lundi 2 mai 2011

L'entretien de Monsieur Biram Dah Abeid Président de L'IRA à "Projecteurs"

Dans cette nouvelle édition de « Projecteurs » de l’AVOMM, nous recevons Monsieur Biram Dah Abeid, figure emblématique de la lutte contre l’esclavage dans notre pays.



Son engagement précoce pour la défense des droits de l’homme remonte à 1982, il avait à peine 19 ans quand il créa, avec d’autres jeunes, le Mouvement National Africain dédié à la lutte contre l'esclavage et la discrimination.

Il s’engagea à l'UFD qu’il quitta en 1993 pour se présenter en candidat indépendant aux municipales à Nouadhibou.

Puis il intégra le PRDS avant de décider de s'éloigner de la scène politique pour adhérer à SOS Esclaves en 2002, adhésion qui deviendra officielle en 2005.

Toutefois la tentation du retour à la vie politique prendra le dessus avec son adhésion à APP à la veille des élections municipales en 2006, il adhèrera officiellement au parti APP qui remplaçait AC dissous.

En 2007, Biram décida de claquer la porte de APP, il servira alors au sein de la direction de campagne de Zeine Ould Zeïdane en qualité de porte-parole du candidat à la présidentielle de 2007.

Toutes ces expériences conduiront Biram Dah Abeid à créer le mouvement Initiative de résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie), qui constitue un instrument pour la défense des droits de l'Homme en Mauritanie et le fer de lance de la lutte contre l'esclavage.

Si Biram Dah Abeid, jouit d’une grande notoriété auprès des ONG de défense des droits de l’Homme dans le monde, il doit faire face à une véritable campagne de dénigrement orchestrée par les tenants du système féodal et tribale présents dans toutes les sphères de l’Etat, appuyé en cela par certains conservateurs religieux.

Le combat de Biram Dah Abeid irrite les plus hautes autorités de l’Etat qui ont utilisé, en vain, tous les moyens pour le faire taire ; surveillance, provocations, agressions, arrestation, procès et emprisonnement.

Notre invité Biram Dah Abeid, qui vient de sortir de prison, a accepté de répondre à nos questions, qu’il en soit remercié.

Med
____

L'ENTRETIEN

Monsieur le président merci d’avoir accepté de répondre aux questions de «Projecteurs» du site avomm.com.

AVOMM : Président, si vous le permettez, commençons par une question sur vos sentiments, au lendemain de votre libération. Avez-vous l’impression d’avoir été victime d’un complot ou avez-vous été piégé par des provocations auxquelles vous avez répondu ?

BDA : Tout d’abord mes remerciements pour l’intérêt particulier que vous m’accordez et à travers moi pour le combat que nous menons contre l’esclavage, le racisme, l’exclusion et la marginalisation qui ruinent notre tissu social et qui malgré les nombreux efforts fournis çà et là buttent encore sur les pesanteurs de la tradition, à l’opportunisme des égocentriques et autres féodalismes insensibles à la roue de l’histoire.

Pour en venir à votre question mes sentiments sont un mélange de consternation et d’amertume. Le complot, auquel nous avons été l’objet mes camarades et moi, est une évidence que nul ne peut contester. L’unanimité sur la condamnation de la machination du régime au plan national et international, tant par les partis politiques, les organisations de la société civile mauritanienne, que les organismes et organisations internationaux des droits de l’homme, sont une preuve irrécusable que nous sommes irréprochables. Nous avions et le droit et la raison de notre côté. Toutes nos démarches dans la dénonciation, la démystification et la révélation des pratiques d’esclavage et des politiques de discrimination, ne souffrent d’aucune violation de la législation en vigueur dans le pays. C’est vrai que nous allons jusqu’au bout de l’épuisement de nos droits constitutionnels. Et c’est sans doute cette détermination et cette - témérité disent les autres - qui font paniquer les contrevenants et leur parrain, le pouvoir oligarchique en place dont les bévues se sont tellement répétées ces derniers temps. Alors dépassé et excédé par les événements Mohamed Ould Abdel Aziz, le serviteur du dernier retranchement du système esclavagiste et raciste en Mauritanie, a utilisé les forces de police, les organes de presse publique et l’appareil de justice, pour monter la mascarade de « l’affaire Arfar1 » de son vari nom « Affaire de la famille esclavagiste : Mounoumnine Mint Bacar Vall et frère ».

Ce n’était pas un piège sachant que notre longue expérience en matière de processus de libération des esclaves est grande et instructif au point que jamais les instruments du système policier ne sont capables de nous attirer vers l’erreur. Ensuite, connaissant les moyens vils susceptibles d’être utilisés en pareille circonstance par les ennemis du militantisme antiesclavagiste, nous savons être vigilants et prévoyants. Nous savons nous prémunir contre les provocations. Mais tout cela ne peut nous retenir de défendre nos droits que nous préservent les lois, fût-il au prix de l’oppression, la torture, l’incarcération ou la mort. Telle est l’engagement de mes camarades à IRA – Mauritanie.

Pour plus de précision je dis que la police a reçu l’ordre de nous empêcher d’assister à l’écoute des deux esclaves mineures, pour tenter de les intimider afin qu’elles dédisent. Ce scénario devenu classique, nous l’avons refusé. Nous nous sommes dressés physiquement et pacifiquement en rempart, exigeant que les esclaves ne soient plus écoutées, conformément à la loi, que par la brigade de police chargées des mineurs et en présence des avocats. Voilà l’essentiel, le reste vous l’avez lu dans la presse.


AVOMM : Beaucoup de Mauritaniens vous prêtent un penchant pour la violence ; appel à une insurrection armée, au soulèvement des officiers et hommes de troupes harratines contre le système. Êtes-vous vraiment pour une solution de l’esclavage par la violence ou êtes-vous plutôt un militant non violent d’une cause noble ?

BDA : La modeste personne que je suis est issue d’un milieu, autrement d’une composante, connu pour sa modestie, son altruisme et sa tolérance : je suis Hratin. Mes congénères ont servi les Beydhanes partout (sous leurs tentes, aux puits, aux prés, dans les oasis, dans les caravanes…) ; ils ont été également au service des Négro-africains, notamment, dans les champs de la vallée du fleuve Sénégal… Avez-vous jamais entendu que nous avons fait preuve de bellicisme. Nous avons toujours tenu à la coexistence pacifique et à l’interpénétration, en étant ouverts à tous les vents. Nous avons intériorisé les valeurs les plus variées et diverses. Parce que, tout en nous assumant, nous avons adopté les emprunts chez les uns et les autres. Nous n’avons jamais rien renié, ni blanc ni noir. Et ces courants, fût-il du Nord ou du Sud, ont participé, chacun à son niveau, à nous façonner. Vous comprendrez alors que s’il y a quelqu’un qui doit être pacifique c’est bien moi. Donc personne d’autres ne peut cristalliser et symboliser la non-violence plus que moi. La non-violence est la mamelle qui m’a allaité, l’école qui m'a formé, le souffle qui me tient en vie. C’est ma raison d’être.

Jamais je n’ai fait appel à la violence. Je sais que mes détracteurs, excédés par mes positions et ma détermination, notamment, en ce qui concerne les sujets qu’ils veulent bon an mal an taire au gré du tabou et les renvoyer comme pâture à l’idéologie du silence, déforment mes propos, mais je ne me suis jamais réclamé de la violence. Cependant j’ai demandé que les assujettis se révoltent à toutes les formes d’injustices ; qu’ils dénoncent leurs conditions de bêtes humaines. C’est vrai aussi que j’ai demandé la désobéissance civile. Je n’en prends pas ombrage. Je l’assume sans regret Mais dire désobéissance civile ce n’est pas réclamer la guerre ou parrainer les violences. Car la désobéissance civile est un moyen de lutte pacifique et non-violente pour revendiquer des droits légitimes, pour s’adjuger des droits bafoués et naturels. Nous y avons appeler parce que jamais le pouvoir en place n’a daigné mettre en œuvre l’application des lois en vigueur et se départir des pratiques d’esclavage et des politiques discriminatoires auxquelles se livrent l’ensemble de ses rouages administratifs, sécuritaires, militaires, judiciaires et théologiques.

D’ailleurs, que tout le monde sache que nous veillons plus que n’importe qui sur la stabilité et la sécurité de ce pays. Si je suis en train de braver tous les dangers au péril de ma vie, c’est parce que je n’ai que la Mauritanie et la Mauritanie seule pour patrie. Le destin des Hratin, celui de ma progéniture et le mien, sont inextricables. Ils sont liés à cette terre. Ce n’est pas moi qui lui en voudrais de la violence. Au contraire! Mon combat vise de le sauver des griffes des charognards. Car je suis plus que jamais convaincu des termes de l’adage local qui dit « On peut bâtir un état sur l’hérésie. Mais on en saurait bâtir sur l’injustice ». A vous d’apprécier cette vérité.

Je crois dur comme fer à une solution pacifique de la question d’esclavage, du racisme et des autres maux dont souffre la Mauritanie. Si je croyais le contraire, j’allais le dire sans complaisance. L’issue est irréversible. Il est imminent ce jour où nos enfants, libres de tout engagement à un quelconque maître ou supposé tel, affranchis des stigmates et brimades à caractère raciste, ne viendront plus chaque matin plier l’échine et se prêter aux corvées les plus bestiales, les plus inhumaines et les plus odieuses ou accepter l’infériorité qu’on leurs assigne au quotidien. Il est imminent le jour où nos filles se baladeront en ville ou en brousses en toute sécurité, sans l’ombre de la moindre contrainte ou la psychose de subir le viol par un maître sexuellement obsédé, pédophile. Je dis encore qu’il est imminent ce jour où on ne verra plus dans notre couleur la marque de damnation où le pêcher originel de notre prétendu ancêtre Ham, ce fils d’Adam que Dieu en guise de malédiction aurait mis au service de son frère blanc. Mais on y verra l’expression humaine de l’attachement aux valeurs de liberté, de l’amour et du respect.

Notre cause est juste et noble. La preuve en est l’adhésion de larges couches naguère conservatrices à notre combat. Tous les partis politiques viables, notamment de l’opposition, s’accordent aujourd’hui sur l’impérieuse nécessité de restituer les esclaves et les anciens esclaves (Hratin) dans leurs droits étant donné que c’est cela la soupape de sécurité et la garantie pour une stabilité durable.

AVOMM : Pouvez-vous revenir sur vos conditions de détention ?

BDA : Nous avons subi durant notre détention toutes les formes de pratiques dégradantes qui sont les preuves d’un acharnement prémédité. Notre séjour au commissariat d’Arfat1 où, pendant plusieurs jours, nous avons été à la merci de notre principal bourreau le commissaire Mohamed Ould Jaafar, s’est distingué par notre placement dans une cellule insalubre avec les voleurs et autres criminels. Quelques policiers n’avaient pas caché leur amertume et leur refus de prendre part aux sévices que nous subissions. Ces derniers étaient écartés de notre service pour nous confier à de véritables geôliers dont le zèle allait jusqu’à m’empêcher de prendre nos médicaments ou de faire nos ablutions pour prier. Ce temps passé au commissariat fit l’occasion, pour une hiérarchie sécuritaire sans scrupules, de nous ravaler au rang des bêtes. Parfois, indignés, les policiers n’hésitent pas à s’excuser et dire, se confiant à nous, qu’ils sont contraints d’agir faute de quoi ils s’exposeraient aux sanctions.

Arrivée à la gendarmerie, on nous a séparés, mes camarades et moi. Nous ne nous reverrons qu’au palais de la justice lors des séances du procès. Tandis que l’on nous accusait, selon les instruments du pouvoir pour agression sur un commissariat ; l’ensemble des questions qu’on m’a posées étaient purement politiques. Elles portaient sur mes positions personnelles sur la version mauritanienne du rite malékite, essence de l’esclavage et de l’esclavagisme dans le segment beydhane. On m’a reproché d’inciter la démobilisation des militaires hratin qui se cantonnent dans les postes subalternes (hommes de troupes, ordonnance et ses officiers) ; de considérer le lycée militaire, une école crée pour asseoir la domination blanche, un sanctuaire d’oligarchie et de racisme ; d’encourager le peuple pour déposer le pouvoir en place. La gendarmerie m’a demandé aussi si je soutiens le rejet de la tribu, institution qui est un instrument d’endoctrinement des esclaves et anciens esclaves, par leur maitres et ou/anciens maitres…

Pendant mon séjour à la gendarmerie, j’ai hélas pu me rendre à l’évidence que l’arrestation au commissariat était un épisode d’un feuilleton dont le scénario a été écrit par le régime de Ould Abdel Aziz et le système féodal qu’il représente et dont les appareils sécuritaires, judicaires et les organes de presse publique n’étaient, en fait que des outils d’exécution. Il était sûr que les différents faits que je n’ai cessé de dénoncer constituent des réalités immuables. Et leur démystification dérange à plus d’un titre. Fort de cela, je dis à la coalition des forces qui gangrènent tout le tissu social et les rouages institutionnels, judicaires, sécuritaires, paramilitaires, et militaires que les couches naguères écrasés, ces damnés de la terre ne se laissent plus faire et braveront tous les dangers pour une Mauritanie multiraciale, plurilingue, forte et unie. Il est fini le temps où le régime et ses inspirateurs qui végètent dans les conspirations et la division parvenaient à jeter les Beydhanes sur les Hratin ou les Hratin sur les Noirs. Il est révolu le temps où la diabolisation des Négro-africains faisait d’eux une bête à immoler sur l’autel du chauvinisme.

L’arrestation de mes amis et moi était une occasion précieuse où toutes les forces progressistes nationales se sont réconciliées avec elles-mêmes et se sont dressées contres les pratiques ignobles. Les marches, les séances de débats parlementaires, les colonnes des journaux, les déclarations et communiqués, ont porté un démenti catégorique aux prétentions velléitaires du pouvoir honni, devenu l’ombre de lui-même.


AVOMM : Comment expliquez-vous le refus des autorités de reconnaître votre mouvement l’Initiative de résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) ?

BDA : Le refus des autorités de reconnaître IRA – Mauritanie n’a pas besoin d’explication. Elles ne veulent pas de l’existence d’une organisation sincère dans son combat contre les vrais problèmes sous lesquels ploie la majorité de la population. Leurs objectifs sont clairs. Il s’agit du maintien des pratiques anachroniques de l’esclavage, de la discrimination raciale, de la ghettoïsation et leurs nombreux autres corollaires : exclusion, marginalisation. Il s’agit aussi de garantir un développement social, culturel, économique et politique à deux vitesses ; créer deux types de citoyens différents devant la loi et dans les droits.

Mais je saisis cette occasion pour rappeler que pour exister nous n’avons pas besoin de leur avis mais d’être conforme aux dispositions des lois en vigueur dans le pays. Connaissant les textes qui disent que nous sommes dans un régime démocratique, nous sommes donc dans la légalité parfaite que les autorités nous livrent officiellement ou non notre récépissé de reconnaissance.

Je sais par ailleurs que nous dérangeons fort de part notre engagement, nos moyens de lutte et notre franc-parler qui n’acceptent pas le compromis ou la compromission. Surtout que IRA – Mauritanie se singularise par la synergie des efforts de ses nombreux militants, entre autres, une intelligentsia clairvoyante, patriotique, et consciencieusement efficiente. Voilà qui met en valeur notre diversité mais celle aussi de nos atouts. Dans notre mouvement, il y a les mauritaniens de toutes les communautés et cela nous procure de la fierté, de la force et la confiance dans l’avenir. Nous savons que ces qualités gênent le régime qui s’évertue à vouloir préserver le privilège du segment dominant, qui s’est tout accaparé : richesses, postes, terres… Il nous reconnaîtra malgré lui. Car nous sommes bien engagés dans la lutte pour la reconnaissance qui est un droit fondamental au sein de toute démocratie digne de ce nom. Et nous nous sommes remplis toutes les conditions requises par les textes en vigueur.


AVOMM : Si la loi criminalisant l’esclavage et le fond pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage ne sont pas suffisants pour régler ce problème quelles sont, selon vous, les décisions urgentes que les autorités doivent prendre pour éradiquer cette tare ?

BDA : La loi si l’on arrive à l’appliquer et orienter l’argent pour la lutte contre ce que le pouvoir appelle à tort « les séquelles de l’esclavage, cela contribuera certainement à éradiquer l’esclavage. Mais le problème est qu’en plus de l’absence de toute volonté de combattre ces pratiques d’un autre temps, le régime protège les esclavagistes et s’en prend aux défenseurs des droits humains, accusés tantôt d’intelligence avec l’étranger, tantôt de vouloir diviser les mauritaniens.

Les résultats obtenus sont le fruit de la détermination et l’engagement des hommes libres décidés à ne pas se taire sur ces injustices qui consacre l’idéologie de la race et les préséances de naissance.

Cependant, si l’on veut vraiment venir à bout de cette horreur multiséculaire, il va falloir mettre fin au tabou. L’Etat doit quant à lui cesser de se présenter comme partie défendant de la sorte les criminelles. En effet toutes les victoires obtenues sont malheureusement remportées contre le pouvoir et non contre les contrevenants. Quel est cet Etat qui se plaît à ce que son nom se lie à ceux des esclavagistes et des iniques ?

Si l’on tient à éradiquer définitivement ce fléau, il faut que les autorités initient des campagnes médiatiques de sensibilisations et d’explication. Il faut aussi donner des consignes claires à l’administration, à l’appareil judiciaire et aux forces de polices de ne plus participer à la dissimilation des faits avérés. Des mesures draconiennes méritent d’êtres prises à l’encontre de tous ceux qui manifestent une quelconque complaisance vis-à-vis des pratiques d’esclavages.

Mais il est inconcevable que l’Etat mauritanien, sous sa direction actuelle, puisse opérer cette prise de conscience nécessaire à un début de solution de cette dangereuse question de l’esclavage. Le discours du général Aziz le 29 avril passé à Kaédi et ses allusions et diatribes contre les activités d’IRA-Mauritanie, démontre que l’homme est très en retard par rapport à l’ampleur et à l’impact de l’action de notre organisation ; que le général est pris en otage, et par son ignorance et par le discours des franges esclavagistes du système que son entourage pourris, lui fait répéter.


AVOMM : Diriez-vous, comme certains, Aziz =Taya?

BAD : Je suis tenté de dire oui pour ne pas dire pire ! Nous connaissons tous les abominables crimes d’épuration perpétrés par Taya. Nous savons, par ailleurs, à quel niveau cet homme était-il barbare et sanguinaire. Mais nul n’ignore le blocage du processus de réconciliation nationale enclenché, et qui reposait à la fois sur le règlement de façon absolue et unanime du passif humanitaire et de l’esclavage. Alors que tous les mauritaniens y étaient impliqués à la conception, le contrôle et le suivi conformément à la dynamique collective, le coup d’Etat de Mohamed Ould Abdel Aziz est venu tout décapoter. D’abord par l’arrêt systématique des concertations, puis la récupération politique au nom de son humeur et un programme populiste qui vide tout le processus de son sens et ses objectifs. L’objectif non avoué c’est la dissimilation et la protection des auteurs de l’épuration ethnique pour des raisons que lui et ses camarades d’armes du système discriminatoire et eux seuls en connaissent les secrets. Tout fut masqué par la parade l’artifice de la prière de l’absent à Kaédi, doublée d’un achat de conscience ou corruption baptisé « réparation » tandis que la vérité tant attendue par les parents des victimes n’est pas connue. Pourquoi ? Qu’est-ce qui peut motiver ce sabordage de la volonté nationale ! Qu’est-ce que le système discriminatoire dont Ould Abdel Aziz est l’incarnation veut cacher. Rien que les crimes de Taya et ses complices, dont il n’est pas du tout propre tant qu’il se comporte de la sorte.

Quant à l’esclavage, nous signalons qu’il y a eu une loi qui avait été promulgué en 2007 avec une unanimité sans précèdent dans l’histoire du pays. Elle exprime la volonté des mauritaniens libres et l’échec de l’oligarchie à continuer à masquer cette réalité qui saute à l’œil. Par la même occasion, il a été décidé de créer une structure publique pour s’occuper des esclaves avec le vote d’un budget. Quoique toutes ces décisions étaient insuffisantes. Mohamed Ould Abdel Aziz est venu faire table rase de ces acquis dont on espérait plus. Il a commencé par faire black-out sur l’esclavage qu’il ne nommait jamais revenant à la dénégation du fait. Ensuite, il s’est acharné sur le chapitre du budget alloué à la lutte contre l’esclavage et l’a réduit. Géré par un groupe de maîtres et anciens maîtres d’esclaves, il est objet de détournement dans un pays détenu par des prévaricateurs de renom et des mafiosi. Enfin, avec les révélations des cas d’esclavage avérés et l’adhésion de larges couches nationales parmi les Hratin, les Arabo-berbères et les Négro-africains et face à la menace de disparition des arcanes du système constituant l’essence et la raison d’être de son pouvoir, Ould Abdel Aziz n’a pas hésité à prendre clairement la défense des esclavagistes à chaque fois qu’ils sont démasqués, traînés devant la police ou déferré devant le parquet. Il n’hésite pas à faire intervenir ses ministres pour influencer la décision de la juste afin de blanchir les présumés esclavagistes. Ces crimes sont couronnés pendant la première semaine de ce mois par une campagne de licenciement des travailleurs domestiques de couche hratin, n’épargnant ni villes ni villages. Pour la première fois on assiste, non seulement à une campagne de chasse à la sorcière, mais de diète collective tout simplement parce que les victimes sont des Hratin et que leurs congénères parmi les défenseurs des droits de l’homme se sont engagés à libérer ceux qui ploient encore sous le poids écrasant de l’esclavage séculaire. Parce que ces derniers tiennent par-dessus tout à militer pour les droits civiques susceptibles de préparer l’émergence d’un Etat de droits qui régirait le principe un homme une voix.
J’espère que vous comprenez maintenant pourquoi je dis que Aziz est pire que Taya.


AVOMM : Quels sont vos rapports avec les organisations de la diaspora, notamment l’AVOMM ?

BAD : Notre organisation et mon humble personne, doivent beaucoup de chose à AHME que dirige Mohamed Yahya ould Ciré et l’OCVIDH que dirige Mamadou Digana dit Ibnou ; ils ont toujours été les plus proches dans les moments difficiles. D’autre part, je suis en très bon rapports avec les cadres et personnalités des FLAM en Europe. Et je suis fier d’avoir eu l’occasion de tisser des relations avec l’AVOMM depuis quelque temps, et je suis très reconnaissant à son égard, et l’égard de son président Ousmane Saar et ses cadres qui m’ont rendu visite et soutenu à ma sortie de prison.


AVOMM : Que pensez-vous de : la cohabitation ? Du passif humanitaire ? De la lutte contre l’impunité que mène l’AVOMM ?

BAD : La cohabitation est fatale. Elle est irréversible. Le destin de toutes les communautés nationales qui composent ce peuple est lié. Un Etat dit la Mauritanie existe envers et contre tout. Tout comme le tapis du tisserand, il tire sa beauté de notre diversité si riche, nos races, nos langues et cultures variées. Dans notre histoire commune il y a l’œuvre de chacun malgré la volonté de réduction du groupe dominant. L’hégémonie des intellectuels organique du système en désuétude ne résistera pas aux vents du changement qui soufflent et la volonté de la majorité dès lors que celle-ci a des revendications légitimes et justes.

La position de l’Initiative de Résurrection du mouvement Abolitionniste sur le passif humanitaire n’accepte point de compromission. Elle est claire et inaliénable. Le passif humanitaire doit être inexorablement réglé de façon transparente et sans équivoque qui respecte les sentiments des ayant droit. Cependant tout doit commencer par le droit à la vérité. Il faut que les criminels responsables des exactions sommaires soient connus et jugés. Il faut que les fosses communes soient localisées et ouvertes ; les corps des victimes soient identifiés et restitués dans la plus grande dignité à leurs proches pour que leur soient organisés tous les rituels religieux requis. Les parents ont le droit de recouvrer la paix de l’âme après des décennies de supplice et de souffrance de toute sorte.

Nous avons engagé ce que nous concevons comme la lutte contre l’impunité. Et notre combat est frontal. Les sit-in, les conférences animés à travers le monde, les écrits, interviews, conférences et points de presse de nos intellectuels sont nos parmi les instruments de lutte dont nous avons usés et qui nous ont valu la haine des forces du mal et conduit à la prison. Notre raison d’être est l’éradication de toutes les formes d’injustices quelles qu’elles soient et quelles qu’en soient les victimes. Nous ne distinguons pas entre ces dernières car l’iniquité reste l’iniquité qu’elle soit subie par des hratin, des Négro-africains ou des Arabo-berbères. Elles ont le même goût amer.

Notre combat de vocation national. Il ne s’inscrit pas dans les considérations sectaires comme d’aucuns voudraient le présenter par dédain. Mais une chose est sûre : nous n’avons de problème avec une ethnie, ni race, ni langue. Notre problème c’est avec tout bourreau, tout assassin, injuste ; bref tout auteurs des dénis… Notre désir nous l’avons dit, c’est l’œuvre pour le rétablissement de la justice et l’égalité pour tous dans un pays qui en a besoin, tant pour sa stabilité, sa sécurité et sa pérennité.

Nous pensons que notre devoir est aussi de soutenir AVOMM dans ses efforts inlassables de faire juger le dictateur déchu Maawiya ould Sid’Ahmed Taya et toute la chaine de responsables qui ont perpétré l’épuration ethnique contre les Négros-Mauritaniens pendant les années de braises. Nous apprécions spécialement les tentatives inlassables de cette ong, qui visent à enclencher des poursuites judicaires contre l’ex-chef d’Etat à partir de Bruxelles ; aussi nous pensons que ces efforts finiront par payer.


AVOMM : Selon nos informations vous connaissez les FLAM, pourriez-vous soutenir leur demande d’autonomie du Sud Mauritanien ?

BAD : Je tiens d’abord à préciser que les FLAM, de notre point de vue, est un mouvement national mauritanien dont la lutte est noble et légitime. Je souligne que ses revendications, ont très tôt été déformées aux yeux et aux oreilles des populations mauritaniennes par un pouvoir qui voulait légitimer, non seulement la décapitation des FLAM, mais aussi l’extermination des cadres civils et militaires de la communauté halpoularen en Mauritanie. Et je ne sais pas exactement qu’est ce que la revendication d’autonomie représente dans le projet politique des FLAM, mais je suis sur de trois choses au moins :

- la première est que les communautés négro-mauritaniennes qui vivent dans la vallée du fleuve Sénégal ont des spécificités culturelles, linguistiques qui ne sont pas prises en compte ni prises en charge par l’Etat mauritanien qui continu à sombrer dans sa dérive ethnique dangereuse ;
- La deuxième est que l’autonomie dans pareil cas d’oppression culturelle et d’écrasement ethnique à toujours été expérimentée comme solution juste et équitable, dans beaucoup de pays et ce n’est pas l’apocalypse, ce ne sera pas la fin du monde en Mauritanie au cas ou ;
- La troisième est que la revendication minimale des populations noires du sud, en ce qui concerne la structure de gestion de l’Etat, doit être un redécoupage administratif capable d’introduire une d’équité entre le sud et le reste de la Mauritanie ; car il est clair que le découpage actuel est conçu pour réduire les élus parlementaires négro-mauritanien à la ponction congrue.


AVOMM : Biram, le monde arabe bouge : Tunisie, Egypte, Libye, on note aussi une timide tentative en Mauritanie (pays arabe et africain), quelle est votre lecture de ces soulèvements?

BAD : Le monde arabe bouge effectivement. C’est une vague de soulèvement inédite tant par sa contagion que par sa vitesse et ses surprises. Nous en avons senti les marées chez nous. S’agit-il de simples balbutiements ou bien seraient-ce les signes annonciateurs du printemps de jasmins. Quoiqu’il arrive la Mauritanie n’est pas à l’abri de révolte. Les choses ne se limitent pas aux mouvements des jeunes du 25 février qui semblent avoir déstabilisé le régime autoritaire de Nouakchott et dont la pression continue encore.

Aujourd’hui c’est tout le pays qui est en proie aux contestations de tout ordre. On voit les sit-in partout : devant le palais présidentiel, les ministères, les sociétés publiques, la grogne des travailleurs, l’absence de dialogue social avec les syndicalistes, les grèves, la crise politique, la banqueroute, la prévarication, l’insécurité, voilà autant de problèmes qui sont un vivier d’instabilité et un terrain propice à une révolution du genre de celles secouant le Maghreb et l’Arabie.

Je pense que ces changements doivent servir de leçon pour mettre le pays pendant qu’il est temps sur la bonne voie. Je sais que ce ne sera pas facile. Car ce sont des généraux félons, des prévaricateurs, c’est-à-dire des personnes sans expérience et dont les décisions sont dictées par les humeurs et l’improvisation qui veillent hélas sur le destin du pays. C’est regrettable. En un mot, la Mauritanie court malheureusement les mêmes conséquences, voire pire.


AVOMM : Un dernier mot à nos lecteurs.

BAD : Je dis que les Mauritaniens sont confiants dans l’avenir de ce pays. Celui-ci ne sera que ce que nous voudrions qu’il soit. J’entends par nous tous nos concitoyens. La volonté existe chez les hommes libres dont le cercle s’élargit de jour en jour. Quant au régime nous l’avons contraint par notre combat à reculer sur quelques points, sachant que nous ne craignons pas l’oppression. Il a cédé et continuera à céder grâce à notre détermination. Nous les pousserons jusqu’à le dégager ou se corriger.

Je vous remercie au nom de notre organisation. Nous sommes, en fait sensibles à votre apport à ce combat multidimensionnel. La diaspora où qu’elle soit, à l’esprit en Mauritanie. J’en sais quelque chose, moi qui ai la chance de la rencontrer dans mes voyages à travers les continents. Ses expériences et contributions seront toujours les bienvenues.

Je vous remercie infiniment pour l’honneur et la considération que vous m’accordez.

C'est nous qui vous remercions très sincèrement d'avoir accepté cette invitation.

Entretien réalisé par Mireille Hamelin et Mohamed Dogui

Source : Avomm le 02/05/2011

47 commentaires:

maatala a dit…

Le racisme ordinaire : ses dits et non-dits


Pour Jeanne Favret-Saada, anthropologue, le verbatim de la réunion officielle de la DTN, le 8 novembre 2010, publié par Mediapart, «met en évidence la variété des manières de tenir des propos racistes et de prendre des décisions discriminatoires, parfois sans s'en rendre compte».

Il était important que Mediapart publie cette conversation entre dirigeants du foot sur l'intérêt ou non d'établir des quotas «raciaux». Chacun des participants s'y révèle raciste à sa manière, mais pour certains d'entre eux, pas plus que n'importe quel Français ou presque. En lisant avec attention le texte de cette réunion, on voit avant tout que les dirigeants du foot sont tenus pour responsables de quelque chose à quoi ils ne peuvent rien : l'état présent de l'équipe de France. Par contre, ils aimeraient bien contribuer à son renouveau, de quelque façon que ce soit. Mais ils font l'impasse sur les données générales du problème : la France, excellente formatrice de grands joueurs, mais trop pauvre pour les conserver même dans ses équipes les mieux dotées ; de ce fait, le football français, incapable d'entrer dans la grande concurrence internationale, sauf parfois lors de la Coupe du monde.

Du coup, ces dirigeants pensent le problème en le fractionnant en petits paquets, dont chacun est affecté d'une part de non-dit raciste, et dont l'ensemble est articulé par une glu mentale tout aussi raciste et muette.

1. Aujourd'hui, les gamins qui ont envie de jouer au foot viennent en majorité des «cités», les enfants bien insérés préférant d'autres sports. (Non-dit : la plupart de ces gamins sont peu disciplinés, violents, paresseux, égoïstes, voir la dernière Coupe du monde.)

2. Les candidats à la formation comportent donc beaucoup moins de «Blancs» que de «Blacks». (Non-dit : les Maghrébins sont comptés pour des «non-Blancs», sinon pour des « Blacks ». Il suffit d'ailleurs que ce soit dit pour que le locuteur recule).

maatala a dit…

3. Les plus doués de ces gamins sont sélectionnés pour apprendre le jeu de football, mais cela coûte cher à la Fédération et à l'Etat. (Non-dit: leur formation terminée, ils doivent quelque chose à la Fédération et à la France, mais rien n'est prévu pour les y contraindre. Or comme ils sont égoïstes... voir plus haut.)

4. Ces dernières années, la sélection a privilégié les joueurs grands et costauds, c'est-à-dire, les «Blacks». Ce n'est pas une vérité absolue (on a connu de petits Blacks ou de grands Blancs), mais une vérité statistique. Or une fois formés, devenus adultes, ceux qui ont une double nationalité préfèrent jouer la Coupe du monde dans l'équipe de leur pays d'origine.

A ce point, le locuteur s'est fourré dans une erreur caractérisée: les joueurs qui vont dans les équipes de leur pays d'origine n'ont jamais été sélectionnés dans l'équipe de France. Ceux qu'on retrouve en Algérie ou au Cameroun n'ont pas été sélectionnés dans l'équipe de France. Il ne s'agit donc pas d'une «trahison» : ces joueurs utilisent leur seule possibilité de participer à une Coupe du monde. Cette erreur, proprement raciste, est rendue possible par les non-dits précédents : puisque les «Blacks» sont peu disciplinés, violents, paresseux, égoïstes, pourquoi ne seraient-ils pas des traîtres ?

5. Pour des raisons d'efficacité technique, l'équipe de France devrait changer de critères de sélection et recruter des joueurs «petits et techniciens», et les recruteurs de minimes et juniors devraient en faire autant pour préparer l'avenir. (C'est là que survient le non-dit principal : les dirigeants veulent-ils changer les critères pour des raisons purement techniques ou pour des raisons de racisme ?)

A ce point, le débat des dirigeants devient absolument confus, les critères culturels refont surface, et, pour finir, les locuteurs se départagent : certains, comme Laurent Blanc, optent pour la version la moins raciste (tout en conservant par devers lui la conviction que les joueurs n'ont pas le droit moral de rejoindre les équipes de leur pays d'origine) ; tandis que d'autres se radicalisent.

L'intérêt de cette publication dans Mediapart tient surtout, à mon sens, à ce qu'elle met en évidence la variété des manières de tenir des propos racistes et de prendre des décisions discriminatoires, parfois sans s'en rendre compte : Laurent Blanc ne se considère pas comme un raciste. Des conversations du même ordre se tiennent tous les jours, en grand nombre, à différents niveaux de décision : si nous en étions informés, nous serions moins étonnés par les propos de Claude Guéant.

Source: médiapart

maatala a dit…

Salam

Etrange location de véhicules de la Primature pour des missions au Mali ?


La direction du Trésor a autorisé, jeudi dernier, le paiement de la location de trois véhicules particuliers au profit du Premier ministère.

Les trois dépenses portent la mention "sur instruction du Premier ministre". Les ordonnancements concernent les dossiers suivants :

Dossier N° : 090101317, paiement location d’un véhicule Toyota L/C 3337 AM 00 destiné pour une mission au Mali. S/instruction du PM pour une période de 30 jours du 14/06/2010 au 15/06/2010, au titre de l’année 2010.



Dossier N° : 090101319, paiement location d’un véhicule Toyota L/C 3335 AN 00 destiné pour une mission au Mali. S'instruction du PM pour une période de 30 jours du 26/10/2010 au 27/11/2010, au titre de l’année 2010.

Dossier N° : 090101320, paiement location d’un véhicule Toyota L/C 3337 AN 00 destiné pour une mission au Mali. S/instruction du PM pour une période de 30 jours du 20/12/2010 au 19/01/2011, au titre de l’année 2010.

Curieuse façon de louer des véhicules 4X4 et pour une si longue période (un mois), si l’on sait que le parc administratif regorge de véhicules neufs et destinés aux missions de l’Etat.

Les véhicules en question étaient-ils destinés à des "missions" personnelles ? Privilège accordé à un particulier, recherche de cheptel égaré, par exemple.

Source : Canal Rim (Mauritanie)

Anonyme a dit…

Interrogation sur l'immersion annoncée de Ben Laden
  02/05/2011 Commentaires [ 14 ] E-mail Imprimer

 Selon deux chaînes de télévision américaines, la dépouille du terroriste aurait été immergée en mer mais en respectant les rites musulmans. Une déclaration contradictoire, selon les spécialistes.

La mort d'Oussama Ben Laden lors d'un assaut des forces spéciales américaines dans la nuit de dimanche à lundi a laissé aux Etats-Unis un nouveau problème à régler : le traitement réservé à son cadavre. Remettre le corps du chef d'al-Qaida à ses proches posait le risque de le voir ériger en martyr lors de ses funérailles. Selon deux chaînes de télévision américaines, CNN et ABC, Washington aurait donc opté pour la discrétion, en immergeant le corps dans un lieu inconnu.

Un responsable américain a néanmoins assuré à un journaliste d'ABC que le corps était néanmoins «manipulé dans le respect de la tradition musulmane». «Nous prenons la chose au sérieux et tout est fait de façon conforme», a-t-il ajouté.

Une seule exception pour l'immersion
Les spécialistes des rites musulmans sont toutefois sceptiques. «Les musulmans enterrent leurs morts dans la terre. La seule exception pour laquelle l'immersion en mer est autorisée, c'est quand on se trouve sur un bateau et qu'il est impossible de conserver le cadavre jusqu'à la prochaine escale», explique au Figaro.fr Sami Aldeeb, universitaire spécialiste du droit musulman.

La tradition exige également que le mort soit exclusivement touché par des musulmans et inhumé au côté de personnes de même religion. Il doit être enterré dans la journée, après avoir été lavé «avec de l'eau savonneuse, puis de l'eau claire et enfin avec de l'eau mêlée de camphre, avant d'être entouré de trois pièces d'étoffe», explique-t-on à la Grande Mosquée de Paris. «L'inhumation se fait en terre, sans cercueil. La dépouille doit être placée parallèlement à la Mecque, la tête du défunt légèrement tournée vers la droite pour que son visage soit tourné vers la Kaaba, le sanctuaire sacré de la Mecque».

«Nous sommes très surpris» par le choix de l'immersion en mer, commente un porte-parole de la Grande Mosquée, qui avance la possibilité de «traditions particulières à cette zone du Pakistan, proches de l'hindouisme».

Une rapidité surprenante
L'explication la plus plausible semble toutefois être que Washington souhaite éviter la création d'un sanctuaire autour de la tombe du terroriste. «Les Israéliens ont également enterré des Palestiniens dans des lieux inconnus pour éviter les pèlerinages», rappelle Sami Aldeeb. L'immersion du corps de Ben Laden n'était pas officiellement confirmée en milieu de journée, heure de Paris.

Outre le choix de l'immersion, la rapidité avec laquelle les Américains ont disposé du corps interpelle. A titre de comparaison, les Etats-Unis avaient conservé les corps de Oudaï et Qoussaï Hussein, les fils de Saddam Hussein, onze jours avant de permettre leur inhumation, rappelle le Guardian. Cette précipitation pourrait semer le doute sur l'identité de l'homme présenté comme Ben Laden. Les autorités américaines affirment néanmoins avoir identifié le chef d'al-Qaida avec des méthodes de reconnaissance faciale. Des tests ADN en cours devraient confirmer ces résultats d'ici quelques jours.

Par Pauline Fréour - lefigaro.fr - 02/05/2011 | Mise à jour : 13:43

 

Anonyme a dit…

Salam

La DGI épingle l’immeuble El mamy : Les magasins fermés pour faute de redevance.


Les magasins de l’immeuble Elmamy n’ont pas ouvert leurs portes le lundi 02 mai. Et pour cause la Direction Générale des Impots (DGI) est venue réclamer ses sous. Un coup de poignard du service des impôts qui tombe comme un couperet sur la gorge des propriétaires de magasins qui ne savent plus à quel saint se vouer.

La DGI vient de frapper encore. Cette fois-ci, ce sont les magasins de l’immeuble Elmamy qui tombe sous l’escarcelle des agents du service de recouvrement de la DGI pour faute de redevance. Une fermeture qui n’est pas restée inaperçue au niveau de l’avenue John. F. Kennedy. Les commentaires des badauds devant les portes fermées des magasins en disent long sur cette fermeture.

Ces portes qui abritent les deux grandes librairies de la capitale (vents du sud et 15/21), la compagnie d’assurance SAR ainsi que d’autres petits commerces ont reçu le lundi matin, un procès verbal de fermeture de la perception pour redevance.



Un procès-verbal exécuté par un agent de poursuite en service à la perception qui stipule « en application de l’article 535 du code général des impôts/ordonnance No 82060 du 24 mai 1982, complété par les articles 31 et 33 de l’ordonnance portant loi des finances 1984, avons procédé à la fermeture des magasins redevables à la perception. »
Qui est redevable envers la perception, le gérant ou les locataires de magasins. ? Impossible de chercher la petite bête au niveau de la direction de l’immeuble. Le gérant est absent depuis le matin. Cloués aux piloris, les propriétaires de magasins ont baissé pavillon depuis le matin. Eux aussi, sont restés introuvables, malgré le manque à gagner énorme engendré par ce dysfonctionnement.

L’employé de la SAR que nous avons rencontré sur la chaussée, n’a pas cherché la petite bête trop longtemps. Selon lui, le propriétaire de l’immeuble est responsable de ce désordre car les propriétaires de magasins ont toujours respecté leurs engagements envers lui et la perception.

« On n’a jamais su que la direction de l’immeuble devait de l’argent à la Direction Générale des Impôts, aujourd’hui on est entrain de payer les pots cassés » martèle t-il. Pour le moment rien n’a filtré concernant le montant de la redevance. Selon les témoignages, le gérant est parti depuis le matin à la DGI pour trouver un protocole d’accord avec le service des recouvrements.

Au mois de janvier 2011, la DGI avait asséné le même coup d’estocade aux restaurants et fast-foods de la capitale. Le service des recouvrements les exigeaient à tenir une comptabilité et à payer leurs impôts. Beaucoup de commerces et de restaurants étaient mis sous scellés, dont « le restaurant prince »

Dialtabé



Source : Le Quotidien de Nouakchott

Anonyme a dit…

Salam

jeudi 14 avril 2011Contrairement aux occidentaux, les chinois construisent l’Afrique de demain
Depuis quelques mois, la Mauritanie soigne au mieux son image très écornée dans les pays occidentaux qui placent ce paisible pays dans la liste des Etats de la zone rouge communiquée régulièrement à leurs citoyens, notamment à ceux d’entre eux qui ont pris connaissance du riche patrimoine et de la diversité écologique de cette contrée.

Certes, depuis que les autorités ont décidé de mener une guerre courageuse contre le terroriste, s’attaquant aux racines du mal, en faisant la traque aux éléments d’Aqmi jusqu’à dans leurs arrières retranchements, aux confins des frontières algéro-maliennes, Nouakchott retrouve une certaine réputation de pays sûr et sécurisé, mais les vacanciers européens, particulièrement espagnols et français ont encore la frousse et ne veulent pas expérimenter cette sécurité, d’ailleurs reconnue par les américains, de crainte d’être enlevés.
Toutefois, il faut reconnaître que la Mauritanie jouit d’une image plutôt bonne dans l’Est asiatique, notamment en Chine dont les millions d’habitants sont convaincus que notre pays, comme le reste de l’Afrique n’est pas du tout dangereux comme le pensent les occidentaux.
Dans ces pays du Levant, la Mauritanie n’est pas un Etat dangereux avec beaucoup d’agressions, d’attaques terroristes, de maladies ou d’émeutes contre la faim ou encore de manifs pour le changement.
Cela est d’ailleurs très visible à la lumière du coup d’accélérateur donné par la deuxieme puissance économique à la coopération avec les Etats africains, particulièrement la Mauritanie où cette semaine même, où M. Fu Ziying, vice-ministre du commerce chargé de la coopération économique séjourne dans notre pays.

Une visite placée sous le signe de la revalorisation et du renforcement de la coopération sino-mauritanienne, avec des perspectives de sa généralisation future à tous les domaines notamment les grandes infrastructures hydrauliques et agricoles indispensables au développement de base de la Mauritanie.

D’ailleurs, outre les autres aspects positifs de cette visite de cette grande personnalité chinoise, la Chine et la Mauritanie viennent de signer deux accords de coopération économique et technique d’une valeur de 4,514 milliards d’Um.

Dans les autres Etats africains, l’heure est également à la consolidation des liens de partenariat. A titre d’exemple, on peut citer ici le cas de la coopération économique et technique de Pékin avec Luanda en vertu de laquelle d’importants accords avaient été signés au cours de la visite effectuée dans ce pays par le premier ministre Wang Oishan en mars dernier.

La Chine n’est pas fortement présente sur le seul plan de la coopération, mais aussi diplomatique où elle jouit d’une excellence image, contrairement à Paris et à Washington qui sont plutôt passionnés par le langage des armes, écornant considérablement leurs images en Libye et en Côte d’Ivoire, comme dans les autres pays du vieux continent.

Pékin a toujours soutenu l’Afrique même au Conseil de Sécurité de l’Onu avec ses vetos décisifs contre les résolutions forcées par les occidentaux pour imposer leur hégémonie sur l’Afrique.

Les chinois, notamment les journaux de Pékin sont conscients de cet apport diplomatique sur lequel les médias ne tarissent point révélant une bonne santé de leur diplomatie En afrique.

A propos de cet interventionnisme occidental, après seulement quelques jours de raids aériens contre les troupes de Kadhafi, les critiques avaient commencé à pleuvoir contre Paris, Washington, Londres, mais la Chine est restée égale à elle-même, un Etat qui aide avec ses bras les autres pays à sortir du cercle vicieux du sous-développement.

Ahmed Ould Bettar, Guangzhou.China

Anonyme a dit…

Salam

Docteur Moulaye: y en a mare !

Depuis sa nomination , comme premier ministre , il déjà trois ans , Moulaye s’ est attelé minutieusement à "Jekaniser" l’ administration mauritanienne , du plus petit poste jusqu’ aux plus hautes fonctions , attribuant le reste à ses beaux parents ( ministre de la santé sortant ou sorti par l’ IGE , directeur de la législation etc. )
Faute de trouver un interlocuteur valable, les bailleurs de fonds ferment aujourd’hui les robinets .
Il n' y a plus d’aide d’urgence étrangère et , ce qu’ on appelle politique de stabilisation des prix est une pure blague , parce que l’ inamovible ministre du commerce monsieur Ould Dermane , fils de chauffeur , est un nullard qui ne fait que tromper l’ opinion publique et le président de la république sur les prix des produits de première nécessité !
Il semble ignorer le proverbe bien mauritanien selon lequel " un mensonge remplit un sac , deux n’y mettent rien " .
Les manifestations se multiplient créant des déstabilisations socio- politiques auxquelles Moulaye , le spécialiste des forages ne comprend rien du tout .
Au-delà de la devise "Dégages" de la jeunesse de Face book , c’est bien en fait Moulaye qui est visé !
Tout le peuple mauritanien, toutes tendances confondues, estime que Moulaye ne répond pas aux exigences des fonctions qu’il occupe.
Il est plus indiqué , en tant qu’ ingénieur pétrochimiste , à la tête de la SMH avant qu’ elle ne mette la clé sous le paillasson .
Parmi les crises politiques qu’il a provoquées, on peut donner l’exemple du dernier report du renouvellement du tiers sénat, juste à la veille de l’échéance, alors que les candidats ont perdu leur temps et leur argent pour rien. Tout çà , à cause des mauvaises manœuvres de Moulaye !
Il faut qu’il parte pour laisser la place à un homme plus mur, connaissant mieux le pays et ses spécificités et surtout plus politisé, et il ya en plus des milliers.
Moulaye a fait quatre ans à la primature , entouré de tous les honneurs dont il n’ a jamais rêvé . Comme les bonnes choses ont une fin, alors baye baye Moulaye , sans oublier Issa ton Dircab qu’ il faut bien ranger dans tes bagages ! N' oublies pas !
Il ne faut pas aussi oublier d’amener le soit disant super ministre, monsieur Ould Baya , l’ homme par qui la colère estudiantine est arrivée .
Quant à Sidi Ould Tah , il doit être non seulement limogé mais puni pour ses mauvaises performances et le mauvais choix des collaborateurs qui l’ entourent et qui ont fait perdre à la Mauritanie l’obtention des financements lors de la dernière vision – conférence avec la banque mondiale , au centre d’ échanges à distance . Vivement l'alternance à la primature pour donner la chance à une équipe de technocrates d'initiatives , capables d'assurer la relance économique et un développpement integré ! Moulaye est un immobiliste qui attend toujours que la tempète passe .Jusqu'à quand ?

Publié par Lakhbaar Tebgue Vi Dar

Anonyme a dit…

salam

Lu chez Vlane

La précipitation avec laquelle le corps ou le prétendu corps de Ben Laden a été jeté à la mer montre que désormais nous vivons sous un nouveau terrorisme psychologique venant des USA et de tous ceux qui se félicitent d’un sordide pareil procédé. Ben Laden était un terroriste ! Certes ! Mais pas plus que l’administration Bush ou Tsahal qui ont sur les mains le sang de plusieurs peuples sans parler de la destruction massive du berceau de grandes civilisations.
Absolument rien ne peut justifier que l’on prenne son corps, celui d’un musulman et qu’on le jette à la mer de peur que quelqu’un ne vienne se recueillir sur sa tombe. Cet acte, salué par Obama, les alliés des USA et tous ceux qui craignent les USA, cet acte est un acte inhumain et barbare.
Je m’appelle Ahmed Ould Soueid Ahmed et je ne suis pas un terroriste mais rien ne me fera cautionner un tel acte surtout venant de gens qui prétendent représenter les lumières face à la barbarie qu’est le terrorisme.
Qu’une grande puissance comme les USA responsable à elle seule de la destruction d’un Irak, sans aucune arme de destruction massive, puisse se dire respecter l’Islam et faire jeter à la mer le corps d’un musulman avec la bénédiction d’un Hussein Barack Obama, non ! Cela n’est pas du respect, ni même du mépris mais de la haine comme ils firent pendre Saddam Hussein le jour d’une grande fête musulmane.
C’est une honte et un crime sans nom pareil procédé et ce n’est certainement pas ainsi que vous allez apaiser la haine et la rancœur comme si finalement les cultiver est le but de la sordide manœuvre afin de continuer à justifier les lois liberticides avec lesquelles les USA et leurs alliés manipulent leur propre peuple.
Nous vivons là désormais, sans masque, l’avènement des pires dictatures qui soient celles où le peuple se croit libre alors qu’il est lobotomisé, ce n’est rien d’autre que le nouvel ordre mondial à savoir le retour à la société féodale mondialisée.
Peu importe. Nous autres pauvres africains ne sommes pas là pour combattre ce système invincible de sitôt sinon par un mouvement mondial dont demain n’est pas la veille, mais de même que la France d’un Chirac dit haut et fort à l’Amérique de Powell, non ! à la guerre en Irak car tout le monde savait qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive autre que la volonté de l’administration Bush de suivre son propre calendrier terroriste, nous disons modestement que jeter le corps ou le prétendu corps de Ben Laden à la mer est un acte barbare de barbares.
Rien ne peut justifier cela sinon le plaisir d’humilier et ce, sous l’administration d’un Hussein Barack Obama !
Une pensée aux enfants du défunt, à sa famille et à sa terre !
Une pensée à l’administration criminelle G.W.Bush…

vlane

Anonyme a dit…

C'est bien triste de constater que quelques "intellectuels" n'arrivent toujours pas a' comprendre les graves consequences suivantes des actions d'Ossama Ben Laden:
1- Il est responsable de l'attaque sauvage du 11 septembre qui cause' la mort de plus de 2 000 personnes.
2- Ce crime terroriste a favorise' les guerres preventives. Therefore, tous les morts dans la guerre de l'Irak et ceux de la guerre d'Afghanistan, doivent etre mis au compte de Ben Laden.
3- Lesdites guerres coutent aux contribuables Americains plus d'un milliard de dollars par semaine.
4- Ossama Ben Laden a porte' atteinte a' l'image de notre religion l'Islam.
5- Il a porte' atteinte a' l'image des musulmans.
6- Il a porte' prejudice aux nouveaux venus car l'Amerique a change' a' cause de 9/11. Elle est devenue plus securitaire et plus mefiante. Ce qui a rendu les choses un peu plus longues et plus difficiles pour les nouveaux venus....etc.

L'Amerique est une force pour le bien dans ce monde. Rien qu'en 2010 le gouvernement Americain a donne' plus de 3 milliards de dollars aux Nations Unies. 2,125 milliards etaient destine's pour les operations de maintien de la paix, 669 millions de dollars pour le budget regulier de l'ONU et 389 millions de dollars pour les autres organisations onusiennes. Ai-je oublie' de souligner que l'Amerique finance jusqu'a' hauteur de 50% le PAM? Ai-je aussi oublie' les milliards depense's par les USA POUR MCC a' travers le monde, les programmes de developpement de l'USAID et le Corps de la Paix?
L'AMERIQUE EST BIEN LA LUMIERE DU MONDE!!!!!!!!!

Je suis extremement fier du President Obama, des services des renseignements et des forces arme'es Americaines pour cet excellent travail! Ossama Ben Laden a transforme' nos avions en missiles pour tuer des milliers de nos compatriotes.Il a detruit l'image de l'Islam de maniere demesure'e. As far as I am concerned, il n'etait pas un musulman et il merite ce que nos braves soldats lui ont inflige'! Il faut avoir du culot pour parler du traitement reserve' au corps de ce criminel. QUE PENSEZ-VOUS DE NOS COMPATRIOTES AMERICAINS QUI ONT ETE' BRULE'S VIVANTS DANS LES BUILDINGS DE NEW YORK LE 11 SEPTEMBRE 2001? QUE PENSEZ-VOUS DES PASSAGERS A' BORD DE L'AVION QUI S'EST ECRASE' DANS L'ETAT DE PENNSYLVANIA? QUE PENSEZ-VOUS DE CEUX QUI SONT MORTS DANS L'AVION QUI S'EST ECRASE' AU DEPARTEMENT DE LA DEFENSE?

Anonyme a dit…

C'est quoi ça? A-
===

Le DGSN ne passera pas devant la commission d’enquête parlementaire sur le PSI


Le général Mohamed Ould Hadi directeur généra de sûreté national, auparavant convoqué par la commission d’enquête parlementaire sur le PSI/2008, ne passera devant ladite commission étant donné qu’il s’agit d’un dossier qui est encore «objet de procédure judiciaire ».

Dans une correspondance intervenue en réponse à la lettre de convocation adressée par la commission d’enquête, le général a exprimé son regret de ne pouvoir répondre à cette convocation « en respect à l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs ».

Le 28 avril dernier, la commission sur le PSI 2008 a adressé une note au général Ould Hadi, dans laquelle elle explique les motivations de sa convocation le 9 mai prochain dans les locaux de l’assemblée nationale.



La commission a également exprimé le souhait de voir le général accompagné du commissaire des crimes économiques et de l’ancien inspecteur de la police française Antoine Godino.

Ce dernier, travaillant pour un bureau d’audit, avait établi un rapport d’enquête pour compte de la BCM, lequel avait mis à jour des détournements de plusieurs millions de dollars du budget alloué au PSI 2008.










Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org



Source : ANI (Mauritanie

Anonyme a dit…

Ben Laden inculpé pqr les etats-unis...mais pour les attentats du 11 septembre
http://www.reopen911.info/11-septembre/ben-laden-a-nie-a-plusieurs-reprises-toute-implication-dans-les-attentats-du-11-septembre-et-il-n-est-toujours-pas-inculpe-par-les-autorites-americaines-pour-ces-attentats/

maatala a dit…

Salam

Pour une fois je suis d'ac avec couly

Ben Laden est un obscurantiste faschiste vert, je trouve qu'on a souillé et pollué l'océan avec sa carcasse, qu'on aurait du livrée au chiens.

Les Irakien qui ont ont pendus le chien de saddam hussein ont commis plus grave que les Ricains: ils ont crachés sur la carcasse de ce fils de pute.

Au sujet de son inhumation:

Les musulmans furent entre autre de grands marins, pendant leurs voyages, que pensez vous qu'ils faisaient de ceux qui décèdent lors des traversée.

Il les jetés par dessus bord

Par contre Couly quand tu dis :

L'AMERIQUE EST BIEN LA LUMIERE DU MONDE!!!!!!!!!

Là tu déconnes grave dit le fou.

maatala

Anonyme a dit…

Avoir une universite' a' Aioun est une excellente chose. Tout ne peut pas etre concentre' a' Nouchott. La nouvelle universite' va creer des emplois, ce qui est bon pour l'economie de la region. J'espere que d'autres universite's seront ouvertes dans d'autres villes Mauritaniennes. La peur de L'UNEM n'est pas justifie'e car avec les moyens de communication modernes tout est possible!

Anonyme a dit…

Salam

Lu sur cridem

Boghé/Thidé : L’UFP secoue la forteresse politique du Colonel Dia Adama Oumar

Extrait:

Aziz, le président gabégiste».

Devant l’assistance, Kadiata Diallo s’est évertuée à démontrer, arguments à l’appui, le caractère malhonnête et maladroit du régime du président Mohamed O Abdel Aziz. Ce dernier, selon elle « demeure un chef d’Etat irrespectueux des lois de la république et qui n’a que peu de considération pour ses alliés politiques sans parler de ses opposants». Sur le premier point, elle évoque la dilapidation par Mohamed O Abdel Aziz du montant de 50 millions de dollars accordés à notre pays par l’Arabie Saoudite quand Sidi O Chêikh Abdallahi était au pouvoir.

A deux reprises dit-elle, les députés ont interpellé le P.M au parlement sur ce qui est advenu de ce don et la première réponse de Moulaye O Mohamed Laghdaf en 2009 faisait croire à l’opinion que cet argent restait consigné dans un compte bancaire à la banque centrale. Et en 2010, à la surprise générale, affirme t-elle, c’est le chef de l’Etat lui-même qui affirme que le montant a été dépensé… Une dépense illégale car n’ayant pas été soumise au préalable à l’approbation du parlement a-t-elle ajoutée.

Et, le président Aziz croit pouvoir tromper le peuple avec ses déclarations tapageuses de lutte contre la gabegie alors que lui, ne respecte pas les lois édictées par notre pays en matière de lutte contre la gabegie. La députée s’étonne de voir un président lutter contre la gabegie alors que tout son et entourage reste composé d’anciens ministres et premiers ministres qui ont géré le pays sous l’ère Taya.

Au sujet de ses rapports avec ses alliés, elle a laissé entendre que Aziz n’a que du mépris pour ces derniers. En atteste dit-elle, les propos qu’il a servi à ces derniers lors de l’audience avec les partis de la majorité présidentielle.

Anonyme a dit…

La hausse des prix, la pauvreté de plus en plus grandissante des ménages, le chômage des jeunes, la déconfiture du système éducatif, la grève dans le secteur de la santé, les manifestations estudiantines, le blocage du dialogue politique, l’esclavage, l’Etat civil, la répression des manifs de Zouératt, la confiscation des terres de la vallée, les rapatriés, la discrimination des négro-africains par le pouvoir en place, sont autant de question abordées entre autres par la députée avec les participants lors de ce meeting.

Mohamed O Abdel Aziz tient le même discours truffé de mensonges depuis son accession au pouvoir fait –elle remarquer. S’il affirme que les caisses de l’Etat sont remplies d’argent pendant que les populations végètent dans la misère, qui pense tromper, s’exclame la lionne du fouta. Les intervenants à leur tour, ont tiré à boulets rouge sur régime actuel. Qu’ils soient vieux, jeunes, femmes ou rapatriés, ils ont dénoncé l’échec de la politique actuelle menée par le pouvoir en place.

Certains parmi eux, ont été particulièrement virulents dans leurs critiques vis-à-vis de certains barons politiques locaux sans citer de nom. Comme en témoigne la réaction de cet adulte qui dit : « nous n’avons rien vu et rien n’a été fait ici pour nous convaincre de continuer de soutenir Aziz». Et ce dernier encore de s’écrier : « Haydara O Wadaani guila O dioodi». Termes pulaar qui signifient en français « il n’a rien fait depuis qu’il s’est installé sur le fauteuil ».

Le colonel Dia lâché par ses fidèles.

Au cours de ce meeting, deux fidèles lieutenants du colonel Dia Adama Oumar, chef d’Etat major particulier du président Mohamed O Abdel Aziz, Maîmouna Gafo et Amadou Hamat N’Dongo ont annoncé leur ralliement à l’UFP. La première avait en charge les jeunes filles et femmes au sein de l’UPR dans la base politique du colonel à Thidé. Et le second s’occupait de l’encadrement des jeunes. Maîmouna Sy dite Maîmouna Gafo en prenant le micro a dit ceci : « j’étais dans l’obscurité mais aujourd’hui j’ai retrouvé la lumière ». Propos salués par une salve d’applaudissements.

Même raisons entre autres avancées par le jeune N’Dongo pour justifier sa rupture avec le colonel. Autre raison évoquée pour justifier ce ralliement à l’UFP, la constance des idées et sa position. Ces deux jeunes ont en commun la particularité d’avoir milité toujours (15 ans) dans la mouvance du pouvoir à côté du colonel et de son épouse, la sénatrice maire de Sebkha. Malgré le coup de file passé à Maîmouna Gafo à 2 heures du matin par le colonel pour l’a dissuader de franchir le pas.

C’est une grande perte que vient de subir le chef de file de l’UPR à Boghé. A la veille du meeting, un notable très proche du colonel a exercé de fortes pressions sur les jeunes qui se sont ralliés pour empêcher la tenue du meeting mais en vain.

«Le colonel risque de piquer une crise et rendre l’âme si vous organiser ce rassemblement politique, vous savez qu’il ne supporte pas ces choses » a t-il déclaré devant les jeunes qui nous ont rapporté ces propos dont nous avons délibérément censuré quelques passages pour ne pas heurter la sensibilité de certaines personnes. Le maire de Boghé et le colonel Sidina, ont également pris la parole devant le public.

Il faut signaler également la présence de militants du MPR de Kane Hamidou Baba, à cette réunion. Une chose est sûre : le colonel Dia Adama Oumar perd du terrain dans son propre fief.

Jules Diop
CP Brakna de l’Eveil Hebdo

Anonyme a dit…

La chasse aux Negros en Israël
Publié : le mai,3,11 par anniebannie dans Israël, racisme


Des milliers d’Israéliens ont défilé cette semaine dans un quartier de Tel-Aviv
peuplé d’immigrés d’Afrique noire pour exiger du gouvernement l’expulsion
immédiate de ces derniers. Des Philippins ont, eux aussi, été pris à partie.
Aux cris de « Négros voleurs et violeurs ! », « Négros
criminels, dehors ! » ou « Israël n’est pas une
poubelle ! », les manifestants, qui brandissaient des pancartes
portant les mêmes revendications, ont pris à partie tous les vendeurs de rue à
la peau noire qu’ils rencontraient sur leur passage.

Ni la
presse occidentale ni les belles âmes donneuses de leçons du genre Bernard
Henri-Lévy ou Alain Finkielkraut n’ont élevé la moindre protestation contre
cette agression à caractère ostensiblement raciste. Barack Obama non
plus ! Ce qui est tout de même étrange puisque lui, l’allié fidèle
d’Israël, celui qui, après Bush, couvre toutes leurs exactions, se serait vu
aussi menacé d’expulsion étant donné sa couleur.

On
peut tirer deux réflexions de cette « chasse aux négros » :

.
voici des gens venus de partout à travers le monde (mais surtout d’Europe) qui,
en 1948, ont expulsé la population palestinienne locale pour construire un état
et qui aujourd’hui cherchent à réitérer cet acte scélérat à l’encontre des
immigrés africains. Ils feignent donc d’oublier qu’ils étaient des immigrés il
y a cinquante ans de cela.

.
depuis 2.000 ans, ce sont les Européens les bourreaux des Israélites et non les
Noirs, les Arabes ou les Asiatiques. De la destruction du Temple par les
Romains dans l’Antiquité aux camps d’extermination nazis au XXe siècle, en
passant par l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, la création de ghettos en
Europe de l’Est au XIXè siècle ou encore la rafle du Vel d’hiv’ en France,
c’est l’homme européen qui a ostracisé, ghettoisé et souvent pogromisé les fils
de Sion.

Interrogés,
certains manifestants ont déclaré qu’Israël est un pays occidental et qu’à ce
titre, il n’a pas à accueillir la lie du Tiers-monde, tous ces porteurs de
maladies telles que le sida, ces proxénètes et ces trafiquants de drogue venus
du Nigéria, du Mali ou du Congo !!!

Sauf
que Dachau et Auschwitz ne se trouvent pas dans un quelconque pays du
Tiers-monde jusqu’à plus ample informé…
source :Annie Bannie's Weblog

Anonyme a dit…

Une fois libres, une grande partie refait toujours la même choses, ces Aqmis. A-
---
Attentat de Marrakech : trois suspects arrêtés
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.05.11 | 20h25  •  Mis à jour le 05.05.11 | 22h42


3
Classez
Recommandez
Imprimez
Envoyez
Partagez
Facebook


L'attentat du jeudi 28 avril à Marrakech a fait seize morts, dont huit Français.AFP/CHAFIK

Une semaine après l'attentat de Marrakech, qui a fait seize morts, dont huit Français, l'enquête semble progresser avec l'identification et l'arrestation de trois suspects, jeudi 5 mai dans la soirée. L'un d'entre eux serait un "fidèle" d'Al-Qaida, selon l'agence de presse officielle.



Dans la journée, plusieurs personnes avaient été auditionnées puis relâchées, toujours selon l'agence de presse MAP. Des portraits-robots ont été établis grâce à des témoignages de touristes, mais ils n'ont pas encore été rendus publics. Le premier correspond à un homme jeune, cheveux courts et bien rasé, qui se trouvait sur la terrasse de l'étage du café Argana, sur la place Jamaa el-Fna, haut lieu du tourisme à Marrakech, juste avant l'attentat, muni de deux gros sacs qui auraient pu contenir les explosifs. Le second est celui d'un autre homme qui était à l'extérieur du café et paraissait agité.

LA PISTE AQMI TOUJOURS PRIVILÉGIÉE

Selon une source proche de l'enquête, un homme connu des services marocains, présenté comme ayant des liens avec l'organisation Al-Qaida au Maghreb islamiste (AQMI), aurait été identifié par des témoins grâce à l'un des portraits-robots. Cet homme a été interpellé à Madrid en 2007 et condamné à trois ans de prison au Maroc pour "préparation d'actes terroristes". Il avait été récemment libéré, mais était recherché par la police, qui le soupçonne d'avoir tué un Marocain et blessé un touriste français dans un café de Tanger fréquenté par les étrangers, mi-avril.

Paris a envoyé sur place une dizaine d'enquêteurs spécialisés de la DCRI (contre-espionnage français), de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et de la police technique et scientifique (PTS).

Anonyme a dit…

salam

Le gouvernement détermine les conditions générales des employés domestiques


Mme Maty Mint Hamady, ministre de la fonction publique, de l'emploi et de la modernisation de l'administration a tenu jeudi après midi dans les locaux du ministère de la communication et des relations avec le parlement une conférence de presse dans laquelle elle a jeté la lumière sur l'arrêté approuvé en conseil des ministres dans sa dernière réunion et qui organise les conditions spécifiques des employés domestiques.

Mme la ministre a souligné que le conseil des ministres a approuvé lors de sa réunion d'aujourd'hui une communication présentée par la ministre de la fonction publique, qui est le produit du travail d'un comité interministériel créé en exécution des instructions du Président de la République.

Ce comité qui est composé des ministères de l'intérieur; de la justice; de la fonction publique et des affaires sociales, de l'enfance et de la famille vise la mise sur pied d'une législation qui organise les conditions générales de l'emploi domestique.



Mme la ministre a ajouté que ce comité a étudié la situation sociale dans le pays. Il est apparu qu'il y a un arrêté d'application du code de travail paru en 1953 qui a fait l'objet d'amendements en 1965. Cet arrêté organise la relation de travail entre les employés domestiques et leurs employeurs.

Mme Maty Mint Hamady a relevé que décision a été prise de renvoyer cet arrêté à une commission technique d'experts juridiques et en matière de droit du travail pour approfondir l'examen de ce texte et y introduire les modifications nécessaires notamment s'agissant de son application pour couvrir en plus des femmes de ménage et des cuisiniers, les nurses et les bergers dans la campagne ainsi que tous les auteurs de travaux susceptibles d'être qualifiés de domestiques.

La ministre a attiré l'attention sur le fait que l'arrêté a abordé la nécessité de l'existence d'un contrat de travail entre les deux parties de durée déterminée ou indéterminée, estimant que les formulaires de ce type de contrat de travail seront disponibles dans les inspections de travail dans les arrondissements administratifs et dans les moughataa.

De même, les bulletins de salaire doivent être disponibles avec toutes les données comme le salaire de base, les heures supplémentaires, le logement, les pensions, le cas échéant, au cas ou l'employeur s'engage à présenter cette dernière prestation.

Le bulletin de salaire doit préciser également les congés hebdomadaire et annuel et les modalités de mettre fin au contrat.

La ministre a précisé que cet arrêté va entrer en vigueur dans un mois à partir de ce jour. Il s'agit, dit-elle d'un contrat exhaustif, précis et détaillé qui va être soumis dans un proche avenir au conseil national du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale pour approbation.


Source : Agence Mauritanienne d'Information

---------------------------------

Bravo enfin une initiative louable.

Il faut néamoins indemniser ceux qui furent exploités durant toute leur chienne de vie dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

DÉCLARATION de l'IRA du 07/05/2011

Le gouvernement dit avoir approuvé, dans son conseil du jeudi 2011, un arrêté portant organisation les conditions du travail des employés domestiques.


IRA- Mauritanie qui, à l’instar de l’ensemble des organisations de défense des droits humains, se prend en charge la défense des droits fondamentaux et collectifs des citoyens, ne peut qu’exprimer son soulagement de voir les populations longtemps à la merci de la surexploitation, des abus et du sous payement se doter d’un instrument juridique ayant pour dessein de leur garantir plus de justice et de décence dans un environnement caractérisé par la précarité et la loi du plus fort ; même s’il est à noter que cette décision reste jusqu’à la preuve du contraire théorique et sans applications à l’instar de tout l’arsenal juridique qui l’a précédé..

Mais, en dépit de son importance, ce décret qui n’aurait vu le jour n’eût été notre rude combat ayant comme toile de fond la lutte contre l’esclavage par ascendance, la préséance de naissance, les privilèges de race, l’exclusion et la marginalisation, est loin cependant de pouvoir nous détourner de notre but. C’est également la synergie des efforts des organisations et organismes internationaux, des missions diplomatiques du monde libre, accréditées à Nouakchott, les partis politiques, les hommes de bonne volonté et, surtout, les organisations nationales alliées que sont SOS- Esclaves et AFCF, l’AMDH, le FONADH..etc

Nous ne sommes pas sans savoir que l’approbation d’un tel décret par l’Etat et le système qui le sous-tend est une manœuvre de diversion qui vise la dénégation de l’existence quoique indéniable des pratiques obsolètes et multiséculaires de l’esclavage. Cette consécration de la volonté d’imprimer un état de fait défavorable à l’équité est, du reste, inacceptable et nuit gravement, tant à l’unité et la cohésion du peuple, qu’à l’image du pays.

Anonyme a dit…

Suite, alors, à cette décision, IRA- Mauritanie tient à préciser qu’elle :

1- Prend acte de l’annonce d’un tel arrêté qui constitue certes, un pas important, mais toujours insuffisant pour l’ancrage des valeurs de justice et d’égalité sociale nécessaires dans l’instauration de l’Etat de droits et de la paix civile;

2- Affirme que ce qui manque en Mauritanie ce n’est point les lois, ni encore les décrets et les arrêtés, mais leur application qui, elle, reste tributaire de la volonté politique et de la sincérité du pouvoir en place.

3- Rappelle que son combat est dirigé particulièrement contre l’esclavage par ascendance, autrement dit, l’esclavage traditionnel et par ascendance, tel que le prouvent l’ensemble des cas qui ont été jusqu’ici soumis aux autorités politiques, administratives et judiciaires par notre organisation ; même, si par ailleurs, nous condamnons, avec force l’exploitation des mineurs et des domestiques qui est une forme contemporaine d’esclavage;

4- Rappelle l’opinion nationale et internationale que son combat ne s’arrêtera que lorsque sera libéré le dernier esclave et que cesseront toutes formes d’exclusion et de discrimination en Mauritanie ;

5- Réitère solennellement son appel au pouvoir en place pour assumer ses responsabilités et s’engager avec force et sans détour dans la lutte contre l’esclavage ; ce qui passe par l’application stricte de la loi N° 0048- 2007 et des mesures d’accompagnements préconisés ;

6- Rassure tous les mauritaniens que ses actions ne sont portées contre ni une race, ni une ethnie ; mais exclusivement contre les esclavagistes qu’elle continuera à traquer jusqu’au fond de leurs retranchements.

7- Condamne avec la dernière énergie la duplicité du pouvoir du général Mohamed ould Abdel Aziz qui nargue le droit, les communautés nationales et internationales, en faisant obstruction à l’application des lois sur l’esclavage, la traite des personnes, l’exploitation des mineurs, la torture ; toutes ses lois rayonnantes dont l’Etat mauritanien se vente d’avoir édicté, mais aucune d’elle n’a jamais été appliquée dans un seul cas parmi les très nombreux crimes flagrants et avérés, que notre organisation et d’autres de ses consœurs, ont présenté quotidiennement devant les autorités compétentes.

IRA le 07/05/2011

Anonyme a dit…

C'est la mauritanie ou l'algérie qui a mobilisé 5000 soldats à sa frontière après la dernière reunion de Bamako? Les journalistes tellement pressés qu'ils ne relisent pas ce qu'ils écrivent ! A-

====
L’Algérie mobilise 5000 soldats pour sécuriser les frontières du Sud

Le Temps d’Algérie

jeudi 5 mai 2011

Décidément, les pays du Sahel sont plus que jamais mobilisés dans la lutte contre le terrorisme.Dans le soucis d’impulser une véritable politique commune de sécurité dans ladite région afin de contrecarrer les actions de contrebande et de trafic d’armes, sources d’approvisionnement des groupes terroristes, les chefs d’états-majors des armés des pays concernés ont décidé lors de leur dernière réunion qui a eu lieu le 28 avril à Bamako, de renforcer leurs troupes aux frontières. C’est du moins ce qu’a révélé le quotidien mauritanien Al Sirradj. Ce dernier, qui s’appuie sur des informations concordantes, rapporte que la Mauritanie a déjà répondu favorablement en mobilisant 5000 soldats pour renforcer ses frontières comme recommandé lors de la réunion de Bamako.

Ce renforcement militaire dans la bande sahélo-saharienne intervient au moment où la Libye connaît une grave situation d’instabilité. D’ailleurs, les chefs d’états-majors des armés des quatre pays impliqués dans la lutte antiterroriste dans la région du Sahel, à savoir l’Algérie, la Mauritanie,le Mali et le Niger redoutent des fuites d’armes lourdes depuis le pays de Kadhafi vers les camps des groupes armés d’Al Qaïda au Maghreb, ce qui représente donc un véritable défi sécuritaire pour l’ensemble des pays de la région du Sahel. Selon la même source, l’Algérie, par la voie du général-major Ahmed Gaïd Salah, a invité les pays membres à coordonner leurs efforts dans la lutte antiterroriste et contre le crime organisé

tout en insistant sur le renforcement de la sécurité dans la région pour faire face à l’éventuelle menace d’acheminement d’armes lourdes de Libye vers les groupes terroristes. Gaïd Salah a également souligné qu’une prise de conscience collective envers divers risques potentiels dans la région s’impose, tout en appelant les pays membres à redoubler d’efforts pour faire face à la menace terroriste.

« Nous croyons fermement qu’une prise de conscience commune de la part des pays membres s’impose pour atteindre nos objectifs dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, et cela passe évidemment par ??????? », a-t-il déclaré au cours de cette réunion. Le chef d’état-major de l’armée algérienne a appelé enfin ses homologues du Sahel a œuvrer rapidement pour faire face à la menace terroriste, indiquant que l’Algérie reste fidèle à sa détermination de lutter contre le terrorisme.

Anonyme a dit…

Salam

J'ai vu sur cridem la photo de la nouvelle SG des finances : j'ai cru que E.T (l'extraterestre) été de retour.


C'est quoi ce putain de déguisement dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

En lisant son bio, elle doit sa nominations à son engagement auprès de twil le'emer l'azzizzo. Ne comprend certainement c'est quoi le principe d'unicité de comptes, ni la différence entre les rôles du trésor et celui de la BMC. Retour à la case de départ. Tewil le'emer a fait deux coups pour rien contre Ould Taya et Sidioca.

A-

Anonyme a dit…

"FMI veut un systeme de protection sociale a' la place des subventions." QUE VEUT LE PEUPLE MAURITANIEN? QUE VEULENT LE PARLEMENT ET LE SENAT? Il est temps que le FMI cesse de nous dicter des conduites a' suivre. Cela fait plus de 25 ans qu'il s'ingere de maniere flagrante dans les affaires interieures des pauvres pays. SON BILAN EST NEGATIF! LE FMI, LA BANQUE MONDIALES ET LES AUTRES INSTITUTIONS FINANCIERES INTERNATIONALES SONT RESPONSABLES DES TAUX DE CHOMAGE ELEVE'S ET D'AUTRES CRISES SOCIALES QUI SECOUENT LES PAYS PAUVRES. Avec les salaires de misere qui existent dans les pays pauvres, COMMENT OSONS NOUS AVOIR LE CULOT DE PARLER D'ABANDONNER LES SUBVENTIONS. C'est le remboursement des dettes qui les interesse. S'IL FAUT AFFAMER LES PAUVRES QUI N'ONT JAMAIS BENEFICIE' DES DETTES CONTRACTE'ES PAR LES REGIMES CORROMPUS, THEY CAN CARE LESS!!!!

Anonyme a dit…

S'il est compétent et il a eu le pste à travers un système transparent de selection, où est le problème? Assel essaha. Sinon, ce n'est pas bon.

Les jeunes soutiens à Aziz ne doivent se considerer comme une sorte de milice privilegiée qui a droit aux postes parcequ'ils font partie justement de cette milice politique. Les postes en fonction des compétences et il faut restaurer le système de selection sur la base de concours transparents, sinon l'État sera pris en otage par une horde de jeunes loups qui n'ont d'autre ambition que l'ambition demesurée.

A-


=======

Un activiste du 25 février nommé directeur à l’ANAIR


Essirage a appris, de source fiable, la nomination de l’activiste au sein du mouvement du 25 février, Isselmou Ould Louleyd Ould Weddad directeur administratif et financier à l’Agence nationale d’accueil et d’insertion des réfugiés (ANAIR).

Ould Louleyd avait travaillé dans plusieurs organismes, dont la Banque Mondiale, avant de rejoindre le Ministère des Finances.

Selon ces sources, la nomination d’Ould Louleyd a provoqué l’indignation chez les jeunes partisans du Président Aziz, qui s’estime plus en droit de bénéficier de ces promotions que quiconque.



La Coordination du 25 février n’a pas, pour le moment commenté la nomination d’Ould Louleyd, mais certains voient d’ores et déjà dans ce geste une tentative de ‘’captation’’ du mouvement des jeunes, afin de mobiliser au profit du pouvoir l’activisme de la jeunesse qui ‘’bouge’’ dans le pays depuis trois mois, à l’instar de ce qui se passe dans le reste du monde arabe.

Ttraduction, Ahmed Baba Ould Hamoud

Anonyme a dit…

A commencer d'abord par AQMI, fabriqué de toutes pièces pour justifier une présence militaire permanente ou temporaire pour barrer la route aux chinois. Personne n'est dupe.

A-
====

Les Etats-Unis veulent porter le coup de grâce à Al-Qaïda


Washington - Le président américain Barack Obama a déclaré dimanche que les Etats-Unis avaient une chance de porter le coup de grâce à Al-Qaïda après la mort d'Oussama Ben Laden et la saisie de documents à son domicile.

Dans un entretien à la chaîne de télévision CBS, M. Obama a indiqué que des informations contenues dans des ordinateurs saisis au domicile de Ben Laden étaient en cours d'exploitation. Cela ne signifie pas que nous allons vaincre le terrorisme, a souligné le président américain avant d'ajouter: mais cela signifie que nous avons une chance, je pense, de porter le coup de grâce à cette organisation.

Le président américain, qui avait suivi le raid des forces américaines contre la maison d'Oussama Ben Laden depuis la Maison blanche, a expliqué qu'il faudrait un certain temps pour exploiter les renseignements obtenus lors de l'opération.



Ces infomations peuvent nous mener à d'autres terroristes que nous recherchons depuis longtemps, a-t-il estimé. Nous avons maintenant l'opportunité, nous ne l'avons pas encore fait, mais nous avons l'opportunité de vraiment vaincre Al-Qaïda dans au moins cette région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan, a-t-il pronostiqué.

M. Obama a également demandé à Islamabad de diligenter une enquête sur le réseau de soutiens dont aurait bénéficié Ben Laden au Pakistan.

Nous pensons qu'il a bénéficié d'un réseau de soutiens quel qu'il soit à l'intérieur du Pakistan, a déclaré M. Obama lors de cet entretien, mais nous ne savons pas lequel.

Nous devons enquêter là-dessus et, surtout, le Pakistan doit enquêter, a ajouté M. Obama. Nous leur en avons déjà parlé et ils ont assuré qu'ils souhaitaient trouver de quels types de soutiens Ben Laden aurait pu bénéficier, a-t-il poursuivi, parlant des autorités pakistanaises.

L'ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis, Hussain Haqqani, a promis que des têtes allaient tomber parmi les hauts responsables pakistanais.

Invité des débats dominicaux sur les principales chaînes américaines, le conseiller d'Obama pour la sécurité nationale, Tom Donilon, a également demandé à Islamabad d'ouvrir une enquête.

Cependant, il a cherché à calmer le jeu entre Washington et Islamabad --la mort de Ben Laden a gravement affecté les relations entre les deux alliés-- en affirmant que rien ne permettait d'accuser les dirigeants pakistanais d'avoir protégé Ben Laden: Nous n'avons aucune preuve que le gouvernement d'Islamabad était au courant du lieu où se cachait Ben Laden, tué le 2 mai par un commando américain dans sa villa d'Abbottabad, une ville de garnison proche d'Islamabad.

M. Donilon a demandé en outre à Islamabad de transmettre aux Etats-Unis les renseignements trouvés par les autorités pakistanaises dans la résidence et de leur donner accès aux trois femmes du chef d'Al-Qaïda désormais en détention, afin de les interroger.

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Source : AFP via Romandie News (Suisse)

Anonyme a dit…

Couli,

Ce n'est pas le FMI le problème, mais nous parfois et tout le temps. Je crois que la BCM a quand même travaillé, malgré quelques "trainage de pieds" et protection de quelques groupes encore puissants et liés + ou - à qui tu sais.L'essentiel est que Ould Raiss fasse regler quelques factures avant qu'il ne parte ans 10 ans et laisser des problèmes à son remplaçant. Nous sommes un peu fatigués de blamer les autres qui étaient là avant.

Lire l'excellent compte-rendu de Tahalil Hebdo (lien ci-dessous). Comment tu vas jeune frère?

A-
===
http://www.journaltahalil.com/detail.php?id=5065&categ=2

Anonyme a dit…

A-
Merci pour toutes tes pertinetes remarques sur l'actualité.
Un admirateur

Anonyme a dit…

Merci cher ami. On fait ce quon peut. On tombe parfois à côté de la plaque, parfois on tape dans le mille. C'est selon, mais on le fait avec honeteté.

A-

Anonyme a dit…

Il va y avoir du sport au Mali au sujet de l'air cocaine. ATT qui fait trainer l'enquête jusqu'au départ du pouvoir en 2012. Un nom a disparu de cette affaire: celui du maire de Tarkint qui avait bien dit qu'on lui avait dit de preparer le terrain d'atterissage de l'avion. Ce monsieur a toujours ete le samsar de toutes les negociations pour la liberation des otages, depuis les 32 d'El Para, passant par les canadiens et même nos espagnols.

A-

http://www.maliweb.net/category.php?NID=75319&intr=


http://www.maliweb.net/category.php?NID=75319&intr=

maatala a dit…

Salam

Salut les cocus utiles

Les syriens qui se font massacrés par le fiston de Assad vous embrassent.

Ils vous font savoir que The Mother fucker Assadion de merde préfère les massacrés que de libérer le Golan.

Ils vous font savoir aussi que les 5000 chars,435 avions de combat et les 98 hélicoptères, ils les sentent vraiment profond dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

L’Initiative de Résurgence Abolitionniste (IRA) a adressé une lettre ouverte aux présidents des deux chambres du Parlement.



Dans cette lettre, l’ONG rappelle qu’elle a, avec SOS Esclaves et l’Association des Femmes Chefs de Ménage (AFCM), deux autres structures de défense des droits de l’Homme, entrepris, ces derniers mois, de dénoncer plusieurs cas avérés d’esclavage que les autorités mauritaniennes ont choisi d’ignorer ou d’absoudre. Et de poursuivre: «C’est pourquoi nous plaît-il de vous faire part, honorables présidents, de ces quelques cas, de la manière avec laquelle les autorités les ont traités et de comment certains parlementaires ont contribué à obstruer la voie de la justice, empêchant, ainsi, de pauvres victimes d’accéder à leurs droits, par la voie du Droit. En cela, l’affaire Mbarka Mint Essatim est éloquente. Mbarka a été victime d’esclavage, de violences en tout genre et d’exploitation, de la part des familles Ehl Lehreitani et Ehl Bouh, pendant plusieurs années, mais les auteurs de ces flagrantes violations n’ont pas été inquiétés, pour la simple raison qu’ils sont des parents du président de la République. L’histoire d’Aïchettou Mint Mbarek et de ses sept enfants, tenus en esclavage, depuis leur naissance, par Yedaly Ould Veijeh, n’est pas moins illustrative. Pourtant, la plainte déposée, contre cet esclavagiste, depuis plusieurs mois, est restée sans suite, au commissariat de police de Rosso. Le procureur de cette ville refusant, catégoriquement, d’instruire l’affaire. Quant à l’histoire de Hassniya Mint Youba, kidnappée du commissariat de police du palais de justice, sur intervention du député Khatry Ould Ely et du haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ould Didi, et dont le dossier est «rangé» dans les tiroirs du commissariat de la brigade des mineurs, elle est particulièrement choquante. Enfin, les affaires Saïd et Yarg, les deux petits esclaves des environs de Boutilimit ; et celle de Houeïja, Meïma et Salka, au nom desquelles les trois organisations de défense des droits de l’Homme, IRA, SOS esclaves et AFCM, ont déposé plainte pour esclavage: quoiqu’elles aient défrayé la chronique, que les charges retenues, contre les criminels, étaient avérées et que ceux-ci attendaient, en prison, leur jugement, les autorités, avec la bénédiction des ministres de l’Intérieur et de la Justice, ont mis les médias officiels à la disposition des prévenus, pendant dix jours, pour une campagne médiatique de dénigrement, systématique, des principaux défenseurs des droits de l’Homme. Suite à quoi, la relaxe des coupables esclavagistes a été, purement et simplement, prononcée. »
La correspondance d’IRA entend saisir les présidents des deux chambres, de l’inapplication de la loi, du délit de forfaiture dont sont responsables certains magistrats et de l’obstruction à la loi 0048/2007 auquel s’adonnent, insolemment, certains parlementaires. Dans sa lettre, l’IRA s’insurge contre la campagne que mène, selon elle, le député Sidi Mohamed Ould Maham, au nom du parti au pouvoir, pour justifier la non-application de la loi criminalisant l’esclavage, sous le fallacieux prétexte de la paix sociale, et s’en prendre, sans réserve, aux défenseurs des droits de l’Homme qu’il considère des marginaux. La correspondance d’IRA demande, aux présidents des chambres parlementaires, des justifications aux comportements, contraires à l’honorabilité des représentants du peuple, des deux députés cités ci-dessus. Elle les prie, également, d’interpeller le gouvernement, sur les raisons de l’inapplication de la loi 0048/2007 criminalisant l’esclavage et de le sommer d’expliquer comment tous les présumés coupables ont échappé aux sanctions.
Sans présumer du fond de cette requête, il faut souligner la validité républicaine de sa forme. C’est, non seulement, le droit le plus élémentaire mais un devoir civique de la société civile que d’interpeller les élus du peuple, lorsque la loi que ceux-ci ont votée, au nom du peuple, paraît bafouée.

Source : lecalame.info le 10/05/2011

maatala a dit…

Salam

Lu sur Kassataya

Plusieurs sites d’informations ont fait état, la semaine dernière, d’une information extrêmement grave: le directeur du Bureau d’Etudes et de Documentation (BED), le contre-espionnage, est entré en négociation avec certains responsables du syndicat de la Santé,



pour tenter de trouver une issue à la crise qui paralyse ce secteur. Au-delà du fait que ce général a mis son nez dans une affaire à laquelle il est totalement étranger, l’info nous rappelle une triste réalité: le pouvoir militaire est, bel et bien, encore là. A tel point que les ministres, pourtant censés gérer ce genre de situation, se retrouvent dépouillés de leurs prérogatives, au profit d’un képi étoilé.
Il y a quelques semaines, le chef d’état-major de l’Armée nationale est parti en tournée, dans le nord du pays, avec le ministre de l’Intérieur, pour expliquer, aux populations de ces régions, que le pays va bien. Une façon de couper l’herbe sous les pieds des détracteurs de notre guide bien-aimé. Comme si des paroles en l’air pouvaient suffire à calmer des ventres affamés. Oui, oui, on l’a bien compris: le pays, pour paraphraser Clémenceau, est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des civils. De quel pays parle-t-on ?
Une équipe d’experts du Fonds Monétaire International (FMI), venue évaluer, quinze jours durant, la situation économique du pays, a tenu un point de presse, la semaine dernière, en présence du ministre des Finances et du gouverneur de la Banque centrale. «Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel», a déclaré son chef de la mission, Amine Mati, «s'est chiffré à 5,2%, en 2010, grâce à l'affermissement de la demande extérieure et à la reprise de l'activité dans les secteurs non extractifs». Monsieur Mati a affirmé, en outre, que, pour la même période, «le taux d'inflation a été contenu à 6,1%, malgré la hausse des cours des matières premières, énergie et produits alimentaires notamment. […] La bonne tenue des exportations du secteur minier – fer, or et cuivre – a contribué à l'amélioration du solde courant de la balance des paiements et à consolider le stock des réserves de change qui a atteint 287 millions de dollars, soit l'équivalent de 2,1 mois d'importations».
«Nous avons réussi à rétablir les grands équilibres de l'économie et sommes engagés, en 2011, à stabiliser la croissance à 5,3%, l'inflation à 7%, en dépit des chocs exogènes, tout en poursuivant l'exécution de nos chantiers de réformes économiques et financiers», a indiqué, de son côté, le gouverneur de la Banque centrale, Sid'Ahmed Ould Raïss.
Les deux hommes ont juste oublié de préciser de quel pays parlaient-ils. De la Mauritanie, de la Chine ou de la Suisse?

Une pique acérée d’Ould Hamza
A l’occasion de la cérémonie de la signature du jumelage entre les capitales sénégalaise et mauritanienne, le président de la Communauté urbaine de Nouakchott, Ahmed Ould Hamza, a reçu une forte délégation de ce pays frère. Outre le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, la délégation comprenait trois ministres, dont deux d’Etat. A la grande surprise des observateurs, aucun membre de notre gouvernement n’a fait le déplacement, pour accueillir ces hôtes de marque ou assister à la signature de l’acte. On savait que les relations entre Ould Abdel Aziz et Ould Hamza, étaient loin d’être au beau fixe mais de là à ordonner le boycott, pur et simple, d’une délégation d’une telle importance, parce qu’elle se déplaçait pour un maire de l’opposition, il n’y a qu’un pas que celui qui devait être le président de tous a allègrement franchi.
Pourtant, le maire de Dakar appartient à l’opposition socialiste. Mais cela n’a pas empêché trois ministres du gouvernement libéral de l’accompagner. Ould Hamza louera, d’ailleurs, l’ouverture d’esprit et la vision du président Wade. Une pique bien acérée, décochée à bout portant, que chacun a appréciée à sa façon.

Ahmed ould Cheikh

Source : lecalame.info le 10/05/2011

maatala a dit…

Salam

UN VRAI SCANDALE

Une source judiciaire a indiqué à Sahara média que le parquet a demandé à ce que son dossier « soit adjoint à ceux qui sont traités au cours de la présente session pénale ».





Cette source a accusé la défense d’Ahmed Ould Khattry d’entraver les procédures et de ne pas « vouloir le voir juger au cours de cette session ».

Cette source pense que la certains penchent plutôt pour la voie suivie par les partisans d’Ahmed Ould Khattry qui a lui-même demandé à ce qu’il soit présenté devant les juges pour un procès juste et équitable.

Mais dans un entretien téléphonique avec Sahara média, l’avocat Néma Ould Ahmed Zeidane, membre du collectif de la défense de Ould Khattry, emprisonné depuis près de deux ans, a déclaré que ces informations « méritent d’être éclaircies » juridiquement et qu’elles manquent de « précision ».

Ould Ahmed Zeidane qui suit de près le dossier de l’ancien directeur national des Procapec, a précisé que le parquet « a certes demandé à ce que le dossier d’Ahmed Ould Khattry soit jugé au cours de la présente session pénale mais qu’il se trouve que la défense a demandé avait déjà introduit une demande de liberté provisoire pour le prévenu, ce qui suspende – du point de vue juridique – toute possibilité de le présenter aux juges ». Il a ajouté que « le dossier a été remis au parquet qui a refusé ce mardi la liberté provisoire. C’est au juge maintenant de se prononcer sur ce cas », conclut l’avocat d’Ahmed Ould Khattry.

Source : Sahara Media le 10/05/2011

maatala a dit…

Salam

Ni le poular ni le wolof ni le soninké à la radio fm d'atar

Installer des radios FM dans chaque région est l'une des politiques du nouveau gouvernement
pour permettre aux populations de l'intérieur de mieux se faire connaître, de participer
à leur développement et à celui du pays.





Plusieurs radios ont ainsi vu le jour.
la dernière a été récemment inaugurée à Atar.

Mais une fois de plus une décision injuste et raciste a été prise par le ministère du tutelle excluant toutes les autres langues nationales alors qu'une forte communauté négro africaine réside à Atar. Plus pire le peu d'émission que les gens pouvaient écouter à la chaîne nationale a complètement disparu les soirs car brouillé par la radio FM.

Quel scandale!

La seule langue autorisée par le ministre de l'information est l'arabe. ces mots dûment signés dans un document ne reflètent pas la volonté populaire. C’est dommage que ceux qui décident à nos places, et qui se disent:docteurs
Avocats, professeurs continuent à regarder ce pays avec un seul œil malade


Au moment où la réconciliation nationale est l'un des mots maîtres de la nouvelle équipe dirigeante au moment où d'autres forces extérieures menacent notre pays si fragile!
Au moment où notre pays a besoin de tous ces fils et filles pour combler ses retards dans tous les domaines
Au moment où le monde fait face à des crises sociales, politiques, religieuses.........
Au moment où l'erreur n'est plus permise


Je trouve que ces décisions d'inspirations diaboliques veulent faire comprendre aux frères et sœurs maures une fois de plus que la menace pour leur avenir ce sont les négros africains,des communautés venues d'ailleurs.
Des ministres du même gouvernement l'ont fait, du temps de taya ça a été fait. Quelle honte!!!!!!!!

Que ceux qui prennent de telles décisions sachent que si un jour nous négros décidons de quitter ce territoire misère, paralysie, ignorance et enfer habiteront ce pays.
Doit on exclure de la radio de kaedi et de celle de Selibaby le Hassania? DIEU SAIT que je ne le souhaite pas!

Au président de la république j'aimerais dire:son excellence pour une Mauritanie forte et unie nous avons besoin des hommes et des femmes de valeurs. DIEU sait qu'il en existe dans ce pays!!
S’il vous plait choisissez pour nous, ceux qui aiment le pays et non ceux qui continuent à semer la haine et le racisme.

J’aime mon pays et je continuerai à dénoncer ceux qui veulent la nuire.

Vive la Mauritanie unie et prospère

Ba Hamadi

Source : Avomm le 11/05/2011

maatala a dit…

Salam

L’Etat met en vente une réserve foncière située dans la liaison Dar Naim-Toujounine que traverse la "route Aziz".



L’aire géographique vise la création d’une zone industrielle et commerciale et comprend une centaine de lots de terrains d’une superficie de vingt mille mètre carrés chacun et dont le prix se situe à deux mille ouguiya le mètre carré.

Désormais, les riches vont côtoyer les pauvres dans cette zone, un peu à l’image des grands entrepôts d’El Mina qui avoisinent les kebbas.

Cependant, les nantis ne se bousculent pas encore au portillon.

Les frais de cession (environ 40 millions UM par terrain), les conditions des cahiers des charges institués par l’arrêté n°2217 du 10 août 2010 du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme n’incitent pas encore les magnats du foncier à mettre la main à la poche.

Source : CanalRim le 09/05/2011

Anonyme a dit…

Salam

Le mauritanien et les partis politiques


Un parti politique est une organisation politique qui cherche à influencer une politique gouvernementale, en nominant leur propres candidats et en tentant d'obtenir des ppolitiques. Plus généralement, la notion de parti politique possède deux définitions.

La première, d'ordre idéologique, est presque synonyme de faction : il s'agit, pour reprendre les termes de Benjamin Constant, d'une « réunion d'hommes qui professent la même doctrine politique ». La seconde, d'ordre institutionnel, le tient pour un élément essentiel du jeu démocratique : « elle consiste à saisir le parti politique en tant que forme politique, structure d'organisation de la démocratie ».

Pour le commun des mauritaniens, politique est synonyme de mensonge, de trahison, de fausseté, d'intrigues, de malhonnêteté, bref de tous les maux et vices qui déterminent un homme sans scrupule. Ceci pouvant expliquer cela, la politique jusqu'à une date récente ne motive pas assez le mauritanien.



L’histoire politique du pays n'a pas permis de donner un sens pertinent et motivant qui puisse susciter l'intérêt des populations vers la politique. En effet, au lendemain des indépendances, une élite politique constituée auteur des hommes et des femmes qui ont amené le pays à l'indépendance s'est formée.

En quelques années de gestion politique du pays, les relations entre ces hommes se sont détériorées jusqu'à les conduire souvent à des scènes les plus tragiques. Au fil des années, la perte de crédibilité de ces hommes a amené progressivement à l'affaiblissement du régime en place et à la perte du pouvoir suite à un coup d'état militaire.

Anonyme a dit…

Les jeunes cadres mauritaniens qui avaient l'ambition de se faire une carrière politique ont surtout évolué sur le terrain de la clandestinité. Avec l'avènement du multipartisme en 1991, il y eût un engouement certain pour la création de parti politique, mais quel parti politique ? La politique est alors demeurée une grande nébuleuse. La seule raison qui pourrait motiver à s'y intéresser est qu'elle offre le chemin le plus court pour accéder aux ressources.

Les années de démocratie n'ont malheureusement pas encore permis de changer cette tendance. Mais si on assiste à un certain regain d'intérêt pour la politique, il n'en demeure pas moins que les attitudes des leaders politiques ne favorisent pas l'émergence à leur côté d'hommes politiques formés en leur sein et préparés à assurer la relève.

Les partis s'identifient à leur seul président qui sont prêts à les troquer au premier venu contre portefeuille ministériel ou autres postes nominatifs au sommet de l'Etat. Ne leur demandez surtout pas de vous présenter leur projet de société pour conquérir le pouvoir en mobilisant l'électorat car votre déception serait grande.

En conséquence, la dynamique politique au sein des partis tourbillonne à l'image des hommes qui sont là pour tenir invariablement les mêmes discours. L'émergence au sein de ce parti de quelques jeunes cadres politiques qui ambitionnent d'accéder aux instances dirigeantes a fait couver au sein de ce parti un conflit de génération qui n'a pas fini de diviser les partis qui ont déjà souffert du départ de plusieurs de ces cadres vers d'autres partis.

Quant à lui, le peuple observe les acteurs politiques dont les agissements ont fini par l'agacer et à lui donner le dégoût de voter. Les partis ne mobilisent plus parce qu’ils ne rassurent pas sur leurs capacités d'apporter le changement véritable car les hommes qui les animent sont connus de tous et ont montré leurs limites.

Depuis des années, la situation politique de la Mauritanie montre un visage d'une certaine opacité. En effet, étant donné qu'il n'existe une école spécialisée dans la formation des cadres politiques du pays, les partis politiques doivent assurer cette fonction de formation en leur sein pour faciliter le renouvellement du personnel politique et garantir le portage des idéaux des partis. Cela donnerait une âme aux partis et permettrait de doter le pays de cadres politiques avertis, qui ont une vision et qui sont préparés à jouer efficacement sur le terrain politique dans un cadre démocratique.

Nous sommes encore loin de là.

MOHAMED WEDOU LEMGHAMBODJE

Anonyme a dit…

salam

Al Walid Ben Talal examine les opportunités d’investissements en Mauritanie avec le ministre ...


...des Affaires économiques.


Le prince et homme d’affaires saoudien Alwalid Ben Tallal a examiné avec le ministre mauritanien des Affaires économiques, Sidi Ould Tah, les opportunités d’investissement en Mauritanie.

Les deux parties ont ainsi envisagé les opportunités qu’offrent en Mauritanie les secteurs stratégiques des mines, de la pêche, des ressources animales et du tourisme.

Au cours de leur entretien, Ould Tah a invité le prince Al Walid a visité la Mauritanie, invitation que Ben Tallal a accepté et qui sera la deuxième du genre d’un homme d’affaires saoudien dans le pays

---------------------------------

Ce beau gosse est bien le proprio du Palace le Georges V à paris, un endroit prisé par les rupins ou on ne sert pas que de l'eau minérale.

Dire que certain pensent déja , qu'il peuvent le ca

Anonyme a dit…

Maatala,

Tu as vu Kadafou par hasard dans la rue? Il ne porte pas de lunettes à Bono, donc be careful.

Je crois que c'est finito. Dommage de finir comme ça pour le pouvoir et les sous avec. Tous pareils, les bidasses, vieille ou new generation: une fois au pouvoir, ils ne lâchent plus.

A-

====
Kadhafi porté disparu

11/05/2011

Le dirigeant libyen n'est plus apparu en public depuis le 30 avril et l'Otan reconnaît avoir perdu sa trace.

Le doute s'est installé jusqu'au plus haut sommet de l'Otan. "Nous ne savons pas ce que Kadhafi fait maintenant." La petite phrase émane du général Claudio Gabellini, qui s'exprimait mardi soir depuis le QG de l'Alliance atlantique à Naples, dans le sud de l'Italie. Un aveu lourd de sens, quelques heures après d'intenses bombardements des forces alliées sur des bunkers appartenant au colonel en plein Tripoli. "L'Otan ne vise pas des individus", a cru bon de rappeler le général Gabellini, précisant que les cibles de l'Otan étaient uniquement "militaires", à savoir des "bunkers de commandement et de contrôle".

Reste que la nuance est mince. "On ne frappe pas les objectifs militaires en fonction de qui s'y trouve ou de qui ne s'y trouve pas", a prévenu, mercredi matin, le ministre italien de la Défense, Ignazio La Russa, dans une interview au quotidien Il Messaggero. Le responsable politique s'est montré très explicite : "Si, par exemple, il s'agit d'un lieu d'où partent les ordres pour frapper les civils, un raid est alors licite. Et si Kadhafi se réfugie dans une base militaire, cette base militaire ne devient pas pour cette raison intouchable. C'est même le contraire." C'est dit !

Fuite dans le désert

Résultat, la rumeur court de plus belle. Le raïs n'est plus apparu en public depuis le 30 avril, peu après un raid aérien visant un bâtiment de son complexe, Bab al-Aziziyah, où son fils cadet, âgé de 29 ans, et trois de ses petits-enfants ont péri. Les rebelles se sont engouffrés dans la brèche pour affirmer que le colonel avait fui dans le désert Ash Shuryaf, à 400 kilomètres au sud de la capitale libyenne. Aucun élément n'est venu étayer leurs propos.

Quoi qu'il en soit, Muammar Kadhafi semble avoir perdu le contrôle sur la majeure partie de la Libye. L'ONU a d'ailleurs lancé un cri d'alarme mardi au sujet de la situation humanitaire avec l'"effondrement des infrastructures" et les "pénuries généralisées" de toutes sortes. Le procureur de la Cour pénale internationale estime de son côté que les violences depuis le début de la révolte, le 15 février, ont fait des "milliers de morts" et poussé près de 750 000 personnes à fuir. Kadhafi est peut-être l'une d'entre elles.

Par CYRIEL MARTIN


Le Point.fr - Publié le 11/05/2011 à 14:41

Anonyme a dit…

Maata,

Une radio FM sert a' communiquer avec les populations locales. C'est une erreur de voir le racisme la' ou' il n'y en a pas.Je pense que l'etat doit se desengager. En d'autres termes, toutes les stations FM doivent etre privatise'es afin de permettre au marche' de decider la langue ou les langues que chaque station locale utilisera.

Anonyme a dit…

Oops! Il est retrouvé, avec les lunettes à Bono.

===
Kadhafi refait surface



12/05/2011


La télévision libyenne a diffusé des images du colonel mercredi soir pour tenter des démentir les rumeurs de sa fuite.

S'il est un combat que le régime Kadhafi n'est pas près de perdre, c'est bien celui de la communication. Mercredi soir, après une journée où les interrogations se sont succédé sur l'absence médiatique du colonel, aux abonnés absents depuis deux semaines, la télévision publique s'est empressée de diffuser des images du raïs. Selon la chaîne, elles auraient été tournées dans la journée du mercredi, lors d'une réunion dans un hôtel de Tripoli.

À l'écran, derrière Kadhafi, on peut distinguer des images d'un programme d'Al Jamahirya TV avec une inscription portant la date de mercredi. On y voit le colonel vêtu d'un burnous marron, lunettes de soleil sur le nez, discuter avec des chefs de tribu. "Nous disons au monde : voici les représentants des tribus libyennes", a déclaré un Kadhafi visiblement en bonne santé. "Vous serez victorieux", lui dit l'un d'eux. Des journalistes de l'agence Reuters hébergés dans ce même hôtel ont constaté que l'accès à certaines chambres a été interdit dans la journée de mercredi, mais ils n'ont pas vu Kadhafi.

Jusqu'à ces images, même l'Otan avait émis des doutes sur la localisation précise de Kadhafi. "Nous ne savons pas ce que Kadhafi fait maintenant", avait laissé échapper mardi soir le général Claudio Gabellini depuis le QG de l'Alliance atlantique à Naples, dans le sud de l'Italie, quelques heures après d'intenses bombardements des forces alliées sur des bunkers appartenant au colonel en plein Tripoli. Le raïs n'est plus apparu en public depuis le 30 avril, peu après un raid aérien visant un bâtiment de son complexe, Bab al-Aziziyah, où son fils cadet, âgé de 29 ans, et trois de ses petits-enfants ont péri. Les rebelles se sont engouffrés dans la brèche pour affirmer que le colonel avait fui dans le désert Ash Shuryaf, à 400 kilomètres au sud de la capitale libyenne. Aucun élément n'est venu étayer leurs propos.

Par Cyriel Martin - Le Point.fr - Publié le 12/05/2011 à 13:36

Anonyme a dit…

Salam

Coulycon a dit:

"Une radio FM sert a' communiquer avec les populations locales"

--------------------------------

Une banalité, man

Sauf que tu oublies pauv'con qu'une forte communauté négro africaine réside à Atar et qu'ils n'auront jamais droit à une seule radio qui diffusera les trois langues dites nationales.

Si on prend le cas de la capitale , il aurait été logique et normale qu'il y ai des radios dédiées aux langues nationale , au lieu de cela les Baathisto-nasséristes refoulés en mal d'identité qui nous dirigent ce pays préfèrent remettre une sur-couche d'arabisation, afin de réussirent leur:

"GÉNOCIDE CULTUREL" dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Arrestation d’un militaire soupçonné de complicité avec Al-Qaïda.

Les forces mauritaniennes stationnées dans l’est du pays ont arrêté, mercredi, un militaire soupçonné d’entretenir des relations avec les terroristes d’Al-Qaïda au Mghreb Islamique (AQMI), a appris ANI de sources informées.

Ce militaire, un sous-officier du grade d’adjudant, répondant au nom de « Ould Kabach » était en service à la cinquième région (Néma) affecté à un bataillon implanté à Bassiknou, au moment de son arrestation.

De même source on indique que le militaire en question a été acheminé d’urgence vers Nouakchott où il est actuellement entendu par les services de renseignement de l’armée.

--------------------------------

Si les faits sont avérés, ce vaurien doit être déchu de sa nationalité mauritanienne, puis pendu par les couilles dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Le spectacle des œuvres d’art nous captive et nous charme généralement parce que ces œuvres inventent pour nous un monde imaginaire ou extraordinaire.

En outre, indépendamment de l’individu qui la perçoit, l’œuvre d’art a en elle-même une valeur cultuelle et une valeur d’exposition ; la première lui vient de son retranchement au regard public, retranchement dans lequel l’œuvre est consacrée réalité ésotérique,outil magique,mystique, religieux ou objet de culte. Ici, la perception esthétique est dénuée de tout sentiment de possession ; car l’œuvre est l’objet d’un renoncement, d’un désintéressement total. Par exemple, le croyant chrétien qui s’incline devant la belle statue de la Vierge, renonce ipso facto à la Vierge comme femme à désirer.

En revanche, lorsqu’une œuvre d’art sombre dans la déchéance d’une publicité à bon marché où elle s’offre au regard public comme motif de décoration et de divertissement, elle acquiert une valeur d’exposition. Un tableau ou une paire de bibelots disposés dans une pièce à titre décoratif a valeur d’exposition en l’absence de tout sujet esthétique.

D’un point de vue heideggerien, il y a plus dans la choséité de l’œuvre d’art. Elle est une chose amenée à la finition qui, dans son être-chose, révèle autre chose que la chose qu’elle est. Est-ce à dire que les nombreux « monuments » bâtis en Côte d’Ivoire, à Abidjan, sous l’ère de la Refondation et qui sont perçus aujourd’hui comme des fétiches et des sortilèges recèlent réellement autre chose que ce qu’ils nous donnent à voir ?

Dans une frénésie « artistique », les refondateurs se sont exercés à être bâtisseurs d’œuvres budgétivores conçues anarchiquement et quelquefois à rebours du volet culturel.

Je précise d’emblée que je m’insurge contre la vaste opération de démolition à laquelle nous assistons actuellement ; car ces œuvres comme une identité remarquable pouvaient témoigner du sens de la beauté de la « kill team ».

Mais ces destructions n’étaient-elles pas prévisibles, dans la mesure où ces œuvres ont été elles-mêmes bâties sur les ruines d’autres monuments ?

Ce fut le cas à Cocody, où un édifice rendant hommage aux déportés de l’esclavage fut rasé pour la fondation de la statue de Saint-Jean érigée au rond-point de l’église du même nom. La chronique raconte que des crânes humains furent déterrés en même temps que le Saint.

Anonyme a dit…

Toujours dans la commune de Cocody, à Angré, une statue de nymphe a connu le même sort. A yopougon également, une statue dite de la Résistance et qui avait la particularité de créer des embouteillages n’existe plus. On raconte encore qu’une femme enceinte et un albinos furent exhumés avec la statue. Même dans la commune des affaires, au Plateau, les pachydermes faisant face à la Cathédrale Saint-Paul, dans le voisinage du palais de Justice appartiennent désormais au passé tout comme le monument dédié aux martyrs dans la commune d’Adjamé.

Restent les édifices de la commune de Port-Bouet, notamment celui baptisé « Arc de Triomphe » sur le chemin menant à l’Aéroport Houphouët Boigny. Cet Arc est composé de quatre (4) pachydermes qui posent leurs éléphantesques postérieurs sur des tabourets ; les trompes en l’air formant deux arcs.

Ce qui est frappant, au-delà de la concurrence improductive d’œuvres qui se chevauchent quelquefois, c’est la quasi certitude de la population qui voit ou voyait dans ces édifices des lieux de caches de fétiches, de sortilèges et d’ossements humains. Cette idée fixe, Mme Gbagbo l’a payée cash.

Le 11 Avril, lors de sa capture avec le prince consort, nous avons vu une Simone hébétée, sonnée, la tête mi-chauve et des bidasses qui brandissaient des mèches de cheveux comme un trophée de guerre. Sous le scalp dit-on, se cachait un fétiche gros comme mon poing.

Entre des œuvres d’art censées embellir notre paysage et des fétiches qu’on sèmerait à tout vent pour se maintenir au pouvoir, il faut dire qu’il y a des flous artistiquement entretenus qui gagneraient à être élucidés derrière l’écume des événements. Entre sorcellerie et art, que des flous ! Les deux étant du domaine de l’irrationnel, doit-on les mettre dans le même pot-pourri des exaltations incontrôlées et irraisonnées ?

L’héréditairement futur centenaire du pays de la Teranga, le Président Abdoulaye WADE, nous a bien dit que le gigantesque monument qu’il a bâti est une exhortation pour la Renaissance africaine. Autrement dit, au-delà des difficultés économiques, il y a un besoin d’investir dans la culture. L’homme africain n’a pas besoin que de pain.

Espérons que l’après WADE ne donne pas lieu à une rancœur destructrice de la belle famille que constitue le monument de la Renaissance africaine.

Oumou.D 06/05/2011

Anonyme a dit…

Sur le blog du prof:

Comment apprendre la langue française…et les autres langues

Une langue peut-elle acculturer un peuple ?

http://haut-et-fort.blogspot.com