Que se passe-t-il à l’U.F.P ? Là-bas, il y a comme un bug ; on dirait que le disque rayé ne peut plus être débranché alors on entend encore parler des accords de Dakar ! La C.O.D voulait la perte d’Aziz avant la nappe de Bruxelles maintenant que le plat est passé avec force félicitations au cuisto, on se rabat contre le malheureux P/M désormais responsable du fiasco assietto-politique qui fit passer l’opposition de la salive de Dakar au ventre creux de Nouakchott.
Parler encore des accords de Dakar, c’est comme parler du retour éventuel de Sidioca au pouvoir ! Il y a comme un bug ; on dirait qu’à l’U.F.P, comme ailleurs du reste, le choc psychologique fut aussi pénible qu’impossible à encaisser. Pourtant, il faut passer à un autre disque. Ce n’est pas les musiques entraînantes qui manquent sauf que le peuple semble difficile à faire bouger tant on lui fit faire toutes formes de pas : du tango langoureux plein d’espoir au rock endiablé qui espérait le second tour en passant par les slows à l’heure de signer les fameux accords de dakarou ndiaye bountou degue !
Le peuple a dansé avec tous les danseurs mais le peuple a choisi un certain 18 juillet de respirer un peu, il a donc choisi de marcher au pas ! Ce pas-là, pas à pas, pas régulier serein sous le haut commandement d’un général civilisé, ce pas-là, le peuple l’a trouvé plus reposant que les danses endiablées où il n’y avait plus rien de civil dans les pas car les maîtres danseurs finirent par danser chacun avec un militaire !
Ewa, le peuple s’est dit que si les maîtres danseurs dansent avec les militaires, vaut mieux directement marcher avec le militaire plutôt que danser autour… Bilan, victoire au premier tour du marcheur pendant que les danseurs prirent le vertige à force de tourner autour comme des tsé-tsé…
Ewa, maintenant l’heure est à la marche et ceux qui ne savent que danser réclament la danse de Dakar comme la danse des canards boiteux…
Courage aux braves danseurs de la grande époque de toutes les danses ! Aujourd’hui, il faut lever le pied, se reposer un peu, laisser l’esprit prendre le pas sur le vertige de la défaite et oublier le temps de la danse et apprendre à marcher droit…
C’est tout ce que nous vous souhaitons !
Vlane