme ( noir, blanc)


1 HOMME + 1 HOMME = inderminé manque d'une donné essentielle à savoir la couleur;

1 BLANC + 1 BLANC = 2 blancs
1 noir + 1 NOIR = 2 NOIRS
1 NOIR + 1 BLANC = 0



voyons maintenant les pricipes de calculs dans l'espace à dimension raffinée et illimitée:

vecteurs d'identification : un homme = une conscience = une vision du monde............ETC.


1 homme + 1 homme = 2 raffinements, 2 consciences differentes , 2 VISIONS DIFFERENTES MAIS IMPREVISIBLES........

1 BLANC + 1 BLANC = 2 raffinements, 2 consciences differentes , 2 VISIONS DIFFERENTES MAIS INPREVISIBLES.........


1 noir + 1 NOIR = 2 raffinements, 2 consciences differentes , 2 VISIONS DIFFERENTES MAIS IMPREVISIBLES.................


1 NOIR + 1 BLANC = 2 raffinements, 2 consciences differentes , 2 VISIONS DIFFERENTES MAIS IMPREVISIBLES..................

TRES DIFFICILE ESPACE AVEC LA CONSCIENCE ? LA VISION LE RAFFINEMENT ? LA COMPLEXITE IMPREVISIBLE


A CHACUN SON ESPACE CELUI DE CERTAINS ET CONNU D'AVANCE


MOUHAMED