vendredi 9 novembre 2012

Interview avec Lô Gourmo Abdoul : 'La vacance ou l’empêchement définitif étant des faits juridiques...

il faut qu’ils soient qualifiés comme tels par le conseil constitutionnel pour déclencher le régime prévu de l’intérim par le Président du Sénat' M. Lô Gourmo Abdoul est un personnage charismatique de la scène judiciaire et politique du pays. Enseignant à l’université du Havre, en France, il est avocat au barreau de Nouakchott et consultant international et en plus homme politique membre des instances dirigeantes de l’Union des Forces du Progrès (UFP). Pour ses diverses fonctions, nous l’avons interrogé pour en savoir plus sur la situation générale du pays marquée par une absence de près de trois semaines du chef de l’Etat qui serait en convalescence en France. L’Authentique : à l’heure actuelle avec l’absence prolongée du président, peut-on parler de vacance du pouvoir ? Lô Gourmo : notre pays vit une situation particulièrement difficile en raison notamment du grave incident du 13 octobre dernier. D’abord présentée comme " sans gravité " par un membre éminent du Gouvernement, la blessure par balle du Président dans d’obscures conditions s’avère beaucoup plus grave. Depuis plus de trois semaines, la communication du régime tente, très maladroitement, de le présenter comme en état de convalescence voire comme totalement guéri et sur le bord du retour ! Mais le fait est que depuis lors, son absence se prolonge et alimente les rumeurs les plus folles, accentuant l’atmosphère délétère de crise que connaissait le pays bien avant ce douloureux évènement. C’est dans ce contexte qu’est posée avec de plus en plus d’insistance, et pas seulement par l’opposition, la question dite de la " vacance " du pouvoir. Il convient de préciser que la constitution mauritanienne (art 40 et 41), sans autre précision, se réfère à " la vacance " (de la fonction présidentielle) et à l’ " empêchement définitif " (du Président de la République). Ce sont deux situations générales dans lesquelles la charge de Président de la République n’est plus assumée par son titulaire, sans que n’en soient définies les raisons et conditions. Les seules précisions données dans le texte constitutionnel sont celles relatives à l’autorité habilitée à déclarer la vacance ou l’empêchement définitif à savoir le Conseil constitutionnel et les autorités qui peuvent saisir ce dernier pour constater cette vacance ou cet empêchement définitif. Du point de vue strictement juridique, tant que le conseil constitutionnel n’a pas été saisi et n’a pas déclaré cette vacance ou cet empêchement définitif, ceux-ci ne peuvent être considérés comme réalisés. La vacance ou l’empêchement définitif étant des faits juridiques, il faut qu’ils soient qualifiés comme tels par le conseil constitutionnel pour déclencher le régime prévu de l’intérim par le Président du Sénat. C’est ce qui s’était passé lors du règlement de la crise résultant du putsch du Général Aziz contre Sidi Ould Cheikh Abdallah. L’Authentique : l’opposition démocratique a donc tort de parler de vacance de pouvoir ? Lô Gourmo : pas du tout ! L’opposition réclame d’abord la publication du bulletin de santé du Président car c’est sur la base de ce bulletin de santé et seulement sur sa base que pourrait s’appliquer pleinement le dispositif constitutionnel prévu. En effet, seuls le Président de la République lui-même, le Premier Ministre ou le Président de l’Assemblée Nationale peuvent saisir le conseil constitutionnel sur la situation de vacance (qui n’est pas visée ici car celle-ci suppose la disparition pure et simple du Chef de l’Etat) ou d’empêchement définitif (distinct de la situation d’un empêchement provisoire (comme une maladie plus ou moins prolongée mais non handicapante pour l’exercice de la charge suprême). La saisine du conseil constitutionnel par le Président lui-même signifie simplement qu’il fait constater sa démission par ce dernier pour lancer le processus de l’intérim. Ici, la question du bulletin de santé ne se pose pas car le Président est libre de démissionner à tout moment. Il en va autrement du Premier Ministre ou du Président de l’Assemblée Nationale. Comment pourraient -ils saisir le conseil constitutionnel s’ils ne disposent d’aucune information médicale fiable (le bulletin de santé) d’un Président dont la blessure est entourée d’un halo de mystère tant dans ses conditions de réalisation que dans sa gravité ? Ici, on peut clairement considérer la production du bulletin de santé comme le préalable ou la condition de départ du respect de la constitution. Sans le bulletin de santé du Président de la République, l’une et l’autre de ces deux autorités doivent être considérées comme empêchées de saisir le conseil constitutionnel en violation de la constitution ou, s’ils ne le réclament pas, comme ayant renoncé à leur obligation constitutionnelle. Il y’a lieu ici de relever deux faits majeurs, dans les circonstances actuelles. D’abord la disparition totale du Gouvernement de l’espace communicationnel qui est en ce moment décisif. Pas une fois le Premier Ministre ou un membre du Gouvernement (à part la première sortie décalée du Ministre de l’Information au moment même de l’incident) n’ont éprouvé le besoin de dire quoi que ce soit alors que les plus folles rumeurs polluent l’ambiance du pays au risque de le déstabiliser très gravement. D’un point de vue politique, le Gouvernement est démissionnaire. Et le vide de l’Exécutif provoqué par l’absence prolongée de son Chef est devenu sidéral par l’évaporation de ce Gouvernement sans âme et sans corps. Ensuite, le Président de l’Assemblée Nationale a reconnu n’avoir jamais reçu le moindre bulletin de santé du Chef de l’Etat en précisant n’avoir aucune compétence médicale pour se prononcer sur son état uniquement à partir d’une communication téléphonique de 7 mn avec un interlocuteur qu’il dit être lucide mais parlant d’une " voix faible ". C’est très grave ! Cela signifie que la seule véritable autorité de saisine du conseil constitutionnel ne dispose d’aucune information médicalement fiable pour exercer sa charge constitutionnelle. Ce n’est pas à l’opposition de prouver qu’il y’a " empêchement " (elle n’a ni les moyens juridiques ni l’accès à l’information nécessaire pour cela !). C’est, au contraire au Gouvernement de prouver que le Chef de l’Etat n’est pas empêché à titre définitif mais seulement provisoire. La charge de la preuve incombe ici au Gouvernement supposé gérer ce dossier médical du Président. S’il ne le fait pas, il rend impossible toute saisine du conseil et donc viole la constitution. L’opposition est donc en droit dans ce cas de " saisir " le peuple pour lui faire constater le vide juridique et l’empêchement de gouverner qui règne dans ce pays. C’est ce " vide " que certains qualifient un peu maladroitement de " vacance " du pouvoir. C’est le sens des actions de rue en cours depuis le dernier meeting de l’opposition. L’Authentique : dans cette cacophonie au sein du pouvoir, est-ce que notre Etat est menacé ? Lô Gourmo : aujourd’hui, toutes les institutions de la République sont par terre ! C’est inédit Tout ce qui est dit à propos des procédures constitutionnelles à mettre en œuvre pour faire face à la situation actuelle de vide est purement et simplement théorique ! Le parlement dans son ensemble est périmé depuis un an. Le Président de l’Assemblée Nationale est, à l’image de son Assemblée, sans prérogatives constitutionnelles de droit positif, du fait du non renouvellement des mandats de ses membres. Il ne pourrait donc en droit pur saisir le conseil constitutionnel de quoi que ce soit. Le Président du Sénat n’a pas été renouvelé comme l’impose la règle du renouvellement par tiers tous les deux ans. Il ne pourrait donc également assurer un intérim conforme à la constitution. Le conseil constitutionnel a trois de ses membres qui n’ont pas encore prêté serment. Sa formation incomplète lui interdit donc de se prononcer sur quoi que ce soit ! Le Premier Ministre n’a pas de majorité parlementaire depuis la fin des mandats parlementaires, il ne peut donc saisir qui que ce soit. Le Président de la République est empêché, on ne sait jusqu’à quand ! L’état civil étant encore inachevé, c’est la citoyenneté même de plusieurs centaines de milliers de mauritaniens qui est en cause. Etc.etc. L’Etat n’est plus gouverné suivant la constitution mais suivant l’opportunité du moment. Aucune sortie de crise par la seule constitution n’est possible aujourd’hui, comme après un Coup d’Etat. La République est par terre. Nous sommes sur pilotage automatique sécuritaire et Dieu sait comment tout ça va finir, dans le contexte des bruits de bottes de plus en plus lourds chez notre voisin immédiat, le Mali ! L’Authentique : dans un scénario probable où la convalescence du président perdure, quelle sera la solution pour sortir de cette crise ? Lô Gourmo : tout le monde souhaite un prompt rétablissement au Chef de l’Etat et se solidarise avec lui et sa famille dans l’épreuve qu’ils subissent et qui peut frapper tout un chacun. Le Président Ould Abdel Aziz a été très courageux dans cette épreuve comme le montrent les efforts surhumains qu’il a fournis pour rassurer les mauritaniens dès les premières heures de l’incident. Cela l’honore et cela me semble t-il, mérite respect et considération. Mais au-delà du sort individuel de chacun d’entre nous, ce qui importe par-dessus tout, c’est le sort du pays, son avenir, sa gouvernance durable et responsable. Quoi qu’il arrive, rien ne sera plus comme avant. Nous étions déjà dans une grave crise politique, institutionnelle et économique de grande intensité. Des initiatives étaient en chantier pour redonner au pays une chance de s’en sortir. Tous, d’une manière ou d’une autre, sauf une toute petite poignée de faucons intéressés par le statu quo, voulaient que l’on s’en sorte par la voie du dialogue et du compromis. Aussi bien la COD, la CAP que des partis membres de la majorité cherchaient d’arrache-pied une telle solution de sortie de crise. Aujourd’hui, la crise a atteint un seuil critique. C’est notre destin qui est en cause au moment où se prépare une guerre qui va sûrement avoir des effets au moins collatéraux sur nous. Notre pays ne pourra supporter à court ou moyen terme, un vide à la tête de l’Exécutif qui viendrait s’ajouter à la démonétisation des autres institutions de l’Etat et à la paralysie de l’administration publique. Il est urgent que toute la classe politique, aussi bien les partis au pouvoir ou proches de lui que ceux de l’opposition (COD et CAP) nouent le dialogue, se retrouvent autour d’une table-ronde pour débattre en toute franchise du sort du pays et pour déterminer ensemble un canevas de sortie de crise. Nous avons besoin d’une large union patriotique qui soit efficiente, rassure notre peuple et nos partenaires étrangers et les autres pays frères. Nous avons besoin d’une convention nationale qui revitalise par consensus les institutions moribondes et détermine les conditions de sortie de cette crise tout en redéfinissant les règles du jeu politique avec le soutien actif d’une société civile dynamique et arbitrale. Une convention pour une nouvelle transition démocratique. Alors seulement nous pourrions tous ensemble restaurer des institutions démocratiques fortes et légitimes et échapper aux graves risques qui pointent à l’horizon. L’Authentique : pourrait-on acheminer vers un nouveau putsch à la Aziz ? Lô Gourmo : il ne faut pas que le climat actuel perdure ! Notre expérience de ces trente dernières années nous montre clairement dans quelle direction va immanquablement la boussole lorsque s’installe un tel climat d’incertitudes. Mohamed Ould Aziz a fait deux putschs très différents dans leur contexte respectif et leur portée. Le premier a permis, vaille que vaille, de déboulonner l’autocratie militaire, première mouture, et ouvert la voie à une transition démocratique qui, malgré ses faiblesses a permis de faire faire au pays un pas qualitatif en matière de démocratie institutionnelle. Le second ne ressemble à rien et est une forme de restauration de l’autocratie concentrationnaire militaro-affairiste. En tant que démocrate, l’UFP auquel j’appartiens est hostile par principe au Coup d’Etat quel qu’il soit même si nous ne nous faisons aucune illusion quant à ce que peut signifier cette hostilité de principe par rapport à la real politik découlant du rapport de forces entre secteurs intéressés par le jeu politique au sein du pays. Il ne faut absolument pas qu’il y ait la moindre incompréhension ou hostilité entre forces sécuritaires et forces politiques. Mais quoi qu’il arrive, rien ne pourra se faire par décision unilatérale de qui que ce soit ! Toute sortie de crise doit être l’affaire de la classe politique et de la société civile avec l’appui des institutions de la République qui sont encore debout et de nos partenaires et amis. Propos recueillis par Cheikh Oumar NDiaye.

18 commentaires:

Anonyme a dit…

salam

La République est par terre. Nous sommes sur pilotage automatique sécuritaire et Dieu sait comment tout ça va finir, dans le contexte des bruits de bottes de plus en plus lourds chez notre voisin immédiat, le Mali

Vlane

Il semblerait que le calendrier Maya indiquant la fin du monde est un message pour ce ramassis de poètes hypocrites que sont les mauritaniens.

Il va y avoir du sport dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Émirats arabes unis: Des Mauritaniens refusés de renouveler leur séjour


ALAKHBAR (Nouakchott)- Les Émirats arabes unis refusent de renouveler la carte de séjour des Mauritaniens résidant sur son territoire et munis du nouveau passeport biométrique, a appris Alakhbar de source fiable.

Le deuxième prénom qui figurait dans l’ancien passeport a été supprimé dans le nouveau, et les autorités mauritaniennes n’ont pas encore informé les Emiratis de ces modifications.

Et les autorités émiraties n’acceptent plus le certificat d’individualité délivré par l’Ambassade de Mauritanie aux concernés; Elles estiment qu'il est difficile de renouveler les données de plus de quatre mille Mauritaniens de cette manière

Honte d'etre des Ould des le fou

maatala

Anonyme a dit…

Maatala,

On est dans la merde. Je crois que Kim Jung AZ a été attaqué par les qataris, les algériens ou les burkinabais. Cela n'a pas réussi à 100% comme l'autre fois avec le caporal. Ghazwani a tout inventé pour maintenir la credibilité de son ami. Il faut chercher du côté de ses ennemis extérieurs. Il a été probablement été attaqué en ville, pas à Tweila. L'affaire du lieutenent est du faux de A à Z. On peut nous prendre pour des cons pendant 24 heures, mais après on réflechit bon dieu.

Anonyme a dit…

Maatala,

J'ai des doutes que le kheneral de Bilgiss puisse revenir au pouvoir. Lui souhaite un prompt rétablissement, mais je crois qu'il sést fait niker par l'un de ses trois grands ennemis: Doha, Alger ou Ouaga. Une hypothèse.

Anonyme a dit…

salam


Alerte! ça sent le roussi.






Je ne sais pourquoi j'écris ces lignes. Peut-être un besoin de me soulager des idées obscures qui me hantent l'esprit depuis que monsieur ould Abd al Aziz a quitté la Mauritanie pour se soigner en France. Surtout depuis que ces responsables que nous avons ont commencé à rivaliser de verve pour nous intoxiquer quotidiennement de "leurs informations de sources sures""de sources bien informées."

Je ne suis pas politique, je ne suis pas en Mauritanie, mais quelque chose me dérange le sommeil dans cette affaire. J'ai eu largement le temps, par les dizaines d'articles que je dévore chaque jour, j'ai eu largement la matière suffisante pour juger nos hommes politiques à leur juste valeur. Je n'aurais voulu dévaloriser la compétence de personne.

Je n'ai aucune raison de le faire. Mais situation oblige: on est obligé d'apprécier le met qu'on nous sert. Quelque chose ne va pas. Tout le monde le sent.

Ould abd al Aziz, jouissant de toute la plénitude de sa volonté, se serait d'abord adressé à ces multitudes de pauvres venus à la porte même de son palais pour implorer Dieu de lui accorder la vie sauve et le ramener chez lui. Il a "parlé" à Messoud ould Boulkheir, à Boidjel, à un Othman Belmaali de l'UPR, a tous ceux qui ont prétendu, qu'au-dessus de la mêlée, ils ont su ce auquel personne n'a accès.

Je ne sais pas. Je ne connais pas Aziz, mais je sais que son genre de personne, aurait déjà parlé d'abord et avant tout à sa population. A ceux qui lui doivent leur logements, leur dignité et surtout leur droit à participer, ne serait que faiblement aux biens de ce pays.

Abd al Aziz, félicite Obama. Abd al Aziz soucieux de se faire photographier à gauche et à droite tantôt avec un ministre tantôt avec un médecin; est un Abd al Aziz capable de rassurer d'abord ceux qu'il avait mis du bon cote de sa balance: les populations en sit-in depuis des jours devant sa maison. Quelque chose de pas très catholique se trame contre cet homme.

Tous ces messieurs très polis et doués d'une grande aptitude à l'expression et à la manipulation des esprits, cachent quelque chose. Quelque chose de louche. Quelque chose qui sent le brulé. Ils n'ont réussi qu'à semer le doute et la zizanie dans l'esprit d'un peuple qu'ils sont supposés conduire. Quelque chose qui ressemble vaguement aux manifestations festives qu'ont fait, juste après avoir confié un être cher à la profondeur d'une tombe. L'histoire aidant, nous avons peur pour ould Abd Aziz, mauritanien, avant le ould Abd Aziz président.

Est-il neutralisé quelque part par des problèmes graves de santé, par une force armée, politique, mafieuse, "magouillarde"? Dieu seul sait. Un malaise douloureux prend le citoyen simple à la gorge, et lui donne un mauvais pressentiment. Pensons a une simple image: le président encore sous les vapeurs des puissants somnifères administrés par les médecins de Nouakchott, lors de sa première opération a tenu d'abord et avant tout à rassurer les populations sur sa santé et même sur la sécurité de ceux qui lui avaient tiré dessus.

Comment se peut-il que ce même homme déjà debout et apparemment en bonne santé, ne donne pas de ses nouvelles. Surtout quand il sait, il entend et il voit que de l'autre côté du monde son peuple et ses "leaders" sont en train, soit de l'enterrer vivant, soit de tisser des mensonges à son compte? De qui est-il otage? Dieu seul sait et Il est le seul qui peut le libérer. A lui le jugement et à lui le retour.

Mohamed ould Hanefi
Chef département de français Koweït.

Anonyme a dit…

salam


Coups de fil présidentiel : A quand le tour des mauritaniens de la Medina R…


Dernière blague entre mauritaniens : « Aziz ne t’a pas encore appelé ? » Non pas encore, j’attends son coup de fil. Et toi, il t’a appelé ? « Oui, il m’a donné des assurances sur son état de santé. Je vais d’ailleurs tenir une conférence de presse pour transmettre la bonne nouvelle aux mauritaniens. »

Depuis le 14 octobre, date d’évacuation du président de la République en France pour y subir de soins, parler au téléphone semble être son activité préférée… Et, les émetteurs ou récepteurs de ces coups de fil, juste le temps de raccrocher, organisent conférence de presse pour apporter des « preuves de vie et de bonne santé de Mohamed Oud Abdel Aziz » et, au passage, certains se tapent une petite pub genre « je fais partie des rares privilégiés qui communiquent en ces instants graves avec le chef de l’Etat… ».

Messoud Ould Boulkheir, lors de sa conférence de presse d’après coup de téléphone avec Aziz, a dit « J’ai eu une communication téléphonique avec le président de la République, je me suis enquis de sa santé. Il m’a dit que ca va bien, que sa santé s’améliore. Je lui ai dit qu’il m’a inquiété, qu’il nous a inquiété parce que l’on raconte beaucoup de choses…

Je lui ai également dit que je suis un peu frustré car j’ai appris qu’il a communiqué avec beaucoup de personnalités et mois je pensais être parmi les premières personnalités devant être informées …. »

Les citoyens aussi sont frustrés. A défaut de trois millions de coups de fil pour les trois millions de mauritaniens, ils veulent, de vive voix, entendre leur président. L’entendre directement, sans l’entremise d’une personnalité politique qui ne transmettra les salutations présidentielles qu’aux seuls membres de son parti… »

Quelqu’un qui telephone autant doit quand même être capable, camera au point, de la France, de dire aux mauritaniens de Bassiknou, Sebkha, Dafor, Kiffa, de la Medina 3, R, de Haye Saken…. « Je suis en pleine possession de toutes mes capacités. Il n’y a aucune vacance du pouvoir. Je suis toujours président. Je serai parmi vous dans…. »

Autrement, les mauritaniens vont cesser de s’abstenir de lancer a la figure des animateurs de conférences de presse d’après coup de téléphone : « Attendez, êtes vous sur d’avoir parlé au président de la République lui-même ? Est-ce que ce n’est pas quelqu’un d’autre qui a imité sa voix… ?»

Khalilou Diagana


Anonyme a dit…

salam


Dans la serie : la démocratie islamiste


Iran: Un blogueur critique du régime meurt en prison sous la torture

Le blogueur Sattar Beheshti, critique à l'égard des dirigeants iraniens, est mort dans la prison d'Evin à Téhéran, a confirmé sa famille. Il avait été arrêté le 30 octobre dans sa maison à Robatkarim, petite ville au sud-ouest de Téhéran, par la cyberpolice iranienne pour "propagande contre le régime" en raison de ses activités sur Facebook et sur le Net. Les proches de cet ouvrier de 35 ans ont reçu un appel des autorités de la prison, le mardi 6 novembre, leur demandant d'acheter une tombe et de venir récupérer le corps. Sattar Behesti a été enterré jeudi au cimetière de Robatkarim.

Le site proche de l'opposition Kaleme a dévoilé, jeudi, la plainte que ce dissident avait déposée auprès des autorités d'Evin à cause des tortures qu'il avait subies pendant ses premiers interrogatoires. La plainte a été rédigée pendant les douze heures que Beheshti a passé, le 1er novembre, dans la section 350 d'Evin, réservée aux prisonniers politiques.










"Pendant ces deux derniers jours depuis mon arrestation, j'ai été menacé, tabassé et insulté. J'ai reçu des coups de pied et de poing, aussi à la tête, alors que j'étais attaché à une chaise. La cyberpolice m'a de nouveau convoqué et m’emmènera bientôt. Elle sera à l'origine de tout ce qui m'arrivera et, si je finis par faire des aveux, ils ne vaudront rien", a-t-il écrit dans un formulaire de plainte, destiné à "Monsieur Alaie, responsable de la section 350". Kaleme précise que les noms de ses deux compagnons de cellule, ainsi que leurs témoignages ont été "floutés" pour des raisons de sécurité.

Un site conservateur, Baztab, appartenant à Mohsen Rezaie, une personnalité politique proche du guide suprême Ali Khamenei, a également confirmé la mort de cet homme, "probablement en raison de la négligence ou de l'erreur des acteurs impliqués dans son dossier".

Sur son blog personnel, Sattar Beheshti dénonçait vivement la répression, la corruption des responsables politiques et les violations des droits de l'homme en Iran. Dans son dernier post de blog, il déplorait les menaces et les intimidations faites par le régime contre les dissidents iraniens. "Hier encore, on m'a menacé. On m'a dit que je devais annoncer à ma mère qu'elle serait bientôt obligée de s'habiller en noir [en signe de deuil]. Ils disent : 'On fait ce qu'on veut et que vous devrez vous taire (...).' Je ne resterai pas silencieux, bien que cela veuille dire la mort."

Selon les proches de Sattar Beheshti, il a été arrêté et incarcéré pour la première fois en 2003 lors de manifestations d'étudiants à Téhéran. L'organisation Reporters sans frontières (RSF) à publié une communiqué, demandant aux responsables iraniens d'enquêter sur cette affaire et de rendre publics les résultats.

En juillet 2003, la photographe irano-canadienne Zahra Kazemi avait trouvé la mort quelques jours après son arrestation à Téhéran. Kazemi avait été interpellée par les agents des services de renseignement alors qu'elle photographiait un rassemblement de familles de prisonniers politiques devant la prison d'Evin. Hospitalisée quelques jours avant sa mort, la photographe avait dit avoir reçu des coups à la tête pendant ses interrogatoires.

Les sites d’information précisent que la famille de Sattar Beheshti n'a pas été autorisée à participer à son enterrement, sous la pression des services de sécurité.

Assal Reza

L'esprit de contradiction est la chose la plus partagée par tous les frustrés (islamistes) dit le fou


Anonyme a dit…

Maata,tous les anciens de xouldy et ceux de canalh, nous pouvons avoir des desaacords politiques mais nous restons des compatriotes! Abdel Aziz est le President de notre Mauritanie bien aime'e. Durant ces moments difficiles pour sa famille et pour lui, nous avons tous l'obligation morale de prier pour son prompt retablissement. Une fois qu'il retourne a' Nouakchott et retrouve sa sante', nous pouvons poser des questions qui fachent MAIS MAINTENANT N'EST PAS LE MOMENT!
SOYONS SAGES!!!!

Anonyme a dit…

je souhaite un bon et prompt rétablissement au président aziz et je lui demande de rompre avec le passé et les hommes du passé,tous les ministres pourris de maawiya sont recyclés en ambassadeur ou pdt de ca.

Anonyme a dit…

Salam

Dear Couly

Of course, je souhaite un bon rétablissement à Kim Jong AZ le président de république islamique de Mauritanie, c'est un devoir islamique.

Comme être humain, je souhaite aussi un bon rétablissement à Ariel SHARON.

Ils ont des parents qui les aiment.

J'ai soutenu l'AZ contre la couille molle de SIDIOCA.

Mais depuis que KIM Jong AZ à paraphé la nomination des principaux responsables de la sécurité issus exclusivement de la communauté beydane, j ai perdu mes illusions sur la possibilité que le vivre ensemble devienne une réalité.

Pire , je suis persuadé de la Pédale de Taya n'aurait pas avalisé cette honte.

Nommé 84 fonctionnaires dont 82 beydanes et deux négros-con ne peut être l'oeuvre que d'un extrémiste nasséro-bathite frustré par son arabité de seconde zone.

Kim jong az pour parler d'un négro-mauritanien dit souvent "LKORY" dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

La Mauritanie condamne la "lâche" agression menée par Israël contre la bande de Gaza




Alakhbar (Nouakchott)- Le ministère des affaires étrangères et de la coopération a rendu public, vendredi, le communiqué, pour dénoncer et condamner "la lâche agression israélienne sur Gaza".

Le ministère a également présenté les condoléances des mauritaniens aux familles des "martyrs et au peuple palestinien frère, tout en appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à assumer ses responsabilités et à prendre les mesures nécessaires pour la protection du peuple palestinien contre cette agression qui menace la sécurité et la stabilité dans la région", selon le communiqué.

Des forces politiques avaient critiqué hier le silence du gouvernement mauritanien face à ce qu'ils ont qualifé d'"offensive sioniste barbare" sur Gaza.

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Pourquoi la mauritanie n'a pas condamnée l'attentat contre malala (pakistan), le saccage des lieux saint au Nord mali

Sectaire et racistes, voila se que nous sommes dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Vlane

Le PRDS et l'entourage familiale (sic) battissent un écran de fumé autour de KIM JOng AZ.

Il a parlé à Jacques A PAUL PUIS PIERRE ET APRES...............

Tous les chauffeurs de l'ambassade sont en congés depuis deux semaines pour éviter une fuite sur le lieu et l'état de santé .......

Pourquoi un tel dispositif........

Que veut-on à tout prix nous cacher................


On ne nous dit pas tout dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Avis aux Mauritaniennes

Des dizaines de femmes non voilées ont été arrêtées hier et ce vendredi 16 novembre à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, par des islamistes membres d'Aqmi. Une situation dénoncée par cette habitante de la ville, très en colère.


Témoignage d'une habitante de Tombouctou :


"Ces gens-là se comportent avec les femmes comme si c’étaient des animaux (…). Ils disent que ton voile est trop transparent, il est trop coloré, on voit ton bras ou bien on voit ta forme. Ils t’arrêtent pendant 24 heures (…). Dès qu’elles sont libérées ils les fouettent (…) jusqu’à trente coups avec une cravache en peau de chameau. On a peur (…) on voudrait partir mais où aller (…) ? Nous, ce qu’on veut vraiment, c’est qu’on vienne nous libérer de ces gens-là".


Dedew, jemil et autres pédophiles frustrés ont des projets pour vous dit le fou.

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Je vous laisse , je dois assister à un mariage de lesbienne musulmane.

maatala

Anonyme a dit…

salam


Un mariage musulman célébré entre deux hommes à Sevran


Publié par Maëlle Le Corre | Dans Mariage,Société


Après le mariage symbolique de Villejuif début février, une autre cérémonie, religieuse cette fois-ci, a eu lieu samedi 18 février à Sevran (Seine-Saint-Denis).

En présence de leurs familles et ami-e-s, mais aussi des membres du collectif Homosexuels et musulmans de France (HM2F) et des associations David et Jonathan, Beit Haverim, Carrefour des chrétiens inclusifs, Communion Béthanie, un imam a donc uni Ludovic Mohamed Zahed, porte-parole de HM2F, et son compagnon Qiyaam, tous deux musulmans. Une cérémonie particulièrement émouvante, placée sous le signe de la tolérance et de la spiritualité, puisque le Notre Père puis des prières traditionnelles hébraïques ont aussi été prononcés.

«Célébrer cette fête religieuse, c'est un symbole, de même qu'y convoquer des autorités religieuses. Tout cela sert la cause», explique à Yagg Ludovic Mohamed Zahed. Pour lui, ce sont des valeurs de dialogue afin de dépasser les préjugés que cet événement véhicule: «Il est important de donner l'exemple, affirme le porte-parole de HM2F, de dire que c'est possible d'être homosexuel et musulman, afin de lutter contre cette double-discrimination.»

PAS DE MARIAGE… PAS DE PACS NON PLUS
Les mariés s'attendent-ils à des réactions de la communauté musulmane? «Pas vraiment, soutient Ludovic Mohamed Zahed. Ce qui nous motive avant tout c'est de faire de cet événement une force capable de faire bouger les choses au niveau de la loi.» En effet, à cette occasion, le collectif HM2F a fait parvenir au Président de la République une lettre ouverte pour lui faire part de l'absurdité de la situation dans laquelle sont Ludovic et Qiyaam, car au-delà du fait que les deux hommes n'ont pas le droit de se marier, ils n'ont pas non plus le droit de se pacser: ayant contracté un mariage civil en Afrique du Sud en août 2011, ils ne sont pas considérés comme célibataires, malgré la non-reconnaissance de leur union en France.

La lettre du collectif réclame donc à Nicolas Sarkozy de faciliter les démarches administratives afin que cesse la discrimination dont sont victimes Ludovic et Qiyaam. Extrait: «La législation actuelle plongent ses racines au plus profond de traditions éculées, de préjugés qui n’ont plus lieu d’être et qui, au sein d’un état laïc comme la France, ne devraient plus être en mesure d’influencer la représentation que tout-e citoyen-ne peut avoir de l’égalité entre tous, au sein de la république.»

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Anonyme a dit…

salam


RIM-Libye: Quelle est l'origine des 150millions d'euro "versés au trésor public mauritanien"?

La Jamahirya Arabe Libyienne aurait versé, en octobre dernier, une somme de 60 milliards UM, soient 150 millions euros au Trésor public mauritanien, a appris l'Agence Elhourriya de sources faibles aurprès d'institution fiancière de la place.

Un montant de cinq milliards de cette baguette a été versé pour éponger une partie de la dette que l’Etat mauritanien avait contractée envers la compagnie Mauritania Airlines et dont le versement a été effectué avant l'incident du 13 octobre dernier, date "malheureuse" pour le président mauritanie, qui juste quelques heures après il a été évacué en catimini vers la France, où, il est toujours en soins .

Après cette opération bancaire, le Trésor Public mauritanien a reçu des instructions de la part d'un haut responsable du pays de bloquer le reste de la somme qui est selon nos sources égal à 55 milliards UM et de ne pas passer l'écriture comptable sur le budget de l'année en cours (2012) .

Selon des sources mauritaniennes de haut niveau dont nous taisons les noms, ce montant serait versé en compte partie en échange contre l'ex-chef des renseignements de Kadhafi vers son pays.

Et selon une source médiatique mauritanienne, un parlementaire libyen lui avait confié en septembre de l'année en cours qu'Abdallahi Senoussi a été livré aux autorités libyennes en échange du versement à la Mauritanien d’importantes sommes attribuées par le Guide Kadhafi à la Mauritanie et l'actroie d’une enveloppe financière qui a été promise à la Présidence et au gouvernement de Nouakchott.

Source : Elhourriya le 15/11/2012

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Dites à Biram que son combat est fini ca ils sont passés de la traite des noirs à celle des blancs.

Maatala

Anonyme a dit…

Maata, j'espere que tu n'es pas pour la creation d'un departement minsiteriel charge' des condamnations!

Anonyme a dit…

Je demande la publication du bulletin de sante' de... chacun des dirigeants de l'opposition. Il va sans dire que celui de mon frere Saleh Ould Hanena ne m'interesse pas car en vrai Aiounois comme...moi, il souffre de HOUMANE RASS!!!!