samedi 23 avril 2011

Appel à mes chers compatriotes, au Pouvoir et à l’Opposition

Aidez moi à comprendre ce qui se passe autour de nous ! De mon côté, j’avoue que je ne comprends plus les amateurs et les professionnels de la Politique et du pouvoir dans notre pays, la Mauritanie !

Où sommes nous ? Où allons nous ? Où veulent-t-ils nous mener ? Qu’est ce qu’ils ont dans tête ? Qu’est ce qu’ils ont derrière la tête ? Où sont leurs têtes ? Où sont leurs têtes par rapport à leurs épaules ? Qui soutient leurs épaules ou qui les prend par les épaules ? Qu’est ce qu’on entend, ces dernières semaines, par ci ? Qu’est ce qu’on entend, ces dernières semaines, par là ? Qu’est ce qu’on voit, ces dernières semaines, par ci ? Qu’est ce qu’on voit, ces dernières semaines, par là ? L’avez-vous entendu ? L’avez-vous vu ?

Pour ma part, je n’arrive pas à en croire mes oreilles et encore moins à en croire mes yeux ? Je me dis que je suis devenu subitement, à la fois, « malentendant et malvoyant » ! Et, si ce que ces organes me répercutent reflète fidèlement la réalité, j’ai, parfois, envie d’être non voyant et non entendant !



C’est la énième fois que je publie des écrits pour avancer des propositions, des réponses à des interrogations ou prétendre apporter des solutions et, je l’ai toujours fait en évitant de critiquer, d’injurier ou de blesser l’amour propre de quiconque.

Aujourd’hui, je reviens vers vous, pour poser, plutôt, des questions, tout en avouant, que je suis blessé et meurtri dans mon for intérieur et dans les profondeurs de ma fierté mauritanienne.

J’espère que je ne blesserai personne malgré mes blessures. A quoi bon un blessé de plus ? Il y en a trop déjà !! J’ai, plutôt, envie de guérir, sans provoquer des dégâts ou des préjudices moraux pour les autres. Si je n’y arrive pas, ce ne sera pas par volonté de nuire, mais parce que la douleur entame la lucidité et érode la maîtrise soi.

Comprenez moi chers compatriotes, chers lecteurs .Je veux dire : comprenez ce que je n’arrive pas à comprendre ! Je ne comprends pas le Discours de l’Opposition ni celui du Pouvoir actuels .Je ne comprends pas leurs attitudes respectives depuis les dernières élections. Je ne comprends pas d’autres sous acteurs sur les quels je reviendrai ultérieurement.

Je commencerai par les acteurs essentiels et principaux sur la scène politique : le Pouvoir et l’Opposition. Je ne comprends pas mes compatriotes qui sont au Pouvoir !

Comment un Pouvoir politique qui prétend tirer sa légitimité des urnes et qui entend gérer démocratiquement un pays, peut-il envisager de le faire sans concertation, sans dialogue, sans contact, sans courtoisie et sans civilité avec son opposition démocratique ?

Comment ce pouvoir peut-il envisager enfreindre impunément, en 2010, cette première règle de bonne gouvernance démocratique ? Croit –t-il que la démocratie se limite à des élections, qui portent au pouvoir un homme pour qu’il tourne le dos à une partie de la classe politique et une frange large de sa population (48%de la population du pays), une fois élu, échappant ainsi à toute contrainte et faisant ce qui bon lui semble ?

Pourtant, comme tous les présidents démocratiquement élus ; le nôtre a déclaré, à l’occasion de son investiture, qu’il « sera le président de tous, de tous les mauritaniens. » Ou bien, ce Président s’est –t-il laissé séduire par le modèle de démocratie préconisé par certains qui continuent à confondre système démocratique avec le « Système de Corruption Grise », tant décrié partout dans le monde et par les institutions internationales auxquelles notre pays adhère : « La majorité gouverne l’opposition s’oppose ». La majorité écrase et ignore la minorité « La Majorité ne partage pas le pouvoir » ! (comme si le pouvoir était un gâteau )

Le pouvoir est une charge et plus sont nombreux ceux qui la portent moins son poids relatif sera lourd. L’adage maure dit que « toute charge portée par un grand nombre est aussi légère qu’une plume d’oiseau ! » Ce sont des slogans, des leitmotivs honteux, qu’on entend souvent en Afrique et en Mauritanie ; et qui relèvent des règles de fonctionnement des systèmes dans lesquels les hommes au pouvoir perçoivent l’Etat comme un gisement de richesse pouvant leur permettre d’accéder immédiatement aux conditions de vie de l’homme européen dans nos pays sous développés.

Pour ces démocrates « majoritaires », l’Etat est à consommer tantôt individuellement tantôt collectivement et de plus en plus, plus individuellement que collectivement ! Ils n’attendent pas, comme cela devrait être le cas, de l’Etat qu’il dégage par le biais d’un dialogue inclusif et constructif un intérêt général et un compromis effectué en toute transparence entre les différents acteurs.

Aux yeux des adeptes du système de corruption grise l’Etat apparaît comme un gisement de richesse sans maître où les plus forts ou les plus soutenus par leurs communautés peuvent légitimement et démocratiquement’ s’emparer à condition d’en effectuer une certaine redistribution à leur groupe d’origine.

La démocratie est plus moderne et plus civique que ne la présente ce modèle schématique et caricatural.

Ce genre de système, je le rappelle, en dehors de nos frontières, se nomme système de « corruption grise ». Nous ignorons cela, en confondant démocratie et corruption grise. En effet, en dehors de nos frontières et partout dans le monde ce système, que je viens de décrire plus haut, s’appelle et je le répète système corrompu de couleur grise ! Ce système organise, en fait, la dévolution des ressources matérielles et symboliques de l’Etat à tel groupe et en tient les autres écartés, les maintenant dans une posture de contestation de la légitimité des Pouvoirs publics .Et, l’on se trouve, donc, hier comme aujourd’hui, dans une persistante impasse.

Comment peut –on préconiser à un président qui a comme premier objectif déclaré la lutte contre la corruption blanche de bâtir un système de corruption grise. (voir notre article su la définition de la gouvernance) Dans système de corruption grise on ne peut pas combattre la corruption blanche qui est autrement moins nocive que ce système lui-même.

Je ne comprends pas, non plus mes chers compatriotes de notre opposition démocratique en campagne électorale permanente, tantôt pour soutenir un candidat, tantôt pour défaire un Président élu.

Pour quoi l’opposition avait elle accepté de négocier avec le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz ou avec ses représentants successifs ? Pourquoi avait –elle signé les accords de Dakar ? Pourquoi avait elle participé à un gouvernement inclusif pour superviser les élections du 18 Juillet ?

Du moment que l’opposition a participé à ce qui a été qualifié, en son temps, « d’entreprise salutaire », pourquoi la qualifier, une fois ses résultats dévoilés, de mascarade et de tricheries contestables et inacceptables. Même, si cela est fondé, ne doit-elle pas assumer son travail et ses choix ? Ne doit- elle pas respecter ce travail commun parrainé par la communauté internationale et ne pas paraître comme mauvais joueur aux yeux du monde ?

A supposer que l’opposition dit vrai, ne doit-elle pas faire attention à son crédit, à sa crédibilité future et à l’image externe de l’homme politique mauritanien et du mauritanien tout court ?

Il va de soi, que les engagements pris par des hommes mauritaniens au nom du peuple mauritanien, devant la communauté internationale, devront être scrupuleusement respectés, abstraction faite des considérations personnelles et de groupes. Nous sommes un grand peuple. Nos représentants doivent respecter leurs engagements politiques et moraux à la lettre et dans leur esprit.

Le Journaux Chaab et Horizons, les autres journaux et sites doivent publier les Accords de Dakar. La place publique, le peuple mauritanien ont le droit de connaître leur contenu pour se former une opinion et avoir un avis en toute connaissance de cause.

Ainsi, un débat public pourra s’instaurer. Ainsi, nous pourrons sortir de l’impasse et cesser de tourner en rond. Nous faisons que du surplace depuis 5 ans, la durée d’un mandat ! Nous avons élu de fait le cercle vicieux ! Jusqu’à le cercle vicieux ? Et pour quand, chers compatriotes , le cercle vertueux ?

La vie politique se trouve dépolitisée et sur conflictuelle. Dépolitisée, car l’enjeu n’est pas le choix d’un avenir pour la Polis.

Avez-vous entendu parler des débats ou des divergence sur les politiques du Pouvoir ou de l’opposition ? Quelle politique économique ? Quelle politique budgétaire ? Quelle politique fiscale ? Quelle politique bancaire ? Quelle politique industrielle ? Quelle politique agricole ? Quelle politique conjoncturelle ? Quelle politique structurelle ? Quelle politique culturelle ? Quelle politique sociale ? Quelle politique d’emploi ? Quelle politique…. ????

Pourtant, tous le pays au monde ont des politiques dans les domaines cités. Les Partis au pouvoir comme de ceux l’opposition,dans tous les pays du monde, conçoivent et proposent ces politique basées sur des diagnostics scientifiques et visant des objectifs prédéfinis avec des moyens biens déterminés .

Chez nous, je vous invite à vérifier les discours, les journaux, les radios ,,les communiqués ,les inteviews, les conférence de presse,les communiqués,les meeting … de nos hommes politiques ,au pouvoir ou de l’opposition ! Vous vous rendrez compte,à cette investigation, que ces mots n’ont jamais été prononcés ?

Rien que des personnes qui se vantent.. qui s’injurient .. qui se dénigrent.. qui promettent.. qui critiquent.. qui soutiennent …qui applaudissent … qui contestent qui répètent des phrases faites des pronoms je ,je,et encore je ;.. tu ,tu et encore tu Ces « je » et ces » tu « sont systématiquement suivis de : être :je suis ,je suis, je suis et encore je suis,tu es, tu es, et tu es encore….

Bref, ils portent des slogans et des banderoles. .Jamais de rapports de telle ou telle ou de telle commission de tel ou de tel expert de tel ou de tel ministre sur tel ou tel sujet ??? Pas de groupe de réflexion .Pas de concentration ! Pas de débat ! Pas de validation ! L’outil de l’intelligence, que sont les statiques, est absent et méconnu ! Pas de statiques sur le chômage ? Pas de statistiques des créations d’emplois. Pas de statistiques fiables publiées ! ;

Mais l’intelligence des mauritaniens où est elle ? Vous avez entendu parler ,en revanche, que telle tribu a été évincée de l’administration,que telle tribu est entrain d’être évincée de l’économie ,que telle tribu ou communauté a été promue ou galonnée ; que Mr ou Mme un tel ont été nommés et que tel autre est relevé de ses fonctions . .Et, on nous dit c’est la Politique ! On nous dit : c’est la démocratie On nous dit : c’est la République !

‘‘Mouvieux’’ ! Mes chers compatriotes, ce n’est pas comme ça la politique,ce n’est pas comme ça que se gère un pays .. La Politique est ,aussi, sur conflictuelle par le constant affrontement des groupes marqués par une misère présente ou récente et désireux de s’emparer des attributs fascinants du pouvoir.

Tous participent au dévoiement de la politique et de la démocratie .Cette propension au dévoiement de la démocratie par une majorité qui écrase la minorité et la marginalise et d’une opposition qui ne fait que contester, n’est pas la conséquence d’on ne sait quelle immoralité mais d’une vision du monde héritée d’un passé récent de colonisés, autrement dit d’une culture.

Elle est ,aussi, la conséquence de la prise d’une mauvaise direction un jour de juillet 1978,le 10 exactement .

Pour réhabiliter la politique et lui donner sa noblesse dans notre pays, il faut travailler ‘politiquement’ pour bannir cette culture et instaurer une autre culture fondée sur nos valeurs d’ouverture de dignité,de grandeur, d’honneur, de fraternité et de justice et compatibles avec la modernité vraie et authentique :la bonne gouvernance.

Nous devons savoir que la démocratie est ses corollaires : la liberté et la bonne gouvernance, a deux sens fort différents : elle est le droit pour une collectivité de prendre en main son destin et se doter d’un président et d’un gouvernement qui exprimeraient sa volonté collective mais elle est, aussi, le droit pour chaque citoyen de chaque groupe politique, de se protéger des abus du pouvoir et la garantie de l’opposition de ne pas être écrasée et marginalisée.

Cela doit reposer sur 3 principes fondamentaux

1- Le débat, le dialogue .Sinon, c’est la dictature.
2- Des institutions (président et gouvernement) fortes et reconnues permettant le débat et la mise en œuvre des décisions qui découlent de ce débat .Sinon, c’est l’anarchie.
3- La justice dans l’application de ces décisions Sinon, c’est le libéralisme sauvage.

Cela implique, aussi, que nous tournions le dos à l’attitude mentale négative pour prendre la voie de la réconciliation et de la pensée et de l’attitude mentale positive permanente en Politique.

Cela implique, enfin, que nous imposions la paix sur nos frontière ou que nous menions la guerre si elle venait à s’imposer, mais Jamais ,Jamais faire la Guerre à nous –mêmes !!

Par Mohamed Ould Mohamed El Hacen
Pr à l’Université de Nouakchott
E mail faardgs@hotmail.com
Tel :(00 222 ) 635 35 50

4 commentaires:

maatala a dit…

Salam

Amour : un peu, beaucoup, à la folie....?

On entend autour de nous nos amis dire "J'ai fais un mariage d'amour". Et bien des filles revendiquent le droit au mariage d'amour. A écouter toutes ces affirmations on pourrait presque croire que dans notre pays l'amour est à la base du mariage. Presque... Car tout est toujours plus subtil chez nous.

D'abord quel signification donner au mot amour? Quel amour pour quelle personne? L'amour n'est il que platonique? Est il charnel? Est il complicité? Est il ouverture? ...

Nos sociétés, derrière une apparente modernité, sont encore repliées sur les diktats sociaux qui font que, d'abord, on ne peut "aimer" que dans sa caste : les marabouts avec les marabouts, les guerriers avec les guerriers, les forgerons avec les forgerons, les haratins et anciens esclaves avec leurs "pairs", les griots pareil... Et, comme point d'orgue à tant de carcans, les mariages dans "sa" communauté : maures entre maures, soninkés entre soninkés, Halpulaar entre Halpulaar, etc...

Alors mettre de l'amour dans toute cette stratification relève, la plupart du temps, du parcours du combattant et plus de la déclaration d'intention.

L'amour, chez nous, meurt souvent au contact de ces réalités.

Et cette perception d'un amour "codifié et stratifié" relève plus d'un romantisme perpétué par les seules fenêtres qui nous sont permises : la poésie. Nos poètes aiment l'amour et le chantent sur tous les tons et font fantasmer toutes les envies d'envol.

Et puis il y a tout le fossé entre envie d'amour et réalité. L'obligation quasi mystique de la sacro sainte virginité fait que l'amour entre filles et garçons se revèle souvent qu'un jeu de" je t'allumes, je t'accroche". Les filles ne disent elles pas entre elles, en parlant des mille et une manière de s'attacher un homme, " Fais lui goûter pour l'attraper"?

Quand la promesse de délices sexuels est perçue comme de l'amour....

Alors Amour ou envies de sexe dans nos sociétés tellement brimées et qui ont fait de nous des handicapés de l'amour qui confondent désirs sexuels et amour de l'autre?

Combien "d'amours" sont ils morts la nuit de noce?

Salomé.
Publié par dialdiali à l'adresse

maatala a dit…

salam

Les Maures ont raison de trembler, il se passe quelque chose…


Les harratines employés et les hakamates ne sont plus les mêmes, on sent comme une sorte de ras-le-bol qui monte. Certains ne regardent plus le patron maure avec ce même regard fraternel comme adorateur de sa réussite, les hakamates ne prennent plus la peine de sourire pour tout ou rien avec docilité.


On sent comme le retour des entrailles de la douleur d’une histoire maquillée, le droit au respect, à la dignité et à la justice.

Cela est le fruit de toutes ces campagnes récentes pour la cause harratine, sorties du bouillant Birame. Pendant longtemps le pouvoir l’a regardé faire et dire sans trop savoir comment le discréditer. Pendant ce temps ses mots ont fait leurs chemins. Et pendant que le pouvoir continuait à fermer les yeux sur un problème majeur en Mauritanie à savoir l’esclavage et ses séquelles tout aussi terribles, le réveil face au malheur se fait.

L’équation est simple : les harratines sont les plus nombreux et les plus misérables. Exploités, méprisés, enfumés. Tout le monde est d’accord là-dessus. Reste à pouvoir se l’avouer ou pas et voir comment faire pour que la bombe à retardement se transforme en pétard mouillé afin de préserver la paix civile.

Le problème c’est que lorsque qu’un système atteint ce stade de décrépitude, tous les rouages de l’état sont alors pourris, il n’y a plus rien à faire, la fin est proche. Le déclin, le changement est inéluctable sauf bien sûr si le pouvoir en face ose prendre le taureau par les cornes et ne pas jouer à l’enfumage car les temps ont changé, la liberté d’expression est là !

Cette liberté d’expression sans un pouvoir qui cherche à rendre effective la justice pour tous, cette liberté d’expression accéléra la fin du système, c’est inévitable.
La politique d’Aziz et ses frères d’armes face au réveil des harratines, c’est de se dire qu’il suffit d’avoir un certain quota bien placé pour calmer le reste et le cas échéant leur envoyer les forces de l’ordre en cas de volonté manifeste de mettre le pays à feu et à sang.

Tout cela est bien beau sur le papier et dans le cerveau approximatif et orgueilleux d’esprits formés dans l’aveuglement général, c’est le cas de le dire. Sauf que sur le terrain, c’est autre chose. La société mauritanienne est devenue pourrie, corrompue et face à cela tous les jours on apprend via la presse que le pouvoir refuse de faire appliquer les lois en matière d’esclavage ni même tout dernièrement de permettre même le dépôt de plainte à ce sujet.

A côté de ça, la liberté d’expression permet aux organisations non seulement d’alerter les citoyens anesthésiés mais en douce, les réseaux s'organisent, parlent et via les employés, les domestiques, les syndicats, les associations, on parle, on accuse, déjà on rêve d’envoyer le système au diable.

Dans le système les harratines qui accusent Birame d’excès ne sont pas mécontents de voir qu’il prend sur lui des attaques terribles qui n’épargnent personne surtout pas les oulémas esclavagistes. Certains négro-mauritaniens militants ne sont pas mécontents non plus de savoir que peut-être que les harratines faisant la peau aux maures permettrait non seulement de solder des comptes mais surtout d’en finir avec les immigrés.

Les Maures ont raison de trembler, il se passe quelque chose…
Les harratines employés et les hakamates ne sont plus les mêmes, on sent comme une sorte de ras-le-bol qui monte. Certains ne regardent plus le patron maure avec ce même regard fraternel comme adorateur de sa réussite, les hakamates ne prennent plus la peine de sourire pour tout ou rien avec docilité.

maatala a dit…

On sent comme le retour des entrailles de la douleur d’une histoire maquillée, le droit au respect, à la dignité et à la justice.

Cela est le fruit de toutes ces campagnes récentes pour la cause harratine, sorties du bouillant Birame. Pendant longtemps le pouvoir l’a regardé faire et dire sans trop savoir comment le discréditer. Pendant ce temps ses mots ont fait leurs chemins. Et pendant que le pouvoir continuait à fermer les yeux sur un problème majeur en Mauritanie à savoir l’esclavage et ses séquelles tout aussi terribles, le réveil face au malheur se fait.

L’équation est simple : les harratines sont les plus nombreux et les plus misérables. Exploités, méprisés, enfumés. Tout le monde est d’accord là-dessus. Reste à pouvoir se l’avouer ou pas et voir comment faire pour que la bombe à retardement se transforme en pétard mouillé afin de préserver la paix civile.

Le problème c’est que lorsque qu’un système atteint ce stade de décrépitude, tous les rouages de l’état sont alors pourris, il n’y a plus rien à faire, la fin est proche. Le déclin, le changement est inéluctable sauf bien sûr si le pouvoir en face ose prendre le taureau par les cornes et ne pas jouer à l’enfumage car les temps ont changé, la liberté d’expression est là !

Cette liberté d’expression sans un pouvoir qui cherche à rendre effective la justice pour tous, cette liberté d’expression accéléra la fin du système, c’est inévitable.
La politique d’Aziz et ses frères d’armes face au réveil des harratines, c’est de se dire qu’il suffit d’avoir un certain quota bien placé pour calmer le reste et le cas échéant leur envoyer les forces de l’ordre en cas de volonté manifeste de mettre le pays à feu et à sang.

Tout cela est bien beau sur le papier et dans le cerveau approximatif et orgueilleux d’esprits formés dans l’aveuglement général, c’est le cas de le dire. Sauf que sur le terrain, c’est autre chose. La société mauritanienne est devenue pourrie, corrompue et face à cela tous les jours on apprend via la presse que le pouvoir refuse de faire appliquer les lois en matière d’esclavage ni même tout dernièrement de permettre même le dépôt de plainte à ce sujet.

A côté de ça, la liberté d’expression permet aux organisations non seulement d’alerter les citoyens anesthésiés mais en douce, les réseaux s'organisent, parlent et via les employés, les domestiques, les syndicats, les associations, on parle, on accuse, déjà on rêve d’envoyer le système au diable.

Dans le système les harratines qui accusent Birame d’excès ne sont pas mécontents de voir qu’il prend sur lui des attaques terribles qui n’épargnent personne surtout pas les oulémas esclavagistes. Certains négro-mauritaniens militants ne sont pas mécontents non plus de savoir que peut-être que les harratines faisant la peau aux maures permettrait non seulement de solder des comptes mais surtout d’en finir avec les immigrés.

maatala a dit…

Tout cela pourquoi ? Parce que des minables ont prospéré pendant trente ans dans ce pays or ils sont mentalement arriérés, dangereux pour le pays, le développement, la fraternité et ne sont bons qu’à proliférer dans les rouages de l’état, partout de l’économie à la politique en passant par l’armée. Cette vermine n’a pas de couleur, c’est le pire de chacun et de tous réunis au sommet et partout pour le maintien du règne des fumiers pour les fumiers contre les filles et fils de la Mauritanie plurielle.

Il est temps que chacun et tous, comprenions qu’il se passe quelque chose de grave dans ce pays, et que si ce pouvoir ne décide pas définitivement d’en finir avec la politique de l’enfumage en croyant d’une part être plus fin que tout le monde et surtout plus armé que le reste, alors le pire tsunamique arrive.

Tout est prêt pour cela ne manque que l’étincelle.

Ceux qui pensent que le pouvoir en Mauritanie restera maure, n’ont rien compris, le pouvoir reviendra aux harratines tôt ou tard après un grand malheur inévitable c’est la marche de l’histoire face à un pouvoir qui ne comprend que la loi de la force.

Rien de cela ne serait arrivé sans le règne des minables criminels arrogants depuis 30 ans. Entre-temps, la société de consommation sans foi ni loi a brisé toutes les valeurs de la Mauritanie ancestrale grâce au règne de la gabegie. Les pauvres ont goûté pendant longtemps aux miettes. Ces miettes n’existent plus, reste le goût amer que le salaire d’un boy ou d’une bonne permet à peine d’acheter un téléphone portable ! Sans parler du reste.
Aziz hérite d’un pays auquel on a volé sa révolution.

Il faut qu’il ait le courage de la faire, ou il risque amèrement de faire exploser ce pays à force de ne vouloir faire que de la politique alors que le peuple a un autre calendrier, celui du destin quand les politicards qui occupent le pouvoir ne le représentent plus.

Que Dieu préserve la Mauritanie des mauritaniens et écoutons quelqu’un qui sait de quoi il parle pour avoir été l’homme le mieux renseigné de Mauritanie : Ely ould mohamed vall

« ...La situation à laquelle nous sommes arrivés et que vous avez vécue ne suscite plus d'interrogations car celui qui commet la plus grande trahison, bien que cela soit connu de tous, se transforme en héros. Il fait l'objet du respect et de l'admiration de tous, recevant les tribus et les responsables. C'est aussi valable pour le détourneur des derniers publics connu pour avoir commis le forfait et même pris en flagrant délit et traduit devant la justice pour des faits avérés. En réalité, une nation qui arrive à ce degré de déclin, entretient ces comportements répréhensibles, va infailliblement à sa disparition. Nous ne savons pas comment les autres nations nous regardent. Car il est inadmissible que les voleurs soient pris pour des héros, la trahison pour une victoire. Nos valeurs sont ainsi inversées et nous ne pouvons à cet égard aspirer à l'avenir et à l'histoire….

….Notre pays a besoin des investisseurs étrangers et ces investissements ne peuvent intervenir dans un pays de brigands. Pour sortir de cette situation, nous devons prendre les mesures qui s'imposent, surtout qu'à plusieurs reprises, j'ai rencontré des hommes d'affaires étrangers pour leur parler des opportunités d'investissement offertes en Mauritanie mais ils m'ont toujours exprimé leur déception suite à des expériences amères qu'ils ont vécues avec des mauritaniens. Ceux qui sont responsables de tels agissements ne se rendent pas compte du préjudice qu'ils se sont causés et qu'ils ont causé au pays..etc. "

Vlane