lundi 31 janvier 2011

Après les révolutions tunisienne et égyptienne, une « intifada » populaire est-elle possible en Mauritanie ?

Ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte est-il envisageable en Mauritanie ?”. Cette interrogation revient souvent ces jours à Nouakchott et taraude les élites, la rue et les dirigeants politiques mauritaniens depuis la fuite de Ben Ali et les manifestations contre le régime de Hosni Moubarak.

Pour Bâ Boubakar Moussa, premier vice-président de l’Union des Forces du Progrès (UFP, opposition) : « Comme des citoyens tunisiens et égyptiens, un mauritanien s’est immolé par le feu. Son geste résulte de la détresse et au désespoir d’un citoyen confronté à l’injustice et la gestion clanique des affaires du pays par le pouvoir, en particulier par le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz. Cet acte intervient dans un contexte particulier où en Tunisie et en Egypte, deux pays frères dans lesquels les citoyens souffrent de la gestion maffieuse et clanique de Ben Ali et de Hosni Moubarak. Evidemment, de tels actes et d’autres plus graves pourraient se répandre ou même s’aggraver si le pouvoir mauritanien continue à appliquer la même politique que Ben Ali ou Moubarak ». Même logique de raisonnement chez Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et chef de l’opposition démocratique en Mauritanie, au cours d’un meeting organisé la semaine dernière à El Mina (Nouakchott) : « Une reproduction du scénario tunisien est bien possible en Mauritanie où le pouvoir personnel d’Ould Abdel Aziz pousse des milliers de jeunes diplômés chômeurs à se tordre de faim dans les quartiers précaires sans aucune perspective. Nous l’avons averti à plusieurs reprises sans succès. Ould Abdel Aziz a intérêt à méditer et tirer les enseignements des révolutions de la rue arabe ». Messaoud Ould Boulkheïir, président de l’Assemblée nationale en Mauritanie et chef de l’Alliance populaire progressiste (APP, opposition) estime que le pays n’est pas à l’abri des « des révoltes populaires ou des menaces de changements radicaux inattendus ». Ce leader haratine a, dans un discours prononcé à l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement, jeudi 27 janvier 2011, prôné « le dialogue entre la majorité et l’opposition pour faire face à la conjoncture difficile marquée par le chômage et la hausse spectaculaire des prix ». Pour Mohamed Ould El Kory, directeur de la communication à l’ANAIR et responsable à la Commission Politique de l’Union Pour la République (UPR, parti au pouvoir en Mauritanie): « Au niveau de la majorité , nous n’avons jamais prétendu que la Mauritanie est à l’abri des coups de tonnerre de l’histoire, mais notre révolution populaire, on l’a faite en juillet 2009 en élisant à la magistrature suprême le Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a uni les Mauritaniens et qui a remis l’histoire de notre pays en mouvement contre tous les immobilismes. Mais depuis la déroute de tous ses candidats à l'élection présidentielle mauritanienne de juillet 2009, (le président de l’assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheïr, l’opposant historique Ahmed Ould Daddah, l’islamiste Jemil Mansour, l’ancien Chef d’Etat le colonel Ely Ould Mohamed Vall...), l’opposition a pris la fâcheuse habitude de donner de l'insulte, là où elle manque d'arguments. Evidemment, ces opposants savent que la Mauritanie n’est pas une copie conforme de la Tunisie ou de l’Egypte. Il n’y a aucun prisonnier politique aujourd’hui en Mauritanie. Le Président Aziz a installé un véritable Etat de droit démocratique, moderne, solidaire, porteur de progrès et d’équité. C’est bien ce dirigeant, imbu d’une légitimité populaire, qui a pris la décision historique et courageuse de résoudre des questions humanitaires nées de deux décennies d’injustice. Le retour organisé de plus de 21.000 déportés négro-mauritaniens et le règlement du passif humanitaire. Cela ne s’oublie pas. Par sa présence à la Grande Prière de Kaédi, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a convié l’ensemble des Mauritaniens à sceller la réconciliation nationale et à transcender, dans un élan de foi religieuse et de solidarité patriotique, les vicissitudes, les rancœurs, la tristesse, les ressentiments et les douleurs nés de deux décades d’injustice. Par son règlement définitif du passif humanitaire et sa concrétisation d’une stratégie nationale afin de renforcer tous les facteurs de cohésion sociale entre les communautés de rapatriés et d’accueil, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz offre aujourd’hui l’occasion pour la Mauritanie de s’ériger en exemple, d’être fière de sa diversité et d’accroître son rayonnement sur le plan international. Concernant les populations pauvres des quartiers précaires, le Président Aziz a été toujours le porteur de leurs espérances. Des dizaines de milliers de terrains ont été distribués à des laissés pour comptes des quartiers populaires de Nouakchott et de Nouadhibou qui croupissaient dans des situations inhumaines nées des injustices et des souffrances de plusieurs décades. Ces deux dernières années, le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a équipé plus d’hôpitaux, construit plus de forages, plus de routes en milieu urbain, plus de salles de classe que les régimes de Mokhtar Ould Daddah, Ould Saleck, Ould Haïdalla, Maaouiya Ould Taya, Ely Ould Mohamed Vall et Sidi Ould Cheikh Abdallahi réunis. Le Président Aziz a engagé une vaste campagne contre la gabegie et ses auteurs en vue de respecter les deniers publics et l'optimisation des ressources naturelles du pays. Le Président s’est lui-même déplacé dans le Triangle de la pauvreté dans l’Aftout où les villages haratines étaient délaissés par toute la communauté nationale. Il a eu à inaugurer plusieurs programmes sociaux de base. Plusieurs routes sont en train d’être réaliser, sur fonds propres de l’Etat mauritanien, dans cette zone de l'Aftout oriental . Sans lobbying des chefs de tribus ou des groupes de pression régionaux, ce projet du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, d’un coût de 84 millions de dollars américains, désenclavera tous les villages haratines de Vrei Imijij, Tourey 1, Tourey 2, Barkéoel, Esswata, El Vet’h, Benar, Tadioukel, Male, El Jedida, Bofal, Boulehrath 1, Boulehrath 2, Koumben, R'dheydii, Bathet Tmedek, El Mebrouk. Certes, il reste beaucoup à faire. Certes, les inégalités, les injustices, la pauvreté continuent à fragiliser notre société. Mais nous avons en nous-mêmes, dans cette Mauritanie nouvelle, tous les atouts du sursaut, à commencer par une jeunesse formidable, avide de justice, ardente au travail quand elle en trouve, prête à entreprendre et à créer. Notre premier devoir est de lui donner toutes ses chances en rendant plus efficace notre système éducatif. Et dans cette optique, nous avons vu une grande première en Mauritanie : un Président de la République qui se rend à l’Université et discute à bâtons rompus avec des étudiants de leurs problèmes dans un grand amphithéâtre plein à craquer. Juste après, le Président Aziz pose la première pierre du campus universitaire de Nouakchott et règle définitivement le problème du transport des élèves et des étudiants par la création d’une société nationale des transports qui commence à solutionner le problème du transport urbain au niveau de la capitale. Dernièrement, le Président Aziz a instruit le gouvernement d’accentuer les efforts entrepris pour continuer dans le sens d’une baisse des prix des denrées de première nécessité afin de soulager les ménages mauritaniens. Concernant le dialogue, le Président Aziz a toujours annoncé son attachement à l'esprit d'ouverture et à la concertation avec toutes les forces politiques du pays ». Et le responsable au parti du pouvoir en Mauritanie de conclure : « Le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, est de par sa fonction au dessus de la mêlée. A l’UPR, on reste attaché au dialogue mais il conviendra d’en définir les contours et le contenu. Et bien entendu les contours de ce dialogue se présentent sous la configuration d’un préalable incontournable sans lequel aucun échange, aucune concertation, mais surtout aucun dialogue n’est envisageable. Le postulat premier est que la majorité gouverne et l’opposition participe dans la délibération collective. Mais force est de reconnaître que les dirigeants de l’opposition mauritanienne que vous avez cité, Bâ Boubakar Moussa, Ahmed Ould Daddah, Messaoud Ould Boulkheïr ont leur avenir politique derrière eux et doivent dégager pour un renouvellement de la classe politique ».

Source : Mauritanie24 le 30/01/2011

22 commentaires:

Anonyme a dit…

comparer aziz aux dinosaures de la tunisie et de l'egypte me parait très simplistes.
la mauritanie doit faire son intifada populaire contre les momies de l'opposition et de la majorité.
Après 20 ans il faut que ces momies disparaissent de la vie publique.
un beau chapelet et quelques chamelles ou vaches dans un bled perdu de cette mauritanie pourra être une compensation aux services rendus à la mauritanie.

Anonyme a dit…

Pas possible pour le moment , notre president n'a pas +80 ans et pas au pouvoir depuis 30 ans.

Anonyme a dit…

etfoooooooooooOOOOO eb Ould El Kory

wajaa iks mahou hown

maatala a dit…

Salam

"L'aveu d'impuissance de l'Union africaine.


Lors du sommet d'Addis Abeba le 29 janvier, l'organisation continentale a officiellement réitéré son soutien au président élu, Alassane Ouattara. Toutefois, les dissensions qui sont apparues font le jeu de Laurent Gbagbo.

Rarement sommet africain aura suscité autant de frénésie et fait l'objet de tant de préoccupations. Ce XVIe sommet de l'Union africaine (UA) intervient dans un contexte de crises diverses et difficiles à l'échelle du continent.

Le Maghreb s'embrase et, par endroits, flambe, Madagascar piétine, le Zimbabwe de Mugabe n'est pas au mieux, la bande sahélo-saharienne est devenue une zone de haute insécurité.



Mais toutes ces crises peuvent sembler des broutilles en comparaison avec l'imbroglio ivoirien qui, de plus en plus prend l'allure d'un bourbier dont le plus, inquiétant est que personne ne semble vraiment pouvoir trouver la solution qui fasse consensus et permette de mettre fin enfin à cette cacophonie politique qui focalise depuis si longtemps tous les regards et toutes les attentions.

La décision de l'UA de commettre un panel de cinq Chefs d'Etat à la résolution de l'équation ivoirienne laisse quelque part perplexe. On a comme une fâcheuse impression que personne ne veut (ne peut ?) courageusement prendre la décision qui s'impose quant à la résolution de cette crise qui, de jour en jour, ne fait que s'enliser.

Car, enfin, on peut légitimement se demander quelle solution extraordinaire ledit panel, miraculeusement, saura trouver, là où d'autres médiateurs ont lamentablement échoué. ce panel, de quelles chances dispose-t-il en réalité ? Puisqu'il dispose d'un mois pour livrer ses conclusions, que fait-on entre-temps ? Et dans l'intervalle, que fait-on de l'enlisement du problème ivoirien ?

Alors, faute de décision courageuse, on se la passe à la ronde, comme une véritable patate chaude. A tel point qu'il n'est pas saugrenu de se demander déjà quel comité sera celui de la nouvelle « dernière chance », s'il s'avérait que l'actuel panel devait, lui aussi et à son tour, piteusement échouer. On a quelque part l'impression que toutes ces pérégrinations diplomatiques à l'infini procèdent d'un aveu d'impuissance tout bête, mais qui refuse de dire son nom.

A la vérité, et en toute objectivité, on s'y attendait quelque peu. Ils sont très peu nombreux, les Chefs d'Etat membres de l'UA qui peuvent se targuer de droiture politique au point de se sentir en mesure de taper du poing sur la table et d'imposer une conduite à tenir pour la résolution de l'imbroglio ivoirien.

Plus que jamais, il faut alors le reconnaître, la question ivoirienne se révèle difficile et le nœud gordien, impossible à trancher. Gbagbo, en fin stratège, et à l'instar du joueur d'échec chevronné, l'avait sans doute prévu. Il peut à loisir se vanter d'avoir vu juste. L'équation qu'il a posée à l'ensemble du continent africain s'est révélée un véritable casse-tête chinois.

Jusqu'à présent, même illégitime, il réussit l'exploit de diriger une partie de la Côte d'Ivoire et ne voit pas à ce jour qui le délogera de son moelleux palais présidentiel, ni comment. La chose n'honore pas l'Afrique ? Et Alors ? Le continent est désormais coutumier de moult turpitudes du genre. Et c'est bien là le véritable problème, dans toute sa laideur. Et à la vérité c'est triste. Triste à en pleurer.

L'Observateur Paalga

maatala

maatala a dit…

Salam

"Egypte : l'armée juge légitimes les revendications populaires
Par Pierre Haski |


Le communiqué est tombé ce lundi soir, à la veille d'une journée décisive pour le mouvement de protestation en Egypte : l'armée égyptienne a annoncé qu'elle jugeait « légitimes » les revendications du peuple, qui réclame depuis une semaine le départ du président Moubarak et des réformes démocratiques.
S'adressant au « grand peuple d'Egypte », l'armée a également assuré qu'elle ne recourrait « pas à l'usage de la force contre le peuple égyptien ». « La liberté d'expression de forme pacifique est garantie pour tous », a affirmé le porte-parole de l'armée, cité par l'agence officielle Mena et la télévision d'Etat.

Cette déclaration est évidemment de la plus grande importance, alors qu'un appel à la grève générale a été lancé pour mardi, avec l'espoir de réunir un million de personnes dans la rue, pour la plus grande manifestation depuis le début du mouvement.

Le statut de cette déclaration du porte-parole de l'armée, rapportée par les agences de presse, est troublant. Le président, le vice-président, et le premier ministre égyptien sont tous les trois des militaires, et c'est évidemment Hosni Moubarak, en tant que chef de l'Etat, qui reste le commandant en chef des forces armées.

Ce dernier a de surcroit voulu montrer lundi qu'il restait aux commandes, en remaniant son gouvernement dont ont été écartés certains ministres les plus impopulaires, dont celui de l'Intérieur, Habib al-Adly.

L'armée joue un rôle apaisant dans la rue

Depuis le début du mouvement, les militaires ont évité d'entrer en confrontation avec les manifestants, et ont au contraire joué un rôle apaisant après la centaine de morts de vendredi, lors des confrontations avec la police. A plusieurs reprises, des militaires ont même fraternisé avec les protestataires.

L'armée est une institution centrale en Egypte depuis plus d'un demi-siècle, depuis le coup d'Etat des « officiers libres » dont un certain Gamal Abdel Nasser en 1952.

Dans l'équation politique qui se développe depuis une semaine, Hosni Moubarak a fait un premier geste en nommant Omar Suleiman, le chef de ses services secrets, un officier supérieur de 74 ans, au poste de vice-président, qui n'avait jamais été occupé depuis un quart de siècle.

Suleiman, homme de toutes les négociations diplomatiques mais aussi homme des basses oeuvres de torture des islamistes, n'est pas acceptable pour remplacer éventuellement Moubarak aux yeux des manifestants.

Quelle armée s'exprime donc au travers de cette déclaration du porte-parole ? Celle de l'état major, contrôlé par Hosni Moubarak et Omar Suleiman ? Ou y a-t-il une prise de distance entre cette armée et le pouvoir suprême ?

C'est avec cette question sans réponse, mais forts de la promesse de l'armée de respecter leur « liberté d'expression », que les manifestants descendront dans la rue mardi au Caire et dans les grandes métropoles égyptiennes, pour une journée qui pèsera lourd

maatala a dit…

Salam

Le monde arabe vit sa chute du mur de Berlin

Depuis le départ du président tunisien Ben Ali et la « contagion » dans d'autres pays arabes, la comparaison a souvent été faite avec la chute du mur de Berlin, en octobre 1989, et l'effet domino qu'elle a entraîné dans l'effondrement du bloc communiste en Europe. La comparaison a ses limites, mais n'est pas totalement inutile.
La principale différence, évidemment, tient au fait que les pays communistes d'Europe centrale et orientale appartenaient à un même « bloc », une alliance dont le centre de contrôle se trouvait à Moscou, au Kremlin. Lorsque ce dernier, sous la direction de Mikhaïl Gorbatchev, a laissé faire, c'est-à-dire n'a pas donné l'ordre de réprimer les manifestations en Allemagne de l'Est comme cela avait été le cas à Berlin en 1952, à Budapest en 1956, ou à Prague en 1968, la voie était soudain libre pour des changements historiques.

En quelques semaines, l'ensemble des pays du bloc de l'Est devaient ainsi basculer dans la foulée de l'ouverture du mur, y compris la Roumanie de Ceaucescu qui avait cru pouvoir échapper à cette « contagion démocratique » par la force. Seule la Yougoslavie, extérieure à ce bloc, devait survivre, pour mieux imploser dans le sang deux ans plus tard.

Le contexte international était également particulier : l'Europe de l'Ouest et les Etats-Unis voyaient d'un bon œil ces changements de régime dans des pays qui appartenaient à une alliance militaire hostile, le Pacte de Varsovie, et y voyaient un affaiblissement de leur ennemi du XXe siècle, l'Union soviétique, sans savoir, à ce stade, que celle-ci allait elle-même se désintégrer deux ans plus tard.

Le monde arabe n'est pas un bloc homogène

Le monde arabe n'a aucune de ces caractéristiques : ce n'est pas un bloc homogène, membre d'aucune alliance autre qu'informelle comme la Ligue arabe, et ne dépend d'aucun « Centre » pouvant ordonner ou s'abstenir d'ordonner la répression des manifestations.

Et le monde extérieur est partagé entre le soutien aux aspirations démocratiques des manifestants, et la peur de voir ces pays tomber entre les mains d'extrémistes religieux, et donc de devenir des foyers d'instabilité et potentiellement « ennemis ».

Les événements de Tunisie ont pris tout le monde par surprise, y compris les Tunisiens eux-mêmes, étonnés de leur propre audace, de leur propre capacité à renverser un dictateur en place depuis plus de deux décennies. Mais la Tunisie est un petit pays, sans enjeu stratégique majeur, et les événements ont pu suivre leur cours sans grande interférence extérieure.

maatala a dit…

Tunis 2011 - Berlin 1989

Le résultat est que la fuite de Ben Ali a eu l'effet du mur de Berlin sur les peuples du monde arabe. Psychologiquement en tout cas, puisque dans de nombreux pays (Algérie, Jordanie, Egypte, Yémen…), on a enregistré des immolations désespérées comme à Sidi Bouzid, des manifestations contre le pouvoir en place, la censure d'Internet pour empêcher les réseaux sociaux d'y jouer le rôle de vecteur du ferment révolutionnaire qu'on a vu en Tunisie.

Mais chaque pays, chaque régime, gère la situation à sa manière. L'Egypte se trouve depuis quelques jours au cœur du cyclone, et a réagi avec la main lourde : plus de 60 morts vendredi, les communications coupées, et un Président Moubarak assiégé qui limoge son gouvernement pour mieux sauver sa propre tête. Une rue qui ne désemplit pas, et une armée dont la loyauté est de plus en plus en question.

En Algérie, les velléités de protestation ont vite été matées, même si un rendez-vous a été pris pour le 12 février, et si certains observateurs s'attendent à des remous au sein du régime d'ici là.

Chaque pays a son histoire, son contexte politique, économique et social différent. Personne ne s'attend à ce que les événements prennent la même tournure en Arabie saoudite qu'en Algérie ou en Tunisie. La contagion n'a assurément pas le même sens qu'en Europe en 1989 où les mêmes régimes étaient confrontés au même phénomène ; l'impact, dans le monde arabe, est réel, mais les mêmes causes ne produisent pas nécessairement les mêmes effets selon les pays.

L'inquiétude des grandes puissances

En revanche, ce qui est sûr, c'est que les grandes puissances de ce monde observent avec inquiétude ces événements, au lieu de se réjouir de voir un vent de demande de liberté souffler sur une partie du monde qui semblait condamnée pour longtemps à l'immobilisme, la médiocrité de despotes galonnés ou couronnés, et à la menace de l'obscurantisme politico-religieux.

Cette inquiétude, perceptible de Washington à Paris, mais aussi à Pékin où le mot « Egypte » a été censuré ce samedi, est due au fait que personne ne peut prédire ce qui sortira de ce mouvement des peuples. Contrairement à l'Europe centrale et orientale où l'issue semblait prévisible -des régimes plus démocratiques, plus compatibles avec ceux d'Europe de l'Ouest-, nul ne sait où va la révolution égyptienne en marche.

Avec, évidemment, l'incertitude islamiste. Un renversement éventuel de Moubarak ouvrira-t-il la voie à une victoire des Frères musulmans, à l'histoire longue de près d'un siècle, et très enracinés en Egypte ou en Jordanie ? Ce n'est pas ce que souhaitent les Américains, ou leurs voisins israéliens, une position qui agace les « dissidents » démocrates du monde arabe qui n'en peuvent plus d'être confrontés à l'alternative islamistes ou dictateurs…

La semaine dernière, l'analyste conservateur Robert Kaplan écrivait dans le New York Times qu'il ne fallait pas trop se réjouir des événements du monde arabe, car on finirait par regretter des « dirigeants avisés » comme le roi Abdallah de Jordanie, ou « stables » comme le Président Moubarak. Et de rappeler que ce sont des élections démocratiques qui ont amené le Hamas au pouvoir à Gaza.

Mais les peuples du monde arabe n'ont pas lu l'article de Robert Kaplan et n'en ont cure. Ils ont fait voler en éclat le mur de Berlin dans leurs têtes qui les empêchait jusque-là de contester des régimes autoritaires et largement corrompus, soutenus par les Occidentaux au nom de la lutte contre l'intégrisme religieux.

Qu'en sortira-t-il ? Comme en 1989, l'histoire s'est remise en marche dans cette partie du monde, et ceux qui pleurent la chute de dictateurs rassurants devront d'abord se demander s'ils n'ont pas favorisé ces processus révolutionnaires en soutenant un insupportable statu quo trop longtemps. Ils devront en assumer les conséquences, quelles qu'elles soient.

maatala a dit…

Salam

Régimes arabo-maghrébins :des géants aux pieds d'argile .

Depuis que les flammes du brasier allumé par la révolution tunisienne, pourtant inimaginable dans une date récente, incinèrent le régime de Ben Ai , l’ aire des changements radicaux s’ élargit chaque jour , voire chaque heure .
Au-delà de la nouvelle mode de s’ immoler par le feu devant un édifice symbolique , inaugurée par le jeune de Sidi Bouzide , se sont surtout les masses populaires arabes et maghrébines qui prennent conscience , que se débarrasser de leurs gouvernants dictatoriaux , est à portée des mains .
L’Egypte n’est –il pas le plus grand pays arabe du point de vue population, armée , solidité du régime , services spéciaux les plus perfectionnés , avec une histoire millénaire et ami le plus privilégié de Washington et de Tel-Aviv ! Mais voilà que le simple citoyen se débarrasse du pharaon Housni Moubarak , comme on débarrasse une selle d’ un chameau .
Le plus embarrassant pour ces régimes arabo-maghrébins est que les services de sécurité supposés assurer la quiétude des citoyens, deviennent des assassins des paisibles manifestants . Mais au fur et à mesure que la foule augmente , ces mêmes forces de sécurité se transforment en voleurs de magasins et pickpockets.
N’ avons-nous pas , dés le début de la révolution tunisienne , posé la question suivante : « la leçon tunisienne sera-t-elle apprise par les régimes arabes ? »
Avec l’actuel cas de l’Egypte, la réponse à cette question semble négative : en écoutant le discours tant attendu de Moubarek au quatrième jour des manifestations demandant sa tête , le raïs semble vivre dans un autre univers . Il n’a même pas pris conscience de la gravité de la situation qui l’ entoure .
Quel discours décevant : les mesures qu’il profère contre les manifestants en menaçant d’appliquer la constitution pour protéger l’ordre public , semblent surannées.
Ce n’est en tout cas pas en nommant son directeur de renseignement comme vice- président - poste qu’il a occupé lui-même sous Sadatt , puis supprimé dés qu’ il est devenu président il ya trente ans – qu’ il va éviter sa chute inéluctable .
La question qui se pose maintenant est de savoir où ira-t-il pour son exil ? Quand on est président renvoyé de chez soi, on n’est pas accueilli partout, même pas par les amis les plus surs (l’histoire enregistre des exemples : shah d’Iran et Zeine Edine Ben Ali . )
Hier, vous étiez accueillis président d’un grand pays ami avec tous les honneurs, mais après votre chute vous devenez un minable lépreux infréquentable et insignifiant !
Hé oui, les amitiés entres hommes d’Etats n’existent pas, ce sont les intérêts qui existent réellement .

maatala a dit…

Après l’Egypte, ce sera la Jordanie qui sera bientôt(pourquoi pas !) , République hachémite . Mais avant, ce sera l’étape du Yémen qui sera le prochain passage des flammes. Ali Abdala Saleh est déjà du passé …
Une chose est sure, rien ne sera plus comme avant dans les relations entre l’ occident et le monde arabo-maghrébin .
En effet, les grandes capitales du monde libre (Washington , Paris , Berlin , Tokyo …) , réfléchissent déjà sur la conduite à tenir avec les nouveaux maitres issus des présentes révolutions populaires dans les pays arabes .
On a beau construire des remparts humains et matériels, équipés de technologies des armes de dernier cris, pour assurer sa sécurité, mais les régimes arabes dictatoriaux ne peuvent plus résister à la volonté populaire.
Si dans un passé récent, les forces armées obéissaient aveuglement aux ordres des chefs et dictateurs pour mitrailler les manifestants , ce n’est plus le cas de nos jours . .
Les officiers et les hommes de troupes sont aujourd’hui lettrés et savent leurs droits et leurs devoirs.
Ils ont bien appris et connaissent que leur mission est de protéger les frontières contre les envahisseurs étrangers.
Les relations entre l’ armée et les populations ont beaucoup changé dans les pays du tiers monde en général et dans les pays arabes en particulier .
Les soldats sont les enfants du peuple et il ne revient pas à un officier de donner l’ordre de tirer sur ses propres parents
Aucun président ou souverain, commandant suprème soit-il des forces armées , ne peut s’attendre à ce que l’armée obéisse à son ordre de massacrer les foules. Donc, il ne reste autour de lui que des policiers corrompus, malhonnêtes et ignorants et qui prennent leurs jambes à leurs cous, dés qu’ils voient une foule hurler et crier des slogans ; lesquels policiers se transforment en petits pillards d’échoppes et d’étalages de légumes et fruits.
Un conseil pour les chefs d’Etats dictateurs en poste avant que le brasier ne les atteigne : abdiquez ou démissionnez pour raison de santé ! Ainsi, vous pourrez éviter de passer en justice populaire qui est sans appel …
En abandonnant le pouvoir, ils protégeront leurs femmes, leurs enfants, leurs courtiers et complices .
Il ya quelques années, on justifiait l’existence des dictateurs dans les pays arabes par le fait qu’ ils sont des boucliers contre les islamismes politiques radicaux et qu’ ils sont de ce fait irremplaçables .
Mais la dynamique de la vie nous apprend que quand quelqu’un nait et meurt, il est remplacé par un autre qui nait. Donc, l’argument d’être irremplaçable n’existe pas !
Aujourd’hui, la réaction qui vient à tout jeune dans n’ importe quel continent, en voyant un président dans une cérémonie est la suivante : pourquoi pas moi ? Qu’est-ce qu’il de plus que moi ?
Un adage mauritanien dit : Ma Yemchi illi MA Halbou Ehlou Ewrah . Littéralement," il y’ aura toujours quelqu’un pour traire les bêtes ".
Publié par Lakhbaar Tebgue Vi Dar

Anonyme a dit…

ken
le mauritanien reste quand meme tres raciste ,toutes ethnies confondues(tribalisme=regionalisme=clanisme=extremisme=racisme...) dire que aziz n'a rien apporté de nouveau, meme trés peu, releve de cette affection...chacun de nous ne sera content que si c'est proche qui aux ficelles

Anonyme a dit…

Un guide élémentaire pour les dictateurs Arabes

2011 s’annonce comme une année difficile pour les dictateurs Arabes, tous paniquent en voyant un des leurs tomber et que les gens qu’ils ont baisés pendant longtemps en ont finalement eu assez et se sont mis en ordre de bataille. Eh bien, être un dictateur n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. Pour les apprentis, il y a ce truc appelé internet dont vous devez vous préoccuper.

Alors j’ai recueilli quelques astuces utiles pour les dictateurs actuels et futurs :

1 – Désinventez l’internet, si possible.

2 – Donnez aux chômeurs un accès gratuit à internet et à la télévision par câble avec autant de chaines musicales que possible. Que les chômeurs parlent donc d’Haifa Wahbe à longueur de journée.

3 – Ne censurez pas leur accès internet, qu’ils puissent regarder de la pornographie toute la journée. Ceux qui regardent des pornos toute la journée n’auront pas l’énergie de manifester dans les rues, leurs mains sont occupées. 4 – Ne jouez jamais avec les prix de la farine, du riz, du sucre et du thé. Il est très important de maintenir les prix du thé aussi bas que possible dès lors que c’est une boisson de choix pour que les chômeurs restent à la maison. Touchez aux prix de la farine et du riz et vous aurez des quantités de ménagères en colère qui asticoteront leurs maris, et leurs maris viendront vous asticoter.

5 – Ne renvoyez jamais quelqu’un proche de l’armée, surtout pas. C’est plus souvent que tout le reste le premier clou du cercueil de votre régime.

6 – Construisez des mosquées où on donnera gratuitement de la nourriture, les gens religieux y seront ainsi toute la journée, il sera bien plus facile alors de les tenir à l’oeil.

7 – N’écoutez jamais votre conjoint et ne le/la laissez jamais vous dominer. Tenez fermement la bride sur le cou de votre conjoint comme sait le faire tout bon dictateur., il faut appliquer ce truc de dictateur 24/24 et 7 jours sur 7.

8 – Ne touchez pas à l’argent de l’homme blanc ni à ses investissements, ce serait votre fin et celle de votre régime. Qu’on ne vous prenne jamais à dire le mot « nationalisation. »

9 – Faites qu’un de vos enfants serve dans l’armée, ce qui vous rend plus humain auprès des simples soldats, protège votre régime et assure la sécurité de votre famille.

10 – Laissez les porter le hidjab s’ils le veulent ! C’est tout naturel du moment que tout un chacun dans le pays travaille secrètement pour vous.

11 – Ayez la meilleure équipe de football qu’on puisse acheter, c’est le seul moyen pour que les gens détournent leur attention de vous.

12 – Déléguez le monopole, si vous ou des membres de votre famille veulent monopoliser un produit ou un service, utilisez des organisations écran. Si vous devez avoir un monopole sur quelque chose, voyez du côté des bateaux, des smart phones et des articles en cuir. Laissez tranquilles le tabac et le sucre.

13 – Evitez toute confrontation avec les marchands ambulants, parce que ces gens peuvent crier plus fort que n’importe qui et ils n’ont rien à perdre et tout à gagner, laissez les vendre leurs marchandises tranquillement.

14. Demandez à des musiciens en vogue de chanter pour vous et rappelez au peuple que vous êtes un « génie » et qu’à l’occasion Dieu vous parle étant donné que vous vous tutoyez.

15 – Restez évasif et discret sur le fait que vous servez de tout le pays et de ses ressources comme d’un distributeur automatique géant au gré de votre fantaisie.

16. Gardez vos amis près de vous, mais votre belle famille encore plus près.

17. Allez dans les boucheries, trouvez le boucher le plus méchant, faites de ce type votre ministre de l’intérieur. Puis épousez sa soeur et alors seulement vous pourrez profiter d’une bonne nuit de sommeil.

Traduit de l'anglais par Djazaïri

Source originale : KABOBfest

Anonyme a dit…

http://www.rue89.com/2011/01/30/francois-leotard-quelques-verites-sur-lattentat-de-karachi-188237-0

Bebe BA a dit…

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1226

Bebe BA a dit…

Appel au secours des étudiants mauritaniens en Egypte.

Les étudiants mauritaniens en Egypte ont lancé un appel au ministère des affaires étrangères et de la coopération (MAEC), afin qu’il intervienne pour les protéger et les rapatrier.

Dans une déclaration de presse, dont ANI a pris connaissances, les étudiants ont décrit leurs conditions de vie de « très difficiles », notamment depuis qu’il ya eu, avec le mouvement de contestation en Egypte, la rupture des moyens de communication et la fermeture des commerces et des banques, ainsi que le règne de l’insécurité.

Les étudiants ont demandé aux autorités mauritaniennes de venir à leur secours, surtout, disent-ils, qu’ils sont les derniers étudiants étrangers à demeurer dans ce pays embrasés.

Les étudiants mauritaniens en Egypte sont prés de 35 au Caire, 5 à Suez et 22 autres repartis sur les Mouhafadha (provinces) d’Alexandrie, de Zaghazigh et de Mansourah.



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maatala a dit…

Salam

"L’Union africaine part sur de nouvelles bases en Côte d’Ivoire. Ce lundi à Adis Abeba, la capitale éthiopienne, la Commission de l’organisation panafricaine a rendu public la liste du panel de cinq chefs d’Etat, qui doivent relancer le dialogue pour une sortie de crise en Côte d’Ivoire.



Il s’agit : de Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), d’Idriss Deby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaore (Burkina Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie).

maatala a dit…

Salam

Qui esr qui

l Blaise Compaoré (Burkina Faso). Il représente l’Afrique de l’Ouest. Il a l’avantage de connaitre le processus de bout en bout pour avoir été chargé, pendant trois ans, de conduire la facilitation qui a conduit au scrutin démocratique de novembre. Il n’est ni allié de Gbagbo, ni allié du président élu. Compaoré qui s’est fait très peu bavard ces dernières semaines, entend faire respecter le choix des populations qui lui ont fait confiance en accompagnant, jusqu’au bout, l’accord de Ouagadougou signé sous ses auspices.

l Jacob Zuma (Afrique du sud) : Il a d’abord publié un communiqué au nom du gouvernement sud africain appelant Gbagbo à « respecter le verdict des urnes », avant de se renier des semaines après sans dire pourquoi. Pour beaucoup, le chef de la nation arc-en-ciel s’est laissé abuser par le rapport fantaisiste que lui a transmis Thabo Mbeki, ancien médiateur dans la crise ivoirienne, récusé pour s’être compromis dans des transactions économiques avec l’ancien régime. Zuma a demandé récemment le recomptage des voix, avant d’être refroidi par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Il a certainement de l’influence sur Gbagbo. D’ailleurs, c’est lui qui a tout mis en œuvre pour impliquer la communauté africaine dans son ensemble dans la recherche de solutions, en demandant la mise sur pied de ce Groupe de haut niveau. Zuma est donc au pied du mur.

l Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie). Il est de fait le président du Groupe. C’est la Mauritanie qui assure actuellement la présidence du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. C’est donc tout naturellement que son président se voit confier un rôle aussi important. C’est d’ailleurs lui qui a présidé la première réunion entre les chefs d’Etat ou leurs représentants hier matin, à huis clos.

l Idriss Deby (Tchad) et Jakaya Kikwete (Tanzanie). Ils font figure de nouveaux venus dans le dossier ivoirien. Peut-être que leur regard nouveau pourra être déterminant. Dans tous les cas, ils n’ont pas assez de temps devant eux. Dans le courant de la semaine, les chefs d’Etat qui ont déjà établi un plan de travail, pourraient être sur les bords de la lagune Ebrié en fin de semaine. Avec les chefs d’Etat, se trouveront deux autres personnalités qui sont le gabonais Jean Ping et le ghanéen Victor Gbeho, respectivement présidents des Commissions de l’UA et de la CEDEAO. La priorité, est la levée du blocus du Golf hôtel et l’arrêt de l’agression contre les soldats des casques bleus. Chacun des chefs d’Etat doit désigner ces jours-ci un expert qui sera en Côte d’Ivoire pour suivre le processus de médiation et lui rendre compte avant la venue du Groupe de haut niveau. CS

maatala

maatala a dit…

Salam

Imaginons que dirait Bagbo à la dream team

Blaise Compaoré :

Mon cher blaise, un mossi venant au secours d'un autre mossi quoi de plus naturel. Pour quelqu'un qui a dessoudé son meilleur ami, tu aurai pu refuser.

Tu est président depuis 1987, depuis 24 ans, dis moi comment faire pour faire au moins 20 ans de pouvoir.

Jacob Zuma

Jacob mon Jacob, je suis sur que Mandela a du vomir en apprenant qu'un corrompu et un violeur de ta trempe est devenu président.
Tu es devenu président en faisant un putsch au terne Tabo Mbéki.

Par contre je serai ravi de discuter avec toi de la polygamie.

Mohamed Ould Abdel Aziz

Un général multirécidiviste, nommé chef du panel, il n'y a que L'UA qui est capable de faire une telle connerie.

Idriss Deby

Driss mon Driss, rafraîchit moi la mémoire, tu es président depuis 20 ans. Je suis prêt à étudier la manière dont tu as maté la rébellion, car j'ai un Mossi qui me les casse sérieux.

Jakaya Kikwete

Enfin un bleu, élu à 80% et sa majorité absolue au Parlement, avec 206 des 232 sièges à pourvoir.

Putain, j'aurai prendre des conseils chez toi.

Bon les gars, j'ai un squatter à l'hôtel du Golf, si vous avez des propositions pour dératiser l'hôtel, je suis preneur.........

Fissa les gars, car j'ai le mariage de Jacob a célébré dit le fou

Maatala

maatala a dit…

Salam

UPR : Communiqué de presse.


L’Union Pour la République suit avec un vif intérêt la situation explosive qui prévaut en République sœur arabe égyptienne.

Cette situation inquiétante nous offre l’occasion d’appeler toutes les forces vives de ce cher pays, pouvoir et opposition, partis politiques, organisations de la société civile, syndicats, étudiants et masses populaires, à prendre objectivement conscience de la gravité de cette situation et à prendre garde de tout ce qui est de nature à faire basculer ce pays frère dans le cycle de la violence et du désordre sécuritaire.

Ces forces vives doivent saisir cette opportunité historique particulière pour poser les fondements d’un avenir meilleur dans lequel les composantes du peuple égyptien, dans toutes leurs diversités, vivent dans une ère de progrès, de prospérité, d’égalité et de justice.



Ces forces vives doivent également restées vigilantes afin de déjouer toutes les tentatives visant à saborder la position civilisationelle et stratégique de la République arabe égyptienne ainsi que son rôle historique.

Nous invitons également tous les pôles politiques nationaux, arabes et africains, de la majorité ou de l’opposition à cesser leur interventionnisme injustifié dans les affaires internes égyptiennes et à s’éloigner de la surenchère politique tendancieuse en exploitant les douleurs et les peines des frères égyptiens, à des fins inavouées.

Nous nous étonnons des déclarations proférées par les leaders de l’opposition mauritanienne et leurs porte-voix, faisant le parallélisme entre notre pays et d’autres Etats aux situations différentes. Dans une vaine tentative d’abuser l’opinion publique nationale, ces forces de l’opposition tantôt s’approprient les conflits politiques clonés, tantôt pleurnichent sur les résultats des consultations électorales, ou encore dénoncent cyniquement les acquis et réalisations de notre société.

A chaque fois, ces machinations machiavéliques se retournent contre eux et provoquent leur suicide politique. La démence politique pousse certains à oublier que le vieillissement politique est une maladie incurable qui ronge les dirigeants des partis de l’opposition, en particulier ceux qui sont des résidus des régimes de la gabegie, de la mal gouvernance et du gaspillage des ressources nationales.

Ces mêmes dirigeants qui refusent obstinément depuis une vingtaine d’années, à céder leur place à la tête de leur formation, faisant ainsi fi des principes de l’alternance et usurpent grossièrement les rêves de la jeunesse. Empêchant ainsi le renouvellement de cette classe politique qui a montré ses limites à proposer un projet de société fiable qui puisse obtenir l’adhésion du peuple mauritanien.

Il est temps qu’une telle opposition tire les enseignements qui s’imposent de la situation remarquable de la Mauritanie ; une situation caractérisée par des élections présidentielles, législatives démocratiques transparentes et crédibles ; une situation caractérisée par la liberté de presse, les libertés individuelles et collectives, par l’accélération du rythme de croissance et du développement des infrastructures de base, l’amélioration qualitative des services publics, ainsi que le soin croissant accordé aux couches les moins favorisées ;

une situation où le peuple s’est choisi préalablement la voie à suivre, un peuple qui ne prête aucune oreille attentive à ceux qui tentent en vain, de torpiller ses acquis et de le ramener à la case de départ.

Le Bureau Exécutif de l’UPR
Nouakchott, le 31 Janvier 2011

maatala

Anonyme a dit…

A-,
Cela commence à se corser côté aqmi des dunes de chez-nous, il paraît que deux voitures ont été prises et cinq suspectsd arrêtés, amors qu'ils étaient pourchassés depuis deux jours à leur entrée dans le territoire.
Mais aqmi, si ça se trouve, n'est que l'épouvantail qui nous la colle à nous autres.
Les islamistes, eux, sont l'épouventail des européens pour justifier leur ing"érence. Cela marche-t-il toujours? Et la révolution qui se passe ces jours-ci, comme le disent certains analystes, est elle en train de faire avorter les projets de tous les AQMI de la terre?
Rien de moins sûr, à en croire celui-ci:
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/mensonges-et-secrets-d-etat-sur-le-88111

Quant à l'intifada chez nous autres, c'est pas ûr que ce sera pour demain: le citoyen n'est pas encore né sous ces latitudes!

Mestour Haal

Anonyme a dit…

QU'EST-CE QUE MR AHMED OULD DADDAH VEUT DIRE LORSQU'IL DEMANDE A' LA JEUNESSE MAURITANIENNE DE SOUTENIR LE PEUPLE EGYPTIEN????


LA JEUNESSE MAURITANIENNE DOIT SOUTENIR...LE PEUPLE MAURITANIEN!!!


UPR?????
Vous etes le parti au pouvoir!!!Notre peuple a faim!!!! Au lieu de faire un communique' bidon pour repondre a' une declaration bidon du RFD, IL FAUT DEVELOPPER DES STRATEGIES POUR FAIRE SORTIR NOTRE PEUPLE DE LA MERDE!!!!!!

ENTOUMA MALKOUM????????????

Anonyme a dit…

Mgassir lamar ont perdu le Nord,
vouloir passer dans la zone la plus peuplée de la mauritanie est un cran d'audace de plus à moins que ehel lakhela sont aussi aqmistes. c'est probable vu que les aqmistes se terrent dans les zones de ehel lekela après les narcotrafiquants on peut parler de liaison dangeureuse entre aqmi et ehel lekhela.
filsdubled

maatala a dit…

Salam

Des investisseurs émiratis critiquent l'ambassade de Mauritanie à Abou Dhabi
31-01-2011
A l'occasion d'une rencontre qui les a réunis avec des partenaires mauritaniens à l'hôtel Tfeila à Nouakchott, des investisseurs émiratis ont critiqué la manière avec laquelle ils ont obtenu leurs visas pour la Mauritanie. Ils ont affirmé que lorsqu'ils ont payé les frais de visa, les fonctionnaires de l'ambassade de Mauritanie aux Émirats arabes ont juste inscrit la mention "droits payés" sur leurs passeports, sans timbres fiscaux. Ce qui laisse supposer que les montants payés ne seraient pas versés au Trésor public.
Selon ces investisseurs, un pays dont le personnel des ambassades ne respecte pas les normes minimales de transparence dans l'octroi des visas, n'inspire pas confiance à des investisseurs comme eux.
Rappelons que c'est cette méthode qui est suivie dans la plupart des ambassades mauritaniennes à l'étranger. Que ce soit pour l'octroi des visas ou pour l'extension de la validité des passeports mauritaniens. A cause, disent-ils, de manque de timbres fiscaux.

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Il attyend quoi Azzizzo pour faire le ménage dit le fou

maatala