lundi 16 janvier 2012

Aziz et les voies de la fin.


“Aziz et les voies de la fin” Tel peut être le titre à donner à une analyse publiée récemment par le site arabophone " Tawary " et dont l’auteur, Mohamed Ould El Moctar Chinguitty, n’y va pas avec le dos de la cuillère pour prédire au régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz une fin des plus tourmentées !

Depuis le début de présente semaine, la presse arabophone nationale et internationale se fait les choux gras du texte rédigé par le sieur Mohamed Ould El Moctar Chinguitty, un mauritanien qui résidait aux USA et qui se trouverait depuis quelques semaines aux Emirats Arabes Unis et au Qatar. L’homme que l’on disait proche de Mohamed Ould Abdel Aziz, ne le semble plus.

En écrivant son texte, il va du principe que Ould Abdel Aziz " a joué de malchance en venant au pouvoir à un moment où le règne des dictatures n’est plus possible ".

C’est, pour ce penseur, la contradiction flagrante entre la fin des régimes tunisien, égyptien, libyen (et probablement syrien et yéménite) et la poursuite, en Mauritanie, de dictatures militaires qui ont commencé en 1978 mais, comme le laisse supposer l’évolution sociopolitique du monde arabe ne peuvent plus continuer sur la même lancée.

Et Ould Moctar Chinguitty d’énumérer, à côté du " mauvais timing ", ce qu’il pense être les forces et faiblesses du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, laissant croire, à travers son analyse, que les secondes sont notoirement plus nombreuses que les premières.

Evoquant les forces du pouvoir d’Aziz, l’auteur de l’article parle de " cartes circonstancielles " qui ressemblent aujourd’hui à des " feuilles de printemps éparpillées dans un jour de tempête " ! Ce sont des forces qui relèvent de l’exhibitionnisme et n’offrent à leur détenteur aucune garantie de maintien dans le pouvoir.

Le point fort du pouvoir actuel en Mauritanie est qu’il est nouveau, et l’on sait, pense Echinguitty, que les révolutions populaires ne prennent pas, généralement, pour cible des pouvoirs nouveaux. C’est l’usure de ceux-ci (comme en Tunisie, en Egypte, au Yémen et en Libye) qui constitue le facteur déclenchant des révoltes populaires qui finissent par se transformer en révolution.

Pour Mohamed Ould El Moctar, le président Aziz aurait pu tirer profit d’un tel fait, en agissant avec sagesse sur le facteur temps. Mais, dira-t-il, c’est le contraire qui s’est produit : " En un temps record, il a épuisé toutes ses cartouches par son improvisation, le mauvais choix des hommes, la vision politique à l’intérieur et les alliances diplomatiques à l’extérieur ".

Son deuxième point fort, toujours selon cet analyste, est sa disposition à servir les intérêts de l’Europe occidentale, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine. Mais, pense Echinguitty, cette carte " est aujourd’hui épuisée depuis que les printemps arabes ont fait comprendre aux Occidentaux que mieux vaut prendre en compte les aspirations de changement des peuples que de tabler sur la sujétion de leurs gouvernants ".

Des carences " fatales "

Puis Echinguitty de poursuivre son analyse en énumérant les faiblesses du pouvoir d’Aziz, " plus nombreuses et tuantes " que les atouts qu’il détient actuellement entre ses mains. Il cite, dans ce cadre et en premier lieu, la faiblesse de la base populaire et politique sur laquelle s’appuie son pouvoir.

Il dit, de manière explicite, que malgré les apparences, Aziz n’a pas réussi à s’entourer de soutiens solides comme ont su le faire ses prédécesseurs militaires, dont les puissants réseaux (dans le milieu des hommes d’affaires, des politiques et de la société) servaient d’outil de contrôle des masses et des structures d’influence tels les partis, les associations et autres organisations de la société civile.

Il y a même, note en substance cet analyste, que certains n’ont pas hésité, pour assurer la survie de leur pouvoir, à s’allier à des courants idéologiques influents (baathistes, nasséristes, kadhihines, islamistes, etc.) ou à jouer sur la fibre tribaliste, régionaliste et nationaliste.

" Tout cela, manque à Aziz, note Echinguity, au grand bonheur des mauritaniens, qui voient le président recourir à une coterie politique (ministres, hauts cadres, élus) ne jouissant, le plus souvent, d’aucune assise populaire et ne réussissant pas souvent à mener à bon terme les missions sensibles que le Raïs leur confie ".

L’analyse, apparemment très remonté contre le régime d’Aziz, en vient à citer la crise économique, politique et sociale actuelle comme l’un des éléments pouvant conduire à la chute du pouvoir. S’y ajoute, toujours selon Echinguitty, le saccage des ressources nationales dans ce qui ressemble bien à retour de la gabegie à ciel ouvert. Et ceci, au moment où les populations plient sous le poids des prix de denrées de première nécessité grimant de jour en jour, d’un chômage endémique des jeunes et mauvaise allocation des financements.

Sur le plan des relations extérieures de la Mauritanie, Mohamed Ould El Moctar Echinguitty tire à boulets rouges sur le flirt de la Mauritanie avec les régimes libyen du défunt Kadhafi, iranien et syrien. Le texte d’analyse montrera que cette relation " mal réfléchie " est mal vue par les pays arabes du Golfe, notamment, le Qatar dont l’Emir vient d’effectuer un passage éclair en Mauritanie, sans doute pour tenter de pousser Aziz à s’éloigner de Téhéran, au moment où les autorités de ce pays subissent des pressions de partout.

Abordant le dernier aspect de ce qu’il appelle " le génie diplomatique d’Aziz ", Echinguitty prend le parti du Maroc contre l’Algérie, voyant mal comment on peut nouer des relations " avec de vieux généraux, cherchant actuellement une porte de sortie à leurs problèmes " au détriment de relations séculaires avec le royaume chérifien.

Comment faire chuter le régime

Bien que toutes ces " raisons " ne soient pas suffisantes, aux yeux d’un démocrate, pour appeler à la chute d’un pouvoir - bien ou mal élu - Echinguitty donne " sa " recette… pour faire chuter Aziz ! Pour lui, les " tares " du système Aziz ne suffisent pas, à elles seules, pour mettre un terme au pouvoir de cet ex-général " arrivé au pouvoir, une première fois, par infraction ", mais qui a réussi, par la suite à " se légitimer " par l’organisation de la présidentielle de juillet 2009 gagnée par lui sans coups férir.

Pour que le changement démocratique soit effectif en Mauritanie (à l’image de ce qui s’est passé dans certains pays arabes ?), il faut, selon Echinguitty, la conjugaison de quatre facteurs. d’abord que les élèves des lycées et de l’Université bougent. Pour lui, les " printemps arabes " ont d’abord été " une affaire de jeunes qui aspirent à des changements profonds de leurs sociétés ".

Ces jeunes qui ont maintenant des moyens de tout savoir, d’être en contact avec leurs semblables et de pouvoir interagir sur leur vécu de tous les jours, ne veulent plus être les victimes expiatoires de pratiques antidémocratiques vécues en Mauritanie de son indépendance à nos jours.

Le second terme de ce changement, toujours selon Echinguitty, est la communauté des " hratin ", avec l’éveil d’une élite jeune n’acceptant plus d’être sous la tutelle de leaders ayant fini par s’accommoder des réalités du pouvoir en Mauritanie. Cette composante sociale, la plus marginalisée économiquement et politiquement, malgré son importance numérique, peut être un facteur de changement dans le pays, si le camp des jeunes parvient à faire basculer le rapport des forces en sa faveur " et à s’ouvrir plus sur les autres forces politiques œuvrant pour l’établissement d’une réelle démocratie en Mauritanie ".

Le troisième terme favorable à l’instauration d’un véritable changement dans le pays, est la capacité de l’opposition actuelle à " fédérer ses efforts ", loin des élans et relents de la politique politicienne. Celle qui fait passer les intérêts égoïstes des personnes et des partis avant ceux d’une communauté nationale tout entière.

Echinguitty pense qu’elle peut, si elle s’y met sérieusement, parvenir " à un Code d’honneur " empêchant Aziz à se présenter pour un deuxième mandat et ouvrir la porte pour une alternance pacifique au pouvoir avec la possibilité, pour la première fois, d’instaurer en Mauritanie un pouvoir civil élu démocratiquement et sans soutien de l’armée.

Ce qui est d’ailleurs meilleur pour l’actuel président puisque cela lui permet de quitter le pouvoir autrement que par la porte " dérobée " d’une révolte populaire aux conséquences désastreuses pour un pays comme la Mauritanie.

Enfin, le quatrième élément de cette hypothétique " révolution " mauritanienne, à l’image des printemps arabes, est l’entrée en lice - et avec force - des islamistes. Pour Echinguitty, l’atout de ce groupe politique est sa vitalité prouvée à maintes occasions dans le monde (Tunisie, Maroc, Libye, Egypte, Yémen, Syrie) et la jeunesse de ses dirigeants. S’ajoute à cela le fait qu’actuellement ce mouvement est plutôt favorable à l’opposition et dispose d’une réelle capacité de faire bouger la rue.

Face à une telle situation, Mohamed Ould Moctar Echinguitt n’offre au président Aziz que trois alternatives : la fuite en avant, en choisissant les mêmes procédés de répression et de " containment " de la colère populaire qui ont perdu son prédécesseur et " modèle " Ould Taya (1), qu’il comprenne que la démocratie est inéluctable en Mauritanie, accélère la cadence avec laquelle il saccage les biens de l’Etat quitte le pouvoir pour aller fructifier " ses biens mal acquis ".
A condition que le peuple ne lui demande pas des comptes, comme en Tunisie et en Egypte (2). Faire face aux manifestations populaires suivant le même mode opératoire choisie par les dirigeants des pays arabes où des révoltes ont éclaté. Et ce sera la porte de sortie.

Synthèse : Sneiba Mohamed.

61 commentaires:

Anonyme a dit…

Salam

Il a dit:

Le troisième terme favorable à l’instauration d’un véritable changement dans le pays, est la capacité de l’opposition actuelle à " fédérer ses efforts ", loin des élans et relents de la politique politicienne. Celle qui fait passer les intérêts égoïstes des personnes et des partis avant ceux d’une communauté nationale tout entière.

Echinguitty pense qu’elle peut, si elle s’y met sérieusement, parvenir " à un Code d’honneur " empêchant Aziz à se présenter pour un deuxième mandat et ouvrir la porte pour une alternance pacifique au pouvoir avec la possibilité, pour la première fois, d’instaurer en Mauritanie un pouvoir civil élu démocratiquement et sans soutien de l’armée

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Tant que daddah est messaoud feront parti de la classe politique ce scénario ne se réalisera jamais.

Un civil élu sans le soutien de l'armée : voila l'étendue dela forfaiture et du mépris de couilles molles (sidoca).

Kim jong Az doit finir son mandat dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Lu sur Kassataya

Kassataya, 15 janvier 2012- Le 20 décembre dernier, cinq hommes armés à bord d'un véhicule 4X4, appartenant à Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), attaquent un poste de la gendarmerie mauritanienne situé à Adel Bagrou, bourgade dans l'est mauritanien, situé à quatre kilomètres de la frontière malienne.


Les assaillants trouvent devant eux un seul gendarme, Ely Ould Mokhtar, qu'ils maitrisent sans problème avant de l'amener avec eux. Les hommes appartiennent à Sariyett El Fourqane, commandé par Yahya Abou El Houmam qui dépend de Katibatt El Moulethemine dirigée par Khaled Abou El Abass, alias Mokhtar Belmokhrar.


Le véhicule avait été signalé par un service de renseignements ami, aux autorités mauritaniennes, trois jours avant l'attaque mais, même en possession de cette information capitale, l'armée mauritanienne s'est révélée incapable de protéger la caserne.


Une fois la prise d'otage connue à Nouakchott, une initiative dénommée « Nous sommes tous Ely Ould Moctar » est lancée afin de soutenir la famille de l'otage et mobiliser l'opinion. L'initiative organise plusieurs sit-in. Fatimetou Mint Brahim, la mère du gendarme, assiste à l'un d'eux. Elle aurait, peu de temps après la manifestation, reçu un appel du Général Ndiaga Dieng, Chef d’État-major de la gendarmerie nationale et supérieur hiérarchique de son fils. L'officier lui dit voulait, selon notre source, lui transmettre un message du président Mohamed Ould Abdel Aziz.


Ce dernier lui aurait fait savoir que la fin du calvaire de son fils était liée à son attitude. Par conséquent, sa participation aux manifestations impliquerait, à terme, le désengagement total du gouvernement de toutes les actions ou négociations, secrètes ou non, pouvant aboutir à la libération de l'otage.


Vendredi 13 janvier, l'initiative organise une conférence de presse et publie, un communiqué dans lequel elle dénonce les pressions exercées sur la mère d'un otage. Si l'information se confirmait, ce serait une première.

Contacté par Kassataya.com, l'Etat-major de la gendarmerie de Mauritanie a nié cette version.

Anonyme a dit…

Salam

lu chez Vlane


Les cavaliers des claviers cavalent contre Aziz !

Sur le net, dans les salons partout sauf dans la rue où rien de décisif ne prend, on ne parle que de la chute prochaine d’Aziz. C’est inéluctable ! Jamais tous les esprits subversifs du pays n’ont été si ligués contre ce diable d’Aziz. En français comme en arabe, rasés de frais ou barbus de longue date, tous ces cavaliers des claviers et de la langue s’activent H24, jour et nuit pour déverser leurs analyses désorientées et leurs invectives enragées.




Même Hanane, le cavalier du changement, qui est descendu du cheval de la conquête armée pour monter sur l’âne de la politique impuissante en appelle aux « anciens esclaves » comme s’ils avaient un parti, une asso ou même une organisation quelconque ; eux qui pour la majorité ne jurent que par l’arabité ! D’ailleurs au lieu de les appeler anciens esclaves, ce qui est faux comme descendants d’esclaves est tout aussi faux vu que leurs ancêtres libres n’ont pas commencé à exister avec l’esclavage, pourquoi ne pas les appeler pour ce qu’ils sont « des anciens négro-africains » ?




Passons…

Revenons à nos moutons…




Certains vont même jusqu’à parier que seule une balle pourra nous libérer de l’homme du 18 ! On entend cela en public, c’est dire combien chacun dit ce qu’il veut en oubliant qu’il y a très peu nul n’osait articuler le début du commencement d’une telle pensée ! On dirait que tous ceux qui ont un pouvoir de nuisance quelconque : journal, site, parti d’opposition ou même de la majorité en dèche, on dirait que tout ce monde parle ou fait parler, écrit ou fait écrire pour voir jusqu’où Aziz laissera les gens parler car si Aziz est un tyran pillard, c’est le seul au monde à laisser les gens le dire et l’écrire même si en la matière l’anonymat est souvent roi mais pas toujours…




Hélas, le bonhomme laisse faire et continue à se balader dans le monde jusqu’à aller féliciter les tunisiens de leur révolution alors que ses détracteurs lui annoncent pour proche celle qui va l’emporter lui qui n’est pas là depuis 36 ans a-t-il répondu jadis ni même 36 mois avait-il dit à l’époque ; c’est dire combien le bonhomme semble serein par lucidité ou inconscience.




On lit comme on entend que jamais la Mauritanie n’a été si saignée à blanc, que c’est le retour de la mainmise tribale etc. C’est sans doute vrai même si on peut douter qu’Aziz ait fait pire que 21 ans de Tayie ou même 19 mois de transition mais est-ce une nouveauté ? Depuis toute l’histoire des maures et des négro-africains, qu’ont jamais connu leurs peuples sinon pillage, domination, esclavagisme ? D’où nous vient cette idée de justice pour tous, partage des biens, le faible égal du fort, le fils d’esclave l’égal du fils de maître ?

Anonyme a dit…

Tout cela est tout neuf ; un progrès déraciné qui nous vient de l’occident où l’on découvre même là-bas dans ces prétendues vieilles démocraties qu’ils sont endettés comme nous ou même plus, que les chefs d’état font des combines, que les trafics d’influence, abus de biens publics, rétrocommissions et tout le banditisme en col blanc, c’est le cas de le dire, sont monnaie courante, c’est encore le cas de le dire.




Allons ! Chers Zamis, tous ce bruit contre Aziz n’est que l’éducation à la démocratie. C’est une façon de se libérer comme si un voleur entrant chez vous était accueilli par des « mais, ce que tu fais n’est pas bien ! » pendant que le type se sert gentiment sans vous faire plus de mal car c’est lui ou un autre ; la vieille loi du plus fort.




Pourquoi Aziz ne ferait-il pas fortune alors que ceux qui ont pillé ce pays pendant trente ans sont là à se pavaner, sans rien risquer de quiconque ? Avant d’attaquer Aziz pourquoi ne pas attaquer les criminels qui ont tout détruit : l’éducation de vos enfants et même la vôtre, votre santé, vos rêves, votre quotidien et votre avenir ?




Pourtant ces criminels sont là, une partie avec Aziz et l’autre avec l’opposition.




Assez de vos jérémiades lamentables et impuissantes ! Admettons qu’Aziz tombe demain qui va le remplacer pour une Mauritanie juste ? AOD ? Tu parles ! Les mauritaniens sont tellement jaloux et hassades qu’ils ne veulent plus des Daddah ni des gens de Boutilimit, de là qu’ils ont tous couru vers l’inconnu Sidioca juste pour le bloquer pourtant à l’époque nul autre qu’AOD n’était mieux placé pour être un excellent président.




La jalousie, la haine, l’envie voilà ce qui fit le lit d’Aziz ! Aziz a récolté tous les fruits de la division des mauritaniens, leurs haines les uns des autres, blancs contre noirs, riches contre pauvres, militaires contre civils. C’est notre mauvaise foi, notre jalousie, notre convoitise, notre soif de passe-droits, de postes juteux, de coups de poignards dans le dos, c’est cela qui rend Aziz et les militaires invincibles et la classe politique lamentable.




Personne de pur ne peut prendre le pouvoir dans ce pays car si Aziz bouffe, il ne bouffe pas seul ! a-t-on déjà entendu l’opposition attaquer d’autres généraux ? Sont-ils à la diète ? Crèvent-ils comme le peuple ? Allons ! Si c’était le cas, le Aziz serait au Qatar au pied de la table de Taya pour lui demander des excuses.




Le plus grave avec Aziz, son plus grand crime, c’est d’avoir compris qu’il ne faut pas chasser les sorcières de sorte que s’il devient lui-même un sorcier plein aux as, on n’aille pas le pendre mais le laisser tranquille comme les autres voleurs. Voyez Haidallah qui fit assassiner même un émir yarahmou, il se pavane tranquille sans même vouloir à ce jour indiquer où ces victimes sont enterrées !




Le plus grave, c’est que la Mauritanie semble n’être plus qu’une chamelle qu’on suce jusqu’au sang, qu’on loue, qu’on vend, à laquelle on demande de mendier pour faire la fortune d’une clique qui finira par être chassée et une autre prendra sa place pour s’enrichir aussi. C’est la mentalité ancestrale d’un peuple qui a connu très peu la colonisation. L’esprit est resté le même qu’à l’époque du pillage ancestral et de la loi du plus fort pure et dure avec quelques aménagements.




Allons ! messieurs les cavaliers du clavier et de la langue, avant d’attaquer Aziz, balayez devant vos portes même si le geste risque de vous emporter…




Quant à Aziz, vous verrez bientôt aux prochaines élections qu’il est en train de partager le pouvoir entre lui, ses frères d’armes et les islamistes de service déguisés en ennemis…

Anonyme a dit…

Cette affaire de montage photo de l' IRA est vraie walla? Curieux de voir la réaction de l' IRA. Si quelqu, un a fait ce montage pour rendre service, il a mal fait. Aziz pourra utiliser cette affaire pour raser toute son opinion.

Maatala on dit quoi?

Tout le monde est silencieux sur grave affaire. Si c' est vrai, bithani facho & co va s' amuser et nous pomper l' air pour des mois. Franchement Birame doit faire très attention avec tout le monde et je crois qu'il est manipulé à gauche et à droite. Avec son accord, bien sûr.

Anonyme a dit…

Salam

Rosso : Arrestation de 25 militants de l'IRA



ALAKHBAR (Nouakchott)- Vingt militants du mouvement antiesclavagiste IRA-Mauritanie sont arrêtés à Rosso dès les premières heures de ce mardi 17 janvier à Rosso alors qu’ils revenaient d’une conférence de presse organisée par son mouvement à Dakar, la capitale sénégalaise.

IRA-Mauritanie avait annoncé au cours de la conférence son intention de former une coalition internationale et africaine composée d’acteurs des droits de l’homme, de politiques, de journalistes et de religieux pour une lutte pacifique pour combattre l'esclavage .

IRA avait rappelé aussi que les harratines en Mauritanie sont victimes d’esclavage et de marginalisation de la part des "maîtres d’esclaves qui sont dans le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz", le président mauritanien.

Anonyme a dit…

Salam

Photos/IRA

Une source non officielle a dit?

Depuis quand devrions nous croire la version officielle à plus forte raison non officielle?

Il attend quoi l'Etat pour organiser un démenti officiel?

Un démenti officiel serait aussi répondre à une organisation non reconnue

En somme lui donner de l'importance

Par contre

Biram devrait mener son enquête et après authentifier ou pas les accusations.

Si les photos sont authentiques, elles feront du tord au pouvoir dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Maata,

N'est-il plus possible d'organiser une conference de presse a' Nouakchott? Les pays voisins qui ont toujours eu des intentions de domination sur la Mauritanie sont connus. Soyons prudents a' propos de la nature de l'aide et de qui doit la donner!

Les methodes Biram n'aident pas sa cause!!! Il doit chercher des conseils aupres de Messaoud!!!!!

MES CHERES MAURITANIENNES ET MES CHERS MAURITANIENS, NOTRE PAYS FAIT FACE A' UNE SITUATION OU' QUELQUES INDIVIDUS SONT DETERMINE'S A' PRENDRE NOTRE PAYS EN OTAGE POUR REGLER DES COMPTES!!!! PERSONNE NE DOIT LES SUIVRE DANS LEUR AVENTURE!

OUI AU RESPECT DES DROITS DE TOUTES LES MAURITANIENNES ET TOUS LES MAURITANIENS!

NON A' LA DESTABILISATION DE LA MAURITANIE!

IL N'Y A PAS DE BON COUP D'ETAT!!!!! PAR PRINCIPE NOUS SERONS TOUJOURS OPPOSE'S A' TOUS LES CHANGEMENTS DE POUVOIR EN MAURITANIE, QUI NE VIENNENT PAS DES URNES!!!!!!

Anonyme a dit…

Inimaginable, nos journalistes! La décision pour le contingent mauritanien devant partir au Soudan ne doit pas parvenir du Soudan, mais de l' UA et de l' ONU! Avec un article pareil, nos flics n' ont aucune chance d' aller au Darfour.

Des crapules, nos journalistes pour la plupart. Comprennent rien à rien. Etfou!

A-

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Police : Contingent Darfour, partira ou partira pas.

A quand le départ des policiers mauritaniens au Soudan ? La question mérite d’être posée. Car les policiers choisis pour répondre à une demande soudanaise, une demande qui date d’environ 7 mois, sont devenus des Sans Domicile Fixe (SDF) ou des Sans Fonction Fixe (SFF).

Ce contingent des policiers mauritaniens en attente d’aller au Soudan reste sans occupation. Leurs formalités annoncées plusieurs fois ont été reportées sans explication et la délégation soudanaise d’inspection qui devrait venir en Mauritanie est dans le même cas.

Si Ould Boylil, le ministre de l’intérieur et le général El Hadi, patron de la police, semblent faire de leur mieux pour le dénouement de cette affaire, les choses stagnent toujours. Et la balle est, semble-t-il, dans le camp de nos chancelleries, notamment notre ambassadeur à Khartoum.

En attendant que ce diplomate se grouille pour une éclaircie dans cette affaire, les éléments du contingent ne savent pas à quel saint se vouer.



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Source : La Nouvelle Expression (Mauritanie)

Anonyme a dit…

Salam


Interview de Biram Dah Abeid Président de IRA Mauritanie.


La Nouvelle Expression : Pouvez-vous nous parler de ce qui s’est passé la journée du 4 Janvier 2012 devant le Ministère de la Justice, au cours de votre sit-in de soutien à l’opposant Moustapha O. Limam Chaafi ? Avez-vous des liens particuliers avec ce dernier ?

Biram Dah Abeid : J’ai constaté, dès le début du sit-in, à ma gauche, la présence d’un policier que je connais bien de vue. Il était ce jour là habillé en civil et paraissait vouloir s’approcher de moi davantage. Entre lui et moi, il y avait les trois députés, Moustapha Ould Bedredine, Nana Mint Mohamed Laghdaf et Saleck Ould Sidi Mahmoud et bien d’autres personnes. Je le surveillais du coin de l’œil et, à un certain moment, seul Moustapha Ould Bedredine me séparait de lui.

C’est à ce moment-là que je l’ai signalé, par un clin d’œil, aux jeunes de la sécurité de IRA. Les jeunes ont fermé l’angle que ce policier voulait occuper entre Bedredine et moi. Il s’est retiré et nous l’avons presque oublié, quand un jeune de la sécurité crie, derrière nous : « Attention, il est entrain de prendre son arme ! ».

A cet instant - diront les témoins oculaires - le brigadier de police, actuellement en service à la Direction de la Sureté de l’Etat (DES), avait introduit sa main sous ses habits, tentant de dégainer son arme. Notre sécurité rapprochée l’a maitrisé, l’a désarmé et, tout en empêchant la foule de s’en prendre à lui, l’a remis à une brigade de la garde, venue à la rescousse de l’on ne sait où. Je note, en plus, deux éléments qui éclairent l’incident :

1) notre commission de sécurité n’intervient qu’au cas où un agresseur est doté d’une arme et est entré en phase d’exécution ;
2) l’agresseur est le brigadier de police Isselmou Ould Mohamd El Mostapha, en fonction à la Direction de la Sûreté et est originaire d’Aioun…

Pour répondre au deuxième aspect de votre question, bien sûr que j’ai des liens particuliers avec Moustapha Ould Limam Chaafii : nous sommes unis par notre ambition commune et désintéressée pour la Mauritanie de l’égalité d’abord, de la paix dans la justice ensuite. Notre dessein pour ce peuple, ce pays, consiste à l’émanciper, définitivement, des anachronismes comme l’esclavage, le racisme et leurs corollaires, à commencer par la sacralisation du pouvoir autoritaire, la crainte des représailles, la résignation et l’apolitisme. Nous combattons la mauvaise gouvernance et le népotisme, deux grands maux incarnées, aujourd’hui, par le général Mohamed Ould Abdel Aziz.

En effet, Moustapha et moi, et bien d’autres fils dignes et intègres de ce pays, sommes liés par le serment de mettre un terme au système de brigandage, d’injustice et d’oppression que les militaires ont implanté dans le pays. Nous voulons en finir avec l’implication des officiers et soldats dans la régulation et la compétition politiques.

Sur quelles observations vous basez-vous pour conclure à une tentative d’assassinat contre votre personne ?

BDA : Que vous appeliez cela tentative d’assassinat ou d’intimidation, les termes importent peu face à des faits incontestables : le policier armé n’était pas en position de veiller à l’ordre pendant le sit-in car habillé en civil et se faufilait à la recherche de sa cible ; d’ailleurs, ce jour-là, nous avons remarqué une forte présence d’agents sans uniforme. Il fallait, pour les services de sécurité, créer un désordre pendant le meeting ; il n y a avait pas des forces de l’ordre pour canaliser la manifestation et prévenir les débordements mais, plutôt, des éléments infiltrés afin de susciter un désordre.

Nous avons remarqué que les élément de police désignés pour cette mission étaient issus des deux tribus Tajakanett et Oulad Naceur, ce qui a un rapport avec Moustapha Chaffii et Saleh Ould Hanena. Or, l’arrivée tardive de Saleh Ould Hanana sur les lieux du sit-in et la vigilance des membres de l’IRA nous ont fait éviter le pire. En tout état de cause, si le présumé agresseur n’avait pas tenté de dégainer son arme, personne ne l’aurait appréhendé.

Anonyme a dit…

Avez-vous porté plainte ? Si oui, où en est-on avec la procédure ?

BDA : Nous sommes en concertation avec nos avocats pour le besoin de la plainte.

Quelle explication donnez-vous à ce qui ressemble de plus en plus à un acharnement du système contre vous ?

BDA : L’intensité, la prégnance et la forte résonnance du discours de IRA au sein des milieux populaires et de la classe moyenne mettent les groupes dominants en alerte permanente. Ces milieux sentent qu’un changement qualitatif, une rupture, se profile à travers l’agglomération des forces progressistes du pays, une conjonction des forces sociales, politiques et civiles où l’IRA joue un rôle de catalyseur. Le président de IRA incarne la visibilité de cet effort ; l’assassinat de n’importe quel autre opposant mauritanien va sceller, très rapidement, la fin du pouvoir raciste, esclavagiste et tribalo-clanique de Mohamed Ould Abdel Aziz.

IRA était connue jusque-là comme une organisation de défense des droits de l’homme. Mais récemment, elle se serait érigée en front politique. Pouvez-vous donner des éclairages sur ce glissement ?

BDA : Notre organisation reste une ong des droits humains, doublée d’un mouvement d’idées et, sans aucune intention de proposer un projet de société, ni aucune aspiration à prendre le pouvoir ou gouverner ; ceci reste pour nous, l’apanage des partis politiques.

En plus, le président de IRA, en tout cas son président actuel, il s’agit de moi Biram Ould Dah Ould Abeid, je renonce solennellement et définitivement à occuper des postes politiques ou de gestion des affaires publiques dans mon pays ; mon rôle consisterait à contribuer par mes idées, mes actions sur le terrain et mon sacrifice, à la déconstructions totale des systèmes social et étatique en Mauritanie basés sur l’injustice, le non-droit, le racisme et l’esclavage. Il n’est pas de notre faute qu’en raison de l’impunité et de la culture de l’amnistie-amnésie, tous les enjeux publics se politisent dans notre pays.

Il n’est plus possible d’entamer une revendication catégorielle, circonstancielle ou corporatiste sans qu’elle croise une revendication partisane ou une réaction du pouvoir. A force de surseoir, de diluer, de différer, les contradictions s’accumulent, se lient et la politique envahit l’espace social jusqu’à la saturer. C’est ainsi qu’interviennent les ruptures douloureuses. La Mauritanie a atteint ce stade.

Vous avez récemment rencontré l’ancien Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi. Peut-on connaître la teneur de cet entretien ?

BDA : L’entretien avec le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi relève d’abord de ma mission en tant qu’initiateur du deuil de Inal et de coordonateur de cette action entre les différents acteurs qui ont pris part à ce très haut acte de portée nationale, humaine et humanitaire. Des recommandations importantes, sous forme de mémorandum, ont conclu le voyage de Inal, le 28 novembre passé. Le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, par sa probité, la force de ses principes et son statut d’unique Président démocratiquement élu en Mauritanie, devait être sollicité pour apporter son soutien et sa bénédiction à la démarche et en connaitre la suite.

Comment voyez-vous l’avenir de la Mauritanie en 2012 ?

BDA : L’avenir de la Mauritanie est très sombre, malheureusement, car nous pouvons basculer dans le désordre et la violence indicible à tout moment : Ould Abdel Aziz - qui a donné suffisamment de preuves de son incapacité à réfléchir et agir en homme d’Etat – doit être neutralisé et mis hors d’état de nuire. Et un tel impératif interpelle, aujourd’hui, chaque Mauritanien. Nos compatriotes ont eu le temps de méditer le Printemps arabe.

Propos recueillis par Seydi Moussa Camara

Anonyme a dit…

Salam

Photos de torture: droit de réponse de l'IRA




Alakhbar (Nouakchott) - En réaction à la dépêche publiée lundi sur Alakhbar, intitulé "Esclavage: les photos de torture "manipulées par l’IRA" (Gendarmerie)", la commission de la communication de l'IRA a soumis le droit de réponse suivant:

"Sous la peur et le regret, Boubout Dieng tente de masquer ses forfaits. (la prison d’Aboughreib à Ain Farba). Après avoir camouflé l’esclavage plus que clair à Agharghar, le commandant de la brigade de gendarmerie semble regretter, certes un peu tard, son excès de zèle envers des militants honnêtes venus soutenir une victime.

Une chose est sûre pourtant : Sa défense sent la manipulation, son sport quotidien. Il prétend que IRA a manipulé !es photos ! Nous lui rétorquons que cela est impossible, les photos étant sorties le samedi alors que les détenus étaient encore dans ses locaux ! Comment nous sont-elles parvenues ? Ont-elles été préparées d’avance ou est-ce de la magie ?

Monsieur Boubout, tu as servi les esclavagistes mais que diras-tu devant Dieu ? Pour couvrir un esclavagiste tu as tout perdu !

La photo a été prise bel et bien dans la douche que tu as utilisée pour emprisonner de façon inhumaine et sadique les personnes que tu détestes tant. Comment les photos ont été prises ? Les militants ont observé une grève de la faim et de soif. Au deuxième jour, leur état de santé a commencé à se dégrader. Dr Ely Ould Ravaa s’est même évanoui et, sous l’insistance des autres membres, Boubout a cédé à la panique et fini par appeler l’infirmier de Ain Farba pour lui donner une piqure. Il a été déchainé.

On a alors cherché à convaincre les autres de boire au moins et, dans cette panique la photo des autres militants a été tirée par un téléphone portable ordinaire (chinois). Et c’est pourquoi elle la photo n’est pas de bonne qualité. Ce que Boubout a essaye de manipuler, en parlant de la couleur des murs et en niant l’existence des chaines, tout en évitant de dire comment les militants ont été incarcérés et dans quelle conditions!

Donc tout est transparent, et la technologie n’a pas de limite cher Adjudant. Et en Mauritanie il n’y a pas que des Boubout , Ould Jaavar, Mohamed Ould Beilil … il y’a aussi des Boubakar Ould Messoud , Ould Bouhoubeiny (le bâtonnier) et bien d’autre , tu as donc le droit et même le devoir de t’inquiéter !!

Nouakchott le 17 /01 / 2012
Commission de la communication"

Anonyme a dit…

Salam

Lu pour couly

Me Bouhoubeini : "Aucune logique dans la justice mauritanienne"


ALAKHBAR (Nouakchott) - La justice mauritanienne ne se sent pas du tout mieux. Le dossier de la drogue montre qu’il n’y a aucune logique dans cette justice, selon le bâtonnier des avocats Ahmed Salem Ould Bouhoubeini. Interview...


ALAKHBAR : Pourquoi avez-vous dressé un bilan sombre de la justice mauritanienne dans votre dernier rapport?

Me Bouhoubeini : La justice ne se sent pas du tout mieux par rapport à l’année passée. Elle a plutôt mal ; quand nous l’avons dit, nous avons apporté les preuves concrètes. Ce n’est pas pour jeter du discrédit à la justice par désire de le faire. Les exemples sont précis et inquiétants. Nous avons dénoncé, l’année dernière, des arrestations arbitraires répétées. Nous l’avons fait également lorsque les conditions de détention étaient dégradées. Dans le dernier rapport, juste après le Conseil supérieur de la magistrature, nous avons fait quelques observations : il est tristement remarqué que le Conseil supérieur de la magistrature se limite, aujourd’hui, à affecter des magistrats dans des postes alors qu’en principe l’inamovibilité du juge comme principe empêche et défend cette procédure ; cela doit relever de l’extraordinaire qu’un juge soit muté. La loi précise certain nombre de conditions. Cela doit se faire soit sur la demande du juge concerné ou suite à une faute professionnelle. Donc, on a été inquiétés par le fait que le Conseil supérieur de la magistrature se limite à faire des affectations des magistrats. Pourquoi cela nous a inquiétés ? parce qu’avec cette formule, les magistrats sont devenus sous la tutelle du ministère, car, c’est le ministère qui est chargé de les affecter dans des postes de responsabilité suivant son humeur. Donc, c’est un poids du ministère de la justice sur les magistrats. Ce n’est pas fait sur la base d’aucun critère. Je m’explique : nous avons parlé des 70 magistrats qui ont été remis l’année dernière à la disposition du ministère, officiellement, avec le prétexte qu’ils ne peuvent pas accompagner les changements et les réformes menées par le gouvernement. Ce qui veut dire qu’il y a des problèmes. Et quand il y a des problèmes qui pour les magistrats empêchent d’accompagner les réformes dans le domaine de la justice, il est évident que ces problèmes doivent être liés, soit à la formation, donc incompétents, soit à la moralité, donc corrompus. Si nous faisons une déduction qu’ils sont mis à la disposition pour corruption ou pour incompétence, c’est parce que cela relève de l’évidence. Lorsque des magistrats sont écartés du pouvoir judiciaire parce qu’ils ne peuvent pas accompagner l’ambition, forcément, il ne faut pas chercher milles solutions. Il n’y a que deux ou trois : la moralité ou la compétence. Bref, nous avons été étonnés de voir qu’une année après un autre Conseil de la magistrature les ramènent dans les hauts postes de responsabilité. Nous n’avons rien contre ces magistrats, mais nous sommes contre cette logique, ou plutôt cette absence de logique qui fait qu’aujourd’hui dans le secteur on ne sait pas où on va ! Les magistrats d’hier, incapables d’accompagner les réformes, comment le sont-ils devenus aujourd’hui ? Est-ce qu’au cours de cette année, ils se sont améliorés, est-ce que parce que le ministère de la justice ou le pouvoir exécutif n’a plus la même ambition pour la justice que l’année dernière. Est-ce que parce qu’ils se sont trompés sur eux. A mon avis, il est tout-à-fait normal de les laver d’abord de cette accusation avant de les ramener dans le secteur. Beaucoup d’autres incohérences nous ont faits poser des questions comme le problème de l’amicale des avocats qui n’a pas été faite.

Anonyme a dit…

ALAKHBAR : Au-delà des rapports de dénonciation allez-vous boycotter, par exemple, des séances ou mener la contestation sur le terrain ?

Me Bouhoubeini : Le rapport du bâtonnier sort depuis quelques années. Nous estimons que c’est utile ; il continuera donc à paraître par trimestre où suivant des cas : quand il y a un événement important.
En revanche, en ce qui concerne les avocats, l’ordre des avocats a demandé audience le Président de la République pour lui poser les problèmes des avocats et poser le problème de la justice, du droit et de l’Etat de droit, parce que nous sommes concernés par tout cela. Toutes les fois que l’Etat de doit est menacé, les avocats sont concernés, et ont donc un mot à dire. Or ce mot personne n’est prête à l’entendre, ce n’es pas normal dans une démocratie. Quand on a fait six courriers au Président de la République pour lui demander une audience et quand on lui faire savoir en public, il n’est pas du tout normal que le Président de la République ne nous reçoive pas. C’est à lui que nous allons poser aussi bien les problèmes des avocats que ceux de la justice. Mais, nous n’avons jamais reçu sa réponse. Et quand nous avons écrit plusieurs courriers au Président de la République, nous avons envoyé un courrier à son directeur de cabinet, pour lui dire ‘’nous avons adressé au Président de la République des courriers. Je l’ai rencontré personnellement une fois à l’occasion du 28 novembre, et il m’a affirmé que le Président avait reçu les correspondances. Nais, nous, nous n’avons jamais obtenu une réponse. Donc sur ce point là nous n’allons pas nous limiter aux rapports. L’ordre des avocats prend très mal le fait qu’il ne soit pas considéré comme un acteur et interlocuteur dans le domaine de la justice. De ce fiat, nous envisageons naturellement plusieurs actions pour montrer haut et fort que nous revendiquons ce statut et qu’il faut qu’on l’obtienne. Ça peut être un éventail d’action.



ALAKHBAR : Pouvez-vous préciser la nature de ces actions ?

Me Bouhoubeini : On envisagera au niveau du conseil de l’Ordre. Toutes les décisions seront prises avec sagesse et détermination. En tout cas, nous sommes très déterminés à faire entendre notre voix et manifester notre désaccord avec cette politique d’isolation des avocats. Nous tenons à ce que les avocats soient considérés comme un partenaire et il y a mille façon de l’exprimer nous n’en excluons aucune.

ALAKHBAR : Ould Mahame, votre collègue et député, considère vos propos jugeant «illégalité» de la session parlementaire actuelle, d’une ingérence dans le domaine du pouvoir législatif ?

Me Bouhoubeini : Je regrette que cela émane de mon ami et collègue Me Ould Mahame qui est avocat. Ensuite, je ne suis pas convaincu de ce qu’il dit ; ce n’est pas une ingérence, parce que nous ne parlons pas au nom du pouvoir judiciaire, mais au nom de l’ordre national des avocats. On a dit ce que l’on pense, donc il n’y a pas d’ingérence. Or,nous avons une politique que nous venons d’adopter au niveau de l’ordre national des avocats : il faut que l’ordre national des avocats soit présent dans tout ce qui est juridique, tout ce qui concerne la loi, le droit et l’application de la loi. Donc, quand il y a un débat sur la constitutionalité de quoi que ce soit, l’ordre des avocats est concerné. C’est une politique nouvelle. Quand on voit qu’au niveau du parlement, au niveau de la justice et du pouvoir exécutif, quelque chose qui ne fonctionne pas bien en terme de procédure judicaire ou en terme de respect de la loi, nous sommes concernés et nous prenons position et donnons notre avis en tant qu’observateur et acteur : le statut qu’on nous refuse encore.

Anonyme a dit…

ALAKHBAR : Mais n’être-vous pas, au moins, au cœur d’un débat politique ?

Me Bouhoubeini : Si nous donnons notre point de vu juridique sur une chose, il importe très peu, pour nous, que cela soit du côté de la droite ou de celui de la gauche, parce que ce sera un point de vu juridique et fondé. C'est-à-dire, ce que nous aurons compris de l’application de la loi. L’essentiel, c’est qu’on donne notre position sur tout. Ceci dit, nous voulons aussi commencer à faire comprendre que nous devons, en amont pas en aval, être au cœur de toute réflexion en matière juridique. Il ne doit pas y avoir un projet de loi, une loi ou une réflexion sans que les avocats ne donnent leur point-de-vu.

ALAKHBAR : Pouvez-vous rappeler vos arguments par rapport à cette «illégalité» ?

Me Bouhoubeini : Il y a un délai, et vous savez à quel point, en droit, les délais sont importants. Il y a un mandat qui commence à courir, et avant de courir les députés n’ont pas la qualité de député et n’ont pas la vocation de légiférer. Ceci est une logique juridique extrêmement simple : il y a un mandat déterminé et fixé par la Constitution à cinq ans. Quand il expire, en principe avant d’expirer, il doit y avoir une procédure qui permet d’activer une autre structure qui prendra la place de celle-là. D’autre part, nous avons vu l’avis donné par le Conseil constitutionnel, et là nous avons encore dit quelque chose de très simple : Cela ne rentre pas dans les matières de compétence du Conseil constitutionnel. Celui-ci peut donner un avis sur les lois organiques, mais ne peut pas donner son avis sur ce genre de choses qui sont des choses constitutionnellement très claires : un mandat qui débute et se termine de façon évidente.



ALAKHBAR : Des contrats entre des avocats et des entreprises seraient annulés. Si vrai, qu’en pensez-vous, et qui sont vos collègues concernés ?

Me Bouhoubeini : J’ai appris qu’on demandé aux entreprises de recenser les contrats des avocats, il y a une semaine à peu près. Et j’ai appris, il y quelque jours, qu’on a donné des instructions pour rompre le contrat des avocats. Je n’ai pas encore les documents de ce genre entre les mains, mais c’est une information qui circule et qui vrai semblablement est une information confirmée. Je pense, de tout façon, que c’est grave si c’est une méthode pour soumettre les avocats, je pense que le pouvoir devait tirer les conséquences des dernières élections ; ce n’est pas avec les pressions, ni avec les promesses que les avocats peuvent être intimidés. nous n’estimons pas qu’il y a beaucoup de contrat d’ailleurs.
En outre, nous regrettons qu’on ne soit pas comme le Sénégal, par exemple. Ils ont constaté que la signature souvent des conventions et des contrats, mal assistés se répercute négativement sur l’administration Le premier ministre sénégalais a donné donc des directives à toutes les entreprises et à tout le gouvernement leur interdisant de faire quelconque acte sans passer par un avocat, que cela soit une convention, un contrat ou un accord. J’espère que je que c’est ce genre de circulaire qu’il faut maintenant développer en Mauritanie et pas l’inverse.

Anonyme a dit…

ALAKHBAR : La cour d’appel a donné son verdict dans le dossier de la drogue, mais c’est une composition différente qui s’est prononcée. Quel commentaire faites-vous ?

Me Bouhoubeini : Ce dossier fait partie des exemples concrets dans lequel on peut soutenir qu’il n’a aucune logique dans la justice. D’abord, il y a un juge qui a été radié. Je vous informe que les magistrats qui étaient avec lui dans la même composition ont obtenu des promotions dans le dernier Conseil supérieur de la magistrature. Et Je vous dis que les juges qui étaient dans la chambre d’accusation, l’année dernière, qui ont fait un non lieu dans le dossier de la drogue, ont été l’année dernière, mis à la disposition du ministère comme sanction. Puis, ils ont été, dans le dernier Conseil supérieur de la magistrature, encore hissés à niveau supérieur. Donc, il y a aucune logique. Et puis, le Président de la République a gracié dans ce dossier, et il a fait des remises de peine, et le Parquet au niveau de la Cour d’appel a baissé son réquisitoire. Donc, au vu de cela, il est évident qu’il y a une logique d’apaisement par rapport au dossier. Pourtant, vous savez ce qui s’est passé : le juge qui a été radié. On ne lui reproche rien d’autre, dans le document du ministre de la justice dans le document de l’inspecteur général, que d’avoir acquitté. C’est grave quand on peut mettre un juge à la porte tout simplement parce qu’il a acquitté ou condamné. En fait c’est ça sa mission. Et il est évident que cette mission peut parfois connaître des appréciations qui ne sont pas forcément bonnes et c’est pour cela que les recours sont faits. Le juge peut se tromper ou peut mal interpréter la loi ; et les recours sont fait pour ça. D’ailleurs, dans le dossier en question il y a eu un recours à la cour suprême et celle-ci a annulé. On devait donc pas revenir. Bref, si je reviens sur ce qui s’est passé au niveau de la cours d’appel qui a statué, il y a quelques jours, malgré les réserves que nous avons sur cette cour, Seydou Kane, le seul détenu, a été condamné à 5 ans. Or, Saydou Kane bénéficie d’un décret présidentiel lui donnant une remise de peine de 5 ans. Là, logiquement, le Procureur de la République devait immédiatement, en application du décret et le mettre en liberté. Mais, je constate qu’il est depuis mercredi, en prison. Je ne sais pas si cela veut dire que le décret du Président n’a pas une importance. Je ne peux pas le dire parce qu’il a déjà bénéficié à certaines personnes. Seulement, je ne comprends pas pourquoi qu’il puisse profiter à certains et non à d’autres ? Cela, rentre, à mon avis, dans le cadre de ce que ce que j’ai dit : une incohérence totale dans le système de la justice. Tout dernièrement, quand un client à moi m’a demandé, ce qui va se passer demain, je lui ai dit nous sommes dans une justice imprévisible. Donc, je ne peux pas vous dire qu’est ce qui va se passer.

Anonyme a dit…

ALAKHBAR : Pourquoi enfin vous remettez en cause la décision de fermer l’ISERI?

Me Bouhoubeini : J’ai constaté qu’aujourd’hui dans notre pays que beaucoup de décisions sont prises à l’improviste. C’est grave. Beaucoup de décisions sont faites sans respecter les formes. Il y a malheureusement ce qu’on appelle les instructions qui viennent d’en haut, qui, le plus souvent, sont la justification qu’on donne à tout acte. L’Institut est créé par un texte, il ne peut pas être fermé autrement que par un texte de même valeur et de même nature. On ne peut pas le fermer parce qu’on a reçu des instructions, on peut le fermer s’il y a eu une décision en bonne et du forme qui le ferme. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. S’élever, alors, contre la fermeture de l’institut c’est s’élever contre ces pratiques qui ne sont pas juridiques. Donc, je me lève personnellement contre la fermeture de l’institut dans ces conditions. J’ai, d’ailleurs, décidé de prendre contacte avec le ministre de l’Orientation islamique pour qu’il nous explique pourquoi, en dehors d’une décision en bonne et due forme, l’Institut est fermé de fait.
Et en ce qui concerne les étudiants, j’ai été effectivement constitué pour leur défense. La dernière fois ça c’est soldé par leur libération immédiate. Cette fois-ci, je prendrai un contact dès demain(Lundi) avec les autorités judiciaires pour voir quelles sont leurs conditions et suivre leur dossier.

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Kim Jong Az instrumentalise la justice dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Le batonnier à dit:

"dans le domaine de la justice, il est évident que ces problèmes doivent être liés, soit à la formation, donc incompétents, soit à la moralité, donc corrompus."

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Me Bouhoubeini : J’ai appris qu’on demandé aux entreprises de recenser les contrats des avocats, il y a une semaine à peu près. Et j’ai appris, il y quelque jours, qu’on a donné des instructions pour rompre le contrat des avocats.

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C’est grave quand on peut mettre un juge à la porte tout simplement parce qu’il a acquitté ou condamné. En fait c’est ça sa mission.

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Tout dernièrement, quand un client à moi m’a demandé, ce qui va se passer demain, je lui ai dit nous sommes dans une justice imprévisible. Donc, je ne peux pas vous dire qu’est ce qui va se passer.

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Me Bouhoubeini : J’ai constaté qu’aujourd’hui dans notre pays que beaucoup de décisions sont prises à l’improviste. C’est grave. Beaucoup de décisions sont faites sans respecter les formes. Il y a malheureusement ce qu’on appelle les instructions qui viennent d’en haut, qui, le plus souvent, sont la justification qu’on donne à tout acte.

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S’élever, alors, contre la fermeture de l’institut c’est s’élever contre ces pratiques qui ne sont pas juridiques.

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Longue vie à Kim jong AZ dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Lu sur kassataya

Psychanalyse de l’intégriste : La frustration sexuelle en cause

Que se passe t-il dans la tête des intégristes, qu’ils soient politiques, religieux ou philosophiques ? Quels sont leurs symptômes ? Quelle est leur problématique ?



Les intégristes parlent beaucoup de sexualité et toujours de façon négative comme si le sexe était intrinséquement mauvais. Leur obsession, c’est le sexe. Et c’est logique dans la mesure où se sont avant tout des êtres frustrés. Chez eux, la frustration, c’est le manque de puissance, plus exactement, le sentiment de manquer de virilité. Les intégristes ont un problème avec leur propre virilité. L’intégriste confond d’ailleurs virilité et brutalité. Il a besoin d’être brutal, c’est-à-dire de dominer, de mépriser l’Autre pour se sentir viril. Par un phénomène de surcompensation, ce mode de fonctionnement est le même chez tous ceux qui se sont installés dans des certitudes. Tous les idéologues ont la même représentation de l’histoire. Celle-ci est considérée comme un combat terrible qui grâce au Graal, qu’ils sont certains d’avoir trouvé, se termine par la victoire apocalyptique des bons sur les méchants. Chez les intégristes religieux, le Graal, c’est la foi. Tous les intégrismes partagent le même fantasme. Tous rêvent de rétablir un passé mythique. Tous adhèrent à une vérité déjà dite une fois pour toute, tous condamnent la modernité et la démocratie, tous voient dans chaque idée nouvelle une erreur à combattre et chez ceux qui les produisent un ennemi à détruire. Au fond tous les intégristes aspirent à retrouver l’état idyllique ou fusionnel qu’ils ont connu quand ils étaient dans le ventre de leur mère. Il est frappant de voir que tous les intégrismes notamment religieux honorent la Mère et détestent les femmes qui sont toujours leurs premières victimes.

Pourquoi tant de haine envers les femmes ? Tout se passe chez les puritains, comme si la différence sexuelle était une maladie honteuse, comme si la féminité recelait un mystérieux danger, auquel la mort serait mille fois préférable. Les intégristes purs et durs n’ont pas peur de la mort : ils ont peur de la Femme. Mais pourquoi des êtres si forts auraient-ils tant à craindre des êtres si “faibles” que sont supposées être les femmes. Et pourquoi ces hommes qui n’en finissent pas de réaffirmer leur puissance virile, en méprisant les femmes, en s’offrant en sacrifice, pourquoi se donnent-ils tant de mal pour que leur virilité soit bien visible. Auraient-ils un doute sur ce point ?

Anonyme a dit…

La crainte de perdre sa maîtrise virile est centrale dans la problématique masculine. C’est tout d’abord parce que l’érection n’est pas un acte volontaire. Ne pas pouvoir contrôler son érection cause une blessure narcissique. Plutôt que d’assumer son désir, l’intégriste verra chez les femmes des êtres doués du pouvoir occulte de le posséder. D’où le fameux mythe de la sorcière. La femme symbolise la séduction et la tentation, elle est celle qui fait sortir du chemin. C’est pourquoi le voilement des femmes correspond non seulement à un déni de la réalité mais à un évitement de la différence sexuelle, et finalement, de la sexualité masculine. La femme représente aussi l’absence de pénis. Elle est celle qui est castrée. Cette absence de pénis la disqualifie. C’est pourquoi, la faiblesse est assimilée à la femme. Par conséquent, sa place doit se cantonner à la maison. Et de l’exclusion à la diabolisation, il n’y a qu’un pas. Il faut à tout prix protéger la société de l’influence des femmes. C’est à cause de la Femme que l’homme a été banni de son paradis originel.

Tous les intégristes sont misogynes. Ils affirment tous qu’ils ont un grand respect de la femme et que tout ce qu’ils font pour elle est destiné à l’honorer. En fait la seule femme qu’ils respecte, c’est la Mère. Il est bien évident qu’imposer un voile aux femmes, exiger d’elles qu’elles soient soumises au père au mari ou au frère n’a rien à voir avec des sentiments amoureux ! Dans le système de représentation des intégristes, ces comportements trouvent pourtant des justifications, pour la plupart liées à la notion de pureté. Les femmes possèdent le pouvoir de porter les enfants. Il faut donc les surveiller pour garantir la pureté du groupe. Du fait que ce sont les femmes qui sont enceintes, un homme ne peut jamais être sûr que l’enfant est de lui, d’où la nécessité du contrôle de la sexualité des femmes. Les tchadors et burkas des musulmanes n’ont pas d’autre fonction. Cependant, les femmes sont toujours suspectées d’être des créatures impures, du fait même qu’elles perdent régulièrement du sang. Ainsi quoi qu’elles fassent elles sont coupables ! Le fantasme de la pureté est le fondement inconscient de toutes les idéologies totalitaires. Le mot d’ordre qui appelle aux massacres et à la barbarie est “la purification”.

Anonyme a dit…

Ce mythe de la purification a pour conséquence la haine de celui qui est différent : le juif, le franc-maçon, le libre-penseur, etc. Cette haine a pour origine la haine de soi, en effet il y a toujours un écart entre l’image de soi que l’on aimerait donner aux autres et ce que l’on est réellement et qui se manifeste qu’on le veuille ou non. Ce rejet de sa nature profonde peut aller jusqu’à l’autodestruction que les intégristes nomment le sacrifice. D’où l’utilité des guerres saintes !

L’intégriste est très souvent violent envers son prochain. En effet, les gens qui sont solidement installés dans leurs certitudes condamnent ceux qui ne les partagent pas. Assurés de leur bon droit et de leur vérité, ils cèdent à la tentation d’imposer leur foi par la violence. Si un homme refuse de se convertir, l’Amour du Bien commande alors de le contraindre. L’alibi c’est : je le combats pour son bien. La violence est ainsi légitimée, et c’est une raison supplémentaire de considérer que la guerre puisse être sainte ! C’est grâce à ces “bonnes” intentions que l’on passe du désir de paradis à l’enfer qui lui n’a rien de virtuel comme le montre l’histoire humaine.

Les intégristes ont peur de la sexualité. Il est toujours question chez eux de ce doute sur la virilité. Pour lutter contre sa propre angoisse, le fanatique évite autant qu’il lui est possible de jouir. Et qui s’interdit de jouir ne supporte pas logiquement que l’autre jouisse. L’objectif alors devient évident : la répression du désir. Cela donne quoi ? Des hommes culpabilisés et par conséquent soumis, mais aussi des fous furieux, des meurtriers. De toutes les idéologies, les religions sont les armes les plus terribles, parce qu’elles peuvent transformer un être humain en guerrier voire en kamikaze. On ne peut en déduire pour autant que les religions sont dangereuses. Le message divin est ambivalent, il est à la fois guerrier et pacifique. “De vos socs, forgez des épées !” lit-on dans le prophète Joël. Mais dans Isaïe il est aussi écrit , ” De vos épées, forgez des socs ! “. La Bible dit tout et son contraire. Il en est de même pour le Coran. A la sourate 2, la guerre tuant tous les adversaires est permise face à l’agression, et à la sourate 8, il faut cesser les hostilités si l’ennemi le désire. Comme les textes sacrés sont souvent des compilations de maximes orales mises bout à bout , on y trouve à la fois la guerre et la paix. Si nous considérons la religion comme uniquement dangereuse nous tombons dans l’intégrisme athée. Les religions ne sont-elles d’ailleurs pas elles aussi en droit de vilipender les athéismes, quand on voit les horreurs commises par Hitler, Staline, Mao et plus récemment Pol Pot. Voyons plutôt à quel désir Dieu correspond. Le Dieu des intégristes est à leur image : cruel, sanglant, revanchard, sadique. Mais le vrai danger ne vient pas de la religion, il réside plutôt dans notre rapport à nos propres désirs. Devient intégriste celui qui refuse de regarder son désir en face, celui qui refuse de l’assumer, qui cherche à le contrôler en le niant et non à le maîtriser.

L’intégriste idolâtre le chef. Celui-ci est l’homme sans peur et sans reproche, un père imaginaire tout-puissant. L’intégriste n’a pas besoin de Dieu, mais il lui faut un gourou à la perpétuelle érection. Les dictateurs symbolisent le Phallus qui fascine. Le tyran est seul capable d’échapper au pouvoir maléfique de la féminité, il est crédité d’un contrôle total sur ses pulsions, donc sur ses désirs. L’intégriste en choisissant un chef aura par personne interposée l’impression “d’en avoir”. Son idolâtrie calme son angoisse de castration.

Anonyme a dit…

Ainsi, liée à une intense frustration sexuelle, la peur des femmes n’est pas seulement le symptôme d’une maladie appelée intégrisme , mais son ressort inconscient. Un fanatique ne discute pas car il dispose d’une arme absolue : la certitude d’avoir raison. L’intégriste est d’abord un homme qui est gonflé d’orgueil par son omniscience, au point qu’il trouve légitime d’imposer sa vérité à tous, fût-ce par la force. Il a la prétention de possèder la Vérité, et ce privilège le rend invincible. Et puisqu’il la possède, il peut s’en servir comme d’une arme, d’autant plus que cette vérité contient une promesse messianique qu’il lui appartient de réaliser. A lui de faire advenir le Paradis sur la terre ! La vérité ainsi conçue est unique et immuable. Or l’existence même de la féminité, parce qu’elle incarne la différence, remet en question la réalisation du fantasme d’une société parfaite. Voilà comment se fait la différence entre ceux qui croient savoir et ceux qui s’autorisent à douter. Entre ceux qui haranguent et ceux qui essaient de dialoguer. Entre une logique totalitaire, fondée sur le narcissisme, et une logique démocratique, fondée sur la reconnaissance de l’altérité.

Les intégristes sont incapables de passer du narcissisme à l’altruisme obsédés et tétanisés qu’ils sont par leur propre désir.

François PERROT

Source : fairelejour.org le 25 Novembre 2003

Anonyme a dit…

Si Biram dit que "...Abdel Aziz doit etre neutralise' et mis hors d'etat de nuir", est-il entrain de faire appel a' un coup d'etat? SI TEL EST LE CAS, IL DOIT RETIRER SES MOTS!!!

Maata, les deux coups d'etat d'Abdel Aziz que tu as supporte's,ne sont-ils pas des violations flagrantes de la constitution Mauritanienne (LES LOIS EN VIGUEUR DANS NOTRE PAYS)? COMME ON FAIT SON LIT, ON S'Y COUCHE!!!!! NOUS NE SUPPORTONS AUCUNE AUTRE INSTABILITE' DES INSTITUTIONS DE NOTRE REPUBLIQUE! Nous ne pouvons pas encourager le prise en otage de notre pays pour satisfaire des ambitions personnelles et regler des comptes!

Anonyme a dit…

ILS ONT ENCORE RIEN VUE CES CAFARD DE L'IRA, LA PROCHAINE FOIS INCHELLA C'EST SERA LEUR DIEU LE CAFARD BIRAM.

CES CAFARD TERRORISTE NE MERITE QUE CE GENRE DE TRAITEMENT CE DES ANIMAUX CES CAFARD

Anonyme a dit…

LE GENDARME BOUBOUT DIENG DOIT ÊTRE
FÉLICITÉ AVEC UNE PROMOTION! MEME SI IL NA PAS ETAIT SÉVÈRE AVEC CES CAFARD

POUR NS SEUL LES NÈGRE DE L'ESPECE DE CE DIENG MÉRITE De RESTE DANS LA MAURITANIE ARABE



ON DOMPTE LES DROMADAIRES E ON VAS BIEN ME BIEN DOMPTE CES CAFARD DE L'IRA


PS: ILMOUCHA3WIDH WIL CHAF3I SERA ARRÊTÉ AVANT LA FIN DU MOIS

Anonyme a dit…

Du sport au nord Mali. Ils ont un appui certain par un pays. Cela ne nous concerne pas comme c' est une lutte nationale. Ce qui va gener dans tout ça, c' est le facteur Aqmi qui a impact direct sur nous. Il est connu que les touaregs donnent un coup de main de temps à autre à Aqmi. Le meme pays derrière les 2 mouvements en dépit des apparences?

A-

Mardi, 17 Janvier 2012 13:00

Après plusieurs années, et encore ces derniers mois, le Mouvement touareg a multiplié les efforts pour créer un dialogue constructif avec les autorités maliennes avec la participation de la communauté internationale pour amener la paix, la stabilité, le développement et la sécurité dans les régions touarègues. Nous avons largement informé les partenaires occidentaux du Mali et certains pays de la Sous-région de la situation que vit notre Région du Nord du Mali. Mais nous n'avons cessé de nous heurter a un refus répété de dialogue de la part des Autorités maliennes à nos demandes de trouver une issue positive qui puisse satisfaire les parties en conflit.

Les autorités de Bamako se sont entêtées au cours des ces années à refuser de renouer le dialogue.

Pour bien montrer leur rejet de tout dialogue, les autorités de Bamako ont envoyé ces derniers jours plusieurs centaines, voire plus d'un millier de soldats dans le Nord du Mali avec les derniers équipements acquis ces derniers mois par l'armée malienne, ainsi que des chars et des avions de guerre. Ces déplacements massifs de troupes, qui inquiètent les populations civiles, ont été reçus par le Mouvement comme une invitation à la guerre de la part des autorités maliennes.

Finalement Bamako a créé une fois de plus toutes les conditions pour une reprise des hostilités militaires. Pour se protéger et ré-occuper progressivement l'espace de l'Azawad et aussi répondre à la provocation de Bamako, des hommes de l’Etat major du Mouvement national de libération de l’Azawad ont chois d'engager leur vie. C'est dans ce contexte qu'ont démarré ce matin les actions militaires enregistrées en territoire de l’Azawad, à Ménaka. Après de très violents combats à l'arme lourde, la ville de Ménaka est sous contrôle depuis quelques heures sous le commandement militaire du Mouvement. On ne déplore aucun blessé du côté des civils dans cette opération réfléchie qui a été un grand succès pour le Mouvement. Des actions militaires importantes du Mouvement National de Libération de l’Azawad continueront tant que Bamako ne reconnaîtra pas ce territoire comme une entité à part. Ces actions militaires sont aussi un appel à la communauté internationale : tant qu'elle ne s'impliquera pas effectivement pour une résolution durable de ce conflit qui n’a que trop duré, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Ces actions n'ont d'autre objectif que de gagner la Paix et la Justice pour la Communauté de l’Azawad et la stabilité pour notre Région.

Le 17 janvier 2012.
Le Porte Parole, Chargé des Relations Extérieures du Mouvement (MNLA).
Hama Ag Sid’Ahmed

Anonyme a dit…

LE GENERALE OULD BEKRIN REMPLACE L'HOMME DE L'ANNEE OULD HADI ALA DGSN QUI LUI VAS ALA DEFENCE

OULD BEKRIN SERA SANS AUCUN DOUTE L'HOMME DE L'ANNEE 2012

BON VENT E SURTT FERMETÉ FERMETÉ FACE AU CAFARD TERRORISTE DE L'IRA TPMN FLAM OULD CHAVII AQMI AJD RFD UFP TAWASOULLE ET TOUS LE RESTE DES TRAITRES .

Anonyme a dit…

Pourquoi Ould Hadi laisse le poste puissant de DGSN pour celui d'un gratte-paper de SG? Espère qu'ils vont se tenir tranquille, nos bidasses. Fatigués de leurs lutte internes, les grands muets.

Anonyme a dit…

Il faut connaître ce qui se passe avec les touaregs. Cela ne nous concerne pas trop, mais il faut quand même être informé et être très vigilant pour ne pas mourir idiot. Le sport a commencé et avec la mort de Kadafi, on doit cesser les petits jeux.

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Mali - Les troubles liés aux rebelles touareg dans le nord du Mali

afreeknews.com avec l'Afp 17 Janvier 2012 - 16:33

Le nord du Mali, théâtre dans les années 1990 d'une rébellion touareg (plus d'un millier de morts), et où des affrontements entre l'armée et Touareg ont lieu ce mardi près de Ménaka (nord-est), a connu une résurgence de cette rébellion de 2006 à 2009:


- 23 mai 2006: Des ex-rebelles touareg attaquent ou prennent le contrôle de camps militaires dans le Nord et l'Est avant de se replier avec des armes et des munitions.

- 4 juil: Accord de paix à Alger gouvernement/ex-rebelles touareg prévoyant le développement des régions déshéritées du Nord.

- 11 mai 2007: Des hommes armés conduits par Ibrahim Ag Bahanga, ex-rebelle touareg, attaquent un poste de sécurité à Tinzaouatène, à 2.000 km de Bamako, près de la frontière algérienne: dix morts.

- 26-27 août: Une cinquantaine de personnes, militaires et civils, sont enlevées par des hommes d'Ag Bahanga dans la même région. Les derniers otages sont libérés en 2008.

- 20 mars 2008: Les hommes d'Ibrahim Ag Bahanga rompent une trêve observée depuis six mois avec les forces gouvernementales dans le Nord-Est. Au moins huit tués, dont cinq civils, et 33 militaires enlevés.

- 21 mai: Attaque rebelle visant le poste militaire d'Abeïbara, à 150 km de Kidal: 32 morts dont 15 militaires. Il s'agit du bilan le plus lourd depuis plusieurs années dans cette région frontalière de l'Algérie.

- 21 juil: Le gouvernement et les mouvements rebelles touareg concluent à Alger un accord sur l'arrêt des hostilités afin de relancer le processus de paix mis à mal par les récents enlèvements et attaques dans le nord-est du Mali.

- 9 sept: 44 militaires otages du groupe d'Ag Bahanga libérés dans le nord du Mali et remis à un diplomate libyen.

- 20 déc: Des rebelles touareg attaquent une garnison militaire à Nampala (500 km au nord-est de Bamako), près de la frontière mauritanienne.

- 17 fév 2009: Plusieurs centaines de rebelles touareg déposent les armes à Kidal. L'armée avait déclenché "une opération de sécurisation" dans le Nord-Est destinée à "anéantir" le groupe d'Ag Bahanga.

- 1er-2 août: Rencontre de "réconciliation" à Tombouctou entre les différentes communautés du Nord, la première depuis une décennie.

- 6 oct: Des rebelles touareg du Mali et du Niger déposent symboliquement les armes lors d'une cérémonie en Libye.

- 30 déc 2010: Les ex-rebelles touareg se réjouissent de l'évolution du processus de paix dans le Nord après des mesures gouvernementales sur la réinsertion des anciens combattants. Un ex-rebelle touareg a été récemment nommé à la tête des troupes d'élite chargées d'assurer la sécurité.

- 27 août 2011: Ag Bahanga, qui n'a jamais totalement accepté de déposer les armes, décède dans un accident dans le Nord-Est (sources concordantes).

- 18 oct 2011: Trois officiers touareg de l'armée ont déserté pour aller dans le nord du Mali, où des centaines d'hommes armés, le plus souvent touareg, ayant combattu en Libye auprès de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi sont rentrés, selon des sources sécuritaires.

- 17 jan 2012: Premiers affrontements depuis le retour des ex-rebelles de Libye près et dans la ville de Ménaka (nord-est), non loin de la frontière avec le Niger. Les Touareg sont repoussés par l'armée après bombardements.


© AFP

Anonyme a dit…

Salam

Birame: l’IRA n’est contre "ni une ethnie, ni une tribu"


ALAKHBAR (Nouakchott)-« Nous ne sommes contre aucune ethnie, ni une tribu, mais nous sommes contre le général Ould Abdel Aziz, ses groupuscules et ses pratiques esclavagistes », tels sont les propos de Birame Ould Dah Ould Abeid, le président de l’IRA-Mauritanie, ce matin devant le ministère de la justice lors d’un sit-in en solidarité avec les militants de son mouvement blessés et arrêtés à Aioun.

Après avoir remercié les partis politiques de la COD, les associations des droits de l’homme, l’Ordre National des Avocats pour leur soutien indéfectible aux militants de l’Ira détenus et torturés à Ain Farba, Birame, est entré dans le vif de son point de presse, tout en rendant hommage aux blessés des familles de Welad Naçer et à ceux de l’IRA blessés lors de l’affrontement qui a eu lieu à Aioun .

Il a par la suite dit que c’est une affaire montée par les services de renseignements de Ould Abdel Aziz pour créer une tension entre Birame et ses amis de la COD, en particulier le président Salah Ould Hanane.
« Je me rendrais au chevet des blessés des deux cotés et je suis prêt à collaborer avec eux dans tous ce qui va pour leur santé », a précisé Birame.

Aziz doit savoir que Salah et moi, nous sommes en parfaite collaboration comme tous les autres leaders qui sont au sein de la COD, s’est exclamé Birame, devant une foule nombreuse venue pour la circonstance.

Aziz et ses pions tels qu’Ould Boilil, le ministre de la justice et sa machine de répression, ont échoué dans leur mission qu’ils ont mené contre les militants de l’IRA à Ain Farba et Aioun, souligne Birame.
Selon, Birame, le combat continu et sa fin sera salutaire comme la réussite de l’ANC en Afrique du Sud et le Front de libération en Algérie. Nous n’accepterons en aucun cas que notre chère Mauritanie soit chiffonnée par le général Aziz et son petit groupe d’esclavagistes, ajoute-t-il.

La marginalisation, le népotisme, l’esclavage, l’injustice et la torture disparaitront avec Ould Abdel Aziz et ses groupes, précise Birame.
Et Ould Dah ould Abeid, d’évoquer que, l’IRA englobe toutes les communautés de la Mauritanie et sa cause et celle de toutes les victimes civiles et militaires, de l’esclavage, de la répression, de la marginalisation et de l’injustice.

Prenant la parole à son tour, le professeur et membre du parti de l’UFP, Lô Gourmo Abdoul venu pour soutenir l’Ira, a dit que, le combat de l’IRA et celui de tous et que la lutte continu, sans relâche. Il a d’ailleurs, déclaré que les militants de l’Ira sont la conscience de ce peuple. En conclusion, Lô Gourmo a révélé que les partis politiques et les associations des droits de l’homme sont pour la victoire de l’IRA.
De l’autre coté, Boumediene un activiste de le domaine des droits de l’homme a, à pour sa part déclaré que, l’IRA est un ensemble qui regroupe tous les mauritaniens sans exception et qui milite pour les droits humains.

Notons que parmi la foule, il y avait des centaines de pères de familles qui travaillent dans l’extraction des coquillages dans la zone industrielle d’El Mina et selon eux, le président Aziz a occupé ces terrains pour l’installation d’une société de la pierre taillée. Etant des membres de l’Ira , ils sont venus manifester leur colère.

Anonyme a dit…

Salam

Couly

En effet:

Si Biram dit que "...Abdel Aziz doit etre neutralise' et mis hors d'etat de nuir", est-il entrain de faire appel a' un coup d'etat? SI TEL EST LE CAS, IL DOIT RETIRER SES MOTS!!!

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Biram qui est contre toute forme de violence pour preuve la passe d'armes avec "le mouvement touche pas à ma nationalité" du simple fait qu'il n'adhère pas au jet de pierres contre les forces de l'ordre.

Je trouve que cette place peut laisser libre court à toute interprétation.

Si Biram a dit, le tout est dans le si dit le fou

maatala

Bebe BA a dit…

Mali : les rebelles touaregs du MNLA revendiquent plusieurs attaques dans le Nord-Est

Par RFI

Après l'assaut sur Ménaka mardi, les combattants touaregs du MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad, ont revendiqué le 18 janvier deux attaques simultanées sur les villes de Tessalit et d'Aguelhok, toujours dans le Nord malien. Aucun bilan indépendant de ces combats n'est pour l'heure disponible. Il s'agit des premières actions de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion touareg malienne en 2009.

En frappant Ménaka le 17 janvier, le Mouvement national de libération de l'Azawad, avait ouvert les hostilités. En lançant le lendemain, deux nouveaux raids sur les localités de Tessalit et d'Aguelhok, la nouvelle rébellion touarègue vient de démonter qu'elle dispose d'un rayon d'action très étendu. Lors de ces trois attaques le mode opératoire est identique. Au petit matin, les combattants traversent la ville pour rassurer la population, leur demandent de se cloitrer puis lancent l'assaut sur le camp militaire situé dans la périphérie.

Mercredi, c'est à Tessalit que les combats semblent avoir été les plus intenses. Dans cette localité située à quelques kilomètres de la frontière algérienne, les tirs se sont fait entendre jusqu'à 11 heures du matin. Selon une bonne source, informés au préalable de l'arrivée des rebelles, les militaires maliens s'étaient positionnés à l'extérieur de leur caserne pour tendre une embuscade.

Du côté du MNLA, on affirme par ailleurs que l'attaque a été ralentie pour permettre l'évacuation de militaires algériens présents sur les lieux.

Suite au déclenchement de ces opérations armées, les forces maliennes ont été placées en alerte rouge dans toutes les villes du Nord. Hier, une forte tension régnait à Kidal où les militaires réquisitionnaient notamment les véhicules tout-terrain.

Bebe BA a dit…

A-, où est ce que tu étais? j'ai cru que tu avais pris en otage et on se mobilisait à rassembler la rançon!!!! Puis, j'ai cru que tu avais rejoint les tourag!!!!
Alors qu'est ce qui se passe avec les Touareg?
Comment ça a pu se passer sous ton nez?

Anonyme a dit…

teghlass A-,

il a dit :"aziz et les voies de la fin"...hatha chinhou???les mouch'kila commence a chauffer le zafal de notre couz azzizzo walla?

eessenghass

Anonyme a dit…

Salam

Sécurité : Aziz a reproché à Hadi son «laxisme»




ALAKHBAR (Nouakchott) - Le Président mauritanien aurait reproché à son ex-Directeur de la sureté nationale, le Général Ould Hadi «son laxisme», suite à la traversée des dizaines «d’esclaves» de la frontière avec le Sénégal, pour participer à un séminaire du mouvement antiesclavagiste, IRA-Mauritanie, à Dakar, a appris Alakhbar de source informée.

Selon la source, Mohamed Ould Abdel Aziz «a remis en cause» les rapports dans lesquels la police mauritanienne «prétendait avoir massivement infiltré IRA», alors qu’elle «ne connait même pas l’identité» des concernés qui ont traversé la frontière, «sans papier, via les points de passage surveillés par la police».

Le président, qui «a mis en garde» contre toute répétition d’une «telle erreur», a mis sur pied « une commission sécuritaire pour enquêter sur les faits.»

Lié ou pas, le Général Mohamed Ould EL hadi a été remplacé à la tête de la Direction générale de la sureté nationale, hier mercredi, par le général Ahmed Ould Bekrine ex-secrétaire général au ministère de la défense.

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Pourtant Kim Jong AZ n'a jamais mis en place une commission ou mandater un juge pour enquêter sur une affaire d'esclavagisme.

Kim AZ est persuadé que L'IRA est le bras non armé de Chavi.

Kim est atteint d'une paranoite aigu dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Les sénégalais ont dit: Touki, touba, télé

Je constate que :

Kim Jong Az, couilles molles et Wade partage un goût prononcé pour les voyages.

Kim AZ aurait du envoyer l'indolore et incolore à l'investiture de Yahya Jammeh.

Ce bouffon ne méritait que le placebo de pm dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

sALAM

lu pour Mint Tolba, La maréchale ( Khattou) et Miss Malboro ( Teubeur).

Afrique : Ces Premières dames qui creusent la tombe de leurs maris

«Est-ce un crime que de faire du shopping?» Voilà comment l’épouse du président du Zimbabwe a récemment tenté de minimiser les nombreuses critiques sur son train de vie extravagant. Une formule qui s’ajoute à celle, toute aussi sidérante, qu'elle adresse à un journaliste qui l’interrogeait sur son goût prononcé pour les chaussures de luxe:

«J’ai les pieds très fins. Je ne supporte que les Ferragamo.»

Tout est dit, dans ces deux phrases, sur la folie des grandeurs de l’épouse de Mugabe.

Souvent comparée à Imelda Marcos, la femme de l’ex-dictateur philippin réputée pour sa collection impressionnante de chaussures, Grace Mugabe aime faire les magasins de luxe. Ses points de chute avant que son mari et elle ne deviennent persona non grata en Europe et aux Etats-Unis en 2004, étaient Paris, Londres, Rome et Milan —les grandes capitales européennes de la mode.

On la surnomme «Gucci Grace» ou «The First Shopper», la Première cliente. Mais à Harare, la capitale, tout le monde la désigne par le très savoureux «Disgrace», la Honte en anglais, en référence aux sommes folles qu’elle dépense dans les vêtements haute-couture et les bijoux, alors que les Zimbabwéens sont en proie à une précarité de plus en plus grande et à un chômage qui frappe 95% de la population. En 2003 par exemple, le quotidien britannique The Daily Telegraph rapportait une note de 81.000 euros qu’elle aurait réglée dans un magasin parisien.

Les folies de Grace Mugabe ne se limitent pas aux grands couturiers et autres bijouteries de luxe. La femme du président aime aussi la couleur de l’argent. Fin 2010, l’hebdomadaire zimbabwéen The Standard publiait des révélations de WikiLeaks faisant état d’un câble diplomatique américain la soupçonnant d’avoir gagné plusieurs millions de dollars grâce à la vente illégale de diamants issus de la mine de Marange, dans l’est du Zimbabwe. Influente et crainte par les pontes du régime, «Disgrace» peut facilement faire décaisser des sommes aussi étourdissantes que six millions d’euros en liquide de la Banque centrale zimbabwéenne pour un achat pressant.

Depuis son mariage en grandes pompes en 1996 avec Robert Mugabe (12.000 invités), elle s’est fait construire le très controversé Graceland, une immense propriété qui aurait été revendue par la suite au chef d'Etat libyen Mouammar Kadhafi. Elle s’est également fait bâtir un autre palais dont la construction aurait coûté près de 18 millions d’euros. Ses villas en Asie ne se comptent plus, depuis que son mari et elle en ont fait leur nouvelle destination favorite. Selon le Sunday Times, elle viendrait ainsi d’acquérir une villa de deux étages dans la banlieue chic de Hong Kong pour la modique somme de trois millions d'euros.

Si le pouvoir de Mugabe tient toujours, l’influence et les frasques de Grace auront tout de même contribué à mettre le régime au ban de la communauté internationale.

Constancia Obiang, la nouvelle riche de Malabo

Il fut une époque où la Première dame équato-guinéenne n’avait d’autre choix pour faire ses emplettes que les grands magasins de Yaoundé, la capitale camerounaise. A l'époque son mari, le président Teodoro Obiang Nguema, empruntait pour ses voyages à l’étranger l’avion présidentiel du Camerounais Paul Biya. Mais surtout, tout ça c’était avant la découverte à la fin des années 90 d’importants gisements de pétrole dans ce petit pays d’Afrique centrale.

afrique.com

Anonyme a dit…

Depuis, la Guinée équatoriale s'est transformée en un véritable eldorado qui produit 350.000 barils de pétrole par jour. Une manne qui fait de Constancia Obiang une nouvelle riche décomplexée, manifestement impatiente de hisser la taille de sa garde-robe au niveau de certaines de ses homologues. Aujourd’hui, ce ne sont plus les vendeurs des boutiques de prêt-à-porter à Yaoundé qu’elle part impressionner, mais plutôt les joailliers de la place Vendôme à Paris et les grands couturiers internationaux qu’elle affole avec ses dépenses faramineuses. Elle sillonne Londres, Rio de Janeiro et Malibu, collectionnant au passage véhicules de luxe et villas cossues, dépensant sans compter la fortune qu’elle a accumulée avec son mari en seulement quelques années, depuis le boom pétrolier équato-guinéen.

Selon le magazine américain Forbes, la fortune des Obiang est aujourd’hui estimée à 600 millions de dollars (405 millions d’euros). Ce qui en fait l’un des couples présidentiels les plus riches au monde. Un patrimoine acquis grâce à l’exploitation de l’or noir mais aussi, selon certains, issue du trafic de drogue. En 1997, l’International Narcotic Board classait la toute petite Guinée équatoriale parmi les 9 plus grands narco-Etats d'Afrique.

La Première dame du pays cultive une apparente discrétion et multiplie les actions dans l’humanitaire et la protection de l’enfance. Elle a fait construire une grande clinique privée à Malabo, La Virgen de Guadalupe, et une autre à Mongomo, le village natal des Obiang. Elle a créé le Comité d’Appui à l’enfant Equatoguinéen ainsi qu'une fondation pour la promotion des femmes et une autre pour la lutte contre le sida.

Peu présente sur le devant de la scène politique, pour les adversaires du régime Constancia Obiang est en réalité celle qui manœuvre tout depuis les coulisses du palais présidentiel. Un palais où deux employés paraguayéens qui géraient sa fortune lui ont dérobé en 2009 la rondelette somme de 4 milliards de francs CFA en liquide (6,1 millions d’euros), plus de nombreux bijoux. Pendant ce temps, les quelques 600.000 habitants du pays croupissent dans une pauvreté endémique. L’épouse de Teodoro Obiang détiendrait également des capitaux dans la plupart des entreprises de bâtiments et travaux publics —toutes étrangères— installées dans le pays.

Une boulimie de pouvoir couplée à une orgie consommatrice. Aussi rusée que son mari, d’où son surnom, «Zé» (la panthère en Fang, la langue du terroir), elle a contribué à instaurer une véritable oligarchie en Guinée équatoriale, plaçant des membres de sa famille à tous les postes stratégiques. Sur les 68 ministres du gouvernement, 11 sont issus du clan présidentiel. Elle essaierait même de jouer de son influence pour faire du sulfureux Teodorin Obiang, leur premier fils et actuel ministre de l’Agriculture et des Forêts, le successeur de son mari à la présidence de la République. Seulement, en Guinée équatoriale, les histoires de famille finissent toujours mal. L’époux de Constancia est arrivé au pouvoir en 1979, en renversant son oncle Macias Nguema. L’histoire se répétera-t-elle ?

La Messaline de la lagune Ebrié

«Sorcière! Guenon! Escadron de la mort!» Après avoir plusieurs fois échoué à déloger Laurent Gbagbo de son bunker d'Abidjan, les soldats pro-Ouattara n’en revinrent pas durant leur dernier assaut de tomber face à face avec celle qui, pour eux, est l’incarnation même du mal. Les images de Simone Gbagbo jetée à terre, molestée par des soudards dépareillés posant avec elle comme un douteux trophée de guerre, dans une posture extrêmement dégradante, témoignent du degré de haine qu’inspirait l’ex-Première dame ivoirienne. Cette brutalité des hommes de troupe contrastait avec la retenue dont les commandants des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont fait preuve avec son mari. Pouvait-il en être autrement?

Anonyme a dit…

Pour beaucoup d’Ivoiriens, c'est cette dame de fer au physique ingrat, qui exerçait un pouvoir maléfique sur son mari, qui a entraîné Laurent Gbagbo dans sa descente aux enfers —et la Côte d’Ivoire dans l’abîme. C’est qu’au contact du pouvoir, la fille du gendarme Jean Ehivet, membre d’une fratrie de 18 enfants, syndicaliste de choc dans les années 70 et cofondatrice du Front populaire ivoirien (FPI) dans la clandestinité, va se révéler sous son vrai jour: implacable avec tous les adversaires, réels ou supposés, de son mari.

Ainsi, députée du FPI, elle ne va pas tarder à incarner l’aile dure du parti aux côtés de «faucons» comme l’ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan, le président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly ou le leader des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé. Ainsi, après l’insurrection nordiste de septembre 2002, elle n’hésitera pas à verser dans la vulgarité en menaçant les émissaires du régime partis en France, à Marcoussis, négocier avec une délégation de rebelles:

«Si nos maris signent n’importe quoi là-bas, à leur retour ils ne nous trouveront pas dans leurs lits!»

Après avoir survécu miraculeusement en compagnie de son mari à un grave accident de la route, cette catholique, sous l’emprise du très controversé pasteur Moïse Koré, va devenir une intégriste évangélique. Pour elle, c’est simple: la rivalité entre Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara se résume à un combat entre le bien et le mal. Ainsi, selon Simone, «Dieu a donné la Côte d’Ivoire à Laurent Gbagbo». D’ailleurs, elle ne pardonnera jamais à son mari d’avoir épousé sa jeune et jolie rivale Nadiana Bamba, ancienne journaliste à Africa N°1, originaire du Nord musulman, qu’elle a réussi à écarter du palais après le premier tour de la présidentielle de 2010.

Simone est fortement soupçonnée, par l’entremise de son âme damnée et de son aide de camp le capitaine Anselme Seka Yapo, d’être impliquée dans les escadrons de la mort et dans la disparition du journaliste Guy-André Kieffer. Après la chute du président Gbagbo, la terrible Messaline du pays de la lagune Ebrié pourrait être traduite devant les tribunaux.

Leïla Ben Ali, la régente déchue de Carthage

Lorsque le général Ben Ali dépose le vieux dictateur impotent Bourguiba en 1987, il aurait mieux fait d’écouter un homme de l’ombre qui a longtemps parrainé sa carrière au sein de l’armée. Quand le nouveau président confie au mentor son désir d’épouser en secondes noces une humble coiffeuse du nom de Leïla Trabelsi, celui-ci, exprimant des réserves sur la jeune divorcée alors âgée de 30 ans, freine des quatre fers et le lui déconseille formellement. Amoureux comme il n’est pas permis, l’homme fort tunisien passe outre.

Anonyme a dit…

De son exil saoudien survenu après la «Révolution du jasmin» qui l’a chassé du pouvoir, Ben Ali doit aujourd’hui se mordre les doigts de n’avoir pas écouté son conseiller. Car pour tous les Tunisiens, c’est la très cupide Leïla Trabelsi et son clan qui ont entraîné un Président prometteur et travailleur dans les dérives. Un clan décrit comme «quasi mafieux» par l’ambassadeur américain à Tunis dans des câbles révélés par WikiLeaks; un clan qui, du transport aux assurances en passant par les banques, la communication et l’immobilier, avait mis le pays en coupe réglée. Les estimations les plus basses évaluent ainsi la fortune du couple Ben Ali à cinq milliards d’euros, placés sur des comptes bancaires à l’étranger.

D’après le quotidien français Le Monde qui cite des sources élyséennes, l’omnipotente épouse de l’ex-président tunisien aurait embarqué 1,5 tonne d’or pendant que son mari essayait encore de se maintenir au pouvoir. Une cupidité qui n’avait d’égale que l’influence que son clan et elle ont réussi à asseoir en une vingtaine d’années sur l’économie et le pouvoir en Tunisie. Un pouvoir qui semblait l’intéresser davantage que les affaires. Officiellement, Leïla Trabelsi gérait des œuvres caritatives et sociales au travers de son ONG Basma et la présidence de l’Organisation de la femme arabe. Elle a créé un lycée international privé avec Souha Arafat, veuve de l’ancien président de l’Autorité palestienne Yasser Arafat.

Mais en coulisses, elle a la mainmise sur le régime: elle nomme et démet hauts fonctionnaires, conseillers et ministres. Peut-être un désir de revanche sociale pour celle que Nicolas Beau et Catherine Graciet appellent «la régente de Carthage» dans leur ouvrage paru en 2009. Née en 1957 dans une famille pauvre de 11 enfants, Leïla Trabelsi passe son enfance dans la Médina de Tunis où elle devient coiffeuse. Elle se marie puis divorce trois ans plus tard avant d’entamer une longue relation avec Ben Ali. Cette relation aboutira à un mariage en 1992 et à l’émergence de la dynastie qui a régné sans partage à Tunis jusqu’à la Révolution de jasmin.

Elena Ceausescu, le mauvais génie des Carpates?

Quand elle est arrêtée ce triste matin de 1989 en compagnie de son mari dans la petite ville de Târgoviflte, à 50 kilomètres de Bucarest, après une fuite éperdue à travers la Roumanie, Elena Ceausescu ne semble pas encore réaliser ce qui se passe et admoneste les soldats venus l’alpaguer comme si elle s’adressait à des écoliers. Présentée à ses juges, la femme qui était encore quelques jours auparavant le personnage le plus craint de Roumanie continue de faire preuve de l’arrogance qui la caractérise. A l’issue d’un procès bâclé, elle est passée par les armes en compagnie de son dictateur de mari, Nicolae Ceausescu. Quand on relèvera leurs corps désarticulés, le nombre extrêmement élevé de douilles recueillies indiquera la volonté du peloton d’exécution d’en finir une bonne fois pour toutes avec le vieux couple maléfique.

Ancienne et modeste secrétaire au ministère des Affaires étrangères, Elena Ceausescu connaîtra une ascension fulgurante avec l’arrivée de son mari au pouvoir en 1965. Complexée par son niveau d’instruction très limité, elle va s’autoproclamer scientifique de haut niveau, s'accaparant de nombreuses distinctions fantaisistes. Parallèlement, elle monte en grade au sein du Parti communiste roumain et se voit même propulser au poste de vice-Premier ministre. Se mêlant de tout, elle sera à l’origine d’un décret controversé sur la suppression du contrôle des naissances qui provoquera une augmentation importante d’enfants non désirés par la suite abandonnés dans de misérables orphelinats.

Source: slate

Anonyme a dit…

Salam

Mauritanie : un trouble-fête nommé Chafi

En lançant un mandat d'arrêt international contre le conseiller du président burkinabè Moustapha Chafi, la justice mauritanienne a réveillé l'opposition et mis dans l'embarras plusieurs chancelleries africaines.

Le ton est calme, la voix posée, le discours didactique. Accusé par la justice mauritanienne « d'appui financier au terrorisme, de coopération avec des chefs terroristes et de soutien matériel à des réseaux terroristes dans le Sahel », Moustapha Chafi ne cède pas à la colère, encore moins à la panique. La démarche est celle d'un homme décidé à laver son honneur. « Comment peut-on m'accuser de terrorisme après tout ce que j'ai fait pour obtenir la libération d'otages occidentaux ? » s'interroge le conseiller de Blaise Compaoré. Lorsqu'il a appris la nouvelle, le 28 décembre, il se trouvait d'ailleurs au Mali en compagnie du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, pour faire le point sur les questions sécuritaires.
Né en 1960 à Nouakchott de parents originaires de l'Assaba, dans le sud-est de la Mauritanie, Chafi appartient à la tribu maraboutique et commerçante des Tajakant. Au cours de son enfance, il a bourlingué dans toutes ces contrées avec son père, Limam Chafi, un grand négociant. Il apprend ainsi le tamasheq, le wolof, le bambara, le haoussa (il parle aussi l'arabe, le français et l'anglais) et acquiert une parfaite connaissance du terrain et des hommes. Entré au service de Blaise Compaoré en 1995, on le retrouve comme acteur ou médiateur dans toutes les grandes crises africaines (RDC, Côte d'Ivoire, Niger, Guinée…).
"Aziz m'a proposé de l'argent"
S'imposant une grande discrétion dans ses initiatives continentales, il s'immisce à plusieurs reprises dans les affaires intérieures mauritaniennes. Opposant déclaré, il se félicite ainsi de la chute du président Ould Taya, qui avait déjà fait émettre en 2003 un mandat d'arrêt international à son encontre pour déstabilisation. Puis il soutient le candidat devenu président, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui bénéficiait alors également de l'appui du général Mohamed Ould Abdelaziz, lequel le renversera le 6 août 2008 avant de se faire élire président en 2009. À l'époque, Chafi condamne fermement la junte militaire. Depuis, les relations entre les deux hommes n'ont cessé de se détériorer. Plusieurs émissaires ont tenté de les rapprocher – « Aziz m'a même proposé de l'argent et des postes », affirme Chafi –, en vain.

Anonyme a dit…

Au contraire, celui que la presse nationale qualifie « d'épine calcanéenne du président » ne rate pas une occasion de dénoncer la dégradation des conditions de vie de ses compatriotes, la progression de l'affairisme, un recensement « facteur de divisions » et les échecs de la politique sécuritaire. Le 22 décembre, il compare le comportement du chef de l'État à celui de son ex-homologue pakistanais Pervez Musharraf, « qui a renversé un gouvernement civil et convaincu l'Occident de sa capacité à lutter contre le terrorisme, mais il a quitté la présidence et le terrorisme a redoublé ».
"Dossier d'inculpation vide"
« C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, explique un journaliste de Nouakchott. Aziz a réagi en militaire, de manière impulsive, en actionnant la justice. » Pour l'instant, le mandat d'arrêt ne semble pas avoir été suivi d'effet. Plusieurs États africains contactés disent ne pas avoir reçu de notification. De la Guinée au Niger en passant par la Côte d'Ivoire, où Chafi distille de précieux conseils, les chancelleries disent le soutenir en off. Ce qui est également le cas de Ouagadougou. Quand Ould Taya avait demandé sa tête en 2003, le président Blaise Compaoré avait offert à Chafi la nationalité burkinabè et officialisé leur collaboration. À Paris, le Quai d'Orsay n'a pas souhaité se prononcer, mais certains diplomates assurent que « le dossier d'inculpation est vide ».
Le 22 décembre, il compare le président Aziz à Pervez Musharraf. C'est la goutte d'eau...
De son côté, Chafi prépare sa défense. Il monte actuellement un collectif d'avocats internationaux qui va porter plainte contre le président Aziz pour diffamation devant une juridiction européenne. Sur le plan national, l'« affaire Chafi » a réveillé l'opposition, qui a fermement dénoncé la décision de la justice. Les comités de soutien s'organisent, notamment autour des organisations des droits de l'homme et des étudiants mauritaniens. Un sit-in a eu lieu le 4 janvier devant le ministère de la Justice. Enfin, les discussions intertribales battent leur plein autour de cette affaire, qui devrait faire encore couler beaucoup d'encre.

Pascal Airault, avec Baudelaire Mieu, à Abidjan.


From Kassataya

Anonyme a dit…

Salam


Alerte dans les sud du pays : deux véhicules suspects signalés prés de Sélibaby


Les service de sécurité des wilayas de l’est et du sud-est du pays, suite a des renseignements relatifs à deux véhicules suspects signalés dans ces régions.

Selon le correspondant de l’ANI au Trarza, des mouvements de troupes et de dispositifs sécuritaires ont été observés dans cette région en prévention d’infiltration de deux véhicules suspects.

Même son de cloche au Guidimagha, où l’alerte sécuritaire est déclenchée depuis suite à ce qui serait une tentative d’infiltration de deux véhicules d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique en vue de commettre des actes terroristes en territoire mauritanien.

L’année, AQMI avait tenté d’infiltrer deux véhicules bourrés d’explosif pour atteindre des objectifs situés dans la capitale. L’une de ces voitures avait été explosée à la roquette par des éléments de la garde présidentielle à l’entrée sud-ouest de Nouakchott. Alors qu’un deuxième véhicule avait été abandonné en panne , prés de R’Kiz au Trarza.

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"L’une de ces voitures avait été explosée à la roquette par des éléments de la garde présidentielle à l’entrée sud-ouest de Nouakchott"

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Les SS de Kim Jong Ass qui comme en IRAK sont prêt en guise de fidélité à offrir leur soeur au Poutine des sables dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Lu chez le frangin Vlane


L’enrôlement c’est ça ! Bureau de T.Z : J’y étais...


Pour une aventure c’en est une. J’écris ce mot à peine sorti du fameux site qui défraya la dernière chronique sur le net où un certain Touré aurait vu son nom reconnu comme étant tout sauf mauritanien. J’y suis resté de 7H45 à 16 h. Avant d’aller m’enrôler, je pensais atterrir dans une zone de guerre sous tension avec des négro-mauritaniens malmenés ici et là ou du moins la chose se déroulant dans une ambiance glaciale.

Eh bien, à part un terrible moment qui aurait pu dégénérer, tout s’est passé à merveille. Les équipes que j’ai vues sont d’un sang-froid à toute épreuve. Aucune tension raciale, aucune mauvaise ambiance entre noirs et blancs, rien de tout ça ! Bien au contraire. Ayant passé la journée là-bas, nous n’avons pu constater aucun négro-mauritanien se plaindre d’avoir été malmené ou fatigué, bien au contraire.

Nous avons assisté à un mouvement citoyen très bon enfant, tout le monde se plaignant juste de la lenteur sans distinction de race.

Voici comment ça se passe : Arrivé la veille on me fit comprendre que le mercredi était un jour pour les enfants et un homme me dit de revenir le lendemain à 8h pour prendre un numéro ; je suis donc arrivé jeudi matin très tôt 7H45.

L’homme des numéros, un certain Camara, était en conciliabule avec les fonctionnaires venus pour certains depuis la veille et qui ont passé la nuit là comme s’il fallait un tel sacrifice pour être enrôlé. Le Camara, personnage incroyablement sympathique et droit, faisait comprendre qu’on ne pouvait pas enregistrer toute la république en un jour et que seuls 50 hommes et 50 femmes seraient pris ce matin or la liste en contenait déjà 78 hommes à 8H ! Sans parler des femmes.

3 groupes sont mis en place pour fluidifier les bureaux.

Le bureau où se passa l’incident du jour est celui où j’étais. D’abord, j’ai pu me faufiler jusqu’à la porte de l’enrôlement pendant que le reste du monde s’arrangeait avec leur numéro. A 8H30, les agents de l’enrôlement commençaient à venir mais une femme était déjà là, c’est celle qu’on ne voit pas derrière Camara.

C’est là la salle des questions dont on ne voit ici qu’un bout. En tout elle est très vaste et j’ai pu noter au moins une dizaine d’agents ou plus répartis sur plusieurs tables.

Maître Camara me fit sortir de là pour me remettre dehors avec les citoyens et attendre mon tour et il a dit à la femme dont je parle de ne laisser personne entrer sans numéro car déjà à cette heure 6 personnes ont pu se faufiler comme moi jusque-là grâce à des connaissances comme cela se fait partout au monde.

Tout allait bien. Nous faisions la queue quand on vint nous expliquer de faire une place à un rang spécial celui des policiers, douaniers et autres « snadra ». Très bien. Jusque-là ça allait. Le problème commença quand ceux qui étaient là depuis la veille sans dormir constatèrent que le rang des civils n’avançait pas pendant que celui des snadra grossissait.

Anonyme a dit…

Là les commentaires commencèrent « c’est la démocratie ça !, les militaires n’ont qu’à faire la queue dans les casernes ou avec tout le monde ! ». Le tout en plaisantant. Mais 2H30 après, rien n’avançait, la tension monta d’un cran mais ce qui mit définitivement les feux aux poudres c’est la sortie d’un père de famille respectable avec ses quatre enfants qu’il venait d’enrôler !

Ce fut l’étincelle ! « Ah ! C’est ça les numéros ! On nous a dit que les enfants c’était hier ! C’est quoi ça ? » Et là c’est parti pour une heure de cris de coups à la porte qui menait dans la salle d’attente. Tout fut dit, toutes les insultes « le rang ou la pagaille, on n’accepte pas ! C’est quoi ça ? Je suis là depuis hier ! »

Un jeune plein d’humour dit que soit ce serait le rang soit on va mettre la pagaille définitivement, il ajouta à propos de ceux qui n’avaient pas de numéro « les sous-douanes derrière ! Ceux qui n’ont pas de numéro ne passeront pas ! »

Pendant plus d’une heure, ce ne furent que des cris dénonçant l’arbitraire et les passe-droits, mais personne ne les écoutait et on les laissait crier dans le vide jusqu’au moment où la porte s’ouvrit et là un citoyen, qui n’en pouvait plus, était près à en venir aux mains mais ce fut un mouvement citoyen toute couleur confondue, classe moyenne, pauvres, tout le monde criait contre cet exemple du monsieur sortant avec ses enfants car c’était là une preuve sans équivoque.

En vérité l'illustre papa est arrivé en même temps que moi, très tôt, ce n’est certainement pas un citoyen lambda. Qui peut arrêter ce genre de personnage ? Quel agent peut bloquer un homme qui a le bras long ? Personne.

Ce fut un cas isolé. Le seul que j’ai vu mais mes voisins d’attente m’ont assuré qu’au niveau des numéros c’est la pagaille.

Toujours est-il qu’en fin de journée, tous ceux que j’ai entendus furent enrôlés et les autres je les ai laissés faire le rang dans la salle d’attente tranquillement.

L'un des rares dont l'élan fut ralenti, c’est moi car mon extrait du registre des actes de naissance datait de 2004, j’ai dû aller à la mairie où m’attendait un monde fou. Mais malgré la queue monstre, les services de la mairie étaient mobilisés ; j’ai cru reconnaître madame la maire derrière son voile au milieu des ordinateurs avec le peuple signant ici et là et supervisant tout.

Merci à Camara et à l’équipe de l’enrôlement pour leur sympathie et leur professionnalisme ; je m’attendais au pire... Ce ne fut pas le cas. Une pensée aussi à tous mes amis de quelques heures noirs, blancs unis par l’attente se soutenant les uns les autres jusqu’à ce que nous ayons tous eu notre petit papier d’enrôlé !

Publié par vlane.a.o.s.a à l'adresse

Anonyme a dit…

Salam

Mon chére Vlane

Kim Jong Azz et moi avons une seule chose en commun: le fait d'être né à l'étranger, lui à Louga, moi à Dakar.

Pour les natifs à l'étranger, l'enrôlement se fera après les nés au bled.

Pourtant Kim Jon AZ s'est fait enrôler avant nous.

N'est pas président qui veut et personnellement je ne m'enrôlerez qu'après ma mort dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Alloh,

Je croyais AQMI bloqué au nord Mali avec l' insurrection touareg là-bas. Comment ils ont fait pour passer les barrages, les surveillances, etc.. Qui a fermé les yeux sur leur passage et qui les aide jusqu' à Selibaby ou vers Rosso, si j, ai bien lu l, article de CRIDEM? Il faut s' attendre à un coup à la Tourine ou Lemgheity.

Bôjour Bebe Ba: Je n' étais pas pris en otage, mais je surveillais le nord Mali avec tout ce qui s, y passe ces jours-ci avec la confusion dans le rapt des occidentaux, l' insurrection touareg et ces imbéciles d' AQMI qui se déplacent comme du vent. On est maintenant en plein dedans et ça on en a discuté ici depuis 2007 ou 2008 et les evennements nous ont donné raison, mais le pouvoir ne nous a pas écouté. Maintenant tous les mauritaniens qui n'ont rien fait et declaré la guerre à personne en aurons plein la gueule. La vie est injuste. Une chose est certaine: tout est manip de tous les côtés et ils ont tellement manipulé que les manipulateurs ne savent plus ce qu' ils ont manipulé et même pourquoi ils ont manipulé.

Esseghnass: bonjour mon zami. Ce n' est pas mwa qui était pris en otage par les barbus, mais twa. Walllahi elleu merhbeu. Tu nous a tellement oublié que tu as de la peine à transcrire ton nom correctement. Tu manques ici, ainsi que les autres. canalh était mort d' ennui avec des attaques en règle pour je ne sais quelle raison.

Je lis tout le temps canalh, mais j' attendais que la situation se décante un peu avec l' invasion des criquets ici. On reste connecté les gars.

Anonyme a dit…

Je suis entrain de rire parce qu'on dit que tout le monde manipule tout le monde. J'aimerais savoir si Abdel Aziz est manipule' ou c'est lui qui manipule! ALLAH YEVTAH!!!!

Anonyme a dit…

Ano du 20 janvier 2012 04:07,

Hak hatha yeftah alik. Tu riras jaune.




http://www.menas.co.uk/pubsamples/SF1104.pdf

Anonyme a dit…

Lisez le paragraphe avant le dernier. C'est le journal qui le dit et non mwa.

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Nord Mali : Aguelhoc, sous les feux encore : Le Colonel Major Ould Melou échappe à une embuscade

20/01/2012

Bamako, 20 janvier 2012 / 14h50 - Tôt ce matin, Les assaillants ont planifié un coup en trompant la vigilance des autorités pour s’attaquer encore à la ville de Aguelhoc. Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) auraient tendu une embuscade sur la route de l’aéroport à 8 km de Agueloc contre le Colonel Major Ould Melou et ses hommes qui quittaient Gao pour se rendre dans cette ville.

En riposte à cette attaque, on dénombrerait de nombreuses victimes du côté des bandits armés dont la mort d’un colonel déserteur et d’un autre colonel qui aurait été fait prisonnier. Selon cette même source, les assaillants auraient subi des pertes lourdes", des véhicules détruits et de nombreux blessés. Les combats qui se dérouleraient toujours, les assaillants repliés auraient reçu des secours pour évacuer leurs blessés au nombre plus de 20 sur l’Algérie: On soupçonnerait l’AQMI qui rôde dans les parages avec de puissants moyens.

Selon une source crédible, le capitaine Youssouf Ag Basamata de la 5ème unité BER aurait déserté hier soir et rejoint Le MNLA avec 9 militaires de son unité...

M. DIARRA / Maliweb

Anonyme a dit…

Quand ils sont en pleine déconfiture, ils ne pensent qu' à ça. Où est l' ancienne épouse? Polygamie? A-

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Soudan : le président du Tchad épouse la fille du chef des janjawid

20/01/2012 à 21h:26 | AFP

Soudan : le président du Tchad épouse la fille du chef des janjawid © AFP

Le président tchadien Idriss Deby Itno a épousé vendredi la fille du chef présumé de la milice janjawid au cours d'une cérémonie à laquelle a assisté le président soudanais, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre au Darfour.
Ni le président Deby ni la mariée, Amani Moussa Hilal, n'étaient présents à la cérémonie religieuse organisée dans un hôtel de luxe de Khartoum, selon un photographe de l'AFP.
Amani, fille du chef réputé des janjawid Moussa Hilal, est arrivée après la cérémonie. Vêtue d'une robe blanche de mariée, elle a rejoint un millier d'invités pour une fête animée par des chanteurs soudanais.
En 2003, des rebelles du Darfour se sont soulevés contre Khartoum et se sont retrouvés confrontés aux janjawid soutenus par le gouvernement, entraînant une guerre qui a fait au moins 300. 000 morts selon l'ONU. Khartoum parle de 10. 000 morts.
La Cour pénale internationale a ouvert une enquête pour "génocide". Six suspects, dont le président Béchir sont actuellement poursuivis dans le cadre de l'enquête de la CPI sur le génocide au Darfour. Moussa Hilal n'en fait pas partie mais il fait l'objet de sanctions de l'ONU.
Le ministre de la Défense, Abdelrahim Mohamed Hussein, également recherché par la CPI, faisait aussi partie des invités.
Amani Moussa Hilal, récemment diplômée de l'université, était représentée par M. Béchir lors de la cérémonie présidée par un cheikh soufi.
Les raisons de l'absence de M. Deby n'étaient pas claires.
Les forces insurgées de M. Deby avaient trouvé refuge au Darfour voisin avant qu'elles ne renversent le président du Tchad, Hissène Habré, en 1990. M. Deby dirige depuis ce pays parmi les plus pauvres au monde.
Bien que le Tchad et le Soudan se sont accusés ces dernières années de soutenir les rebelles luttant contre leur régime respectif, leurs relations se sont améliorées ces deux dernières années.
Le Tchad a ainsi refusé d'arrêté M. Béchir lors d'une visite dans le pays, les 7 et 8 août 2011. Le Tchad est devenu signataire du statut de Rome, fondateur de la CPI le 1er janvier 2007 et avait donc l'obligation d'arrêter M. Béchir sur son sol.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Soudan : le président du Tchad épouse la fille du chef des janjawid | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Anonyme a dit…

Grande question: comme l' Algérie soutient toujours par principe les mouvements d' émancipation, et le mouvement en est un, elle doit plutôt aider le mouvement azawadi au lieu du Mali. Comme l' émancipation des sahrawis. Logique non? Alors comme AQMI opère au nord Mali, comment les pays du champs vont différencier entre mouvement AQMI et mouvement azawadi?

Tout se complique encore plus. Donc le le centre du commandement de Tamanrasset (et ses satellites sécuritaires mis en place avec les pays du champs) est bien embarrassé maintenant et ne pourra rien faire contre AQMI comme ces derniers ont des liens et vivent aussi avec les touaregs et les arabes du nord Mali, à travers toutes sortes de trafics et de coups de main dans les kidnappings pour se partager un peu les rançons.

A y réfléchir un peu, on se rend compte que la situation n' est pas prête de se calmer et les azawadis auront de toutes les façons leur indépendance ou leur autonomie et je ne vois pas les choses autrement. ATT a trop joué un jeu dangereux. Avait-il une autre alternative? Kham. A-

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Quarante-sept morts dans des affrontements avec les Touaregs au Mali

2012-01-20 Quarante-cinq rebelles touaregs et deux soldats sont morts après plusieurs jours d'affrontements dans le nord du Mali, a fait savoir Ennahar ce vendredi 20 janvier.

"Les attaquants ont subi de lourdes pertes", a déclaré le ministère malien de la Défense dans un communiqué publié jeudi. Les combats ont débuté mardi à Menaka, non loin de la frontière avec le Niger, et se sont étendus mercredi aux villes d'Aguelhoc et de Tessalit, situées sur la frontière algérienne. Ces trois zones sont sous le contrôle de l'armée, a indiqué le communiqué du ministère.

Ces affrontements sont les premiers depuis le retour des Touaregs maliens fortement armés qui étaient partis soutenir les forces de Kadhafi en Libye. Ce sont également les premières opérations de ce type depuis le désarmement des Touaregs en 2009 à Kidal, lorsque des centaines de combattants rebelles avaient déposé les armes conformément à l'Accord d'Alger signé en 2006.

Anonyme a dit…

L' Observateur Paalaga confirme ce que je viens de dire au sujet de la connexion possible entre AQMI et les rebelles touaregs: " Même s’ils n’ont pas le même objectif, il n’est pas exclu que, pour leur survie et en vue de gagner en efficacité par la terreur, les deux mouvements se donnent la main". Là, ça se complique vraiment et c' est la catastrophe à la porte de tout le monde. Et les manipulations de toutes sortes.

Bebe Ba, enti vem?

A-
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AQMI et MNLA : Un duo explosif dans le sable malien
Jeudi, 19 Janvier 2012 20:30

Dans la sous-région ouest-africaine, le pays de Modibo Keita garde une bonne image : celle d’un pays avec une démocratie dynamique, ce qui fait qu’un président en l’occurrence, Amadou Toumani Touré (ATT), a quitté le pouvoir avant d’y revenir et de s’apprêter à rendre le tablier en juin 2012 tel que le veut la Constitution. Cette stabilité politique lui permet d’engranger des points sur le chemin du développement. L’entrave majeure était sans doute Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui semble avoir pour terrain de prédilection les sables mouvants du Mali.

Cette nébuleuse, qui multiplie ses opérations d’enlèvement, perturbe de manière significative l’activité touristique du pays. Pendant que les autorités maliennes s’échinaient à venir à bout de ce terrorisme, la rébellion touareg, qu’on croyait endiguée par l’accord de paix de 2009, a refait surface : Aguelhok, Tesoulit, Menaka, ces localités ont été attaquées quasi simultanément par les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Revenus de la Libye, où ils combattaient aux côtés des troupes fidèles au guide, ces combattants ont tout ce qu’il faut pour faire la guerre : les armes, l’argent et l’expérience. Pour prévenir une telle situation, Bamako s’est inscrit dans une dynamique de conciliation, de sensibilisation avec ceux qui rentraient lourdement armés sur son territoire.

Malheureusement cette manière d’aborder la question n’a pas été payante. Aujourd’hui, le pays d’ATT se retrouve ainsi avec deux grosses épines au pied : le terrorisme et une rebellion qui veut “sortir le peuple de l’Azawad de l’occupation illégale du territoire azawadien par le Mali”. Même s’ils n’ont pas le même objectif, il n’est pas exclu que, pour leur survie et en vue de gagner en efficacité par la terreur, les deux mouvements se donnent la main.
Entraînée subitement dans le combat, l’armée malienne affiche une fermeté “pour ne laisser personne toucher à la souveraineté du pays”, mais elle aura du mal à gagner ce combat sans l’aide des autres pays de la région. C’est le moment donc pour tous de tuer ces vélléités dans l’œuf avant la gangrène qui n’épargnera aucun pays de la région.



Par Abdou Karim Sawadogo

Anonyme a dit…

Selon le dernier numéro de Sahara Focus (Menas Associates), publié à Londres (numéro de décembre 2011), vous savez que les autorités maliennes ont financé des touaregs pour aller combattre aux côtés de Kadafi? Pour l' une des 2 raisons: soit pour éviter de couper le cordon des sous au cas où Kadafi s' en sortirait ou bien pour se débarrasser de quelques dizaines ou centaines de touaregs à la gâchette facile. Ironie de l' histoire? Ils sont revenus pour attaquer ces même autorités. Même chose qui s, est passée avec Sadat: fermé les yeux et aidé les frères musulmans et autres salafistes pour aller combattre en Afghanistan et d' autres hot spots. Ils sont revenus quelques années après aguerris, plein d' expérience et ils l' ont liquidé.

Bebe Ba:tu es toujours là?

A-

Anonyme a dit…

Une dernière pour Bebe Ba

Une forte probabilité que les enlevements récents au Mali (Hombori, etc..) est l' oeuvre des touaregs revenus de Libye et ceux d' entre eux qui ont toujours travaillé pour l' AQMI fabriqué de toutes pièces. Quelle base pour cette probabilité ou hypothèse? Lors de l' un des enlevements un puce téléphonique est tombé sur le lieu de cet enlevement, ce qui a permis d' arrêter dans la journée qui a suivi quelques complices, des touaregs.

Pourquoi les touaregs l' ont fait? Pour, selon cette thèse, se venger des membres de la coalition qui ont fait tomber Kadafi et leurs amis (la RIM est considerée ami de la France par eux, mais je soutiens 100% l' initiative d' Aziz de combattre AQMI, ami ou pas ami de la France). En même temps se faire des sous en revendant les otages au vrai AQMI, fabriqué ou non. Donc, une très forte probabilité que notre gendarme soit enlevé par les touaregs pour le vendre à une phalange AQMI, qui a demandé après la libération de 2 barbus retenus chez nous. Une très forte hypothèse.

Ça se complique et il ne faut jamais perdre le fil de ces choses. Mourir idiot ou comme un stupide, ce n' est pas bon.

Tu vois Bebe Ba que je ne dormai pas. Il ne faut pas quitter le nord Mali des yeux ne seconde. Oui, AQMI et les rebelles touaregs vont s' associer dans cette affaire de destabilisation de la région sahara-sahel. Déjà Ag Sid'Ahmed, un des leaders du mouvement azawadi a tourné salafiste depuis quelques temps. Ag Iyali, un autre leader de la rebellion azawadie, a été impliqué dans toutes les négociations pour les rançons avec Abou Zeid et/ou Belaouar. Donc tu vois cette association AQMI/touaregs au Mali?

Bien sûr que le mouvement azawadi est par essence un mouvement de libération et c' est une affaire maliano-malienne et notre pays ne doit pas aider un côté ou l' autre pour éviter d' être accusé d' interférence dans les affaires intérieures entre nos frères maliens et touaregs.

Ano du 20 janvier 2012 04:07: le rire est devenu Jaune walla? C' est couli? Merhbeu bik. You know, my brother from Amerika, things are not easy. It is sometimes black and white, but you also have to look closely at the shades of grey in the middle, when explanations given by governments and the mainstream press for years do not make sense. Howdy? Une petite bises à la petite Fatimetou qui doit avoir grandi.

A-

Anonyme a dit…

Une der de der pour Bebe Ba

Tu as vu comment le Qatar est entré dans le Taoudeni à travers Total?

" Pourquoi Total est-il associé avec le Qatar en Mauritanie ? « Parce que le Qatar exige de Total, comme d’autres compagnies, que celles-ci l’associent à leurs projets de développements à l’étranger. C’était une condition pour que Total remporte des marchés au Qatar », nous a affirmé un cadre du groupe pétrolier".

Même pression de l' Algérie pour entrer dans le Taoudeni: Tu donnes une part du gâteau de Taoudeni ou bien tu ne participeras pas aux contrats d' exploration dans le futur dans mon pays.

Aussi, un des facteurs qui a poussé à la rebellion touareg est cette certitude qu' il y a du pétrole dans le Taoudeni malien qui est un territoire " naturel" des touaregs et ils l' ont dit. Espérons qu' ils ne diront pas que le taoudeni mauritanien en fait partie (il faut que je regarde très bien la carte des territoires naturels des touaregs entre l' Algérie, la Libye, le Mali, le Niger et le Burkina). Compliqué, compliqué et compliqué !

A-

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Total : victime collatérale de la brouille entre le Qatar et la Mauritanie

Pourquoi la visite de quelques heures qu’a effectuée il y a une semaine à Nouakchott, l’émir du Qatar s’est-elle terminée en « queue de chameau », s’est interrogé peu après la presse mauritanienne ?

Certains ont vu dans le départ précipité de Cheikh Hamad al-Thani les conséquences d’une « prise de bec » avec le président Ould Abdel Aziz, à qui l’émir aurait donné des leçons un peu trop insistantes en matière de démocratisation.

Une source proche de la multinationale française raconte : « L’émir a voulu donner certaines directives au président Abdel Aziz, usant d’un ton quasi comminatoire, et menaçant d’utiliser sa chaîne al-Jazeera pour faire éclater une révolution en Mauritanie, comme en Tunisie et en Egypte. Le chef de l’Etat mauritanien, un militaire, a alors explosé, et a congédié l’émir ».

Peu après, le ministère du pétrole mauritanien aurait fait savoir à Total que si Qatar Petroleum restait partenaire dans le marché de prospection remporté récemment par Total, « et bien la Mauritanie çà ne l’intéressait plus », ajoute la source.

Le 6 janvier, Total a annoncé avoir signé deux permis d’exploration avec les autorités mauritaniennes, au terme desquels Total a acquis une participation de 90% dans deux blocs, l’un en mer à 140 km de la côte, l’autre dans le désert du Sahara. Total est présent en Mauritanie depuis 2005, et explore, aux côtés de son partenaire Qatar Petroleum International, le bassin de Taoudéni situé à 800 km de Nouakchott dans le désert.

Pourquoi Total est-il associé avec le Qatar en Mauritanie ? « Parce que le Qatar exige de Total, comme d’autres compagnies, que celles-ci l’associent à leurs projets de développements à l’étranger. C’était une condition pour que Total remporte des marchés au Qatar », nous a affirmé un cadre du groupe pétrolier.

Après avoir « accusé le coup », Total cherche maintenant à « faire revenir le président mauritanien sur son coup de sang ». Sollicité, un représentant de Total au siège parisien nous a déclaré n'avoir « aucun commentaire à faire ".

Cette brouille illustre l'agacement que suscite l'activisme du Qatar dans les pays arabes, depuis les révolutions soutenues par le richissime émirat gazier (voir Le Figaro du 12 janvier).

Georges Malbrunot





Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Source : Blog Le Figaro (France)

Anonyme a dit…

A-

NOUS SOMMES DEVENUS LES DINDONS DE CETTE MAUVAISE FARCE DEPUIS LONGTEMPS. Don't get me wrong, le terrorisme est un phenomene reel qu'il faut combattre de maniere intelligente. Il suffit de voir les actions sauvages de BOKO HARAM au Nigeria pour comprendre que le phenomene doit etre combattu.

LA QUESTION DU SIECLE EST BIEN: QUI MANIPULENT QUI? Abdel Aziz est le manipule' en chef ou le manipuleur en chef? Chafi aussi n'est pas tres clean dans cette affaire. COmment a-T-IL gagne' la confiance des terroristes? Il est conseille' de Blaise qui etait la main arme'e de Khadafi dans la region et personne n'ignore que Khadafi etaient le parrain des quelques Touaregue separatistes et prenneurs d'otages.

Si nous ne savons pas exactement qui manipulent qui et pourquoi, je pense que dire que tout tourne autour de...controler le pouvoir, l'argent et les ressources de nos pauvres pays NE SERAIT PAS COMPLETEMENT FAUX!

La petite te dit bonjour!

Anonyme a dit…

Couli, je suis d'acc avec toi. La junte a manipulé des choses pour se débarrasser de Sidioca et il ont été manipulés par leurs anciens amis. Who remembers among these guys who is maipulating who for what purpose, is the question.

Heureux de te parler et te savoir quicking and alive. A-

Anonyme a dit…

Salam

Affaire Mohamed Lemine Ould Dadde : 49 députés signent une motion en sa faveur 21/01/2012



"Mohamed Lemine Ould Dadde a été arrêté et mis sous mandat de dépôt le 27/9/010 pour une durée de 6 mois qui a été reconduite par le juge d'instruction pour une durée égale, étant détenu depuis le 27/9/011 sans mandat judiciaire. Nous députés à l'Assemblée Nationale soussignés, confiant en l'indépendance de la justice comme politique poursuivie, demandons un procès équitable dans les meilleurs délais et à défaut sa libération immédiate" affirme les députés signataires dans un communiqué dont copie est parvenue à Noorinfo.

Accusé de détournement de fonds, l’ancien commissaire aux droits de l’homme, Mohamed Lemine Ould Dadde, est maintenu en détention sans procès depuis plus d’un an.

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Kim Jong Az instrumentalise la justice dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam


1- Yanis le R.
3- LM
4- Vlan
5- Cheikh
6- Veten
7- Azawane
8- Abou Zayd
9- Eurotanien
10- La crevette
11- Ould-ejjembe
12- RIM
13- Abdallah OMS (Alchimiste)
14- Alioune O. Ahmed
15- Maatala
16- Tah
17- O. El Bou
18- Pacco
19- Anissa
20- Lezard
21- Ahmed Salem
22- Lemlahlah
23- Lambda
24- mohamedelymbareck@yahoo.fr
25- Crapulus
26- Le rêve
27- Sidi
28- Aigledor
29- Peter_pan_mr
30- Le modéré
31- Limam
32- Taher Sidi Brahim
33- M. Diallo
34- ELY Mustapha
35- Cyberjuste
36- Mohmed Salem O. Abdessalam
37- MMS
38- Chinguitti
39- Presse sucrée!
40- X Ould Mauritanie (XOM)
41-Nana
42- Baynour
43- The next episode
44- Mohamed Fall O. Oumère
45- Tarek OULD MARRAKCHY
46- ATE (Amoureux du Trab Elbidhan)


X nous sommes en 2012 au nom de tous tes amis cités plus haut donnes nous de tes nouvelles.

maatala

Anonyme a dit…

Maatala,

Comment tu peux oublier A- dans cette liste? Impardonnable!

A-

===
Salam


1- Yanis le R.
3- LM
4- Vlan
5- Cheikh
6- Veten
7- Azawane
8- Abou Zayd
9- Eurotanien
10- La crevette
11- Ould-ejjembe
12- RIM
13- Abdallah OMS (Alchimiste)
14- Alioune O. Ahmed
15- Maatala
16- Tah
17- O. El Bou
18- Pacco
19- Anissa
20- Lezard
21- Ahmed Salem
22- Lemlahlah
23- Lambda
24- mohamedelymbareck@yahoo.fr
25- Crapulus
26- Le rêve
27- Sidi
28- Aigledor
29- Peter_pan_mr
30- Le modéré
31- Limam
32- Taher Sidi Brahim
33- M. Diallo
34- ELY Mustapha
35- Cyberjuste
36- Mohmed Salem O. Abdessalam
37- MMS
38- Chinguitti
39- Presse sucrée!
40- X Ould Mauritanie (XOM)
41-Nana
42- Baynour
43- The next episode
44- Mohamed Fall O. Oumère
45- Tarek OULD MARRAKCHY
46- ATE (Amoureux du Trab Elbidhan)


X nous sommes en 2012 au nom de tous tes amis cités plus haut donnes nous de tes nouvelles.

maatala