dimanche 12 décembre 2010

Me Brahim Ould Ebetty à propos du passif humanitaire

« Les personnes qui avaient tué continuent à travailler et à se promener comme si de rien n’était'.


Tels sont les propos de Me Brahim Ould Ebetty qui réagissait sur le rôle de la société civile dans l’amélioration des Droits de l’homme et le traitement définitif du passif humanitaire. C’était à l’occasion du colloque sur le cinquantenaire, organisé par le Fonadh, les 03 et 04 décembre 2010.

« Des hommes ont été froidement tués en 1989 ».

« Les événements d’avril 1989 étaient des faits de pouvoir et non des faits des populations. Je rejette toute tentative de faire assumer ces événements à une communauté déterminée.



Lorsque le pouvoir tenta de récidiver en 2000, vous avez vu les femmes qui envahissaient les garages, apportaient les repas et refusaient à ce qu’il y ait une nouvelle récidive. Si cet élan de grande ampleur s’était généralisé partout dans les garages et sur toutes les routes du pays lors des événements de 1989, la tragédie n’aurait pas pris les proportions connues.

A la suite de ces événements, plusieurs officiers et sous officiers, soldats furent arrêtés dans les différentes casernes de l’armée. Intoxication, tentative d’assassinat, tout un scénario, personne ne parlait, aucune information ne filtrait. Mais un jour quelqu’un qui vécut tout ce qui s’était passé à Jreida est sorti du pays.

Il a parlé à RFI et a expliqué ce qui s’est passé. Que des hommes ont été tués froidement. Par la suite, on a commencé à parler de procès. On avait fait des tentes à Ouad Naga pour demander aux avocats de venir plaider. Les avocats se sont réunis pour dire qu’ils ne sont pas là pour légitimer un procès dont les résultats sont connus d’avance.

Même si un ou deux avocats ont tenté de se rendre à Jreida. Ils ont été rejetés par les prisonniers par la suite, c’est pourquoi les avocats ont refusé de couvrir une mascarade de procès. C’est par la suite que le procès a été renvoyé sine die.

« La loi d’amnistie est votée par les députés qui étaient dans le parti du pouvoir ».

« Trois semaines plu tard, c’est feu Cheikh Ould Boyda qui reçoit un appel de la présidence pour demander la libération de toutes les personnes arrêtées. Cheikh Ould Boyda, appelle à son tour Ahmed Ould Bekrine, l’ancien chef d’état major de la gendarmerie qui est actuellement le secrétaire général du ministre de la défense pour lui dire que la présidence a ordonné de libérer toutes les personnes arrêtées. Et ce dernier a libéré tous les prisonniers dans l’anonymat.

Et ces derniers ont commencé à faire des révélations pour dire que telle personne a été tuée à Jreida, à Azlat, à Inal. C’était en 1991-92. C’est par la suite que les avocats ont pris l’affaire en main. C’est à l’honneur de l’Ordre National des Avocats. Ils ont porté plainte, suite au rapport qui a été fait par « Agir Ensemble » pour les droits de l’homme.

Je n’oublierai pas cette pétition que beaucoup de gens ont signée pour plaire au pouvoir contre « Agir Ensemble ». Et pourtant des patriotes mauritaniens sont restés debout pour dénoncer ce qui s’est passé et décrire la réalité de toutes les atrocités. Lorsqu’une plainte à été déposée, l’avocat général l’a rejeté pour dire qu’il ne peut pas être saisi.

« Parce que vous n’avez pas l’autorisation du chef d’état major pour engager une procédure contre les officiers supérieurs ? » Curieux que nous sommes, nous sommes allés fouiller dans les archives de la Cour Suprême et nous sommes tombés sur un arrêt consultatif, rendu par la Cour suprême à la demande du ministre de la défense pour répondre à la question suivante : Est ce qu’en cas de commission d’un délit ou d’un crime commis par un officier, les procédures peuvent être engagées ou il faut obligatoirement avoir une autorisation du chef d’état major ?

Cet arrêt consultatif était rendu le 15 juillet 1991 contre l’avis contraire de la Cour Suprême. Le motif pour lequel l’avocat général avait rejeté les poursuites est tombé à l’eau à cause de l’arrêt rendu par la cour suprême et sur demande du ministère de la défense.

De nouveau, nous saisissons l’avocat général pour lui demander que « nous mettions à sa disposition un arrêt de la cour suprême et nous lui demandons de nous saisir et de poursuivre les poursuites contre les militaires qui ont commis des crimes atroces. Face à cette situation, l’avocat général tarde à répondre. Et subitement l’ordre est donné à quelques députés pour initier la fameuse amnistie qui était une initiative de quelques députés pour amnistier tous ces faits.
L’unique député indépendant de l’époque, M. Sid’Ahmed Ould Habott, avait pris contact avec nous pour demander ce qu’il peut faire. Nous lui avons répondu qu’il pouvait intervenir en proposant un amendement à cette loi d’amnistie pour au moins lui donner un caractère humain.

Et le député a proposé un amendement à cette loi qui compose essentiellement deux volets : un volet de sanction disciplinaire, et un autre de dédommagement prélevé sur le budget de fonctionnement de l’Etat. C’est le député Habott qui a voté pour son amendement. La loi d’amnistie est votée par les députés qui étaient dans le parti au pouvoir (Ndlr : PRDS). C’est pourquoi, « Agir Ensemble » avait dit à l’époque « crime avoué en Mauritanie ».

« La fameuse lettre du 4/4/93 adressée à Maaouya ».

« Pour autant nous n’avons pas baissé les bras. Nous avons écrit au ministre de la défense, de la justice, au Président de la république pour dire que les crimes ne se règlent pas par les amnisties. Ce que nous devons chercher, c’est la paix des cœurs et tant que cette paix n’est pas retrouvée, l’amnistie ne règle pas les problèmes. « Intervenez SVP, M. le Président (Taya) pour régler ce problème.
Nous avons écrit une lettre très célèbre le 4/4/1993, pour « demander au Président (Taya) de tout faire pour intervenir avant que des poursuites sur le plan international ne soient déclenchées. Même s’il y’a amnistie en Mauritanie, les crimes de torture sont impardonnables. Les scènes de crime ne peuvent pas faire l’objet d’amnistie.

C’est pourquoi, nous avons saisi le Président, mais au lieu de nous écouter, c’est plutôt des poursuites contre les avocats et les ONG de droits de l’homme. Mais en dépit de tout cela, nous avons continué. Ce problème a été posé par un collectif d’ONG à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qui, dans sa cession d’Alger, a rendu des recommandations très célèbres.

Ils ont demandé au gouvernement mauritanien de régler ce problème. Lorsque même ces recommandations ont été faites, nous avons saisi officiellement les autorités mauritaniennes pour les inviter à régler ce problème. C’est en 2005 que le problème a été de nouveau posé, mais les autorités de la transition ont refusé à ce que le problème du passif humanitaire soit intégré dans les questions à débattre lors de la transition ».

« Les enfants des tués de 1989 sont devenus des majeurs ».

« C’est en fait en 2007, qu’il y’a eu un débat sur la question. Le premier débat public en Mauritanie organisé par les autorités. On a parlé des questions des déportés, du passif humanitaire. Et depuis 2007, on parle du passif humanitaire sans signer une approche. On continue jusqu’à présent de traîner parce qu’il y’a des questions qui ont été négligées, comme le droit moral, alors qu’on parle d’indemnisation et de pension.

Le passif humanitaire n’est pas une question des négros africains, c’est une question de tous les mauritaniens. C’est notre problème. Ce n’est pas un problème politique, mais c’est un problème humain que nous devons tous gérer. Un problème qui exige une solution définitive et consensuelle qui prendra en mémoire le droit de mémoire, de justice, de réparation.

C’est très grave que des personnes qui avaient tué continuent à travailler et à se promener comme si de rien n’était. Les enfants des tués de 1989 sont devenus des majeurs. Ils ne peuvent pas continuer à cultiver la rancune et la frustration qui sont les causes réelles de toutes les tensions d’instabilité. Il faut garantir un droit à la mémoire, à la justice et à l’indemnisation.

L’indemnisation viendra en dernier lieu. Si toutes ces questions sont prises en compte, je crois que nous pouvons évoluer. Nous voulons que nos enfants comprennent que nous travaillons tous et de toutes les composantes de ce pays pour que ce problème soit réglé. Que ceux qui gouvernent actuellement prennent conscience de la gravité ».

Compte-rendu de Dialtabé

32 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci LM/Maatala. Je ne savais pas certain détails sur cette affaire et l'unes meilleurs sources est Maître Ould Ebety en effet. A-

Anonyme a dit…

Znagui,

Je n'avais pas du tout regardé les TAG. Endehors de quelques mémos, tout le reste vient de Rabat, Alger, Bamako, Ouagadougou, Paris et Madrid. comme tu as dit, il faut tout verifier car on ne sait jamais. Mais les mémos de ces pays parlaient de plusieurs sujets séparés, dont la Mauritanie separée aussi dans le même mémo ou cable.

Quand tu lis du cable de l'un de nos pays que les régimes antérieurs à celui-ci sont des narco-régimes, tu te grattes la tête coome cela vient de là-haut. Merci pour la remarque. Si Maatala pouvait allonger la taille du texte à balancer, j'aurai sans problème balancé les mémos sur canalh. Ça fait mal tout ça, mais on a le droit de savoir. A-

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Znagui a dit:

Tu sais A- dans les différents "câbles" de Wikileaks quand un pays est concerné par une information, le rédacteur mentionne un Tag correspondant à ce pays. Le Tag correspondant à la Mauritanie est MR.

Si tu cherches par ce Tag sur wikileaks.ch ou wikileaks.nl tu ne trouveras que 4 documents relatifs à la Mauritanie. Ceux que j'ai évoqué auparavant.

Znagui

12 décembre 2010 15:09

Anonyme a dit…

Compliqué tout ça. Boutef a demandé aux americains de dire à ATT d'eviter d'etres avec les bandits et les victimes en même temps (wikileaks d'Alger). Maintenant le Maroc dit que la RIM et le Mali jouent à cache-cache avec Alger. Je suis perdu. A-
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18:52Sahel : pourquoi l’Algérie redoute l’axe Mauritano-malien?

Les généraux algériens sont furax. Ils en veulent sérieusement aux gouvernements maliens et mauritaniens qu’ils soupçonnent de constituer un axe anti algérien au Sahel.

Les visites que s’échangent la Mauritanie et le Mali au plus haut niveau ainsi que leur collaboration étroite pour combattre AQMI et les trafiquants sous la houlette de la France inquiète fortement Alger, qui se trouve du coup marginalisé.

« Les Maliens et les Mauritaniens nous mènent en bateau. A chaque réunion qu’on tient à Alger, ils nous servent toujours le même discours rassurant, mais sur le terrain ils continuent d’agir seuls », s’énerve un haut gradé algérien.

Le dernier coup dur subi par l’Algérie date du jeudi 9 décembre quand les forces de sécurité maliennes réussirent un gros coup en mettant la main sur six gros trafiquants de drogue, tous appartenant au Polisario.

Alger fulmine. Elle reproche aux maliens d’avoir vite fait circuler l’information par le biais de l’AFP. Une fois l’information rendue publique, il était alors impossible pour Alger de tenter quoi que se soit afin de changer l’identité des six trafiquants. A Paris où on suit l’affaire de trop près, on juge l’action malienne efficace et habile.

« Ils marquent un grand coup sécuritaire tout en neutralisant une puissance régionale qui est l’Algérie », fait remarquer un haut cadre de la DGSE à Paris. En fait, les Français étaient sur le coup depuis mardi 7 décembre, quand les Mauritaniens ont procédé à l’arrestation de sept trafiquants à la frontière avec le Mali.

Cuisinés en présence d’officiers français, ils sont vite passés à table. Ce qui a permis aux Maliens de réussir leur opération. Mais, cette affaire est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Aujourd’hui, les Mauritaniens détiennent un certain Sultan Ould Bady.

Membre du Polisario, Sultan n’est pas un trafiquant anodin. Selon les français, il jouerait un rôle plus consistant en étant une sorte de lien entre AQMI, les trafiquants et une frange du DRS algérien. Ce qui est sûr, c’est que les Algériens ont peu goûté les deux dernières opérations conduites par les forces de sécurité du Mali et de la Mauritanie.

A El Mouradia, on craint que l’axe Nouakchott-Bamako soit le socle d’une alliance internationale contre le terrorisme et le trafique de drogue dans le Sahel. Ce qui sonnerait le déclin du rôle algérien dans la région.

maghreb-intelligence.com

 

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org
 
Source : La Nation (Mauritanie)
| Education, Culture, Littérature, Musique| Lus : 30

Anonyme a dit…

A-,

Denis Henkins était le chargé d'affaires de l'ambassade des US à Nouakchott. Il ne va pas écrire de Rabat ou de Bamako pour renseigner sur le pays où il exercice.

Tout cela dit nous au COD et anciennement au FNDD on se voile pas la face. Aziz est pour nous un putschiste arrivé par un putsch au pouvoir et on aurait bien souhaité avoir une armée républicaine qui lui aurait dit Niet aux moment où il commettait ses forfaits. On ne serait pas malheureux si Gazouani ou un autre aurait profité du "départ" d'Aziz en avril 2009 pour le fixer au pilori et remettre l'ordre constitutionnel. Dommage Gazouani a raté la bonne occasion d'entrer dans les annales de l'histoire de Mauritanie avec un tel acte.

Znagui

Anonyme a dit…

Entièrement d'accord avec Ould Sidi Baba. Car faire un coup d'état est pire que faire du cambriolage de banque.

Azzizzo: tu ne feras pas du Gbagbo en 2014, si tu perds aux islamistes. Fais ton boulot bien et prépare des elections transparentes dès maintenant. Si tu continue à fatiguer les salafistes et nettoyer le pays des corrompus, tu aura ma voix. A-
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Ahmed Ould Baba réclame des mesures contre les coups d'Etat


L'ancien ministre mauritanien Ahmed Ould Sidi Baba, responable démissionnaire du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD-ADHIL), au pouvoir en Mauritanie de 2007 à 2008, a fortement plaidé en faveur de la fin des coups d'Etat en Afrique, qu'ils soient militaires, constitutionnels ou électoraux, et réclamé des mesures draconiennes, dimanche au cours d'une conférence de presse.

Ahmed Ould Sidi préconise notamment l'adoption par tous les pays africains d'une législation faisant du coup d'Etat "un crime imprescriptible" quelle qu'en soit la forme, pour rompre avec le cycle actuel qui a touché au cours des deux dernières années la Mauritanie, la Guinée, le Niger et prévaut actuellement en Côte d'Ivoire "avec Laurent Gbagbo, président sortant, battu à l'issue du scrutin du 28 novembre 2010 et qui tente de confisquer le pouvoir".



Le responsable politique mauritanien estime que la multiplication des coups de force pendant cette période "a été encouragée par l'attitude complaisante et insouciante" de la communauté internationale "qui a accepté la légalisation en Mauritanie du coup d'Etat du 6 août 2008 par une élection présidentielle en juillet 2009". Une brèche dans laquelle se serait ainsi engouffrés tous les fauteurs de troubles en Côte d'Ivoire, au Niger et en Guinée, selon M. Ould Sidi Baba.

Ahmed Ould Sidi Baba est issu de la génération des premiers responsables africains juste après les indépendances. Il a été ministre sous le régime du président Moctar Ould Daddah et président du Conseil économique et social (CES) sous le règne du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août 2008 par un coup d'Etat militaire du général Mohamed Ould Abdel Aziz, actuellement au pouvoir après avoir remporté une élection présidentielle le 18 juillet 2009.










Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org



Source : PanaPress

Anonyme a dit…

Znagui,

Tu n'as peut-être pas compris: à chaque passage du Général Ward de l'AFRICOM à Rabat ou à Alger, comme d'autes gros pontes, ils discutentent des problèmes du pays et parlent de la situation de la sous-region. Ils parlent parfois mal des voisins en donnant quelques infos et c'est de bonne guerre. C'est l'ambassadeur ou le conseiller politique dans le pays qui fait un cable sur les questions discutées et ce que disent leurs h6otes. Une fois Hankins est parti au Maroc pour prendre les pouls des marocains, de l'ambassade US à Rabat et des autres partenaires sur ce qui se passait chez nous. C'est l'Ambassade US de Rabat qui a envoyé le cable. Le visiteur approuve presque toujours le cable avant son envoi. Parfois pas.

En lisant les cables, je crois que les US ont joué franc jeu et je n'ai pas vu de tripatouillage durant la crise. Je suis très honnête, sauf si je me trompe. Mon problème est qu'ils - et les algériens - ne bougent pas le cu pour aider azzizzo à supprimer AQMI. Toujours à se faire la pipe entre eux à Alger, malgré la base US en Algérie et à Gao avec leur surveillance sur tout ce qui bouge.C ést comme s'ils ne prennent pas le terrorisme au sérieux et cherchent même à faire pourrir la situation. A-

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Znagui a dit:

Denis Henkins était le chargé d'affaires de l'ambassade des US à Nouakchott. Il ne va pas écrire de Rabat ou de Bamako pour renseigner sur le pays où il exercice.

Anonyme a dit…

On vraiment besoin de x ould y pour suivre tout ça comme personne ne sait mieux faire que lui.

x: yaatina we yaatik el avia enteu mneine? Rien n'a changé depuis ton départ et les roumouz bougent comme des poux dans la boletig. A-

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http://www.cridem.org/C_Info.php?article=50159

maatala a dit…

Salam


Dans la serie: le début de la fin

Le Projet d’Eradication des Séquelles de l’Esclavage rattaché à la Présidence de la République

Le lendemain :

"Biram Ould Dah 'arrêté et frappé par la police'.


Selon Abeid Ould Imijin, sympathisant de l’organisation IRA-Mauritanie, le président de cette initiative Biram Ould Dah Ould Abeid a été arrêté et frappé, lundi à Arafat, par des policiers du commissariat Arafat I.

Ould Imijin a précisé dans une déclaration à l’ANI que les supporters de l’IRA-Mauritanie, qui se sont rassemblés devant le commissariat de police, ont été dispersés à coups de grenades lacrymogènes. Certains manifestants ont été blessés, selon Imijin.

Avant son arrestation, Biram Ould Dah avait affirmé à l’ANI qu’il compte aller à la police, à la préfecture et à la wilaya, en compagnie de quelques membres de l’IRA, dans le cadre du suivi de ce qu’il appelé « un cas d’esclavage mis à jour récemment par son organisation ».

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Certains pensent qu'ils materont les haratines comme ils ont matés les négro-africains.

gare au retour de baton ........

"Gaabon" ente vem dit le fou

maatala

maatala a dit…

salam

Lu pour les négationnistes esclavagistes

"L’ancien ministre de Taya, Isselmou Abdel Khader n’a pas mâché ses mots pour évoquer l’esclavage et les difficultés de cohabitation en Mauritanie. C’était à l’occasion du colloque organisé par le Fonadh le vendredi 03 décembre.

Dans son exposé, le Pr Isselmou à dénoncer les pratiques de l’esclavage. Selon lui, aucune cohésion nationale ne saurait se réaliser sans la suppression des derniers bastions de l’esclavage au sein de toutes les communautés mauritaniennes. Il n y aura pas de démocratie tant que des hommes disposent de la vie d’autres, note le Pr Isselmou. Selon lui-même si l’esclavage existe chez toutes les composantes, il est plus horrible et plus cruel chez les maures. « Il y a des hommes qui ont comme esclave, leur propre fils génétique. « Chez nous, il ya encore les esclaves qui se vendent » martèle le Pr. En dépit de tous les discours et des efforts contre l’esclavage, dira-t-il, celui-ci demeure, dans toutes les composantes du pays, sous des formes variées que l’Etat n’a pu éradiquer et que le monde politique hésite à dénoncer par peur de déplaire à certains milieux.

« Certaines tribus maures sont d’origine africaine et de grandes dynasties halpular sont incontestablement d’origine arabe »
Parlant de la cohabitation communautaire, il déclare « un citoyen arabe de Mauritanie doit aimer n’importe quel halpular ou soninké ou ouolof mauritanien plus que tout ressortissant de n’importe quel pays arabe. » Selon lui, sans cette règle qui s’applique à tous, il sera impossible pour nous d’envisager unanimement une seule alternative, celle de la cohabitation. Malheureusement dira-t-il, le débat politique est en panne, suite à un renversement d’un ordre constitutionnel rétabli durant une quinzaine de mois, après vingt ans de régime d’exception. Lorsque la situation sociale est difficile, certains courants de pensée et certains hommes politiques en profitent pour lever des slogans aussi vides de sens que dangereux. Même la police politique des régimes défaillants cherche à susciter des divisions afin d’absorber la détresse des populations en les occupant à s’entredéchirer. Prenant à contre-pieds les souhaits d’un dirigeant politique qui demandait le changement du nom du pays, sa devise et son hymne, l’ancien ministre de Taya déclare « On a entendu ces derniers jours des idées saugrenues évoquant un soi-disant besoin de changer le nom du pays, ou son hymne, comme si cela pouvait améliorer les conditions de cohabitation des ethnies en présence. Au contraire, de telles idées peuvent provoquer des incompréhensions dangereuses, surtout en ce moment où les pouvoirs publics accusent un déficit de légitimité réel ou supposé. »

maatala a dit…

Selon lui d’autres personnes, à défaut d’une bonne cohabitation évoquent la thèse de l’ordre d’arrivée sur ce territoire des différentes ethnies. Sur ce volet, il affirme qu’aucun peuple n’est resté éternellement dans son berceau et que les brassages se sont davantage intensifiés au point qu’il n’est plus possible ni nécessaire de savoir qui est devenu qui. D’autres encore, dira-t-il, pensent qu’il serait possible de séparer les ethnies sans savoir sur quelle base. Sur ce volet, il précise que la séparation sur la base de la couleur est impossible parce qu’une grande partie des Maures d’origine arabe ou berbère est de couleur noire. « Les Chorfa de Néma, de Oualata et de Mbout, les Litama et les Oulad Zeid de Fassala sont plus noirs que les halaybé ou les Hebyabé. Certaines tribus maures sont d’origine africaine et de grandes dynasties halpular sont incontestablement d’origine arabe. »

Pourtant, il est arrivé en 1991 pire qu’en 1989 !
Selon lui, on ne peut trouver une alternative autre que la cohabitation sur des bases durables, car aucune ethnie n’habite une zone en exclusivité. A titre d’exemple, il cite les régions du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimagha où sont concentrées la majorité des négro-mauritaniens. Selon lui, ces contrées sont également habitées par des tribus maures qui y possèdent de vastes terres. Dans les régions du Hodh El Gharbi et de l’Assaba où habitent une majorité de Maures, il existe des communautés négro-africaines, dira-t-il. Mais d’après lui, peu après la naissance de l’Etat national, sont apparus des courants de pensée ségrégationnistes qui ont eu pour nom le nationalisme arabe ou panafricain. Selon lui, les événements des années 1989, 1990 et 1991 ont été le corollaire de cette rivalité, puisque l’Etat ne pouvait plus ou ne voulait plus incarner la diversité et la pluralité du pays. « Notre erreur commune, nous autres démocrates, du moins ceux qui regardent la Mauritanie avec les deux yeux, c’est de croire que ce qui est arrivé en 1989 ne pouvait jamais arriver au pays de Souleymane Bal, d’Abdelkader Kane, Sidi Abdoullah Ould Hadj Brahim, El Hadj Oumar Tall, El Hadj Mahmoud Ba. Pourtant, il est arrivé en 1991 pire qu’en 1989 ! Selon lui, les institutions parlementaires devront peser l’impact des lois, en amont, en ayant égard aux divers substrats culturels. « C’est à cause de la négligence ou l’ignorance de ces substrats respectifs que la loi foncière a été la source d’un conflit sanglant qui aurait pu être évité. »

Synthèse de Dialtabé

maatala

maatala a dit…

salam


" quand la justice ne vient pas à toi, il faut aller la chercher"

Soutien inconditionnel à notre frère et ami Biram et ses amis.

maatala

maatala a dit…

Salam

Pétition pour la libération immédiate et sans condition de Biram

- Maatala


Signé Le fou

Anonyme a dit…

De wikileaks analysé. A-

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http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/l-algerie-une-puissance-regionale-au-c-ur-de-l-hostilite-de-ses-voisins_13290.html


http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/ben-ali-accuse-l-algerie-d-etre-responsable-de-l-impasse-actuelle-au-sahara-occidental_13242.html

Anonyme a dit…

rien ne set de l'emprisonner: soit il est fou, soit il a raison. concentrons-nous sur AQMI, la corruption, les actions anti-esclavagistes et la conférence nationale verité et reconciliation. Donc je signe sous le frerôt Maatala.

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Pétition pour la libération immédiate et sans condition de Biram

- Maatala
- A-

Anonyme a dit…

Maatala,

Depuis quand l'ex-ministre de Ould Taya est professeur?

Anonyme a dit…

Je suis choque' et profondement concerne' par l'arrestation de Mr. Biram Ould Dah. J'exige la liberation du prisonnier d'opinion qu'il est.

Le combat pour l'emancipation totale des couches haratines est noble! Toutes les Mauritaniennes et tous les Mauritaniens doivent y participer.

Mr. Biram Ould Dah et l'IRA doivent mener leurs activite's dans un cadre legal et pacifique.

Vive la Republique Islamique de Mauritanie!
Vive le vaillant peuple Mauritanien!

Seydou Coulibaly
Philadelphia, PA
USA

Anonyme a dit…

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"Israël" et l’Arabie Saoudite main dans la main contre l’Iran ! 13/12/2010

Depuis plus d’un an, les rencontres discrètes se poursuivent entre les services de renseignements israéliens et saoudiens, selon des sources sécuritaires israéliennes. Les rencontres n’ont pas l’air de prendre fin, en dépit du grand embarras diplomatique et politique causé par les câbles publiés par le site Wikileaks.

La plupart de ces rencontres se tiennent dans la capitale jordanienne Amman, souvent avec la participation du directeur des services de renseignements généraux saoudiens le prince Moqran Ben Abdou Al-Aziz et Meir Dagan, ancien directeur des services de renseignements israéliens "le Mossad".

Ils se rencontrent pour coordonner les actions dans le domaine des renseignements entre "Israël", l’Arabie Saoudite et la Jordanie, mais surtout pour coordonner leurs actions contre le programme nucléaire iranien, confirment ces sources.

Les sources soulignent que l’Arabie Saoudite a donné son feu vert pour que les chasseurs-bombardiers passent dans son espace aérien, en allant vers l’Iran.

Mais la coordination militaire ne s’arrête pas là. Les Saoudiens permettront aux Israéliens d’utiliser des aérodromes d’atterrissage qui se seront préparés spécialement pour eux, dans leur désert.

Le but sera d’approvisionner les chasseurs-bombardiers israéliens. Des stations de carburant y seront installées à cette fin.

Le journal officiel saoudien Arab News a publié un rapport détaillé sur Dagan, qui allait quitter le Mossad. Cette publication confirme cette intention saoudienne, remarquent des experts israéliens.

En effet, c’est la première fois qu’un journal saoudien publie quelque chose concernant la direction de l’armée ou des services de renseignements israéliens. Pas un mot sur le départ prévu de Gabi Ashkenazi, chef d’état-major, ou sur son remplaçant Yoav Galant.

En Arabie Saoudite, on a parlé de Dagan, et il est considéré comme l’homme qui se trouve derrière les opérations secrètes préparées contre l’Iran, surtout contre son programme nucléaire. Ces publications représentent aussi des indications sur l’implication de l’Arabie Saoudite, ajoutent ces sources.

Puis les sources sionistes précisent que ce n’est pas du hasard, surtout que ces publications interviennent vingt-quatre heures seulement après l’attentat mené conte deux scientifiques iraniens.

Les Saoudiens ont également parlé du nouveau directeur du Mossad Tamir Pardo et disent qu’il a été désigné pour ce poste au moment de la guerre froide israélienne menée contre l’Iran. C’est vraiment la première fois qu’ils parlent de cette façon du Mossad.

Les sources israéliennes sont sûres et certaines que cette nouvelle réaction des médias saoudiens ne peut se faire sans un feu vert venant de très haut, de la tête de la famille royale.


Tout cela signifie que malgré les fuites de Wikileaks, le directeur des services de renseignements généraux le prince Moqaran continue les rencontres de coordination concernant le dossier iranien avec le nouveau directeur du Mossad.

Il est très probable alors qu’il y ait une rencontre tripartite réunissant le prince Moqaran, l’ancien et le nouveau directeur du Mossad.

Article publié par le Forum israélien des renseignements, le 7 décembre 2010, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

http://www.almanar.com.lb

maatala a dit…

Salam

Le prof Ely a écrit:

"Etat de sous-hommes ou mentalités de serfs

Quelle image doit-on en retenir, pour nous et pour notre pays, si l’on consacre tant de discussions à un mouvement démonstratif qu’un homme libre est ou n’est pas forgeron ?

Que mes concitoyens aspirant à l’égalité au bien-être de leurs semblables discutent durant des heures, en énergie perdue, si l’un des leurs est forgeron ou ne l’est pas est plus que décevant pour notre avenir et celui de notre pays.
Un pays où l’on raisonne en castes est voué à végéter dans la misère à l’image de ses esprits archaïques qui sont pourtant censés le rehausser au niveau des nations prospères.

Etre forgeron, être griot être moins que rien; être ou ne pas être, triste question.

Question qui, pour le salut de notre nation, ne doit plus être posée.De honte de tomber dans le ridicule des siècles.

Comment voulez-vous bâtir un Etat de droit et des libertés, comment voulez-nous que tous les citoyens soient libres et égaux, en droit et en fait, si des hommes libres sont encore mis dans les chaînes de la bêtise de nos qualificatifs féodaux.

Pensez-vous que le sang du forgeron est moins rouge que le vôtre, pensez-vous que de cet homme ou que de cette femme il ne puisse naître un être plus exceptionnel que vous, fils ou fille des nobles tribus dont la noblesse fut acquise au pris du sang des guerres et des razzias.

Pensez-vous que ce forgeron n’a pas le droit comme vous d’occuper les plus hautes fonctions de l’Etat que ses enfants ne sont pas aussi égaux que les autres, que les vôtres ?
Triste mentalité que celle d’un pays où des intellectuels discutent encore de l’état féodal d’autres hommes.
Voilà où nous en sommes, encore aujourd’hui alors que les nations, desquelles nous avons hérité cette mentalité féodale, ont depuis longtemps abandonné cette tare des civilisations.

maatala a dit…

Un Etat de droit, ne peut se bâtir sur des considérations féodales qui sont le creuset des hommes diminués.
Il serait contraire à toute volonté de se hisser au niveau des peuples libres de continuer à traîner derrière nous ces archaïsmes qui tirent notre nation vers le bas et qui, comble du ridicule, nous maintiennent dans des mentalités de serfs.

Mes frères, en ce XXIè siècle, où les nations ont besoins de leurs enfants pour construire ensemble un avenir radieux dans le concert des nations, où la ségrégation est condamnée par toutes les nations libres de ce monde, il n’y a rien de plus douloureux que de voir nos fils végéter dans la médiocrité de l’esprit de caste.
Siècle de progrès où nos intellectuels, fer de lance de l’humanisme, de la tolérance, et de l’infinie sagesse , héritée de nos pères et des pères de nos pères, continuent encore à discuter de ce qui ne devrait même pas effleurer leur esprit : « un homme est-il moins homme qu’un autre. ».Un forgeron l’est-il où ne l’est-il pas. Question qui n’avilit que celui qui la pose.

Soyons une Nation où tous ses enfants sont égaux, il n’y a pas d’Etat sans cette condition. Il n’y a pas d’hommes sans cette croyance en l’homme.

Faisons , au contraire, que nous soyons tous des forgerons, frappons le fer et l’acier , modelons les structures infinies de la matière, agrippons les étoiles et façonnons les comètes, posons notre oeuvre civilisationnelle sur l’enclume de notre créativité, levons bien haut le marteau de notre génie et martelons à l’infini notre conscience pour qu’elle se transforme en or des siècles !

Faisons que nous soyons des hommes sur une terre des hommes. Une terre de fraternité où le forgeron est un métier où celui qui l’exercice est un homme parmi les hommes. Il n’ y a pas de sot métier, il y’a que de sottes gens et quelle que soit la couleur de la peau, le sang est rouge pour tous.

Pr. ELY Mustapha
29 janvier, 2006 18:08
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Un peu de nourriture pour les cancres cupides et arrogants qui peuplent ce vide sidéral situé entre le maroc et le sénégal.

Ce nid de sodome et gomore,
plus connue sous le nom de Mauritanie : la république des péteux et des hypocrites fainéants dit le fou

maatala ( De la génération défection)

Anonyme a dit…

Je pense que Biram a tout fait pour se faire arreter.
Cela fait partie de son plan pour avoir l'envergure de Messaoud.
Les autorités qui l'ont arreté sont bien tombées dans son piège.
Et demander à le liberer rapidement ne sert pas son interet.
Ce qu'il lui faut c'est une longue détention suivi d'un procès médiatique où il sera défendu par un collectif d'avocat dont Verges, Ebetty, Fatimata Mbaye et consorts;;;
Un militant de l'IRA

Anonyme a dit…

Lu sur cridem Pour A-:

Les documents confidentiels des Etats-Unis publié sur le site de Wikileaks affirment que le Front populaire de libération de la Sakiet El Hamar et du Rio de Oro (Front Polisario) "n’a pas de liens avec le terrorisme et l'extrémisme religieux", a rapporté le quotidien espagnol, El Pais, dans sa livraison de samedi.

"Le Front Polisario ne soutient pas le terrorisme et l'extrémisme religieux, et s'attache à poursuivre et à combattre le trafic d'armes destinées aux organisations terroristes", a précisé la même source.

"Il ne favorise pas également l’accès des sites extrémistes à l’intérieur des camps de réfugiés sahraouis, a ajouté la même source", citant une source diplomatique des USA.



Selon un document confidentiel publié en décembre 2009, sur la base des contacts menés par l'une des ambassades des États-Unis d'Amérique avec le Haut Commissariat pour les réfugiés, l'Organisation des Nations Unies et américaine des organisations non-gouvernementales dans la région, "le Front Polisario mène une lutte contre l’émigration clandestine, le trafic d’armes et de la drogue".

Le Front Polisario a encouragé des organisations non-gouvernementales occidentales à participer à des forums sur le dialogue mondial, dont le dialogue interreligieux, qui se tient chaque année dans les camps de réfugiés sahraouis, a rappelé la même source.

(SPS)

Anonyme a dit…

Maatala a écrit:
"...ce vide sidéral situé entre le maroc et le sénégal."

Je rectifie:

"...ce vide sidéral situé entre le Sahara Occidental et le Sénégal."

Je pense qu'il est temps que le fou revise ses notions de géographie

Anonyme a dit…

Qui croire? Les marocains ou wikileaks/oumtounsi. Si je ne vois pas le cable de wikileaks, je n'y croirais pas.

Znagui: dakhaltni echekk. Il est possible de glisser des cables fictifs et les balancer à un journaliste qui ne lit pas anglais ou qui est un peshmarga. Impossible que les pieds nickélés d'AQMI agissent seuls. Déjà un pays augmentait nos pertes par la voix de son service sécuritaire. Hatha metkhalatt hag!

A-

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http://www.cridem.org/C_Info.php?article=50194

http://www.cridem.org/C_Info.php?article=50185

maatala a dit…

Salam

Dans la serie Muhammed Saeed al-Sahaf le dernier ministre de la propagande de Saddam peut se rabiller.

"Biram a été arrêté au moment où il dirigeait un assaut contre la police [Reportage Photos]


(sources sécuritaires).

Dans une déclaration à l’ANI, une source sécuritaire haut placée, a indiqué que l’arrestation de Biram Ould Abeid, en compagnie de 6 autres de ses compagnons, est intervenue au moment où ce groupe menait un assaut contre le commissariat de police Arafat I, sous sa direction.

Suite à cette attaque du commissariat, poursuit cette source, plusieurs homme de sécurité, dont le commissaire, ont été blessés. Et la source d’ajouter : « tout a commencé quand le hakem de Arafat a contacté le commissaire pour lui demander d’accompagner Biram pour constate ce qui serait, selon Biram, un cas d’esclavage mis à jour dans la moughataa d’Arafat, par son organisation.

Le commissaire avait alors demandé à Biram de désigner trois personnes parmi les 23 qui l’accompagnaient, pour l’accompagner en partant sur le lieu précis où le cas d’esclavage aurait été constaté pour amener les victimes présumés.



Selon cette source, c’est au moment où Biram était en compagnie des policiers qu’il a décidé de prendre part à une manifestation improvisée devant le domicile de la famille concernée par le cas présumé d’esclavage, où les manifestant arboraient des pancarte et scandaient des slogans racistes et incitateurs à la haine.

Quand le commissaire a sommé les manifestants de se disperser, étant donné que leur rassemblement n’est pas autorisé, Biram, devenu furieux, avait commencé par « insulter les forces de l’ordre et le président de la République, ainsi que ce qu’il a appelé beidanes ». Il a également, poursuit la source sécuritaire, demandé à ses compagnons de s’attaquer à tout celui qui s’approche d’eux ou tente de gêner leur rassemblement.

C’est après avoir maitrisé, de façon pacifique, la situation et que tout était revenu au calme, que les policiers ont rejoint le commissariat, où ils sont été attaqués, à coup de pierres, par un public embarqué à bord de plusieurs voitures. Ce qui a provoqué la blessure de cinq policiers, dont le commissaire. Certains ont été évacués d’urgence vers l’hôpital.







Des équipements de la police ont été également endommagés par les assaillants, dont certains ont été arrêtés. Par la suite, six parmi le groupe arrêté ont été remis en liberté, cependant que 7 autres, dont Biram Ould Abeid, sont restés en garde à vue.

Par ailleurs, cette source sécuritaire a indiqué que le commissariat a mené l’enquête dans le cas présumé d’esclavage et arrêté sur son lieu de travail, sur ordre du procureur de la république, la femme soupçonnée de soumettre les deux petites filles à des pratiques esclavagistes.

Les deux mineures ont été remis à la Brigade des mineurs en conflit avec la loi, et la procédure est engagée pour soumettre ce dossier à la justice, a conclu cette source.

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Ci-dessus la version officielle du pouvoir complice de l'esclavagisme!!!!!!

Serions curieux de connaitre la version des autres protagonistes..............

Pour des raisons d'équité, d'objectivité et d'éthique, il aurait été souhaitable que les deux versions de cet incident soient simultanément proposées aux lecteurs.

Staline est de retour dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Alliance Populaire Progressiste (APP) : Déclaration


Informés de la présence de deux fillettes esclaves Salma et Neina âgées respectivement de 10 et 14 ans au domicile de madame Mouloumnine Mint Amar Ould Deval résidente à Velloudja, Département de Arafat, des militants antiesclavagistes se sont rendus en délégation à la préfecture pour demander d’être accompagnés par les éléments de la police à des fins de constat.

Quand les militants ont insisté pour aller avec les éléments de la police pour assister à l’interrogatoire étant donnés l’âge des victimes et afin de s’assurer que le dossier ne sera pas abandonné aux oubliettes comme à l’accoutumée, les policiers ont décidé de les chasser purement et simplement.

Devant le refus de la délégation, le commissaire de police dépêcha les éléments d’un commando casqués, bottés et armés de matraques, de grenadas lacrymogènes pour les malmener avant de les débarquer au commissariat.



Ce comportement est une illustration typique des éléments et des responsables de la police et des forces de sécurité chaque fois qu’ils sont devant un cas de dénonciation de pratiques esclavagistes avérées et ce, quatre ans après la promulgation de la loi interdisant et criminalisant les pratiques esclavagistes dans notre pays.

Alliance Populaire Progressiste, après avoir pris connaissance du rapport de ses militants, qui ont révélé et tenu à dénoncer ce cas d’esclavage révoltant:

 tient à alerter l’opinion publique sur la gravité de cette situation qui constitue un scandale où ce sont encore ceux qui exigent l’application de la loi criminalisant l’esclavage qui sont menacés, malmenés, publiquement gazés et enfermés dans les geôles;

 exige la libération immédiate et inconditionnelle de messieurs: Biram Ould Dah Abeid, Mouloud Ould Bouby, Balla Touré, Jibi Sow, Cheikh Ould Abidine, Dah Ould Boushab, Alioune Ould Mbareck Fall, Mohamed Brahim et Malik Ousmane Lom.

 exige des plus hautes autorités du pays que des mesures sévères urgentes soient prises à titre d’exemple à l’encontre des agents et officiers de police du commissariat d’Arafat 1,

 appelle l’opinion nationale et internationale, en particulier, les partis politiques, les organisations de la société civile et de défense du droit humain à prendre leur responsabilité face à ce cas flagrant de pratique esclavagiste récurrente et au comportement inqualifiable des forces de police.

 informe de sa volonté résolue de suivre cette affaire jusqu’à lui trouver un aboutissement conforme aux dispositions de la loi interdisant et criminalisant les pratiques esclavagistes dans notre pays.

Nouakchott, le 14 décembre 2010
Le Bureau Exécutif

Il va y avoir du sport dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

"Le procureur de la République interpelle l’ancien ministre Oumar O Yali sur des affaires financières


Sahara média a appris que le procureur de la République a interpellé aujourd’hui mardi, l’ancien ministre Oumar Ould Yali, membre du directoire de l’Alliance populaire progressiste (APP) dans le cadre d’une plainte déposée contre lui par un homme d’affaires mauritanien répondant au nom de Mini Ould Sidi Badi et entrant dans le cadre de dette non payée.

Ould Yali avait occupé le poste de ministre de l’Hydraulique et de l’Energie au sein du gouvernement dirigé par Zeine Ould Zeidane lors de la période du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi en 2007.

Ould Yali qui a été sénateur de 2002 à 2005, compte parmi les personnalités les plus en vue de l’APP, parti que dirige le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir

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Deux poids deux mesures:

Arrestation de ould yali pour dette impayée et crime resté impuni pour le pédophile violeur d'une "esclave" dit Vouyah ould Maayouf

Tu parles de justice dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Maatala et/ou LM,

Je vous suggère vivement de mettre ce texte sur la corruption sur le front page de canalh. je le trouve interessant. Les canalheurs peuvent aussi aller directement sur le blog de Mauritania project. A-

http://mauritanieproject.blogspot.com/2010/12/la-lutte-contre-la-gabegie.html

Anonyme a dit…

maatala,

Si ce que dit cet article est vrai, je vais retirer mon humble soutien à Birame. La violence n'est pas faisable dans ce cas et il vaut mieux rester au verbe et aux arguments pour convaincre. Avec la violence, ce sera la descente aux enfars pour Birame. Une dérive est vite arrivée avec cette sorte d'agissement et on ne gagne pas avec ceux qui ont droit à la violence legale, c'est-à-dire les forces de l'ordre.

On en a goûté dans les années 80-90. Il faut juste continuer à faire pression à la Gandhi.

A-
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http://www.cridem.org/C_Info.php?article=50217

Anonyme a dit…

Combien diront qu'ils ont vendu les chamelles et les vaches de leurs familles pour amasser ce qu'ils ont pu amasser?

A-
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Déclaration du patrimoine : Après les autorités suprêmes, c’est le tour des fonctionnaires…


...délai limite 31 décembre courant.


La commission pour la transparence financière de la vie publique a fixé un délai de 15 jours, expirant au 31 décembre courant, aux hauts responsables et fonctionnaires de l’Etat pour lui présenter leur déclaration du patrimoine ainsi que la liste des biens de leurs enfants mineurs.

Les catégories de fonctionnaires concernées par ce communiqué sont les suivantes :

- les juges
- les secrétaires généraux des ministères et les détenteurs de fonctions similaires,
- le président et les vice-présidents de la communauté urbaine



- Les chefs de missions diplomatiques et consulaires mauritaniennes.
- Les walis.
- Les directeurs des douanes.
- Le trésor public, le budget et les impôts.

- Les directeurs des établissements publics et des sociétés aux capitaux publics et parapublics, ainsi que les présidents de leur conseil d’administration ou l’organe chargé de cette mission.

- Les directeurs des projets publics, les agences jouissant d’une autonomie financière, les membres de l’autorité de régulation, des institutions de contrôle et des commissions des marchés publics.

Mohamed Ould Mohamed Lemine








Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org



Source : La Nation (Mauritanie)

Anonyme a dit…

Comment Ndiaga va se justifier avec cette déclaration de patrimoine? Est-ce qu'Ely est concerné coome il est encore colonel de l'armée?

Anonyme a dit…

cela sent mauvais

Anonyme a dit…

remaniement ministériel,

deux gros bonnets d'applaudisseurs de putsch rejoignent le gouvernement notamment Omar Ould Maatalla et Ould Hademine ex DG d'ATTM pour service rendu.

Un nouvel inconnu du d'Edi Kamara monte au créneau des finances.

Ne vous attendez surtout pas à une amélioration des conditions de vie de plus en plus exécrables des populations.

Znagui