dimanche 19 février 2012

Billet d’humeur : on a beau dire on a beau faire, en Mauritanie certains sont plus égaux que d’autres

Tout fout le camp : plusieurs jeunes filles de l’université de Nouakchott viennent d’être détenues en isolement total (au moins pour quelques unes et pour quelques jours). Passe encore que de jeunes manifestants soient mis aux arrêts, même dans des lieux tenus secrets. Mais que des jeunes filles de moins de 20 ans soient détenues dans des lieux inconnus et par on-ne-sait quelle autorité, sans aucun contact avec leurs familles respectives est tout simplement ahurissant.

Tout fout le camp : le zeste de morale qui nous restait, le soupçon de sens de l’honneur que nous avions hérité et le peu de dignité que nous avions. On ne se gêne plus. Dans un pays où l’on s’extasie sur la place privilégiée réservée à la femme, la première question qui saute à l’esprit c’est : mais comment est-ce possible ?

Sur les images publiées par le site Alakhbar, c’est une manifestante qui apporte une réponse : on n’a jamais vu une manifestante de la communauté maure se faire emprisonner dans un endroit inconnu, sans contact avec sa famille plusieurs jours durant. C’est cela donc. Cette même manifestante qui interpelle un agent des forces de l’ordre dont elle a soigné le fils durant une semaine en pédiatrie, sans que l’agent ne débourse un traitre sou. Un agent qui lui faisait face la matraque à la main à défaut d’un pansement, d’un bistouri ou d’une perfusion. Au milieu de la foule noire qui proteste, une autre manifestante présente un (seul) visage blanc : l’artiste Tahra Mint Hembara venue témoigner sa solidarité avec les familles des étudiantes. Tahra justifiait sa présence par le refus de considérer qu’en Mauritanie chacun devait se limiter à ses propres revendications : maures et noirs séparés. Un pays deux peuples.

Elle ne croit pas si bien dire. Quand des jeunes maures manifestent dans le sillage du printemps arabe, des noirs les ignorent au prétexte qu’il ne faut pas valider la thèse de l’arabité de la Mauritanie en mimant ce qui se passe ailleurs. Quand des noirs manifestent contre le recensement qu’ils jugent discriminatoire, ils constatent que peu de maures épousent leur combat. Dans les deux cas d’ailleurs, ceux qui se mobilisent ne sont pas nombreux. Où sont passés les autres qui ont autant de raison de s’indigner ? Sont-ils inconscients ? Apathiques ? Lâches ? Opportunistes ? Se sentent-ils non concernés ? Tout ça à la fois ? Des « visages blancs » comme celui de Tahra Mint Hembara qui se désolidarisent des manigances des politiciens, il y en a beaucoup en Mauritanie. Des « visages noirs » comme ceux de ces militantes qui crient leur dégout d’un système nauséabond, il y en a aussi beaucoup en Mauritanie. Mais ils sont trop silencieux alors que les odieux hurlent trop fort.

Au milieu de ce champ de ruines, les politiciens exultent. Des jeunes sont-ils victimes des balles des forces de l’ordre à Maghama, la plupart dans le dos y compris pour une dangereuse jeune fille de 8 ans, frêle comme un roseau ? Leurs familles doivent se débrouiller pour les évacuer, par leurs propres moyens, sur l’hôpital de Kaédi. Un jeune manifestant se fait-il sectionner la main par une grenade lancée par la police ? Le secours ne lui viendra que de l’intervention d’une Allemande après des appels à l’aide restés vains ! Honte ! Trois fois Honte ! Dans l’intervalle, une jeune fille est-elle victime d’une balle à bout portant ? Des hauts fonctionnaires au sommet de l’Etat se mobilisent et un avion spécial est affrété pour une évacuation au Maroc dans les 48 heures. Un instituteur tente-t-il de s’immoler par le feu (ou succombe-t-il sous les balles tirées par la garde présidentielle) ? On s’affaire en haut lieu pour préparer un avion d’évacuation que seule la mort, hélas, l’empêchera de prendre. Cherchez l’erreur.

Vous comprendrez alors pourquoi la question de la cohabitation des communautés en Mauritanie doit être discutée sans tabou. Vous comprendrez aussi pourquoi les voix qui posent la question de l’unité de la Mauritanie sont de moins en moins inaudibles. Car, quand on se limite à dire que l’Etat républicain et la démocratie suffisent à tout régler, on s’expose à une réponse du genre, « tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres » (Georges Orwell). L’accusation d’extrémisme, de terrorisme, d’étroit… que l’on brandit au visage de ceux qui osent crier au racisme en Mauritanie est périmée. Parce que « cabri mort n’a plus peur de couteau ». Parce que de plus en plus, il faudra appeler un chat par son nom. Quand un sage scrute le ciel en plein jour et par ciel dégagé et soutient mordicus qu’il ne voit pas le soleil accablant qui vous éblouit et vous brûle la peau et les pieds, vous avez le droit de douter -au choix- de sa sagesse, de son acuité visuelle ou de sa bonne foi. Le pire est peut être devant nous.

Abdoulaye DIAGANA pour Kassataya.com

104 commentaires:

maatala a dit…

Salam

Lu pour Couly

Ablaye a dit:

"L’accusation d’extrémisme, de terrorisme, d’étroit… que l’on brandit au visage de ceux qui osent crier au racisme en Mauritanie est périmée."

Le fond de commerce de Couly dit le fou

maatala

maatala a dit…

Salam

Ablaye a dit:

Vous comprendrez alors pourquoi la question de la cohabitation des communautés en Mauritanie doit être discutée sans tabou.

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Ce ci d'autant plus que les négro ne revendiquent que le droit d'être accepter chez eux.

Putain de bled


maatala

Anonyme a dit…

Kassataya a tout dit avec ce qu' il dit ci-dessous. Je veux ajouter que durant la crise Sidioca-Aziz, notre autre moitié considérait cela comme une affaire bithano-bithanes. Il y a de gros efforts à faire pour re-souder la nation.

Merci M. Abdoulaye Diagana. Tu as dit haut ce que chacun de nous pensait très bas. Avec honte.

A-


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Quand des jeunes maures manifestent dans le sillage du printemps arabe, des noirs les ignorent au prétexte qu’il ne faut pas valider la thèse de l’arabité de la Mauritanie en mimant ce qui se passe ailleurs. Quand des noirs manifestent contre le recensement qu’ils jugent discriminatoire, ils constatent que peu de maures épousent leur combat. Dans les deux cas d’ailleurs, ceux qui se mobilisent ne sont pas nombreux. Où sont passés les autres qui ont autant de raison de s’indigner ? Sont-ils inconscients ? Apathiques ? Lâches ? Opportunistes ? Se sentent-ils non concernés ? Tout ça à la fois ? Des « visages blancs » comme celui de Tahra Mint Hembara qui se désolidarisent des manigances des politiciens, il y en a beaucoup en Mauritanie. Des « visages noirs » comme ceux de ces militantes qui crient leur dégout d’un système nauséabond, il y en a aussi beaucoup en Mauritanie. Mais ils sont trop silencieux alors que les odieux hurlent trop fort.

Anonyme a dit…

Bonne question de RIMPARK. L' ISERI et l' Université Islamique d' Aioun sont/seront le vivier de l' arabisme pur et dur. Si j' étais Kim Jong AZ, je les aurai fermé et fin de la recréation. Il faut envoyer ces jeunes islamistes en Arabie Saoudite pour leur formation. On aura la paix pendant quelques années pour régler d' autres problèmes plus urgents. Après on verra ...
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Redigé par, RIMPARK 2012-02-19 18:54:55 je me demande quelle sera la contribution de ces universités (ISERI, UNIVERSITE D'AÏOUN) au developpement de ce pays.
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L’ISERI sera ouvert, l’année prochaine, pour les inscriptions.

Selon une source informée, le gouvernement a pris la décision d’ouvrir les inscriptions à l’Institut supérieur d’études et de recherches islamique (ISERI), l’année prochaine devant des étudiants issus d’un concours spécifique aux mahadras.

« Les autorités n’ont jamais décidé de fermer définitivement cet établissement », indique-t-on de même source.

Par rapport à l’accès des bacheliers à l’ISERI, cette source a précisé que les inscriptions seront exclusivement ouvertes pour les étudiants de mahadras, alors que les premiers seront orientés à l’université des sciences islamiques d’Aioun. L’ISERI a été, depuis plusieurs semaines, le théâtre d’affrontements entre police et manifestants.

Ces derniers exigent l’ouverture des inscriptions au niveau de cet établissement fermé depuis l’ouverture, cette année de l’université d’Aïoun.



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Source : ANI (Mauritanie)
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Redigé par, RIMPARK 2012-02-19 18:54:55 je me demande quelle sera la contribution de ces universités (ISERI, UNIVERSITE D'AÏOUN) au developpement de ce pays.

Anonyme a dit…

Meskina la Libye. A-

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An I du CNT : Plus facile de liquider Kadhafi que de gouverner

Jeudi, 16 Février 2012 21:05

«Notre problème, c’est que pendant quarante ans, on a été habitués à obéir à un seul homme. Maintenant, il faut que l’on apprenne à travailler ensemble. Ça va prendre du temps». Ce constat d’un Libyen de Tripoli résume l’ambiance qui règne en Libye depuis la mort de Kadhafi, jusqu’à ce jour 17 février 2012, date anniversaire du début de l’insurrection qui a finalement abouti à la «victoire» du Conseil national de transition (CNT). Il serait en effet plus prudent de mettre des guillemets à ce mot victoire d’autant plus que, jusque-là, le pays entier reste ingouvernable.



A cet anniversaire, les Libyens ont-ils le cœur à la fête ? Assurément non, tant les lendemains restent incertains, les zones à pacifier étant nombreuses. Le CNT est si impopulaire que l’on se demande si la fête sera belle dans le pays. D’aucuns avaient d’ailleurs conseillé de l’annuler mais comme il faut faire semblant… La Libye se disloque peu à peu, chaque entité préparant son autonomie.

C’est le cas de Misrata et de la Cyrénaïque, où les chefs des tribus de la province orientale se sont rencontrés pour envisager de le faire à leur tour. Pire, les milices font la pluie et le beau temps, tuant en toute impunité, avec un acharnement difficile à décrire. Aucune organisation ne veut être contrôlée et tout le monde est contre tout le monde.

Le 17 février est un grand jour, certes. Et dans toutes les représentations diplomatiques de ce pays à travers le monde, cette date sera magnifiée. C’est le cas au Burkina Faso, où le Chargé d’Affaires libyen a convié (Ndlr : aujourd’hui) les amis de la Libye à Ouaga 2000. Des coupes seront certainement levées pour célébrer l’événement ; peut-être même qu’il y aura du méchoui.
Cependant nul n’est dupe : la paix se fait toujours désirer. A Tripoli, l’artillerie lourde a été ressortie et les élections prévues pour juin prochain n’ont en rien tempéré le climat délétère.

Surtout depuis le pavé dans la mare de Saadi Kadhafi, le fils du dictateur déchu, qui avait affirmé, depuis le Niger où il s’est exilé, qu’une insurrection est imminente et que les loyalistes vont se soulever partout dans le pays.
La situation nous ramène à ce constat que nous avons fait plusieurs fois dans nos colonnes : il semble plus facile de vaincre Kadhafi que de gouverner après lui.

Malheureusement, en la matière, les supporters d’autrefois ne connaissent pas le service après-vente. Si Sitôt le guide libyen tué, sitôt l’OTAN a plié bagage arguant que sa mission s’achève. L’après-guerre semble d’ailleurs le plus grand calvaire dans ce genre de situation. Il en a été de même en Irak et en Afghanistan.



Issa K. Barry

Anonyme a dit…

Rébellion malienne : Gare à l’Internationale intertouarègue
Jeudi, 16 Février 2012 21:09
Le sujet est le même mais le cadre diffère. En effet, à Abuja (Nigeria) comme à Tessalit (Mali), il est question de la rébellion malienne. Mais, si du côté de la capitale nigériane, ce sont les chefs d’Etat de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui vont discuter de la situation conflictuelle au cours de la 40e session ordinaire de l’institution, qui s’y tient les 16 et 17 février 2012, du côté du territoire malien par contre, ce sont les armes qui parlent au cours de violents combats entre le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et l’armée malienne, qui ont contraint entre 20 000 et 30 000 personnes à fuir le Mali vers les pays frontaliers dans des conditions souvent difficiles.

Bien malin qui saura dire, à l’heure actuelle, comment faire pour dénouer ce nœud gordien qui enserre le président malien, Amadou Toumani Touré (ATT). Mais force est de reconnaître que seules deux pistes de solutions semblent se dessiner dans le Sahel malien : il faut armer conséquemment les militaires maliens pour qu’ils puissent mater cette rébellion mais aussi et surtout donner les moyens à l’Etat malien de parfaire sa politique d’intégration de la région par des actions de développement et d’autonomisation.

Cependant, autant il faut souhaiter que les pairs ouest-africains d’ATT fassent bloc autour de lui, autant il faut craindre que la rébellion ne se généralise à toute la zone touarègue. En effet, la menace existe que, comme mues par un appel du genre «Touaregs de tous les pays, unissez-vous !», les populations touarègues, ces Berbères nomades vivant dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, au Niger, au Mali, en Mauritanie et au Burkina Faso, ne se mêlent à cette danse macabre des armes.

Il faut dire que ceux-là que l’on surnomme les «hommes bleus», à cause de la couleur de leur chèche, ont toujours été vu comme une minorité marginalisée, même s’il s’agit là en fait d’une minorité de fait liée à la géographie de leur zone d’habitation et non de droit découlant d’une quelconque volonté. On peut donc craindre que la situation ne se métastase et que pointe à l’horizon dans ce no-man’s land une sorte d’Internationale touarègue à la faveur de cette rébellion malienne.
Ainsi, plus que jamais, la CEDEAO devra faire taire ses contempteurs en trouvant une solution concertée au problème malien, car il est clair que le Mali, seul, n’en viendra pas à bout. Et c’est bien connu, l’union fait la force.



Par Hyacinthe Sanou

Mise à jour le Jeudi, 16 Février 2012 21:13

Anonyme a dit…

Wade ne s' en sortira pas. Il n y aura pas d' elections dans ces conditions. Me demande pourquoi nos dirigeants n' écoutent jamais la rue. Quand il y a le ras-le-bol, il ne faut pas insister ...

Tout ça pour placer son fils. Comme Kadafi. C' est fou l' amour du pouvoir. Il va faire comment avec les 7 ou 8 morts déjà? N' est pas Mugabe qui veut. Dommage pour le Sénégal.

Bithani-facho: ils arrivent pour te bouffer. Tu es parti? Pense au poivre et au sel qu' ils vont mettre sur ta viande pour manger. Va en Libye pendant qu' il est temps. Gougouh jayak!

A-

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Sénégal : la violence se propage telle une trainée de poudre...

A Diourbel, les manifestants contrôlent les points stratégiques et empêchent la police de se mouvoir.
Les manifestants occupent tous les points stratégiques de Diourbel et obstruent toutes les voies à la police. Celle-ci, qui cherche en ce moment où les lignes sont écrites à arriver au domicile du ministre Khadim Guèye, n'y parvient pas...

Khar Yalla et Liberté 6 s'embrasent
Telle une traînée de poudre, l'embrasement touche tous les quartiers de Dakar. A Khar Yalla et à Liberté 6, tous les carrefours sont surplombés d'une épaisse fumée noire... Les manifestants se multiplient, bloquent la circulation, brûlent, bloquent partout...

Les manifestants prennent possession de toute la ville de Kaolack
Au moment où ces lignes sont écrites, les manifestants contrôlent tout Kaolack. Ils ont bouché toutes les routes nationales qui y entrent ou en sortent. Les manifestants sont partout. Ils brûlent, crient haut et fort qu'il faut que Wade parte du pouvoir...

Manifestation des talibés tidjanes face au domicile de Sokhna Astou Sy
A Louga, les talibés tidjanes se sont réunis au domicile de Sokhna Astou Sy, fille d'Elhadji Malick Sy, pour une marche qui devait les mener jusqu'à la mairie.

La permanence du Pds de Diourbel incendiée.
Les manifestants ont brûlé la permanence du Parti démocratique sénégalais (Pds) de Diourbel. Des cartes d'électeur retrouvées sur place ont également été incendiées.

Liberté 1 et Liberté 2 s'embrasent à leur tour
A l'image de tous les quartiers de la ville, Liberté 1 et Liberté 2 s'embrasent à leur tour...



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Source : Dakar Actu (Sénégal)

Anonyme a dit…

La majorite' silencieuse existe mais les extremistes sont les plus bavards!!!

Anonyme a dit…

Le vaillant peuple Senegalais fait face a' une violence politique et policiere impose'e sur lui par le President Abdoulay Wade. La situation inquietante qui prevaut au Senegal exige les solutions suivantes:
1- Le President Abdoulay Wade qui est age' de 87 ans,a deja fait deux mandats comme le President de la republique. De ce fait, il doit se retirer du pouvoir pour apaiser la situation et permettre la transition du pouvoir pour la generation suivante.
2- Toutes les Africaines, tous les Africains et tous les partenaires Europeens, Americains et Asiatiques du Senegal doivent encoutager Abdoulay Wade a' quitter le pouvoir et aider le Senegal a' redresser son economie tout en renouant avec les grandes valeurs de democratie qui l'ont caracterise'! Abdoulay Wade doit suivre l'exemple de ses predecesseurs Leopold Sedar Senghor et Abdou Diouf qui ont compris que chaque chose a son temps et qu'il y a une vie en dehors de la presidence de la republique du Senegal.
3- JE CONDAMNE AVEC LA DERNIERE ENERGIE LA VIOLENCE UTILISE'E CONTRE LES MANIFESTANTS!

Vive la republique du Senegal!
Vive le vaillant peuple Senegalais!

Seydou Coulibaly
Professeur
Philadelphia
PA
USA

Anonyme a dit…

cafard A- alias maata:

les primates du sud du fleuve SANHAJA, sont en train de s'entretuer entre eux DIEU SOIT LOUE .

c'est l'âme bénie de notre guide! qui est en train de poursuivre ce primates de wade pour sa trahison, au ténèbres de jahanema tous le senegale va brulé, la vengeance divine du guide sera sans pitié.

ce n'est que le début.

Anonyme a dit…

Salam

Très sensible : La Mauritanie et l’appui secret aux rebelles d’Azawad/ Savia Mint El Arbi .

Lundi, 30 Janvier 2012 00:40 .

Les combats font rage entre le Mouvement National pour la Libération de l’Azawade (MNLA) et l’Etat malien. C’est une guerre ancienne et nouvelle en même temps. La nouveauté, qui en fait aussi la singularité, c’est la main invisible du pouvoir d’Ould Abdel Aziz qui a décidé d’appuyer secrètement mais de façon déterminée l’effort de guerre du MNLA.



Les armes libyennes à l’origine de la rébellion…

L’apparition du MNLA, il y de cela presqu’un an, était considérée comme étant un épiphénomène cybernétique circonscrit à la publication épisodique de communiqués par son secrétaire général Bilal Agh Cherif. C’est, du moins, ainsi que le gouvernement malien le considérait jusqu’à l’éclatement de la révolution libyenne, la chute du dictateur Muammar Kaddafi et l’éparpillement des jeunes touaregs consécutivement à la débandade des Brigades du Guide éclairé. Nombre de ces jeunes étaient nés en Libye et d’autres y sont entrés en qualité de « mercenaires » lors des dernières semaines du régime de Kaddafi.

Il convient, à ce propos, de souligner l’intensité de l’engagement de la jeunesse touareg aux côtés du régime libyen. Mais les frappes de l’OTAN et la détermination des révolutionnaires du Conseil Transitoire ont fini par avoir raison des renforts venus d’Azawad. Fuyant avec armes et bagages, les combattants touaregs rejoignirent le MNLA en y injectant du sang neuf et en lui permettant de se lancer dans la confrontation avec le gouvernement malien.

Anonyme a dit…

L’implication des tribus


Il est impossible de comprendre les ressorts de cette guerre sans examiner les entrelacs de la mosaïque de tribus et de factions qui constituent la société touareg. Il est indéniable que la société touareg est la société tribale par excellence. Parmi les tribus les plus influentes, même si elle n’en est pas la plus nombreuse, on peut citer la tribu d’origine arabe des « Ivoughass ». On retrouve les Ivoughass aux nœuds de toutes les crises survenues entre les habitants du territoire d’Azwade et le pouvoir malien central. En 1963, ce sont, déjà, des fils de cette tribu qui dirigeaient la rébellion. Les plus connus parmi ces dirigeants furent livrés par le gouvernement algérien à son homologue malien. Il s’agissait d’Iyass, Entalle et Ayyoub. Le gouvernement marocain fit de même avec Mohamed Aly Elansari.


Les révoltes des années 90 furent aussi dirigées par des ressortissants de la même tribu. Le plus célèbres parmi eux fut Iyad Agh Ghali. Plus récemment, Ibrahim Agh Bahanga, autre membre des Ivoughass dirigea les hostilités contre le pouvoir malien. Mais cette omniprésence des Ivoughass et l’hégémonie qui en découle n’était pas toujours du goût de toutes les autres tribus d’Azawad. Ces dernières appréciaient moyennement le fait que les accords de sortie de crise signés après chaque rébellion se traduisaient systématiquement par la promotion ou la nomination exclusives de personnalités Ivoughass. Pour le gouvernement malien, les Ivoughass représentaient la tutelle naturelle de l’ensemble des tribus arabes et touaregs, ce qui était très mal vécu par nombre d’entre elles.


C’est ainsi que naquit une large alliance, menée par la très prolifique tribu des « Imghade », contre Bahanga quand ce dernier refusait de déposer les armes et de les rendre au gouvernement malien. Pour contrer cette alliance, Bahanga demanda l’aide du gouvernement mauritanien et noua des accords avec les services de renseignements du voisin du Sud qui lui prodigua armes et matériel avec générosité. L’alliance contre Bahanga est menée, côté Imghade, par le dénommé Mohamed Kamou alors que le Colonel Mohamed Ould Meydou y représentait un groupement de tribus maliennes d’origine arabe. C’est cette alliance qui avait attaqué les partisans de Bahanga les mettant en déroute et les obligeant à se réfugier en Libye où Bahanga séjournera jusqu’à la chute de Kaddafi. Après la chute de kaddafi, Ibrahim Agh Bahanga reviendra au Mali où il trouvera la mort quelques temps après dans ce qui sera présenté comme étant un accident de voiture.


Après le retour des combattants touaregs chargés d’armes et de matériel, une importante controverse s’est installée au sein des tribus d’Azawad. Certains parmi les revenants proposaient de déposer les armes et de les rendre au gouvernement malien en contrepartie d’une amélioration des conditions matérielles des populations du territoire et d’une implication plus importante des élites dans l’administration par la voie des nominations, de distribution d’avantages et de distinctions diverse et variées. D’autres exigaient de reprendre le combat. Parmi ceux qui plaidaient pour un compromis avec le gouvernement on comptait les tribus « Chidenharen », « Imghad », « Kilnetçar » et « Kilessouk ». Seule la faction « Verghal moussa » des Ivoughass à laquelle appartient Bahanga et Mahmoud Agh Hammeh décide de rejoindre la rébellion. Il convient d’ailleurs de préciser que les notables de cette même fraction se sont réunis et ont chargé leur porte parole, le Colonel Hassan Vaghagha, d’annoncer leur reniement de la rébellion.
Quant à la tribu Idnan, la guerre y a provoqué une véritable scission. Les Anciens et les notables plaidèrent contre toute confrontation avec le gouvernement malien alors que l’ancien colonel dans l’armée libyenne, Mohamed Ould Nagi, militait pour l’enrôlement dans la rébellion. En fin, la tribu Chiminmass a, elle, décidé de rejoindre le camp des rebelles.

Anonyme a dit…

La main invisible d’Ould Abdel Aziz derrière la rébellion


Pas un Etat de la région n’avait voulu soutenir la rébellion à part le régime d’Ould Abdel Aziz qui décida d’accueillir l’ancien ministre Mahmoud Agh Hammeh. Ce dernier, se présentant au poste administratif mauritanien de Vassala dans un cortège de quatre véhicules tout-terrain et s’étonnant de voir les autorités s’enquérir de ses intentions, se demandait : n’avez-vous pas été contactés par le Colonel Hanenna ?


La délégation de l’ancien ministre Agh Hammeh a été chaleureusement reçue en Mauritanie et a obtenu une rapide audience auprès du Président Ould Abdel Aziz. Agh Hammeh utilisa son pays hôte comme base arrière pour des aller et venues à l’étranger dans des missions propres au Mouvement National pour la Libération de l’Azawade. C’est aussi à partir de Nouakchott qu’il lancera ses déclarations incendiaires à l’encontre du gouvernement malien. Il obtient, en plus de l’asile politique, d’être logé, lui et sa famille, dans l’un des quartiers les plus huppés de la Capitale.


C’est aussi de la même façon qu’Ould Abdel Aziz a accueilli Madame Nina Agh Walet, membre du Conseil Territorial de Guidal. De la même façon il recevra aussi le Colonel Bouna Agh Teybe, de la tribu des Chiminmass, qui commandait l’armée malienne à Khaye lors de l’opération de Hassi Sidi, opération au cours de laquelle il fit, fort opportunément, la connaissance du Colonel Mohamed Ould Hreitani, connaissance qui se transforma en une amitié indéfectible. Cette amitié sera vite mise à profit car quand Agh Teybe décida de rejoindre les rangs de la rébellion, il demandera à Ould Hreitani de lui arranger une audience auprès d’Ould Abdel Aziz qui l’accueilla, lui ainsi que sa famille. C’est aussi au travers d’Ould Hreitani qu’Agh Teybe obtiendra, du gouvernement mauritanien, une aide matérielle pour le MNLA. Des sources bien informées affirment que la rébellion azawadi est en passe d’ouvrir un bureau d’information à Nouakchott. Ce serait Hebay Mohamed, actuel chargé de communication à Nouakchott, qui en prendrait la tête. Il recevrait, à cette fin, du renfort venu du milieu des militants touaregs vivant à Paris. Il convient de souligner, à ce propos, que l’activisme du coordinateur du MNLA en Mauritanie, Monsieur Megdi Agh Aboukhadda, ne connait pas de répit. En plus des tournées effectuées depuis Nouakchott vers l’étranger, il ne cesse de donner audiences sur audiences et de recevoir visites sur visites dans le cadre du soutien que lui accorde le régime d’Aziz.


La dernière fois qu’Aziz rencontrait Megdi datait d’il y a quelques semaines. Le président mauritanien présenta le militant azawadi à N’Diaga Dieng, Chef d’Etat Major de la Gendarmerie Nationale qui mit à la disposition du rebelle deux véhicules tout-terrain de la marque LandCruiser, de couleur bleu ciel, munis d’ordre de mission en date du 22 janvier courant. Ces deux véhicules étaient chargés de matériel militaire. Arrivé secrètement à Tichilcha, Megdi prendra part à une importante réunion tenue par les rebelles le 25 janvier dernier.

Anonyme a dit…

D’autres sources, très bien informées, affirment que l’adjoint du chef d’Etat Major de l’Armée, le général Mohamed Ould Znagui, a effectué ce samedi 26 janvier une visite secrète dans la région frontalière avec le Mali. Il aurait tenu une réunion avec des dirigeants rebelles dont Ould Nagi et Bilal. La présence d’Ould Znagui près de la frontière avec le Mali pourrait expliquer le déplacement de certains responsables du MNLA qui se trouvaient à « Zekat » au Mali vers la frontière mauritanienne. Tous ces mouvements ont coïncidé avec l’entrée du chef militaire, Mohamed Ould Nagi, dans Lèra où il est permis de supposer que le matériel militaire mauritanien a été utilisé.

AQMI pourrait bien être le premier bénéficiaire de cette guerre malienne


D’après des sources proches du régime mauritanien, ce dernier justifie son soutien au MNLA par les engagements que les dirigeants de ce dernier avaient pris à combattre AQMI. Le haut dignitaire de ce mouvement, Mahmoud Agh Hammeh, s’e faisait fort d’affirmer à la presse mauritaniens que son organisation laminerait et éradiquerait AQMI dès qu’elle disposera de moyens le lui permettant. Mais d’autres sources rapportent l’existence d’une coordination effective entre les combattants d’AQMI et le MNLA. Des combattants touaregs appartenant à AQMI avaient pris part, aux côtés des rebelles, à la bataille d’Ekelhek. Il est aussi connu que le dirigeant jihadiste, Abouzeid, avait combattu aux côtés de membres du MNLA en attaquant une unité de l’armée malienne qui avait fini par se rendre à lui.


Il est en fin connu que l’un des points faibles du MNLA reste l’absence, parmi ses rangs, d’Ayad Ghali, ancien consul du Mali en Arabie Saoudite et connu pour son extrémisme religieux. Il refuse de prendre part à une guerre qu’il considère avoir des mobiles étrangers à la propagation de la parole d’Allah. C’est, sans doute à cause de cette relation « cachée » que le gouvernement algérien avait refusé de recueillir, près de sa frontière, sept blessés rebelles d’Azawad qui furent obligés de demander secours aux Nigériens.


Des difficultés sur le chemin de la rébellion


La Mauritanie pourrait bien être le dindon de la farce et le premier perdant dans cette affaire. La guerre a tari les flux commerciaux qui traversaient la frontières mauritano-malienne. Elle a aussi provoqué une flambée des prix dans les deux Hodh et notamment des prix des carburants. Les éleveurs mauritaniens avaient coutume de transhumer dans les pâturages maliens et risquent, à cause de la guerre, de voir leur cheptel dépérir. A cela il convient d’ajouter l’afflux de réfugiés Azawadis qui constitue des prémisses d’une catastrophe humanitaire et économique annoncée.


Il est peu probable que le mouvement de la rébellion armée arrive à réaliser une percée décisive et pérenne sur le terrain. La nouvelle stratégie, adoptée depuis peu, est vouée à l’échec. En effet, occuper des agglomérations et leur territoire nécessite des moyens humains et matériels autres que ceux que nécessitait la technique de guerria à laquelle les rebelles étaient habitués et qui causait des dégâts réels et redoutés à l’armée malienne.
En plus, cette guerre parait comme étant une guerre fratricide entre factions rivales de Touaregs et d’Arabes. Elle ne dispose plus de la même force mobilisatrice qu’avait la cause du temps où les rebelles combattaient des « Nègres maliens ». La réalité militaire est que cette guerre finira par tourner à l’avantage exclusif d’AQMI.

Anonyme a dit…

Salam

Mali : touaregs, Aqmi ou les deux à la fois ?

La tournure violente que prennent les événements au nord du Mali entre rebelles touaregs et forces gouvernementales, préfigure-t-elle une nouvelle donne au Sahel ?

La question se pose avec d’autant plus d’acuité que le gouvernement de Bamako fait état d’une connexion avérée entre les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla) et l’Aqmi. Surtout que des dizaines de soldats, peut-être une centaine, ont été égorgés ou froidement abattus fin janvier dans la ville malienne d’Aguelhok, selon Bamako. Le modus operandi ressemble à s’y méprendre à celui utilisé par les groupes terroristes d’Al Qaïda au Maghreb islamique, l’ex-GSPC algérien. Ces développements ont remis à l’ordre du jour les craintes suscitées par le saccage des arsenaux de Kadhafi en 2011. Ce qui n’était que de simples appréhensions il y a encore quelques mois, est en train de se matérialiser dramatiquement sur le terrain de la zone sahélienne. Les touaregs qui combattaient dans les rangs du dictateur libyen déchu, sont finalement revenus au Mali les mains surchargées d’armes ultramodernes. Les risques de contagion sont réels, surtout que les populations touarègues sont partagées entre plusieurs Etats aux frontières désertiques difficilement contrôlables. Mais ce qui inquiète le plus les spécialistes, c’est de voir les rebelles touaregs, ces nomades qui ignorent volontiers les frontières artificielles de leur désert ancestral, faire cause commune durablement avec Aqmi et les groupes du Polisario. Les uns et les autres ont peut être des objectifs différents, mais ils ont la même connaissance du terrain et ont, de plus en plus, recours aux mêmes procédés parfaitement éprouvés. L’enlèvement d’occidentaux rapporte gros, à la fois en termes de rançons et de publicité médiatique en Occident. Les nombreux otages occidentaux encore aux mains de leurs ravisseurs et dont on ignore le sort, en sont une parfaite illustration.

s locaux.

Anonyme a dit…

La contagion d’Aqmi est-elle en train de faire tache d’huile dans toute la région ? Les attaques du mouvement armé Boko Haram au Nigeria semblent accréditer ce qui n’était qu’une hypothèse il y a encore peu de temps.

La stratégie de déstabilisation du Sahel suivie depuis plusieurs années par les jihadistes d’Aqmi, a été payante et fait des émules au-delà de l’aire géographique d’Al Qaïda au Maghreb Islamique. C’est ce mode opératoire consistant à semer la terreur qui a inspiré au Nigeria le mouvement islamiste extrémiste Boko Haram. Sa folie meurtrière a fait des centaines de morts en moins de deux mois dans plusieurs villes du pays. L’usage d’explosifs par les groupes de Boko Haram n’est pas sans lien avec la prolifération des armes et, surtout, du puissant Semtex après le pillage des stocks libyens. La guerre en Libye et la situation chaotique qui y a prévalu pendant des mois d’affrontements, a été particulièrement propice pour les réseaux de trafic dans le Sahel. Des centaines de mercenaires africains qui combattaient aux côtés de Kadhafi ont introduit toutes sortes d’armements à travers les frontières poreuses des Etats de la région. Ce trafic a pris deux principales directions : les armes et munitions convoyées vers la frontière malienne, ont été transportées pour la plupart par les mercenaires du Polisario qui ont combattu dans les rangs de Kadhafi. Ce sont ces chargements qui sont aujourd’hui entre les mains d’Aqmi, groupes terroristes composés de combattants de l’ex-GSPC algérien (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat). L’autre circuit a pris le chemin du nord du Niger, où une partie de l’arsenal libyen a été acheminée par les sub-sahariens rentrés de Libye. Ce dernier circuit a été le principal canal d’approvisionnement de Boko Haram dans le nord du Nigeria.
L’ONU craint d’ailleurs qu’après le rapprochement idéologique, une jonction ne se soit déjà opérée militairement entre les groupes terroristes d’Aqmi et ceux de Boko Haram. Face à cette terrifiante éventualité, les Nations unies préconisent une intensification de la coopération régionale dans l’espace sahélo-saharien. Une recommandation qui est loin d’être suffisante pour venir à bout de groupes ultra mobiles, et qui ont l’avantage de pouvoir compter sur de larges soutien

Anonyme a dit…

Maatala,

AQMi est bien dedans. Maintenant quel rôle il joue, seuls ses fabricants le savent. A-

BATHILY. Yacouba a dit…

Une plume refléchie et une analyse juste, à prendre ou à laise mais c'est ce qui se passe exactement en MAURITANIE. C'est une verité crue. Merci Abdoulaye,dites à OULD Abdel Aziz de faire doucement avec le peuple, étant souverain,il peut tout changer, s'il ne gagne pas par les urnes il vaincra par la rue! L'équation du peuple determiné n'a pas d'inconue: nous ganerons tous ensemle ou nous mourrons tous ensemble.

Anonyme a dit…

SALAM

lU SUR kASSS

La chronique radio d'Ibrahima Athié (Kassataya).

Devant l’incapacité des politiques à gérer le pays, ceux qui ne sont pas à l’origine censés se représenter à une élection présidentielle peuvent tenter leur chance. Alors pourquoi pas un jour voir en Mauritanie, un « Moulé lahmar » se présenter à la magistrature suprême ?

Ibrahima Athie, se propose de conseiller ce futur candidat.





Pour justifier ta démarche, tu diras que les Peuls disent « Koddigal ko Ndaaboor », autrement dit « le voisinage ça contamine » et que ce qui se passe au Sénégal t’a inspiré. C’est vrai que tu n’es pas Youssou N’Dour, que tu es une casserole et que tu ne chantes jamais sauf lorsque tu fredonnes en cachette « Richatoul fann », la célèbre chanson de la regrettée Dimi ; tu n’es pas Diouma Dieng Diakhaté et la couture c’est pas ton truc ; d’ailleurs tu n’es jamais allé voir un tailleur et tu préfères acheter un « da raa » prêt à porter ou du « feugg diaye » que tu asperges de quelques effluves de parfum.

Utilise la langue des citoyens. Aux wolofs tu diras « Nanguène Déf », aux Haalpulaar « No mbaddon », aux Soninkés « Ammogho, Ando famé » et aux Bambaras « Anisoghoma ». Aux Arabo-berbères tu diras « Chtari » ou « ch halkoum » en Hassaniya donc au lieu de l’arabe classique « kayfa Haloukoum, Hal Antoume Bi khaïr ». Parce que tout simplement même les gens du pouvoir ne maîtrisent pas al arabiya Al fousha, c'est-à-dire l’arabe classique.

On te reprochera tes carences intellectuelles. Dis-leur que Moktar Ould Dadah, était un avocat et pourtant il a engagé une guerre désastreuse contre le Sahara. Puis il y a eu les militaires qui se sont passé le pouvoir comme on le fait dans les courses de relais. Certains d’entre eux ont appris l’art de la guerre et le maniement des armes mais ils ont certainement sauté le module concernant la gestion de la cité. Sidioca a conseillé des chefs d’état avant de devenir lui-même président. Il a voulu museler très vite les militaires qui ont pris goût au pouvoir et préfèrent l’élégance et le chic du palais ocre à l’austérité monacale de leurs casernes.

Dis leur que tu n’es qu’un Moulé lahmar et que tu ne connais pas Hegel, Victor Hugo, Ibn Khaldoun ou encore Negib Mahfouz mais que depuis ta naissance tu as été à l’école de la vie et que tu connais mieux que quiconque la dureté de celle-ci.

Ne leur parle pas de PIB ou de taux de croissance, etc. Dis-leur que tu as entendu que les côtes mauritaniennes sont parmi les plus poissonneuses au monde. Et pourtant au marché tu ne vois que le Yaboye. L’autre fois un ami t’a dit qu’il y avait un poisson qu’on appelait « sole », extra mais cher et puis de toute façon, c’est pour les étrangers. Dis-leur que les fruits tu ne les vois qu’à la télé ou quand tu es malade, on te l’apporte et ce sont les autres qui en profitent.

Les intellos et les politicards vont parler de grands projets, de concepts économiques complexes, de voix, d’électeurs. Ils vont faire des promesses irréalistes et toi tu vas parler de misère, de travail, d’injustice, de fins de mois difficiles. Tu n’auras pas besoin de mégaphone car les gens vont t’entendre : ils vivent la même chose que toi et tu vas être élu haut la main au premier tour.

Ibrahima Athié

pour Kassataya

Anonyme a dit…

SALAM

La chronique radio d'Ibrahima Athié (Kassataya).

Alors une fois au pouvoir, soit, en bon président, tu tiens tes promesses. Alors ta priorité ne sera pas la construction d’un nouvel aéroport, ça, yakhouya, c’est pour les gens qui voyagent. D’ailleurs en quoi les infrastructures vont-elles améliorer les conditions de vie des gens ? On ne les mange pas et il n’est pas besoin d’essayer pour se rendre compte qu’elles ne sont pas comestibles. Donc ta priorité sera de réduire les prix des denrées alimentaires de première nécessité.


Tu joues la transparence à tous les niveaux. Il faut qu’on sache où va l’argent du fer, de l’or et du pétrole qu’on vend. Il faut réduire le train de vie de l’état : au lieu de voitures luxueuses, le pouvoir doit se doter de 2CV, ça consomme peu et si ça tombe en panne tu peux le pousser tout seul. Ok seule dérogation, tu peux rouler en 4X4 si tu vas à Chinguitti ou à Tichitt sinon tu risques de mourir dans le désert. Pour tes déplacements à l’extérieur, pas d’avion présidentiel tu vas voyager en classe économique. Et puis tu rends compte de tes dépenses, c’est de l’argent public. On doit aussi savoir si tu as commandé du « ngommu » ou du caviar chez Pétrossian, la facture n’est pas la même.

Et s’il te plait, vire-nous tous ces incompétents qui squattent l’administration mauritanienne, ceux qui occupent sans raison des postes prestigieux parce que parachutés par un bras long. Met fin à tous ces emplois fictifs qui pompent illégalement les deniers publics pour des gens qui ne le méritent guère. Traduis en justice ceux qui ont mis en place ce système frauduleux et ceux qui en ont bénéficié. Et pendant qu’on y est qu’ils remboursent jusqu’ au dernier ouguiya les sommes volées ! Et puis de grâce fais quelque chose pour la nation mauritanienne qui se cherche encore 60 ans après son indépendance. Par la faute de ses dirigeants qui ont exacerbé les clivages pour se maintenir au pouvoir ; des dirigeants qui n’ont aucun projet de société, qui agissent par à-coups et refusent d’affronter de face les atrocités commises sciemment sur une partie des citoyens. Tu donneras plus de moyens et de liberté à la presse. Et pour les interviews, il faut en accorder aux journalistes locaux au lieu de privilégier toujours la presse étrangère, ce n’est pas bien.

Anonyme a dit…

Soit, et c’est la seconde option, tu te dis que la politique c’est aussi l’art de faire des promesses et de faire rêver les gens. Une fois au pouvoir, tu oublies tes promesses et tu fais ce que tu veux, tant pis si le rêve des gens vire au cauchemar. Tu t’entoures des membres de ta tribu, bah oui c’est qu’on fait en Mauritanie depuis toujours. Tu nommes à des postes clés tes amis Moulé lahmar. Tu distribues quelques portefeuilles aux gens originaires du Sud, histoire de les calmer. Pour le reste tu crées un parti présidentiel, tout le monde te rejoindra. Tu sais dans ce pays, les gens n’ont pas de convictions figées, ils ont des daraa ou des vestes double ton qu’ils retournent au gré des opportunités. C’est comme les éleveurs, ils sont adeptes de la transhumance et vont là où l’herbe est plus verte. T’en fais pas pour la « iza a » et la « telveza », tu les paie pour qu’ils disent tout haut ce que tu penses tout bas, ce sont juste tes porte-parole. Si le directeur déconne, tu le vires illico presto pour le remplacer par quelqu’un de plus malléable.

Mais quelque soit l’option choisie, pour ta sécurité il ne faut pas t’entourer de Moulé lahmar avec des « débbous » mais plutôt des éléments du Basep avec des kalashnikov, c’est plus efficace. Sauf que c’est à double tranchant car s’ils veulent te virer, c’est vite fait. Ils vont t’appeler pour boire du thé et tu n’es plus président avant même de finir ton verre. C’est pourquoi si tu as troqué ta charrette et ton « lhmar » contre une limousine et un chauffeur, attache quand même ton « lhmar » aux portes du palais et tu l’entendras tous les jours faire « hi-han ! ». Et si un jour les militaires t’évincent et reprennent ta voiture officielle tu le prendras pour fuir et te réfugier parmi les tiens dans un gazra. Mais t’en fais pas, on t’oublie vite dans ce pays, il y a plein d’anciens présidents qui se baladent incognito à Nktt. Et tu peux même reprendre ton ancien job de Moulé Lahmar, personne ne te reconnaîtra...

Ibrahima Athié

pour Kassataya

Anonyme a dit…

Salam

Lu sur LTV

Lune de miel de l' ex MAEC : les parures de la mariée expédiées par vol spécial.

Ce weekend aura été marqué par un événement très singulier : la cérémonie de mariage très faste au domicile d’ Ehel Moknass , pour célébrer l’ union sacrée pour le meilleur et pour le pire , entre l’ ancienne ministre des affaires étrangères , Naha mint Moknass et l’ attaché gendarme , monsieur Hanena Ould Seyidna Aly
L’événement est normal somme toutes , parce que Naha est une femme frustrée , qui ne s’est jamais réellement mariée , et n’ a surtout pas encore d’ enfants .
Mais ,ce qui est choquant aux yeux du grand public, c’est le gaspillage sans précédent qui a émaillé cette fête de fourvoyés , qui aurait couté dans l’ordre de 50 millions d’ouguiyas , environ .
Hawssett Laarouss à elle seule , atteint des milliers de "dollars libyens" blanchis dans la consignation à Nouadhibou ,et présentés par le sieur Hassene EDiouk , l’ homme à tout faire de Vteyma et ex chauffeur de feu Hamdi , devenu friqué grâce à l’ argent détourné des autres et les subventions accordées à l' UDP par Kadafiet autres chefs d' États africains filous . Il avait présenté l’enveloppe à l’assistance en exécutant la dense classique de "Jagouaar Egdi Mani Gadi et Elwih - ElWih- Elwih-Yaaach Ennaha mint mouknaass..." , sous les applaudissements de sa collaboratrice Vetmana , une subséquente comme lui et femme de chambre de Naha , au milieu d’une troupe de laudateurs cousins- arrivage , version Vteima ( Gueraa Evtayma ) .
Durant toute la semaine , on n'a pas lésiné sur les moyens en attachant des chameaux dans tous les coins des rues de Nouakchott , en servant aux convives des carcasses de moutons entiers cuits au four , sur des mètres de basin Ezbi neuf commandés chez Ould Chweikh , entre autres exubérances mondaines dans une forme nouvelle de réhabilitation du superflu , au milieu de lait de chamelle trait le même jour et servi dans des vases d’argent doré . Quant au décor, on se croirait dans une salle à manger digne du château de Versailles, ponctuée par les chants de Sedoum inspiré, par des paquets d’argents aux couleurs alléchantes du nouveau billet de 2000 ouguiyas sonnants !

Le jeudi soir, le couple heureux Tmana et H.Diouk s’ envolèrent, à bord d’ un avion spécial d’Air France , affrété pour expédier vers Naha , à Paris XVI , les parures de Laarouss , composées de voiles Nilé encensés de toutes les marques de parfum , dernière commande et des bijoux griffés avec perles rares de Tahiti , pour mettre en relief le charme de Mint Moknass de l’ UDP ou ce qui en reste , après BOA ( Brahim Ould Abellahi ) .
Certes, Naha est devenue quand même, très riche avec la première flotte de pêche en Mauritanie, composée de 48 bateaux pélagiques . Elle est même allée tout récemment user de son influence, jusqu’à limoger l’ex puissant délégué monsieur Ould Bahia , qui ne faisait que contrôler son frère Ahmed , le contrevenant ! Mais gaspiller tant d’argent pour épouser un gendarme ordinaire , relève de la folie des grandeurs et constitue une insulte à la mémoire collective , au moment où notre pays observe une politique d’ austérité et lance un appel à l’ aide internationale dans un contexte de crise , marqué par une sécheresse galopante et l’ affluence massive des réfugiées maliens vers nos frontières . Si l’argent libyen et l'or bleu mauritanien lui montent à la tête et "aux jambes" , elle ne doit pas oublier cependant que les mauritaniens ont encore , quant à eux , les pieds sur terre et que le dernier snobisme est de tomber amoureuse de l'intérêt national , sur les dunes de l' Aoukar …

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La crise c'est pour la plebe dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Rosso: Une "affaire de détournement" au Crédit agricole



ALAKHBAR (Rosso) - Une somme estimée à 500 millions d'ouguiyas relative à la période agricole précédente, a disparu des comptes du Crédit Agricole à Rosso, selon des documents en possession d'Alakhbar.
Des sources de bonne foi ont déclaré à Alakhbar que "l'administration du Crédit agricole a décidé de falsifier des documents comptables pour enregistrer les montants sur les comptes des agriculteurs".

Mais les sources avancent que, des documents justifiant "le détournement" de la somme existent. Et d'ailleurs selon les mêmes sources, l'écart entre les crédits engagés par les agriculteurs et la somme lapidée est bien vérifié par les documents et les dates d'émission des montants.

Notons que les agriculteurs ont décrié cette situation par écrit adressé au ministre du développement rural et dans lequel, ils ont souligné que les opérations entre les deux parties ne peuvent plus continuer tant qu'une enquête indépendante n'est pas ouverte afin de justifier que le montant est détourné au niveau du Crédit Agricole et sa banque.

Des sources proche du dossier ont révélé que, le Ministre du développement rural , Brahim Ould M'bareck Ould Mohamed Mokhtar se trouve dans "la tourmente à cause de cette situation jugée délicate". A noter que, le ministre a effectué le dimanche dernier, une visite à Rosso et dans la zone de chamama, où se trouvent un nombre important d'agriculteurs.

Sur place, nos sources ont précisé que le Ministre s'est entretenu longuement avec les agriculteurs et il a cherché à ce que le "fameux dossier du crédit agricole" ne soit "dépoussiéré" et il s'est rendu sur les périmètres que son département doit aménager pour que les agriculteurs en tirent profit.

Anonyme a dit…

Crise au nord: La Mauritanie, pilier central de la déstabilisation du Septentrion malien
21 février 2012 Rubrique: Nord-Mali 12 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer Partager
Mohamed Ould Abdel Aziz
Le sulfureux Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a toujours vu en son voisin malien un danger en ce qui concerne la lutte contre la traque d’AQMI, a enfin trouvé les moyens de se venger pour de bon sur les Maliens, car depuis le déclenchement de la crise au Nord, il n’a pas levé le petit doigt pour condamner cette situation. Et le pire, c’est que la Mauritanie représente le refuge et la base arrière et de repli des responsables du MNLA.

Le Chef d’Etat mauritanien veut-il donc déstabiliser le Mali ? Est-ce pour lui une manière de signifier au peuple malien qu’on ne badine pas avec le putschiste qui a renversé un régime démocratiquement élu dans son pays ? Mohamed Ould Abdel Aziz s’est tristement illustré en s’impliquant dans toutes les causes actuelles néfastes du continent : après la crise du Sahara occidental et dela Libye, c’est maintenant le tour du Mali de subir la rage du président mauritanien. Pourla Francequi est à l’origine de la déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ould Abdel Aziz reste le « pantin » sur lequel elle peut s’appuyer pour accomplir ses sales besognes.

S’étant auto-enchaîné, il représente, pourla France, «une collusion depuis le renversement du régime du Président constitutionnellement élu en avril 2007, Sidi Ould Cheikh Abdallahi». Dès lors, il lui sera difficile, voire impossible, de se défaire de son aliénation envers le pays de Sarkozy. Il doit servir comme bras séculier du colon pour la destruction de l’Afrique. Son nom rime donc plus que jamais avec rébellion et déstabilisation, et il reste le parrain des rebelles maliens, donc garant de leurs atrocités faites de viols, de tortures, d’enlèvements, de pillage de l’économie, de trafic de drogue…Autant de méfaits qui se confondent avec l’image du Chef d’Etat mauritanien.

Pour la nouvelle génération d’Africains, le nom de Mohamed Ould Abdel Aziz résonnera ainsi tant que durera cette misère du peuple malien due aux attaques des rebelles. Par des actes odieux, il aura inscrit son nom en lettres de sang dans l’histoire de toute une sous-région. Au Mali, il est le maître d’orchestre d’un groupuscule de bandits armés qui tue et freine les projets de développement de cette partie du territoire malien. C’est un individu qui s’est discrédité et disqualifié dans la résolution de la crise malienne depuis que les chefs de guerre du MNLA bénéficient de la protection de son pays. Parce qu’il a préféré l’indignité à la dignité, son retour dans le panel des Chefs d’Etat est une fausse note. Toutefois, le cas Mohamed Ould Abdel Aziz ne devrait pas poser de problème puisqu’il ne constitue pas un obstacle à la résolution de la crise. Ce serait d’ailleurs lui faire trop d’honneur que de ne pas voir de dénouement heureux par sa faute. Le Président mauritanien représente le parrain de la branche armée de la rébellion touarègue : telle est l’avis de bon nombre d’observateurs de la scène politique malienne.

Paul N’guessan



Le Combat du 21 février 2012.

Anonyme a dit…

commentaire

Vouloir imputée la situation qui sévit au nord au président Mauritanien, serait une fuite en avant.Le problèmè est Malien et rien d’autre.C’est ATT qui a donné une dimension internationale à cette rebellion.Si on avait pas livré le nord aux traficants et bandits de tout genre,cette crise actuelle n’aurait jamais eu lieu.Les patrouilles étatient assurés par ceux-là mêmes qui nous combattent.L’armée a été obligée de ceder ses positions aux rebelles au motif qu’ils vont assurer la sécurité.Donc, ils se croyaiaent en territoire et conquis et fondé par conséquent en revendiquer l’indépendance.La position actuelle du Mali dans la sous region est la resultante d’une mauvaise gouvernance.Jadis,craint par tout le monde,aujourd’hui notre pays n’est que l’ombre de lui même.Un terrain d’expérimentation pour toute sorte de mouvements;alors ressaisissons nous pour redorer l’image du Mali d’antan qu’ont légué nos pères et mères.

Anonyme a dit…

salam

Autre commentaire

Merci pour ton article qui met le doigt sur cette plaie gangrenée que constitue désormais la Mauritanie

Anonyme a dit…

SALAM

lU SUR SLATE AFRIQUE


La rébellion est un business qui profite à des oisifs et à leurs complices de Bamako


Le MNLA a été fondé l’année dernière tout près par un petit groupe de parasites dont une moitié était à Tombouctou et l’autre à Bamako. Certains éléments des forces du maintien de l’ordre étaient bel et bien au courant. Po ur preuve, ils ont arrêté l’un d’eux lors des marches organisées à Tombouctou et avaient approché l’un des cerveaux qui se trouvaient à Bamako. Puis après, les forces de l’ordre ont tout à coup fermé les yeux et laissé faire…



J’appelle les fondateurs du MNLA parasites pour la simple raison que ces éléments voulaient, eux aussi, profiter du laxisme de Koulouba pour se faire les poches pleines. Ils ont réalisé que notre gouvernement n’était jamais prêt à combattre une prétendue rébellion et qu’il préférait toujours le dialogue. Par dialogue, entendez bien les milliards, les villas, les 4×4 qu’on aurait pu leur offrir pour le maintien du calme.

Leur but, ce n’est ni le souci des populations du nord, encore moins l’indépendance de l’Azawad. Ces parasites se pourléchaient depuis longtemps en voyant les grosses sommes d’argent distribuées aux autres rebelles. Ils avaient aussi l’envie folle d’arracher leur part du « gâteau » en proférant des menaces pour faire installer Koulouba à table et parler du montant de leur cagnotte. Les rebelles se sont plaints toujours que Bamako ait délaissé les régions du Nord et ne se soucie pas de leur développement. Mais jusqu’à preuve du contraire, je n’ai jamais vu un seul de ces rebelles animer ou soutenir un projet de développement dans la zone évoquée, alors qu’ils empochent des millions de francs à travers les pourparlers avec le gouvernement malien. Bien au contraire, après le dialogue et la paix, beaucoup d’entre eux préfèrent déménager à Bamako dans des villas luxueuses, tout en circulant au volant des grosses cylindrées, ils préfèrent être nommés à hautes fonctions de l’administration et de l’armée avec des grades de complaisance, ils préfèrent être Conseillers à Koulouba ou Ambassadeurs du Mali à l’étranger. Curieusement, aucun d’eux ne formule le désir de rester au nord pour diriger des projets de développement pour venir en aide aux populations dont ils se font les défenseurs!

Quand le gouvernement malien a accueilli les éléments « perdus » de Kadhafi à coup de tonnes de riz, de dattes et de millions de franc CFA, sans pour autant leur demander de désarmer, les fondateurs du MNLA sont ainsi devenus plus convaincus de l’incapacité de Koulouba à combattre des bandits et oisifs armés. Ils sont devenus alors plus audacieux, plus téméraires et plus cupides. Le Mali est un pays étrange. Quand je partais de Bamako en octobre dernier, la douane m’a retiré à Sénou même mon briquet avec lequel j’allumais mes cigarettes pour fumer. C’est interdit, m’ont-ils dit. Comment alors les autorités de Bamako ont-elles pu accueillir des « compatriotes » armés jusqu’aux dents et comment ces derniers ont-ils pu traverser le territoire de l’Algérie ou du Niger alors que le Mali n’a pas de frontières communes avec la Libye ?

Anonyme a dit…

Puisque le MNLA n’a pas d’armements pour combattre et commettre des atrocités en vue d’intimider les autorités de Bamako, (je me demande s’il y en a réellement), ses fondateurs ont ainsi pris contact avec les anciens soldats du Guide arrivés au Mali et leur ont fait part de leur plan. Les 50 millions qu’ils avaient pris sont bien peu. « Nous pourrions gagner encore plus avec ce gouvernement laxiste qui est prêt à distribuer des « tonnes d’argent » au nom d’un maintien de la paix au nord du Mali » supposaient-ils. C’est ainsi qu’une partie de ces soldats rentrés de Libye a accepté de jouer le jeu. Il ne fallait plus que choisir le moment opportun pour déclarer les ambitions lucratives bien cachées sous une prétendue revendication de l’indépendance du chimérique Azawad.

La veille de la présidentielle était propice. Si le gouvernement malien tient à organiser des élections paisibles dans le nord malien, il serait prêt à toute forme de dialogue avec n’importe quel groupement de bandits armés pour le maintien du calme. D’autant plus que ATT a déclaré plusieurs fois qu’il partirait de Koulouba le 8 juin 2012, enterrant ainsi toutes les spéculations à propos du prolongement de son mandat.

Pour se rendre encore plus crédibles, les fondateurs du MNLA auraient contacté, par le biais de certaines hautes personnalités maliennes à Bamako, le Quai d’Orsay qui leur aurait accordé une audience. Au cours de cet entretien, ils auraient promis de pouvoir lutter contre AQMI et de faire libérer les otages français retenus dans le nord malien sans versement de rançon. Ils auraient dit au passage que les autorités de Bamako, que Paris soupçonne d’ailleurs d’être impliquées dans les prises d’otages et autres, seraient les complices de AQMI au Sahel. Très enchanté par leurs promesses de mettre fin au désordre dans le septentrion malien, le Quai d’Orsay aurait promis de se ranger sur leurs positions pour un départ. C’est ce qui explique d’ailleurs le fait que le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a fait publiquement l’éloge des premiers « succès militaires » de ces bandits (des atrocités qu’un ministre d’Etat commente avec plaisir !). Comme pour lancer un signal fort (expression qu’il aime) à Koulouba qu’il y a bien d’autres alternatives de lutter contre les ravisseurs d’otages et leurs complices tapis dans l’ombre. Cela explique aussi le fait que Paris a accepté d’accueillir les rebelles sur le sol français, de leur donner la possibilité de s’exprimer dans les médias français champions de l’intox et du mensonge et de leur permettre même de manifester. Une fois donc le moment bien choisi et l’accord préalable de Paris obtenu, il ne restait plus qu’à déclarer la guerre au Mali. Ce qui fut vite fait. Car les fondateurs du MNLA étaient déjà enivrés par l’odeur des liasses d’argent que le gouvernement du Mali leur offrirait volontiers pour sauver les élections à tout prix.

Après les premières attaques et les enquêtes préliminaires menées sous la pression des femmes et des parents de militaires sauvagement et lâchement tués le 17 février à Anguelhoc, le pot aux roses a été découvert. Précipitamment, sous une menace très dangereuse à leurs pauvres vies, certains éléments du MNLA et leurs complices ont fui du Mali, en se réfugiant dans les pays voisins d’où ils continuent encore à « aboyer« .

Certes, certains innocents ont été injustement touchés lors des pogroms. Mais à Bamako tout comme en France, on a compris le jeu réel que jouent les fondateurs du MNLA. Leur but, c’était l’argent et rien d’autre!

Anonyme a dit…

Paris, qui a manqué de politique visionnaire et de lucidité, tant la France aime être derrière tous les sales coups en Afrique, est vite revenu sur sa position. Le ministre français de la Coopération, Henry de Raincourt, a été dépêché à Bamako pour rassurer le Président ATT. L’Ambassadeur de France au Mali, Mr Christian Rouyer, s’est tout à coup indigné des accusations de soutien aux bandits portées par le Mali contre son pays, cela après tout un mois de silence de sa part!

Au départ, l’armée malienne ne disposait pas d’assez d’armements et même…de munitions pour faire face aux bandits. Ces derniers le savaient d’ailleurs et s’en félicitaient. Et puis, les soldats maliens étaient quasi absents dans la zone. Comment les regrouper en un temps record sans le matériel nécessaire ? Il convient de noter au passage que les deux régimes qui ont dirigé le Mali, celui de Alpha Oumar Konaré et de ATT, ont commis la plus grosse erreur: ils n’ont pas seulement cassé l’école malienne et contribué à l’essor de la corruption et de l’irresponsabilité dans le pays ; ils ont aussi détruit l’armée malienne et anéanti ses capacités de défense, de frappe et de réaction face à un danger quelconque qui menacerait la nation malienne. Soit ils ont cru niaisement à des Accords d’Alger signés stupidement par Bamako, soit ils ont estimé que l’armée malienne devrait être affaiblie (pour ne pas constituer un danger à la jeune démocratie) après qu’Alpha Oumar Konaré a échappé à une tentative de coup d’Etat.

Quoi qu’il en soit, notre armée était mal, très mal équipée et formée à la va-vite, avec des enfants d’officiers parachutés dans ses rangs par népotisme. Tout pays voisin qui a des prétentions territoriales pouvait la terrasser en un laps de temps, alors que sous le régime du Général Moussa Traoré, elle était crainte de tous dans la sous région pour sa puissance de feu. En 1986 par exemple, il lui a fallu quelques jours seulement pour repousser et faire battre en retraite l’armée du Burkina Faso lors de la guerre de « Noël » ou « des pauvres » comme le disaient certains. Voyez-vous combien on a hypothéqué notre sécurité nationale ? Il y a plus de tort causé au Mali actuellement que sous le régime du Général Moussa Traoré! La Mauritanie savait le sous-équipement de notre armée, et voilà la raison d’ailleurs qui l’amenait à faire des raids en territoire malien contre ses propres rebelles, avec l’aval de Bamako qui évitait toujours un affrontement armé. Quand la rébellion a commencé à prendre des proportions dangereuses et que certains militaires étaient déjà très mécontents du Général ATT, avec aussi la pression des femmes militaires de Kati et toutes les accusations contre sa personne, à savoir qu’il est la tête même de la rébellion, la haute direction du Mali s’est « réveillée » de son sommeil léthargique et de son irresponsabilité. Car le danger de la déposition de ATT était déjà imminent à cause du mécontentement populaire de sa politique.

Anonyme a dit…

C’est ainsi que des tonnes d’armements ont été achetées en catimini en Ukraine et en Chine. Grâce à cet arsenal acquis à la dernière minute, le Général Gamou a repoussé sans assez de peine les bandits armés des positions qu’ils occupaient jusqu’alors.

Nous n’avons pas fini de nous flatter des succès enregistrés contre les apatrides qu’un autre problème s’est posé. Les opportunistes qui mijotaient depuis longtemps dans leurs pauvres crânes l’idée d’un prolongement du mandat d’ATT ont trouvé un prétexte solide: l’insécurité au nord ne permettrait pas la bonne tenue des élections. Ils ont déjà commencé, par la voix de Soumeylou Boubeye Maiga, qui serait à en croire l’exécuteur de toutes les sales besognes d’Alpha Oumar Konaré, à préparer l’opinion publique malienne (voir l’article paru dans le Républicain à la date du 15 février 2012, « Crise au nord : péril sur la présidentielle d’avril« ). Donc même si à présent avec le matériel lourd acquis, l’armée est à mesure de balayer d’un revers de la main les bandits armés, le conflit va perdurer et le Mali sera amené sans aucun doute à accepter le prolongement du mandat de ATT d’encore deux ans.

Ainsi donc, les opportunistes auront la possibilité de rester au pouvoir, de peaufiner leurs plans d’installation d’un dauphin à Koulouba (que nous connaissons tous d’ailleurs) et de continuer à piller les richesses du Mali. On pourrait tenter de dire que le Général ATT se trouve piégé par son entourage…

Mais le plus curieux, c’est cette rumeur (fondée ?) qui dit qu’après la capture de certains « rebelles » ou après l’abandon d’un téléphone satellitaire par les bandits, un coup de fil retentit sur l’appareil. Les soldats maliens qui étaient pressés d’intercepter des informations très utiles, ont été désagréablement surpris de retrouver au bout du fil…. le Général ATT lui-même qui appelait les bandits en direct de Bamako! Dans quel but?

Si cela s’avère vrai, décidément nous sommes dirigés par des bandits et cela depuis déjà 20 ans de démocratie ! Pour une Jakarta, pour un kilo de sucre et un paquet de thé ; pour 5000 ou 2000 francs, pour un T-shirt, les électeurs maliens contribuent alors à installer aux renes du pays des individus de très mauvaise foi. Les intellectuels maliens qui n’en parlent pas et qui préfèrent se taire ou rester les bras croisés ne sont pas moins complices…. Pour le moment, soutenons notre vaillante armée dans son combat, car aucun dialogue (assez déjà) ne doit être mené avec des apatrides. Après, le temps viendra de faire les bilans et d’établir les parts de responsabilité.

Salutations à tous!

Sékou DIALLO*

Alma Ata, Kazakhstan

Anonyme a dit…

SALAM

Mahmoud Ag Aghaly (MNLA) : « Donnez nous l’indépendance et ce sera la fin d’Aqmi » au Mali


JA. – Ancien enseignant et commerçant, Mahmoud Ag Aghaly est président du bureau politique du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Ex-membre de la rébellion du 23 mai – la rébellion de 2006 menée par feu Ibrahim Ag Bahanga – il revient sur les motivations du MNLA et appelle la communauté internationale à faire pression sur le Mali pour accorder à l’Azawad son indépendance. Interview.

Jeune Afrique : L’Algérie ou encore le Burkina Faso sont prêts à être médiateurs dans la crise malienne, mais au sein du MNLA, certains préfèrent une médiation européenne ou moyen-orientale. Qu’en est-il exactement ?

Mahmoud Ag Aghaly (en photo ci-dessous) : Nous sommes disposés à parler avec tous les pays qui veulent aider à régler le conflit, qu’ils soient de la sous-région ou d’ailleurs. L’essentiel étant que ce soit des médiateurs qui connaissent la région et ses problèmes, et qui aident à négocier une solution définitive. C’est en ce sens que les pays voisins de l’Azawad sont les bienvenus.

De son côté une délégation de politiciens veut se rendre à Kidal pour obtenir un cessez-le-feu. Ont-ils des chances de réussir ?

Cela dépend du fond des discussions. S’ils viennent pour parler des modalités de l’indépendance de l’Azawad, oui, nous pourrons discuter.

Vous n’avez pas l’air d’être très intéressés par cette initiative.

Parce que depuis 1957, c’est la même chose. À l’époque déjà, les Touaregs avaient dit aux Français [les colonisateurs, NDLR] qu’ils ne voulaient pas être intégrés à la république malienne. Et depuis trente ans, on discute avec le gouvernement, on signe des accords, mais ils restent sans effet. Nous avons voulu être avec Bamako, mais Bamako n’a jamais voulu de nous. Les populations du nord et du sud du Mali sont trop différentes pour composer un état ensemble, comme le Mali et le Sénégal n’étaient pas faits pour être un seul pays. C’est pour ça que nous en appelons à la communauté internationale, afin qu’ils convainquent le Mali de nous donner notre indépendance.

Concrètement, quelles promesses du gouvernement malien n’ont pas été tenues ?

Sur le plan sanitaire, il n’y a presque rien dans le nord, il faut faire des kilomètres pour trouver un dispensaire. L’école, c’est pareil. Ce sont des Touaregs qui mènent des initiatives pour scolariser leurs enfants puisque l’État a démissionné. Ou bien il n’y a qu’à voir depuis quelques années : l’état bitume des routes un peu partout, mais pas dans le nord. Entre les capitale régionales du nord, aucune route n’est goudronnée : de Tombouctou à Gao, de Gao à Kidal, il n’y a pas de goudron !

Mais le Mali n’est pas très riche et il y a des difficultés un peu partout dans le pays. Vous n’avez pas l’impression que prendre les armes est un peu disproportionné ?

Si c’est une question de moyens, alors le Mali devrait être soulagé de nous donner l’indépendance ! Mais nous savons bien qu’au fond, ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de gouvernance et de volonté politique.

Anonyme a dit…

Si vous avez l’indépendance demain, comment allez-vous développez l’Azawad ?

Nous pouvons développer notre tourisme en valorisant mieux notre culture. Jusqu’à maintenant, c’est le Mali qui tire profit des richesses culturelles des Touaregs.

Vous comptez beaucoup aussi sur le sous-sol de la région…

Merci de poser cette question, parce que beaucoup de gens, notamment dans les pays occidentaux pensent que c’est le but de notre rébellion, ce qui est totalement faux ! Pour nous, c’est une question d’identité, une question de dignité. S’il n’y avait que les richesses du sous-sol, pourquoi l’Érythrée aurait pris les armes contre l’Éthiopie ? Le Sud-Soudan contre le Soudan ? Le Timor oriental contre l’Indonésie ? Les exemples ne manquent pas sur le continent et dans le monde…

En attendant, l’Union africaine, la Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la France… Tous condamnent l’usage de la force et appellent à des négociations avec le gouvernement malien. Est-ce que vous n’avez pas peur de vous retrouver seuls ?

Dès novembre 2010, nous avons tenté de faire comprendre aux autorités maliennes et à la communauté internationale la situation catastrophique dans laquelle se trouve l’Azawad. Mais il a fallu utiliser les armes pour que tout le monde entende nos cris. Donc nous respectons la Cedeao, l’UA et la France qui sont les seuls à pouvoir faire entendre raison au Mali. Mais nous leur demandons aussi de ne pas prendre le parti du président ATT qui a échoué dans sa mission. Ils doivent être impartiaux et voir le fond du problème de l’Azawad, car nous luttons pour le bien-être des populations.

Leur bien-être certes, mais il y a tout de même plus de 40 000 déplacés dans les pays voisins. Ça ne vous donne pas envie de mettre balle à terre ?

Merci d’évoquer le problème des réfugiés, parce que ça nous préoccupe beaucoup et j’en profite pour remercier les pays limitrophes et les ONG qui leur apportent de l’aide. Il faut comprendre aussi que ces déplacements sont dus à l’armée malienne. Premièrement, quand ils arrivent dans une ville, il ne font pas la distinction entre civils et combattants et tirent sur tout ce qui bouge. Deuxièmement, les déserteurs qui sont retournés dans les grandes villes se sont mêlés aux manifestations de femmes pour casser et piller les biens de la communauté arabo-touarègue qui y vit. Alors que du côté du MNLA, aucun civil blessé ou tué. Même les militaires, nous les laissons partir quand on les capture.

Le MNLA dément la présence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ses côtés, notamment à Aguelhok où vous niez également que des massacres aient été commis. Mais des témoins affirment aussi que des combattants du MNLA crient « Allah Akbar » sur le terrain. Du coup, on se demande si des intérêts communs ne justifient pas des alliances ponctuelles…

Je le dis et je le répète : nous n’avons rien à voir avec Aqmi, nous ne sommes pas des trafiquants de drogue, nous ne sommes pas des bandits ! Pour nous, ce sont des actes qui polluent notre territoire et qui ont perduré à cause des autorités à Bamako. Pourquoi dans des pays comme la Mauritanie ou le Niger, ils n’ont pas de place ? Ces pays ne sont pas plus riches et n’ont pas plus de moyens militaires que le Mali. Mais ici, ces gens bénéficient de soutiens très haut placé. Nous disons à la communauté internationale « donnez-nous l’indépendance et vous verrez : ce sera la fin d’Aqmi, des enlèvements d’Occidentaux et du trafic de drogue ».

Propos recueillis par Malika Groga-Bada pour jeuneafrique.com – 21/02/2012

Bebe BA a dit…

Mes condéleances à Me Biram, lol

http://www.cridem.org/C_Info.php?article=626284

Bebe BA a dit…

Piqué sur le blog de Kissima:

Le procureur dira-t-il aux étudiants : "je ne veux plus vous voir devant moi !" ?
Ce que je pense de ce qui se passe

En réaction à ce qui se passe entre les autorités et les étudiants, négro africains pour la plupart d’entre eux, le Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme a écrit ce qui suit dans une déclaration rendue publique dimanche 19 février 2012 :
« Le 14 février 2012, lors d’une manifestation pacifique organisée par les étudiants pour exiger la libération de leurs camarades détenus dans les différents commissariats de la ville, dix étudiants ont été arrêtés manu militari et gardés au commissariat central de police (parmi eux figuraient le journaliste Dialtabé Diop - qui a été insulté et brutalisé, son matériel saisi malgré qu’il ait présenté sa carte de presse - avec huit militants de l’IRA qui ont été par la suite libérés).
Une vingtaine d’étudiants dont sept (7) filles sont restés aux mains de la police, éparpillée dans les divers commissariats de la ville. Certains ont été libérés le 18 février dont : Tidiane Yeli Ball dite Mariem Bal, Ami Dieng, Kadiata Bocar Bâ ; mais d’autres ont également été arrêtés le même jour.
Aujourd’hui, dimanche 19 février 2012, à notre connaissance, vingt (20) étudiants restent arrêtés :- Six (6 ) filles : Kardiata NGaïdé, Fatimata Diop, Anthita Diagana, Haby Sow, Khadijétou Kébé, Fatimata Konté :- Quatorze (14) : Bouyagui Sall, Kébé Souleymane, Abdarahmane Camara, Lô Idrissa Sow, Boubou Diam, Oumar Harouna Camara, Djiby Sall, Badi Sall, Hassane Lô, Ahmedou Ould Boudaha, Mountaga Thiam, El Ketoum Sedigh, Abdallahi Ould M’Ballé, Oumar M’Baye. »
Les faits sont flagrants : les filles retenues dans les commissariats et interdites de visites de leurs parents sont toutes issues de la communauté négro-africaine. Même chose pratiquement pour les garçons. Les organisations de droits de l’hommeont dénoncé des arrestations sélectives. Les faits sont d’autant plus flagrants quepour avoir revendiqué des augmentations de bourses et de meilleures conditions académiques, ces pauvres étudiants noirs se sont vu assaillir par des hordes de policiers antiémeutes et extraire violemment de leur campus pour être conduits dans des commissariats.

Bebe BA a dit…

Il y a quelques semaines d’ailleurs, alors qu’elles cherchaient le jeune Bakary Batchily, un étudiant que les forces de l’ordre s’étaient donné du plaisir à brutaliser presque mortellement à Kaédi quelques mois plus tôt, les autorités ont interpellé le leader de Touche Pas à Ma Nationalité. Wane Abdoul Birane se verra mettre dans le même sac que les étudiants et se fera soupçonner d’intelligence avec ces jeunes étudiants que la police a pris le soin d’accuser d’outrages à des symboles de l’Etat (drapeau et monnaie nationale)…Il se verra ensuite conduire devant le procureure qui lui dira tout bonnement : « cherchez une autorisation pour votre mouvement! Je ne veux plus vous voir devant moi ».
Eh bien c’est exactement peut-être la même chose que le procureur doit dire aux pauvres étudiants qui sont restés plusieurs jours dans les commissariats et qui vont passer devant lui ce mardi ou un autre jour. C’est en effet d’un simple revers de la main que notre cher procureur doit évacuer cette drôle d’affaire. On le voit mal décider d’envoyer en prison les enfants de ces pauvres mauritaniens et mauritaniennes qui n’ont pas eu la possibilité d’envoyer leur filles et leurs fils dans les universités à l’étranger, ni de les inscrire dans les instituts et facultés privées d’ici…Alors condamner ces jeunes serait la pire des injustices. Surtout qu’ils ont subi les coups de poings, de matraques et de lacrymogènes assénés par la police avant d’aller grelotter dans les cachots sombres des commissariats souvent très peu propres. On ne parle même pas des conditions dans lesquelles ils ont dû s’efforcer de manger les nourritures envoyées par les parents mais qui passaient sous des mains contrôleuses pour être remuées de la façon la plus dégueulasse !
Alors pour ne pas être taxé de racisme, il vaut mieux monsieur le procureur laisser ces pauvres étudiantes et leurs frères rentrer à la maison. Car il serait aberrant qu’ils puissent être reconnus coupables d’avoir « brûlé un drapeau ou des bus. » Ce serait une ineptie de les croire capables de déchirer un billet de banque ! Ils ne faisaient que demander une petite augmentation de bourse. Laissez les rentrer à la maison, ils sont incapables de faire du mal à une mouche. Ils ne se promènent avec aucune arme pour ça.

Kissima

Anonyme a dit…

Maatala,

C' est seul le vieux Prof Jeremy Keenan qui connaît les dessous de ces affaires de la rébellion touareg. Il lancera j' espère un pavé bientôt qui sera traduit en français comme nous sommes arrivés à une situation de non retour. Trop tard pour les maliens et ils auraient dû lire canalh depuis 2008. Les tripatouilleurs ont lancé derrière lui des Moussa et des ano fotés pour le discréditer. Etfou b la manipulation. Pour l' aide à AQMI, ATT aussi est aussi coupable que Hitler dans le gazage des juifs. Un menteur qui s' est piégé dans son propre jeu. On découvrira quelle connerie nous avons fait dans cette histoire. Une chose certaine: Aziz a bien fait de niker les AQMI et nous avons une paix relative. Il faut sepaer les conneries qu' il nous a faite (on arrangera ça entre nous) et ce qu' il a fait de bien en nikant les maliens et les algériens dans leur petit jeu.

Anonyme a dit…

Salam

Cher A-

Ce qui m'inquiète personnellement c'est le timing, les élections présidentielles au mali.

Il va y avoir une surenchère verbales de la part des candidats.

Ce sera à celui qui va faire le plus la nique au MNLA et son soutien: la mauritanie.

Les maliens ne feront pas de quartier et ils poursuivront les gens du MNLA en mauritanie ou ces derniers se replieront.

A la place des autorités mauritaniennes , j'inviterai tous nos ressortissants arabo-bérbéres à quitter le Mali.

On ne maîtrise jamais la foule dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

vipère bebe ba, ces"étudiant" ce ne sont que des terroristes flamiste, nous réclamons la peine capitale pour tous ces primates.

Anonyme a dit…

Salam

Wade, l'homme qui aimait trop le pouvoir

En briguant un troisième présidentiel, Wade ne s'applique pas à lui-même les leçons qu'il donne aux autres. La détermination du président à rester à la tête du pays ternit l'image du Sénégal à l'international.

«Le bon maçon se voit au pied du mur», a-t-on coutume de dire. Le bon démocrate se voit à l’épreuve du pouvoir, peut-on renchérir. Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir grâce à une envie de changement manifeste au sein de la jeunesse, est en passe d’écrire une page sombre de l’histoire de son pays.

Bénéficiaire de l’alternance au sommet de son pays, il s’érige aujourd’hui en bourreau de cette valeur démocratique éprouvée. On a souvenance du vieux sage qui ne manquait aucune occasion pour prodiguer des conseils, des recettes de démocratie et de bonne gouvernance. Aujourd’hui, on peine à reconnaître en Abdoulaye Wade cet homme qui, au plus fort des récentes crises ivoirienne et libyenne, s’est érigé en donneur de leçons.

En effet, il avait conseillé à l’ex-président Gbagbo, alors largement contesté, d’avoir l’élégance de l’ex-président Diouf en se retirant des affaires. Elégance pour élégance, Wade devrait en toute sagesse s’appliquer, à lui-même, ses propres conseils. Car, comme il l’avait si bien dit, droit dans les yeux, à Mouammar Kadhafi au moment du conflit libyen, on pourra retourner à Wade son invité:


«Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra».

Le président-candidat Wade doit comprendre que les conseils, surtout s’ils sont sages comme ceux qu’il avait prodigués à ses pairs en difficulté, ne sont pas faits que pour les autres. Les leçons de démocratie et d’alternance ne valent pas que pour ses pairs. Il devrait savoir donner l’exemple. A l’épreuve de la tentation du pouvoir, Wade a plus que jamais l’occasion d’appliquer ses préceptes, de démentir ceux qui l’ont, jusque-là, pris pour un rigolo.

La jeunesse se soulève

Il ne devra pas se réfugier derrière ce juridisme étroit si cher aux dirigeants sous nos cieux, juridisme qui ne s’embarrasse pas de désacraliser nos constitutions au gré de leurs humeurs. Du reste, le passé récent de certains pays africains confirme, si besoin en était encore, que ce qui est légal n’est pas forcément légitime. Ce qui doit prévaloir dans une loi, surtout quand son interprétation fait l’objet de contestations, c’est l’esprit qui la sous-tend. Cela est notoire.

Anonyme a dit…

Le juriste Wade le sait sans aucun doute. Il se souvient de ses leçons de droit comme probablement des engagements qu’il a pris devant les Sénégalais et qui sont restées lettre morte à l’instar de sa promesse de ne pas s’accrocher au pouvoir. De toute façon, la grandeur consiste aussi à pouvoir renoncer à des avantages même si on estime y avoir droit, si cela sème le trouble et la mort d’innocentes personnes.

En Afrique, vieillesse rime le plus souvent avec sagesse. Et on y croit volontiers, et, en paraphrasant Jean de la Fontaine, on peut dire qu’a beaucoup appris, quiconque a beaucoup vu. Mais tel ne semble pas le cas chez Gorgui.

En réponse à ses contempteurs et à tous ceux qui lui demandent d’une manière ou d’une autre de ne pas mettre à mal la démocratie de son pays, il n’hésite pas à brandir, entre autres, le fait d’avoir de nombreux partisans.

Comme si Kadhafi, Gbagbo et bien d’autres dirigeants qu’il n’a eu de cesse de décrier lui-même, n’en avaient pas eu. Triste aveuglement. A présent, le Sénégal tangue comme un bateau ivre, conséquence de l’attitude d’un donneur de leçons pris à défaut. Les jeunes qui avaient fait le succès de Wade en 2000 contestent pour une large part son envie de rempiler pour un autre mandat à la tête de l’Etat.

Le collectif «Y en a marre» en est le porte-drapeau. Le pays n’est pas habitué à ces violences de rue auxquelles on assiste. Les Sénégalais n’ont pas une culture politique violente et c’est l’un des rares motifs d’espoir face à cet engrenage dans lequel Wade et son camp ont poussé le pays.

Wade salit l'image du Sénégal

L’image de la démocratie sénégalaise, et partant du Sénégal, est écornée. En tout état de cause, ce qui se passe actuellement ne fait pas honneur à Wade, encore moins à son régime. Et pourtant, ce ne sont pas les modèles de sagesse qui lui manquent.

A l’autre bout du continent, Nelson Mandela, affectueusement appelé Madiba, a donné une leçon à l’humanité malgré tout le mal qu’il a enduré au plus fort de l’apartheid. Il aurait pu régner sur la République sud-africaine à vie. Il y a renoncé et ce faisant, il a ouvert largement le chemin de la démocratie et de la stabilité à son pays. C’est cela la sagesse au sens le plus noble du terme.

A l’intérieur même du Sénégal, Senghor a quitté le pouvoir à un moment où rien ne l’y obligeait et Diouf, n’eût été sa sagesse, aurait pu s’y accrocher. Avec la tension qui monte et la liste des morts qui s’allonge, on ne peut plus être serein sur l’avenir du pays.

Qu’il y ait élection ou pas, la quiétude n’est plus de mise. Quand on pense qu’il aurait suffi d’un brin de sagesse à ce donneur de leçons pour éviter tout cela… Virus du pouvoir, quand tu nous tiens!

Le Pays

Anonyme a dit…

Maata,

C'est ton inconscient qui est entrain de demontrer ta vraie nature.Je ne pense pas que les autorite's Mauritaniennes doivent inviter nos citoyens arabo-berberes a' quitter le Mali. On doit travailler ensemble pour apaiser la situation afin de stabiliser la region pourque les populations deplace'es puissent retourner dans leurs foyers! Nos populations sont les victimes des mauvaises gouvernances, de la fausse fierte' de la classe politique et des nationalismes deplace's!

Le Mali fait face a' plusieurs ennemis a' la fois:
1- les insurge's Touareg
2- AQMI
3-LES GRANDS BANDITS qui n'appartiennent a'aucun des groupes cite's plus hauts
4- l'Algerie qui, pour des raisons de strategies internes et de politique etrangere, tient a' exporter sa lutte contre ses islamistes loin de son territoire. C'est pourquoi elle a cree' AQMI et elle a utilise' les Touareg pour combattre...AQMI!

Mes amis,n'oublions pas que cette meme Algerie a impose' une guerre (celle du Sahara) au Maroc qui dure depuis plus de 35 ans.
Est-ce que le Mali peut supporter une longue guerre? LA REPONSE EST NON!
Les autorite's Maliennes doivent ecouter attentivement la France et les USA! Les solutions qui seront propose'es par ces deux puissances doivent etre execute'es. JE CROIS FERMEMENT QUE LES SOLUTIONS TOURNERONT AUTOUR D'UNE AUTONOMIE DE GESTION AU NORD! Je ne vois aucune raison pour laquelle on refuse de permettre a' nos populations une plus grande participation a' la gestion de leurs affaires.

Le Mali est un pauvre pays! Ses ressources doivent etre utilise'es pour son developpement!

Les autorite's Mauritaniennes doivent continuer a' faire tout ce qu'elles peuvent faire pour les refugie's Maliens! CE SONT NOS FRERES ET NOS SOEURS QUI ONT ETE' FORCE'S PAR LES EVENEMENTS A' QUITTER LEURS FOYERS. ILS DOIVENT ETRE TRAITE'S DIGNEMENT!!!!!

MAATA,JE REMARQUE QUE TU NE CONSEILLES PAS AU GOUVERNEMENT MAURITANIEN DE DIRE AUX NOIRS MAURITANIENS QUI SE TROUVENT AU MALI DE QUITTER CE PAYS.
Le Mali est pour toutes ses populations! MAATA, DES MAURES ET DES TOUAREG SONT...MALIENS!!!!

travaillons pour la paix et la securite' dans la region!!!!

Anonyme a dit…

Eh oui Maatala. Ça va niker du maure et de " l' arabe" au Mali dans les semaines à venir. Les elections maliennes vont être reportées sine die au Mali, comme au Sénégal à cause de cette mierda. Cela donnera des idées à ton ami Kim Jong AZ en 2014. Les généraux algériens et mauritaniens ne permettront jamais le arab spring se passer dans ces 2 pays. Faut pas rêver.

Le MNLA est mort à cause des exactions à Adelhoc, comme égorgement ou une balle dans une centaines de têtes. Comment on peut loger une balle et égrger 100 personnes avec des avions d' en haut? Preuve qu' ils sont zamis avec AQMI et cela va déranger beaucoup Alger, Paris et Washington comme tout le monde commence a être convaincu que c' est le gang à 4, si on admet le RIM. ATT a voulu jouer dans la cour des grands et ils vont le niker plus. La prochaine fois, ne jamais voter un bidasse en Afrik: c' est une catastrophe. N'est pas de Gaulle qui veut.


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Maatala, il a dit:

Salam

Cher A-

Ce qui m'inquiète personnellement c'est le timing, les élections présidentielles au mali.

Il va y avoir une surenchère verbales de la part des candidats.

Ce sera à celui qui va faire le plus la nique au MNLA et son soutien: la mauritanie.

Les maliens ne feront pas de quartier et ils poursuivront les gens du MNLA en mauritanie ou ces derniers se replieront.

A la place des autorités mauritaniennes , j'inviterai tous nos ressortissants arabo-bérbéres à quitter le Mali.

On ne maîtrise jamais la foule dit le fou

maatala

21 février 2012 22:13

Anonyme a dit…

Yakhouya bithani facho,

Colle la paix aux gens. Les nègres du sud viennent et ils vont te manger: sel, poivre et vinaigre. Il faut fuir. Hatha le pays est un pays de transition entre les nègres que tu hais et les blancs que tu adores. Le seul choix que tu as est d' aller en Libye ou en Égypte. Tu y vas, te marie et enlève le Ould de ton nom (un Ould en Libye, c' est la mort assurée). Comme ça, nous on a la paix et tu sauves ta peau. Yakhouya ente emmalak?

Bebe Ba: tu ne repondras pas bien sûr à ce malade. C' est un peu la diversité au bled et c' est unik en afrik.

Bilkiss: tu nous mank.


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bithani facho, il dit:

vipère bebe ba, ces"étudiant" ce ne sont que des terroristes flamiste, nous réclamons la peine capitale pour tous ces primates.

21 février 2012 22:19

Anonyme a dit…

Maatala,

Avec ce que tu dis ci-bas, ça me fait peur. J' ai peur d' un mouvement de libération des négro-mauritaniens au sud pour se venger de ton Kim Jong AZ. Imagine un quelqu' un pas bon qui pour remplace Gorgui au Sénégal et il s' allie avec ATT qui s' est senti cocufié par ton KIm Jong AZ: il va y avoir du sport. Il est de l' intérêt du bled de tout faire pour que Gorgui se maintienne au pouvoir au Sénégal. J' epère que l' Ambassadeur du Sénégal nous lit et prend très au sérieux ce qu' on dit ici dans un langage simple pour les vendeuses de cous-cous de chez nous. L' Ambassadeur du Mali n' a pas compris que canalh, c' est la Mauritanie dirigeante.


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Maatala, il a dit:

Les maliens ne feront pas de quartier et ils poursuivront les gens du MNLA en mauritanie ou ces derniers se replieront.

Anonyme a dit…

hanena la bidasse

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Salah Ould Hanena: «Les jeunes doivent-être à l’avant-garde du changement»
L’opposition ne perd plus une occasion pour décocher quelques flèches empoisonnées au régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Au cours du meeting qu’elle a animé en ce lundi 20 février à Oued Naga, la C.O.D a de nouveau appelé le peuple à chasser Ould Abdel Aziz du pouvoir.

Selon Saleh Ould Hanena président du Hatem «la jeunesse doit-être à l’avant-garde du combat pour le changement». Pour lui les jeunes doivent agir pour en finir avec la crise sociale, économique et politique grave engendrée par un régime qui au lieu de souscrire à une véritable concertation d’avec les forces vives de la nation, a préféré «un simulacre de dialogue» pour duper le peuple.

L’opposition a accusé le régime d’avoir pillé les ressources maritimes et minières du pays et de s’adonner à la gabegie. Par ailleurs elle a exprimé sa solidarité d’avec les étudiants mobilisés pour des droits légitimes, et en particulier avec les étudiants détenus arbitrairement. Rappelons que la C.O.D était en tournée à l’intérieur du pays pour appeler à la mobilisation contre un régime qualifié de carrent.

Source:TAQADOUMY

Anonyme a dit…

Salam


6

Six étudiants passeront devant la cour criminelle.






24 des 30 étudiants de l’université de Nouakchott, entendus mardi 21 février, ont été libérés. Les six autres ont été placés en détention préventive. Le chef d’inculpation retenu contre eux : attroupement illégale et destruction de biens publics.

Ces six étudiants sont : Kebé souleymane, Illo Idrissa Sow, Boubacar Diallo, Moustapha Aliw Thiam, Boubou Thiam et Abdarrahmane Kamara. Il leur sera appliqué la procédure de flagrant délit. Ils ont été renvoyés devant la cour criminelle de Nouakchott. Leur procès pourrait avoir lieu la semaine prochaine.

Ces étudiants ont été arrêtés à la suite d’une grève déclenchée à l’Université de Nouakchott. Pendant la dispersion de leurs manifestations, quatre bus de la société nationale des transports avaient été incendiés.

« La destruction de biens publics » retenus renvoie à l’incendie de ce bus. Les parents des étudiants détenus, eux, dénoncent « une répression sélective contre des étudiants dont le seul tort est de revendiquer des conditions de vie et d’apprentissage meilleures. »
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Etre soupçonner d'avoir incendié un bus coûte plus chére que tirer sur une fille qui risque d'être paralysée à vie.

Certains sont plus égaux que d'autres dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Lu pour A-


Sahel : Al-Qaïda au Maghreb islamique a d’ores et déjà gagné la guerre


Par Jean-Jacques Louarn,
journaliste.

« Le vers est dans le fruit », constate un diplomate occidental en poste à Bamako, la capitale du Mali. La voix est lasse. Le vers, c’est Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique. Qui se reproduit, progresse dans l’espace sahélo-saharien avec une « agilité » défiant les armées présentes, au premier rang desquelles les armées malienne, nigérienne, mauritanienne et bien sûr algérienne, mais aussi les étrangères, en avant-poste, stationnées dans un pays ami encore stable, comme les éléments de l’armée française basés au Burkina-Faso.


Assassinats, enlèvements d’occidentaux – touristes, humanitaires, employés de sociétés… Quelques centaines d’hommes – certes très bien armés et déterminés c’est-à-dire prêt à mourir, tiennent en échec plusieurs armées de la sous-région, incapables de coopérer entre elles… Au début des années 90 les choses étaient « simples ». Au nord l’Algérie, au sud le Niger. Ce pays était considéré par les services de renseignement français et nombre d’observateurs comme le « fruit mûr », prêt à tomber dans la nasse des islamistes algériens.
C’est vrai qu’aujourd’hui, dans les mosquées à Niamey, les prêches ne sont plus seulement religieux mais aussi politiques ou, du moins, s’intéressent de très près aux évolutions de la société nigérienne. Ainsi fin novembre, le Festival international de la mode africaine (FIMA) du créateur Alphadi a été copieusement et de façon virulente « commenté » dans les mosquées de la capitale nigérienne. Le Festival s’est tenu sous très haute surveillance policière.

Au début des années 90, les choses étaient « simples ». Certes le nord Niger et le nord Mali étaient secoués par la rébellion touarègue. Cette communauté réclamait légitimement un partage plus juste des richesses et du pouvoir. Les ennemis étaient connus et se connaissaient. Tous Maliens ou tous Nigériens. Ben Laden, Aqmi et la chute de Kadhafi, plus récemment, sont passés par là et ont brouillé les pistes. La pauvreté des populations du Nord aussi. Le développement tant attendu est à peine sensible. Et ce malgré les efforts des autorités locales et des bailleurs de fond étrangers, parmi lesquels l’Agence française du développement (AFD) dont les financements et le suivi des projets se sont heurtés à l’insécurité grandissante. C’est le cas tout particulièrement dans la vaste région de Tombouctou, Gao et Kidal.

Lors d’un déplacement dans le sud-est de Bamako à la fin du mois de novembre, Amadou Toumani Touré n’a pas caché son inquiétude. Le président malien a assuré que le Sahel était en passe de devenir le plus grand centre commercial d’armes au monde. Et de stigmatiser l’effondrement chaotique du régime libyen et la dissémination de matériels militaires dans toute la sous-région. Aqmi se serait bien « servie » dans cet arsenal libyen, des centaines de combattants touaregs pro-Kadhafi aussi… Cette « sortie » très ferme d’ATT intervenait en réaction à l’assassinat et à l’enlèvement d’occidentaux à Hombori et à Tombouctou. Très ferme condamnation de l’«agression terroriste »…
Entre les lignes de ce discours, le doigt accusateur du président malien, qui n’a pas soutenu la communauté internationale dans sa guerre contre le colonel Kadhafi, encombrant mais généreux voisin : la situation dans la sous-région se dégrade à une grande vitesse depuis l’intervention de l’OTAN en Libye, pense Amadou Toumani Touré. Pour comprendre la position du Mali, il faut savoir qu’ATT s’est « caché » derrière la position ambiguë de l’Union africaine et n’a surtout pas malmené l’axe Bamako-Alger lors de l’intervention de l’OTAN contre Kadhafi et jusqu’à ce jour d’ailleurs.

Anonyme a dit…

ZONE ROUGE

Le 24 novembre 2011, deux Français sont enlevés à Hombori, localité située entre Mopti et Gao dans le nord du Mali. Le lendemain, trois Européens, un Suédois, un Néerlandais et un de double nationalité britannique-sud-africaine, sont enlevés et un quatrième, un Allemand, tué d’une balle dans la tête en tentant de résister à son enlèvement à Tombouctou en plein jour. Le 26 novembre, le Ministère français des Affaires étrangères et européennes s’alarme: « Un risque très élevé d’enlèvement pèse sur les ressortissants français installés au Mali et au Niger. Nos compatriotes doivent plus que jamais faire preuve, en tout temps et en tout lieu, de la plus grande vigilance et de la plus extrême prudence. Au regard de la menace terroriste qui pèse sur la région, aucun endroit ne peut désormais plus être considéré comme sûr. »

Tout le nord-est du Mali est désormais considéré comme « zone rouge ». Le sud-ouest du pays, où est située Bamako, reste en « zone orange », qui n’est que « déconseillée sauf raison impérative » aux voyageurs. Au total, neuf Européens dont six Français sont désormais retenus en otage dans le Sahel. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui n’a pas revendiqué les derniers enlèvements, avait kidnappé quatre Français en septembre 2010 à Arlit (nord du Niger), sur un site d’extraction d’uranium d’Areva.

Les accords bilatéraux avec le Mali, la Mauritanie, le Niger ou le Burkina Faso permettent à la France de disposer de facilités conséquentes pour intervenir rapidement dans cette partie du monde. Ainsi, après l’enlèvement des deux Français le 24 novembre, plusieurs hélicoptères de l’armée française, au moins cinq, et des dizaines de soldats dont des éléments du COS (Commandement des Opérations Spéciales) qui regroupe des unités spéciales des trois armées se sont pré-positionnés sur l’aéroport de Gao. Mais les preneurs d’otages ont eu plusieurs heures pour remonter en direction du sud-algérien et dissuader toute poursuite. Paris a décidé officiellement de l’arrêt des recherches. Les militaires français sont ‘rentrés’ au Burkina-Faso, là ils sont basés en permanence. C’est désormais l’armée malienne qui va mener les recherches dans le grand nord. Et avec quelle efficacité…

A Tombouctou, les supposés éléments d’Aqmi sont intervenus vers 14 et la « poursuite » des militaires maliens a débuté presque trois heures plus tard. Le gouverneur de la ville a justifié ce délai par la nécessité de recueillir des informations, notamment pour savoir quelle sortie de la ville avaient pris les 4X4 flambant neufs… Déjà, lors de la rébellion touarègue, l’armée du Mali s’était montrée incapable de se déployer et d’agir dans le grand Nord et préférait exercer des représailles sur les populations plutôt que d’affronter un ennemi insaisissable.

Anonyme a dit…

LE RAYON D'ACTION D'AQMI S'EST ELARGI....

Le président Amadou Toumani Touré a lancé un appel à ses compatriotes afin de préserver l’unité du Mali et ne pas stigmatiser une communauté en particulier, en l’occurrence les communautés du Nord, les Touaregs et les Arabes. Par ces propos, c’est évidemment l’effet inverse qui va se produire, car il s’agit là, en quelques sortes, de la solution « de facilité » pour trouver un bouc-émissaire. A travers les propos du président malien, c’est encore une fois une vision manichéenne du Mali qui s’exprime, car le « corps malade », aujourd’hui, c’est la société malienne dans son ensemble gangrenée par la corruption et le trafic en tout genre. L’Etat lui-même n’est bien épargné.

Depuis 20 ans, le trafic de drogue, de cigarettes, d’armes, d’êtres humains s’est développé dans le Sahel, allant de l’Afrique de l’Ouest en direction de l’Algérie. Les routes du Nord se sont transformées en véritables autoroutes pour les trafiquants. Faisant « nourrir » beaucoup de monde au passage. Le « boulot » d’intermédiaire, petit ou grand, est devenu lucratif et une source de revenus sûre. Inutile pour cela d’être un bandit de grand chemin, mais seulement quelqu’un qui doit faire vivre une famille ou un jeune sans emploi qui considère que son avenir ne passe pas par trois chèvres à garder…
Aqmi a trouvé là un terrain fertile pour s’enraciner et se développer. La capitale malienne ne serait plus épargnée. Interrogé par RFI, le ministre malien des Affaires étrangères, Souleymane Boubeye Maïga n’a pas confirmé ni infirmé la présence, à Bamako, de cellules dormantes d’AQMI. Il s’est contenté de dire : « vous savez, le terrorisme est partout aujourd’hui… ». Si AQMI n’a pas encore gagné les cœurs de la population malienne, cette branche du terrorisme international a gagné la guerre sur plusieurs fronts : armé, économique et symbolique.

« Armé » : parce qu’insaisissable après avoir mené une « opération ». Les terroristes ont même gagné en confiance, ils opèrent de plus en plus loin de leurs bases, Hombori, Tombouctou au Mali, Niamey au Niger…

« Economique » : les projets de développement dans le Nord malien et nigérien sont au point mort pour longtemps. De même le tourisme, source de richesses pour le petit vendeur de rue ou le grand hôtelier, est au plus bas. Tombouctou la fascinante fait désormais peur.

« Symbolique » enfin et c’est peut-être là le plus important mais aussi le plus difficilement déchiffrable à l’heure actuelle dans ses conséquences : les raisons de la domination d’AQMI sont multiples et tenaces : pauvreté, chômage, déracinement à l’intérieur même de son propre pays car les structures familiales jouent de moins en moins leur rôle de ciment de la société, radicalisation d’un islam historiquement modéré… Comme le fit en son temps la rébellion touarègue, Aqmi recrute-t-il déjà au sein d’une jeunesse désoeuvrée, qu’elle soit du nord ou sud du Mali ? Selon certaines sources, la réponse est positive. Intermédiaires, indicateurs… Une ligne rouge a été franchie et c’est maintenant toute la bande sahélienne qui a viré au rouge ou orange sur le tableau de bord des chancelleries occidentales…




Jean-Jacques Louarn / Grotius.fr / mediapart.fr

Anonyme a dit…

Salam

L’ancien président porte plainte contre l’un de ses proches

Le nommé Ely ould Lefer a été arrêté par la police, suite à une plainte déposée contre X par l’ancien Président Ely OULD Med Vall. Ce dernier a appris que des fonds avaient été collectés en son nom pour une ONG qu’il ne connait pas. La police a alors ouvert une enquête qui a aussitôt indexé un proche de l’ancien président, en l’occurrence Ely OULD Lefer. Celui-ci avait reçu plusieurs virements à partir de l’étranger par le biais d’un bureau de change au marché de la capitale. Il a été aussi prouvé que celui-ci utilise le trafic d’influence au nom de Ely ould Med Vall qui bénéficie d’une renommée pour avoir remis le pouvoir a un régime civil.

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Voler Ely BABA cela mérite un prix nobel dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

sALAM

POUR LE FUN

http://fr.taqadoumy.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1627:la-bataille-de-bader&catid=58:audio&Itemid=401

maatala

Anonyme a dit…

Merci Maatala,

Je vais lire après le cous-cous et kass mounaanaa. Quand tu m' envoie un message, mon libido goes crazy.

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Lu pour A-


Sahel : Al-Qaïda au Maghreb islamique a d’ores et déjà gagné la guerre

Anonyme a dit…

Maata,

tu vas sur www.youtube.com
Tu ecris La Troupe De Nioro DANAMA (RTM). Apres avoir vu et ecoute' cette troupe artistique, tu comprendras comment le metissage culturel est tres profond entre nos peuples. Tu peux faire la meme chose dans la Troupe de Nioro REGIL.

LES MAURES SONT CHEZ EUX AU MALI!
Pour nous les HAMALLISTES, il n'y a pas de difference entre un Maure, un Bambara, un Peule et un Marakha...etc. Nous sommes les memes! CE SONT LES EXTREMISTES QUI TIENNENT A' NOUS DIVISER!ILE NE REUSSIRONT JAMAIS!!!!!!!

Anonyme a dit…

Maata,

l'article de Louarn est une confirmation de ce que nousavons toujours dit a' propos du terrorisme. Il n'y a pas de solution militaire a' ce phenomene. En d'autres termes, l'option militaire a' elle seule ne resoudra pas le probleme.

SOYONS PRUDENTS AVEC NOS METHODES CAR CE QUI SE PASSE AU MALI, PEUT SE PASSER DANS N'IMPORTE QUEL PAYS DU SAHEL.

Anonyme a dit…

ordure, mine vem ila vem.

les primates du sud du fleuve SANHAJA savaient que ILVARAJE n'est pas en terre arabes, ce qu'il attends ces cafards une fois qui franchise le fleuve SANHAJA C l'enfer d'inal ou bien c lui de azlatte, sérénité en mauritanie arabe.

ordure on e prés pour éradique le péril négr de l'autre cote.

vive la mauritanie arabe sans primates ni cafards ni lache de ton espèce a toi.
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Yakhouya bithani facho,

Colle la paix aux gens. Les nègres du sud viennent et ils vont te manger: sel, poivre et vinaigre. Il faut fuir. Hatha le pays est un pays de transition entre les nègres que tu hais et les blancs que tu adores. Le seul choix que tu as est d' aller en Libye ou en Égypte. Tu y vas, te marie et enlève le Ould de ton nom (un Ould en Libye, c' est la mort assurée). Comme ça, nous on a la paix et tu sauves ta peau. Yakhouya ente emmalak?

Anonyme a dit…

ni de goordiguenne de l'espèce de maata le damné.

la mauritanie est un pays arabe est elle le restera pour les cent mille ans avenir

Anonyme a dit…

Salam


Après deux coups d’état, Aziz nous fait le coup du faux départ…


C’est curieux qu’il n’y ait pas eu un concert d’indignations, des marches endiablées ou des urgences débordées par les crises d’hystérie contagieuses réclamant qu’Aziz revienne sur-le-champ sur son hérésie à savoir son départ hypothétique car le malheureux a déclaré, les yeux pensifs plongés dans la panse déconstruite de l’UPR, qu’il pourrait ne pas se représenter… Du temps de Taya, on aurait eu dans toutes les régions, tous les dignitaires guerriers, marabouts et leurs h’ratines dans les rues pour réclamer « Taya pour mille ans ! » comme on l’a vu après l’échec des cavaliers du changement.

Aujourd’hui, Aziz le messie, le sauveur, déclare qu’il pourrait ne pas se représenter et personne ne pleure, personne ne crie… Que c’est triste ! Personne… Tous les aziziens qu’il a embauchés pour se taire ont-ils définitivement perdu leur langue ; peut-être l’ont-ils avalée vu qu’avec Aziz il n’y a que ça à avaler à part bien sûr ses directives, ses promesses, ses réalisations titanesques, ses conventions chinoises, ses commissions présumées en tas et en ziast.

Aziz partir ? Ce serait la fin de la lutte contre la gabegie ! Enfin l’argent de retour ! Aziz partir ? Que deviendraient ses pauvres enfants du Basep ? Aziz partir ? Pour aller où ? En a-t-il assez dans les poches pour des siècles des siècles ? Aziz partir ? Pour laisser la place à quel général bientôt civilisé ?

Ce serait donc chacun son tour pour nous raser ? Il faut dire que ça repousse et derrière ça pousse…

Non ! Président adoré ne partez pas ! Foi d’azizien déçu ! Non ! Ô grand président des pauvres qui devient de plus en plus président à force que tout le monde devient de plus en plus pauvre ! Que deviendrons-nous sans vous notre sauveur ! Allez-vous nous abandonner à l’un des vôtres aussi pauvre que vous en arrivant ?

Seigneur Aziz le Kbir : ne partez pas ! Restez ! Après le président des pauvres, nous ferons de vous le président des misérables ! puis le président des morts-vivants, puis le président de cadavérés ! puis le président des revenants si on en revient…

a

Anonyme a dit…

Pour vous, on vous offrira mille PM aussi plat que le vôtre, on vous livrera des ministres viranes avec des genoux de rechange ; vous aurez le parti des jeunes et des moins jeunes, le parti des fœtus pour vous ; on ira vous chercher le futur in vitro ; vous aurez des tas d’enfants soldats qui diront « à bas les vieux ! vive Aziz l’arabe au sang pur ! »

On fera taire les Birame H et N, on ne voudra plus de général hartani, on parlera tous l’arabe de souche avec l’accent d’Arabie si vous ne voulez pas du Yémen ! Pour vous sire, on se laissera pousser la barbe pour faire des branches islamistes dissidentes pro-aziz ! On sera nombreux inch’allah ! On défendra le basep, il pourra dormir tranquille !

Ne partez pas Seigneur Aziz le Kbir ! Si vous partez, on risquera de se farcir le Ghazouani. On ne le connaît pas, qui nous dit qu’il nous laissera parler tranquillement ? Qui nous dit qu’il ne fera pas comme vous, la liberté d’expression en moins ? C’est trop qu’inquiétude, c’est trop d’aventure incertaine quand avec vous on est déjà prévenu car on aura tout vu…

Ne partez pas Aziz ! Vous avez un pays à construire, un peuple à genoux à faire ramper pour le faire avancer. Que deviendrons les goudrons, que deviendra la famine, et Ouadane et Chinguetti et les touristes ? Avez-vous pensé aux touristes ? Que feront-ils sans vos avions gratuits ? Et tous ces incapables qui vous avez choisis pour vous servir par leur silence, allez-vous les lâcher dans la rue à gorge déployée ? Ce n’est pas sérieux seigneur Aziz !

Par Dieu, je le jure, je dois avoir le seul tee-shirt encore tout neuf avec dessus « le changement constructif » ; je l’avais gardé comme on croit au père noël : je vous l’offre pour voir s’il vous va toujours sinon il vous faudra faire faire un petit régime à votre égo, à votre ingratitude, à votre soif de vain pouvoir et votre manque soudain de perspective, d’audace, de clarté et d’espoir de changement alors enfin ce tee-shirt vous ira comme une arme…

Inchallah !

Publié par vlane.a.o.s.

Anonyme a dit…

Salam

Khadiata Malik DIALLO : La perle de la Gauche au pays de la Droite .

Jeudi, 26 Janvier 2012 15:18 ..

La députée du parti de l’Opposition « Union des Forces de Progrès, UFP », Khadiata malik DIALLO, est l’une de ces mains douces aux griffes acérées et tant redoutées par le pouvoir en Mauritanie. Les critiques acerbes de ses détracteurs n’intimident guère cette princesse africaine qui continue à porter haut le flambeau de la défense des libertés sous la coupole du Parlement National. Ayant su s’opposer aux régimes totalitaires tout en gardant ses distances de la droite négro-africaine extrémiste anti-beydane, elle a développé un discours de destructuration des dictatures en évitant le piège de la stigmatisation et des particularismes ethniques.. Devenue une icône de la gauche dans un pays dominé par les forces rétrogrades, chauvines et à visées étroites, elle a su conserver un tentaculaire réseau dont les ramifications se retrouvent dans tous les courants politiques du pays.

En temps de crise, la vie de cette femme se transforme en un foisonnement d’activisme à la limite du compulsif. Des dizaines de dossiers sous le coude. Des changements à hâter ou à initier. Des initiatives à lancer. Des revendications à formaliser. Celle qui se prend pour la « voix du peuple » ne s’accorde alors aucun répit.

Le jeudi 17 novembre, nous avions rendez-vous avec Khadiata. La dame est douée d’une époustouflante clarté de vision. Elle est capable d’analyser avec la même finesseaussi bien la situation de l’Opposition que celle de la Majorité.

Ce jour-là, elle devait mettre les dernières touches aux préparatifs d’un déplacement à Atar et Akjoujt où son parti, l’UFP, devait organiser une activité. Il y avait aussi, le même jour, la réunion de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) où devait s’organiser la passation de service entre Mahfoudh Ould Bettah, président du Parti du Forum Démocratique, et Mamadou Alassane, président du Parti de la Justice, de l’Egalité et de la Liberté. Dans le même temps, Kadiata Malik Diallo devait, en tant que mère de famille, donner des instructions et prendre des dispositions pour que ses enfants puissent palier son absence de quelques jours. Malgré tout cela, la Députée a trouvé le temps pour deviser avec nous à bâtons rompus au volant de la « VX » qu’elle conduit tout en répondant à de multiples appels téléphoniques.

Khadiata Malik DIALLO : La perle de la Gauche au pays de la Droite/ Errabii Ould IDOUMOU

Khadiata Malik DIALLO est née en 1959 à M’Bout (Wilaya du Gorgol) dans un milieu de cultivateurs dont elle a gardé la certitude qu’on récolte toujours ce qu’on a semé. Avec des champs en guise de terrain de jeu, elle inscrit dans sa mémoire le besoin des horizons dégagés et l’amour des grands espaces.

C’est pendant cette période de sa vie que se formera son rêve mauritanien. Elle se rappelle avoir grandi et étudié dans des écoles où se côtoyaient des enfants de toutes les ethnies (H’ratine, maures et négro-africains). Aucune différence liée à l’origine ethnique ne constituait véritablement un obstacle. Tout au long d’une vie politique riche en événements parfois douloureux, elle apprendra que les choses ne sont pas toujours aussi angéliques : « en ces temps-là, nous étions tous les fils de la Mauritanie. Il n’y avait pas de différences entre nous. Après il y aura beaucoup d’extrémisme », nous dit-elle.

En 1983, Kadiata décrocha son baccalauréat, haut la main, en Sciences Naturelles.Elle accéda alors à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) d’où elle sortira professeur de l’enseignement secondaire. Elle servira pendant 20 ans sans bénéficier de la moindre promotion de la part des services de l’Education Nationale. Mais Kadiata ne se laissa pas démoraliser. Les générations de Mauritaniens qu’elle forma de son mieux suffirent à faire son bonheur ; une rétribution qui compense largement le manque de reconnaissance de l’administration de tutelle.

Anonyme a dit…

1989 : massacres pour cause de couleur de peau

Les années de l’après-bac à l’ENS furent aussi celles du militantisme associatif. Kadiata adhéra à l’Association pour la Promotion de la Langue Pular en Mauritanie. Ils étaient des dizaines de jeunes patriotes à s’être fixé comme objectif de développer les langues nationales. Ce fut l’époque des premiers pouvoirs militaires. Pour des dizaines de militants progressistes de toutes origines, la clandestinité était le seul choix pour exercer l’action politique. Objectif : préserver l’unité nationale en promouvant l’égalité des citoyens et en combattant les idées d’exclusion et de racisme. Pour Kadiata, ce fut la porte d’entrée dans une arène politique qui ne lui procurera pas que des motifs de joie.

Aux côtés de son mari, ex-ingénieur en télécommunication et actuel syndicaliste à la CGTM (Centrale Générale des Travailleurs Mauritaniens), et avec leurs quatre enfants (deux filles et deux garçons) et sa grande famille rurale, la députée de gauche, arrive à mener son combat politique en dépit de tout : « au sein de ma grande famille, il y a toujours quelqu’un pour me remplacer auprès de mes enfants. Mon mari m’encourage et m’aide énormément dans mon travail politique », aime-t-elle à affirmer.

En 1989, Kadiata fêtait ses trente ans et rêvait de sa Mauritanie, joyau du Sahara et terre du brassage des cultures. Ce fut sans compter avec les lugubres forces du malet un régime politique qui dressa les « Blancs » contre les « Noirs » comme s’il pouvait monter le « blanc de l’œil » contre sa pupille. Kadiata verra de ses propres yeux les Noirs de Mauritanie se faire massacrer par centaines, passés à l’arme blanche, mutilés sur des places publiques. Sans aucune appartenance politique, sans même être militants ou activistes, les Noirs furent massacrés juste parce qu’ils étaient Noirs.

A la suite de ces terribles événements, et en réponse au chauvinisme des Arabes, la droite extrémiste négro-africaine se déchaîna. Kadiata Diallo perdit, dans cette bataille, nombre de ses illusions de jeunesse. Elle vit se dissoudre sa naïveté mais continua, comme à une planche de salut, à s’accrocher à l’idée que les Arabes et les Noirs de Mauritanie appartiennent à un espace commun et doivent construire une communauté de destin. Dans l’immédiat, le plus urgent fut de ne pas céder aux sirènes de l’extrémisme. C’est ce qu’elle fit. Elle répétait à qui voulait l’entendre que le régime d’Ould Taya était en train de briser le socle de la Mauritanie. Que ce qui venait de se passer s’apparentait au génocide, que c’est un crime contre l’humanité mais que le seul responsable était le régime en place qui avait armé, harangué et laissé les hordes de tueurs sévir contre des populations sans défense.

Kadiata encaissera un autre coup. La droite négro-africaine l’accusa de trahison. Elle fit face à ces calomnies et continua à dénoncer les tueries dont furent victimes les Négro-africains en pointant du doigt le véritable responsable. Elle ne versera jamais dans les accusations pour responsabilité collective trop facilement distribuées par la droite négro-africaine. C’est la ligne qui sera défendue par une élite éclairée parmi les intellectuels mauritaniens et qui finit par devenir la seule lueur d’espoir qui continuait à briller pendant la longue nuit du régime de Ould Taya.

)

Anonyme a dit…

Et la « perle de la gauche » d’ajouter : « La plupart des Négro-africains considéraient que tous ceux qui continuaient à fréquenter les Arabes étaient des traitres à leurs ethnie. Ce fut un défi que je ne suis pas près d’oublier. Certains Arabes nourrissaient ce sentiment en utilisant l’Administration pour étaler leur racisme anti-Noir. Mais le crime et les massacres étaient du fait du régime, d’un régime militaire gangréné par une haine raciale viscérale. Notre rôle en tant qu’hommes ou femmes politiques est de panser les plaies et rapprocher les gens ».

Kadiata Malik Diallo considère que parmi les séquelles tragiques des « événements de 89 », il y a le problème des déportés. Il existe deux catégories de déportés :

1- Ceux qui ont été déportés au Sénégal. Certains d’entre ceux-ci sont rentrés récemment dans le cadre d’un plan gouvernemental. Ce plan comporte de nombreuses injustices. Ces déportés retournés au pays sont privés de leurs droits. Par exemple, les enseignants, parmi eux, sont rentrés sans droits. Les 20 ans qu’ils ont passés dans les camps de déportation ne leur sont pas reconnus. A leur retour, par exemple, ils ont trouvé que leurs collègues, qui étaient de la même promotion qu’eux sont maintenant des directeurs ou des chefs de services alors qu’eux sont toujours maintenus aux premiers échelons. Ce n’est pas juste. Il en reste encore 5000 dans les camps au Sénégal ;

2- Ceux qui sont au Mali. On parle rarement de ceux-là. Il s’agit d’habitants, essentiellement, du Guidimagha, qui avaient fui les milices armées par le gouvernement de l’époque pour tuer les Noirs. Ils sont estimés entre 10 et 12 mille, selon les données du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés). L’Etat feint de les ignorer.



Le coup d’Etat d’Aziz a ramené le pays loin en arrière

Madame la Députée estime que la Mauritanie a connu une période riche en réalisations et qui a marquél’histoire. Il s’agit de l’année 2005. Ce fut l’année où Ely Ould Mohamed Vall mit fin aux années noires d’Ould Taya et où les forces de l’Opposition obligèrent le nouveau régime à mener à bien la transition démocratique. Des journées de concertation ont été organisées et avaient débouché sur de très importantes recommandations. Mais l’arrivée d’Ould Abdel Aziz, huitième président de la Mauritanie et sixième issu de l’institution militaire, fut une véritable catastrophe. Aziz opéra un coup d’Etat la 6 août 2008 contre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi à la suite de son limogeage par ce dernier de la tête du bataillon de la garde présidentielle. Pour Khadiata, Ould Abdel Aziz est un militaire démagogue, arrivé au pouvoir par des élections que l’Opposition continue à qualifier de douteuses. Ce putschiste avait bafoué la Constitution ainsi que nombre de résolutions de l’Union Africaine qui criminalisent la pratique des coups d’Etat et en privent les auteurs de toute éligibilité. Elle considère que : « c’est un homme qui bâillonne les libertés, qui contourne le Parlement à chaque fois que les décisions revêtent un caractère économique. Il oblige, maintenant, l’élite de ce pays à réfléchir au moyen le plus efficace pour provoquer un changement véritable qui ramène les choses à leur cours normal ».

Kassataya)

Anonyme a dit…

Et la Députée de continuer : «l’Opposition se tromperait en pensant que le Pouvoir lui laissera les coudées franches. Nous avons, au niveau du Parlement, posé de vraies questions.

Il nous reste à aller au contact des populations et à canaliser les mécontentements populaires. Nous avons besoin, pour cela, d’avoir le souffle long et de persévérer. Le nouveau président de la Coordination se doit de nous mener dans cette direction. L’Opposition a perdu beaucoup de temps dans ses divisons internes. Si le précédent président a dépensé beaucoup de temps à rapprocher certains partis de l’Opposition en essayant de ne pas en perdre au passage, le nouveau hérite d’une Coordination homogène, avec une vision claire et dont tous les membres sont résolus à en finir avec les pouvoirs militaires et le régime des généraux. L’Opposition véritable a repoussé l’offre de s’engager dans un dialogue à l’issue incertaine et aux préalables mal définis. Il lui reste à arranger ses affaires internes et à faire bouger la rue contre le régime dictatorial. »

Pour Khadiata Malik DIALLO, il est indispensable d’établir un plan d’action clair qui s’inscrive dans la légalité mais garantisse la mobilisation des populations autour des revendications maintes fois exprimées notamment autour des risques de sécheresse que le Gouvernement a longtemps occultés avant de se rendre compte que le pays est au bord de la famine.



La malédiction du racisme

Khadiata n’oublie jamais que nombre de nos concitoyens sont victimes des clichés et stéréotypes colportés sur telles ou telles composantes de notre société. Les régimes autoritaires raffolent de ce genre de pratiques et les encouragent. La Députée conclue :« dans mon travail de députée, je souffre régulièrement de pratiques racistes et ségrégationnistes. Je suis connue. Je n’hésite pas à exhiber ma carte de parlementaire. Pourtant, il y en a qui me mettent des bâtons dans les roues et pratiquent à mon encontre le racisme le plus cru. Si moi, députée jouissant d’une certaine immunité, suis victime du racisme et de la discrimination, qu’est ce qu’il en serait des Négro-africains simples citoyens ? Ils doivent certainement en baver. ».



(Errabii Ould IDOUMOU, traduit avec le concours de

Anonyme a dit…

salam


Quand le pouvoir perd ses amis.

Le vide se fait encore autour du régime actuel qui semble se distinguer par sa prestance à multiplier les foyers de tension et à révulser, même ses propres alliés. Un renversement de tendance qui profite à l’opposition qui se renforce de jour en jour.

Dernier rallié de taille, l’ancien chef d’Etat-major des forces armées, Abderrahmane Ould Boubacar, mais aussi Mohamed Salem Ould Lekhal qui appelle à l’organisation d’élections présidentielles. Trois ans après l’euphorie créée par le slogan "Président des pauvres ", la désillusion est de plus en plus grande chez quelques uns des grands soutiens de la première heure du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Parmi les grands déçus du phénomène Aziz, le président du parti AJD/MR, Sarr Ibrahima qui avait cru à l’engagement du nouveau régime dans le règlement du passif humanitaire et de la fracture intercommunautaire. Après avoir attendu des promesses qui ne venaient pas, et assisté à l’application de politiques contraires à ses engagements politiques, il a claqué la porte.

Le même sentiment de frustration gagne plusieurs pans des alliés du régime, tel le parti ADIL de Yahya Ould Ahmed Laghdaf qui avait rejoint la majorité avec armes et bagages, avant d’exprimer sa déception, comme celui qui vient de constater qu’il avait cru à un mirage. Seul l’orgueil empêche encore ses dirigeants d’annoncer leur retrait de la majorité, même si leur attelage à cet ensemble reste purement factuel.

La grogne d’anciens officiers.

Il y a deux jours, le colonel Mohamed Salem Ould Lekhal, président du parti Hamam et l’un des opposants dialoguistes, vient de capituler. Il a déclaré se retirer du groupe des quatre partis politiques qui avaient apporté leur caution au soi-disant dialogue qui était sensé ouvrir au régime de Mohamed Ould Abdel Aziz les portes de Bruxelles. Mais l’Europe est restée indifférente à ce scénario joué à cinq et attend toujours ce fameux dialogue inclusif avec l’opposition démocratique.

Le retrait fracassant de Mohamed Salem Ould Lekhal est un coup dur pour le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz et de ses alliés qui avait tant galvaudé le dialogue supposé. En déclarant ce dialogue nul, l’un de ses plus grands protagonistes jette ainsi le discrédit sur tout un processus pour lequel la Mauritanie est restée longtemps attentive.

Anonyme a dit…

Certains parlent même d’une trahison au nom du peuple mauritanien qui ne pensait pas que ses dirigeants pouvaient jouer de la comédie pendant un mois autour d’un accord préétabli et monnayé à forts prix. Hormis les grands électeurs, les défections au niveau individuel se comptent par centaines, la plupart déçu par des promesses non tenues et des engagements non respectés.

Un autre officier de taille, l’ancien chef d’Etat-major des forces armées, Abderrahmane Ould Boubacar vient de rallier l’opposition démocratique qu’il a accueillie aux portes de la ville d’Aleg. Ce revirement, ajouté à celui du colonel Ould Lekhal marque un tournant décisif, pour qui connaît le poids de l’armée et de ses officiers, même retraités, dans les rapports de force politique en Mauritanie.

Gestion partisane

Il faut dire que la gestion partisane et familiale de la Mauritanie telle qu’elle est instaurée actuellement par le clan Aziz rebute plus d’un Mauritanien, qui croit assister à la réminiscence sous nos cieux du clan Duvalier. L’économie nationale a perdu ainsi au cours de ces trois années la plupart de ses opérateurs qui ont déserté le champ pour investir ailleurs, hors des sautes d’humeur péremptoire.

En plus de la chasse aux sorcières lancées contre le privé mauritanien, l’emprisonnement de cadres compétents pour leur option politique, les fournisseurs courent depuis trois ans, derrière des dettes envers l’Etat, d’une valeur de 60 Milliards d’UM et que le Trésor public refuse d’honorer.

Avec une dette intérieure de 100 milliards d’UM, opérateurs et banques con fondus, le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz cherche à appauvrir tout le monde pour mériter réellement son titre de "Président des pauvres". Pourtant, le budget de l’Etat ne cesse de s’accroître sans que le niveau de vie des habitants ne soit amélioré.

A ces contreperformances économiques s’ajoutent d’autres contreperformances sur le plan politique et social, avec la grogne qui gagne tous les secteurs de l’Etat, alors que les partis politiques sont réduits à deux clans, ceux qu’il faut manipuler et ceux qu’il faut abattre. Pire, un travail de sape tend à diviser l’opposition et à éclater la société civile, avec des doublons créées tous azimuts au sein des organisations hostiles au pouvoir.

Anonyme a dit…

La santé s’est réduite ces derniers temps à des dépenses de prestiges pour des bâtiments neufs, dans un contexte de déficit chronique en personnel qualifié, en spécialistes et en consommables. L’enseignement est pour sa part devenu le domaine du grand mercenariat, avec des écoles étrangères qui essaiment à chaque coin de rue, sans aucun contrôle sur les matières enseignées. Certains parmi ses établissements sont mêmes devenus de véritables centres de débauche. La jeunesse mauritanienne est ainsi livrée à des corps enseignants étrangers qui pourront à loisir les dépraver et les élever sur d’autres valeurs autres que celles héritées de leurs parents.

Tous les autres chantiers engagés, que ce soit dans le domaine de l’urbanisme et de la restructuration des habitats précaires s’enlisent, avec des violations graves de la propriété privée et des passes droits qui grossissent chaque jour le rang des mécontents. La plupart des locaux et installations de l’administration régionale se trouvent pour la plupart dans des états avancés de dégradation, même si des améliorations notoires ont été notées sur le plan des routes.

Sur le plan diplomatique, le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz s’est distingué par son talent à fâcher les voisins, telle la crise qui sourd avec le Mali depuis la guerre touarègue. Mis à part les déclarations des plus hautes autorités qui semblent prendre fait et cause pour la rébellion touarègue, Nouakchott accueillerait ses plus hauts dignitaires ainsi que leur cellule de communication.

Il y a eu des clashs avec l’Algérie avant que les rapports ne s’améliorent, des hauts et des bas avec le Sénégal, sur le problème du transport terrestre et de la pêche, un froid glacial avec le Maroc. Puis la dernière bourde, ce voyage insensé du Premier ministre en Syrie pour jouer aux facilitateurs au moment où ce pays est mis aux bancs de la communauté internationale, bannie par les pays du Golfe, principaux bailleurs de la Mauritanie.

Avec la gestion improvisée du pays, le mécontentement populaire est devenu l’image iconoclaste de la Mauritanien nouvelle. Les remous secouent ainsi tous les secteurs, avec les grèves en boucle des syndicats estudiantins, celles des travailleurs du secteur privé et des fonctionnaires de l’enseignement. Pire, le mouvement a gagné même plusieurs régions intérieures, alors que toutes les contestations étaient habituellement circonscrites à Nouakchott et à Nouadhibou.

Cheikh Aïdara.


Source :

L'Authentique (Mauritan

ESPRIT PEULH a dit…

Pensez-vous qu’on peut parler de gestes humanitaires de la Mauritanie en accueillant les réfugies Touareg sur sol et en dépensant des sommes colossales ou un calcul démographique en vue alors que ce pays a déporté ses propres citoyens dont le seul tord était d’être noir et actuellement ne fait aucun geste pour réintégrer ses déportés qui vivent dans des camps de fortunes. Il est vrai que tout réfugié doit être accueilli dignement
Pensez-vous que notre pays allait accueillir des réfugiés s’ils étaient tous noirs venant d’un pays limitrophes ?

Anonyme a dit…

Anonyme du 23 fevrier 20:42

C'est bien triste de constater que vous ne pouvez pas comprendre que ces refugie's ont quitte' leurs foyers pour des raisons de securite'. Des que la situation redevient normale, ils retourneront chez eux car, comme la sagesse Americaine dit, THERE IS NO PLACE LIKE HOME! Dire indirectement que la Mie les recoit pour des raisons demographiques (en d'autres termes pourqu'il y' ait plus de "blancs"),releve de la foutaise! SOYEZ UN PEU HUMAIN!!!!!!!!!!!! L'HOSPITALITE' MAURITANIENNE EST LEGENDAIRE! JE FELICITE ET J'ENCOURAGE VIVEMENT LES AUTORITE'S MAURITANIENNES A' CONTINUER A' recevoir TOUS LES REFUGIE'S QUI SE TROUVENT CHEZ NOUS AVEC RESPECT ET DIGNITE'!!!!!!

Lareponse a' ta question est: OUI, LA MAURITANIE RESERVERA LA MEME HOSPITALITE' A' TOUS LES REFUGIE'S QUI VIENNENT DES PAYS VOISINS MEMES S'ILS SONT TOUS VERTS!!!!!
LE MAURE MAURITANIEN N'EST PAS RACISTE MAIS TOI, TU L'ES!!!!!

LES QUELQUES REFUGIE'S MAURITANIENS QUI SONT TOUJOURS DANS LES PAYS VOISINS, PEUVENT REVENIR AUJOURD'HUI MEME! PERSONNE NE LES EMPECHE DE RENTRER AU PAYS!!!!! NOUS SAVONS QU'ILS SONT LES OTAGES DE QUELQUES POLITICIENS VEREUX EXTREMISTES FLAMISTES QUI LES PRENNENT COMME OTAGES POUR FONDS DE COMMERCE! TOUT EST LIE' AUX SOMMES MISERABLES QUE CES VEREUX PEUVENT AVOIR A' PARTIR DE LA SOUFFRANCE DE PEURS COMPATRIOTES DE LA MEME ETHNIE!

Anonyme a dit…

ATT a trop dormi pendant qu' AQMI se promenait sans contrainte dans le nord malien. Pendant plusieurs années et canalh avait donné l, alerte depuis 2008. Et AQMI attaquait la Mauritanie qui ne lui avait pas déclaré la guerre. Le Mali et l' Algérie ne bougeaient pas le petit doigt. Maintenant ce même AQMI s' est retourné contre ATT.

Quelle est la solution quand un pays n' a aucun ami dans une situation pareille? Il paraît que le conseil de securité de l, ONU commence à s'intéresser au cas du Mali, sous la poussée des chinois. Pas de la France, ni les US, ni l'Algérie. Ni l' UA jusqu' à présent.

Putain de situation comme dirait Maatala. A-

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Mali: conclusions de la commission nationale d’enquête sur les atrocités d’Aguelhoc

23 février 2012 Rubrique: Nord-Mali



Selon le communiqué de la commission d'enquête, des combattants de l’armée malienne ont été victimes d’atrocités fin janvier 2012 dans la localité d’Aguelhoc (au nord-est). © RFI

Au Mali, la commission d’enquête sur les exactions commises à Aguelhoc entre le 18 et le 24 janvier 2012 a remis ses conclusions ce mercredi 22 février 2012. Si elle ne dit pas combien de militaires maliens sont morts, selon elle, le MNLA et des combattants d’Aqmi ont froidement abattus des soldats désarmés.

Selon le communiqué de la commission nationale d’enquête de ce mercredi 22 février 2012, des combattants de l’armée malienne ont été victimes d’atrocités fin janvier dans la localité d’Aguelhoc. Désarmés, ils ont été ligotés les mains au dos avant d’être froidement abattus.

Qui sont les auteurs de ces tueries ? Certains étaient des « barbus », selon le communiqué, qui précise que « le mode d’exécution atteste de la participation d’al-Qaïda au Maghreb islamique, Aqmi, au combat aux côtés du Mouvement national de libération de l’Azawad, MNLA ».

En revanche, le nombre de militaires maliens tués n’est pas précisé. La commission d’enquête, dirigée par un inspecteur général de la police malienne et composée d’officiers de l’armée, affirme s’être rendue sur le terrain.

Ses principales sources : des rescapés militaires mais surtout des civils notamment des élèves et des enseignants de l’Institut de formation des maîtres, basés dans ce bourg d’Aguelhoc où les événements se sont déroulés. Témoins occulaires des faits, les élèves et leurs formateurs ont pu regagner par la suite et sains et saufs une localité malienne voisine, notamment grâce au courage du maire d’Aguelhoc.
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Moussa Ag Ataher
Chargé de la communication du MNLA

»Le gouvernement du Mali a fait un montage ridicule (…) les combattants du MNLA n’ont commis aucune exaction »

mercredi 22 février 2012

Source: RFI

Anonyme a dit…

Voilà ce qu' a dit la chine au Conseil de securité, selon un journal malien. A-
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La crise du nord mali vue par Pékin (Chine): Hu Jin Tao met la communauté internationale en garde

24 février 2012 Rubrique: Nord-Mali

Le message de la République Populaire de Chine ne souffre de la moindre ambigüité: que la communauté internationale et la France en l’occurrence, « tire les leçons du passé, fasse preuve de prudence, évite des mesures allant au au-delà du mandat du Conseil de sécurité… ». C’est la toute première déclaration officielle de la République Populaire de Chine sur la tribune des Nations-Unies à propos de la situation dans la bande Sahélo-saharienne.



Profitant d’un débat public du Conseil de sécurité sur la paix et la sécurité en Afrique, mardi dernier à propos de la gestion de la crise dans les pays du Sahel, le vice-représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, M Wang Min a été, on ne peut plus clair : «Nous souhaitons que les parties concernées de la communauté internationale tirent les leçons du passé, fassent preuve de prudence dans le traitement des crises et des conflits régionaux, règlent les divergences par des moyens pacifiques de dialogue et de négociation, évitent de prendre des mesures qui vont au-delà du mandat du Conseil de sécurité et jouent un rôle constructif dans le maintien de la paix et la sécurité régionales» (source Xinhua – French. News. Cn).

Rappelons que la France a, à travers son ministre de la coopération, tenu des discours pour le moins ambigus relatifs à des victoires qu’auraient remporté les rebelles maliens sur le terrain et faisant. Des déclarations qui venaient après le massacre d’Aguelhok. Le ministre français avait auparavant reçu les scissionnistes touaregs à Paris. Et M. Raincourt d’entamer aujourd’hui une série de visites dans les pays de la sous-région, en quête, dira-t-il, d’une paix entre combattants rebelles et l’Etat malien.

Vues sous ce prisme, les déclarations du vice-représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies est sans équivoque : quelqu’un ne joue manifestement pas clair dans ce jeu.

Il poursuit : «Nous espérons que l’ONU jouera activement son rôle de coordinateur, et que les pays membres, les organisations régionales et agences spécialisées des Nations unies utiliseront pleinement leur avantage et expertise respectifs afin de promouvoir l’intégration et l’allocation des ressources pour une garantie effective des efforts pertinents des pays et organisations dans la région (…) ; L’’augmentation du trafic illicite de drogue et d’armes, des activités de piraterie et de terrorisme mettaient sérieusement en péril la paix et la stabilité, mettaient en danger le développement économique et social, et avaient un impact négatif sur la situation humanitaire dans la région».

Anonyme a dit…

Suite - ce qu' a dit la Chine sur le conflit malien. A-
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Le langage est purement diplomatique et convienne parfaitement à la circonstance. Il n’est pas sans lien avec AQMI et autres organisations terroristes. Rappelons que des ressortissants chinois ont récemment été pris pour cibles dans le septentrion malien par des groupes armés. Des attaques attribuées à la fois à AQMI et aux combattants rebelles.

En évoquant « des efforts pertinents des pays et organisations dans la région », l’ambassadeur chinois, au contraire des autres acteurs à propos du Mali, reconnait bien ceux de Bamako en faveur de la paix et de la sécurité dans la sous-région.

Il n’est pas inutile de rappeler que ce n’est pas l’armée malienne qui a ouvert les hostilités et que l’Etat malien n’a jamais refusé le dialogue au contraire des rebelles lesquels ont manifestement opté pour la guerre déclarant à qui veut l’entendre ne pas être concernés par les pourparlers de paix en Algérie ou ailleurs ; « l’indépendance, rien que l’indépendance, » ont-ils revendiqué.

La réponse de la Chine face à cette velléité ne souffre non plus d’ambigüité. Toujours sur la tribune de l’ONU, M. Wang a invité la communauté internationale au «respect total de la souveraineté des pays concernés ».

Et d’ajouter qu’elle (la communauté internationale) doit plutôt « accroître son apport en capital et technologie, fournir une assistance efficace aux pays et organisations régionales» en question. Rappelons encore à ce stade que les aides et assistance promises au Mali dans le cadre du respect de l’accord d’Alger n’ont pas toutes été concrétisées.

En tout état de cause, les déclarations de la Chine sont de nature à réconfortantes et ne laisseront certainement pas Bamako indifférents. La Chine, ce membre permanent du conseil permanent de sécurité des Nations-Unies, est sans nul doute l’un des amis les plus sûrs du Mali.

B.S. Diarra

Maliba Info du 24 février 2012.

Anonyme a dit…

Cher zami esprit peulh,

On comprend ta frustration et celle des tiens. Du courage et on trouvera une solution Inchallah avec le temps.

Les réfugiés mauritaniens et maliens, ce sont deux cas différents. La RIM doit recevoir les réfugiés maliens comme le Sénégal et le Mali avaient reçu les réfugiés mauritaniens. Si j' ai bien compris, notre autre moitié peut rentrer maintenant. Concentrons-nous plutôt sur la récupération de leurs biens, leur enrôlement, etc. Je crois qu' il y aura bientôt une chasse aux sorcières au Mali contre les peaux "rouges" ou " blanchâtres" comme au bled contre les peaux noirs en 89-91. Prions que l' insensé n' arrive pas et c' est l' occasion qu' attendent les nationalistes " arabes" chez nous. Tout le monde doit faire très attention, éviter l' amalgame et surveiller la marmite mauritanienne de très près.

Couli: Carton rouge.

A-

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Esprit peulh a dit:

Pensez-vous qu’on peut parler de gestes humanitaires de la Mauritanie en accueillant les réfugies Touareg sur sol et en dépensant des sommes colossales ou un calcul démographique en vue alors que ce pays a déporté ses propres citoyens dont le seul tord était d’être noir et actuellement ne fait aucun geste pour réintégrer ses déportés qui vivent dans des camps de fortunes. Il est vrai que tout réfugié doit être accueilli dignement
Pensez-vous que notre pays allait accueillir des réfugiés s’ils étaient tous noirs venant d’un pays limitrophes ?

23 février 2012 20:42

Anonyme a dit…

Excellent article sur Kadiata Malick Diallo. Merci Kassataya. A-

Anonyme a dit…

Amnesty n'a rien d'autre à faire ?
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Amnesty International demande au gouvernement mauritanien de révéler le lieu de détention...

... de 14 prisonniers salafistes.

L’organisation de défense des droits de l’homme, Amnesty International, a demandé au gouvernement mauritanien de révéler le lieu de détention de 14 prisonniers salafistes accusés d’avoir participé à des actes terroristes.

Ces prisonniers avaient été déplacés de la prison civile de Nouakchott, début mai 2011, par les autorités mauritaniennes vers une destination inconnue.

Dans un communiqué publié aujourd’hui par Amnesty International, et dont Sahara média a reçu une copie, l’organisation de défense des droits de l’homme déclare que les familles de ces prisonniers accusés de terrorisme ont tout fait pour avoir des informations sur les leurs.

Les autorités refusent toujours, un an après la disparition de ces prisonniers, de révéler le lieu de leur détention.









Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org



Source : Sahara Medias (Mauritanie)

Anonyme a dit…

Salam

Gouvernement:Les ministres prennent en charge le crédit de leurs téléphones cellulaires



ALAKHBAR(Nouakchott)-Le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, a fait part aux ministres de son gouvernement qu'à partir de ce jour, jeudi 23 février 2012, ils prendront en charge le crédit de leurs téléphones portables, ont révélé des sources bien informées à Alakhbar.

Cette mesure intervient, selon les mêmes sources lorsque , le chef de l'État a constaté que les factures téléphoniques annuelles des ministres sont colossales et les ministres usent leurs téléphones à des fins personnelles et sociales inutiles.

Le Président a qualifié "ces dépenses de gaspillage caractérisé", affirment nos sources . Et même s'il s'agit de communications dans le cadre du travail, c'est à eux de supporter les charges , indiquent les mêmes sources.

Bon nombre d'observateurs attestent que Azizz a pris cette décision à quelques jours d'un changement de gouvernement ou d'un imminent remaniement ministériel, tandis que des sources proche du parti au pouvoir(UPR) avancent qu'il n'y aura ni de changement ni de remaniement avant les prochaines élections législatives et sénatoriales.

Notons que selon des sources proche du gouvernement , Ould Abdel Aziz "avait critiqué ses ministres et minimisé leurs façons de gérer leur département" , lors de l'avant dernier conseil des ministres.Et les mêmes sources d'ajouter qu'il a qualifié "leurs prestations de faibles"

Anonyme a dit…

Salam

Les amis

dans un prochain blog, je vous donnerai mon avis sur le gouvernement et Kim jong AZ

Rien que pour le Fun dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

A-

Pourquoi le carton rouge?
IL FAUT PARTAGER...L'AIR QUI VIENT DE LA MARMITE FAMILIALE AVEC LES REFUGIE'S MALIENS!
Notre hospitalite' Mauritanienne est legendaire! la Mauritanie est le seul pays de la region qui a un refugie' ...Senegalais comme PRESIDENT de la republique. (Je suis entrain de rire. TEKEYBER, SIMHI LI! Je me moque d'Abdel Aziz que je commence a' aimer (timidement) parce que les FLAMISTES DISENT QU'IL EST UN VRAI FILS D'OULD TAYA!)! Pour moi, tout ce qui est lie' a' Ould Taya, est EXCELLENT!

Anonyme a dit…

esprit peulh esprit primitif minable ordurier.

les réfugies arabe e Touareg de l'AZAWADE sont chez eux en mauritanie arabe car LAZAWADE fait partie de la grande mauritanie .


par contre ci les réfugies primates(négr)de ton espèce foule le sol mauritanien seront expulse immédiatement avec la plus grande fermeté vers la ou ils viennent au ténèbres de l'enfer

donc je confirme l'accueil ne sera pas le meme.

Anonyme a dit…

Salam

Le soldat touché par balle rend l'âme à l'hôpital militaire




ALAKHBAR(Nouakchott)-Le soldat Mohamed Ould Cheikh touché par un coup de feu ouvert sur lui par son compagnon d'armes,Saleck Ould Cheybani, est décédé, il y a quelques instants à l'hôpital militaire de Nouakchott, a appris Alakhbar de sources de bonne foi.

Selon nos informations, la balle qui s'était logée dans le poumon gauche du soldat Ould Cheikh et a été soustraite , au centre hospitalier de Nouadhibou.

Suite à cette affaire, la famille de la victime demande à ce qu'une commission d'enquête soit mise sur pied, ont ajouté nos sources.

Notons que cet "incident" a eu lieu dans la base militaire de Boulenouar(90 Km au nord de Nouadhibou), le mercredi dernier.

Anonyme a dit…

Merci Ablaye pour cet article plein de bon sens. Il faut que les mauritaniens se ressaisissent et que les dignes fils de ce pays fassent taire cette ordure qui nous fait honte. Ablaye est une chance pour tous les mauritaniens mesurés, pondérés et qui aiment lire des choses fortes, des vérités fortes dites avec élégance. Sa plume a la puissance d'écrire avec justesse des choses justes, avec pertinence des choses pertinentes. Si on ne prend pas nos responsabilités les bidasses vont nous pourrir la vie et le pays (si ce n'est déjà fait). Il faut qu'on se réveille et qu'on dise haut-et-fort qu'on se désolidarise. Les autorités jouent sur nos divisions; ne l'acceptons pas.

Anonyme a dit…

Maatala,

Vite on s'ennuie le weekend

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Salam

Les amis

dans un prochain blog, je vous donnerai mon avis sur le gouvernement et Kim jong AZ

Rien que pour le Fun dit le fou

maatala

24 février 2012 15:15

Anonyme a dit…

ano de 10h49, je confirme tes dires. Ce qui plait en Ablaye c'est que sans concession il dit les choses avec respect et élégance comme tu dis. C'est toujours un plaisir de le lire. Son action est vraiment positive machaalah. Rajeul mutaaddeul

Anonyme a dit…

salam

couly

C'est quoi ces dégénérés que vous recruter dans votre armée.

Il faut vraiment etre un grios naze nourrit à la la BUD pour jetter un livre saint au feu.

Ces tarés anihilent tous vos efforts de respectgabilité à travers le monde.

Tu condamnes ou pas dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Le President Obama a presente' ses excuses au monde musulman. HE SPEAKS FOR ME! Nous allons redoubler nos efforts dans le domaine de CULTURAL AWARENESS!!!!

Je suis un musulman MAURITANIAN AMERICAN! LE FAIT DE ME DEMANDER SI JE CONDAMNE OU PAS LE FAIT QUE DES LIVRES DU SAINT CORAN SOIENT BRULE'S, EST UNE INSULTE! J'aimerais bien savoir a' quoi tu veux en venir!!!!!!!

Anonyme a dit…

Salam

Couly

Bichor

On ne peux plus te tacler pour le fun.

Méme les non musulmans condamnent cet acte débile et odieux qui déshonnore ces auteurs.

La vrai question c'est ils ont quoi dans leurs cranes ces dechets de l'humanité.

Pisser sur des morts puis puis bruler le livre saint c'est u signe de mépris et de débilité.

Je crains que Obama n'est plus que cela à faire

Baisser le froc dit le fou

maaatala

Anonyme a dit…

salam

L’initiative «Non à la pornographie» annonce que elle a organisé le vendredi 24 Février 2012 une manifestation pacifique a coté du mosquée Chourava à Nouakchott,

Et au cours de derniers jours une autre manifestation devant l'Autorité de Régulation a Nouakchott,

L'objectif de ces manifestations est la revendication de blocage de sites pornographiques ; et la fermeture des gîtes de la prostitution et magasins d’alcools, et la protection des bonnes mœurs de la société.

L'initiative déclare aussi qu'elle va constituer dans les prochains jours une équipe juridique pour poursuivre les personnes et les sociétés impliquées dans la diffusion de la pornographie et l'immoralité dans la société.



L’initiative aussi appelle touts les citoyens de signaler à l’initiative et à l’autorité touts boutiques vendent les films pornographiques, et toutes gîtes de prostitution, Ou toute autre violation pour poursuivre les acteurs impliqués dans ces crimes.

L’initiative aussi rappel de ces principaux revendications :

1 – La lutte contre la prostitution et la fermeture de ces gîtes

2- La lutte contre l'alcool et la fermeture des ces points de distribution

3- le blocage de sites pornographique sur Internet.

4- le contrôle strict sur les Cybers cafés Internet et les centres de vidéo et de les empêcher de visualiser et de distribuer la pornographie juvénile.

5 – la création d’une police de déontologie en vue de mobiliser la préservation de la moralité publique dans les villes et lutter contre les crimes et la déviation morale.

6 - Mettre des pénalités strictes pour les crimes de viol et de harcèlement sexuel et la violation du caractère sacré de la rue.

7 - Mettre l'accent sur la diffusion des valeurs et de morale dans les programmes des différentes étapes de l'éducation en améliorant le statut de l'éducation islamique.

8 - Exiger toutes les écoles privées et publiques à protéger les morales de ces élèves et d'offrir une atmosphère d'éducation éthique appropriée.

9 - Renforcer le rôle des organisations de la société civile dans la diffusion des valeurs morales et la protection de la moralité publique.

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Que des hypocrites dit le bfou

maatala

Anonyme a dit…

salam

La relation ou la non-relation entre le premier citoyen du pays et la C.O.D se définit ainsi. Maintenant, la question se situe, d’une part, au niveau de la capacité de la C.O.D à pouvoir mobiliser les moyens pour son ambition. Et, dépend, d’autre part, des aptitudes du président à maintenir, dans la durée, le statu quo.

Depuis qu’elle a plafonné son ambition, la C.O.D s’est montrée beaucoup plus souple, plus réactive, quand il s’agit de réagir, sur le vif, à n’importe quelle question qui se fait d’actualité. On se souvient, à juste titre, de sa réaction prompte à la proposition, ou la remise sur table du dialogue re-dialogue, faite, soi dit en passant, par Mohamed Ould Abdel Aziz, à l’occasion d’une visite ‘’inopinée’’ à l’hôpital Mère et enfant. ‘’ L’évocation du dialogue par le président traduit, d’une manière irréfutable que celui-ci reconnaisse, enfin qu’il y a une crise réelle, déclare la C.O.D, dans un communiqué rendu public, moins de vingt quatre heures’’.




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Que Dieu nous garde!

Une ambition au diapason…

Au cours de sa récente tournée, la C.O.D qui a parlé de l’impossibilité d’entente entre elle et Mohamed Oul Abdel Aziz, a réussi d’attirer le soutien de quelque personnalité de marque. On note, dans ce cadre, l’alliance symbolique du Colonel à la retraite, Abderrahmane Ould Boubacar, membre du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, ( transition 2005-2007), celui-là qui a été nommé chef d’Etat Major National, par le Président, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, un certain matin du 06 août 2008. Une nomination rendue caduque par le coup d’Etat survenu, ce jour-là. La C.O.D a connu également, en son sein, l’engagement de plus en plus ferme, des personnalités, assez modérées traditionnellement. Des hommes de l’ombre, tels que le groupe de Moussa Fall, ont fait, lors de la dernière tournée, des apparitions et des interventions plus radicales que celles définies, implicitement, dans leur grammaire politique.

Anonyme a dit…

Aussi, ces petits développements se greffent-ils sur le substrat ‘’air du temps’’, marqué, on le sait, par des révolutions tous azimuts et des foyers de tensions naissants aux frontière du pays. Les mouvements estudiantins, survenus récemment chez nous, suivis d’une série d’arrestations dans ces milieux, dont, d’ailleurs 10 étudiants continuent à croupir derrière les grilles de prison, sont tant de petites flammes qui permettraient à la C.O.D de maintenir, au diapason, son ambition.
On ne saurait occulter, ici, les saignements de la majorité dont l’écoulement continue progressivement. Après, l’abandon du bateau présidentiel par Saleh Ould Hanenna, Ibrahima Sarr arrive le tour de Mohamed Ould Lek’hal.


Le président se trahit…
Même si Mohamed Ould Abdel Aziz s’emploie à masquer ses inquiétudes vis-à-vis d’une situation de crise certaine, il se trahit quelque peu en faisant d’une défection, au niveau de l’IRA, un exploit incommensurable. La sortie annonce, sur les antennes de la télévision nationale d’une audience accordée, par le président de la République à un membre de l’I.R.A de Biram Ould Dah, décale un peu avec l’assurance qu’on s’évertue à cultiver dans le palais ocre. Un palais qui jusqu’ici déconsidérait, à la diabolisation, ce mouvement de lutte anti esclavage auquel on refusait la reconnaissance légale.

Toujours dans la manifestation des inquiétudes qu’on s’essaie, là-haut, de faire taire, la langue de bois s’invite de plus belle. Les médias publics et ‘’assimilés’’ se chargent, à cet effet, de ressasser, à longueur de journées ‘’ les réalisations du guide éclaire’’. Des réalisations qui s’oublient sur le terrain. Et, s’oublient même, semble-t-il, dans les réunions hebdomadaires du conseil des ministres. Des rencontres qui se font, sur fond, de grandes colères présidentielles, que Mohamed Ould Abdel Aziz consacre, depuis, au moins les derniers rendez-vous hebdomadaires, rapporte une source ministérielle, à des sermons acerbes à l’adresse de ses plus proches collaborateurs.

Entre une opposition qui révise, désormais, son ambition à la hausse ; et un président qui révise, de fait, son courage, à la baisse, serait-on, à la veille d’action spectaculaire. Laquell

Anonyme a dit…

Maatala et vlane;

Il faut faire une campagne pour liberer notre gendqame. Les algériens ont fait liberer leurs otages pris par des pirates somaliens. Pourquoi pas nous? A-

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Le gendarme otage passe deux coups de fil
25/02/2012

Le gendarme otage Ely Ould Mokhtar a passé à partir de la où il est detenu deux coups de fil, jeudi 23 février. Le premier à sa pauvre maman et le second au maire de Timbédra. Au cours de ces appels il leur a demandé de l’aider à s’en sortir.




"Qu’avez vous fait pour moi?" a-t-il dit à sa mére et au maire de sa ville.

Aqmi fait ainsi cyniquement pression à travers le social, ce qui semble marcher, car le maire de Timbedra a deja lancé un appel à Aqmi et au president Aziz pour préserver la vie de l’otage. A cela s’ajoute l’appel adressé par des notables tribaux à Aqmi afin que le gendarme ne soit pas un bouc emissaire dans le reglement de comptes entre Aqmi et le régime mauritanien.

Pour le moment, la mére du gendarme , son épouse et son enfant, n’ont que leurs larmes pour pleurer.

Ould Mokhtar avait été capturé par Al qaida au Maghreb islamique (Aqmi) en décembre dernier à Adel Begrou, lors d’une operation plutôt spéctaculaire .

Aqmi exige la libération de deux, de ses combattants détenus en Mauritanie, contre celle, de Ould Mokhtar .

Mais le gouvernement a dit qu’il ne négociera pas avec Aqmi.

«Tous avec Ely Ould Mokhar» une initiative présidée par le journaliste Aziz Ould Souvi ainsi que des partis politiques de l’opposition ont jugé « irresponsable » la position du gouvernement exprimée par le ministre des affaires étrangères. L’UPR parti au pouvoir n’a pas encore réagi au calvaire du gendarme otage et encore moins à la detresse de sa famille.




Toute reprise totale où partielle de cet article doit inclure la source : www.journaltahalil.com

Anonyme a dit…

La position du gouvernement Mauritanien est tres difficile. Abdel Aziz et son equipe doivent tout faire pour obtenir la liberation de notre frere le gendarme Ely Ould Mokhtar.
Faut-il liberer deux terroristes detenus en Mauritanie pour que le gendarme recouvre sa liberte? La reponse dependra de nos manieres respectives de voir la situation et des potentielles consequences d'un tel echange.
C'est important de repondre aux questions suivantes avant d'arriver a' une decision:
1- Qui sont les deux terroristes? Quelles sont les actions terroristes qu'ils ont commises en Mauritanie et/ou ailleurs dans le monde?
Si on cede dans ce cas-ci, est-ce que nous nous exposons a' d'autres prises d'otages des hommes en uniforme a' chaque fois que des terroristes sont arrete's?
La Mauritanie est un petit pays et les services des renseignements doivent avoir une bonne ide'e des Mauritaniens qui sont membres d'AQMI. Est-ce qu'il fait un travail aupres desdits Mauritaniens pour savoir si la vie du gendarme est en danger?

Est-ce qu'il y a une possibilite' de "liberer" les deux elements en question pour obtenir la liberation du gendarme, puis les reprendre apres?

QUE FAUT-IL FAIRE SI UNE VIE INNOCENTE EST ENTRE LES MAINS DES PERSONNES QUI N'ONT AUCUNE CONSIDERATION POUR LA VIE HUMAINE?

Regardez la mere du gendarme et faites tout pour lui remettre son fils!

Mes pense'es vont a' l'endroit de la famille du gendarme. Je prie pour sa liberation!

Anonyme a dit…

salam

Couly

On ne negocie pas avec les terroristes.

Ils faut aider les maliens a ecraser la vermine dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

sala,

ISERI : le directeur adjoint tient des propos "racistes" contre les étudiants




ALAKHBAR (Nouakchott) - Le Directeur adjoint de l’Institut Supérieur pour les Etudes et les Recherches Islamiques (ISERI), Cheikhna Ould Tourad, a tenu, au cours d’une séance pour le Conseil Scientifique de cette institution, des propos très « critiques » contre les étudiants qui manifestent contre la fermeture de l’ISERI.

Ould Tourad a dépeint les contestataires « d’une poignée des islamistes et des esclaves qui veulent déstabiliser l’institution pédagogique la plus ancienne au pays ».

Il a ajouté que ceux qui mobilisent le mouvement d’humeur actuel « n’ont pas de poids » dans cette institution

Anonyme a dit…

150000 travailleurs égyptiens, arriveront biéntot dans la vallée du fleuve SANHAJA pour remplacé les cafards qui seront chasse du pays tré rapidement inchalla, pour cultive la terre des contra de cinq ans pour chaque travailleur, 5% de recolte le reste vas a l'êta.

Anonyme a dit…

salam

Le Canada, nouvel eldorado des Africains?
Le Canada compte 400.000 habitants nés en Afrique. Malgré l’espoir d’une vie meilleure, certains nouveaux arrivants affrontent des obstacles qu’ils n’avaient pas toujours imaginés. Exemple au cœur du pays, à Winnipeg, la capitale du Manitoba.

Vue du centre-ville de Winnipeg durant des inondations, en avril 2006. AFP PHOTO/JEFF PALMER
l'auteur

Sébastien Nègre et Pierre Verrière

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Canada communauté africaine difficultés immigration manitoba winnipeg
«Quand j’ai quitté Dakar il y a six ans, il faisait 25°C, se rappelle Rokhaya. Lorsque j’ai atterri à Winnipeg, il faisait nuit et -40°C. C’est seulement le lendemain que j’ai tout découvert. Autour de moi, j’ai vu des gens tellement différent de ce que je connaissais. J’ai compris que j’avais mis les pieds dans une autre culture…»



Le Manitoba. En plein cœur du Canada. A mi-chemin entre Vancouver et Montréal. Un territoire plus grand que la France. Des plaines à perte de vue. Un hiver parmi les plus rigoureux du monde. Pourtant, l’immigration venue d’Afrique ne cesse d’augmenter. Depuis des années, les portes de l’Europe se ferment et le flux migratoire se tourne vers le deuxième pays le plus grand du monde. Actuellement, la province du Manitoba compte environ 30.000 habitants nés en Afrique. C’est peu, comparé à la population totale (1.300.000, dont 800.000 à Winnipeg). Mais c’est assez pour faire de la communauté africaine sur place, l’une des plus importantes du pays.

«Ça prend beaucoup de temps»
«Tout n’est pas rose. Il y a encore beaucoup de défis et de choses à régler», relativise calmement Bintou Sacko. La directrice de l'Accueil francophone du Manitoba a grandi au Mali, avant d’arriver à Winnipeg, il y a 17 ans. Chaque année, elle accueille dans son bureau 10% des 2000 à 3000 africains qui viennent s’installer au Manitoba. Dans la province, un migrant africain sur huit vient d’un pays francophone (République démocratique du Congo, Sénégal, Maroc). Sept sur huit d’un pays anglophone (Nigeria, Soudan, Somalie).

Anonyme a dit…

Parmi ces nouveaux arrivants africains: les réfugiés politiques qui viennent grâce à des programmes de prise en charge. Dans une province qu’ils n’ont souvent pas choisie, leur adaptation n’est pas simple.

«Le problème avec nos personnes réfugiées, c’est que ça prend beaucoup de temps, reconnait Saadia Saadane, la directrice adjointe de l’association Pluri-Elles. N’oublions pas qu’ils doivent quand même apprendre l’une des deux langues officielles, le français ou l’anglais, pour pouvoir communiquer. En plus, souvent, ne pas avoir un emploi signifie une dépendance financière vis-à-vis de l’aide sociale. C’est parfois un problème frustrant pour ces personnes-là. On fait tout ce qu’on peut pour les encourager et les aider à intégrer le marché de l’emploi, mais c’est très difficile. Il faut être honnête.»

L’autre catégorie de nouveaux arrivants: les immigrés économiques. Ils viennent du sud ou de l’ouest de l’Afrique, où ils vivaient déjà confortablement. Mais si la plupart ont préparé leur installation, certains ne sont pas forcément bien informés sur leur destination d’accueil.

«On doit reprendre tout à fait à zéro»
Au milieu de la circulation et des immeubles du centre-ville de Winnipeg, un petit bout d’Afrique: le magasin Afritoba. Son patron, Joseph Topango, a vécu en Afrique du Sud et au Mozambique. Les difficultés ne l’étonnent pas.

«Quand on arrive ici, on est surpris de voir que nos diplômes, obtenus soit en Afrique, soit même en Europe, ne sont pas acceptés au Canada. On doit reprendre tout à fait à zéro. En plus, certains n’ont pas suffisamment de notions de la langue anglaise. Or, contrairement à ce que les gens croient à l’extérieur, même si on dit que c’est un pays bilingue, le Canada a une très très grande prédominance de l’anglais. Ça devient un handicap pour certains. Les gens doivent fournir davantage d’efforts qu’ils ne le croyaient.»

Pourquoi s’installer à Winnipeg? Montréal, Toronto, Vancouver, les principales villes canadiennes, accueillent déjà beaucoup d’immigrés. Conséquence: beaucoup de nouveaux arrivants africains préfèrent regarder du côté des grandes plaines. Marché du travail plus ouvert, logements moins chers, bonne santé économique de la ville… Se faire une place et gagner sa vie apparaît plus simple.

«En Afrique, on peut frapper un enfant, ça fait partie d’une correction»
Pourtant, les difficultés sociales existent aussi. De l’autre côté de la rivière Rouge, dans le quartier francophone de Saint-Boniface, Saadia Saadane compare le rapport à l’éducation des enfants, très différent au Canada.

«En Afrique, on peut frapper un enfant, ça fait partie d’une correction. Ici, ce n’est pas permis. Plusieurs familles se sont trouvées confrontées à la police ou aux assistantes sociales. Certains se sont même fait enlever les enfants. Donc, il y a beaucoup d’ateliers qui essayent de leur expliquer tout ce qui concerne la loi et comment se comporter ici, au Manitoba.»

Anonyme a dit…

Parfois, c’est le rapport hommes / femmes qui pose problème.

«Certains hommes n’ont pas l’habitude de se faire servir ou de recevoir l’autorité d’une femme, constate Bintou Sacko. Dans la plupart des pays en Afrique, la femme reste toujours inférieure à l’homme. Elle ne peut pas donner d’ordres et l’opinion d’une femme ne compte pas autant que ça. Il faut que ça vienne d’un homme. Ici, ce sont des attitudes qu’on voit parfois et qui ne marchent pas, parce que les femmes sont partout. On a beau aider ces hommes, s’ils ne veulent pas s’ouvrir à une nouvelle culture, l’intégration devient très difficile et la personne ne trouvera jamais sa place.»



Pas de statistiques. Ce sont avant tout des constats qui se répètent et que le dialogue et la pédagogie parviennent souvent à modifier. Sous couvert d’anonymat, un observateur estime qu’à Winnipeg, «200 à 300 hommes se retrouvent socialement isolés». Ces personnes, qui refusent de s’ouvrir à la culture locale, constituent cependant une minorité parmi les nouveaux arrivants. La plupart souhaite se «fondre dans la masse», malgré les désillusions.

«En venant ici, tu gagnes quelque chose, mais tu perds quelque chose»
Plus folklorique, mais à ne surtout pas prendre à la légère: le climat. Ici dans les grandes plaines, l’hiver est le plus rude de la bande sud du Canada. Les températures peuvent descendre jusqu’à -50°C. Un climat qui impose un quotidien et des rapports sociaux «plus individualistes» et très différents des réalités africaines. D’où, chez beaucoup, une certaine nostalgie.

«Quand nous sommes arrivés ici, on était déçu, se souvient cette jeune femme plutôt favorisée, née au Burundi. C’est difficile, c’est froid et les gens ne sont pas aussi chaleureux qu’en Afrique. Tu vis quelque part, mais tu ne connais pas les gens qui t’entourent. Honnêtement, j’aimerais bien retourner en Afrique, parce que là-bas, il n’y a pas tellement de stress. En venant ici, tu gagnes quelque chose, mais tu perds quelque chose.»

«Une terre d’opportunité»
Certaines familles repartent. Quelques-unes tout au plus, depuis une dizaine d’années. Pour la plupart, pas question d’abandonner. Les réfugiés politiques n’oublient pas ce qu’ils ont vécu avant d’arriver. Les autres immigrés, eux, n’ont souvent pas le courage de déménager une nouvelle fois. Tous parlent de leurs enfants et de la chance qu’ils veulent leur donner. C’est cet espoir qui fait relativiser Ibrahima Diallo, natif du Sénégal et ancien doyen de l’Université francophone de Winnipeg:

«Winnipeg est une ville fantastique dans laquelle se retrouverait un Africain. Il y a des institutions, des centres culturels, des écoles qui permettent à l’ensemble de la communauté de pouvoir vibrer. Ce sont des atouts extrêmement importants. Et il ne faut pas se leurrer. Je n’ai jamais vu un pays où tu débarques et, tout de suite, c’est "intégrez-moi". Ça prend du temps. Il y en a qui réussissent; il y en a pour qui c’est plus difficile. Il faut savoir y mettre du sien. Le Canada est une terre d’opportunité.»

Six ans après son trajet Dakar-Winnipeg, et même si elle s’imagine rentrer un jour au Sénégal, Rokhaya songe à la citoyenneté canadienne. Elle devrait l’obtenir dans un an:

«Maintenant, je me considère comme franco-manitobaine. Le Canada ouvre des portes incroyables pour les immigrés.»

A Winnipeg, un centre culturel africain est prévu pour 2013.

Sébastien Nègre et Pierre Verrière

Anonyme a dit…

salam

SONIMEX : Des proches du Président Aziz "impliqués" dans une affaire d'escroquerie

Alakhbar(Exclusif)-Selon des documents obtenus par Alakhbar, des proches du Président Mohamed Ould Abdel Aziz "sont impliqués dans un cas d’escroquerie financière" au niveau de la Société Nationale d'Importation et d’Exportation (SMINEX).

L’affaire qualifiée de "grande taille" remontre au 06 octobre 2009 lorsque la SONIMEX a signé un contrat avec un "faux" fournisseur soudanais du nom de Adil Houssein Badawi. Ce dernier a été présenté à la société mauritanienne par "des proches du Président Ould Abdel Aziz, et vertu de quoi il s'est engagé à assurer à la SONIMEX ses importations en produits de première nécessité."

Et selon les clauses du contrat, la SONIMEX "a versé, via la banque BMC, une garantie de plus de 44700 Euros" soit (16700000UM) comme "avance pour l’importation et la couverture de l'assurance". Mais la SONIMEX "n'a pu profiter du moindre service de la part de son fournisseur". Ce qui a poussé la société de procurer son avocat, Ly Saidou, pour "défendre ses intérêts et d'agir à ses lieux et places dans le litige qui l'oppose à Bedewi devant les juridictions Mauritaniennes."

Seulement, les efforts de l'avocat ont "tourné au fiasco" après qu’il a été informé que "des ordres étaient donnés de geler les démarches judicaires entreprises contre le fournisseur soudanais", selon d’autres sources judiciaires, qui ont révélé à Alakhbar que "les raisons d'arrêt de la procédure judicaire réside au fait qu'il y a des proches du président Ould Abdel Aziz qui ont joué le rôle d’intermédiaire dans cette affaire.»

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La mafia maroco-sbaii ( Tekbeur, son paternel, la femme du PM) ont mis en place un sytéme de veille via le PM qui treuste tous les financements extérieurs pour que les marchés soient attribués à leurs protégés qui leurs versent de confortables commissions.

Les cocus c'est bien nous dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Boilil aurait dit:

M. Mohamed Ould Boilil tenait devant le parlement un discours incendiaire dans lequel il a qualifié les étudiants poursuivis de « bande de criminels qui méritent d’être exécutés ».

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Badr HUN le fils de Kim jong AZ c'est quoi dit le fou.

maatala



maatala

Anonyme a dit…

salam

Lu sur Kassataya

«Confidence» d’Ould Abdel Aziz aux sénateurs de son parti, qu’il a rencontrés la semaine dernière, en leur demandant de la taire, pour le moment: Il ne se présentera pas à la présidentielle de 2014. Chut! Surtout ne le dites pas aux ennemis de la Rectification, aux gabegistes – ceux de l’autre camp, bien sûr! – et à l’opposition: ils sauteraient de joie à l’idée que le Trésor public n’aura plus de gardien.


Il n’en fallait pas plus pour que la rumeur s’empare de l’info, la gonfle, l’étire, la tourne et la retourne en tous sens. Elle était à la Une de toutes les discussions de salon, des journaux et des sites d’information. Avant qu’elle ne se dégonfle, le lendemain, Ould Abdel Aziz n’ayant jamais songé, ne serait-ce qu’un instant, à quitter, de son plein gré, le palais gris qu’il squatte depuis 2005. En fait, le Président, dans le style alternant sérieux et dérision dont il a le secret, avait demandé, aux sénateurs, de travailler, dorénavant, pour faire de l’UPR un véritable parti, capable de survivre à toute éventualité, comme, par exemple, s’il décidait, lui, le Grand Manitou, de ne pas briguer un second mandat en 2014. Une simple hypothèse d’école dont la conclusion ne lui a jamais traversé l’esprit. Exactement comme a survécu le PRDS, après le départ de Maaouya, en 2005, serait-on tenté de lui répondre. Les deux partis ont, en effet, plusieurs points communs: fondation par président en exercice, recrutement parmi les laudateurs de la République et fâcheuse tendance à l’évaporation, dès lors qu’ils ne sont plus aux affaires.
En fait, tout est dit à dessein. L’homme accumule, depuis quelques temps, les mauvais points. L’affaire de son fils l’a, paraît-il, beaucoup affecté. Les conséquences de la sécheresse qui s’abat sur le pays risquent d’être désastreuses. AQMI n’est toujours pas vaincue et menace d’exécuter le gendarme qu’elle a enlevé à Adel Bagrou. Les troubles, au Mali, qu’on a contribué à attiser, pourraient avoir un effet bomerang sur notre pays. L’opposition gagne des points et s’enhardit, de plus en plus. La rue gronde, pour cause de problèmes d’Université et d’enrôlement. La vie se renchérit, de jour en jour. Une partie de l’Armée est mécontente. Le gouvernement a, largement, prouvé son incompétence. Le dialogue politique n’a pas produit les résultats escomptés. Les élections sont renvoyées aux calendes grecques. Et aucun espoir ne pointe à l’horizon. Sauf celui, déjà fort émoussé, puisqu’il n’aura tenu qu’à peine vingt-quatre heures, de voir, enfin, les militaires rentrer dans leurs casernes.
Et l’on va devoir se taper ce régime encore un mandat et demi? Y a, vraiment, de quoi se faire du mouron...

Ahmed ould Cheikh

Source : lecalame.info le 28/02/2012

Anonyme a dit…

Un petit bandit. Il a fermé les yeux et instrumentsalisé AQMI contre nous. Yenskhak.
KiM Jong Az: le gars à niker sans pitié.
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Sortie d’ATT sur RFI : La fuite en avant

28 février 2012 Rubrique:
En écoutant le Président ATT sur RFI hier, nous avons été comme beaucoup de nos compatriotes déçus des réponses données qui frisent le ridicule. Et pour cause, parlant des élections du 29 avril, le Président ATT accuse certains hommes politiques et des hommes de tout bord « de faire leurs petits chemins » parce qu’ils n’aiment pas que les élections se tiennent.

En réalité tout démocrate veut des élections libres, transparentes, justes dans la paix. Dans notre cas, une partie du pays est confrontée à une guerre larvée avec les terroristes. Et depuis l’arrivée d’ATT et de son équipe aux affaires en 2002, nous n’avons vu de solutions pérennes à cette situation de ni paix, ni guerre. Il faut dire et selon bien d’observateurs, organiser les élections dans ces conditions, c’est aller vers une crise post électorale sans précédent.

AQMI et nous

Le Président ATT qui qualifie cette organisation transnationale : « est venue d’ailleurs ». De 2002 à nos jours qu’est ce son pouvoir a fait pour chasser ces éléments de notre sol si ce n’est servir d’intermédiaire pour libérer des otages?

N’est-ce pas pour manque de bonne foi de Bamako que les différents Chefs d’Etats de la bande sahélo-saharienne refusent de venir à sa conférence ?

La drogue, pour ATT, dans son armée il n y a aucun officier qui est complice dans ce trafic. Pourtant en dix ans de son règne, notre pays plus précisément le nord est devenu une plaque tournante de la drogue. Nous assistons à des cités appelés « cocaîne city » par notre confrère Mahmoud Alpha Maïga. L’affaire « Air cocaîne » reste encore dans les mémoires. Pourtant, un gros calibre a été libéré au soir du 20 janvier dernier pendant que le menu fretin croupit en prison. Le Mali en l’espace de quelques années est devenue une zone de passage de la drogue qu’il reconnait. Pourquoi cela ?

En réalité, la sortie d’ATT sur RFI, est un signe prémonitoire qu’il est entrain de perdre de la main, le Mali.

En persistant dans sa mésaventure, c’est conduire le pays vers un chaos indescriptible car, il y a des candidats à la présidentielle qui ne sont pas prêts à admettre leur défaite.

Ce qui est vérifiable au Mali, c’est que sous ATT, des milliardaires ont vu le jour, des immeubles se construisent à une vitesse hallucinante pendant que la majorité des maliens vivent dans une précarité absolue. Des armes et de la drogue sont saisis, leurs auteurs déférés mais qu’à cela ne tienne, le trafic se propage de plus belle au vu et au su de tous. C’est le Mali qui avance de la sorte. L’exclusion, les humiliations, le saupoudrage, le tape à l’œil, sont devenus des modes de gouverner. La promotion des médiocres en est une parfaite illustration. Surtout pas le mérite.

C’est dans ce bilan macabre que le locataire de Koulouba et ses collaborateurs veulent organiser des élections dites démocratiques.

Attendons de voir !

La rédaction

Anonyme a dit…

SALAM

Lutte contre l'esclavage:"le gâteau masque la cerise" (Vidéo)




ALAKHBAR(Nouakchott)Le Ministère de l'intérieur et de la décentralisation mauritanien vient d'accorder un récépissé pour une nouvelle ONG dénommée"Organisation pour l'éveil , l'unité nationale et la lutte contre l'esclavage", a appris Alakhbar de sources fiables, proches des sphères du gouvernement.

Et nos sources d'affirmer que cette ONG est présidée par Saleck Ould Inallah, expulsé récemment par IRA-Mauritanie que préside Birame Dah Ould Abeidi, suite à un faisceau d'indices qui prouvent son appartenance aux services de renseignement du gouvernement et des forces de sécurité.

Nos informations révèlent que "l'État mauritanien prend en charge tous les frais de la tenue du premier congrès de cette ONG qui aura lieu ce mardi après-midi, à l'hôtel Khatter, de Nouakchott".

"L'ensemble des ministres descendants d'anciens esclaves assisteront à cette rencontre et que cette décision émane des hautes autorités du pays" ont déclaré nos sources.

A rappeler que lors d’une autre conférence de presse tenue en août 2011, IRA-Mauritanie avait déclaré que "L'ira a bien déposé une demande de reconnaissance". C’était en réponse au président mauritanien, qui avait estimé, lors de son deuxième débat télévisé, que IRA-Mauritanie n’avait pas déposé une demande de reconnaissance

Anonyme a dit…

Maatala,

Tu nous fais oublier le blg de Prof ely. Shame on you. A-
===
jeudi 23 février 2012


Militaires , agents de sécurité…alimentaire

Depuis bientôt plusieurs semaines, les différents organes de presse “tympanisent” le citoyen avec cette histoire de sociétés de sécurité et de gardiennage confiées à des anciens militaires. Histoire d’un financement de l’Etat, à hauteur de 900 millions d’ouguiyas, volés indument au contribuable mauritanien et versés à quelques militaires choisis , plaisant à Aziz.

Une histoire qui a généré des tensions et des jalousies entre militaires ,nantis et non nantis. Entre bénéficiaires et laissés-pour compte. Bref, un exemple parmi tant d’autres de la gabegie mauritanienne, du “je-m’en-foutisme” qui caractérise la gestion personnalisée de l’Etat et de la dilapidation de ses ressources au profit de quelques uns pourvu qu’ils fassent le jeu du pouvoir; les asservir par ses prébendes et particulièrement, dans ce cas, pour Aziz “d’amadouer” les vieux militaires, vieux mais encore lucides.

Cependant, ce qui cloche dans cette affaire ce sont moins les revendications qu’elle a fait exploser que le fait que l’octroi de ses sociétés ou leur gestion à des militaires , s’est basé sur une contre-vérité: un militaire est compétent en sécurité ou en gardiennage.


Un militaire, comme le dit le dico, peut être engagé, conscrit, recrue, réserviste, volontaire, homme de troupe, sous-officier, officier, guerrier, baderne,caporal, sergent, lieutenant,commandant,colonel, général, maréchal, mercenaire, griveton, rengagé, carabinier, guerrier, pioupiou, et même mercenaire et… putschiste mais pas agent de sécurité. Ce n’est pas son métier.

“L'agent de sécurité a pour fonction d’assurer la sécurité des biens meubles et immeubles ainsi que celle des personnes qui sont liées directement ou indirectement à la sécurité de ces biens”1

Pour l’exercice d’une activité de sécurité il faut des qualifications professionnelles qui ne sont pas celles d’un porteur de baïonnette.

En France, "les dirigeants, les personnes exerçant à titre individuel (travailleurs indépendants), les salariés (agents) ne peuvent exercer leur activité dans la sécurité privée que s’ils justifient d’une aptitude professionnelle”1. Et cette aptitude est justifiée par des certificats de qualification professionnelle d'agent de sécurité dans le domaine de la prévention de la sécurité et de la médiation couvrant une multitude de spécialisations (sécurité dans les transports, sécurité civile et d'entreprise, des espaces ouverts au public etc. ) sans compter les formations complémentaires souvent obligatoires dans des activités de sécurité spécifiques (secourisme, habilitation électrique des personnels non électriciens,risque Chimique, manipulation d’appareils respiratoires divers etc.). Cette aptitude est sanctionnée par des certifications, brevets et diplômes de différents niveaux délivrés par des institutions professionnelles et universitaires agréées.

Anonyme a dit…

Maatala,

Tu nous fais oublier le blg de Prof ely. Shame on you. A-
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jeudi 23 février 2012


Militaires , agents de sécurité…alimentaire

Depuis bientôt plusieurs semaines, les différents organes de presse “tympanisent” le citoyen avec cette histoire de sociétés de sécurité et de gardiennage confiées à des anciens militaires. Histoire d’un financement de l’Etat, à hauteur de 900 millions d’ouguiyas, volés indument au contribuable mauritanien et versés à quelques militaires choisis , plaisant à Aziz.

Une histoire qui a généré des tensions et des jalousies entre militaires ,nantis et non nantis. Entre bénéficiaires et laissés-pour compte. Bref, un exemple parmi tant d’autres de la gabegie mauritanienne, du “je-m’en-foutisme” qui caractérise la gestion personnalisée de l’Etat et de la dilapidation de ses ressources au profit de quelques uns pourvu qu’ils fassent le jeu du pouvoir; les asservir par ses prébendes et particulièrement, dans ce cas, pour Aziz “d’amadouer” les vieux militaires, vieux mais encore lucides.

Cependant, ce qui cloche dans cette affaire ce sont moins les revendications qu’elle a fait exploser que le fait que l’octroi de ses sociétés ou leur gestion à des militaires , s’est basé sur une contre-vérité: un militaire est compétent en sécurité ou en gardiennage.


Un militaire, comme le dit le dico, peut être engagé, conscrit, recrue, réserviste, volontaire, homme de troupe, sous-officier, officier, guerrier, baderne,caporal, sergent, lieutenant,commandant,colonel, général, maréchal, mercenaire, griveton, rengagé, carabinier, guerrier, pioupiou, et même mercenaire et… putschiste mais pas agent de sécurité. Ce n’est pas son métier.

“L'agent de sécurité a pour fonction d’assurer la sécurité des biens meubles et immeubles ainsi que celle des personnes qui sont liées directement ou indirectement à la sécurité de ces biens”1

Pour l’exercice d’une activité de sécurité il faut des qualifications professionnelles qui ne sont pas celles d’un porteur de baïonnette.

En France, "les dirigeants, les personnes exerçant à titre individuel (travailleurs indépendants), les salariés (agents) ne peuvent exercer leur activité dans la sécurité privée que s’ils justifient d’une aptitude professionnelle”1. Et cette aptitude est justifiée par des certificats de qualification professionnelle d'agent de sécurité dans le domaine de la prévention de la sécurité et de la médiation couvrant une multitude de spécialisations (sécurité dans les transports, sécurité civile et d'entreprise, des espaces ouverts au public etc. ) sans compter les formations complémentaires souvent obligatoires dans des activités de sécurité spécifiques (secourisme, habilitation électrique des personnels non électriciens,risque Chimique, manipulation d’appareils respiratoires divers etc.). Cette aptitude est sanctionnée par des certifications, brevets et diplômes de différents niveaux délivrés par des institutions professionnelles et universitaires agréées.

Anonyme a dit…

Aussi on comprend que confier l’activité de sécurité et de gardiennage à des militaires n’est pas une évidence en soi. Avoir manipulé une arme, ou avoir rampé sous des barbelés ne fait pas l’agent de sécurité. C’est un métier à part qui s’apprend et qui nécessite des compétences spécifiques. D’autre part, la confusion entre agent de sécurité et garde du corps semble être entretenue dans les esprits. Si dans certains pays, d’anciens militaires se sont reconvertis en garde du corps, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de choix de personnes aptes, notamment physiquement à jouer ce rôle. Nos militaires retraités n’ont pas cette vocation et la sécurité ne se réduisant pas au veilleur de nuit, on saisit l’aberration de leur confier la gestion de sociétés de sécurité et de gardiennage.

Alors tout ce tapage , n’a qu’un seul objectif cacher la réalité des choses; à savoir notamment: distribuer indument des millions à des militaires qui n’ y ont pas droit sinon par le subterfuge de ces sociétés de sécurité et de gardiennage, dont ils sont sensé avoir les compétences pour les gérer. Quant au postulat selon lequel les militaires sont plus aptes dans ce métier de la sécurité, il est absolument faut et ne justifie pas qu’on leur confie un secteur aussi important et sensible que celui de la sécurité des personnes, des biens meubles et immeubles des entreprises publiques et privées, des entités commerciales et industrielles.

Qu’advient-il aujourd’hui de l’attribution de la gérance de ces sociétés à des militaires. Rien. Tout ceux qui ont visité les sociétés bénéficiant de leurs services, remarqueront le caractère hétéroclites de leur personnel, constitué souvent de veilleurs de nuits recrutés à vil prix, d’ anciens militaires et policiers en rade qui n’ont d’agent de sécurité que le nom et qui ne développent aucune connaissance professionnelle du métier. Quant au gardiennage industriel et d’entreprises de grandes envergures, c’est un marché juteux confié à quelques uns de ces militaires qui ont bénéficié des largesses du pouvoirs qui le gèrent par la sous-traitance ou par sociétés interposées.

Cette situation fait que des organisations du secteur et au-delà, à travers leur syndicats, publient chaque jour une litanie de protestations et de dénonciation les unes des autres.


Ici, le Collectif des retraités et anciens des forces armées et de sécurité (CORAFAS), là, la Coordination des sous-officiers et hommes de troupes (CSHT), par ici, l’Union des Sociétés de Gardiennage en Activité (USGA), par la, la CNCIPS (Commission Nationale de Coordination des Institutions Privées de Sécurité) et parfois même des intervenants de soutien tel le Collectif des victimes de la répression (COVIR).

Tant de déploiement d’énergie “militaire”, d’invectives personnelles, de dénonciations malsaines autour d’une activité de sécurité qui, par définition, ne revient pas aux militaires ni à leurs ayants droit, ne peuvent être justifiées que par une chose: l’appétit du gain et moins l’intérêt du pays. N’est-ce pas cela qui caractérise depuis quelques années, ceux-là même qui sont à la tête du pays. Et qui est à la tête du pays? Un militaire, des militaires…

Voilà désormais ce que sont devenus nos militaires; transformés, sous l’impulsion d’un pouvoir corrompu, en agents de sécurité…alimentaire.

Pr ELY Mustapha

Anonyme a dit…

salam

Il a longtemps utilisé le nom d’Ely Ould Mohamed Vall : pour arnaquer les chancelleries.

Un certain Ely Ould Fer, de père français et de mère mauritanienne serait un escroc de haute voltige.Il vient de tomber dans les mailles de la justice. Il utilisait le nom de l’ancien Chef de l’Etat et ex-Directeur général de la Sûreté nationale, Ely Ould Mohamed Vall, pour arnaquer les chancelleries occidentales exerçant en Mauritanie et les expatriés.

La justice a mis fin à ses activités. Déferré jeudi 23 février 2012, il a drainé dans ses sillages une parenté nombreuse. Le dossier a été directement traité par le Procureur de la République. Mohamed Ould Fer et certains cambistes de la capitale auprès de qui il échangeait les devises de ses arnaques ont été entendus. Ces derniers ont tous été libérés et Ely déposé à la prison de Dar Naïm.

La taille courte et la peau extrêmement blanche, Ely Ould Fer en imposait, surtout avec ses accoutrements de première classe, l’aisance qu’il dégage et sa bonne maîtrise des langues ainsi que de la politique intérieure du pays.

Il se présentait ainsi à ses victimes, ambassadeurs accrédités ou haute personnalité étrangère, sous l’identité de l’ancien Chef de l’Etat. Accueilli avec tous les honneurs et le respect dû au rang d’Ely Ould Mohamed Vall, il ressortait les poches lestées de sommes importantes en devises. Il se rendait alors auprès de quelques cambistes de la Capitale qui le lui échangeaient en ouguiyas sonnantes et trébuchantes.

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Voler un voleur mérite un prix nobel dit le fou

maatala