mercredi 9 janvier 2013

Mauritanie: Un mémorandum "confidentiel" des cadres Hratines contre "l'exclusion"

REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE Honneur – Fraternité - Justice DECLARATION pour la Mauritanie de demain, égalitaire, unie et réconciliée avec elle-même La Question Haratine : l’interminable exclusion Après plus d’un demi-siècle d’indépendance, la Mauritanie, pays multiethnique et multiculturel par excellence, demeure plus que jamais confrontée au défi de la mise en place d’un véritable contrat social fondé sur l’appartenance commune à une Nation Unifiée. Toute l’histoire du pays témoigne d’une constante exclusion politique, économique et sociale d’une partie de plus en plus significative de la population et ce sur la base de son origine. Les Haratines, esclaves ou abid et anciens esclaves ou leurs descendants, sont confrontés, davantage que n’importe quelle autre catégorie socio-ethnique, à l’injustice au quotidien, au manque de perspectives et de débouchés, sans compter les pratiques récurrentes de l’état mauritanien moderne, pour les maintenir dans la condition servile de citoyens de seconde zone. Sur le plan symbolique, la stigmatisation est absolue : le sort des haratines est à ce point si peu enviable qu’une partie de leur communauté peine à assumer son appartenance et son statut pour le revendiquer avec la fierté requise. Casser le cercle vicieux de cette condescendance teintée de dédain, ayant conduit à cette mise à l’écart programmée, ne peut se concevoir que par une refondation de la république sur la base d’un réel partage du pouvoir et des ressources du pays entre l’ensemble de ses fils. Une telle option s’impose -plus que jamais- comme l’unique voie de salut pour mettre un terme à cette sempiternelle injustice, générée par une histoire séculaire mais, hélas, toujours inaltérée. Dans la vie de tous les jours, la marginalisation des haratines est à la fois évidente et systématique. Elle se traduit aussi bien en termes de liberté individuelle et d’autonomie collective, qu’en déficits d’accès à l’éducation, aux services sociaux de base et encore plus aux richesses nationales ou au pouvoir politique. La condition générale de cette communauté demeure marquée par l’esclavage et ses séquelles : l’exclusion et la pauvreté y prévalent; dans l’indifférence totale des pouvoirs publics. De même, la survivance de l’esclavage traditionnel est restée une réalité massive dans la Mauritanie postcoloniale et le demeure encore aujourd’hui, en dépit des dénégations officielles et officieuses. Certes, les différents régimes politiques du pays ont constamment adopté des attitudes ambiguës mêlant le déni, l’embarras et le laisser-faire avant qu’en 2007, le gouvernement mauritanien consente, de bien mauvaise grâce, et sous la pression du collectif des victimes, à adopter un cadre juridique de pénalisation qui, malgré ses nombreuses insuffisances, est tout de même théoriquement abolitionniste mais en pratique largement inappliqué. La mauvaise foi du gouvernement a été très vite mise en valeur par les nombreuses altercations et violences verbales qui ont émaillé toutes les réunions ayant rassemblé les organisations de la société civile avec la commission ministérielle chargée, pourtant, d’expliquer la dite loi. Parallèlement à ces timides avancées, de nouvelles formes d’exclusion et d’esclavage modernes ont vu le jour. Tant de Haratines sont enkystés dans des poches de misère : ils occupent des Habitations de fortune, faites de bric-et-de-broc dans des enceintes disséminées au milieu des quartiers chics de Nouakchott où ils s’entassent les uns sur les autres dans la promiscuité la plus totale. Au sein des grandes cités, l’essentiel de cette communauté se concentre à la périphérie, dans les kebbas (Bidonvilles) et les quartiers pauvres où ils constituent l’essentiel de la population. Pire encore est la situation de ceux qui restent à la campagne; la plupart d’entre eux vivent à portée de main de leurs anciens maîtres dans des ghettos (Adwabas) de brousse où règnent la pauvreté, le désoeuvrement et l’ignorance et beaucoup succombent à la délinquance quand ils quittent la campagne pour la ville. Nonobstant la centralité grandissante du débat sur cette question vitale pour le devenir de la Mauritanie et les acquis symboliques du mouvement national de lutte contre l’esclavage, les conditions de vie des Haratines – qui connaissent une dégradation sans précédent - sonnent le glas de l’ordre établi dont l’essence inégalitaire et l’impossible réforme conduiront inévitablement, à un moment ou un autre, à l’implosion sociale. Sur le plan démographique, les haratines représentent pas moins de 45 % de la population du pays; ils continuent pourtant d’être, et de loin, la communauté la plus défavorisée politiquement, socialement et économiquement. Cette sujétion incomparable, avatar d’un asservissement multiséculaire, se perpétuer par la volonté d’un système né de l’injustice et survivant de l’inégalité. Cette inégalité de naissance, normée par des us et coutumes traditionnelles surannées, s’est transformée en une inégalité des chances ou « malchance structurelle » par le truchement des régimes politiques successifs dont la plupart se sont évertués, insidieusement, à transposer et reproduire la logique pyramidale de la tribu en lieu et place de la rationalité démocratique supposée de l’état moderne. En effet, des dizaines d’années durant, l’arme de l’ignorance et de la marginalisation économique ont été largement et abusivement utilisées contre cette communauté et leurs dégâts sont tels, qu’aujourd’hui, l’essentiel de ses membres sont réduits à être presque les seuls à occuper, au degré de monopole, des emplois subalternes dans les activités urbaines et rurales. Les enfants Haratines, privés de scolarité et réduits à ramasser les ordures ou peupler les rues des villes et même des petits hameaux, constituent une preuve irréfutable du caractère profondément injuste et discriminatoire des pouvoirs publics qui continuent de cautionner, là où s’impose une rupture radicale, la pire des injustices : celle de l’inégalité des chances dans l’éducation des enfants. L’absence - très remarquée - des Haratines dans les filières d’emplois des secteurs publics et semi-publics est à mettre sur le compte des politiques délibérées d’un état, patrimoine exclusif de bandes de prévaricateurs communautairement très typés ; et de surcroît, continuellement assailli de demandes pressantes de l’alliance militaro – tribale dont il est la chasse gardée. Toute tentative d’émancipation se trouve compromise d’office et bien lourdement par le sabotage délibéré de l’école publique et l’obstruction faite à toute opportunité de réussite économique qui constitue la clé de voûte de toute promotion sociale. Ainsi, patiemment, de pillages en détournements de deniers publics et de contrats en prêts complaisants de banques et d’institutions étatiques, s’est constitué, en toute impunité et au profit exclusif des seuls anciens maîtres, un capital privé national, résultat du détournement de la fonction politico-administrative, pendant un processus tri décennal. Dans le même temps, des agglomérations (adwabas et kebba) et des générations de centaines de milliers de Haratines sont maintenus hors du temps, dans le trou noir de l’ignorance et de l’iniquité. Un tel état de fait n’est pas le fruit du hasard mais découle bien des choix délibérés et conscients de la part des tenants successifs du pouvoir dont la plupart s’avéraient incapables de saisir le sens du projet de nation ; en somme l’intérêt général, au point qu’ils ne semblent avoir comme ambitions pour ce pays que de sauvegarder la rigide règle de reproduction des privilèges d’un passé révolu. Règle qui a survécu à l’indépendance et s’est aggravée sous le règne des militaires. L’accumulation des frustrations a eu pour résultat la différenciation galopante dans le tissu social de ce qui était connu, jadis, sous le label de « MAURES », en deux entités de plus en plus distinctes (Bidhanes et Haratines); différenciation qui est à inscrire dans la logique de cette bombe à retardement qu’on appelle injustice et dont l’histoire nous enseigne qu’elle explose toujours à l’improviste et sans crier gare. Partant du constat de cette réalité exécrable, qui ne fait honneur à personne, le système militaro-féodal qui use et abuse de tous les moyens étatiques pour pérenniser une domination devenue impossible, est appelé à prendre conscience, aujourd’hui, que les victimes, jusqu’ici consentantes de l’état mauritanien moderne, sont parvenus au seuil de l’insupportable et en ont ras-le-bol de subir indéfiniment les affres d’un système irresponsable, sans foi ni loi. L’objet du présent document est de faire un état des lieux de cette situation plus d’un demi-siècle après l’indépendance et d’oser des propositions pratiques pour corriger ce qui doit l’être dans les délais les plus rapides possibles sur la base des principes fondamentaux des droits de l’homme et du citoyen en vue de préserver la paix civile par le moyen unique de la justice. Les auteurs sont pleinement conscients de l’existence d’autres injustices qui frappent d’autres communautés et segments de notre peuple, notamment les pauvres, quelle que soit leur origine, les castes considérées « inférieures » - particulièrement les forgerons-, certaines franges des communautés négromauritaniennes, les femmes…etc. Ils ne conçoivent le règlement définitif de la « question Haratine » que dans le cadre d’un effort global sur la voie de l’égalité, de la rationalité, de la fin de l’impunité et de l’abrogation des privilèges tribaux qui ne profitent qu’à une infime minorité, aux dépens des intérêts de la collectivité nationale et même tribale. L’états des lieux : des chaînes de l’esclavage aux barreaux de l’exclusion Le diagnostic de la situation passée et actuelle des haratines fait ressortir un tableau sombre, marqué par les ravages de l’esclavage, de la domination, de l’exclusion et de l’injustice. Le mal s’est perpétué sous la chape de plomb d’un ordre empreint d’archaïsmes et d’inaptitude à l’autocritique, finalement réfractaire à toute remise en question interne. Loin des discours idéologiques ou partisans, un simple survol de quelques chiffres et indicateurs permet de donner la mesure exacte de cette triste réalité :  Plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers de haratines (les estimations sont approximatives en l’absence d’études indépendantes du fait des tabous nés du refus systématique par les gouvernements successifs) sont encore réduits à l’abominable esclavage de naissance, de statut et de condition avec toutes les sujétions et les traitements inhumains et dégradants qui s’y attachent : travail forcé et non rémunéré, viols et exploitation sexuelle, séparation des familles, ignorance et pauvreté, misère sociale et économique, absence de perspectives d’avenir et exclusion…etc ;  Plus de 80% des 1 400 000 pauvres en Mauritanie sont issus de la communauté Haratine ;  Plus de 85 % des 1500 000 analphabètes en Mauritanie en sont membres;  Près de 90 % des petits paysans sans terre du fait de la tenure traditionnelle du sol ou de l’exploitation féodalo-esclavagiste, se recrutent au sein de ce groupe;  Moins de 10 % des 30 000 hectares attribuées légalement et aménagés dans la vallée du fleuve ont profité aux petits paysans locaux, le reste à quelques dizaines de fonctionnaires, commerçants et hommes d’affaire souvent natifs des Wilayas non agricoles ;  La parcelle d’un paysan local est en moyenne de 0,25 à 0,5 hectare contre une moyenne de 200 hectares pour la parcelle d’un fonctionnaire ou homme d’affaires agriculteur d’occasion;  Moins de 10% des 2 à3 milliards d’UM de prêts accordés annuellement par le Crédit agricole pour financer la campagne éponyme, profitent aux milliers de cultivateurs locaux (à majorité Haratines) contre plus de 90% pour les dizaines d’entrepreneurs de l’agro-business (ou prétendus tels), ressortissants de milieux et de zones sans vocation agricole dans leur grande majorité;  Moins de 0,1% des villas et habitations de haut standing des quartiers chics de Nouakchott appartiennent à des Haratines;  Moins de dix diplômés de cette communauté sur 200 ont profité du programme spécial d’insertion pour les diplômés chômeurs dans le secteur agricole au niveau de la plaine de M’Pourié à Rosso ;  Plus de 90 % des dockers, domestiques, travailleurs manuels exerçant des métiers pénibles et mal rémunérés sont des Haratines ;  Plus de 80% des élèves de cette communauté n’achèvent pas le cycle primaire et moins de 5 % poursuivent jusqu’au bout du cycle secondaire ;  Moins de 5 % des étudiants de l’enseignement supérieurs sont issus de cette communauté ; et une infime minorité de ce pourcentage perçoit des allocations d’études ;  Moins de 2 % des étudiants des grandes Ecoles nationales (ENAMJ, Ecole des Mines, Faculté de médecine, EMIA…etc) et étrangères sont issus de cette communauté ;  Moins de 1% des opérateurs économiques (hommes et femmes d’affaires importants) sont Haratines ;  Moins de 2% des hauts fonctionnaires et cadres supérieurs du secteur public et parapublic sont Haratines ;  Une simple dizaine de parlementaires sur 151 élus au niveau des deux chambres du parlement ;  Moins de 15 maires sur 216 et moins de 12 % de conseillers municipaux à l’échelle national;  2 Ministres en moyenne sur les 30 dernières années sur plus de 40 ministres et assimilés ; 20 ministres sur 600 de 1957 à 2012 ;  Un seul Faghih agrée sur plusieurs centaines ;  Quelques dizaines d’Imams sur des milliers reconnus et agrées ;  2 Secrétaires généraux de Ministères et Institutions assimilées sur 40 ;  1 wali (gouverneur de région) sur 13 ;  1à 2 hakems (préfet) sur 53 ;  1 à 2 Chefs de Mission diplomatique sur 35 environ ;  3 à 4 Directeurs généraux d’Etablissement ou de sociétés publics sur 130 ;  2 Présidentes de Conseils d’Administration d’Etablissements ou sociétés publics sur 130 ;  Moins de 20 médecins sur 600 ;  Moins de 20 professeurs d’université sur plus de 300 ;  Moins de 5 magistrats sur plus de 200 ;  Moins de 20 ingénieurs sur plus de 200 ;  Une dizaine d’administrateurs civils sur plus de 200 ;  Moins de 7 diplomates sur 130 ;  2 ou trois commissaires de police sur plus de 150 ;  Une dizaine d’administrateurs civils sur plus de 200 ;  Moins de 30 officiers supérieurs sur plus de 500 ;  Aucun général parmi les 12 que compte le pays ;  Aucune banque parmi la dizaine d’établissements bancaires que compte le pays. Le tableau illustre à suffisance la marginalisation, voire l’exclusion des membres de cette communauté qui cumulent tous les handicaps tant sociaux et culturels que politiques et économiques ; et font face, par-dessus le marché, à toute sorte d’obstacles et d’embuches, dressés devant leur promotion. Les rares cadres Haratines qui parviennent à se hisser au rang de l’élite nationale, atteignent très vite le plafond de verre et cessent, dès lors, de pouvoir prétendre à diriger les hautes sphères de l’état. S’il est compréhensible que l’accès aux grands corps (médecins, magistrats, administrateurs ou ingénieurs) soit soumis à des critères académiques, il est difficilement justifiable que, pour les postes soumis à la discrétion du Gouvernement ou simplement de l’Administration, la préférence ethnique s’avère aussi plus massive et durable. D’autant plus que, chez nous, les critères de nomination aux fonctions gouvernementales et aux charges étatiques, relèvent presque toujours du fait du prince et rarement de la compétence ou du mérite. Pour s’en convaincre, prenez un échantillon des 130 directeurs et chefs d’établissements publics ou parapublics; vous trouverez que la plupart d’entre eux n’ont d’autre mérite que de bénéficier d’ententes tribales et /ou d’appartenir à des réseaux mafieux qui monopolisent les destinées du pays au détriment de l’intérêt supérieur de la nation, de la justice, de la cohésion et de l’unité nationales. Par ailleurs, comment comprendre que seuls 10 parlementaires sur 151 soient Haratines alors que le discours officiel ne cesse de ressasser le credo de la représentativité du peuple ? Pourtant, les 53 circonscriptions électorales (Moughata’a) d’où proviennent les députés et sénateurs, comptent toutes une majorité - absolue ou relative - de Haratines. Plus injuste est encore la situation du Gouvernement qui a exclu les descendants d’esclaves jusqu’en décembre 1984. Depuis, tous les pouvoirs qui se sont succédé, ont fixé le quota des Haratines à 2 ou 3 places au gouvernement sur plus de 40 ministres et assimilés. La disproportion est flagrante. Ainsi, la Mauritanie devient le seul pays au monde où l’Etat a inventé la discrimination négative ; laquelle postule la fixation d’un quota plancher, figé et profondément injuste pour les communautés défavorisées alors que la discrimination positive, qui s’impose dans de tels cas, justifierait exactement d’une logique inverse. Mais la situation la plus emblématique de l’exclusion des haratines demeure, sans conteste, celle des petits paysans sans terre, encore soumis à la domination et l’exploitation esclavagiste et féodale, souvent fondée sur le détournement de la réforme foncière de 1983 par des autorités administratives et des magistrats au nom d’une solidarité de classe, parfois de race, parée des oripeaux de la légalité républicaine et parfois sous couvert de prescriptions religieuses. Plus inquiétante encore est la faillite de l’école publique, jadis considérée comme le principal levier de promotion sociale et le meilleur instrument pour gommer les disparités matérielles et statutaires, en somme tendre vers l’égalité effective. Tous s’accordent, aujourd’hui, à penser qu’elle n’est plus en mesure de modifier en profondeur les rapports sociaux ou de former des citoyens éduqués, aptes à s’intégrer dans une nouvelle Mauritanie égalitaire et unie. Cette faillite retentissante a créé une école à deux vitesses : une école privée pour les classes moyennes et/ou supérieures et les classes privilégiées et une école publique pour les enfants des couches défavorisées et populaires, très majoritairement composées des Haratines. Alors d’instrument de promotion sociale, l’enseignement est devenu une machine de reproductionvoire d’accentuation- de l’ordre social injuste et des inégalités existantes. De fait, la situation d’esclavage persistante, la faillite du système éducatif et l’échec scolaire massif qui broient, dans l’indifférence les enfants des Haratines et leur avenir, la difficile condition des masses paysannes et ouvrières, l’exclusion politique et économique, la marginalisation systématique de l’élite naissante, rendent urgent un Sursaut National, porté par un grand consensus social et politique pour refonder la République et rebâtir ensemble un projet fédérateur pour le progrès, le développement et la justice. Il est donc grand temps de lancer un grand Débat sur la question Haratine en vue de dresser un état des lieux rigoureux et exhaustif des formes de persistance de l’esclavage comme institution, comme condition et comme pratique; ensuite, il conviendrait d’explorer les formes d’exclusion politique, économique et sociale des Haratines dans tous les compartiments de la vie nationale ; enfin, il faudrait proposer des stratégies de lutte contre leur exclusion ainsi que les politiques et les instruments pratiques et adéquats susceptibles de mettre un terme à leur sujétion. I - Propositions pour refonder la République : de l’exclusion programmée à l’égalité réelle Le diagnostic ainsi réalisé conduit à formuler des recommandations dans les différents domaines en vue de corriger les injustices, déséquilibres et écarts relevés. Les propositions qui suivent devraient constituer la trame de fond d’une stratégie de plaidoyer et d’action en faveur de la mise en place de politiques publiques et de programmes d’éradication véritable de l’esclavage et d’émancipation des Haratines. Un grand Débat public auquel seront associés tous les médias, les experts et personnalités qualifiées, les érudits et Fughahas, doit être organisé dans un proche avenir pour discuter et enrichir les propositions ci-dessous et leur donner le maximum de résonnance dans tous les milieux de la société Une fois amendés et adoptés, les résultats et propositions de ce débat pourraient constituer la base d’un Plan d’action gouvernemental, visant à lutter contre toutes les inégalités et discriminations et tendre résolument vers l’égalité réelle entre les communautés et les citoyens. Toutefois, cette orientation doit être spécifiquement orientée en faveur des haratines qui accusent un retard très important par rapport aux autres composantes nationales. L’approche de « discrimination positive» à laquelle de nombreuses voix ont déjà appelé, s’impose en urgence. Les propositions concrètes sont les suivantes : 1- Engager, dans les meilleurs délais, une large concertation nationale pour la mise en place d’un véritable contrat social fondé sur l’appartenance commune à une Nation Unifiée 2- Réaliser une véritable réforme agraire de grande envergure menée suivant les principes connus : redistribution équitable, individualisée et définitive des terres selon le principe de préemption pour le travailleur du sol (la terre appartient à ceux qui la travaillent), sécurisation juridique de la propriété par des clauses de sauvegarde contre la spéculation, modernisation de l’outil de production, accroissement de l’investissement productif, mise en place de mécanismes garantissant une commercialisation rentable de la production..etc 3- Mettre en application effective la Loi criminalisant l’esclavage et les pratiques induites par la révision ou le renforcement de certaines dispositions, la création d’un Structure publique chargée de ce dossier et de toutes les politiques publiques pour l’égalité réelle. 4- La création d’un Fonds pour financer toutes les actions liées à ce projet, une revue annuelle de l’état de mise en oeuvre de la Loi avec un débat public sur ce rapport et une publication largement médiatisée. Une telle action à trois niveaux devrait viser à établir enfin la vérité sur la réalité de l’esclavage, définir un cadre d’action pour en éradiquer les pratiques et survivances, initier une politique répressive sans complaisance et accroître la lutte contre l’impunité par la conduite de procédures d’instruction et de jugement exemplaires, d’arrestation et de punition des contrevenants 5- Mener une enquête quantitative et qualitative indépendante sous l’égide de l’Etat et avec la participation d’organisation spécialisées aux fins de mesurer la réalité exacte du phénomène de l’esclavage, de ses survivances et de ses séquelles. 6- Initier un grand débat doctrinal associant les différentes écoles de pensée islamique sur le discours religieux et leur rapport à l’esclavage, contrôler la diffusion des ouvrages des jurisconsultes et certains programmes des médias officiels (Radio Coran par exemple) tendant à perpétuer l’esclavage et l’inégalité entre les hommes. Il convient aussi de s’interroger sur le rôle des Ulémas et Fughahas, en tant qu’instance de légitimation de tout pouvoir politique en place et de l’ordre social injuste, jusqu’ici réfractaires aux enseignements éthiques de l’Islam, notamment les valeurs d’égalité, d’humanisme et de fraternité. 7- Affirmer le leadership des membres qualifiés de la communauté Haratine dans le domaine religieux, culturel et symbolique avec l’émergence d’Imams et Fughahas, écrivains et penseurs, femmes et hommes des arts et médias, poètes et prosateurs pour modifier l’image et la perception de cette communauté et mettre en valeur sa contribution au système de production et de diffusion des valeurs religieuses et culturelles. 8- Affirmer, de manière claire et précise, le principe d’égalité réelle entre les communautés et les citoyens dans les programmes d’enseignement publics et privés, les déclarations de politique générale du Gouvernement et de l’Opposition, les différents plans de développement, les priorités des Organisations de la société civile et des partenaires extérieurs ; un Projet de Charte pour l’égalité réelle et contre l’exclusion et les discriminations sera proposé très prochainement à tous les partis politiques pour l’enrichir et l’adopter, 9- Créer des zones d’éducation préférentielle dans les espaces d’extrême pauvreté (adwabas) avec tous les avantages liés à ce statut en termes d’enseignement, d’infrastructures, de moyens budgétaires appropriés, d’encadrement et de suivi pédagogique, d’évaluation et de motivation des enseignants, des élèves et de leurs parents ; d’accès prioritaire et préférentiel aux bourses dans l’enseignement professionnel et supérieur, de création d’internats et de cantines scolaires…etc 10- Mettre à l’étude la faisabilité de l’élargissement du Système de protection sociale pour tendre graduellement vers un régime d’assurance maladie universelle qui prend en compte la réalité actuelle caractérisée par le fait que plus de 80% de Mauritaniens et probablement près de 100% de pauvres et de travailleurs du secteurs informel se trouvent exclus de toute prise en charge du risque social et de santé; 11- Revoir les règles de partage du pouvoir pour attribuer un quota stable de 40 % au minimum (de manière tacite ou solennelle) à la communauté haratine au niveau des Institutions constitutionnelles, du Gouvernement, des Administrations et Etablissement publics et des postes de hauts fonctionnaires de l’Etat (Cabinets Présidentiel et ministériel, Administration centrale et territoriale, Diplomatie, Projets de développement, Grands corps de l’Etat..etc) ; 12- Instituer une règle imposant que les deux postes supérieurs du pouvoir exécutif (Président de la République et Premier Ministre) ne soient plus occupés par deux personnalités de la même communauté ; la mesure permettrait de mieux favoriser le partage du pouvoir. 13- Etudier différentes formules pour instaurer une Législation fondée sur la discrimination positive dans certains domaines (Accès aux établissements et bourses d’enseignement, aux financements publics et investissements, aux fonctions publiques et mandats électifs…etc) à la lumière des expériences achevées ou non de certains pays confrontés à des défis similaires tels que (les Etats-Unis d’Amérique, l’Afrique du Sud, le Liban, l’Inde, le Brésil, le Royaume Uni…etc) 14- Mettre en place des politiques assorties de mécanismes institutionnels, juridiques et budgétaires contraignants en vue de réaliser tous les objectifs liés à l’égalité réelle dans les différents domaines et assurer un suivi grâce à des mécanismes d’évaluation et des indicateurs chiffrés sous le contrôle du Parlement et des Organisations de la Société civile ; 15- Encourager l’émergence d’une nouvelle classe d’opérateurs économiques et d’industriels de cette communauté en octroyant, dans des conditions préférentielles, des facilités pour la création d’établissements bancaires et financiers, de licences de pêche, des crédits et financements pour la création d’entreprises et d’industries dans des domaines porteurs, notamment la pêche et l’agriculture, pour mettre un terme à l’interminable exclusion des Haratines dans le domaine de l’économie et des affaires, élément le plus constant de leur oppression. 16- Favoriser l’accès des haratines en tant que tels aux mandats électifs et à la haute administration par des moyens autres que les «quotas officieux» et ce pour en finir avec les discriminations flagrantes situant la part qui leur revient à un niveau insignifiant : souvent entre 1 à 2% de Haratines dans des postes électifs et de hauts fonctionnaires alors que leur poids démographique est évalué à plus de 45 % de la population totale ; 17- Inciter fortement à la présence d’un député Haratine au moins dans toutes les circonscriptions électorales dont la représentativité parlementaire est supérieure ou égale à deux députés et ce compte tenu de leur majorité absolue ou relative dans l’ensemble des Moughata’a du pays. 18- Refonder les politiques de lutte contre le chômage et la pauvreté avec un meilleur ciblage des zones de pauvreté et d’extrême vulnérabilité et l’application de mécanismes préférentiels en faveur des Haratines d’où l’intérêt de confier les politiques appropriées à l’Organisme public cité au point 4; 19- Elaborer un programme spécial prioritaire en faveur des centaines de milliers de jeunes déscolarisés et sans diplôme, victimes de la faillite de l’école publique et de l’indigence de leurs parents ; les grands gisements d’emploi (Agriculture, Pêche, Mines, Services…) méritent une meilleure valorisation, en plus éventuellement d’un nouveau Service national civilomilitaire qui pourrait être pourvoyeur de dizaines de milliers d’emplois ; 20- Mettre en place des outils incitateurs (fiscaux, allégement de charges sociales, réduction des impôts sur les bénéfices, accès préférentiel aux financements bancaires avec des taux d’intérêt bonifiés…) pour mieux orienter l’investissement privé et accroître son volume vers les zones d’extrême pauvreté et favoriser la création de richesses et d’emplois ; 21- Mettre en oeuvre un Plan de formation professionnelle au profit des petits métiers et des travailleurs du secteur informel avant de leur ouvrir l’accès aux financements publics et privés permettant de mieux structurer leurs activités, en améliorer la productivité et en accroître les revenus ; 22- Revoir le statut des sociétés d’intermédiaires (telles que le BEMOP) pour mettre fin à leurs scandaleuses pratiques relevant de l’esclavage moderne de prélèvement confiscatoire de plus de 60 % sur les salaires des travailleurs placés ; il convient, soit de les supprimer totalement et en confier la mission aux syndicats de travailleurs, soit plafonner cette ponction à 10% maximum conformément aux standards internationaux ; 23- Concevoir et mettre en oeuvre un grand Programme de reconstitution du cheptel au profit de petits paysans et éleveurs pauvres pour les doter d’un bétail composé au minimum de 10 à 15 têtes de différentes familles (Ovins, caprins, bovins, camelins) selon les zones d’élevage et le choix des bénéficiaires. Ceci favorisera un élevage productif, susceptible d’accroître les revenus des haratines hors des villes et en réduire la misère; 24- Promouvoir une politique de logement social pour assurer l’accès des pauvres à la propriété et à un logement décent doté de l’eau et de l’électricité, avec une priorité aux demandeurs haratines; 25- Appuyer les Organisations de la société civile engagées dans le combat pour l’égalité réelle, l’appui à la création d’Instituts de réflexions stratégiques et de prospectives, d’Observatoires dédiés à développer la recherche, les études et les publications sur la problématique Haratine. 26- Favoriser l’accès aux médias de tous les courants de pensée, des hommes politiques, intellectuels et militants de la cause de l’émancipation pour contrebalancer la pensée unique du courant nationaliste conservateur et négationniste qui refuse tout débat sur la réalité de l’esclavage et de l’exclusion dans le but de pérenniser l’ordre social injuste et inégalitaire au péril de l’unité et de la cohésion nationales. 27- Faire de la journée correspondant à la date du vote de la Loi criminalisant les pratiques esclavagistes une Journée officielle de souvenir et de mémoire où la Nation rend hommage aux victimes de l’esclavage et célèbre par la production intellectuelle la plus variée les valeurs d’égalité, d’antiracisme, de solidarité et de fraternité. Il importe d’organiser à cette occasion des cérémonies ponctuées de discours officiels, des débats dans les médias, les écoles et universités ; des remises de décorations et de reconnaissances aux militants de cette noble cause ; 28- Créer une Haute Autorité indépendante, inscrite dans la Constitution, en charge de la promotion de l’égalité réelle et de la lutte contre les discriminations et l’exclusion , dotée de pouvoirs d’investigation, d’interpellation et du droit d’ester en justice pour assister les personnes victimes de discrimination, de racisme ou d’esclavage. Cette Haute Autorité pourrait également saisir le Gouvernement et les Autorités publiques de tout manquement aux principes d’égalité et de traitement équitable des citoyens, quelles qu’en soient les causes. Elle devrait établir un rapport annuel soumis au Président de la République et aux Présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale ainsi qu’au chef de file de l’opposition démocratique. Ce rapport sera rendu public et alimentera un débat au niveau des deux chambres du parlement. Partant du constat de cette sombre réalité, le présent Mémorandum constitue un appel à la refondation d’un nouveau projet politique national, tout entier tourné vers l’émancipation réelle de tous les marginalisés, à commencer par la communauté Haratine et l’éradication totale de toutes les formes d’injustice, d’exclusion et de domination dont souffrent tous nos concitoyens. Plus particulièrement, la présente initiative a pour ambition de traduire une nouvelle prise de conscience de la communauté Haratine pour capitaliser les acquis des luttes menées depuis la création du Mouvement El Hor en mars 1978, tirer les leçons de ces combats et concevoir un nouveau projet à la fois fédérateur et en rupture franche avec le système des hégémonies tribales. Le grand mouvement civique que ce Mémorandum voudrait susciter et animer, s’inscrirait à contresens de l’ordre ancien, esclavagiste et féodal, pour créer les conditions d’une révolution sociale et politique portée par une forte mobilisation citoyenne, pacifique et démocratique, associant toutes les forces, issues de toutes nos communautés nationales et transcendant les appartenances partisanes de culture, d’opinion ou de couleur. Ce document est une invitation pressante à s’adapter à la situation nouvelle et aux exigences de la réalité pour réaliser un apaisement entre les centres de pouvoir et la société et prévenir ainsi les effets délétères de l’insondable montée des frustrations qui s’accumulent jour après jour. Il interpelle les forces politiques nationales (majorité présidentielle et opposition démocratique), les acteurs de la société civile, les leaders d’opinion ainsi que tout patriote mauritanien sincère pour leur demander, à tous, de se prononcer sur le contenu de ce modeste document. En définitive, l’objectif premier d’une telle démarche n’est autre que de consolider la justice sociale, de consacrer l’égalité citoyenne et d’assurer l’unité nationale sur des bases saines, solides, viables et durables. DISPOSITIONS FINALES  LES PROMOTEURS DE CE MEMORANDUM SONT DES CADRES HARATINES APPARTENANT AUX DIFFERENTS PARTIS POLITIQUES DE LA MAJORITE ET DE L’OPPOSITION AINSI QU’AUX ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE.  TOUTES LES PERSONNES PHYSIQUES OU MORALES QUI ADHERENT A CE PROGRAMME PEUVENT SE JOINDRE AUX INITIATEURS DE CE MEMORANDUM ET SIGNER UNE PETITION EN VUE DE LE PROMOUVOIR.  A COURT TERME, CE MANIFESTE DEVRAIT SERVIR POUR LA SENSIBILISATION, LE PLAIDOYER ET LA MOBILSATION POUR LA GRANDE MARCHE NATIONALE ET PACIFIQUE DITE MARCHE POUR LA JUSTICE ET L’EGALITE CITOYENNES.  SUR LE MOYEN TERME, CE MANIFESTE DEVRAIT ETRE DEBATTU, ENRICHI ET VALIDE PAR LE PLUS GRAND NOMBRE DE CADRES, DE GROUPES ET D’ENTITES Y ADHERANT POUR QU’IL ACQUIERE LA FORCE ET LA LEGITIMITE NECSSAIRES POUR DEVENIR UN DOCUMENT DE BASE, SUSCEPTIBLE D’ETRE LE POINT D’ANCRAGE POUR L’OUVERTURE D’UNE NOUVELLE ERE POUR LA MAURITANIE  IL CONVIENT, PAR LA SUITE, DE LUI DONNER LE MAXIMUM DE RESONNANCE AU NIVEAU DE LA SOCIETE CIVILE, DE LA CLASSE POLITIQUE, DU GOUVERNEMENT ET DES CHANCELLERIES ETRANGERES.  CE MANIFESTE SERA RENDU PUBLIC A L’OCCASION DE CETTE GRANDE MARCHE, ENRICHI D’UNE DECLARATION POLITIQUE ET LARGEMENT DISTRIBUE EN MAURITANIE ET AU NIVEAU ARABE, AFRICAIN, EUROPEEN, AMERICAIN ET INTERNATIONAL.  L’ACTION POUR L’EMANCIPATION DES HARATINES SERA FEDEREE AVEC L’ENSEMBLE DES EFFORTS ET DES LUTTES DESTINEES A DEFFENDRE LES DROITS DE L’HOMME ET A ENRACINER LA DEMOCRATIE, LA JUSTICE SOCIALE ET LA BONNE GOUVERNANCE AU PROFIT DE TOUS LES CITOYENS DE TOUTES LES COUCHES SOCIALES ET DE TOUS LES CITOYENS DE LA NATION.

52 commentaires:

Anonyme a dit…

Salam

Appel au Hratines de mauritanie

Allez à Gaza au moins vous aurez la chance de voir venir soutenir votre cause: Dedew et autres presque Arabes...............

Cela fait du bien de le dire dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

lol vadhme,eywe lahi inchouvou il3abd chwa3ide ib debousou!

un cafard reste un cafard en mauritanie arabe.

inal, azelatte, jreide, birmougrein, choum, sont tjrs la pour éradique ces ordure, e cette fois ci nous resteront entre arabes en mauritanie arabes.

comme dit le poète almoutanabi

la techteriyene il3abde ila we el3asa ma3ahou.

Anonyme a dit…

Salam

Dites aux Frustrés islamistes qui occupent le nord du mali que les barbiers sont arrivés.

Il va y avoir des aller simple pour l au-delà dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

connards yehzikouu ye eznaga entoumou mankoum erabes ye levrouke

Anonyme a dit…

elbeythane lemganze elmejousse elmounavikine charabitt elkham

Anonyme a dit…

Salam

Diakonda traoré le président par intérim Malien a dit:

" une doctrine obscurantiste et moyenâgeuse véhiculée par ceux qui coupent les pieds et violent nos femmes"

Dedew le "Waha-à-la bite" ente vem dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

99 pour cent des prostituees de mauritanie sont des beyadanes lemkaynzeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

Anonyme a dit…

salam

Le Nazi frustré

Calme toi sinon, tu risque d'avoir mal en en plus du trou du cul aux ongles et aux poils du nez.


BAMAKO - Des troupes nigérianes, sénégalaises et françaises sont engagées aux côtés de l'armée malienne opposée aux islamistes dans le centre du Mali, a affirmé un responsable de l'armée malienne au cours d'une conférence de presse à Bamako.

Au moment où nous vous parlons, des troupes venues du Nigeria, du Sénégal et de la France sont en appui à Sévaré (centre) à l'armée malienne.

Ces troupes sont arrivées avec le matériel nécessaire pour faire face à la situation, a déclaré le chef des opérations militaires à l'état-major des armées, le colonel Oumar Dao alors que l'armée malienne a lancé vendredi une contre-offensive pour récupérer la localité de Konna (centre) prise la veille par les jihadistes.

--------------------------------

Rien que du Jean claude, Fabien, françois, olesegun, Diata....les petits gars de caen,chaumont, bignona, sediou, port harcourt, Ibadan pour casser du Ag, Ibn et ould en perdition..

Il va y avoir du "Goume ani" dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Je parie que d'ici demain, vous verrez les spécialistes de la duplicité bien de chez nous criaient à l'ingérence française, au retour de la colonisation et autres foutaises.

Les petits gars qui cassent en ce moments du frustré barbu vous embrassent dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Reveil brutal

Les média maliens se feront un plaisir de sortir les images de la "Ratonnade" nord malienne.

Certains auront mal aux ongles dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Mali : l’armée a repris le contrôle de Konna, en neutralisant tous les jihadistes (sources militaires)

Grâce à l’intervention aérienne, l’armée malienne a repris, jeudi aux environs de 20h00 (GMT), le contrôle de la localité de Konna (centre), en neutralisant tous les jihadistes, selon des sources militaires.

Les forces de l’ordre et de sécurité du Mali ont repris le contrôle de la ville de Konna grâce l’intervention aérienne, ont déclaré ces sources militaires.

D’après les explications d’un officier malien sous couvert d’anonymat, « la prise de la ville de Konna par les islamistes terroristes jeudi après-midi n’était pas une défaite mais une stratégie militaire ».

Par ailleurs, à en croire certaines indiscrétions au sein de l’armée, « tous les jihadistes ont été neutralisés à Konna », précisant que trois avions (un de la capitale malienne et deux de Sévaré) ont été déployés pour la reprise.

D’autre part, le colonel-major Aladji Gamou et sa troupe, basés au Niger depuis la prise des trois villes du nord du Mali, « ont franchi la frontière nigérienne avec pour objectif de marcher sur Gao (nord-est du Mali) », ont confié jeudi en début de soirée des sources militaires.

Anonyme a dit…

salam

Je vous avoue pourtant mon admiration pour les jahadistes et la deception du coté Bambara.

Les Djihadistes :

- Ils aiment la castagne.
- Tous les prédateurs jihadistes vont se donner un "Rencar pour un dimanche à Bamako avec amadou et mariem".
- Ils ont fait la preuve que les grande gueules de maliens (les oncles de Couly) ne sont que des Tarlouzes, rien que des couilles molles.

Les Jahadistes sont des sévèrement burnés dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Alqaeda au Maghreb islamique (AQMI) a dénoncé ce qu’il a qualifié d’intervention « claire et sans équivoque » de la France dans les affaires intérieures maliennes et menaçant les autorités françaises si elles persévèrent dans cette voie.


Dans un enregistrement vidéo reçu par Sahara médias, apparait Abdallahi Echinguitti, porte-parole officiel de l’émirat du Sahara, l’un des regroupements affiliés à Alqaeda, pour dire que cette intervention, « on ne peut plus claire » est une opération des « croisés » pour « enterrer le projet islamique dans le Mali », selon son expression.
Il a ajouté, s’adressant aux Français : « l’affaire est encore entre vos mains, cessez vos hostilités envers nous sinon vous êtes en train de creuser les tombes de vos fils avec vos propres mains pour les envoyer en enfer », selon son propos.
Dans le même cadre, Echinguitti a demandé aux peuples islamiques en Mauritanie, au Niger, au Mali, en Algérie, en Libye, en Tunisie et ailleurs de « soutenir les Maliens ».
Le président français François Hollande avait déclaré ce matin que la France est prête à « arrêter l’attaque des groupes islamistes armés si elle se poursuit », ajoutant que c’est « par devoir de solidarité et de responsabilité », selon son expression.
------------------------------

Le fils de son marabour a dit:

Dans le même cadre, Echinguitti a demandé aux peuples islamiques en Mauritanie, au Niger, au Mali, en Algérie, en Libye, en Tunisie et ailleurs de « soutenir les Maliens ».

Mother fucker, lorsque tes amis attaquaient NKTT et lorsque vous nous avez envoyer des voitures bourrées d'explosifs. A ce moment nous n'étions pas un peuple islamique.

A ta place je retourne dans le ventre de la vipère qui t'a mise au monde, car c'est le seul endroit qui te reste.

Mother fucker dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Lu pour Dedew

le contrôle de la ville de Konna (centre) après de violents affrontements avec les islamistes, a fait une centaine de morts dans le camp de ses adversaires, a affirmé samedi à l’AFP le lieutenant Ousmane Fané, de l’état-major de la région des combats.

Nous avons fait des dizaines de morts, même une centaine de morts parmi les islamistes à Konna. Nous contrôlons la ville. Totalement la ville, a déclaré le lieutenant Fané, joint à l’état-major de Mopti, région dans laquelle est située Konna, sans plus de détails.

-------------------------------


Surtout ne pas oublier de couper les pieds et les mains des prisonniers dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Mon ami Maata, j'ai passé une nuit blanche jubilant devant mes écrans, en attendant l'arrivé des drones prédators americains: il va y avoir de la fumée d'islamistes bientôt.....

Anonyme a dit…

salam

Man

Attends de voir les photos maliennes...

Ces poules mouillées vont faire le buzz pour oublier leur débandade..

La soupe à la grimace sera la mode chez les islamistes et les presqu'ARABES qui les soutiennent.



Avec les rafales et les tigres au cul, Les Narco-islamistes sont en train de battre des records olympiques sur toutes les distances dans le désert dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam



Dan la serie: il découvre l'eau chaude

Faculté de médecine de Nouakchott : Dr Cheikh Ahmed Sidi Moctar veut saisir la cour suprême


Les étudiants de la faculté de médecine de Nouakchott ne profiteront pas des enseignements du Dr Cheikh Ahmed Sidi Moctar, agrégé en Urologie des universités de Tunisie.

Le Dr Cheikh ne fait pas partie des enseignants chercheurs hospitalo-universitaire recrutés au dernier concours de la faculté de médecine. Avec son avocat, Maître Sid El Moctar O/ Sidi, il envisage saisir la cour suprême…

Dr Cheikh Ahmed Ould Sidi El Moctar a passé, en 2011, avec sucées le concours d’agrégation devant les facultés de médecine en Tunisie. Il a passé ce concours et la formation qui s’en est suivie sur la base d’une convention internationale signée en 1998 et 2002, entre la Mauritanie et la Tunisie.

C’est donc l’État mauritanien qui a envoyé le Dr Ould Sidi El Moctar en Tunisie. Les résultats de l’examen portant admission du Dr ont été transmis, par voie diplomatique aux autorités mauritaniennes. Du ministère des affaires étrangères, cette admission a été transmise au ministère de l’éduction national et à la santé.

Le 04 mars 2012, il dépose une demande au ministère de D’Etat chargé de l’éducation national et de l’enseignement supérieur. Une demande dont l’objet est « intégration au corps des enseignants chercheurs, hospitalo-universitaires de la faculté de médecine de Nouakchott. » ; Dr Cheikh Ahmed a sollicité une intégration dans cette faculté au grade de Professeur agrégé en médecine, spécialité urologie.

Réponse donné a cette demande : « le ministère va organiser un concours pour recruter des enseignants au niveau de la faculté de médecine. », un concours qui va être « l’occasion d’intègre un ensemble de Professeurs agrégés dans plusieurs spécialités et compléter ainsi le corps enseignant de la faculté de médecine de Nouakchott. » Comme le Dr Cheikh Ahmed a déjà passé avec succés l’agregation en Tunisie, il lui a été demandé « d’attendre pour ette integrer collectivement avec les autres qui, eux, vont passer le concours. »

Le concours en question a eu lieu le 17 décembre 2012. « Un de mes collègue qui a passé l’agrégation en Tunisie comme moi mais dans la spécialité orthopédie a été intégré et moi, Non. C’est une injustice dont je souffre » a déclaré Dr Ould Sii EL Mokhtar.

Pour corriger cette « injustice » le Dr envisage saisir la justice. Son avocat, Maître Sidi El Moctar Ould Sidi espère que les ministères mauritaniens concernés par la question vont agir. Autrement, « s’ils entérinent la décision abusif du doyen de la faculté de médecine, son client et lui intenteront une action en annulation de cette décision devant la cour supreme. »

Le Dr Cheikh Ahmed Ould Sidi El Mokhtar, agrégé en Urologie des universités de Tunisie est président de l’association mauritanienne d’urologie, président de la section médicale au niveau de l’ordre national des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes mauritaniens. Il est aussi l’initiateur du service d’urologie du centre hospitalier national de Nouakchott, il a encadré des résidents en chirurgie de l’institut national des sciences médicales et dispensé des cours aux étudiants de la faculté de médecine de Nouakchott.

C’est grâce a cette expérience qu’il a été envoyé par les autorités mauritaniennes en Tunisie pour y passer le concours d’agrégation. Comme le poste d’Urologie à la faculté de médecine était à pourvoir, il a demandé a y être intégré après. Il n’a pas été retenu.

Anonyme a dit…

--------------------------------

DocteurM12/01/2013 11:27

Sous d’autres cieux et en d’autres lieux des Professeurs de médecine ou des chercheurs s’affrontent à coups d’articles et d’études de recherche, en Mauritanie on s’affiche dans des médias dans les tribunaux pour en découdre dans des faits divers qui constituent les seules références pour nos imminences.

Les ambitions personnelles et les égos surdimensionnés des uns et des autres nous donnent des spectacles qui ne dérogent en rien aux pratiques et traitements des carrières dans cette république qui obéissent aux faits têtus du tribalisme, du népotisme voir du racisme.

Dans ce cas de figure c’est bien l’avenir de ces jeunes étudiants qui ne demandent qu’à être bien formés qui est jeu. Leurs professeurs qui ont perdu toute la confiance des populations par leur carence ne peuvent certainement pas jouer ce rôle, d’où le manque de crédibilité qui les guette car sortis d’une faculté au rabais.

Ould Abdel Aziz qui dit ‘’contrôler’’ tout dans ce pays, doit aiguillonner ses outils pour mettre dans l’ordre dans cette chose qui n’est certainement pas une faculté de médecine.

Quant à l’ami Sid’ Ahmed, je pense qu’il faut mériter ses titres entre ses pairs mais pas dans les tribunaux crasseux, et d’autre part, il ne sert à rien de porter cette affaire devant les médias, il fallait si tu étais sur de ton droit aller directement au but. Mais comme ‘’tu connais ce que je connais’’, c’est malheureusement les procédures pour régler les affaires dans le ‘’terrain vague’’ ! Hélas et elf miyé hélas !!!

Anonyme a dit…

Salam

Il a osé dire:

Les recrutements à la faculté de médecine de Nouakchott souffrent régulièrement de contestation pour « irrégularité » et « favoritisme. »

HAGALA dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Mauritanie : L'armée déploie de renforts aux frontières orientales




ALAKHBAR (Nouakchott) - L'Etat major de l'armée mauritanienne a envoyé vendredi 11 janvier une unité de l'armée aux frontières orientales de la Mauritanie aussitôt après l'enclenchement de la guerre au nord Mali.

De même que les unités de l'armée mauritanienne, qui se trouvaient sur les frontières mauritano-maliennes, se sont déployée s sur l'étendu de la frontière en concomitance avec l'approche de troupes islamistes par le nord vers le territoire contrôlé par le gouvernement malien ainsi que l'état d'urgence décrétée par ce dernier vendredi 11 janvier.

A noter que la Mauritanie avait refusé de prendre part à la dite guerre selon le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, lequel a précisé que l'armée se limitera à surveiller ses frontières avec la Mali.

-----------------------------

Daddah ne va pas etre content dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

Lu sur cridem

hamaboubou12/01/2013 15:01






Une très bonne nouvelle pour l'humanité que ces terroristes barbares déguisés en musulmans soient défaits. C'est le début de la fin du terrorisme de ces bandes armées sans foi ni loi.

J'espère que certains de ces terroristes seront capturés afin qu'ils s'expliquent devant la justice des hommes qu'ils ignorent tout comme celle de dieu.

Anonyme a dit…

Salam

L'atr et la maniére de dire qu'on vient de recevoir une raclée

Les islamiques reprennent leurs rhétoriques habituels et oublient de dire qu'ils ont morflés grave.

Il faut être fair-play les gars.

A votre place, je n'échangerai pas les otages contre du flouze, mais contre des tigres et des mirages dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Maatala,

Comment va? "Ils" ont pris du temps pour casser ces barbares, qu'ils ont manipulé depuis le début. Ce qui est certain est que ce n'est pas en Mauritanie qu'ils fuiront comme Aziz les attend avec son debouss. Raison pour Aziz de sponsoriser le MNLA: l'aider à lutter contre les AQMI. Le MNLA s'est fait battre et c'est Hollande qi fera le boulot. Il était temps de se débarraser de ces vipères.

A-

Anonyme a dit…

Salam

Man A-

Que du bonheur

C'est un super cadeau d'anniversaire (natif de janvier comme Bilkiss).

Pour moi les islamistes ce sera toujours:

- Des liberticides

- Des frustrés qui détestent les femmes, figure toi qu'en Tunisie , deux mineurs ont été condamnés à deux mois de prison parce qu'ils se sont embrassés.

- Des frustrés qui détestent la presse

-Des frustrés qui détestent la contradiction.

-Des frustrés adeptes de la pensée unique.

- Des frustrés qui pensent que tous celui qui sont contre eux sont contre Allah.

Hollande, hollande, hollande, jamais on ne te diras assez merci de nous débarrasser des narco-islamistes.

Par contre je lance un appel aux Touaregs qui ne font que 2% du mali et 7% des maliens originaires du nord de demander l'asile politique aux presqu'Arabes.

Lorsque les malien recouvriront l'intégrité de leur territoire, il y aura de la non assistance à résidu d'esclavagistes en voie de disparition.

Dedew ne sera plus obligé d'aller à Gaza mais à bassiknou dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam


Entretien avec Kadiata Malick Diallo, députée UFP: «Sans les trois étapes primordiales de la vérité, de la justice pour arriver à la réconciliation, on ne fera que du maquillage.»



«Le poil à gratter de l'assemblée nationale». C'est ainsi que cette femme, engagée politique jusqu'au-boutiste, est affectueusement surnommée par quelques collègues de l'hémicycle, où elle est l'une des plus assidues. Pour Noorinfo, elle répond sans langue de bois aux questions relatives à l'actualité économique, politique et sociale de la Mauritanie.


La Mauritanie vient de signer une convention de pêche avec une société chinoise, Poly Hong dong. Convention que vous avez vivement critiquée à l'assemblée nationale. Les défenseurs de cette convention prétendent que ce contrat devrait inciter l'union européenne à traiter et transformer les produits de leurs pêches directement en Mauritanie. Au final ce serait un précédent contractuel qui serait bénéfique aux mauritaniens. Qu'en dites-vous?

On ne peut pas comparer l'union européenne en tant que partenaire qui regroupe 27 pays, avec une ligne directrice claire et précise et qui peut accepter pour la Mauritanie de pérenniser ses ressources, à une société chinoise très douteuse que certains même pensent inexistante. Ensuite, les termes de la convention avec l'Europe sont signés pour six ans, et sont révisés tous les deux ans. Or là, on parle d'une convention de 25 ans!

Avec l'Union européenne, les soucis liés à l'exploitation halieutique sont partagés, par rapport à des intérêts mutuels de longue durée; contrairement à ce genre de société qui superficiellement font miroiter des choses, et en réalité qui n'est là que pour prendre ce qu'elle a à prendre, abusivement, et s'en aller. Concrètement, cet accord procure des avantages inouïs à Poly Hong Dong, pour des objectifs affichés qui ne sont pas forcément ceux-là. Le contrat dit que la société va pêcher six ans durant, avec tout type de chalut, donc les chaluts à bœufs, ravageurs, pour lesquels le décret les interdisant a été révisé pour l'occasion! C'est au bout de ces six années que les infrastructures prévues seront réalisées. Intervalle durant lequel d'incommensurables quantités de poissons auront été pêchées. En réalité donc, tout est fait pour que la ressource soit pillée, tout simplement. En contre-partie on nous évoque l'aspect «emplois». Mais on a montré que les deux mille et quelques emplois que la société nous fait miroiter vont en fait être créés sur la destruction de milliers d'autre dans la pêche artisanale! Et c'est pour cela que l'industrie artisanale nationale dans son ensemble condamne cette convention. Pourquoi donc les autorités ont accepté de signer une telle convention? Pour quelles contre-parties réelles? C'est la seule vraie question maintenant. Si cette convention était si bénéfique, les autorités auraient pu surseoir au vote à l'assemblée, et tenter de convaincre l'opinion de la pertinence des termes du protocole.

Anonyme a dit…

Dans la même logique de ce que certains considèrent comme un bradage des ressources nationales, il y a ces attributions de terres, dans la vallée justement, au profit de pays arabes, particulièrement l'Arabie Saoudite, sans concertation avec les populations locales. Pour parler crûment, on ne se fout pas de la gueule de ces populations dont on n'a pas encore réglé la question de la spoliation de leurs terres, par rapport aux graves crimes de 1989?

(sourire) Le problème récurrent des terres a toujours été posé dans la vallée, mais cette question n'a jamais été traitée par les autorités. Il y a une ordonnance de 1983 qui avait fixé les règles par rapport à cela; cette ordonnance n'a jamais été appliquée convenablement, et aujourd'hui elle mériterait d'être révisée. Mais le grand problème c'est qu'au niveau des populations de la Vallée, qui sont d'ailleurs suffisamment meurtries, on pense qu'on va tout le temps continuer à les acculer dans leurs derniers retranchements. Il ne s'agit pas de dire qu'il y aura ou non des investissements au niveau de la Vallée, car de toutes façons une grande partie de ces terres appartient à l'état, mais il y a des populations y vivant qu'on peut et qu'on doit consulter quand il y a des projets de développement. Autrement on renforce inutilement le sentiment de mépris à leur égard que ces populations avaient.

Anonyme a dit…

Depuis 2005 on parle d'unité nationale dans ce pays, de réconciliation des cœurs. Mais dans les rues, dans la vie, jamais les communautés n'ont été aussi cloisonnées. C'est comme si les mauritaniens ne se connaissaient plus. Politiquement aussi, en dehors des discours creux on ne voit pas grand-chose. Concrètement que faudrait-il pour réunir les cœurs, et recomposer un vrai dialogue, un vrai métissage culturel?

La Mauritanie a connu beaucoup de problèmes, en particulier celui de la cohabitation. Il y a tout le temps eu des violations massives des droits de l'homme ici, surtout dans la période 89-90-91, qui se sont soldées par des exécutions extra-judiciaires. À mon avis, un processus cohérent et raisonnable a été engagé du temps Sidi Ould Cheikh Abdallahi, sur la base préalable de consultations. Car même si il y a eu des victimes directes, la communauté négro-mauritanienne dans son ensemble se considère comme victime. Donc si on parle de réconciliation, elle ne se fera pas qu'entre les parents directs des victimes et l'état qui assure et assume les responsabilités de tous les régimes précédents, mais surtout et avant tout entre les communautés qui s'accusent mutuellement. Aucune d'entre elles ne comprend réellement le rôle de l'autre. Peut-être même que des gens sont indexées à tort, et c'est pour cela que ce dialogue inter-communautaire doit être vivifié. Il y a eu une amorce lorsque Sidioca a envoyé son ministre de l'intérieur et son SG à la présidence aller au Sénégal pour discuter avec les réfugiés, c'était un élément de la solution. Lorsqu'on a convoqué des journées de concertation nationale, avec les réfugiés, on a demandé à l'ensemble de la société civile, aux partis politiques de participer à ce dialogue naissant. La question des déportés a été réglée à cette époque; un plan clair avait été arrêté pour leur retour et leur réinsertion. La question la plus épineuse était celle liée aux massacres: on avait convenu qu'il fallait le temps de la discussion et ne pas bâcler le devoir de vérité, de justice et de réconciliation enfin. Sans ces trois étapes primordiales, on ne fera jamais que du maquillage. Les autorités actuelles utilisent un pouvoir qui est très fort, car il a la puissance militaire, et qui ont pu passer en partie grâce à des gens qui se prévalaient d'être les défenseurs de la communauté mais qui en réalité, et je le dis haut et fort, se sont révélés comme des traîtres. Parce qu'accepter cette formule c'est liquider la question sans lui trouver de solution. Dites-vous bien que les préjugés entre les deux communautés sont toujours là. On ne peut pas et on n'a pas le droit de se voiler la face là-dessus. On ne décrète pas une réconciliation. Ça se travaille. On ne décide pas unilatéralement, après une prière à Kaédi, après indemnisations aux victimes, et considérer que c'est fini. C'est la politique de l'autruche. On doit regarder cette réalité en face.

Anonyme a dit…

Le recensement pour le renouvellement de l'état-civil se déroule sans aucune sensibilisation et information claire et uniforme. Beaucoup suspectent, craignent, que ce processus ne soit qu'une machine de sélection, ou plutôt de «dé-sélection» de mauritaniens noirs. D'autant plus que certains critères pour le recensement peuvent sembler aberrants. Partagez-vous ces doutes?

Ici le problème est national. Le président de la République a décidé, depuis le temps de Sidioca d'ailleurs, de nommer quelqu'un qui lui est acquis à la tête de l'état-civil, nous disant que tout ce qui existait avant est faux et qu'il fallait le détruire, sans attendre de mettre quelque chose à la place avant de le faire! Bien sûr, les négro-mauritaniens, et à juste titre, vont se sentir visés car il y a eu des antécédents. D'autant que si vous êtes nés à l'extérieur vous ne serez pas recensés! Mais ça ne touche pas que les négro-mauritaniens: combien de maures sont nés à l'extérieur, ne serait-ce que les fils des diplomates, ou ceux qui vont à l'extérieur pour donner naissance à leurs enfants, pour cause de meilleures conditions sanitaires. Mais on a en mémoire cette triste période où, être né au Sénégal était un prétexte pour vous déporter. Les peurs sont compréhensibles, mais là, ce recensement en cours doit être repris convenablement à la base.
L'arsenal juridique le régissant doit être revu, étant inapplicable en Mauritanie. Il faudrait nommer à la tête de sa commission, un fonctionnaire compétent et neutre, qui ne soit pas à la solde des autorités. Sinon ce recensement s'annonce comme un ratage colossal.








Anonyme a dit…

La coordination de l'opposition démocratique vient de signer la feuille de route pour un dialogue avec le pouvoir. Quelques points vous apparaissent comme les plus importants dans ce dialogue avec le pouvoir?

L'opposition n'a pas encore arrêté ce sur quoi devait porter le dialogue. Elle s'est bornée à dire quelles sont les conditions à créer pour s'engager dans un dialogue. Rappelez-vous après le coup d'état d'aout 2008, il y a eu l'accord de Dakar en présence de la communauté internationale. Tout récemment le président a voulu se dérober aux points de l'accord concernant l'après-élection présidentielle. Nous pensons que si il faut dialoguer il faut le faire sur la base des références de l'accord de Dakar, en présence de témoins! Si on renie cet accord, rien ne nous garantit que le prochain accord sera respecté.

Les médias publics par exemple sont toujours le monopole du pouvoir; l'opposition y est exclue. On parlait de recensement tout à l'heure: Nous considérons que l'état-civil a été détruit, sans remplacement. Le pouvoir a prétendu que l'ancien état-civil était faux. Sur cette base, pourquoi et comment décider unilatéralement d'élections en octobre prochain? Ce n'est pas crédible et rassurant.

La liberté de manifestations et d'expressions aussi doit être assurée, sans répressions récurrentes.

Quel bilan feriez-vous de ces deux années de Mohamed Ould Abdel Aziz?

Pour moi ce n'est ni plus ni moins qu'un putschiste, qui a pris le pouvoir par les armes et qui a renversé un président démocratiquement élu. On ne peut pas ne pas respecter les institutions. Sa volonté première était d'arriver au pouvoir. Ensuite, on le voit tous: à chaque fois que Mohamed Ould Abdel Aziz fait semblant de prendre à bras le corps tel ou tel problème, il a parlé de tous les problèmes et revendications dont les populations en espérance lui ont fait part, il s'est agité autour, mais au finish il n'y a pas de résultat. Voilà trois ans maintenant qu'ils en sont au stade de nous expliquer les intentions de Ould Abdel Aziz. «On va faire, il y aura ceci etc...». j'aurais aimé vous parler d'un bilan de sa part, mais je ne vois que des promesses, pas de résultats à mi-parcours de son «mandat».

Pour évoquer le Sénégal. Comment analysez-vous ces violentes manifestations, assez uniques dans le pays de la Teranga, pour dénoncer et s'insurger contre une tentative de «coup d'état constitutionnel»?

Le peuple sénégalais a toujours montré sa hauteur d'esprit, son engagement et sa détermination. Le pouvoir de Wade avait proposé un changement de la règle de la majorité, au niveau de la constitution, or ce genre de changement se décide par voix référendaire. Il défendait la pertinence de ce choix; mais ce fut la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Les sénégalais ont donné une belle leçon aux autre peuples africains sur la façon de barrer la route à ce genre de tentative de se maintenir au pouvoir.

Propos recueillis par Mamoudou Lamine Kane



Noorinfo

Anonyme a dit…

salam


Mali: Ançar Dine dément la reconquête de Konna par les Français

ALAKHBAR (Nouakchott)-Le porte-parole du mouvement Ançar Dine, Sanda Ould Boumama, a estimé, dans un entretien téléphonique à Alakhbar ce matin (lundi 13 janvier), que la France trompe l’opinion internationale en prétendant avoir reconquis la localité de konna, dans le centre du Mali, des mains islamistes.




Il demande à la France de montrer "une seule" image de la ville "reconquise" ou de permettre à ses officiers, qui seraient sur le terrain, d’accorder des interviews aux médias.

Il a également accusé ce qu’il appelle les "grands" médias d’avoir diffusé "seule la version française fondée sur des mensonges". "La diffusion en boucle, sans source vérifiée, de la prétendue reconquête de la ville de Konna et de la mort d’une centaine d’islamistes témoignent que ces médias appuient les envahisseurs contre les populations du nord du Mali. Aucun de nos hommes n’a été tué dans les raids que mène l’aviation française. Ceux-ci n’ont provoqué que la mort de femmes et d’enfants désarmés et innocents".

Il appelle François Hollande à révéler la vérité aux français. "Pourquoi la France prétend que ses hélicoptères ont été abattus par des armes légères, alors qu’elle sait que l’armée malienne, en fuite, a laissé des armes qui peuvent abattre des avions.

"Au lieu d’hélicoptères militaires, pourquoi la France utilise-t-elle des mirages en sachant que ses propres lois interdisent sont utilisation dans ces genres d’intervention", s'interroge-t-il encore.

Cuiiiiiiiiiii, cuiiiiiiiiiii cuiiii dit le fou.


Anonyme a dit…

salam

Mali: L’aviation française cible des zones stratégiques à Gao




ALAKHBAR (Nouakchott)-L’avion française a bombardé, tout à l’heure (dimanche 13 janvier -13:00 GMT), la base militaire de Karako et le poste de Douane dans la ville de Gao dans le nord du Mali.

La base militaire de Karako se localise près de l’aéroport de Gao et le poste de Douane abrite la katiba (bataillon) Ançar Charia qui dépend du MUJAO.

Les Français ont aussi bombardé dans la nuit de samedi à dimanche les positions du MUJA à Douentza situé dans le centre du Mali. La connexion à Internet s'est également interrompue dans certaines parties occupées par les islamistes

-----------------------------

Poursuivre les rats jusqu'à leur grotte algérienne puis y balancer du gaz moutarde, du napalm, l'agent orange et Dedew dit le fou

maaatala

Anonyme a dit…

Mon ami Maata; c'est la débandade chez les frustrés. le ciel leur tombe sur la tête.

Anonyme a dit…

Salam

Mon ami

Pour une fois qu'ils ont affaires aux hommes aux vrais des machines à tuer , à casser du "Barbus frustrés" et non aux tarlouzes de maliens.

Une bonne nouvelle pour les femmes dit le fou.

maatala

Anonyme a dit…

Une sacrée raclée pour ces fous, Maatala.Qui a dit à ces idiots d'attaquer plus au sud? Il auraient pu continuer à couper des mains et des pieds jusqu'en mars. Ils ont crû que l'attaque serait pour septembre 2013. Quels cons. Ils n'ont pas compris que l'ami Sarko est parti et que c'est l'ex-copain de Segolène qui compte et lui n'était pas impliqué dans leurs affaires de trafics et de rançons. Me demande combien ATT a empoché dans ces deals?

Mwa

Anonyme a dit…

Maatala,

Ici d'accord avec le MNLA. Si jamais l'armée malienne entre au nord Mali, elle va tuer les civils touaregs à la pelle. Et là, le Mali risque de revenir à la case de départ avec la coalition de tous les touaregs du Mali, Algérie, Libye, Niger et Burkina Faso. Avec la complicité de nos nationalistes au bled.

Merci couli toi qui parle bambara de leur dire de ne pas jouer aux zouaves.La RIM est passée par là en 1987 et on a des difficultés à résoudre ce problème très grave. Genocide, ce n'est pas bon et c'est une honte.


http://www.maliweb.net/news/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/2013/01/13/article,117797.html

A-

Anonyme a dit…

Qui les a équippé, le carburant, la bouffe et les pièces de rechange avec? On connaît tout maintenant. Ano foté, enteu veum?

===
Mali: islamistes mieux équipés que prévu.

Les forces militaires françaises au Mali affrontent des groupes islamistes "bien équipés, bien armés et bien entraînes", dotés "d'un matériel moderne, sophistiqué", a souligné l'entourage du chef de l'Etat à l'Elysée.

"Ce qui nous a beaucoup frappés, c'est la modernité de leur équipement, leur entraînement et leur capacité à s'en servir", a affirmé l'Elysée. Ces groupes armés ont "montré comment ils pouvaient endommager un hélicoptère et blesser mortellement son pilote", a-t-on souligné.

Une référence au pilote français, le lieutenant Damien Boiteux du régiment d'hélicoptère de combat (RHC) de Pau, mortellement blessé vendredi lors d'une intervention contre une colonne se dirigeant vers deux villes de la partie sud du Mali, Mopti et Sévaré. Selon la Défense, ce militaire a été tué par un tir d'arme légère d'un combattant islamiste alors qu'il se trouvait dans un hélicoptère Gazelle.

"A l'origine, on pouvait penser qu'il s'agissait de quelques soudards à bord de Toyota avec quelques armes, ils se révèlent en réalité bien équipés, bien armés et bien entraînés", ajoute-t-on de même source, notant que les groupes islamistes "ont récupéré en Libye un matériel moderne sophistiqué, beaucoup plus robuste et efficace que ce qu'on pouvait imaginer".

Concernant la suite de l'opération française, "le mot important c'est +l'africanisation+, c'est-à-dire le déploiement rapide de la force africaine. La situation au Mali justifie l'accélération de son déploiement parce que c'est aux Africains de rétablir l'intégrité du Mali".

AFP



Anonyme a dit…

Maatala,
Depuis quand le MUJAO est crédible? Une bande de vauriens. Ce sont plutôt eux les tueurs de peulhs. Etfou.

Maréchal vladimir: bonjour. Tu as une idée là-dessus? Temps de refaire la brigade anti-djihadiste de canalh. On a trop fait comme le CEMOC et c'est une honte à nous deux. Bonne fête d'el maouloud.

Asseghnass: mes chèvres meine. Tu les donne à Bebe Ba comme c'est la plus meritante de tout canalh.

Bilkiss: divorce le barbu comme ils n'ont plus le vent en poupe du moment que Hollande, mwa et Maatala nous sommes à leur chasse. Yeuwgui bik et tu nous manque.

A-
==
Mali: Le MUJAO accuse l’armée malienne d’avoir massacré 40 Peuls



ALAKHBAR (Nouakchott) - Abou Khaïthama, un des leaders du MUJAO, a accusé l’armée malienne d’avoir massacré 40 personnes appartenant à la communauté peule du Mali.

Il a précisé, dans un entretien téléphonique à Alakhbar, ce dimanche 13 janvier, que l'armée malienne mène des représailles contre la Peules qu’elle accuse d’avoir collaboré avec les groupes islamistes qui occupent le nord du Mali.

Il a par ailleurs annoncé que le MUJAO et la Katibat El Moulathamoune (la phalange des enturbannés) sont sur le point d’envoyer des renforts à Konna pour appuyer les forces de Anar Dine qui fait face l’armée malienne soutenue par la France et des pays de l’Afrique de l’ouest.

Anonyme a dit…

Mali: Ançar Dine affirme avoir pris la localité de Diabali



ALAKHBAR (Nouakchott) – Le mouvement salafiste Ansar Dine a affirmé au téléphone à Alakhbar qu'il s'est emparé, ce dimanche 13 janvier, d'une nouvelle localité dans le centre du Mali à savoir celle de Diabali.


«Malgré les frappes aériennes, nous avons pris aujourd'hui le contrôle de la localité de Diabali», ont indiqué des dirigeants du mouvement qui est en guerre depuis lundi contre l’armée malienne appuyée par des forces françaises.

===
Mentère. Morr.

Anonyme a dit…

Excellent blog here! Also your website loads up very fast!
What web host are you using? Can I get your affiliate link to your host?
I wish my website loaded up as fast as yours lol
My web site unemployment benefits michigan

Anonyme a dit…

salam


Des oulémas se disent 'contre tout soutien' à l’offensive dans le nord du Mali.


Plus de 30 personnalités, dont des oulémas et hommes de sciences mauritaniens ont rendu public, mardi soir , un communiqué dans lequel ils ont exprimé leur positionnement contre l’offensive menée depuis vendredi dans le nord du Mali ;

Ce communiqué signé par 39 personnalités, dont copie est parvenue à l’ANI, souligne que « cette guerre, menée, au grand jour, par les ennemis de l’islam, vise essentiellement l’occupation du nord du Mali voisin ».

Et le communiqué d’ajouter que « cette guerre n’est qu’un prolongement du feuilleton des campagnes coloniales ayant visé de nombreux pays musulmans ». Les signataires ont en outre appelé les autorités du pays à n’offrir aucune aide dans cette guerre, soulignant que le fait de soutenir les ennemis de l’islam est un interdit .

Il ont enfin appelé tous les musulmans à constituer un bouclier « pour protéger leur frères et empêcher que l’ennemie ne les attaque à partir du pays ».

Source : ANI (Mauritanie)

-------------------------------

Les noms de ces enculés dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Maatala,

Jamais vu plus idiots que nos oulémas. De vrais enculés de merde.

Sur un autre sujet pas loin, Alger et Ouaga bien embarrassés.

Tiens: à part les malades de la bulbe (les islamistes, tous bords confondus) la communauté internatione soutient l'invasion fraçaise.

Cocasse: les barbus sont dans leurs trous dans la ville de Diabali et les soldats français les attendent tranquillement devant les trous où ils se sont cachés. Il va y avoir du sport.Ils doivent être entrain de regretter d'être allés dans cette aventure. Tu te send mal quand tu sais que tes sponsors t'ont laché

.
Vive Hollande et Valérie !

Mwa

Anonyme a dit…

salam



Cheikh Dedew contre l'intervention française au nord Mali

ALAKHBAR(Nouakchott)-L'érudit et directeur du centre de formation des oulémas en Mauritanie Cheikh Mohamed Elhassen Ould Dedew a mis en garde, lors de sa prêche de la prière de vendredi, la nation islamique contre tout soutien de l'intervention française en Mali, la qualifiant de "crime odieux et proscrit".

Cheikh Dedew a conteste vivement l'effusion de sangs à laquelle se livre la France au nord Mali à l'égard des innocents tout comme l'égarement des habitants.

Il a dû, en conclusion de sa prêche, prévenir la nation islamique contre tout soutien à cette croisade l'invitant à se mettre du coté de leurs frères au Mali pour affronter ensemble la France colonisatrice.

----------------------------

Il montre son vrai visage dit le fou.

maatala

Anonyme a dit…

salam

Pour l’Alliance pour le Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR), qui a toujours suivi l’évolution de la situation dans ce pays frère, l’intervention de la France sur demande du gouvernement malien est salutaire. L’AJD/MR apporte donc son soutien au peuple frère du Mali.

------------------------------

Dedew va se facher dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Le nervis de Dedew


Mokhtar Belmokhtar serait à l'origine de la prise d'otages mercredi sur un site gazier de BP à In Amenas, dans l'est de l'Algérie. Depuis vingt ans, cet islamiste échappe aux autorités, amplifiant son influence tout en conservant une certaine autonomie. Belmokhtar, alias «Belaouar», ou «Khaled Abou El Abbès», ou encore «Laouer», est né le 1er juin 1972 à Ghardaïa, dans le Nord de l’Algérie. En 1991, à l’âge de 19 ans, il part se former au combat en Afghanistan. C’est là qu’il aurait perdu son œil gauche, qui lui a valu le surnom de «cheikh borgne». A son retour, il participe à la guerre civile au sein des Groupes islamiques armés (GIA) algériens. Il intègre ensuite le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d’Hassan Hattab, ancêtre d’Al Qaïda au Maghreb islamique. Aqmi a été officiellement créé le 11 Septembre 2006, après que le GSCP eut fait allégeance à Al-Qaïda, avec la bénédiction d’ Ayman al-Zawahiri (à l’époque N° 2 d’al-Qaïda, devenu N°1 après la mort de Ben Laden), dont il devient l’un des principaux chefs.

Dès l’origine, le GSPC est en effet divisé en katibas, ou brigades, avec des émirs, à leur tête. Belmokhtar, lui, dirige le Sahel, considéré comme l’émirat du Sahara, au sud de l'Algérie, au nord du Mali. Mais suite à l’éviction d’Hattab, puis à sa reddition, Belmokhtar prend ses distances avec la direction d’Aqmi en Algérie, à savoir Abdelmalek Droukdel, proche de Zawahiri. C’est l’époque des premières divisions internes substantielles… Aujourd’hui, le chef d’Aqmi au Sahel est Yahya Abou Hamame, mais ce dernier doit composer avec deux «groupes» puissants: la «Katiba Al-Mouthalimin» («la brigade masquée»), dirigée par Belmokhtar, et la «Katiba Al-Fatihîn» d’Abou Zeid, également Algérien, et qui détient notamment les quatre Français d’Areva au nord du Mali. Au tableau de «chasse» de Belmokhtar figure le rapt des deux français Antoine de Léocour et Vincent Delory enlevés à Niamey et tués le lendemain pendant l’opération qui visait à les libérer.

maatala

Anonyme a dit…

«L’INSAISISSABLE»

Combats de leadership, dissensions croissantes… en décembre dernier, Belmokhtar, qui s’est rapproché du chef du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), Hamada Ould Khaïrou, annonce dans une vidéo sa scission avec Aqmi, et la création d’un nouveau groupe armé, les «Signataires du sang». Mais d’après les observateurs, il s’agirait plus d’une guerre d’égos, mêlée de stratégie, plutôt que d’une véritable sécession. D’ailleurs, souligne notre reporter Alfred de Montesquiou, la prise d’otages en Algérie –par laquelle Belmokhtar veut imposer sa puissance- a été revendiquée à la fois par la «brigade masquée», son ancienne appellation, et "les signataires du sang". S'il semble se détacher d'Aqmi, Belmokhtar a d'ailleurs maintenu son allégeance à la "maison-mère" d'Al-Qaïda dans un vidéo en décembre. En deux décennies, Belmokhtar est devenu l’un des terroristes les plus recherché de la planète –il a été condamné plusieurs fois par contumace, ce qui lui vaut l’énième surnom de «L’insaisissable». Pourtant, ce jihadiste de 40 ans, n’aurait pu être qu’un «simple» contrebandier du désert –quoique redoutable. Connu pour ses trafics en tout genre (drogue, diamants, armes ou encore de migrants) ce dealeur islamiste a encore un autre sobriquet: «Mr Malboro», du nom de ses «affaires dans les cigarettes»… Fin 2010, Anis Rahmani, directeur général du quotidien algérien "Ennahar", avait ainsi confié à France 24: «(Belmokhtar) a utilisé le GSPC, et maintenant Aqmi, pour faire du trafic au nom de l’islam. En réalité, il recherche simplement de l’argent.»

En avril dernier, Alain Chouet, l’ancien patron de la DGSE, qui suit le dossier des mouvements islamistes armés depuis des décennies, résumait dans Paris Match la philosophie de cet homme aux multiples facettes: «Belmokhtar, c’est avant tout un coupeur de route. Son slogan c’est ‘Islam le jour, banditisme la nuit’.» Pour asseoir son influence, on dit que le «narco-jihadiste» aurait en outre épousé des femmes touaregs. D’après les informations d’Alfred de Montesquiou, il serait en tout cas marié à une femme bérabiche, fille du chef de cette communauté arabe du nord du Mali. Il a aussi des liens familiaux aec l'un de ses principaux lieutenants, Oumar ould Hamaha, dit «le Barbu rouge» et à présent un porte-parole du Mujao. Suite à des affrontements avec le Mouvement national pour la libération de l’Azawad à Gao, ville du nord du Mali, le 27 juin 2012, le MNLA annonce sa mort mais un communiqué d'Aqmi signé de son nom dément cette rumeur le 7 juillet. C’était apparemment oublier l’un de ses surnoms…

Mais un des seuls Occidentaux à avoir jamais côtoyé Belmokhtar réfute cette analyse. Dans une interview parue dans Match cette semaine, le diplomate canadien Robert Fowler, otage d’Aqmi pendant quatre mois en 2008-2009, estime que ce serait «une erreur de le sous-estimer». Pour l'avoir observé longuement et avoir régulièrement discuté avec lui durant sa détention, Fowler affirme: «Belmokhtar est froid, calculateur et d’une volonté d’acier. Il m’a paru très pieux et avait un ascendant absolu sur ses hommes».

Anonyme a dit…

Salam

Lu pour Dedew

du Mali, l’imam Mahamoud Dicko appelle, dans une interview accordée à ”Le Progrès”le peuple malien à se mobiliser derrière l’armée qui fait face aux groupes islamiste qui occupent le nord du pays.

Aujourd’hui, nous n’avons pas d’autres choix que de nous mobiliser totalement et entièrement derrière l’Etat malien et derrière l’Armée malienne”, a affirmé l’imam.

“Le Haut Conseil Islamique avait beaucoup d’espoirs que cette affaire se règle autrement que par les armes. Malheureusement, ce qui s’est passé l’autre jour à Konna nous a mis dans une situation où nous pensons qu’aujourd’hui, il n’y a pas de calculs à faire, il faut que tous se mettent derrière l’armée malienne et derrière les autorités et que tous ensemble, nous puissions aller et regarder vers la même direction“.

L’imam Mahmoud Dicko a encore précisé: “Nous sommes un pays à 95% voire 98% de musulmans. Nous n’avons pas de problèmes, nous pouvions trouver un compromis entre nous et faire éviter à notre pays une guerre. Mais la reprise des hostilités, la façon dont ces gens là nous ont agressés nous a fait mal, très mal. Ça fait mal à tout le peuple malien, parce que nous pensons que c’est devenu un affront”.

ABD

Anonyme a dit…

Salam

Réactions à Mahmoud Dicko fustige les intégristes islamistes du nord du Mali

Ce connard était d’accord pour la république islamique.. Mamoud de grâce aies un peu honte et casse toi hors de la vue des maliens…Le monde entier sait que tu a été tour à tour le BRAS ARMÉ DE LA RÉPUBLIQUE DESPRIMATES DE KATI, ENSUITE CELUI DU GRAND VOLEUR CKEIK MODIBO DIARRA ET LE FIDÈLE PARMI LES FIDÈLES DE IYAD AGALI. C ‘en est fini pour toi Mamoud Dicko, toi qui voulait devenir président de la transition après avoir vécu aux crochets de ATT et LOBO pendant 10 ans car nous n’être lâcherons pas!!!
Tous tes écrits depuis le 22 mars, toutes tes déclarations sont sur le NET et on va faire en sorte de les publier chaque semaine.. Tu connaitras le sort réserve aux traitres et aus apatrides Monsieur le Président du HCI..Tu es la honte des millions de musulmans maliens et puisse Dieu te maudire

Anonyme a dit…

كما يُرى في إنترنت
Tel que vu sur Internet
As seen on the Internet

حرق المسلمين أحياء
Crémation des musulmans vifs
Incineration of Muslims alive

رابط
Lien
Link

https://www.google.com/search?q=%D8%AD%D8%B1%D9%82+%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B3%D9%84%D9%85%D9%8A%D9%86+%D9%81%D9%8A+%D9%86%D8%A7%D9%8A%D8%AC%D9%8A%D8%B1%D9%8A%D8%A7&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:en-US:official&client=firefox-a

Anonyme a dit…

salam

Parti El Wiam : Déclaration


La guerre s’installe et s’étend dans la République sœur du Mali. Le Peuple malien vit dans l’épreuve. Le Parti El Wiam, conscient de la gravité de la situation, suit avec une vive préoccupation l’évolution de ce conflit aux répercussions imprévisibles pour toute la région, et singulièrement pour notre pays qui partage avec le Mali une frontière de plus de deux mille Kilomètres.

Soucieux de préserver les relations étroites de tous ordres qui lient la Mauritanie à ce pays frère et voisin, nous tenons, au parti El Wiam, à exprimer solennellement :

• Notre attachement indéfectible aux liens séculaires de fraternité, d’amitié et coopération unissant nos deux pays et nos deux peuples.

• Notre solidarité totale avec le peuple malien dans ces moments difficiles

• Notre soutien sans équivoque à l’intégrité territoriale du mali et aux efforts du gouvernement malien et de la communauté internationale pour sauvegarder cette intégrité et combattre le terrorisme et le trafic des stupéfiants dans la zone.

Par ailleurs, le Parti El Wiam engage instamment le gouvernement mauritanien à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des personnes et des biens des citoyens présents au Mali.

Nouakchott le 17 janvier 2012
Parti El Wiam

Anonyme a dit…

salam

Déclaration du RFD-Teketoul

La presse et plusieurs milieux politiques ont largement commenté la déclaration de Mohamed Ould Abdel Aziz faite le mercredi 16/01/2013 depuis les Emirats Arabes Unis affirmant

qu'il était prêt à participer avec les français à la guerre qui fait rage dans le nord du Mali, si Bamako en faisait la demande. Il montre ainsi, comme à son habitude, le peu d'importance qu’il accorde à la souveraineté du pays et le peu de cas qu’il fait du respect des lois, des structures et des institutions constitutionnelles qui doivent être les premières concernées matière de guerre.

Conscient du danger que représente cette guerre destructrice et de ses conséquences négatives qui menacent le destin des peuples de la région en général et notre pays en particulier en raison des liens, des relations et des intérêts communs avec la République du Mali, le Rassemblement des Forces Démocratiques déclare :



1- Condamne fermement cette guerre, quel qu’en soit le prétexte retenu.

2- Prévient le régime de Mohammed Ould Abdel Aziz des risques de participer à cette guerre dont il a déclaré à plusieurs reprises que notre pays ne s’engagerait pas.

3- . Invite toutes les forces nationales, les intellectuels, les acteurs politiques et tous les citoyens loyaux de s'opposer à la participation des forces armées dans cette dangereuse guerre.

4- Lance un appel à tous les frères maliens au retour à la table de négociations, au dialogue et à la raison conduisant à des solutions satisfaisantes qui évitent à tous les horreurs de la guerre.

Le Comité permanent
--------------------------------

-ils n ont pas condamner la guerre en libye.

- Invite les "citoyens loyaux": c est quoi ce charabia , c'est qui les "déloyaux " à quoi ........

- Comment peux-t-on etre pour la libération de la palestine et non pour celle du Mali......Parce que c'est un territoire nègre........

- Comment peux-t-on parler de négociations, tant que les Islamistes occupent le nord mali.

- Les touareg qui ont pris les armes contre leur pays sont passible de peine de mort.

Hypocrisie et duplicité voila ce qu'est le RFD dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

tucif [url=http://www.hollisteroutletonsale.com]Hollister[/url] xcsfm http://www.hollisteroutletonsale.com giujj [url=http://www.hollisterjeans-onsale.com]Hollister Outlet[/url] viuqq http://www.hollisterjeans-onsale.com rvodb [url=http://www.hollisterclothingluck.com]Hollister Jeans[/url] gsvst http://www.hollisterclothingluck.com soqd [url=http://www.hollisteroutletluck.com]Hollister Outlet[/url] yjdyv http://www.hollisteroutletluck.com zxeom [url=http://www.hollisterjeansxiao.com]Hollister Outlet[/url] uttgw http://www.hollisterjeansxiao.com zcpof [url=http://www.hollisterjeansnamer.com]Hollister Jeans[/url] fcfve http://www.hollisterjeansnamer.com xnvf

Anonyme a dit…

ekxiz [url=http://www.hollisteroutletonsale.com]Hollister[/url] ogmsx http://www.hollisteroutletonsale.com alijz [url=http://www.hollisterjeans-onsale.com]Hollister Outlet[/url] avfdf http://www.hollisterjeans-onsale.com bmbbv [url=http://www.hollisterclothingluck.com]Hollister[/url] pqlcn http://www.hollisterclothingluck.com fosn [url=http://www.hollisteroutletluck.com]Hollister Jeans[/url] sixej http://www.hollisteroutletluck.com amjpl [url=http://www.hollisterjeansxiao.com]Hollister Outlet[/url] smwct http://www.hollisterjeansxiao.com sdrag [url=http://www.hollisterjeansnamer.com]Hollister Outlet[/url] fsvzu http://www.hollisterjeansnamer.com dtpb