mardi 24 janvier 2012

Qui ménager : Aziz suicidaire ou l’opposition qui appelle au coup d’état ?


Où sont passés les aziziens de la première heure ? Où sont passés celles et ceux qui défendaient Aziz avec passion car ils croyaient en lui ? Où est passée la passion du changement ? Ils se sont tus car Aziz les a tués ! Le voilà maintenant entourés de paillassons, de griots sans âme, d’ennemis corrompus, de seconds couteaux sans foi ni loi, d’aventuriers à genoux…


Alors qu’Aziz a plus que jamais besoin de gens sincères et talentueux défendant son bilan et son régime, le voilà paumé au milieu de bras cassés qui se taisent pour ne pas subir les foudres de la liberté d’expression ; le voilà servi par des nuls qui ne peuvent ouvrir la bouche sans dire une bêtise ou une chanson frelatée à l’excès !


Voyez le symbole même du bilan du changement : après presque 3 ans de changement constructif, 78 millions de dollars dépensés pour la santé en construisant et équipant des hôpitaux, personne n’est capable en Mauritanie de sauver une femme qui a reçu une balle dans la poitrine ! C’est grave pour un pays en guerre contre le terrorisme ! Que se passerait-il si demain une explosion venait à atteindre les populations ou même un tir à la kalach dans un marché ? Il faudrait alors affréter des avions médicalisés pour soigner tout le monde au Maroc ! Tu parles !


Maroc qui, soit dit en passant, est en train d’éviter à l’azizanie un cauchemar inchallah ! C’est un autre signe à méditer pour l’azizanie. Mais que voulez-vous, Aziz est ainsi fait que si vous l’accusez d’être pro-marocain, il ira jusqu’à claquer la porte à M6 pour rien ou juste pour prouver qu’il n’a pas de maître et n’est pas marocain, comme il peut la claquer à l’Emir du Qatar ; Que voulez-vous, Aziz est ainsi fait que si vous voulez la peau de quelqu’un, il vous suffit de faire courir la rumeur qu’il est l’homme fort qui tient l’oreille d’Aziz où il déverse ce qu’il veut, Aziz le fera exiler comme ould Brahim khlil qui depuis passe sa vie sur internet ou au téléphone, ou comme ce qu’a subi Mohcen qui se présentait comme le numéro 2 après Aziz ; c’est aussi ce qui arriva à Bouamatou et bien d’autres…


Aziz veut être libre et ne devoir rien à personne, ce qui est difficile quand on doit tout à quelques uns sinon à tout le monde… Il aura au moins réussi à prouver qu’il est bien mauritanien et non marocain, c’est accordé !


Pour ce qui nous occupe, on dit que celui qui ne voit pas le ciel, ne faut pas le lui montrer… Voilà que le ciel descend vers Aziz pour lui dire : Vois si tu es aveugle… Ecoute si tu es sourd… Lis si tu es honnête…


Aziz a voulu gérer le pays seul ou du moins, donner l’impression de gérer, gouverner tout au plus près comme si c’était possible au pays de la gabegie atavique ; le voilà donc responsable de tout ce qui peut arriver dans un tel pays. C’est le retour du bâton ou le coup de pied de l’âne…


Qui est l’âne ? L’âne est celui qui est pris pour tel ou celui qui en a toutes les caractéristiques en l’occurrence le peuple prêt à suivre quiconque le fait rêver mais prêt aussi à accuser quiconque n’assume pas !


Le mécontentement est-il général ? C’est le cas de le dire : Oui ! Qui sont les mécontents ? Le peuple, la classe moyenne, les riches, l’opposition, la majorité. Tout le monde est mécontent. Une partie pour n’avoir rien reçu des fruits hypothétiques du changement, l’autre pour n’en avoir pas reçus assez…


Aziz peut-il craindre ce mécontentement ? Pas vraiment car il a les moyens de faire taire beaucoup de leader d’opinion ; il lui suffit pour cela de leur mettre quelque chose dans la bouche ce qui les empêchera de parler la bouche pleine. Pourtant, il semble ne vouloir rien en faire comme s’il attendait que ces leaders le calomnient au maximum avant de leur faire chanter « vive Aziz sans condition ! ».


Aziz ne fait rien contre ce mécontentement comme s’il en avait besoin pour se libérer de certains... Aziz ne fait rien comme s’il savait que le pouvoir ne se prend pas par les braillards ; pourtant si les faiseurs d’opinions continuent ainsi, bientôt toute la république se dira qu’Aziz est un zéro qui a menti au peuple et dont l’unique but est de devenir l’homme le plus riche de Mauritanie.


C’est déjà bien lancé car en face des opposants, il n’y a personne de taille pour répondre arguments à l’appui. Le silence plein de mépris risque cette fois de coûter cher à Aziz et ses silencieux car ce vacarme naissant à la base laisse entendre à l’armée que si coup d’état il y a, alors la classe politique serait du côté des putschistes !


Nous en sommes là ! Les démocrates ont découvert le chantage au coup d’état contre les auteurs de coups d’état. C’est l’arme ultime la plus terrible qui soit ; c’est une véritable menace pour l’homme fort du moment car le front, armée contre civils, ne tient plus quand en face les civils en appellent à l’armée !


Voilà le seul danger qui puisse guetter Aziz : la soif de pouvoir de ses frères d’armes, tout le reste c’est du flan : révolte des haratines, du flan ! Révolte de la jeunesse, du flan ! Révolte du peuple, du flan ! Que du flan sorti de l’esprit pâtissier de plumitifs qui confondent farine et mayonnaise ! Rien ne monte, rien ne prend ! à moins d’une manipulation…


Le plus grand reproche qu’on puisse faire à Aziz, au-delà de tout le reste : ingratitude, convention criminelle avec la Chine, bradage de nos ressources or et autres, absence totale de lisibilité ni de perspective à aucun terme ni court, ni moyen ni long, nullités au pouvoir, marginalisation des lumières et cuisine des lueurs, arrogance, égoïsme qui consiste à se servir et mettre les autres à la diète, clochardisation de la fonction publique, opacité et clientélisme dans l’octroi des marchés publics devenus une affaire de clans proches du pouvoir etc. ; le plus grand reproche qu’on puisse faire à Aziz c’est de n’avoir pas eu le courage, ni lui ni les autres généraux d’impulser un vrai changement révolutionnaire même light mais un changement…


Voilà des jeunes généraux qui avaient tout pour réussir à changer ce pays de front à savoir nous débarrasser au moins des prédateurs arrogants et insolents que sont certains hommes d’affaires. Rien n’a été fait de ce côté que de leur faire peur en vain !


Mais Aziz est-il le seul responsable de ce désastre politique ? Les prédateurs qui n’ont pas pu servir Aziz sont allés remplir les rangs de l’opposition où plus rien n’est sain. Tout est corrompu de cœur ou de fréquentation. Tout est gris. L’opposition à la diète et haineuse veut la perte d’Aziz à tout prix non pas pour la Mauritanie mais juste pour assouvir la haine.


C’est cette haine qui fit la victoire sans coup de feu du CMJD ; C’est cette haine qui fit la victoire de Sidioca contre Daddah. C’est cette Haine qui fit que Daddah prit acte du coup d’état et c’est aujourd’hui la même haine les uns des autres qui veut la perte d’Aziz car Aziz les méprise et leur montre, car Aziz ne veut rien partager avec eux sans le verdict des urnes et les renvoie aux électeurs que l’opposition historique semble craindre car la jeune opposition islamiste semble mieux placée…


Il n’est plus question de démocratie nulle part, tout n’est que haine pour assouvir la haine. Qu’il tombe c’est tout ! Que Taya tombe c’est tout ! Que Daddah perde c’est tout ! Que Sidioca et son Messoud tombent c’est tout ! Maintenant c’est qu’Aziz tombe c’est tout !


Les mêmes qui depuis les années 70 se haïssent et se partagent le pouvoir ou en rêvent les uns contre les autres.


Assez ! Assez ! Pour toutes ces raisons, comme à l’époque où Aziz venait de démissionner de l’armée où nous avions appelé les généraux à ne pas le lâcher ce qui eût été possible si les civils ne s’étaient pas entredévorés,


http://chezvlane.blogspot.com/2009/12/lettre-au-hce-de-la-part-dun-citoyen.html


j’en appelle à ménager Aziz tant que cette classe politique n’aura pas pris sa retraite. Assez de cette haine qui ne sert à rien et détruit tout comme une haine entre malades mentaux qui se passent la balle et courent les uns après les autres riant et pleurant au hasard pour avoir la balle à eux comme pleurnichent des enfants méchants.


Quelque chose se passe dans ce pays ! Un changement de fond est en route ! Ce n’est certainement pas le changement qui arrête la gabegie partout, ni le changement qui offre une perspective dynamique mais au moins c’est un changement qui neutralise la classe politique devenue malsaine. Avant les civils valaient mieux que les militaires car ils étaient mieux formés, plus cultivés et avaient un réel souci du bien commun. Ce bien commun ce n’est pas seulement le bien matériel, c’est surtout un bien immatériel qu’on appelle la morale, l’honneur. Aujourd’hui tout est gris.


Nous ne sommes pas sortis de l’auberge et la relève n’est pas là mais au moins on sent qu’il se passe quelque chose dans les mentalités. On nous a conditionné à chanter, à mendier, à haïr en espérant de maigres faveurs comme récompenses de la mauvaise foi, tel fut ce système qui fit Taya, qui fit Ely, qui mit Sidioca et fit germer la toute puissance d’Aziz.


Aujourd’hui Aziz brise la recette infâme ! Il ne donne rien ! Il ne protège pas même ses ministres qu’il envoie se ridiculiser à l’assemblée, le tout à la TV. Pense-t-il à lui ? Est-il fou de ne pas songer à sa fortune alors qu’il est à la tête de l’Etat : la plus riche et plus puissante entreprise féodale militarisée dans un pays où les voleurs sont arrogants et se pavanent dans les rues, respectés alors qu’ils ont sucé ce pays et prostitué ses valeurs ? Tout ce que les braillards semblent lui reprocher c’est de ne penser qu’à lui… La classe politique, la société réclament leur part de gabegie… C’est tout !


Allons ! Que faut-il ménager ? La petite gabegie du seigneur de l’armée qui laisse quelque chose et cherche à bâtir malgré ses limites ou la gabegie généralisée qui ne laisse rien ? Faut-il croire aux chimères de la classe politique haineuse, corrompue, périmée ou reconnaître l’impasse politique gangrénée par la mauvaise foi ?


Voilà pourquoi, Aziz debout nous l’attaquons ! Aziz en danger, nous le ménageons ! Cette recette de modeste arbitre des élégances est valable pour ses ennemis que nous attaquons ou ménageons au mérite car tout est gris mais pas suffisamment obscur pour ne pas y voir clair. Etre neutre c’est faire le jeu d’un camp contre l’autre ; autant être neutre dans le tir et non dans le silence. Aziz n’est pas encore indéfendable et l’opposition n’est pas encore défendable !


Pourvu que l’homme du 18 se reprenne mais c’est pas gagné sinon il partira mais la Mauritanie ne se relèvera pas s’il tombe demain car alors ce sera une fois de plus la victoire de la haine face au sang-froid et le début d’une autre valse des bandits manchots or à ce casino-là, c’est l’armée qui gagne à tous les coups…


Vlane