vendredi 21 janvier 2011

Mauritanie : cinquante ans après l'indépendance, l'élan brisé

Au seuil de son indépendance, la Mauritanie avait tout à construire : l’État, l’unité nationale, l’économie. Cinquante ans plus tard, fragilisée par les dérives autoritaires et les putschs à répétition, elle cherche encore la voie du développement.

Le 28 novembre 1960, c’est dans un hangar, à Nouakchott, que Moktar Ould Daddah proclame l’indépendance. La capitale n’est alors qu’un simple fortin de 5 000 âmes. La jeune République islamique de Mauritanie, avec son million de km2 de superficie (deux fois la France), dont les deux tiers dans le Sahara, ne pos­sè­de presque au­cu­ne in­fras­truc­ture de ba­se, la Fran­ce co­lo­nia­le ayant pré­fé­ré concen­trer ses ef­forts sur les abords du fleu­ve Sé­né­gal et sur Saint-Louis, capitale de l’Afrique-occidentale française (AOF), et donc du territoire de la Mauritanie, jusqu’en juillet 1957.

La tâche qui attend Moktar Ould Daddah est immense. Tout est à construire : l’État, l’unité nationale et l’économie. À l’époque, cette dernière repose sur l’exploitation du fer et sur un im­por­tant sec­teur agropas­to­ral. Le no­ma­dis­me est pré­do­mi­nant, et le tis­su ur­bain peu den­se.



Cinquante ans plus tard, la société est largement sé­den­ta­ri­sée et ur­ba­ni­sée (à plus de 40 %), un mouvement amorcé en 1973, à la suite des grandes sécheresses qui ont poussé nombre de ruraux vers les villes. De 1970 à 1990, le taux annuel moyen d’accroissement de la population urbaine était d’ailleurs de 7,7 %, contre 2,9 % de 2000 à 2010. L’activité agropastorale contribue à 20 % au produit intérieur brut (PIB), tandis que la pêche maritime, l’ex­ploi­ta­tion du fer et, depuis 2006, du pétrole (25 % du PIB) sont les principaux pourvoyeurs de devises. Si le PIB s’est accru, la pauvreté, quasi générale en 1960, touche encore plus de 45 % des 3 millions de Mauritaniens, et les inégalités sociales se sont creusées.

Deux autres problèmes persistent, qui fragilisent l’unité nationale : l’esclavage, pourtant officiellement aboli en 1980 et criminalisé par une loi de 2007, ainsi que les tensions entre Maures et Négro-Mauritaniens, que les régimes qui se sont succédé ne sont pas parvenus à réconcilier.

Couleurs, langues et identité

Point de jonction entre l’Afrique blanche arabophone et l’Afrique noire francophone, la Mauritanie est peuplée de Maures arabo-berbères blancs (les Beydanes) et noirs (les Haratines, descendants de leurs anciens tributaires), dont la langue est l’arabe hassaniya, ainsi que de Négro-Mauritaniens – Peuls Toucouleurs, Soninkés et Wolofs – originaires de la région du fleuve Sénégal, parlant le français et leurs propres langues (le pulaar, le soninké et le wolof).

Si tous ont en commun l’islam, les Négro-Mauritaniens ne se reconnaissent pas, en revanche, dans l’identité arabe revendiquée par la quasi-totalité des régimes qui ont dirigé le pays. Les premières émeutes éclatent en 1966, à la suite d’un décret sur l’arabisation de l’enseignement secondaire, et s’exacerbent en 1968, quand l’Assemblée nationale fait de l’arabe une langue officielle, aux côtés du pulaar, du soninké, du wolof et du français.

Dans la foulée de l’arabisation, le pays sort de la zone franc en juin 1973 pour mettre en circulation sa propre monnaie, l’ouguiya, et, en novembre de la même année, adhère à la Ligue arabe. En décembre 1980, l’arabe est décrété seule langue officielle.

Les tensions nées de cette politique, qui éloigne le pays de ses voisins francophones, atteignent leur paroxysme sous Ould Taya, quand éclate, en avril 1989, le conflit sénégalo-mauritanien. Tout est parti d’un accrochage entre des bergers maures mauritaniens et des paysans soninkés sénégalais, à Diawara, au Sénégal oriental, qui débouche sur des affrontements entre les deux communautés à Nouakchott et à Dakar. Bilan : des milliers de morts et de blessés, des dizaines de milliers de réfugiés de part et d’autre. En août 1989, les deux pays ferment leur frontière et rompent leurs relations diplomatiques, qui ne seront rétablies qu’en mai 1992.

Un pouvoir militarisé

Le choix de l’arabité n’a pas pour autant facilité les relations avec les voisins arabes. Au moment de l’indépendance, le Maroc, alors suivi par la Ligue arabe, refuse de reconnaître le nouvel État. Les deux pays se rapprochent en novembre 1975, avec la signature des accords de Madrid, sur le partage du Sahara occidental entre le Maroc (deux tiers) et la Mauritanie (un tiers), qui annexe donc la région de Dakhla (renommée Tiris el-Gharbia) et s’engage, aux côtés du Maroc, dans une guerre contre le Polisario, soutenu par l’Algérie. Ajoutée à la montée de la contestation, tant du côté des Négro-Mauritaniens que d’une fraction ultranationaliste arabe, cette coûteuse guerre de deux ans sera fatale à Ould Daddah.

Certains mettront le bilan mitigé des cinquante ans d’indépendance du pays sur le compte d’un manque de volonté politique de la plupart de ses dirigeants, davantage préoccupés par l’idéologie que par le développement et la modernisation du pays, et de l’instabilité née des coups d’État à répétition.

Depuis le renversement d’Ould Daddah en juillet 1978, la Mauritanie a en effet connu sept chefs d’État – tous Maures –, dont six militaires. Une militarisation du pouvoir que la démocratisation engagée en 1991 n’a pas enrayée. D’ailleurs, quelques années plus tard, Ould Taya ne s’encombrera pas des droits de l’homme, exacerbant au passage la question raciale en faisant fusiller plusieurs officiers peuls accusés de vouloir le renverser.

C’est « pour mettre fin au régime totalitaire du président Taya », diront-ils alors, que des militaires finissent par le renverser, en août 2005, sous la conduite de celui qui fut son responsable de la sûreté nationale pendant dix-huit ans, le colonel Ely Ould Mohamed Vall. Ce dernier, fidèle à sa promesse, ne se présente pas à la présidentielle de mars 2007, qui est remportée par un civil : Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Mais le 6 août 2008, un nouveau coup d’État porte au pouvoir le général Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier est élu président un an plus tard, dès le premier tour du scrutin, avec plus de 52 % des suffrages exprimés.

Outre les défis socioéconomiques, Aziz hérite du lourd dossier de l’islamisme radical, dont les premières actions remontent à 2003 avec la tentative d’assassinat d’Ould Taya par les « Cavaliers du changement ». Depuis 2005, le pays est frappé par une vague d’attentats perpétrés par des djihadistes : assassinat de quatre touristes français à Aleg (Sud-Est) en décembre 2007, attaque de l’ambassade d’Israël en février 2008, attentat suicide contre l’ambassade de France en août 2009… Des événements qui n’ont pas manqué de surprendre au « pays de Chinguetti », jadis réputé pour ses sages érudits et son islam tolérant.

La menace de l’islam radical

Divers facteurs ont favorisé la montée de l’islamisme. Les idéologies modernistes (nassérisme, baasisme) qui se sont développées dans le pays dans les années 1970 ont suscité une réaction défensive au sein des milieux conservateurs. Les politiques menées par les régimes successifs dans le sens d’un repli sur l’islam (instauration de la charia par Ould Daddah en 1978 et par Ould Haïdallah en 1980) ou d’une ouverture sur l’Occident (rapprochement avec les États-Unis et établissement de relations diplomatiques avec Israël sous Ould Taya) ont également contribué à l’émergence de ces courants radicaux.

Si le raid lancé par l’armée en juillet 2010 contre un camp d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) n’a pas permis de sauver l’otage français Michel Germaneau, un point a toutefois été marqué par l’État mauritanien : neuf combattants d’Aqmi ont été tués.

Reste que les courants radicaux ont de plus en plus d’adeptes au sein des couches populaires, notamment chez les Haratines, paupérisés par les difficultés économiques. En cela, les deux chantiers prioritaires du mandat d’Ould Abdelaziz, contrer l’islamisme radical et engager le pays sur le chemin de la croissance, sont intimement liés.

Source : Jeune Afrique

35 commentaires:

maatala a dit…

Salam

"Ould Taya ne s’encombrera pas des droits de l’homme, exacerbant au passage la question raciale en faisant fusiller plusieurs officiers peuls accusés de vouloir le renverser.

----------------------------------

Pourtant, le caporal Taya n'a pas fusillé Hannana (celui qui fit allégeance à Kadaffou) qui avait pourtant du sang sur les mains.

Les crétins vous diront que c'est du passé, qu'il ne faut remuer le couteau dans la plaie.

Pourtant ce sont ces mêmes cretins amnésiques qui défilent et demandent que Charon soit juger.

On ne bâtit pas un pays sur l'injustice dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

mi querido amigo
thik elghadra mahi bghardhi

Jours de victoire...

copiarpegar

Anonyme a dit…

Une erreur de JA. L'accrochage n'était pas "entre des bergers maures mauritaniens et des paysans soninkés sénégalais". Il faut verifier les faits.

===

Tout est parti d’un accrochage entre des bergers maures mauritaniens et des paysans soninkés sénégalais, à Diawara, au Sénégal oriental, qui débouche sur des affrontements entre les deux communautés à Nouakchott et à Dakar. Bilan : des milliers de morts et de blessés, des dizaines de milliers de réfugiés de part et d’autre

Anonyme a dit…

A lire. Azzizzo est un acteur dedans:
http://www.temoust.org/la-france-ne-comprend-plus-l,15323


Merhebeu ya copiarpegar. Tu es excusé hatta.

A-

Anonyme a dit…

Tentative de s'immoler par le feu en Mauritanie: un acte de 'frustration'

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a estimé jeudi que l'homme qui a récemment tenté de s'immoler par le feu à Nouakchott, avait commis un acte de "frustration et de désolation".

"L'homme qui a tenté de se suicider est un homme d'affaires issu de la couche aisée du pays et donc ne fait pas partie de nos citoyens pauvres, défavorisés et victimes des injustices depuis 50 ans", a déclaré Ould Abdel Aziz lors d'une visite dans un quartier pauvre de Nouakchott.

Il a estimé que ce sont "la frustration et la désolation qui ont conduit" cet "homme riche" à commettre son geste face à un gouvernement qui mène une "lutte sans merci" contre "la gabegie et le détournement des deniers publics".

Yacoub Ould Dahoud, homme d'affaires mauritanien de 43 ans, avait arrêté lundi sa voiture devant le Sénat à Nouakchott, et s'était aspergé d'un liquide inflammable à l'intérieur de son véhicule, avant d'y mettre le feu.

Il a été transféré jeudi au Maroc mardi après une détérioration de son état de santé.

Selon des journalistes qu'il avait alertés quelques minutes auparavant pour les prévenir de son acte, M. Ould Daoud entendait agir ainsi parce qu'il était "mécontent de la situation politique du pays et en colère contre le régime en place".

Selon le président Abdel Aziz, "la situation chez nous diffère totalement de celle des autres pays. Nous avons une opposition libre qui critique et qui fait son travail. Notre opposition évoque tous les sujets, nous n'avons pas de tabous".

C'est en s'immolant par le feu qu'un jeune vendeur ambulant tunisien avait trouvé la mort, déclenchant mi-décembre dans son pays une révolte ayant abouti à la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de règne.

Depuis, de nombreuses immolations par le feu sont survenues dans plusieurs pays qui, au total, ont fait huit blessés et deux morts en Tunisie, Algérie, Egypte et Mauritanie.

www.cridem.org
__________________________

JE SOUHAITE DU FOND DE MON COEUR UN PROMPT RETABLISSEMENT A MON FRERE YACOUB OULD DAHOUD.

copiarpegar

Anonyme a dit…

Du nouveau à l'est ou au nord. Je ne sais plus. Pendant que l'autre voisin est entrain de resoudre quelques problèmes d'emeutes et il ne doit pas beaucoup apprécier. A-
----


Ouverture prochaine d’un Bureau libyen de coopération militaire au Mali

  21/01/2011

APA Bamako (Mali) La Libye va intensifier ses relations de collaboration militaire avec le Mali en y procédant à l’ouverture d’un Bureau de coopération militaire, a appris APA, vendredi, de source officielle dans la capitale malienne.

Ce pas supplémentaire dans la coopération libyo-malienne intervient après des exercices conjoints qui, en novembre dernier, ont été l’occasion aux militaires des deux pays de tester leur capacité de réaction face à une éventuelle attaque de « bandits armés » visant l’aéroport de Tombouctou, dans le nord-est du pays.

Ces manœuvres avaient été précédées, en octobre 2010, d’un don libyen de deux avions de reconnaissance de type Marchetti aux forces armées maliennes afin de leur permettre de lutter contre l’insécurité dans le nord du pays.

AT/of/APA
21-01-2011

Anonyme a dit…

Avec quelques 200 milliards de $ de reserves, les algériens ont résolu leur problème avec un demi milliard. Avis aux suicidaires d'arrêter la déconne. A-
---
Émeutes : comment Bouteflika a géré la crise algérienne
- Par : Cherif Ouazani

Début janvier, alors que l'onde de choc tunisienne gagnait l'Algérie, des émeutes ont éclaté à travers le pays. Le président est resté silencieux mais le pouvoir a donné des gages sur les terrains économique et social.

« À aucun moment nous n’avions perdu le contrôle de la situation », assure-t-on dans les couloirs d’El-Mouradia. Le président n’a d’ailleurs pas jugé utile de convoquer le Haut Conseil de sécurité. Outre le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, deux hommes ont joué un rôle clé : Mohamed Rougab, secrétaire particulier du chef de l’État et courroie de transmission de ses instructions, ainsi que le général Amara Nadjib, conseiller aux affaires sécuritaires et ancien patron de l’École militaire polytechnique (EMP, ex-Enita). Dès le début des émeutes, Bouteflika a donné deux ordres : interdiction de recourir aux armes létales dans les opérations de maintien de l’ordre et sanction des policiers trop zélés. Les premières peines sont tombées le 8 janvier, avec la suspension de deux chefs de la police dans la région de M’sila : l’un après le décès par balle d’un manifestant, l’autre pour des abus d’autorité dénoncés par la population avant et après les émeutes.

Abdelaziz Bouteflika a en outre chargé Ahmed Ouyahia de trouver des solutions rapides à la flambée des prix du sucre et de l’huile, qui aurait été causée par la hausse des cours internationaux, mais aussi par la spéculation des importateurs. Un conseil interministériel réuni le 8 janvier a annoncé une série de mesures pour faire baisser le prix des deux produits incriminés (subventions aux opérateurs) ainsi que des exonérations fiscales et douanières sur les matières premières entrant dans leur fabrication. Coût total pour l’État : 53 milliards de dinars (près de 537 millions d’euros). Ménagé par les slogans des protestataires, le président algérien sort tout de même affaibli de cette épreuve. 

Jeune Afrique le 2011-01-18 16:23:11

Anonyme a dit…

communiqué n°1

Aujourd'hui samedi, jour 6 de l'an 1 de la révolution mauritanienne, je suis mort pour que vive la Mauritanie.
Y.O.D.

Anonyme a dit…

Allah yarhmou et mes condoléances à sa famille éprouvée par cette perte. A-

Anonyme a dit…

Salam

"La lutte l’esclavage prend du tonus : renvoi massif de mineurs par leurs employés.


Beaucoup reste à faire pour un démarrage irréversible et effectif de la lutte contre l’esclavage. Toutefois, des signes inédits viennent aujourd’hui montrer que ce combat prend de plus en plus du tonus et de la vitalité, surtout après la condamnation à 6 mois ferme de prison d’une maîtresse mauritanienne, accusée par la justice mauritanienne d’exploitation d’enfants sans rémunération.

Une avancée d’ailleurs reconnue par SOS-esclaves dans sa dernière note d’information, où cette ONG de défense des droits de l’homme, particulièrement de l’esclavage, avait déploré tout de même que cette percée louable risque de ne pas faire long feu devant ce que ce qu’elle a appelé la connivence étroite entre les systèmes judiciaire et dominant.

Toujours est-il que dans les villas chics de Nouakchott et de Nouadhibou, c’est la psychose totale dans les rangs des employeurs de mineurs, qui aussitôt après le verdict contre Mint Bakar et ses coaccusées, ont décidé de se débarrer au plus du dangereux fardeau que constituent ces enfants « exploités », avant qu’ils ne soient rattrapés par la justice devenue plus attentive à cette question.



C’est vrai que personne ne veut se voir conduire devant la barre pour des pratiques encore courantes, mais qui grâce au dernier procès bien accueilli par l’opinion de maîtres esclavagistes, apporte un nouveau jalon très important à cette lutte qui est restée longtemps au point mort (juridique) contre les séquelles de l’esclavage mais donnent également à sa criminalisation un nouveau sens traduit par des mesures judiciaires concrètes et coercitives.

Devant cette situation, l’intention de l’Etat de mettre en place de grands projets économiques tombe bien car les anciennes bonnes exploitées auraient cruellement besoin de ressources pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs pauvres familles.

En effet, ce renvoi massif au terme duquel plusieurs milliers de mineurs se retrouveront dans la rue doit s’accompagner de mesures parallèles qui permettent à ses victimes de travailler ou de trouver des moyens pour survivre et pour éviter qu’ils soient tentés de basculer dans le chômage et ses dangereux corollaires qui caractérisent la société dépravée.

Mohamed Ould Mohamed Lemine

maatala

Anonyme a dit…

salam

"Mme Maty Mint Hamady, ministre de la fonction publique et de la modernisation de l'administration a souligné jeudi à Nouadhibou la nécessité de donner à la main d'oeuvre mauritanienne la priorité



en matière d'emploi dans le secteur privé.
La ministre a exprimé, au cours d'une visite qu'elle vient d'effectuer ces deux derniers jours dans la capitale économique du pays, son espoir de voir le patronat coopérer dans ce sens, relevant que sa réunion avec les promoteurs à Nouadhibou lui a permis de leur adresser un message clair selon lequel le gouvernement mauritanien est déterminé à appliquer la loi dans ce domaine.
Mme Maty Mint Hamady a souligné jeudi, dans une déclaration au correspondant de l'AMI à Nouadhibou, que sa visite s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz sur la nécessité de suivre l'activité des directions et services régionaux dans les wilaya de l'intérieur et de se concerter avec les autorités administratives afin de garantir que les services régionaux accomplissent leurs missions et de s'assurer de la proximité du service public par rapport au citoyen.
Mme la ministre a précisé que l'un des objectifs de sa visite est de s'enquérir des difficultés qui entravent l'action de ces services et de les exhorter à faire leur devoir en se mettant au service du citoyen.
Elle a ajouté que la visite lui a permis de se réunir avec les syndicats des travailleurs et de connaître leurs problèmes en vue de leur trouver des solutions.

Source : AMI le 21/01/2011

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Chers amis

Les réfugiés sont revenus , pas tous...........................

Ou sont les sépultures de Ten youssouf de Djiguo Tafsirou et tant d'autres................

Pourquoi faisons nous toujours les chose à moitié dit le fou

Anonyme a dit…

Mes condoléances les plus attristées à la famille Yaghoub Ould Dahoud. Qu"Allah l'accueille dans son paradis. Inna lillahi we inna ileyhi raji3oune.


Citoyenne

Anonyme a dit…

Mes condoleances pour la famille Dahoud.INA LILAHI WA INA ILEYHI RAJI OUNE!

Anonyme a dit…

Maata,

Pourquoi tant d'acharnement contre la vie de Saleh Ould Hanena?

Bien avant les officiers noirs dont tu parles, des officiers superieurs MAURES BLANCS dont Colonel Ahmed Salem Ould Sidi de la famille emirale du Trarza et Colonel Kader d'une grande famille du Hodh Al Charghi, ont ete' execute's a' la suite de leur tentative de coup d'etat.

Mon cher Maata, ENTEU MALAK???

Anonyme a dit…

Il faut remettre les mineurs à l'école. Un mineur ne doit pas travailler. Et pourtant en Europe et aux USA et ailleurs, on permet aux mineurs de travailler le weekend (stations d'essence, lavage de voitures, magasins, aider les parents à tailler le jardin ou la garde des enfants dit baby-sitting) pour se faire de l'argent de poche et les habituer à gagner leur vie et économiser. Que faire? Seuls en profiteront les teenagers bidhanes et kwars? A creuser quand même.

A-

====

mohamed Ould mohamed lemine a dit:

En effet, ce renvoi massif au terme duquel plusieurs milliers de mineurs se retrouveront dans la rue doit s’accompagner de mesures parallèles qui permettent à ses victimes de travailler ou de trouver des moyens pour survivre et pour éviter qu’ils soient tentés de basculer dans le chômage et ses dangereux corollaires qui caractérisent la société dépravée.

Anonyme a dit…

Confirmation française du cable de wikileaks sur le gendre de Ben Ali. J'espère que ce genre de choses ne se passeront pas chez nous. A-


http://www.rue89.com/confidentiels/2011/01/21/comment-le-clan-ben-ali-a-vire-yves-lecoq-de-sa-villa-tunisienne-186716

Anonyme a dit…

Maatala,

De Taqadoumy. Je vais m'immoler si on ne me donne pas un milliard parmi ces douze qui ont disparu certainement entre le coup et les elections (2008 et 2009). Voler dix millions, c'est décent. Mais onze milliards! A twa comme la corruption c'est ton rayon. A-
----

21-01-2011
Dans son édition d'aujourd'hui 20 Janvier, la quotidien Elemel Eljedid a révélé un rapport comptable établi par Deloitte, un bureau d'audit. Ce rapport affirme la disparition d'un montant de 11.798.220.362,00 ouguiyas.



Selon le journal, il s'agit d'un montant de 48 millions de dollars donnés à la Sonimex, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme spécial d'intervention en 2008. C'était pour aider la société d'importations et d'exportions à assurer l'approvisionnement du marché en riz et en blé.
Le document en question parle de 41.650 tonnes de riz et 87 450 tonnes de blé. Le prix des quantités vendues devaient être déposé dans un compte à la BCM, de 2008 à 2009. Mais, jusqu'à ce jour, ces montants n'ont pas été déposés dans le compte bancaire.

Anonyme a dit…

Ould Tah hatha doit aimer les chinoises.

Les autorités cèdent encore aux chinois
19-01-2011
Taqadoumy a reçu un document attestant que les autorités mauritaniennes, représentées par le ministre des affaires économiques et de développement, Sidi Ould Tah, ont décidé de céder l’ancien siège de l’ambassade de Chine, situé dans l’ilot K, à  Nouakchott,  dans le cadre d’une transaction douteuse, à un citoyen chinois du nom de Haygon Tchang.
Les documents ont présenté ce chinois  comme le vice-président de la commission pour l’industrie alimentaire, les sciences et les hautes technologies. Seulement, ce chinois est déjà connu chez les mêmes autorités sous plusieurs casquettes. Il était, on s’en souvient, accueilli, le 31/ 05/ 2010, par le ministre des mines et de l’industrie, Mohamed Abdallahi Ould Oudaa, en sa qualité de président d’un bureau de soutien aux investissements et à la coopération mauritanienne chinoise,  selon les médias publics qui ont couvert la rencontre, précisant, alors que l’entrevue avec le ministre des mines s’était portée sur l’investissement en Mauritanie, en particulier dans le domaine des mines. Bien avant cette rencontre, la presse officielle, a couvert celle qu’il a eue avec Sidi Ould Tah, le 17 / 02/ 2009 et qui justement avait porté sur la cession de l’ancien siège de la chancellerie chinoise.
La presse publique a révélé que ce chinois envisage investir  100 millions de dollars américains dans des projets qui seront exécutés sur 3 ans :
- Un hôpital spécialisé dans la médecine mondiale et chinoise, en Mauritanie ;
- Complexe et centre commercial pour l’exposition des produits chinois en Mauritanie ;
- Entrepôt à coté du port de Nouakchott pour l’entreposage des produits, équipements et marchandises chinois ;
- L’éclairage en énergie solaire à Nouakchott et dans plusieurs villes intérieures ;
- L’aménagement de 500 ha dans la zone de Rosso pour la culture maraîchère ;
- Projet de transport urbain à Nouakchott.
Le délai d’exécution fixé pour ces réalisation étant expiré ou presque, force est, au moment où ces projets s’assimilent plus à une vue de l’esprit et des chimères,  de donner crédit aux prétentions de ceux qui accusaient cet homme à-tout-affaire chinois d’imposteur.
Rappelons que la présence accrue des chinois en Mauritanie suscite beaucoup d’interrogations et de réserves.

Anonyme a dit…

Chiche. Des farceurs.

Economes et  surveillants victimes d’injustices se portent candidats à une immolation génocidaire
19-01-2011
Un groupe portant  le nom ‘’économes et surveillants victimes d’injustice’’ a fait parvenir au site Taqadoumy un courrier dans lequel, il menace d’une immolation génocidaire qui se tiendra entre le ministère de l’éducation nationale et la présidence. Le groupe prétend qu’il compte 459 candidats à l’immolation, qui ont été l’objet d’une suppression, commise par le ministre Ould Baheya, selon le message.
Ce message note :’’ Nous sommes un groupe censé être protégé par une loi, réglementant les affaires du ministère de l’éducation nationale et stipulant clairement que le poste d’économe et celui de surveillant sont des charges qui ne peuvent être confiées qu’aux instituteurs. Cette loi exige que notre nomination ne puisse se faire qu’à la base d’un décret conjoint entre le ministre de l’éducation nationale et le ministre des finances.  Egalement, la loi prévoit, qu’aucun, parmi nous, ne peut être démis de son poste qu’en vertu d’un décret similaire ou une loi suprême. ‘’
‘’ Aujourd’hui, renchérissent-ils, il est temps qu’ensemble- économes et surveillants victimes d’injustice- nous manifestions l’insupportable injustice que nous éprouvons. Par de- là nous exprimons, tous, ou une partie de nous ( ceux qui sont volontaires, car cette action n’est point obligatoire) à travers cette immolation en groupe que nous envisageons   notre refus à l’injustice, à la partialité, à la promotion de la médiocrité, au sein du secteur de l’éducation.’’
‘’Sans doute les adeptes de la remontrance diront ce ne sont-là que des balivernes, et ceux-là ne sont que des piètres lâches. Nous ne saurions est-ce que vous leur donneriez raison, ou vous vous la donneriez à nous ?  Nous ne saurions si vous alliez faire quelque chose avant que vous narines n’inhalent, au cœur de la capitale, l’odeur fétide de nos corps brûlés. Là vous saurez, sur le tard, de quelle espèce, sommes-nous ; et quelle injustice avions-nous éprouvé !  
Les candidats à l’immolation ont rappelé que leur liste ne sera connue qu’après l’exécution de leur projet pyromano-génocidaire

Anonyme a dit…

C'est le genre d'erreurs volontaires et que Maatalla ne signalerait jamais...cherchez l'erreur
---------------------
Anonyme a dit...
Une erreur de JA. L'accrochage n'était pas "entre des bergers maures mauritaniens et des paysans soninkés sénégalais". Il faut verifier les faits

Anonyme a dit…

Mes profondes condoléances à moi m^me et à tous les siens du premier martyr de la démocratie en Mauritanie.

Yacoub est mort mais ses idées et sa conception de la Mauritanie ne l'est pas.

Znagui

Anonyme a dit…

Anonyme du 22 janvier 23:09

Je suis entrain de rire parce que la verite' n'a aucune importance chez Maata. L'essentiel pour lui est de nous faire lire et/ou entendre des propos qui soutiennent son agenda. Dire que l'incident a oppose' des elements de deux ethnies NOIRES doesn't sell! Il faut donc mentir en disant que le conflit a oppose' des populations TRES NOIRES COMME LE CHARBON du Senegal aux populations TRES BLANCHE comme le lait DE LA MAURITANIE. En injectant la race, on peut vendre l'histoire en la rendant sensationnelle.

Allez mes amis, Maata just doesn't know ant better.
Jeune Afrique is in the business of selling papers!

Anonyme a dit…

Z'nagui,

A vous mes condoleances!

Il serait preferable de penser aux douleurs de la famille Ould Dahoud, prier pour elle et laisser la politique de cote'. La tragedie est familiale!

Anonyme a dit…

Ils sont fous, ces arabes. plus que les romains.

mouhamed enteu vem? Arabes et Bidhanes c'est différent pour mwa. A-
==
Arabie: décès d'un homme qui se serait immolé par le feu
22 January, 2011 06:59:00
RYAD - Un homme de 65 ans qui aurait tenté de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu est décédé dans un hôpital du sud de l'Arabie saoudite, a indiqué un responsable de la défense civile samedi a l'AFP.


Selon le porte-parole de la Défense civile dans la région de Jizane, le lieutenant Yahya al-Qahtani, l'homme est décédé samedi à l'hôpital.

Le porte-parole a refusé de confirmer que l'homme, dont il n'a pas précisé l'identité, se serait immolé par le feu.

Le site d'information en continu Sabq, généralement bien informé, a pour sa part indiqué que l'homme s'était aspergé d'essence jeudi a son domicile près de la ville de Samta, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite et avait ensuite mis le feu à son corps.

Selon le site, l'homme voulait protester contre le fait qu'il n'arrivait pas à obtenir la nationalité saoudienne. Beaucoup d'habitants des régions du sud-ouest frontalières du Yémen ont la nationalité yéménite.

Si l'immolation de l'homme par le feu est confirmée, il s'agira du premier cas de ce genre dans le royaume.

Le grand mufti d'Arabie saoudite, Al-Cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, avait souligné que l'immolation par le feu était un "grand pêché", après une dizaine de cas d'immolations dans des pays arabes pour protester contre les conditions de vie, avait rapporté vendredi le quotidien Al-Hayat.

C'est en s'immolant par le feu qu'un jeune vendeur ambulant tunisien avait trouvé la mort, déclenchant mi-décembre dans son pays une révolte ayant abouti à la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de règne.

Depuis, de nombreuses immolations par le feu sont survenues dans plusieurs pays qui, au total, ont fait huit blessés et trois morts en Tunisie, Algérie, Egypte et Mauritanie.

Ennaharonline

Anonyme a dit…

communiqué n°2

Aujourd'hui dimanche, jour 7 de l'an 1 de la révolution mauritanienne,un autre mauritanien libre, un autre yacoub, a osé se donner la mort, solennellement, devant le stade olympique, pour que vive la Mauritanie.
Y.O.D.

Anonyme a dit…

Yacoub Ould Dahoud est mort

L'homme qui s'est immolé par le feu le 17 janvier à Nouakchott et avait été transféré au Maroc en raison de la gravité de ses blessures, est mort samedi matin 22 janvier à Casablanca (Maroc). Les médecins mauritaniens de l'hôpital militaire qui l'ont examiné n'ont pu lui sauver la vie car plus de 95% de son corps était atteint de brûlures graves. Ould Dahoud est le premier mauritanien à s'immoler par le feu en guise de protestations. Il n'est pas un "homme d’affaires" comme cela est cyniquement et ignoblement avancé sur des medias mercenaires lesquels ont pu se procurer des photos choquantes de son corps dénudé et brulé à l'intérieur même de l'hôpital militaire, images prises dit-on, sur instruction du ministre mauritanien de la Défense. Ould Dahoud est en fait employé dans une entreprise familiale en faillite depuis quelques années et en proie à des difficultés depuis l'ère de Ould Taya. Lundi dernier il avait garé sa voiture près de la présidence de la République à Nouakchott , et s'était aspergé d’un liquide inflammable à l'intérieur de son véhicule, avant d'y mettre le feu. Sur sa page Facebook, Yacoub Ould Dahoud avait dénoncé l’injustice, la gabegie, le trafic d’influence et annoncé la couleur en écrivant : "Autant aller en enfer, si l'on ne peut vivre dans la dignité". Ceux qui ont de la compassion ou de la dignité ont bien compris ce message limpide et clair. Ceux qui n'en ont pas, peuvent se frotter les mains.

Anonyme a dit…

salam

Comment le clan Ben Ali a viré Yves Lecoq de sa villa en Tunisie


Il y a cinq ans, l'imitateur des Guignols de l'info Yves Lecoq, amateur de week-ends en Tunisie, tombe en extase devant une splendide maison à Hammamet : entièrement blanche, érigée dans un parc planté d'arbres centenaires, en bordure de la plage. C'est à peine si l'humoriste remarque la présence de policiers à proximité de la maison.
Yves Lecoq apprend que le propriétaire (français) de cette propriété paradisiaque serait disposé à la lui céder, et il signe rapidement une promesse de vente. La transaction prendra quatre ans avant d'être conclue…

« Ça commençait mal… »
Joint par Rue89, l'imitateur donne quelques précisions sur ce long délai :

« Pour acheter une maison quand on est étranger, même si le vendeur est lui-même étranger, il faut une autorisation du gouverneur. Comme celle-ci ne venait pas, je me suis dit que ça commençait mal… »


Yves Lecoq devient enfin propriétaire de la villa en 2009. Aussitôt l'acte signé, il a le projet, bien naturel, de se rendre dans sa nouvelle demeure.

En arrivant sur place, les clés en poche, des policiers en civil lui interdisent de rentrer chez lui. Il explique qu'il est le nouveau propriétaire, mais les cerbères ne veulent pas en démordre : il ne peut entrer dans sa maison.

Un poste de police chez le voisin

Yves Lecoq constate que sa rue est fermée par une barrière, comme à un poste de douane, et que de nombreux policiers en uniforme et en civil en interdisent l'accès. Il remarque aussi que la maison de gardien de son voisin a été transformée en poste de police.

« Courtoisement » emmené au poste, il est sommé de présenter son passeport pour avoir osé vouloir rentrer chez lui. Lecoq les questionne alors sur son voisinage et découvre que la villa mitoyenne de la sienne, une bâtisse au luxe très ostentatoire, dégoulinante de marbre, est la propriété de l'un des gendres du Président Ben Ali, un jeune homme d'une trentaine d'années, Mohamed Sakher El Materi, époux de Nesrine, 24 ans, l'une des filles du dictateur.

El Materi est également propriétaire d'un établissement bancaire, la banque Zitouna, et s'est emparé, en quelques années, de nombreuses entreprises en Tunisie et de propriétés appartenant à des Tunisiens.

Réveillé par les rugissements d'un lion

Anonyme a dit…

Yves Lecoq est enfin autorisé à rentrer chez lui. Il fait chaud, et pour trouver un peu de fraîcheur, Yves Lecoq s'installe un campement de fortune afin de passer la nuit dans son jardin. Il est réveillé en pleine nuit par les rugissements d'un lion.

Le fauve est dans le jardin, il en est sûr. Il appelle au secours. Son gardien arrive précipitamment, le rassure et lui explique que le lion est de l'autre côté du mur, dans le jardin de son voisin. Dans la journée, l'animal dort, écrasé par la chaleur. Mais la nuit, le fauve se réveille et rugit…

Le récit de Lecoq est confirmé dans une dépêche diplomatique révélée par WikiLeaks. L'ambassadeur des Etats-Unis Robert F. Godec raconte son dîner du 27 juillet 2009 dans la propriété de Sakher El Materi, que l'on présente alors comme le successeur de Ben Ali. L'Américain, lui, parle d'un tigre, mais selon Yves Lecoq, il s'agissait bien d'un lion :

« Il avait sa cage juste contre la séparation avec mon jardin. J'ai voulu mettre une clôture, mais El Materi m'a demandé de ne pas le faire. J'étais toujours dans la crainte de représailles, d'autant plus qu'il avait recruté le frère du gardien de ma maison pour avoir des renseignements. »


Un voisin « exigeant, vaniteux et difficile »

Dans le câble révélé par WikiLeaks (qu'on peut lire intégralement en anglais), le diplomate américain qualifie El Materi comme étant « exigeant, vaniteux et difficile », sa femme « naïve et ignorante », pour conclure :

« L'opulence dans laquelle El Materi et Nesrine vivent, ainsi que leur comportement, expliquent clairement pourquoi ils sont, ainsi que d'autres membres de la famille de Ben Ali, détestés et même haïs par certains Tunisiens. »


On apprend aussi que le fauve consomme quatre poulets chaque jour, et que sa présence a rappelé à l'ambassadeur le lion que possédait Udaï Hussein, le fils de Saddam, dans une cage à Bagdad…

Une belle demeure, un bien mal acquis

Au moment où il a acquis la maison, Yves Lecoq n'était pas vraiment au fait des coutumes de la famille régnante.

Il a d'abord été approché par un homme d'affaires franco-tunisien. Empêché de faire des travaux dans sa propre villa, il a fini par renoncer, de guerre lasse. En 2010, quelques mois avant la chute du pouvoir, il a vendu sa maison à Sakher El Materi :

« Apparemment, la télévision tunisienne disait ces jours-ci que je pourrais la récupérer. Mais c'est un bien mal acquis, acheté avec de l'argent qui l'est aussi… Donc je ne sais pas si ce sera possible. »


L'imitateur des Guignols de l'info est un amateur de belles demeures, pas d'embrouilles. En France, il jouit en paix de ses trois châteaux : celui de Villiers-le-Bâcle, où il réside, près de Paris, le château de Maisonseule, en
Ardèche, et sa dernière acquisition, un château en Vendée, terre de ses ancêtres. A la campagne, l'imitateur porte le nom d'Yves Lecoquierre-Duboys de La Vigerie.

Anonyme a dit…

Salam

Ben Ali se pensait juste en "Vacances"

A chaque jour son lot de surprises en Tunisie. Alors qu'un deuil National de Trois jours vient à peine de débuté, une information agite l'Afrique du Nord, relayée par l'ensemble des médias Occidentaux.

En effet, alors que le président dictateur déchu Ben Ali, a pris la poudre d'escampette il y a quelques jours, direction Malte, puis finalement l'Arabie Saoudite, celui ci escomptait de revenir à très court terme en Tunisie à la tête de "son royaume".

Un plan digne de Machiavel, qui aurait permis à Ben Ali, de reprendre possession de la rue et d'être acceuilli tel un héros par un peuple qui tout du moins comme il le prévoyait, serait en plein chaos. Celui ci avait au vu de la grogne terrible et grandissante du peuple ces dernières semaines, diligenté un plan, lui permettant à distance de continuer le contrôle de la Tunisie, en mettant avec ses proches en place, une série d'attentats sanglants, qui ensuite seraient mis sous le compte des Islamistes.

Un plan échaffaudé avec ses plus proches conseillers et amis, Abdelwahab Abdallah et Abdelaziz Ben Dhia, ainsi qu'avec l'aide de la famille Trabelsi prête à faire venir des troupes de miliciens du moyen Orient, et sur l'aide des certains pays du Moyen Orient, prêt eux aussi à tout pour garder Ben Ali au pouvoir. Une série d'attentats qui devait créer la panique en Tunisie, et au terme de laquelle, le RDC se mettrait en rang dans la rue pour appeller au secours de la nation un président pompier capable d'éteindre l'incendie Islamique.

Un plan bien rodé donc qui avait pour début une annonce surveillée de Gannouchi, qui devait lui de son côté, annoncer le départ du président Tunisien, et déclaré ce dernier officiellement "en vacances". Tout était donc bien ficelé, et aurait pu fonctionner à merveille, si deux Hommes soutenus par une population aux aboies n'avait pas mis le grain de sable permettant de faire grincer la machine du coup d'état.

Kamel Morjan et le Général Rachid Ammar ayant laché Ben Ali quelques heures avant, ont eu vent des intentions du président et des proches, et n'auront dès lors que la volonté de mettre bas à la volonté machiavélique du président.
Malgré tout, le Président Dictateur, s'envole en première intention pour Malte, en raison de la proximité qui sépare l'île de la Tunisie, mais finalement celui ci décide de se rendre en France, ou il reste un "grand ami" des pouvoirs politiques en place. Déception pour lui lorsque les frontières lui sont refusées par le gouvernement Français. En vérité, les Américains ont eux aussi eu vent des projets du dictateur, et Hillary Clinton demande à la France de refuser l'exil de Ben Ali qu'elle renvoi vers l'Arabie Saoudite. Rien ne semble se passer comme prévu pour Ben Ali.

Ces derniers jours 33 membres de la famille Ben Ali/ Trabelsi sont arrêtés alors qu'un nouveau gouvernement est mis en place. Ben Ali surpris appel alors son homme de confiance Gannouchi en l'informant qu'il voulait mettre un terme à ses "vacances" et rentrer en Homme fort au pays. Pour le moment, aucunes informations supplémentaire n'a filtré quand à un retour ou non de l'ancien chef d'état. Personne n'est en mesure de dire si ce dernier fera ou non son retour en Tunisie ni sous quelle forme cela pourrait se faire. Une chose est certaine, le peuple lui ne veut plus entendre parler de Ben Ali, ni de la famille Trabelsi, et encore moins du RDC.
Vous aussi contribuez au Post !
Réagir

Publier un post en réponse

Lire la suite

Anonyme a dit…

Mouna Mint Dey fustige le pouvoir de Ould Abdel Aziz
20-01-2011

Mouna Mint Dey, directrice de la communication du Rassemblement des Forces Démocratiques ( RFD) a fait une sortie virulente à l’adresse du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz. Qu’elle a qualifié de faible, d’où la propension de ses porte-voix à privilégier l’anathème. La faiblesse de ce pouvoir se traduit également, souligne-t-elle, par son isolement et la peur qui habite sa majorité. Majorité, dont beaucoup d’ailleurs ne s’empêchent pas d’appeler discrètement le RFD pour le féliciter et exprimer leur adhésion à toute sortie critique à l’égard du régime.

Mint Dey qui parlait, dans un meeting organisé par le parti au Ksar, à Nouakchott, a révélé que Mohamed Ould Abdel Aziz ne peut compter sur aucun ami, et aucun ne peut compter sur lui et qu’il est seul, il suffit seulement que les populations se soulèvent contre lui. Il a échoué dans la mise en place d’un système stable.
Le changement, aujourd’hui, martèle-t-elle, est devenue une fatalité, en Mauritanie. Il est inéluctable ; ce que nous recherchons est un changement produit par le peuple, en particulier, la jeunesse du RFD. Laquelle, jeunesse, doit accompagner ce changement et l’encadrer. Nous, en tant que peuple, nous devrons faire comme ont fait des peuples voisins lorsqu’ils refusé l’injustice, de surcroît si nous les dépassons en matière de chômage et vivons dans des conditions plus misérables qu’eux, malgré que nous sommes plus riches qu’eux, théoriquement.
Mouna a demandé les jeunes d’implorer Allah pour un prompt rétablissement à Yacoub Ould Dahoud.

Anonyme a dit…

Merci ano pour cet article de rue89 là-haut. Croustillant.

Mestour haal enteu mneine? En relisant du vieux Taqadoumy, le cas de Salene Fishing ressort. Des nouvelles?
A-

http://fr.taqadoumy.com/index.php?option=com_content&task=view&id=3624&Itemid=30

Anonyme a dit…

Condamnation de Mint Bakar Vall : SOS Esclaves et l’AFCF exultent et confient ...


...qu’elles vont continuer jusqu’à ce qu’il y’ait un procès pour esclavage.


Le président de SOS Esclaves Boubacar Messaoud et la présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille Aminétou Mint El Moktar ont livré samedi leur appréciation sur le jugement de Mint Bakar Vall condamnée par la justice à six mois d’emprisonnement ferme et 200.000 UM d’amende pour "exploitation de mineures".

"Si, Birame Ould Dah et ses amis n’étaient pas jugés et condamnés, Mint Bakar Vall n’aurait pas été condamnée. Ceci nous parait être vouloir faire un équilibre. Mais, je pense que, vouloir faire un équilibre entre ces deux cas, c’est impossible pour nous", a dit Boubacar Messaoud dans une allocution à la presse.

Birame Ould Dah, Cheikh Ould Abidine et Ali Ould Mbareck ont été condamnés, le 6 janvier dernier, pour "organisation non reconnue" et "attaques à la police".



Dégageant d’un revers de la main ces chefs d’accusation, Boubacar Messaoud a dit que si Mint Bakar Vall "a été arrêtée et jugée, c’est par volonté d’équilibrage".

"Nous avons plusieurs cas que nous avons déjà amenés à la brigade des mineurs qui a toujours établi qu’il s’agit d’exploitation de mineures. Cette exploitation de mineures a toujours été classée par le procureur de la République à Nouakchott", révèle-t-il citant le cas de Hana Mint Marya.

En Mauritanie, c’est la première fois qu’une personne est condamnée par la justice pour "exploitation de mineures". Et aux yeux du président de SOS Esclaves qui semble ne plus se suffire de la condamnation pour exploitation de mineures, cela constitue déjà une victoire pour les organisations de défense des droits de l’Homme.

"Nous avons réussi à avoir ce jugement que nous saluons. C’est un début. La question de l’exploitation de mineures n’a jamais fait l’objet d’un procès. On va continuer jusqu’à ce qu’il y’ait également un procès pour esclavage et non pas simplement pour exploitation de mineures", a indiqué Boubacar Messaoud précisant que son organisation aurait des cas dont les plaintes auraient été introduites auprès du parquet et de la police qui n’ont pas encore, selon lui, convoqué les personnes concernées.

"Lorsqu’on a créé la loi criminalisant l’esclavage, nous avons espéré qu’il y’aurait un changement par rapport à la question de l’esclavage. Mais, tel n’est pas le cas à l’heure actuelle. De plus en plus, l’esclavage devient un sujet tabou dont on n’accepte plus que les gens en parlent", a déclaré de son côté Aminétou Mint El Moktar qui aurait été menacée de mort après le verdict de Mint Bakar Vall.

La présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille a déploré en outre que "tous les cas concernant l’esclavage soient rangés dans les tiroirs". "C’est une situation qui est là et qui ne fait qu’aggraver la problématique", s’est indignée Aminétou Mint El Moktar qui a appelé l’Etat à prendre ses responsabilités dans l’application de la loi criminalisant l’esclavage.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

Anonyme a dit…

salam

Pourquoi nos hommes d’affaires transfèrent-ils leur argent à l’étranger ?

Le sentiment est partagé par bon nombre de nos concitoyens : il n’y a pas d’argent dans notre pays. Quelles en sont les raisons ?



Les observateurs avancent deux hypothèses pour expliquer ce phénomène. D’abord, il y’ a le fait que l’argent facile ne circule plus comme auparavant du fait des nouvelles politiques d’assainissement consécutives aux réformes initiées par le président de la République monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz. En effet, du fait du laisser aller et de la gabegie ambiante qui régnaient à ciel ouvert, l’argent coulait à flot et chacun en profitait à sa manière. De plus les trafics de tous genres (drogue, armes, humain, etc.) auxquels s’adonnaient certaines personnes en toute impunité, contribuaient également à cette atmosphère où l’argent ne manquait pas. Mais il s’agissait d’argent sale dont les propriétaires voulaient le blanchir à tout vent.

L’autre hypothèse qui explique cette situation, c’est que plusieurs hommes d’affaires mauritaniens ont décidé de retirer leurs biens du pays et de les placer ailleurs à l’étranger. Quelles sont les raisons qui ont poussé nos argentiers à agir de la sorte ? Pourquoi nos gros bonnets se refusent à conserver leurs richesses ici pour permettre à la Mauritanie de profiter de ce capital national ?

Il y a lieu de se demander si ces hommes ne veulent pas tout simplement saboter notre économie nationale. En tout cas, les pouvoirs publics doivent mettre en place des mécanismes appropriés pour encourager nos hommes d’affaires à investir à l’intérieur de leur propre pays. Cela contribuera grandement à rendre notre économie performante.

Mohamed Salem Ould Haiba

Source : Le Véridique le 22/01/2011

Anonyme a dit…

célèbre medah Lebror n’est plus
le 23-01-2011 à 10:39

Le site arabophone Alakhbar.info a rapporté dans son édition de ce matin le décès du virtuose et célèbre « Medah », Lebror Ould Mahmoud. Agé de 54 ans, Lebror est décédé ce matin à Nouakchott où il aurait été évacué suite à un léger malaise.

L’année dernière, il avait remporté le premier prix de la compétition « El medah ». Sa disparition constitue une grande perte pour le monde artistique mauritanien.