dimanche 21 février 2010

Messieurs et Mesdames les Ministres, sauf le respect que je vous dois :

Une ou deux choses à propos de ceux qui nous gouvernent :

Le premier ministre : l’indolore et incolore Moulaye Ould Mohamed Laghdaf

Ce monsieur est tout simplement nul et inexistant, aucune initiative, pas décisif sur les dossiers importants. Il fait un recours systématique au président, même pour les détails.

Il ferait un excellent responsable du département diplomatie à L’ENA.


- La ministre des affaires étrangères et de la coopération : Naha Mint Mouknnassa ;

Cette « Damitude » à la mine toujours sévère manque d’envergure, sans vision, très superficielle et de surcroît incapable de produire une analyse cohérente sur la place de la Mauritanie sur l’échiquier international voir aussi d’assimiler les équilibres régionaux aussi importants pour le pays.

On se demande pourquoi, elle a quitté son poste de conseiller à la présidence.


- Le ministre des finances : Kane Ousmane

Sa compétence n’est pas en doute. Il gagnerait cependant à améliorer sa relation avec ses collègues du gouvernement et surtout à s’adapter au fonctionnement du système. Il gagnerait surtout à ne pas confondre compromis et compromission.


- Ministre des Affaires économiques et du Développement : Sidi Ould Tah ;

Ce monsieur serait probablement plus efficace, s’il n’avait pas un sens aussi aigu de ses « affaires personnelles » qui empiètent parfois sur sa fonction. Il souffre d’une espèce d’angélisme qui ne rend pas service au pays : chez lui tout est possible, surtout si c’est à la demande du président.

Il ferait un bon conseiller à la présidence.


- Ministre de la Justice : Me Baba Ould Ameida

Il semble être submergé par les difficultés de son secteur.
On se demande pourquoi, il a quitté la BCM.


- le Ministre de l’Enseignement secondaire et supérieur : Ahmed Ould Baya ;

Son parcourt au rectorat n’est pas des plus rassurant, adepte de la guerre des clans, il ne semble pas être indiqué pour un domaine ou rien n’avance sans consensus.

Malgré le fait, qu’il soit un bon connaisseur du système de l’enseignement, il semble toutefois être submergé par l’ampleur de la tache.

- Ministre de l’Enseignement fondamental : Ahmed Ould Idey Ould Mohamed Radhi

Ce monsieur s’est tout simplement noyé dans un secteur dont la gestion est catastrophique depuis 1960.

On se demande pourquoi, il n’organise pas des états généraux afin de trouver des solutions pour arrêter le massacre.


- Ministre de la Santé : Cheikh El Moctar Ould Horma Ould Babana

Son appel pathétique aux médecins Mauritaniens exerçants à l’étranger est révélateur de son état d’impuissance. Il ne semble pas être suffisamment outillé pour affronter les problèmes d’un secteur réputé comme l’un des plus pourris du pays (sa gestion de la guerre des clans entre médecins professeurs en dit long).

Il gagnerait à redevenir praticien.


- Ministre de l’Energie et du Pétrole : Ahmed Ould Moulaye Ahmed

Il jouit d’une réputation d’intégrité, cependant cela est loin d’être suffisant pour les deux secteurs clefs à sa charge. Son état de santé fragile l’handicape dans sa gestion de secteurs en grande difficulté comme la SOMELEC ( en faillite) , de surcroît le tarissement précoce des réserves pétrolières en exploitation font peser de grands doutes sur son avenir immédiat.

Un retour à la CNAM s'impose


- Ministre de la Fonction publique : Dr Bâ Coumba

Quand on voit l’ampleur de la tache, on ne peut s’empêcher de penser que ce portefeuil est un cadeau empoisonné pour celle dont l’unique rêve était de détenir un maroquin et n’importe lequel.

Cette dentiste de formation semble être la moins indiquée pour l’un des plus grands chantiers, celui de faire de la Mauritanie, un état moderne.

Qu’elle mouche l’a piquée, pour qu’elle quitte sa cage dorée.

-Ministre de l’Industrie et des Mines : Mohamed Abdallah Ould Oudaa

Ce monsieur ne brille que par sa discrétion, à sa décharge ; le secteur des mines est dominé par la SNIM et quelques opérateurs de petites envergures n’a pas beaucoup de problèmes.

Par contre celui de l’industrie est inexistant et ne connaîtra aucun décollage sous la conduite de cet ancien directeur d’entreprise de travaux.

Il serait mieux à un niveau plus opérationnel que décisionnel, ceci afin de céder sa place à quelqu’un de plus visionnaire.


- Ministre des Pêches et de l’Economie maritime : Ghdafina Ould Eyih

Secteur devenu clef pour les disponibilités en devises, cela semble être désormais sa seul vocation, le pays ayant visiblement renoncé à développer des compétences nouvelles dans ce domaine.

Compte tenu de ce qui précède, je pense que n’importe quel boutiquier ferait l’affaire. Encore une insulte à l’avenir du bled.


- Ministre de l’Équipement et des Transports : Camara Moussa Seydi Boubou

Malgré le flou qui règne dans le secteur et le chevauchement avec le ministère de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire et de la multitude d’intervenants, il ne s’en tire pas trop mal. En effet ce monsieur de qui on n’attendait pas tant, semble faire preuve d’une certaine efficacité dans le traitement des dossiers, notamment celui des infrastructures routières et des projets du port de NKTT.


- Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire : Ismael Ould Bedde Ould Cheikh Sidya

Un bon centralien qui a fait tout son parcours dans les cabinets comme consultant. Vu son parcours , on se demande s’il a vraiment le profil pour un tel poste qui nécessite avant tout une fine connaissance de l’administration et des processus décisionnels de l’état. Son clash précoce avec ses collaborateurs fait penser qu’il devrait substituer ses habits de consultant pour ceux de ministre, car il semble avoir du mal à les quittés.


-Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : Mohamed Ould Boilil

Voila un homme qui est en charge de l’administration territoriale et de la décentralisation, c’est dire l’importance que revêt le choix de celui qui doit être en première ligne pour, enfin faire enter la Mauritanie dans le 21 siècle.

Ould boilil n’est manifestement pas cet homme, même si on lui fait crédit d’une certaine autorité et de compétences avérées dans le management des hommes, son absence totale de vision le disqualifie pour une entreprise aussi ambitieuse.

Il pourrait être plus efficace si la décentralisation lui est retirée au profit du ministère de l’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire.


-Ministre Délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Environnement et du Développement durable (tout un programme) : Dr Drissa Diarra

Ce secteur s’est retrouvé en première ligne à la faveur de Copenhague et des projets de protection du littoral. Ce ministère transversal qui prendra de plus en plus de l’importance y compris pour la mobilisation des ressources internationales est sur-dimensionné pour ce novice qui devra d’abord faire se preuves dans un endroit moins exposé.


- Ministre du Développement rural : Brahim Ould M’Bareck Ould Mohamed El Moctar

Voila un secteur chargé du développement de la culture et de l’élevage, d’ou son importance pour ce qui constitue encore aujourd’hui, un des secteurs vitaux pour la sécurité alimentaire. Au regard du gaspillage criminel qui caractérise ces deux secteurs depuis des décennies, ce « SNIMAR » profane aura besoin de plusieurs vies pour accomplir sa mission.


- Ministre de la défense: Me Baba Ould Ameida


Cet ancien conducteur de travaux est simplement un bon rédacteur qui connaît le langage administratif. Ce n’est pas un homme d’impulsion, il ne doit sa place qu’à sa connexion tribale et son attitude durant la fronde


- Secrétaire général du Gouvernement : Bâ Ousmane

Mine de rien, cette position est un poste clef surtout en cette période de mise en œuvre des reformes importantes du statut des fonctionnaires et agents de l’état, on aurait besoin d’un homme avec une certaine poigne pour tenir tète à une administration minée par l'absentéisme l’arrogance et l’indiscipline depuis plus d’une génération.

- Les ministres suivants :

Ministre du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme : Bomba Ould Dramane
Ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel : Ahmed Ould Neini ;
Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Mohamed Ould Khouna
Ministre de la Culture,de la Jeunesse et des Sports: Cissé Mint Cheikh Ould Boydé ;
Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement: Ould Boulhary
Ministre des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille:Mint El Moctar Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires maghrébines : Ikebrou Ould Mohamed
Ministre Délégué ministre chargé de la modernisation de l’Administration et des TICS : Wagne Abdoulaye Drissa
Ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel : Ahmed Ould Neini
Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement : Mohamed Lemine Ould Aboye

Malgré tout le respect qui leur ait dus, ils n’ont aucun intérêt, leurs ministères sont considérés comme des portions congrues, y compris par leurs propres collègues, ils ne servent qu’à équilibrer les quotas.


Pas facile de faire un premier bilan, mais une chose est certaine seul le sélectionneur est responsable dit le Fou

maatala

Ps: ces propos n'engagent que leur auteur