lundi 17 janvier 2011

Dimanche 16 Janvier le verdict de la cour est tombé à l'encontre de Mme Oumelmouminine mint Bakar Vall : 6 mois de prison ferme pour "exploitation de

C'est la fin "judiciaire" d'une affaire qui a tenu le pays en haleine depuis le 13 Décembre.

Rappel des faits : le 13 Décembre 2010, des militants des Droits de l'Homme se présentent au domicile de l'accusée afin de dénoncer un cas avéré d'esclavage concernant 2 mineures. S'en suivent, au Commissariat, des altercations avec les forces de l'ordre quand il est signifié à Mr Biram ould Dah ould Abeïd, Président de l'IRA et membre du groupe, l'interdiction de pénétrer dans le bureau du commissaire.

Biram ould Dah ould Abeïd est alors, avec ses compagnons, incarcéré. Leur procès s'ouvre le 5 janvier 2011 dans une atmosphère tendue. Les prévenus sont jugés pour "flagrant délit de rassemblement non autorisé, coups et blessures contre des auxiliaires de la justice, constitution d’association non autorisée, appartenance à une organisation non autorisée".

Le 06 janvier le verdict tombe : Biram ould Dah ould Abeïd est condamné à 6 mois de prison ferme assortis d'une amende de 500 000 UM, amende qui devra servir de dédommagements aux policiers considérés comme blessés lors de l'altercation qui les a opposé au prévenu le 13 Décembre dernier. Ses compagnons,Cheikh ould Abidine et Alioune ould M'Bareck Fall sont condamnés à la même peine. Ses autres compagnons, Balla Touré, Dah ould Boushab et Mouloud ould Bouby sont, eux, condamnés à la prison avec sursis, condamnation assortie d'une amende de 100 000 UM.

Le jugement et le verdict sont aussitôt condamnés par les organisations de Défense des Droits de l'Homme et enflammme la presse.

L'esclavage au centre des débâts :

Le 13 Janvier s'ouvre le procès d'Oumelmouminine mint Bakar Vall et des mères des 2 mineures pour "exploitation de mineures". Le Procureur requiert à l'encontre de la "patronne", une peine de prison d'un an ferme. La Cour sera plus clémente et, le 16 janvier, est prononcée à l'encontre d'Oumelmouminine mint Bakar Vall une peine de prison de 6 mois fermes. 6 mois de prison avec sursis sont prononcés à l'encontre des mères des 2 jeunes filles dont le cas a été à l'origine de l'affaire.

La mise en examen d'Oumelmouminine mint Bakar Vall avait suscité l'espoir chez les défenseurs des Droits de l'Homme et pouvait laisser croire en une évolution de la justice. Pour la première fois étaient jugées des personnes dans un cas d'esclavage.

La déception est à l'image des accusations portées à l'encontre des 3 femmes. Ces dernières n'étant pas punies pour pratiques esclavagiste mais pour "exploitation de mineures", le débât revient à la case départ.

Depuis des années militants des Droits de l'Homme et politiques se déchirent sur la notion d'esclavage : "séquelles d'esclavage" pour certains, "esclavage avéré" pour les autres, le débat divise profondément la société mauritanienne.

Réguliérement des affaires de cas avérés d'esclavage défraient la chronique. Des plaintes sont déposées. Mais la justice reste muette malgré la loi de 2007 criminalisant l'esclavage. Cette loi promet des sanctions envers les personnes reconnues de pratiques esclavagistes. Mais jusqu'à aujourd'hui aucun "maître" ou "maîtresse" n'a encore été jugé.

Et ce n'est pas le verdict prononcé à l'encontre d'Oumelmouminine mint Bakar Vall qui va pacifier les débâts.

Car la question centrale est bien celle des haratins, libres de par la loi mais maintenus, pour beaucoup d'entre eux, dans un statut de servilité sociale et économique. Exploités, sous payés, méprisés, ils sont, depuis quelques années, devenus l'enjeu de forces politiques : pour certains, comme Biram ould Dah ould Abeïd, ils ne sont pas "maures" mais appartiennent aux "négro- mauritaniens". Pour d'autres ils sont "arabes". Donc, participant au mouvement idéologique qui veut que la Mauritanie soit un pays arabe.

Quoiqu'il en soit Haratins ils sont, Haratins ils restent, dans une société fortement conditionnée par des pesanteurs sociologiques perverses qui font que la "tâche" originelle ne s'efface pas.

Les diverses crises économiques ont jetté des dizaines de milliers de haratins vers les bidonvilles des grandes villes ou vers le "Triangle de la Pauvreté" où ils survivent dans des conditions économiques difficiles.

Les différentes tentatives de "libérer" par la loi les Haratins n'étant pas accompagnées de mesures économiques permettant une émancipation effective vis à vis des anciens maîtres, ont fait que beaucoup sont restés dans le giron des anciens propriétaires.

Ils ont aussi été les enjeux de politiques plus pernicieuses, jouant contre leur grè, le rôle de "repoussoir" des populations du Sud chassées après 1989. Des terres ont été offertes à des familles haratins, en particulier dans le Sud vidé d'une partie de sa population lors des évènements douloureux de 1989 et 1990.

Depuis l'annonce du retour des réfugiés du Sénégal on ne compte plus les conflits ouverts entre ces Haratins et les anciens propriétaires des terres qu'ils cultivent actuellement.

Une situation explosive malgrè les dénégations des politiques au pouvoir.

La grande question de savoir combien de personnes représentent les Haratins est une question tabou : nulle statistiques, nulle répertoriation, nulle nomenclature "officielle". Motus officiel et officialisé.

La question fâche, gêne, jusqu'au sommet de l'Etat.

Face à la pression des bailleurs de fonds l'Etat, par le biais de la loi de 2007 censée criminaliser l'esclavage, a semblé vouloir enfin aborder le problème.

Le procès de l'affaire "Oumelmouminine mint Bakar Vall" vient de briser les espoirs. La justice a laissé passer une chance de mettre, enfin, les pratiques et survivances esclavagistes qui gangrènent la société mauritanienne au centre des préoccupations politiques. Encore un rendez vous manqué avec l'Histoire....

Mariem mint DERWICH

62 commentaires:

maatala a dit…

Salam
M mint D a dit:

"Quoiqu'il en soit Haratins ils sont, Haratins ils restent, dans une société fortement conditionnée par des pesanteurs sociologiques perverses qui font que la "tâche" originelle ne s'efface pas"


Tiris ente vem dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Il est vraiment triste de voir un musulman poussé par le désespoir à s'immoler.

M mint D a dit…

Cet article est paru sur le site KASSATAYA pour lequel il a été écrit le 17/01/2011, sous le titre : " Procès d'Oumelmouminine mint Bakar Vall : un pas en avant, 2 pas en arrière".

M mint D

Anonyme a dit…

Mariem Mint Derwich,


Je crois fermement qu'il serait preferable de mettre l'accent sur la mise en place des programmes de discrimination positive. Je comprends parfaitement les sentiments de Mr. Biram. Cependant, le probleme est plutot un probleme de pauvrete'.Nous avons l'obligation morale d'etre prudents. Tout n'est pas blanc ou noir, nous avons une tres grande zone grise (grey area) que les extremistes ne veulent pas voir.

Les deux enfants sont les principales victimes et la justice s'est prononce'e sur cette question. Il s'agit bien d'une exploitation de mineurs et la cause directe de ladite exploitation a pour nom la pauvrete'. Si les parents avaient des moyens, ils se seraient occupe's de leurs enfants. Au lieu de les envoyer comme domestiques a' Nouakchott, les petites seraient inscrites a' l'ecole de leur village (s'il y a une ecole dans le village.)

Comme les parents et Mint Bakar ont ete' reconnus coupables, j'aimerais bien savoir si l'etat Mauritanien a des services sociaux qui s'occupent des enfants en question! Oubien on a juste fermer les yeux pour remettre les petites a' ceux qui ont viole' leurs droits fondamentaux. SI TEL EST LE CAS, IL FAUT DIRE QUE C'EST TOUT LE SYSTEME QU'IL FAUT CONDAMNER ET NON MINT BAKAR ET LES PARENTS SEULEMENT.

Si je parle de zone grise (grey area comme on dit en Anglais) et non d'esclavage, c'est parce que des mon jeune age j'ai vu des enfants travaillaient dans les familles. Ces enfants n'etaient pas seulement des Haratines Maures, il y avait egalement les jeunes Soninkou qui venaient des villages Mauritaniens le long de la frontiere avec le Mali. Ces Soninkou dont plusieurs etaient des mineurs et membres de familles nobles travaillaient comme des domestiques, des laveurs d'habits (blanchisseurs sans blanchisserie) et babysitters. Plusieurs de ces personnes ont travaille' dans pratiquement toutes les familles Aiounoises dont la mienne. Elles etaient paye'es a' une maudite somme de 600 UM par mois!!!
Qu'est-ce que nous les enfants d'Aioun n'avions pas fait pour nos parents? Je me rappelle bien etre alle' a' HASSI BAKAR pour amener l'eau a' ma mere contre la maudite somme de 5 ou 10 UM. Les enfants de ma generation et moi sommes alle's a' Moukreya pour ramener les feuilles de baobab et celles du quinqueliba a' nos famille. Oui, nous avons egalement arrose' les jardins de nos familles.
FAUT-IL PARLER D'EXPLOITATION DE MINEUR DANS LES CAS CITE'S PLUS HAUT? Je dis non parce que pour nos parents et pour nous, tout etait normale.

Avec du recule et les nombreuses lectures que j'ai faites, je suis aujourd'hui convaincu qu'il y a une exploitation de ces pauvres Soninkou qui venaient a' la recherche des travaux apres la saison des pluies. EST-CE QU'ON PEUT PARLER D'EXPLOITATION DE MINEUR ET/OU D'ESCLAVAGE DANS UNE SOCIETE' DONT LES VALEURS ACCEPTENT CE QUE LES DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME APPELLENT ESCLAVAGE ET/OU EXPLOITATION DE MINEUR?
Tout est relatif et tout depend de ce que la morale de la societe' accepte. Je dis de maniere humble aux uns et aux autres que ce sont nos mentalite's qu'il faut changer. Le meilleur point de depart serait de mettre en place des programmes de discrimination positive qui permettront aux couches defavorise'es de se liberer economiquement.

Anonyme a dit…

Il faut lire: "...j'ai vu des enfants travailleR..."

Anonyme a dit…

Il a des dettes ou quoi? Canalh doit condamner ce genre de choses. Un homme d'affaire qui gravite autour du "système" et qui est "victime" probablement de la lutte anti-gabégie. C'est NON. Il ne faut pas mélanger les genres. Espère qu'il s'en sortira. A-
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Un jeune homme tente de s'immoler devant le Sénat, les mobiles demeurent inconnus.

Un jeune homme a mis le feu, lundi devant le siège du Sénat à Nouakchott, à son véhicule aspergé d'essence après s'y être engouffré et fermé hermétiquement toues les portières.

Des policiers ont pu sortir le jeune homme, Yacoub Ould Dahoud, du véhicule avec des brûlures légères sur son corps, selon une source médicale à l'Hôpital militaire où il a été transporté.

Les mobiles de cette tentative de suicide n'ont pas encore été connus. Il s'agit d'un homme d'affaires, la quarantaine, évoluant dans les domaines agricole et médical, " aisé matériellement et menant sa vie de façon tout à fait ordinaire ", ont indiqué à l'AMI des proches à lui rencontrés devant l'Hôpital militaire.

 

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org
 
Source : Agence Mauritanienne d'Information
| Education, Culture, Littérature, Musique| Lus : 928

Anonyme a dit…

Je suis de nouveau a la clinique psychiatrique.les assistants sociaux qui suivent mon cas m,ont dit que ou je reprends mon hospitalisation oubien ils vont proceder a mon hospitalisation de force. et cela avec l,aide de mon psychiatre et de la puissance publique, police et juge. ne voulant pas en arriver a cet extremite humiliante j,ai accepte de me faire hospitlise volontairement en surmontant ma peur des tueurs aux environs de l,hopital psychiatrique, raison de mon depart inopine il y a quelues jours de la clinique psychiatrique..surtout que la duree de l,hospitalisation de force est beaucoup plus longue que celle volontaire.

pitie de.degrace epargnez la vie du malade mental souffrant deschizophrenie et de psychose paranoide de l,avis unanime des psychiatres.je m,incline et presente toutes mes excuses a tous et assure que jamais plus jamais le fou que je suis n,interviendra sur le net
KBG

Trundrumbalind a dit…

A-,
Tu devrais te renseigner avant de lui jeter la pierre.
Tu es bien emoustillé par cette prétendue lutte anti-gabegie. Ne vois-tu pas que Ça n'est ni plus ni moins qu'un moyen de pression pour votre champion contre certaines personnes qui lui déplaisent ?

Anonyme a dit…

Trundrunbalind,

Yakhouyw je n'ai pas de champion. Je veux la paix pour ce bled. Tu as certwinement voté pour l'azzizzo pendant que mwa et d'autres amis on se tirait dessus ici contre l'accord de Dakar et l'abandon de Sidioca parceque l'opposition pensait gagner. Cette opposition a perdu par stupidité et gourmandise, n'étant même pas capable de s'organiser. J'étais pour Messaoud pour casser cette passation de pouvoir entre les bien nés. Qu'une personne bien introduite dans la sphère mafiosique s'immole pour des factures illégales non payées, c'est un peu fort de café. J'espère qu'il s'en sortira. C'est comme me demander de pleurer à chaudes larmes avec la pendaison de Saddam. C'est non.

L'azzizzo a été élu pour 4 ou 5 ans. Laissons-le gerer à sa manière jusqu'à la fin de son terme. Entre nous, les bidasses sont à l'affut et n'accepteront pas de changement violent à la tunisienne ou probablement à l'algérienne. Ceux d'avant et l'opposition ne sont pas différents: la berezina ou tazoubba. Il faut se calmer et c'est une période très dangereuse que le pays traverse. Il faut laisser mouton pisser à la différence avec l'azzizo, ce n'est pas grand.

Je n'ai pas de champion. Je veux juste le calme pour que l'on puisse survivre dans la serenité yakhouya et les défis des salopards qui tripatouillent à gauche et à droite. Je n'ai aucune facture payée ou non payée et ma tribu ne cherche rien.

A-

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Il a dit:
A-,
Tu devrais te renseigner avant de lui jeter la pierre.
Tu es bien emoustillé par cette prétendue lutte anti-gabegie. Ne vois-tu pas que Ça n'est ni plus ni moins qu'un moyen de pression pour votre champion contre certaines personnes qui lui déplaisent ?

18 janvier 2011 13:46

Anonyme a dit…

A-

Je suis d'accord avec Trundrumbalind pour dire qu'il serait preferable de se renseigner avant d'arriver a' une conclusion a' propos des causes de cette tentative de suicide de Mr. Ould Dahoud.Les experts ont determine' plusieurs causes a' ce phenomene. On peut citer entre autres: La mort d'une personne qui nous est chere, le divorce, la fin d'une relation d'amour, la perte du boulot, de l'argent et/ou de la maison; une maladie grave, un accident, une douleur physique chronique, perte d'espoir, une douleur emotionnelle intense, etre victime d'une violence, avoir un proche victime d'une violence, se sentir piege' dans une mauvaise situation, se sentir dans l'incapacite' de sortir d'une mauvaise situation, etre convaincu que les choses ne vont jamais s'ameliorer, etre convaincu qu'on vous abuse, etre humilie' et se sentir incapable de sortir de l'humiliation, se sentir rejete' par sa famille, ses parents, ses amis et ses connaissances, utiliser l'alcool et les drogues, etre victime d'une grande deception, se sentir incapable d'atteindre ses buts et ne pas avoir de respect pour sa propre personne. Pour MD Alex Lickerman the following "...six reasons explain why people commit suicide:
1- They're depressed
2- They're psychotic.
3- They're impulsive.
4- They're crying out for help, and don't know how else to get it. 5-They have a Philosophical desire to die.
6-They've made a mistake."

Soyons prudents dans nos declarations! Mes prieres pour Ould Dahoud et sa famille.

Anonyme a dit…

YA TEKEYBER, LEWDI LIRAJLIKE DARA A MINEU CHIGA!!!! Que signifie recevoir le bureau executif des imams en audience en costume. Ya Abdel Aziz, de grace pour votre prochaine audience avec les imams...Mauritaniens, trouvez un vieux boubou quelque part et porlez le!!!!!Vous direz a' votre ministre de faire la meme chose!!!!

Anonyme a dit…

La farce du siecle: Le RCD a radie' Ben Aly de ses rangs.
JE SUIS ENTRAIN DE RIRE!!!!!!!

Anonyme a dit…

Couli,

We have been here for some 4 years. You should know that I always know what I am talking about and never take bullshit from anyone. A-

Anonyme a dit…

A-

No one is accusing you of anything. We are just advising you not to rush to any conclusion when it comes to Dahoud's action.

You take care!

Anonyme a dit…

Couli my bother from America,

Je ne fais pas de conclusions hatives. L'info sur l'aspect tribal est du Huffingtonpost le jour même (lien ci-dessous).. Je souhaite que Ould Dahoud s'en sorte et tout mon appui à sa famille éprouvée.

Je ne fais pas confiance à notre presse qui est toujours d'un côté ou l'autre. Il faut prendre les affaires d'un état sous pression comme le notre très sérieusement et éviter les amalgames.

http://www.huffingtonpost.com/2011/01/17/middle-east-self-immolation_n_809935.html

N.B: selon le Washington Post, le lien entre le Polisario et AQMI se confirme. Que d'insultes j'ai eues entre fin 2007 et maintenant! Quand on croit à une chose à la suite de beaucoup de recherches, on ne bouge pas d'un iota tant qu'on a pas d'indicatiobs contraires.


Bonne journée ou soirée. A-

maatala a dit…

Salam

Dans la serie Mint Tolba la vorace peut se rhabiller

"WikiLeaks : Les prédateurs du clan Ben Ali vus par les diplomates américains


Une blague circulait à Tunis avant la chute du régime : un jour, le président Ben Ali roulait au volant de sa voiture, dans les rues de la capitale, seul et sans garde du corps.

A un feu rouge, un policier l'arrête. Ben Ali explique qu'il s'appelle Zine El-Abidine Ben Ali et qu'il est le président de la République. "Jamais entendu parler de vous ", lui rétorque l'homme en uniforme, avant de le conduire au poste de police. Le chef du poste est là. Il examine les papiers de Ben Ali et les lui remet aussitôt en disant : "C'est OK pour lui. C'est un parent des Trabelsi."

L'anecdote est rapportée dans un télégramme de l'ambassade des Etats-Unis en Tunisie obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde. Commentaire du diplomate qui l'a rédigé : "La blague souligne ce que beaucoup ressentent aujourd'hui (en 2009) : comparé à la force et à la profondeur de la mainmise des Trabelsi sur la Tunisie, Ben Ali est inconsistant."



Le jugement est sans doute excessif. A lire les "mémos", nombreux et détaillés, des diplomates américains en poste à Tunis, la capitale, la prédation n'était pas l'apanage de la famille de l'épouse du chef de l'Etat déchu, Leila Trabelsi. Le clan Ben Ali était aussi partie prenante au pillage. Mais à une échelle moindre.

Les deux familles s'étaient partagé le territoire, note un télégramme : aux Trabelsi la région du Grand Tunis, la plus riche du pays ; au clan Ben Ali la région natale de l'ancien président, la zone côtière du centre. Il fallait être d'un clan ou de l'autre, "appuyé par les Trabelsi" ou "épaulé par les Ben Ali". Impossible de pouvoir se prévaloir des deux familles.

Dans un long télégramme, un diplomate a minutieusement recensé les biens des membres de chacun des deux clans. Dans la famille Ben Ali, Hayet, une soeur de l'ex-président installée en Allemagne, est propriétaire de plusieurs hôtels et d'immeubles dans la région du Sousse. Elle a casé ses trois enfants : l'un était ministre de l'environnement, le second conseiller à la présidence, le troisième importateur de voitures.

Un des frères du président Ben Ali, Slaheddine, associé à son fils Kais, était aussi importateur mais de vêtements de seconde main et de ferraille. "On dit qu'ils sont derrière la contrebande d'alcool", ajoute le "mémo". Ils étaient également propriétaires d'une firme immobilière et de l'Adam Park, un parc d'attractions également situé dans le centre du pays.

Tijani, un autre frère, était président de la société immobilière Minerva et actionnaire principal d'Aero-Travel, une société de services aéroportuaires.

Deux autres soeurs de l'ex-président étaient également dans les affaires : Naima, présente sur le marché des voitures de luxe, et Najet, dont le holding, créé avec son époux et leurs deux enfants, se concentrait sur l'import-export (société El-Almana), l'ameublement (Meubles modulaires, groupe Meublatex, Panabois, Profilex, Le Matelas...), l'hôtellerie (Hotel Chain), la compagnie aérienne Karthago et les communications (Deternet).

maatala a dit…

L'emprise de l'autre clan, celui des Trabelsi, sur l'économie nationale est encore plus impressionnante. Elle tient pour partie aux nombreux frères et soeurs de Leila Trabelsi, l'épouse du président : dix recensés dans un câble, dont sept très actifs, outre Hajja Nana, "la doyenne", la mère de Leila Trabelsi.

Dans le clan Trabelsi, tout le monde ou presque est un prédateur, mais la figure de proue du clan est sans conteste Belhassen. "Belhassen incarne tout ce que les Tunisiens détestent chez les Trabelsi", assure un télégramme.

L'homme ne fait rien pour s'attirer la sympathie. Au volant de puissantes automobiles (Porsche Cayenne, Bentley, Hummer), il roule à tombeau ouvert dans les rues de la capitale au mépris de toutes les règles. Dans les restaurants, note le diplomate, il n'hésite pas à déposer sur la table le pistolet qu'il porte sur lui.

Recenser les intérêts du frère de Leila Trabelsi, c'est dresser la liste d'une part non négligeable du tissu économique de la Tunisie. Ses participations sont variées, qui vont des transports aériens (Karthago Airlines) aux télécommunications (Global Telecom Networking), en passant par l'assemblage de camions et de tracteurs (Alpha Ford International), d'autocars (Alpha Bus Tunisie), le tourisme (au moins sept sociétés), la promotion immobilière... La liste n'est pas close.

"Belhassen n'a aucun scrupule en affaires. Tous les moyens lui sont bons", écrit le même diplomate. Pour pouvoir continuer à travailler, la firme Citroën sera contrainte de verser une sorte de rançon à Belhassen Trabelsi. Aux yeux de M. Ben Ali, son beau-frère était "un homme d'affaires à succès" dont il appréciait les qualités.

Jean-Pierre Tuquoi

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Un président Ben Ali sous l'influence de son épouse
Veuve de Yasser Arafat, le président défunt de l'Autorité palestinienne, Souha Arafat était une intime de l'épouse de M. Ben Ali, Leila Trabelsi. Les deux femmes étaient aussi associées en affaires. Jusqu'à leur rupture brutale - et inexpliquée - à l'été 2007.

Un câble diplomatique daté de novembre 2007 fait le portrait de Ben Ali et de son entourage vu par Souha Arafat. "Le président est affaibli par sa bataille contre un cancer. (Il) passe l'essentiel de son temps à jouer avec son fils qu'il promène autour de la résidence (présidentielle) ; il fait ce que sa femme lui dit de faire. Leila Ben Ali et sa famille volent tout ce qui a de la valeur dans le pays ; (elle) est persuadée qu'elle succédera à son mari comme présidente. Les membres de la famille élargie de Ben Ali peuvent tout se permettre en toute impunité, y compris la falsification de documents." Dans un autre document, un diplomate note : "Leila Ben Ali est la personne la plus haïe du pays


maatala

maatala a dit…

Salam

Dans la serie à chacun son : JINJAWID

"Menaces de mort contre Aminetou Mint El Moctar après le verdict prononcé dans l'affaire d'Arafat


La militante des droits de l'homme, Aminetou Mint El Moctar, a déclaré à Sahara média faire l'objet de menaces de mort proférées contre elle par des inconnus depuis la prononciation du verdict condamnant une dame à 6 mois de prison ferme dans une affaire d'esclavage à Arafat.

Mint El Moctar a ajouté que ces menaces qui ciblent également nombre de ceux qui travaillent dans son association des femmes chefs de ménages ne la feront pas renoncer à son combat contre l'esclavage et de toutes autres formes d'exploitation de l'homme par l'homme, “même quand il s'agit de menaces de l'eliminer physiquement”, selon ses propos


maatala

maatala a dit…

salam

Qu'est-ce qui se passe à l'ambassade de Mauritanie à Paris?


Une commission d'enquête dépêchée par le ministère des finances séjourne à Paris depuis quelques jours, en mission à l'ambassade de Mauritanie en France où des malversations financières graves seraient à l'ordre du jour.

En plus du scandale de malversations financières dont l'auteur serait l'attaché militaire, cette mission aurait aussi en charge de faire la lumière sur les frais de 5 000 visas dont aucune trace ne figurerait dans les registres de la comptabilité de l'ambassade. Depuis la fermeture du consulat de Mauritanie à Paris, en juin dernier, le service des visas a emménagé à l'ambassade sous la tutelle de l'ambassadrice.

Un nommé M. Bâ, a été chargé par l'ambassadrice de s'occuper des visas jusqu'à nouvel ordre. Ce dernier qui percevrait directement les frais en cash aurait eu du mal à justifier ceux de 5 000 visas à raison de 72 euros le visa.



Seul prétexte qui ne tient pas la route, avancé par M.Bâ serait la rupture de timbres, auquel cas le cachet à la place du timbre ferait foi. Selon le responsable des visas, cette formule de remplacer le timbre par le cachet serait une directive de sa tutelle. Toujours est-il que le nouveau consul M. Ould El hadj Sidi à sa prise de service, début septembre s'est refusé d'hériter d'une telle situation et a exigé une commission d'enquête.

Quand on sait que le Président de la République a suspendu le visa de courtoisie pour éviter justement la confusion, on est en droit de se demander quelle serait la sentence qui serait réservée à cette affaire pour le moins rocambolesque.

Par ailleurs, les locaux qui abritaient le consulat de Mauritanie à Paris, don de la France en 1978, situés au 6 ème arrondissement, près des ambassades du Mali et du Bénin seraient mis en vente. A cet effet, la ministre des affaires étrangères aurait fait une visite des lieux le vendredi passé, en fin d'après-midi.

Là aussi, on est en droit de se demander pourquoi vendre ces locaux et surtout de se demander, si cette vente laisserait, elle aussi des traces.

GPS

Trundrumbalind a dit…

A-, que disais-je ? Tu supputes et supposes.
Je n'ai pas voté Aziz. Mon seul souci est que le pouvoir puisse se transmettre par le vote et pacifiquement entre candidats civils à l'éléction présidentielle. Jái soutenu Sidi jusqu'au bout bien que n'ayant pas voté pour lui, voyant en lui le candidat de l'armée à l'époque. J'étais contre les accords de Dakar parce que j'y voyais clairement la légitimation du putsch et le retour de l'armée aux affaires.

Donc je me repete : ne jette pas la pierre avant de savoir de quoi tu parles.
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A- a dit:
Tu as certwinement voté pour l'azzizzo pendant que mwa et d'autres amis on se tirait dessus ici contre l'accord de Dakar et l'abandon de Sidioca parceque l'opposition pensait gagner.
=============
fraternellement,

Anonyme a dit…

de grace epargnez la vie du malade atteint de schizophrenie et de psychose paranoide de l,avie unanime des psychiatres que je suis.j,ecrivais dans un etat second et quasi inconscient d,ou les torts que j,ai du occasionner et me repents sincerement.
je suis pere de 11 enfants et n,ai plus qu,une seule ambition , me sortir de l,enfer de la maladie pour elever mes enfants. plus jamais le net, au grand jamais.
j,embrasse vos pieds et me roule a terre pour implorer votre pardon et votre pitie pour le malade reclus en psychiatrie que je suis une bonne partie de l,annee comme maintenant.
wejehtelkhoum errassoul evdouli oumri , ellahme emneyn tekhnez yetwelaha ella mouwlahe.
KBG

Anonyme a dit…

Trundrunbalind,

Je crois que nous sommes sur la même longueur d'onde et concernant les votes passés, c'est kif-kif avec moi. Il faut de ton côté d'éviter de jeter la pierre, car azzizzo n'est pas mon champion. Du tout. J'essaie d'être réaliste comme il faut faire avec lui jusqu'en 2014. Donc, laissons-le faire son boulot en lui faisant une petite pression ici et là pour qu'il sauve cette marmite à Couli. Car il ne nous paie pas comme ses conseillers et on peut donc lui dire les quatre verités sans avoir peur d'être virés. L'indépendance personnelle emmonka. Tout ce wue j'appuie en lui est sa determination d'aller camper sur la route d'Aqmi au Mali. Tout le reste est relatif, que ce soit Ould Maouloud, AOD ou Messaoud président: chacun a son petit problème.

Il faut éviter les remous dqns une société dont la classe politique laisse à désirer. Allah yeltefna.
Amitiés. A-

Trundrumbalind a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Trundrumbalind a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Trundrumbalind a dit…

A-,
Je le sais bien que nous sommes sur la meme longueur d'onde. Mais sais-tu ce que je crois qu'il va nous arriver ? Les militaires vont user leur carte Aziz jusqu'au bout ( elections truquees a repetition, ca nous est deja arrive, modification de la constitution pour faire 4 ou 5 mandats)puis faire une petite revolution de palais (ca s'est aussi vu chez nous)et nous placer un nouveau pion et nous voila repartis pour un petit tour.
J'aurais comme toi place un infime espoir en lui pour leur fausser la donne. Mais jusqu'ici, il a joue leur partition a merveille. Et je ne vois franchement aucun espoir pour nous s'il ne vient pas d'un mouvement inicie par le peuple. Jamais les militaires ne nous offriront ce qu'ils nous ont pris par la force. Comme j'espere me tromper a ce sujet. On en reparlera d'ici 2014.

PS: Je te demande platement pardon d'avoir dit que Aziz etait ton champion.

Tcho

Anonyme a dit…

Trundrunbalind,

Interessantes prévisions et l'extention du nombre de mandats présidentiels, c'est ce qu'il va chercher après. Pas de doute la-dessus. On prie qu'il se fatigue de son poste après le premier mandat et ne chercher qu'un second et final. Rien de plus cool que les ghanaens: 2 mandats et c'est fini. Le Sénégal d'à côté est un mauvais example. Les pays arabes, n'en parlons pas. Inchallah l'azzizzo va jouer un jeu correct et tout faire pour gagner un deuxième mandat s'il travaille bien. Sinon à la poubelle. Mon cauchemar ce sont les islamistes et ils risquent de gagner en 2014 si les choses ne se developpent pas bien, côté éducation, santé, gabégie, droit de cuissage tribal, communautarisme à la con.

Excuses plates acceptées. Canalh c'est pour ça: se frotter les idées et ne pas lâcher ses convictions. C'est aussi simple que ça.

Les zamis de canalh: prions que Ould Dahoud s'est sorte bien, se retablisse bien et ne recommence plus la déconne. Pas besoin de se suicider: juste faire pression par le clavier jusqu'à fatiguer. On ne doit pas gâter le bled que nos ancêtres nous ont laisse.

A-

maatala a dit…

Salam

"KASSATAYA le 18/01/2011. 8 Août 2009 / 17 janvier 2011. Deux hommes, deux actes différents, deux motivations différentes mais les mêmes reflets des malaises profonds qui traversent la société mauritanienne.

8 Août 2009 : Moussa ould Ali ould Zeïdane, de son nom de guerre " Abou Moussa al Basri", jeune hartani issu du quartier pauvre d'Al Basra de Nouakchott, se fait sauter, au nom d'AQMI, dans un attentat suicide devant l'Ambassade de France.

17 janvier 2011 : Yacoub ould Dahoud, jeune homme issu d'un milieu aisé, entrepreneur, apparemment sans histoire, tente de s'immoler par le feu dans les alentours de la Présidence de la République .

2 hommes, 2 parcours différents et dont les motivations et les revendications ne se ressemblent pas. Mais qui ont en commun de cristalliser par leurs gestes toutes les crispations et les ratés de la société.

Le geste atroce, l'immolation par le feu, deYacoub ould Dahoud vient de rappeler aux autorités que le malaise est plus profond qu'il ne paraît.

Sur sa page Facebook ses derniers mots étaient les suivants : "«Yakoub Ould Dahoud, simple citoyen réclamant des droits légitimes."...

La mort par immolation de Bouazizi, à l'origine de la Révolution tunisienne, a fait tache d'huile. Algérie, Egypte, Tunisie, Mauritanie... Pas un jour sans l'annonce de tentatives d'immolation.

L'innommable, le suicide ( "innommable" dans des sociétés profondément religieuses) , est devenu le testament de tous les échecs des politiques économiques des sociétés et arabes et africaines. Avec le feu s'écrivent soudain les aspirations à la Liberté et à la dignité.

La Mauritanie découvre les désespoirs. Tous les désespoirs.

Après l'attentat suicide les autorités continuaient à nier la réalité de ces centaines de jeunes mauritaniens partis dans les rangs d'Aqmi. Le discours officiel pointaient du doigt des "voyous", nébuleuse fourre tout facile. Misérable cécité mensongère!

Hier la ceinture d'explosifs. Aujourd'hui le feu.

Et, en toile de fonds, les errements d'une société qui se cherche.

Chomage, cherté de la vie, inégalités, corruption, hypocrisie, islamisme extrême, rejets, ostracismes, problèmes identitaires, vie politique instable, mensonges, dureté de la vie quotidienne, école publique laminée et abandonnée.... Voilà ce que dit la rue.

Et voilà ce que les gouvernants n'entendent pas malgrè tous les discours et les promesses ponctuelles de baisse des prix de certaines denrées de base.

Yacoub est un jeune homme sans histoire qui devient une page de l'histoire de notre pays. De ce pays aux sous sols bradés aux compagnies pétrolières internationales, mirage couleur pétrole mais dont les populations ne voient pas les retombées. De ce pays où des fortunes immenses, insolentes et minoritaires, côtoient les misères les plus abjectes. De ce pays où les plaies des années de sang ( 1989 et 1990) ne sont toujours pas refermées. De ce pays où les jeunes diplômés cherchent en vain un travail leur permettant de survivre. De ce pays où la survie journalière use les organismes et les enthousiasmes. De ce pays où, derrière une trompeuse liberté d'expression, veillent dans l'ombre la vieille garde issue des 20 ans d'autocratie de Taya. De ce pays sous perfusion extérieure mais où les rues de sa capitale voient passer les plus beaux joujoux mécaniques du moment. De ce pays où, pendant que les citoyens s'épuisent dans une course aux revenus ( de plus en plus de mauritaniens ont plusieurs boulôts pour pouvoir juste "manger"), il est annoncé la construction d'une ville de luxe et de loisirs en bord de mer....

Faudra t'il donc d'autres feux et d'autres larmes pour qu'enfin nos politiques méditent sur ces simples mots : "simple citoyen réclamant des droits légitimes" ?

Mariem mint DERWICH

maatala

Anonyme a dit…

Marième ici fait de l'amalgame. Pourquoi coûte que coûte faire un lien direct entre Bouazizi et Ould Dahoud?

Anonyme a dit…

Maata,

Je vous remercie d'avoir "lu pour nous" l'ecrit de Mariem Mint Derwich. Les causes des suicides et/ou des tentatives de suicide ont ete' evoque'es dans mon ecrit du 18 janvier 17:52. Je ne vois pas comment vous pouvez blamer le President Moawiya Ould Sid'Ahmed Taya dans la mesure ou' il n'est pas au pouvoir depuis plus de 5ans et la pauvrete' a toujours ete' endemique en Mauritanie.
Le bilan de Moawiya est globalement positif!!!!!JE DEFIE QUI QUE CE SOIT DE ME MONTRER UNE VILLA OU UN COMPTE BANCAIRE BIEN GARNI AU NOM DE MOAWIYA.!!!!!!!
MOAWIYA EST UN HOMME HONNETE QUI N'A JAMAIS VOLE' LES BIENS DU PAYS.
Les voleurs sont connus!!!!!!Nous savons ceux qui sont devenus vachement riches entre aout 2005 et aujourd'hui et pourtant ils n'ont pas gagne' a' la lotorie!
TROUVONS DES SOLUTIONS A' NOS PROBLEMES ET CESSONS THE BLAME GAME ET LES PETITES ATTAQUES ASSASSINES!

maatala a dit…

Salam

Couly a dit:

"Le bilan de Moawiya est globalement positif!!!!!"

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Globalement mon cul...........

Si on le compare avec celui de Ben à Vie, il n' y a pas photos.
80.000 diplômés par an, une médecine de pointe, voila un bilan globalement positif............

Dire que les prédateurs ne sont enrichis que depuis 2005 est une malhonnêteté intellectuelle.


Arrêtes de nous prendre pour des cons dit le fou

maatala a dit…

Salam

Couly a dit:

DEFIE QUI QUE CE SOIT DE ME MONTRER UNE VILLA OU UN COMPTE BANCAIRE BIEN GARNI AU NOM DE MOAWIYA.!!!!!!!

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je ne paye pas de loyer pendant 20 ans et je n'ai pas une baraque pour mes vieux jours, c'est la preuve que je suis un irresponsable.

Par ailleurs personne n'a dit que Taya était un voleur, son truc à lui c'était le meurtre, l'amour du pouvoir pour le pouvoir et le Whisky pour entretenir la rancune tenace.

Puisque, tu es donc en mesure de dire ce qu'il a ou n'a pas, c'est la preuve que tu partageais son lit dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Lu chez Vlane

Le net mauritanien ou la liberté d’excrétion



Tous ceux qui ont parcouru certains commentaires sur quelques sites mauritaniens restent stupéfaits par le caractère ordurier des diverses soi-disant « charte » permettant de valider les pires insanités. Un homme se couvre de flammes pour attirer l’attention sur un certain nombre de revendications tout à fait respectables et honorables et que lit-on ensuite sur ces sites ?
Si les commentaires étaient libres, on pourrait comprendre mais comment un webmaster qui a un minimum de dignité peut-il ensuite valider des commentaires sordides alors même que le malheureux a brûlé ? C’est tout simplement dégueulasse.

Derrière ces commentaires on trouve du tout : de l’abjecte sottise de l’internaute lambda caché qui crache sa merde en riant, il y a celui qui a la haine des idawalis qui en profite, il y a l’éternel lâche qui en veut au courage, il y a les services du pouvoir pour salir et le faire passer pour un fou, il y a les minables parmi les minables qui expliquent que cet homme n’avait pas besoin de faire cela parce que sa famille est hors du besoin comme si seule la pauvreté donnait droit à l’indignation, il y a des chiens de la pire espèce et de tous les genres et il y a surtout la simple et pure bêtise humaine, la bêtise crasseuse sans esprit et sans âme…
Pourquoi valider de pareils commentaires ? Cet homme n’est pas un homme politique auquel on puisse reprocher quoi que ce soit, ni un terroriste, ni une personnalité de la société si vile, c’est un citoyen respectable qui est allé très loin dans l’expression d’une sincère rage qui devait le dévorer de l’intérieur et qui s’est ainsi malheureusement exprimée…
Même si des entrailles de la Mauritanie sortait la meilleure équipe qui soit pour diriger ce pays, cette équipe ne pourra rien face à la jalousie, la haine, l’indifférence, l’impunité, le racisme toutes races confondues qui dévore chaque mauritanien de l’intérieur et lui fait haïr et détester quiconque réussit quoi que ce soit, quiconque gagne très bien sa vie, quiconque a un vrai talent, quiconque a le pouvoir, quiconque est heureux, quiconque a des valeurs et des principes, quiconque n’est pas intérieurement mort.

maatala a dit…

C’est là le fruit des éternelles trente dernières années qui n’ont fait que nourrir un état d’esprit primitif d’hommes archaïques capables de survivre qu’en poignardant dans le dos, volant en pleine nuit et trahir encore et toujours pour se sentir exister.
De là ce pays que nous avons où la fierté qui élève et rend combatif est presque nulle part et où l’orgueil pathologique est lui partout ! Une étude, que tout le monde a lue, affirme qu’un mauritanien sur trois est sérieusement mentalement atteint ! Il est facile de savoir qui sont les plus fous parmi les fous, c’est tout simplement celles et ceux qui voient des fous partout où la liberté d’esprit brille, partout où le courage détonne, partout où l’originalité est sublime !
Alors les voilà tous qui les traitent de fous jusqu’à les rendre fous de solitude alors que les vrais fous sont aux commandes du système et en sont les artisans ou les esclaves. Ils sont l’armée rampante des cœurs morts, des esprits retors, fourbes, perfides, sournois, ils savent avoir cet air lisse de l’hypocrisie parfaite du gendre parfait derrière laquelle un torrent de pus circule dans leurs veines.
Voir un homme brisé les fait jouir ; tout courage humilité leur donne la force de rester neutres comme un électroencéphalogramme plat ; ils sont là, rien ne les atteint que de quoi ricaner ; ils survivent comme ces insectes dans ces vastes et profondes grottes où du plafond les chauves-souris du système leur chient dessus. Cette merde venant d’en haut c’est leur quotidien, ils ne connaissent que cela et y sont parfaitement adaptés.
Allez leur parler de lumière, de soleil, d’une vie de l’autre côté des ténèbres, ils vous écouteront comme avec ferveur en vous disant « wollah ce que tu dis est vrai », mais en réalité ils attendent que les chauves-souris descendent et vous attaquent ou que votre combat vous ruine ; alors au lieu de venir à votre rescousse ou même vous prévenir du malheur qui vous guette, les voilà qui replongent dans leur merde et ne laissent dehors que leur nez pour sentir l’odeur de votre sang qui gicle d’avoir voulu combattre le malheur de tous !
Quel bonheur alors de vous voir à genoux faute de soutien !
Puis, quand vous avez perdu toutes vos forces dans ce combat inégal, les voilà qui reviennent à vous tout trempés de leur merde et vous regardent en se disant voilà ! Voilà la preuve qu’il vaut mieux rester à sa place !
Tas d’infectes cancrelats ! Que dieu vous maudisse et fasse avancer les années afin que la Mauritanie soit débarrassée de vos entrailles et qu’enfin peut-être vienne au monde une génération digne de ses martyrs !
Inchallah !

maatala

maatala a dit…

Salam

Couly

Vlane a dit:

"cette équipe ne pourra rien face à la jalousie, la haine, l’indifférence, l’impunité, le racisme toutes races confondues qui dévore chaque mauritanien de l’intérieur et lui fait haïr et détester quiconque réussit quoi que ce soit, quiconque gagne très bien sa vie, quiconque a un vrai talent, quiconque a le pouvoir, quiconque est heureux, quiconque a des valeurs et des principes, quiconque n’est pas intérieurement mort.
C’est là le fruit des éternelles trente dernières années qui n’ont fait que nourrir un état d’esprit primitif d’hommes archaïques.

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Un bilan globalement positif de la Tayie dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Dans la serie: j'aurais été un président à vie

"Messaoud Ould Boulkheir : 'Ma mission se terminera avec ma mort'.


Le président de l’Assemblée nationale et de l’Alliance populaire progressiste (APP, opposition), Messaoud Ould Boukheir, s'estime loin de la retraite politique. À 67 ans, il compte bien continuer sa "mission" pour son pays, la Mauritanie.

Jeune Afrique : En avril, vous appeliez à « la chute du régime » par la rue. Dans votre discours d’ouverture de la session parlementaire, début novembre, vous avez déclaré que « le temps n’est plus à la surenchère politique ». Votre position vis-à-vis de Mohamed Ould Abdelaziz a-t-elle évolué ?

Messaoud Ould Boulkheir : Si mon discours a évolué, ce n’est pas par rapport à Aziz mais par rapport à la situation du pays. Aujourd’hui, je suis inquiet, et c’est le moment ou jamais de s’unir.



Parallèlement au terrorisme, j’entends des discours plutôt séparatistes. Certaines voix demandent le changement du nom du pays, de l’hymne et des couleurs nationaux. L’identité est menacée.

Quant à mes positions, elles ont toujours été en réaction par rapport à celles du chef de l’État. Il faut faire un retour en arrière. Au lendemain de la présidentielle de 2009, que nous avons contestée, je lui ai tendu la main pour qu’il ouvre le dialogue. Mais il n’a rien voulu entendre. Nous avons donc changé de tactique et appelé à son départ par la rue. À partir de ce moment-là, nous avons senti un net fléchissement.

Aziz a alors commencé à parler de dialogue et, petit à petit, a convoqué certains responsables de l’opposition. Je l’ai vu à deux reprises et, à chaque fois, lui ai dit d’appeler publiquement au dialogue avec l’opposition. Il l’a fait dans son discours pour le cinquantenaire de l’indépendance. C’est un grand virage. Le soulagement est perceptible au sein de la majorité et de l’opposition.

Qu’est-ce qui continue à vous opposer ?

Un aspect tout simplement fondamental fait que je ne peux accepter ce régime. Aziz est un militaire qui s’est emparé du pouvoir par la force. Il a démissionné de l’armée, mais pour moi ce sont des histoires. Il doit encore démontrer ses qualités de démocrate et d’homme d’État. Jusqu’au 28 novembre, il refusait de reconnaître que certains puissent s’opposer à lui. Maintenant, nous allons le mettre à l’épreuve dans le dialogue qu’il a annoncé.

Vous avez 67 ans, la majorité de la population en a moins de 30. Ne craignez-vous pas d’être en décalage avec ses préoccupations ?

La notoriété et le leadership ne se décrètent pas, ce ne sont pas des habits que l’on enfile. Ce sont les fruits de la confiance et de la légitimité populaire. Le chef de l’État, lui, se sent jeune [il a eu 54 ans le 20 décembre, NDLR] et a l’ambition de changer la nomenklatura politique. Il a amené avec lui une équipe de gens tout à fait inconnus. Mais ce n’est pas ainsi que l’on crée une classe politique.

À qui un jeune méconnu va-t-il inspirer confiance ? Qui va le suivre ? Nous, les croulants, nous n’avons pas encore réussi à offrir aux jeunes générations un modèle qui nous apaise la conscience. L’unité, la tolérance, la solidarité n’existent pas. Ma mission se terminera avec ma mort.

Source : Jeune Afrique

maatala

Anonyme a dit…

Maata,

Il faut relire mon ecrit. Je n'ai jamais dit que la corruption a commence' en 2005. Deja en 1986, je parlais de corruption dans mon memoire de Maitrise intitule' "Contribution a' l'Etude des Plans d'Urgence Face aux Consequences Humaines de la Secheresse en Mauritanie" sous la supervision du professeur Wane Birane. L'ecrit du 19 janvier 22:51 dont tu parles dit clairement: "...Nous savons ceux qui sont devenus vachement riches entre aout 2005 et aujourd'hui. Pourtant ils n'ont pas gagne' a' la lotorie."

Moawiya est un homme honnete et il est le meilleur president que la Mauritanie a connu. Les tueries et les autres violations des droits de l'Homme dont tu parles sont l'oeuvre des extremistes des deux bords. Moawiya n'est pas au pouvoir depuis plus de 5 ans. Les problemes actuels existent parce que nous avons des amateurs qui dirigent et qui ne savent absolument rien de ce qu'ils sont entrain de faire.IT'S ON THE JOB TRAINING!!!! Pour Abdel Aziz, cela peut se comprendre parce que presque tous les presidents du monde passent par on the job training.Cependant, la Mauritanie a plusieurs dirigeants politiques et des experts dans le domaine de l'economie qu'il FAUT UTILISER!!!!

Maata, si Moawiya n'a ni villa ni argent, c'est parce qu'il est foncierement honnete.

J'ai lu l'interview de Messaoud Ould Boulkher. Je lui dis qu'il a fait un excellent travail dans le domaine de l'emancipation totale des couche Haratines. Son combat doit continuer mais il n'a pas besoin d'etre a' la tete du mouvement pour continuer sa noble mission. Les meilleurs dirigeants sont ceux qui savent quitter mais avant de quitter, ils preparent une jeune generation qui peut diriger AND THAT CAN TAKE THE BALL AND RUN WITH IT!!!

Anonyme a dit…

Vlane,

Tu es sorti de tes gongs. Tu n'as pas le droit d'insulter tes compatriotes qui se posent des questions et expriment leurs vues sur une tentative de suicide qui n'a pas sa raison d'être. Tu perds de la crédibilité. Carton rouge.

maatala a dit…

salam

Les dictatures les mieux élus du monde

Pour les chefs d'État
autoritaires, rien de mieux qu'une élection «démocratique» pour asseoir leur légitimité. Voici les dix présidents les plus efficaces dans l'art de se faire élire sur des scores indiscutables. De plus en plus de pays dans le monde organisent des élections au suffrage universel pour élire leur président. Mais derrière ce signe encourageant pour la diffusion de la démocratie se cachent des élections qui n’ont de démocratiques que le nom. Intimidation des opposants, médias contrôlés par le pouvoir, électeurs menacés, votes truqués, candidat unique: les régimes autoritaires rivalisent d’inventivité pour s’assurer des résultats électoraux qui asseyent leur légitimité. Voici notre Top 10 des dictateurs les mieux élus de la planète au 19 janvier 2011, un classement bouleversé notamment par la chute de Ben Ali en Tunisie, qui occupait la 4e place du dernier Top 10 (octobre 2009). [La méthode du classement est détaillée en bas d’article].



10- Hosni Moubarak (Egypte), 88,6%

Moubarak a remporté la première présidentielle multipartite du pays en 2005 avec 88,6% et une participation très faible de 23%. Au pouvoir depuis 28 ans, il avait gagné en 1987, 1993 et 1999 avec des scores supérieurs à 95%. Cette baisse de régime s’explique par le changement constitutionnel de 2005: avant cette date, le seul et unique candidat à la présidence était choisi par l’Assemblée du peuple et validé par un référendum national. Les observateurs internationaux n’ont pas eu l’autorisation de surveiller le scrutin, et les associations nationales ont obtenu ce privilège la veille de l’élection. Ayman Nur, le leader du parti d’opposition Ghad, a obtenu 7% des suffrages, mais a estimé que son vrai score était quatre fois supérieur: «Cette fraude a pour but d’éliminer le seul candidat qui sera encore vivant pour l’élection présidentielle de 2001», a déclaré cet avocat, qui avait 40 ans à l’époque.

maatala a dit…

9- Ilham Aliev (Azerbaïdjan), 88,7%

lham Aliev a été réélu sur un score de 88,73% en 2008, selon les résultats proclamés par la Commission électorale centrale au cours d’une élection jugée non démocratique par les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Malgré des «progrès considérables» par rapport aux précédentes élections, le scrutin «n'a pas reflété les principes d'une élection véritablement pluraliste et démocratique» ont déclaré les observateurs. Aliev avait succédé en 2003 à son père Heydar, ex-responsable du KGB qui avait dirigé le pays jusqu'à sa mort, de 1993 à 2003. Les observateurs du Parlement européen ont souligné l’omniprésence du président sortant et de son père dans la vie publique et le parti pris des médias du pays. Le pays est un important producteur de gaz et de pétrole. La Russie a publiquement félicité Aliev pour sa réélection, et les États-Unis maintiennent de bonnes relations avec le régime.

8- Gurbanguly Berdimuhamedow (Turkménistan), 89,2%

Berdimuhamedow a été élu après le décès en 2006 du premier président du pays, l’autoritaire Saparmyrat Nyýazow qui avait développé un omniprésent culte de la personnalité durant ses 20 ans au pouvoir. La dernière élection du pays datait de 1992, quand Nyyazow avait récolté 99,5% des voix avant d’être désigné président à vie en 1999. Berdimuhamedow a donc été élu en 2007 en battant cinq autres candidats, dont aucun issu de l’opposition. La participation a atteint, selon les chiffres officiels, 95%. Dans la province de Lebap, les autorités ont menacé la population, déclarant que ceux qui ne voteraient pas n'allaient pas recevoir leur ration mensuelle de farine. Ceux qui votaient pour la première fois et les personnes âgées se sont au contraire vus promettre des cadeaux. Un jeune votant a ainsi reçu un exemplaire du livre du président défunt Nyyazov. De nombreux représentants étrangers, notamment des Russes et des Américains, étaient présents lors de l’investiture de Berdimuhamedow. Le Turkménistan dispose lui aussi d’importantes réserves de gaz naturel.

7- Abdelaziz Bouteflika (Algérie), 90,2%

Le président algérien, doyen du Top 10 du haut de ses 73 ans, est sur une pente positive: il a été réélu dès le 1er tour, le 9 avril 2009, pour un troisième mandat avec plus de 90% des voix, contre seulement 85% en 2004. La participation, qui était le seul enjeu d’un scrutin boycotté par les ténors de l’opposition, a atteint 74,24%, également en progression par rapport à 2004. Sur les 57 recours reçus par le Conseil constitutionnel, 53 ont été déclarés irrecevables sur la forme, et les quatre qui ont été acceptés sur la forme ont été rejetés sur le fond car dépourvus de preuves.

Le Conseil a estimé que les conditions électorales «ont permis aux électeurs de choisir, en toute liberté, leur candidat habilité à conduire le destin du pays, attestent de la régularité du scrutin, de sa sincérité et de sa transparence». Pendant la campagne, Bouteflika a déclaré: «Votez contre nous, votez même avec un bulletin blanc, mais votez.» Selon l’opposition, des habitants des bidonvilles ont été menacés d’expulsion et les salariés de licenciement s’ils ne prouvaient pas qu’ils avaient voté.

maatala a dit…

6- Noursoultan Nazarbaïev (Kazakhstan), 91,1%

Le premier et seul président de l'histoire du Kazakhstan a été réélu en 2005 avec 91,15% des suffrages, lors d'un scrutin qualifié par l'OSCE de non conforme aux normes internationales en matière d'élections démocratiques. Mais Nazarbaïev est soutenu par la communauté internationale, qui applaudit la santé économique du Kazakhstan, encore un pays riche en ressources naturelles. Lors de la campagne, l'ancien ministre et principal opposant de Nazarbaïev, Zamanbek Nurkadilov, est retrouvé mort à son domicile, gisant avec deux balles dans la poitrine et une dans la tête. La justice a conclu à un suicide pour raisons familiales.

En 2010, dans une lettre où il lui souhaite bon anniversaire pour ses 70 ans, Nicolas Sarkozy vante «un des pays les plus développés de l’espace postsoviétique» et se réjouit de la prochaine visite de son «cher ami» Nazarbaïev, à qui il a décerné la grand-croix de la Légion d’honneur, à Paris.

5- Pierre Nkurunziza (Burundi), 91,6%

Pierre Kkurunziza, ancien prof de sport et ex-chef rebelle aujourd’hui à la tête du bien nommé Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), a été réélu président en 2010 avec plus de 91% des voix, un score à première vue impressionnant mais qui devient faible quand on sait qu’il était le seul candidat. Les candidats de l’opposition s’étaient retirés pour protester contre les irrégularités du scrutin. L’observateur de l’Union européenne a déploré «l’absence d’une compétition multipartite» mais souligné que «malgré un contexte tendu et parfois violent, le peuple burundais a pu exercer son droit de vote». De nombreux opposants ont été arrêtés dans les semaines qui ont précédé le scrutin, où les explosions de grenades étaient fréquentes dans le pays.

4- Paul Kagame (Rwanda), 93%

Le président Paul Kagame, qui avait été élu avec 95% des voix en 2003, n’a obtenu que 93% pour sa réélection en 2010. Le groupe d’observation du Commonweatlh a estimé que l’élection s’est déroulée dans une atmosphère «pacifique» étant donné le passé récent extrêmement violent du pays, même s’il souligne que des limites existent sur la liberté d’association et de participation et que «le fait que les quatres candidats étaient issus de la coalition au pouvoir signifie qu’il y avait un manque de voix d’opposition critiques». Aucun des trois partis d’opposition n’a pu présenter de candidat aux élections.

3- Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), 95,4%

Au pouvoir depuis le coup d’Etat qui a renversé son oncle en 1979, Nguema a été élu pour la cinquième fois en 2009. Avant ce scrutin, il avait promis de faire mieux que lors de la présidentielle de 2002, où il avait récolté plus de 97% des suffrages. C’est raté. Nguema a dû se contenter d’un petit 95,4%. L’ONG Human Rights Watch qualifie Nguema de «dictateur déterminé à rester au pouvoir et à garder le contrôle de l’argent du pétrole», et estime que le gouvernement du pays «est un des plus corrompus et répressifs du monde».

Le journaliste Peter Maass, dans un article pour Slate.com, le qualifiait de «pire dictateur d’Afrique» en 2008. Nguema a promis (encore) lors de sa dernière cérémonie d’investiture, en présence de représentants officiels de la France, «la participation de toutes les forces politiques de la Nation dans la gestion de la chose politique, afin d'avoir un consensus» pouvant garantir «la paix, la stabilité et le développement économique». Le président, âgé de 68 ans, souffre d’un cancer de la prostate et de problèmes cardiaques, mais la Guinée Equatoriale, troisième producteur de pétrole de l’Afrique sub-saharienne, n’en a sans doute pas fini avec la famille Nguema. Le fils Teodorin, qui a un penchant pour tout ce qui brille et qui coûte (très) cher, devrait prendre la succession de son père.

maatala a dit…

2- Bachar el-Assad (Syrie), 97,6%

Bachar el-Assad a été réélu en 2007 pour un second mandat de sept ans au cours d’un référendum boycotté par l’opposition, qui estimait que les Syriens devraient pouvoir choisir l’homme qui les gouverne. Plus de 11 millions de personnes ont voté pour le «oui», contre 19.653 pour le «non» et autour de 253.000 votes blancs, avec un taux de participation de 96%. Le ministre de l’Intérieur a déclaré lors de l’annonce des résultats: «Ce grand consensus montre la maturité politique de la Syrie et l’éclat de notre démocratie.»

Un avis pas vraiment partagé par un porte-parole du Département d’Etat américain de l’époque: «Je pense qu’il est assez difficile de dire qu’une élection est libre, juste et crédible quand il n’y a qu’un candidat, et que ce candidat reçoit 98% des votes. […] Je suis sûr que le président Assad se prélasse dans l’éclat de sa capacité à n’avoir battu aucun candidat et à continuer de sa mauvaise gestion de la
Syrie.»

El-Assad est le plus régulier de nos dictateurs: il avait succédé à son père Hafez el-Assad à la mort de ce dernier en 2000 sur un score de 97,29%. Âgé de 45 ans, il est également un des plus jeunes.

1- Ismail Omar Guelleh (Djibouti), 100%

C’est le dictateur le mieux élu du monde, avec un score imbattable de 100% des suffrages lors de l'élection présidentielle du 8 avril 2005. Comme Bachar el-Assad, Guelleh a opté pour la méthode infaillible: il était le seul candidat à sa réélection. Les partis de l’opposition ont boycotté l’élection à la suite du refus du pouvoir de réformer le système électoral pour le rendre plus transparent, la décrivant comme «ridicule, truquée et en pacotille». Le candidat de l’opposition, Mohamed Daoud Chehem, ne s’est pas présenté parce qu’il manquait d’argent pour faire campagne. Guelleh n’est que le 2e président de l’histoire de Djibouti, ancienne colonie française, depuis l’indépendance du pays en 1977. Il avait lui aussi succédé à un membre de sa famille, son oncle Hassan Gouled Aptidon, en 1999 en remportant «seulement» 74% des voix. Officiellement, Guelleh devrait laisser sa place de numéro un au classement des dictateurs les mieux élus en 2011, puisqu’en principe il ne peut pas se présenter pour un troisième mandat.

Rewmi

Anonyme a dit…

On est sur la bonne voie soon will enjoy our own entry in this top 10

copiarpegar

Bebe BA a dit…

Merhaba copiarpegar,

mais est ce que tu pourrais traduire, s'il te plait?

Anonyme a dit…

hi bebe ba wemerehba bik

je voulais dire que le kheneral fera son entree dans le top 10 des dictateurs les mieux elus de la planete inchaallahou en 2014

Bebe BA a dit…

Vendetta, quand tu nous tiens:

33 arrestations dans le clan Ben Ali

Ils sont soupçonnés de crimes contre la Tunisie. Ce jeudi également, les ministres du nouveau gouvernement ont tous quitté le parti de Ben Ali, le RCD.

Trente-trois membres de la famille du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, soupçonnés de "crimes contre la Tunisie", ont été arrêtés ces derniers jours, a indiqué jeudi la télévision nationale, citant une source officielle non-identifiée.

La chaîne publique n'a pas précisé les noms des personnes interpellées ni leur degré de parenté avec l'ex-président qui a fui le pays pour l'Arabie Saoudite vendredi après un mois de révolte populaire sans précédent. Une enquête va être ouverte pour que ces proches de l'ancien président soient traduits en justice, a ajouté cette source.

La télévision tunisienne a diffusé des images de très nombreux bijoux, montres et cartes bancaires internationales saisis lors des arrestations dont les circonstances n'ont pas été précisées. Des stylos permettant de tirer des balles réelles ont également été saisis.

Il n'a pas tout emporté
"Il n'a pas tout emporté", titrait jeudi le quotidien La Presse qui soutenait le régime de Ben Ali il y a encore peu de temps. Le journal qui publie les photos des objets saisis, cite également le président du Comité tunisien des musées qui a lancé un appel aux autorités pour ordonner "la saisie des pièces archéologiques dont regorgent les palais et maisons appartenant aux membres les plus en vue de l'entourage de l'ancien président".

Une enquête judiciaire pour "acquisition illégale de biens", "placements financiers illicites à l'étranger" et "exportation illégale de devises" a été ouverte ce mercredi par la justice tunisienne. Elle vise nommément l'ancien chef d'Etat, sa femme Leila Trabelsi, ainsi que "les frères et gendres de Leila Trabelsi, les fils et les filles de ses frères, et toute personne dont l'enquête prouvera l'implication dans ces crimes".

"Mouvements suspects" sur des avoirs en France

Avant cette décision du procureur de la République tunisienne, la France avait annoncé avoir pris "les dispositions nécessaires" pour bloquer d'éventuels "mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France", quelques heures après l'annonce de la fuite du chef de l'Etat tunisien.

Bebe BA a dit…

Le ministre français du Budget François Baroin a indiqué ce jeudi sur LCI avoir été "informé" de "mouvements suspects" sur des avoirs en France du clan de l'ex-président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, mais a refusé de parler "d'évasion ou de sortie" de fonds.

Les ministres RCD quittent le parti
En parallèle, tous les ministres du gouvernement de transition tunisien membres du parti de l'ex-président Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), ont démissionné de cette formation, a annoncé jeudi une source officielle qui n'a pas voulu être identifiée. L'Agence tunisienne de presse (TAP) a également confirmé cette information. Ils ont donc suivi le mouvement, après le président par intérim Foued Mebazaa et le Premier ministre du gouvernement de transition Mohammed Ghannouchi, qui avaient quitté le parti mardi. La rue tunisienne et une partie de l'opposition contestent en effet vivement la présence persistante de membres du RCD dans le nouveau gouvernement, déjà affaibli par la démission de quatre ministres.La Suisse a emboîté le pas mercredi en décidant de bloquer d'éventuels fonds de l'ex-président tunisien et de son entourage dans la Confédération helvétique.

En France, les organisations non gouvernementales Transparency International et Sherpa, ainsi que la Commission arabe des droits humains, ont annoncé avoir déposé plainte contre X pour "corruption, blanchiment et recel d'abus de biens sociaux". Sherpa affirme que l'ex-président tunisien "possède au moins une propriété dans Paris évaluée à elle seule à 37 millions d'euros".

Mais il ne s'agirait que d'une goutte d'eau dans l'océan de la fortune des Ben Ali et consorts. Le journal Le Figaro évoquait ce lundi des appartements dans les beaux quartiers parisiens, des propriétés en région parisienne, un chalet dans la station de ski alpine de Courchevel et des villas sur la Côte d'Azur.

Le président Ben Ali, sa seconde épouse, Leila Trabelsi, et la famille de cette dernière, se sont accaparés les richesses de la Tunisie, usant d'alliances, de corruption, de menaces, et mettant le pays en coupe réglée depuis 23 ans. Depuis le vendredi 14 janvier, les membres du clan sont pourchassés en Tunisie et de somptueuses villas leur appartenant ont été saccagées.

Par LEXPRESS.fr, publié le 20/01/2011 à 08:46, mis à jour à 10:34

Bebe BA a dit…

copiarpegar,

ça m'étonnerait qu'il tienne jusqu'en 2014! mais, on sait jamais!

maatala a dit…

Salam

Azzizzo est en danger, car certains parient sur son élimination physique.

Comme mon pote A- je suis pour qu'azzizzo finisse son mandat et on jugera sur pièces.

Personnellement, je suis pour l'alternance et le grand ménage au lance flammes et à la serpette.

Les Tunisiens ont bien compris que l'on ne fait pas du neuf avec du vieux dit le fou.

maatala

Anonyme a dit…

Pourquoi l'elimination de notre azzizzo national? Il n'a liquidé personne à ce que je sache! Oui, il a tripatouillé pour installer sidioca et il s'est rendu compte que c'était un bras cassé et il n'écoutait pas les instructions qui lui étaient données. J'étais pro-sidioca un moment et j'ai changé après le petit coup de 2008 walla 2009. Nos champions de l'opposition lui ont accepté de se presenter et je ne sais pas pourquoi/comment comme je ne connait rien à la boletig.

Eywa: les prix des denrées alimentaires augmentent partout et les gens veulent le faire tomber comme ça? No way. Thak dounou moutchetcheu. Le gars va diriger jusqu'en 2014 et on le jugera sur pièce. Et puis ces changements à la con à gauche et à droite nous fatiguent un peu, vous ne croyez pas?

Je crois entre nous qu'azzizzo aura son deuxième mandat, mais il faut coûte que coûte lui éviter d'aller au-delà et de ne pas tripatouiller la constitution pour cela. Il essayera comme il est encore un jeune aghayar.

je crois qu'il ne faut pas prendre ses reves pour des realités.Soyons sérieux, informons de temps à autre sur les bonnes mesures à prendre. Moi je m'fiche si l'UPR s'eternise pour 2 mandats ou il se suicide.

azzizzo: tiens bon. t'en fais pas comme une grosse partie de canalh te soutient et on ne laissera pas les fauteurs de troubles t'emmerder.

P.S: Tu vois un AQMI, tu tires d'abord et tu reflechis après. Ils doivent te préparer un petit coup pour profiter de cette cacophonie irresponsable de quelques opposants pour le plaisir. Mais deux mandats au plus, pas trois. Gerer ces bedouins n'en vaut pas la chandelle. Ils n'evoluerons jamais.

A-

Anonyme a dit…

Qui a fait encore un marché de gré-à-gré avec Jeune Afrique? Cet article sent le bonbon. Cureiux de voir aussi que les entrepreneurs sont écartés de certains marchés au profit de la SNIM. Pas bon comme c'est secteur privé qu'il faut tendre la main en période de crise. A-

http://www.cridem.org/C_Info.php?article=51500

Anonyme a dit…

chaque fois que la rue fait pression sur les gouvernements arabes corrompus, il y a toujours un mufti ou un marabout pour iterdire l'acte. mais quand c'est un barbu qui fait des dégats contre les innocents, tu ne les entend pas en parler. Pour eux c'est du djihad et c'est hallal.

A-
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Mufti saoudien: se suicider par immolation est 'un grand pêché'


Le grand mufti d'Arabie saoudite, Al-Cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, a souligné que l'immolation par le feu était un "grand pêché", après une dizaine de cas d'immolations dans des pays arabes pour protester contre les conditions de vie, a rapporté vendredi le quotidien Al-Hayat.

Le mufti, cité par le journal panarabe, "a interdit le suicide même si les conditions de vie sont dures. Se suicider en s'immolant par le feu est un crime abominable. S'immoler par le feu et se suicider sont de grands pêchés". "Il ne faut pas que ce crime se propage, et le musulman ne doit pas avoir recours à un tel acte, qui est considéré comme un suicide et qui ternit l'image des musulmans", a-t-il ajouté, appelant à la "patience".

C'est en s'immolant par le feu qu'un jeune vendeur ambulant tunisien avait trouvé la mort, déclenchant mi-décembre dans son pays une révolte qui a abouti à la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de règne.



D'autres pays arabes, notamment l'Algérie et l'Egypte, ont été touchés par une vague d'immolations par le feu, reflétant un profond malaise social et politique dans cette région.

Le 18 janvier, Al-Azhar, la plus haute institution d'enseignement de l'islam sunnite, a affirmé que le suicide était "interdit" en islam "sous quelque raison que ce soit". "L'islam ne permet pas de se séparer de son corps pour exprimer un malaise, une colère ou une protestation", a rappelé Al-Azhar, basée au Caire.

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org



Source : La Croix (France)

Anonyme a dit…

A-/Maata

Je soutiens le peuple Mauritanien.
La trop grande instabilite' n'est pas bonne pour un pays. De janvier 2005 a' janvier 2011 la Mauritanie a connu 6 presidents ( Moawiya, Ely, Sidi Mohamed, Abdel Aziz I, M'bare, Ghazouani et Abdel Aziz II.)

La crise alimentaire est mondiale et ses causes sont connues. Nous ne produisons rien en Mauritanie. Tout ce que nous mangeons vient de l'exterieur. La solution serait de developper une bonne politique agricole qui nous permettra d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire. D'ici la', l'etat est oblige' de subventionner les prix des denre'es de premiere necessite'. S'il a peur que le riz, le sucre, l'huile, le lait et le ble ne se retrouvent de l'autre cote' de la frontiere, il doit tout simplement revaloriser les salaires des fonctionnaires et ceux des autres agents de l'etat. Les travailleurs du secteur prive' doivent egalement connaitre une revalorisation de leurs salaires. Le SMIG doit etre calcule' en fonction des besoin elementaires d'une famille de six personnes. Ceux qui n'ont pas de boulot doivent beneficier d'un programme special qui leur donnera acce's aux denre'es!

maatala a dit…

Salam

Couly a dit:

"S'il a peur que le riz, le sucre, l'huile, le lait et le ble "

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tu parles des Nouéguid and Co.


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Si la mauritanie ou ce qui e reste veut se donner la chance de s'en sortir, il faut qu'azzizzo pose le problème de fécondité.

On n'arrive pas à nourrir trois millions de péteux, si chacun se met à faire 6 à 12 gosses, on va tout droit dans le mur.

Le reste c'est du FLAN dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Ahmed Ould Khattri
Mohamed Lemine Ould Dadde
Birame Ould Dah

Qui sera la prochaine victime?

copiarpegar

Anonyme a dit…

Toujours vivant çui-là? mort vers les 11-17 décembre 2001. Nous prennent pour des cons: jamais de vidéo, mais des audios depuis que les U ont été pris la main dans le sac avec la fausse vidéo pour l'election numer two de bush en 2004. A-
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TERRORISME - Un nouveau message attribué au leader d'Al-Qaida a été diffusé sur Al-Jazira... Lire la suite l'article
Oussama ben Laden menace de nouveau la France. Dans un enregistrement sonore attribué au leader d'Al-Qaida et diffusé ce vendredi sur la chaîne arabe Al-Jazira, il déclare que «la France va payer chez sa politique en Afghanistan et ailleurs».

Les otages français détenus au Niger, ajoute-t-il, ne seront libérés qu'après le départ des forces tricolores déployées en terres musulmanes. Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) détient cinq ressortissants français enlevés en septembre dernier sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit, dans le nord du Niger.

«Le refus du président Nicolas Sarkozy de retirer ses forces d'Afghanistan n'est rien d'autre qu'un feu vert donné à la mort des otages français», déclare une voix qui ressemble fort à celle de Ben Laden dans le message diffusé par Al-Jazira. «Mais nous ne ferons rien tant qu'il n'aura pas réfléchi aux conséquences de sa position, qui aura un coût très lourd en France et ailleurs», ajoute ce message.

Second enregistrement menaçant la France

Le mouvement a en outre revendiqué la semaine dernière le rapt à Niamey de deux jeunes Français tués le 8 janvier lors d'une intervention des forces françaises contre leurs ravisseurs, qui se trouvaient alors au Mali. Il s'agit du second enregistrement menaçant la France et établissant un rapport entre sa présence militaire en Afghanistan et l'enlèvement de Français au Niger diffusé par Ben Laden, qui se cacherait dans les zones tribales aux confins de l'Afghanistan et du Pakistan.

A Paris, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir que le message était en cours d'identification. La France, ajoute le Quai d'orsay, est «déterminée» à poursuivre son action «en faveur du peuple afghan» et rappelle que la France agit au sein d'une force internationale «mandatée par l'Onu à la demande des Afghans».

Plus d'infos sur 20minutes.fr

Anonyme a dit…

Ano du 21 janvier 2011 14:10,

Entièrement d'accord avec toi et je ne sais pas l'opinion de Maatala. Ce que tu as dit, c'est ce qui devait être fait si on avait 100 milliards de dollars de reseves (de la fameuse transition à maintenant, ils ont tout raclé). Mais je crois que le pays n'a pas de reserves malgré les promesse de notre azzizzo national, mais il doit faire l'effort d'enlever toutes les taxes sur les produits alimentaires et de première necessité. Mais le trésor ne pourra certainement pas le faire pour longtemps, sinon il n y aura plus d'argent pour payer les fonctionnaires et l'armée qui n'hésiteront pas à aller dans la rue ou faire un petit coup à la guinéenne (un gobi quartier qui ferait un coup comme Hanena avait voulu le faire sans analyser l'environnement géopolitique du pays - tu ne peux plus faire un petit coup ces jours-ci si tu n'as pas l'ok des français ou des americains, le reste faut oublier et azzizzo le savait bien en 2005 et il a été soutenu par les US d'abord).

Si tu enlves les taxes sans que les maliens et les sénégalais le fassent dans la même proportion,le riz, le sucre, l'huile, le lait et le blé detaxé en Mauritanie, se retrouveraient le lendemain au Sénégal ou au Mali à cause du différentiel de prix.Disont que le prix en RIM soit de 50 à cause de la detaxe, tandis que le prix est maintenu à 100 au Mali et au Senegal. Ces produits vont traverser les 2 frontières tout de suite, avec le douanier dont le salaire a été quadriplé la nuit d'avant. Des gars de l'opposition vont même se faire de l'argent la-dessus ...

Je crois qu'il faut serrer la ceinture un peu plus en attendant que cette situation se resolve au niveau mondial. Avec la montée des prix mondiaux, la production va augmenter dans le monde à cause des prix incitatifs. Après une période que personne ne peut predire, avec une production si importante, les prix baisseront à un certain niveau d'équilibre plus bas. C'est ce que j'ai retenu de mes études pas finies à Kebet Lekhnazir State University. C'est un schéma très simpliste, mais en fait c'est ça. Ce ne sont pas les suicides et les immolations qui feront baisser les prix des denrées, mais L'AUGMENTATION DE LA PRODUCTION ALIMENTAIRE MONDIALE sous l'incitation de prix plus remunerateurs pour les producteurs, pauvres ou riches. Il ne faut pas chercher de midi à 14 heures sur la solution. Si on n'avait donnée la priorité à l'agriculture il ya 10 ans, on ne serait pas dans cette mierda. L'état doit diminuer son train de vie et pomper de l'argent dans la production agricole, mais l'effet prendra du temps. Sorry.

A-

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Un ano honnête a dit:

S'il a peur que le riz, le sucre, l'huile, le lait et le ble ne se retrouvent de l'autre cote' de la frontiere, il doit tout simplement revaloriser les salaires des fonctionnaires et ceux des autres agents de l'etat

Anonyme a dit…

Maatala,

Suis d'accord avec toi sur le problème de la natalité. Nos compatriotes doivent mettre les enfants entre les couples la nuit, azzizzo de faire interdire le viagra et les autres cyalis et demander Ould habibourahmane de faire la prêche pour l'utilisation des capotes. C'est la seule solution. on doublera dans les 25 ans. Lu une étude ce matin qui dit que le monde doit augmenter sa proiduction alimentaire/agricole d'ici 2050 par 70% à cause de la pression démographique et la perte de la fertilité des terres. L'autre solution est que 50% de nos compatriotes se suicident, mais c'est haram.

A-

Anonyme a dit…

Merhbeu copiarpegar. Hadhi el ghadra.

La prochaine victime, c'est Lagdaf le chimiste. Azzizzo va tout lui mettre sur le dos et l'envoyer faire du thé avec Khatri, Ould Dadde et Birame, avec Ould Horma pour siffler sur le charbon.

La tentative de suicide de Ould Dahoud, il ne faut pas la prendre à la legère ...

A-
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Le revanant copiarpegar a dit:

Ahmed Ould Khattri
Mohamed Lemine Ould Dadde
Birame Ould Dah

Qui sera la prochaine victime?

copiarpegar

21 janvier 2011 15:14

Anonyme a dit…

C'est quoi ça? Il aurait été plus élegant si la presse disait que personne de la présidence n'est venue reclamer le prix! Azzizzo: carton rouge

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Les lauréats 2010 de Chilouhevchi jeudi 20 janvier 2011 / 00 :03

Le site satirique chilouhevchi, de notre confrère Abdoullah Ould Etchfagha Moctar, a décerné, hier soir, au cours d’une cérémonie à l’hôtel Khater, le prix des personnalités mauritaniennes qui marqué l’année écoulée, au terme d’un vote par courriels. Les distinctions ont primé :



Mohamed Ould Abdel Aziz, dans la catégorie : hommes politiques ;

Mohamed Hacen Ould Dedew, dans la catégorie : personnalités morales ;

Mohamed Moustapha Ould Bederdine, dans la catégorie des parlementaires ;

Taki Ould Cheikh, dans la catégorie des hommes de lettres ;

Abderahmane Ould Ahmed Salem, dans la catégorie des créateurs artististiques ;

Aminetou Mint Moctar, dans la catégorie des femmes engagées ;

Le site web, alakhbar.info, dans la catégorie des médias.

Le prix du Président Aziz a été remis à El Moudir Ould Bouna, Conseiller à la Communication du Président de la République.

canalrim.info

maatala a dit…

salam

Lu sur cridem

"Quand les Tunisiens blaguent sur leur révolution


Envoyée spéciale, Tunis - Un florilège de plaisanteries circulent dans le "pays du jasmin" depuis la chute du régime de Ben Ali, il y a une semaine.

Corruption
"Ali Baba est parti, mais pas les 40 voleurs !"

Petite annonce.
"Offre d'emploi n° 140 111 : On cherche un nouveau président pour la Tunisie. Expérience : débutant accepté. Type de contrat : CDD. Qualités requises : orphelin, fils unique, stérile et surtout chauve pour qu'il ne fréquente pas les salons de coiffure."

[La famille de Leïla Trabelsi, l'épouse du président déchu, une ancienne coiffeuse, a mis la Tunisie en coupe réglée.]



NOUVEAUX VERBES
"Hier, je suis allé chez le coiffeur pour me faire Leïler [coiffer] les cheveux. J'ai voulu Trabelsier [voler] le coiffeur, mais il s'est Tunisié [défendu], alors je me suis Benalisé [enfui]".

IVRESSE
"Après l'ivresse du changement, Tunis se réveille avec une gueule de bois nationale ! La démocratie, c'est comme l'alcool, ça se consomme avec modération... Mais en tant que peuple alcoolique, on a vite fait d'ingurgiter toute la bouteille cul sec. Résultat : le pays sombre dans un coma démocratique."

BANQUE
"Ben Ali a créé une banque de solidarité... il s'est enfui avec la banque, mais il a laissé la solidarité."

[Ben Ali avait fait de cette banque de microcrédit pour les démunis un motif de fierté.]

PRÉSIDENT
"On avait un président tous les vingt-trois ans, maintenant on a un tous les jours."

[Du 14 au 16 janvier, la Tunisie a vu défiler : Ben Ali, puis l'actuel premier ministre de transition Mohamed Ghannouchi, suivi de l'ancien président du Parlement et actuel président par intérim Foued Mbazaâ.]

COMMENTATEURS
"Avant, en Tunisie, on avait 10 millions de commentateurs sportifs, maintenant, on a dix millions de commentateurs politiques."

KHADAFI
"Tant que nous sommes chauds, rendez-vous demain à Tripoli vers 9 heures. On fait tomber Kadhafi vers 9 h 30, maximum 10 heures, puis on rentre continuer notre révolution."

[Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a regretté le départ de Ben Ali qu'il considère toujours comme le "président légal".]

RIRA BIEN
"En 1987, Ben Ali a fait un coup d'Etat contre Habib Bourguiba. En 2011, c'est Habib Bourguiba qui lui rend la monnaie."

[Allusion à la manifestation du 14 janvier, avenue Habib Bourguiba à Tunis, qui a précipité le départ de Ben Ali.]

CHASSEZ LE NATUREL
"Urgent : en se réveillant ce matin, le roi d'Arabie saoudite a découvert qu'il lui manquait de l'argent."

[L'ancien président Ben Ali a trouvé refuge en Arabie saoudite.]

EMPLOIS
"Ben Ali nous avait promis 300 000 emplois. Il nous a offert 10 millions de postes... de gardien de quartier."

[Allusion aux comités de vigilance formés par les Tunisiens pour défendre les quartiers des milices armées de Ben Ali.]

Propos recueillis par Isabelle Mandraud


maatala

maatala a dit…

Salam

Mauritanie : du béton, en attendant l'or


L’État donne la priorité aux infrastructures qui manquent dans tous les secteurs. Si la production est au rendez-vous, la prochaine étape sera la redistribution des recettes tirées de l’exploitation de l’or.

Les Mauritaniens ont surnommé Mohamed Ould Abdelaziz le « président du béton ». L’arrivée à Nouakchott le confirme. Entre l’aéroport et le centre­ ville, l’avenue Nasser s’est élargie en « deux fois trois voies ». Plus loin, le boulevard Kennedy est en travaux.

Dans le Sud, le long du fleuve Sénégal, ouvriers chinois et locaux s’activent à réaliser le dernier tronçon de la route goudronnée Rosso-Boghé. Le projet a été élaboré avant l’arrivée d’« Aziz » au pouvoir, mais vient de reprendre après une suspension due au gel de la coopération de l’Union européenne, l’un des bailleurs, à la suite du coup d’État d’août 2008.



Si le chantier est mis au crédit d’Aziz, c’est que ce président consacre une bonne partie de son temps à poser des premières pierres et couper des rubans. En novembre, il a inauguré les installations de l’Aftout Essahli, vieux projet enfin abouti qui permet d’approvisionner Nouakchott en eau potable. Quelques jours plus tôt, à 900 km de là, dans la région du Hodh el-Gharbi, il lançait les travaux de la ville nouvelle de Thermessa, qui doit être livrée dans huit mois. Budget : 442 millions d’ouguiyas (1,2 million d’euros).

Il s’agit de « mettre en place des infrastructures de base qui manquaient au pays », explique le ministre du Développement et des Affaires économiques, Sidi Ould Tah. Pourtant, le secteur privé ne voit pas ces investissements d’un bon œil. Le marché de l’avenue Nasser, à Nouakchott, est revenu à ATTM, filiale de la Société nationale industrielle et minière (Snim), dont l’État est actionnaire.

« Les hommes d’affaires sont convaincus qu’Aziz veut les sortir du circuit », dit un opérateur économique. « ATTM était l’entreprise la plus performante pour ce chantier », se défend Sidi Ould Tah.

Entrepreneurs inquiets

Quand Maaouiya Ould Taya était au pouvoir, les marchés publics revenaient à un petit cercle de conglomérats privés qui ne les exécutaient pas toujours. On prête à Aziz l’ambition de rompre avec ces habitudes. Reste que les hommes d’affaires se disent inquiets. L’accroissement de la pression fiscale n’est pas non plus pour plaire. La perception de l’impôt s’est en effet améliorée, les recettes fiscales passant de 106 à 128 milliards d’ouguiyas de 2009 à 2010.

Parmi les perspectives positives : la croissance, morose en 2009 (1,1 %), devrait s’établir à 5,5 % pour 2010 et se maintenir au même niveau en 2011. Quant à la mine d’or de Tasiast, sa production devrait être multipliée par cinq ces trois prochaines années (contrairement à celle du pétrole, qui stagne à 8 000 barils/jour).

Son exploitant, le canadien Kinross, promet d’investir 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros). Une richesse dont aimeraient profiter les Mauritaniens, actuellement confrontés à une hausse du coût des produits de première nécessité, importés, et dont le commerce n’est pas encadré par un observatoire des prix.

Source : Jeune Afrique

maatala a dit…

Salam

Entrepreneurs inquiets

Quand Maaouiya Ould Taya était au pouvoir, les marchés publics revenaient à un petit cercle de conglomérats privés.

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Couly

Le petit cercle c'était les Smacids et aujourd'hui ce sont les Bousba.

tant que ce n'est pas une coiffeuse de la trempe de leilla ben à vie dit le fou