samedi 19 janvier 2013

Soudain, j’ai peur de (pour) mon pays.

Hier, les prêches dans les mosquées de Nouakchott abordaient le sujet pour la première fois. Les Imams des différentes mosquées de la capitales sont quasiment tous anonymes pour condamner l’intervention française. Ils le disent haut et fort. Pour eux, il s’agit d’une nouvelle croisade ! Tous n’hésitent pas à demander aux fidèles de s’opposer à cette intervention et de soutenir leurs frères au Mali. Ce raisonnement, tellement dangereux, semble aller de soi pour nos Imams. Je n’en reviens pas. Je suis peut-être innocent ou coupé des réalités de mon pays. Toujours est-il que ce fut un électrochoc pour moi. Un questionnement sans fin. Où est l’Etat mauritanien et au nom de quoi permet-il à ces personnes de pousser notre jeunesse innocente vers l’intégrisme et le casse-pipe malien ? Ou était ces Imams lors des assassinats de nos compatriotes à El Mreiti, à El Ghallawiya, à Tourine et ailleurs ? Ou bien nos compatriotes ne sont pas musulmans, eux qui supportaient l’insupportable pour défendre ce bout de désert, ce « menkib-el-barzakhi » ? Où étaient ces Imams lorsque ces hordes barbares ont déferlé sur Tombouctou et tué nos frères maliens? Ou bien, eux-aussi, ne sont pas musulmans ? On se demande quelle est la définition de « musulman » pour nos Imams ? Est musulman seulement celui qui porte une grosse barbe et une kalachnikov ou une ceinture d’explosif qu’il actionne dans un endroit plein de monde (musulman ou pas)? Comment appeler « nos frères musulmans » ces bandits de grand chemin : - Qui écument le désert à la recherche de personnes innocentes à kidnapper ? - Qui déstabilisent la paix et la sécurité des musulmans, - Qui se promenaient en paix dans ces contrées ? - Qui ont envahit un état musulman, le Mali ? - Qui ont détruit les mausolées des Saints ? - Qui coupaient les mains et fouettaient au moindre soupçon sans prendre la peine de s’assurer que les conditions requises par l’Islam sont toutes réunies? - Qui interdisaient le football aux gamins des rues comme si c’était un précepte cardinal de l’Islam ? - Qui interdisent aux jeunes de fumer une cigarette alors qu’eux ne s’interdisent pas le trafic de drogue ? Soudain, j’ai peur de mon pays. Soudain, j’ai peur pour mon pays. Soudain, je ne reconnais plus mon pays. Soudain, j’ai envi de m’en aller ailleurs, au loin. Soudain, j’envie ceux qui vivent dans la paix, la sécurité et la liberté. Soudain, je me demande si nous ne sommes pas maudit pour je ne sais quel crime. Comme si la sécheresse, le manque d’eau potable, la pauvreté, la maladie, l’ignorance n’étaient pas assez. Comment, l’argent des pays du Golfe a-t-il perverti notre Islam ouvert et tolérant ? Comment, nos autorités n’ont pas vu venir cette transformation dangereuse ? Les Pétrodollars qui soutiennent le Wahhabisme et le Salafisme sont entrain de transformer notre société. Des jeunes innocents sont embrigadés dans les Mahadras de ce pays. Ils n’ont reçu aucune formation en pensée critique. Leur formation se réduit à la récitation de textes figés au moyen âge. Nos intellectuels, de tous les bords de l’échiquier, doivent se lever comme un seul homme et condamner ces discours pernicieux. Ils doivent se lever pour trouver une solution aussi bien à court terme qu’à long terme pour ce problème qu’il ne sera bientôt plus possible de résoudre. Ils doivent se lever pour dire clairement que ces gens ne nous représentent pas. Que ces gens ne représentent pas notre conception de l’Islam. Qu’ils aillent au Golfe ou qu’ils aillent rejoindre leurs frères dans le désert en nous laissent notre Mauritanie. Notre chère Mauritanie bientôt méconnaissable si nous ne faisons rien. Source : Ajana-rim

30 commentaires:

Anonyme a dit…

Déclaration du RFD-Teketoul

La presse et plusieurs milieux politiques ont largement commenté la déclaration de Mohamed Ould Abdel Aziz faite le mercredi 16/01/2013 depuis les Emirats Arabes Unis affirmant

qu'il était prêt à participer avec les français à la guerre qui fait rage dans le nord du Mali, si Bamako en faisait la demande. Il montre ainsi, comme à son habitude, le peu d'importance qu’il accorde à la souveraineté du pays et le peu de cas qu’il fait du respect des lois, des structures et des institutions constitutionnelles qui doivent être les premières concernées matière de guerre.

Conscient du danger que représente cette guerre destructrice et de ses conséquences négatives qui menacent le destin des peuples de la région en général et notre pays en particulier en raison des liens, des relations et des intérêts communs avec la République du Mali, le Rassemblement des Forces Démocratiques déclare :



1- Condamne fermement cette guerre, quel qu’en soit le prétexte retenu.

2- Prévient le régime de Mohammed Ould Abdel Aziz des risques de participer à cette guerre dont il a déclaré à plusieurs reprises que notre pays ne s’engagerait pas.

3- . Invite toutes les forces nationales, les intellectuels, les acteurs politiques et tous les citoyens loyaux de s'opposer à la participation des forces armées dans cette dangereuse guerre.

4- Lance un appel à tous les frères maliens au retour à la table de négociations, au dialogue et à la raison conduisant à des solutions satisfaisantes qui évitent à tous les horreurs de la guerre.

Le Comité permanent
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-ils n ont pas condamner la guerre en libye.

- Invite les "citoyens loyaux": c est quoi ce charabia , c'est qui les "déloyaux " à quoi ........

- Comment peux-t-on etre pour la libération de la palestine et non pour celle du Mali......Parce que c'est un territoire nègre........

- Comment peux-t-on parler de négociations, tant que les Islamistes occupent le nord mali.

- Les touareg qui ont pris les armes contre leur pays sont passible de peine de mort.

Hypocrisie et duplicité voila ce qu'est le RFD dit le fou

maatala

maatala a dit…


Salam

wakhty19/01/2013 21:23






C"est tout simplement le spectre de 87, mais je pense que cette fois-ci tout le monde est averti. les freres de la Mauritanie c'est tout ce qui est blanc, plus ceux qui les suivent pour faute d'education ,

Nos Oulema ne parle jamais de ce qui est Mauritanien, mais de tout ce qui touche les arabes ."

Au sejour dans l'eau un tronc d'arbre ne se transforme jamais en poisson "à bon entendeur salut. Encore donnons le temps au temps et l'Histoire nous en dira plus .

Anonyme a dit…

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Anonyme a dit…



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حرق المسلمين أحياء
Crémation des musulmans vifs
Incineration of Muslims alive

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Anonyme a dit…

Ken
Dedew est financé par le Qatar et etat du golf. Il detestes la civilisation mederne tout en jouissant de ce qu'elle procure.Des penseurs comme voltaires (pour ne citer que lui..) il ne les a jamais lu ...Les marabout comme lui se sont toujours fait une ^place grace à la peur uniquement , l'islam qu'ils veulent faire régner :une pyramide d'esclaves eux au dessus(l'islam ne la jamais institué ).je suis moi meme d'origine maraboutique c'est ignoble

Anonyme a dit…

salam

Cheikh Dedew contre l'intervention française au nord Mali.


L'érudit et directeur du centre de formation des oulémas en Mauritanie Cheikh Mohamed El-Hacen Ould Dedew a mis en garde, lors de sa prêche de la prière de vendredi, la nation islamique "contre tout soutien à l'intervention française en Mali", la qualifiant de "crime odieux et proscrit".

Cheikh Dedew a vivement contesté "l'effusion de sangs à laquelle se livre la France au nord Mali à l'égard des innocents", tout en dénonçant aussi "l’extrémisme".

Il a dû, en conclusion de sa prêche, prévenir la nation islamique contre tout soutien à "la guerre de la France contre un peuple musulman et voisin" l'invitant à se mettre du coté de leurs frères au Mali pour affronter ensemble cette nouvelle colonisation.

Il faut l'expulsé en arabie séoudite dit le fou

maatala

maatala a dit…


Réactions à la saillie de Dedew


DocteurM20/01/2013 17:18

mohamed w.l;
Persiste avec Ould Dedew dans cette dichotomie dans le Mensonge, tout en espérant d'avoir une place de choix dans l’au-delà.

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DocteurM20/01/2013 17:14

Cher Maître Dedew,
pose toi la question : pourquoi le port de cette forme de barbe t'amène dans une ambivalence aussi grossière ''Cheikh Dedew a vivement contesté "l'effusion de sangs à laquelle se livre la France au nord Mali à l'égard des innocents", tout en dénonçant aussi "l’extrémisme".''

Pourtant tes ancêtres qui ont plis fait pour cette sainte religion se méfiaient de cette attitude, bien vrai que les bonnes choses des pétrodollars avec une barbes rustres étaient très lointaines. Qu'Allah vienne en aide à tous Ses Ibads érudits ou pas !
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mohamed w.l20/01/2013 15:07

a caque fois que queq un parle pour critiquer les francais, ils sotent sur luis comme des chiens enrages, il dit sont opunion et vs vous aviez le votre donc un peut des respect dans… Voir plus
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leguignolm20/01/2013 14:21

Chers camarade,
il ne faut pas en vouloir ces gents-là. En général la personne ne fait qu’imiter son Idole !!! Il y a eu des kamikazes, immolation, le printemps arabes, des manifestations contre incinération des versés, Les arabes ont condamné tel ou tel, il faut que nous aussi que l’on fasse quelque chose si non.

Il faut les laisser crier comme des vieux loups ça ne sert rien de toute façon la récréation est terminée et s’est ça essentielle. Ces bandits des arabes voulaient jouer la loi du tout ou rien !!!
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titan201320/01/2013 12:46

Je commence à regretter, la période Taya, qui avait réussi à neutraliser tous ces barbus, aussi faux les uns que les autres. Ils auraient mieux fait d'aller islamiser leurs… Voir plus

sammbasy20/01/2013 12:44
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Le problème se sont les personnes comme Dedew. Il dit : "l'effusion de sangs à laquelle se livre la France au nord Mali à l'égard des innocents".

Où était-il lorsque les criminels "jihadistes" faisaient couler le sang des musulmans maliens? Innocents ? Qui sont innocents ? Les agresseurs "jihadistes" venus d'Algérie, de Mauritanie, du Nigéria ? Mes c... C'est de l'hypocrisie. Que font-ils au Mali?

De toutes les façons, ils n'auront que ce qu'ils méritent après avoir commis les crimes les plus odieux contre les musulmans mauritaniens d'abors (Lemgheyti, Ghallaouia, ... ) et Maliens.
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montesquieu20/01/2013 11:59

"Tout en dénonçant l’extrémisme"! Ce type est le plus faux de ce pays. C'est une sorte de RASPOUTINE islamique.

Avoir avoir été chassé des pays du golfes; il ne représente en réalité que sa pilosité qui ne trompe que les mauritaniens faibles d'esprit.

maatala a dit…


zelimkhan20/01/2013 11:59

Certaines inepties et âneries invitent à se poser une question: qu'est ce qu'être un musulman?

Tout a été dit mais certains s'obstinent dans le chemin qu'ils ont choisi et parmi eux ce cheikh. Mais posons lui la question suivante: Que pense-t-il de l'aide publique au développement, du fond de lutte contre le sida, des prêts consentis par les partenaires institutionnels de la Mauritanie ou du jugement qu'il fait de l'existence de certaines banques en dans notre pays?


khadima20/01/2013 11:50

Il est dit dans le Coran que des gens se diront musulmans et feront des choses au nom des musulmans mais il n'en est rien. Je ne suis nullement surpris par ces pseudo oulémas qui n'ont rien compris à la religion et dont la sagesse n’atteint guère la longueur de leur barbe. Beaucoup d'entre eux brûleront en enfer.

Il n'est nullement écrit dans le Coran qu'on doit forcer quelqu'un à être musulman ou encore moins à le mépriser (pratique ta religion et laisse moi pratiquer la mienne n(est ce pas ce qui est écrit?).


mohamed hanefi20/01/2013 11:50

Quand est ce qu'on s'arrêtera d'accrocher sur le dos de la religion islamique tous les problèmes du monde? L'islam est un message qui permet à l'homme d'avoir le moyen de se conforter par un lien avec son créateur. C'est tout.

Ceux qui brandissent la religion en face de tous les péchés des hommes, lui font plus de mal que de bien. Sinon pourquoi appliquer la Sharia au Mali et ne pas l'appliquer dans tous les pays musulmans? Quel est le pays musulman qui applique la sharia aujourd'hui telle que Dieu l'a ordonnée?

Nous demandons à Allah de nous prendre sous sa vaste miséricorde. Sinon il serait difficile de nous proclamer nous-mêmes religieux, car Allah a dit " Celui qui ne gouverne pas avec la révélation d'Allah, ce sont ceux-là les mécréants." Et dans une autre sourate: " Celui qui ne gouverne pas avec la révélation d'Allah ce sont ceux-là les pervertis."

Alors ma question est la suivante: qui, aujourd'hui de tous nos pays musulmans, gouverne exactement avec ce qui est descendu dans la révélation??????? Ce que nous sommes en train de voir quotidiennement est une politisation de l'islam. On immisce l'islam dans tous les problèmes a caractère douteux, pour le peindre avec une couleur qui ne lui sied pas et ceci n'est pas bien.

Que des maliens fassent des exactions contre leurs propres concitoyens, et que des étrangers au pays viennent pour une raison ou une autre pour rétablir une situation, ne doit pas être une raison de plus de ternir l'image de l'islam et des vrais musulmans qui eux n'ont de problèmes avec personne. Le vrai musulman, comme a dit le prophète Mohamed, c'est celui dont les gens ne craignent ni la langue (médisance), ni sa main (exactions). Quant aux soldats de Dieu, seul Lui, les connait. Comme Il l'a dit dans le livre.

maatala a dit…


khadima20/01/2013 11:43

Il est dit dans le Coran que des gens se diront musulmans et feront des choses au nom des musulmans mais il n'en est rien.

Je ne suis nullement surpris par ces pseudo oulémas qui n'ont rien compris à la religion et dont la sagesse n’atteint guère la longueur de leur barbe. Beaucoup d'entre eux brûleront en enfer.

Il n'est nullement écrit dans le Coran qu'on doit forcer quelqu'un à être musulman ou encore moins à le mépriser (pratique ta religion et laisse moi pratiquer la mienne n'est ce pas ce qui est écrit?).

rasshmar20/01/2013 11:42

Le prêche de Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedew est tout simplement odieux et scandaleux.

Il présente une cohorte de criminels qui ont mis le nord Mali à feu et sang, assassiné des Mauritaniens à Lemghaiyti et Tourine pour ne citer que ceux là, comme étant « innocents » victimes d’une « effusion de sang ».

Il assimile l’intervention de la France souhaitée, demandée et célébrée par le Mali, autorités et populations confondues, en « guerre de la France contre un peuple musulman et voisin », et en guerre coloniale.

Cet homme naguère présenté en sage érudit se révèle en dangeureux défenseur de l’abomination. Ould Taya avait bien eu raison de le mettre derrière les barreaux.

sambajam20/01/2013 11:37

Où étiez-vous lorsqu'on massacrait des musulmans négro-mauritaniens innocents en 1989 en plein mois de Ramadan? Personne ne vous a entendu dénoncer quoi que ce soit!

De grâce!laissez le monde musulman vivre en paix avec un islam tolérant débarrassé de tout nationalisme sectaire et de tout extrémisme. L'islam est une religion de tolérance et n'a rien de violent. Avec vos prises de position, vous rendez un mauvais service à l'islam. Wa


hamaboubou20/01/2013 11:28

Comment un Cheikh peut soutenir des narcotrafiquants qui prennent des personnes innocentes en otages et les échangent contre de l'argent et qui au nord Mali coupent les mains à des personnes sans raison.

Si c'est parce que les personnes dont on coupe les mains sont noires et les otages européennes ça ne dérange pas le Cheikh du pouvoir du général Aziz.

Je suis sûr d'une chose, le jour où Aziz va soutenir l'action contre les terroristes barbus, tous ces supposés oulémas vont changer de discours.

zambouta20/01/2013 11:26

la france est une dans action légale, puisqu'elle a été appélée en renfort les autorités du Mali . Alors que ces soit disant islamistes ou fanatiques sont venus agresser le peuple malienne.

Il faut arrêter cette hypocrisie qui vient d'un coup soutenir le mali, alors qu'il a été agressé et vous a pas entendu pour les défendre.


BLAKGEND20/01/2013 11:19

Personnellement je n'ai rien à cirer des avertissements de ce mec. J'ai vécu plus de 30 dans le bled et sincèrement je ne le connais pas car moi je me projette vers l'avenir et non vers le Moyen age.

Anonyme a dit…

Maatala,

Hathou les faux types (les islamistes toutes tendances confondues) ne savent pas ce qu'ils disent. Une catastrophe. A-

Anonyme a dit…

Salam

Aminata Traoré - Le Mali : chronique d'une recolonisation programmée


Que les chèvres se battent entre elles dans l’enclos est préférable à l’intermédiation de l’hyène».
Proverbe bamanan.

Le Mali dans l’ordre cynique du monde.

Mis en lumière par l’amputation des deux tiers de son territoire, le coup d’Etat du 22 mars 2012 et l’embargo total de la CEDEAO, l’extrême vulnérabilité du Mali tient d’abord à la trahison des élites. Elles se voilent la face, réfutent tout débat de fond sur les enjeux de la mondialisation capitaliste. Désormais, tout est clair : la recolonisation du pays à travers les politiques néolibérales entre dans une nouvelle phase qui obéit au schéma libyen avec l’intervention directe de l’OTAN en moins. L‘impérialisme collectif avait besoin d’exploiter, comme à Benghazi, les rancœurs et les rancunes d’une partie de la population qui a le sentiment d’être marginalisée. La rébellion touareg faisait parfaitement l’affaire. La revendication des deux tiers du territoire malien par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) vient d’être satisfaite avec la complicité de la «communauté internationale».
L’os malien étant bien moins dur à briser que l’os libyen, il suffisait de mettre à profit l’état de déliquescence de l’armée nationale et de fermer les yeux sur la progression des assaillants lourdement équipés d’armes sophistiquées en provenance des arsenaux libyens pour que le tour soit joué. Tout cela s’est passé rapidement, entre le 17 janvier 2012 et le 04 avril 2012. Les puissants membres de la « communauté internationale » n’ont donc pas eu à se salir les mains. Ils pensent avoir l’honneur sauf pour avoir fait des déclarations de principes sur l’inviolabilité de l’intégrité territoriale du Mali. Or, c’est lorsque les rebelles du MNLA ont déclaré qu’ils ont atteint leurs objectifs que les Etats-Unis d’Amérique leur ont demandé de « cesser » les opérations militaires. Les enjeux énergétiques, sécuritaires, migratoires et idéologiques de la guerre globale trouvent leurs expressions dans cette recolonisation que les dirigeants politiques maliens n’ont pas vu venir et que certains d’entre eux refusent toujours d’admettre. La France espère obtenir de la future République laïque et démocratique de l’Azawad ce que le Président malien Amadou Toumani Touré (ATT) n’a pas su ou voulu lui accorder : la base de Tessalit hautement stratégique au plan économique et militaire ; de la fermeté dans la lutte contre l’émigration « clandestine » et Al Qaeda au Maghreb (AQMI). Plus ou moins indifférente au sort du peuple malien face à la double agression de la rébellion et de la CEDEAO, l’opinion publique occidentale est ébranlée après avoir appris la participation de Ançar dine et de AQMI à cette recolonisation du Mali.

Anonyme a dit…

La violence de la CEDEAO contre le peuple martyr du Mali.
Ebranlés et meurtris à l’idée d’être un peuple sans Etat et sans armée digne de ce nom face à des combattants lourdement armés, faisant tomber les villes les unes après les autres, les Maliennes et les Maliens subissent à présent le traitement de choc de l’embargo total de la part de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

C’est lors du Sommet extraordinaire du 27 Mars 2012 à Abidjan (Côte-d’Ivoire) que l’organisation sous-régionale a pris la décision d’envoyer à Bamako une délégation de très haut niveau pour demander au Capitaine Amadou Haya Sanogo qui a pris le pouvoir 22 Mars 2012 de restaurer, le plus rapidement possible, l’ordre constitutionnel. Elle a du rebrousser chemin face à la mobilisation des victimes de la démocratie formelle et corrompue qui vivent ce coup d’Etat comme une délivrance. C’est à l’aéroport d’Abidjan que les Chefs d’Etats de la CEDEAO ont donné aux nouvelles autorités maliennes un ultimatum de 72 heures pour s’exécuter au risque de voir le Mali subir un embargo.

Ils ont mis cette menace à exécution à partir du lundi 02 Avril 2012, alors qu’à l’issue de la rencontre à Ouagadougou (Burkina Faso) d’une délégation du CNRDRE avec le Président du Burkina Faso qui joue le rôle de médiateur, le Capitaine Amadou Haya Sanogo a accepté le retour à l’ordre constitutionnel. Cette avancée, saluée par la plupart des Maliens et des Maliennes, n’était pas suffisante pour certains des Chefs d’Etat de la CEDEAO particulièrement intransigeants. Les sanctions dont il s’agit se traduisent en autres par :

- la suspension du Mali de toutes les instances de la CEDEAO,

- le rappel des ambassadeurs de l’organisation pour consultation,

- la fermeture des frontières,

- le gel des avoirs du Mali à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et le non approvisionnement des banques nationales,

- la suspension des programmes d’aide au développement.

Le levier militaire pourra se traduire par « la montée en puissance de la Force en attente de la CEDEAO pour parer à toute éventualité… »

Anonyme a dit…

Plus importants que l’aide extérieure pour les familles qui en bénéficient, les fonds de la diaspora dont une partie passe par Western Union et Money Gram manqueront également aux Maliennes et aux Maliens. La cherté de la vie qui, à elle seule, a créé un climat quasi insurrectionnel avant la rébellion et le coup d’Etat s’aggrave. Les prix flambent dans les régions occupées où les pillages portent surtout sur les aliments et les médicaments qui commencent à manquer.

Le sens du coup de force du 22 mars 2012.

Les femmes, en l’occurrence les mères et les épouses des soldats qui montaient, sous équipés, au Nord pour défendre le Mali ont été les premières à manifester leur colère. Elles sont allées directement vers le Président Amadou Toumani Touré et lui ont demandé, plus d’une fois, des comptes. La dégradation de la situation s’est ensuite traduite par des manifestations portant atteinte aux biens des personnes et personnalités appartenant à l’ethnie Touareg.
Le pourrissement de la situation est à l’origine du soulèvement d’Amadou Haya Sanogo et ses camarades qui a débouché sur le coup d’Etat du 22 mars 2012. La « communauté internationale » ne s’est pas émue, outre mesure, des atrocités commises à Aguelhok contre des militaires désarmés ni de l’occupation des villes du Nord les unes après les autres. Mais elle est immédiatement montée au créneau pour condamner un coup d’Etat qu’elle juge d’autant plus inacceptable qu’il survient dans l’un des « pays phare de la démocratie » à la veille d’une élection présidentielle à laquelle ATT n’était pas candidat.
Simpliste mais surmédiatisée, cette lecture arrange tous ceux et celles qui se laissent convaincre que le Mali était jusqu’ici une démocratie exemplaire. Le point de vue des déçus et des laissés-pour-compte de la démocratie est superbement ignoré voire méprisé.
Quand l’ordre constitutionnel « normal » sert de paravent.
« Nous ne voulons pas d’ancien, rien que du neuf » scandaient les manifestants maliens lors des événements sanglants de Mars 1991 pour traduire leur aspiration profonde à un changement démocratique véritable. Ils étaient persuadés que le Président Moussa Traoré était le seul et unique fautif du naufrage de la nation et que son éviction suffisait à instaurer la démocratie et la justice. Il n’en a rien été. En vingt ans de « transition démocratique », assistée et encensée par la « Communauté Internationale », la montagne a accouché d’une souris. Le peuple est désemparé mais inaudible. Le coup d’Etat est survenu à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, dans un contexte quasi insurrectionnel. Totalement dévoyée, la démocratie servait de paravent aux affaires. Jugeons-en :

Anonyme a dit…

Avocat
- Le multipartisme que nous appelions de tous nos vœux, au lieu de favoriser le débat d’idées et la confrontation de projets de société entre formations politiques, s’est traduit par la prolifération des partis dont le nombre dépasse 140 actuellement pour un pays de 14 millions d’habitants. Coupés de leur base électorale, les dirigeants démocratiquement élus sont occupés à plein temps par toutes sortes de stratégie de captation de « l’aide au développement » et des opportunités d’affaires que le système néolibéral offre.

- Ce sont les gagnants de ce système économique et politique mafieux qui, en « démocrates milliardaires » s’apprêtaient à se disputer la place d’ATT en achetant tout ce qui peut l’être, du bulletin de vote à la conscience des électeurs/trices.

- « Enrichissez-vous et taisez-vous » est la règle non écrite du jeu politique, pendant que les opérations cosmétiques de bonne gouvernance dont le Bureau du Vérificateur Général entretiennent l’illusion de l’exemplarité démocratique.
- Leurs enfants qui, avec ostentation, fêtent leurs milliards ajoutent à l’indignation des jeunes déshérités qui n’ont droit ni à une école de qualité ni à l’emploi et au revenu ni à un visa pour aller tenter leur chance ailleurs.

- Aucun parti politique ne peut se prévaloir aujourd’hui d’une base électorale éduquée et imprégnée des enjeux et des défis du changement de manière à choisir leurs dirigeants en connaissance de cause et à les contrôler dans l’exercice de leurs fonctions. Les électeurs/trices ne sont contactés que sporadiquement mais assaillis à la veille des scrutins par des candidats toujours prêts à payer leurs voix.

- La société civile, dont le rôle est d’éduquer, de contrôler et d’interpeller la classe politique vit de compromis et de compromissions. C’est en évitant les sujets qui fâchent, qu’elle parvient à bénéficier des financements des partenaires techniques et financiers (PTF).

- La liberté d’expression chèrement acquise est sous surveillance dans les médias publics. Elle se traduit par l’existence d’un paysage médiatique dense (journaux et radios privés) qui, pour survivre, se comporte comme la société civile : savoir se vendre. Quant à l’unique chaine de télévision nationale, l’ORTM, elle est « la voix de son maître ».

- Les entrepreneurs véritables, les locaux comme ceux de la diaspora qui ont envie d’investir dans leurs pays sont démotivés par une administration corrompue, prête à entraver les meilleures initiatives quand elle n’y trouve pas son compte.

Il est encore possible de sauver véritablement le Mali et sa bande Sahélo-saharienne.

2012

Anonyme a dit…

Le Mali n’est pas en danger du fait d’un « putsch militaire » mettant en péril un processus de démocratisation exemplaire, mais du fait de la démocratie formelle et des enjeux géopolitiques, économiques et stratégiques dont les citoyens ordinaires n’ont pas la moindre idée.
Face au rôle de pompier pyromane de la France dans la crise malienne, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à la loi N° 57-27 du 10 janvier 1957 créant une Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS). Elle visait « l’expansion économique et la promotion sociale des zones sahariennes de la République française et à la gestion de laquelle participent l’Algérie, la Mauritanie, le Soudan (l’actuel Mali), le Niger et le Tchad ».
Pour sauver véritablement le Mali, il convient de :

- mettre ce drame national à profit pour renouer avec la pensée critique et le courage politique. Il est illusoire et suicidaire de croire que nous sommes un pays libre et indépendant, qui a juste besoin de dirigeants démocratiquement élus pour aller de l’avant. Les défenseurs de cette thèse sont les gagnants de l’ordre injuste et violent du monde, plus soucieux de leurs intérêts que du sort du peuple malien ;

- repenser l’indispensable démocratisation du Mali en termes de seconde libération. Cette exigence qui s’imposait au plan politique, économique, monétaire et culturel revêt désormais une dimension territoriale. La tâche est d’autant plus rude que les enjeux sont colossaux et les rapports totalement asymétriques ;

- privilégier la résistance par le réarmement moral, la créativité politique et la solidarité envers les plus vulnérables en l’occurrence les femmes, les jeunes et les ruraux. La tentation de mobiliser immédiatement cinquante millions de dollars pour l’achat d’armement ou de faire appel à la force d’interposition de la CEDEAO, ouvre la voie à une guerre asymétrique et sans fin ;

Anonyme a dit…

- gagner en lucidité et en maturité politique en nous disant que les « émergés » qui dictent leur loi en économie comme en matière de démocratisation ont d’abord besoin des immenses richesses de notre continent, en occultant la violence du modèle économique qu’ils planétarisent : pendant que le Mali s’enlise dans la guerre au Nord et que les Maliens se demandent comment survivre, le pillage de l’or, dont leur pays est riche, se poursuit allègrement au profit des multinationales. Il nous appartient d’être perspicaces dans l’analyse des enjeux et des rapports de force et audacieux dans la défense des intérêts de notre pays qui ne sauraient être confondus avec le compte en banque de quelques individus légitimés par des élections frauduleuses ;

- faire du Mali un cas d’école pour la CEDEAO, dont les chefs d’Etat dans leur intransigeance envers les auteurs du coup de force du 22 mars craignent surtout d’être déstabilisés tant dans leur position de rente que dans leurs certitudes. La remarque est valable pour les partis politiques dont le rêve est de les remplacer dans l’ouverture de nos économies au marché mondial déloyal ;

- rappeler aux puissances occidentales que ce sont les mêmes politiques d’assujettissement et de pillage qui sont à l’origine de l’émigration « clandestine », l’intégrisme religieux et les attentats qu’ils qualifient de terroristes.

Nous concluons, à la lumière de ce qui précède, qu’il n’appartient pas aux Chefs d’Etat de la CEDEAO d’être juges et partie en statuant sur l’état de la démocratie comme dans le cas malien, mais aux peuples souverains.
La gravité de la situation au Mali et dans la bande sahélienne exige la convergence des luttes des peuples agressés du Sud et celles du Nord dont les dirigeants, donneurs de leçons de démocratie et fauteurs de guerres se sentent plus redevables de comptes aux agences de notations qu’à leurs électeurs.
Rendre justice au peuple martyr du Mali dans les circonstances actuelles, commence par la levée immédiate de l’embargo qui lui est infligé et la reconnaissance de son droit à l’initiative, de penser et de proposer à la CEDEAO une stratégie concertée de sortie de crise.

Fait à Bamako, le 4 Avril

Anonyme a dit…

salam

Aminata ya aminata

Perso, je n ai jamais vu des populations accueillir le colon dans la joie et le remercier.

Par contre on a vu ce que c'est la colonisation des narco-jihadistes

Madame

Demandez aux Mahorais s'ils veulent rester français ou réintégrer la république des comores.

La réponse vous fera avaler votre collier dit le fou

maatala

http://fr.saharamedias.net/Aminata-Traore-Le-Mali-chronique-d-une-recolonisation-programmee_a3762.html

Anonyme a dit…

salam

L’Union des ulémas musulmans dénonce l’intervention de la France et propose sa médiation

Union des ulémas musulmans que préside le Cheikh Youssouf Al Gharadaoui, a dénoncé l’intervention de la France au nord Mali et a exprimé sa disposition à entreprendre une médiation dans ce conflit.
Dans un communiqué publié aujourd’hui jeudi, l’Union déclare « suivre avec préoccupation le développement des évènements au Mali », précisant que la France « est allée trop vite en engageant une action militaire dont on ne peut savoir où elle peut mener ni présager des dégâts humains et matériels qu’elle va occasionner ».
Le communiqué a ajouté que l’Union mondiale des ulémas musulmans dénonce la précipitation de la France dans le déclenchement de cette guerre avant d épuiser touts les moyens disponibles pour la solution pacifique », signalant quelle fournit des efforts énormes, avec des pays et des personnalités influentes en vue de revenir au dialogue et soulignant sa disposition « pour arriver à une réconciliation ».

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Montrez moi une fatwa, un communiquer ou ils condamnent l'intervention française en lybie.

Pas content qu'on casse leurs élèves dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Nos islamistes s’offusquent...

Le site Alakhbar.info a relayé l’information selon laquelle l'érudit et directeur du centre de formation des oulémas en Mauritanie Cheikh Mohamed El-Hacen Ould Dedew a mis en garde la nation islamique "contre tout soutien à l'intervention française en Mali".

Selon ce site très proche des islamistes, le Cheikh Dedew a qualifié l’intervention armée déclenchée il y a bientôt deux semaines au Mali de "crime odieux et proscrit". Toujours selon Alakhbar, le Cheikh Dedew, dans son sermon du vendredi dernier, a dénoncé "l’extrémisme" et s’est vivement élevé contre ce qu’il considère comme "l'effusion de sang à laquelle se livre la France au nord Mali à l'égard des innocents." Et visiblement Ould Dedew voit dans cette intervention une " guerre de la France contre un peuple musulman et voisin" et souhaite que la nation musulmane se mette du coté de ses frères au Mali pour affronter ensemble cette nouvelle colonisation.

On est donc dans la même logique islamiste qui n’a jamais condamné les exactions et autres comportements illicites des groupes armés qui depuis plusieurs années sévissent dans le Sahel. Trafic de stupéfiants, enlèvements, séquestrations, prises de rançons, mutilations, flagellation et même viols sont les comportements de ces bandes armées qui prétendent être au service de l’Islam alors qu’en réalité ils exercent un terrorisme que nulle science théologique ne justifie.

Sommes-nous en train de découvrir le vrai visage de toute la classe politique et idéologique islamiste qui a observé sans lever le plus petit doigt la destruction de tous les vestiges de la présence de l’Islam dans la zone du Sahel ? Ou bien faut-il retenir que pour nos « frères musulmans » à nous l’Islam est une séquestrions de couleur de peau avant tout ? Ne se sont-ils pas réjoui que la France ait été à l’origine de la chute de Mouammar Kadhafi et donc un des acteurs de l’accession de tous leurs autres frères au pouvoir dans la plupart des pays arabes que la révolution à transformés ? Le discours de tous les pays arabes et de toutes les sensibilités islamistes qui condamnent maintenant seulement la guerre au Mali contre les terroristes aurait-il été le même s’il avait été question d’envoi de troupes pour libérer Gaza et la Palestine du joug de l’Etat hébreux ?

Kissima Diagana

Anonyme a dit…

salam

Wahhabisme : Les élections sont contraires à l’Islam selon une fatwa de cheikh Al Barrak


Les religieux wahabites illuminés saoudiens, qui ont exclu tout usage de la raison dans leurs semblant de réflexion, n’arrêtent pas de nous étonner en pondant continuellement et en abondance des fatwas en-veux-tu-en-voilà. La dernière en date qualifie les élections de contraire aux principes de l’Islam.

En effet, un mufti saoudien, cheikh Abderrahmane Ibn Nasir Al Barrak, ex-professeur de religion à l’Université islamique de Riyad (sur la photo avec le roi Abdallah), s’insurge contre l’organisation d’élections car pour lui cela revient à imiter les infidèles et prendre pour modèle ces derniers. “Organiser des élections est contraire aux principes de l’Islam car on imite les infidèles et donc c’est illégitime”

Argumentant son propos, le cheikh saoudien précise que “lors des élections se mélangent les oulémas, les ignorants et les femmes. Or, cela est contraire à la raison et à la Chariaa”.

Anonyme a dit…

Cheikh Abderrahmane Ibn Nasir Al Barrak, a encore indiqué que “ l’adoption d’un système électoral pour élire un futur président ou nommer un membre d’un conseil d’une haute administration est interdit, car cela est un précepte importé par les infidèles”.

Le cheikh saoudien a ajouté que ” le principe du système électoral est corrompu car il n’a pas été élaboré sur les bases de la chariaa et de la raison. Il n’a pas été adopté par les musulmans sur la base de la chariaa, il a été importé par les ennemis de l’Islam grâce à l’occupation des terres et à cause aussi de l’admiration qu’ont certains pour leur façon de vivre».

Selon Al Barrak , “la preuve de l’illégitimité du principe de l’élection c’est qu’elle comprend l’imitation des mécréants et cela les réjouit. De plus, tout système d’élection est basé sur la propagande et l’achat de voix”.

Et de poursuivre « toute élection est basée sur le rassemblement de nombreuses voix venant de différentes catégories de personnes et de groupes. Ce qui conduit forcément à un dépouillement malhonnête avec le paiement de pots de vin et les promesses vides».

Détruire la grande mosquée de la Mecque

Il avait aussi émis une fatwa en 2010 pour détruire Masjid Al-Haram (la grande mosquée Al Haram) de la Mecque et la reconstruire afin d’”éviter le mélange des hommes et des femmes pendant le pèlerinage”. Il avait proposé de reconstruire une nouvelle mosquée avec plus de 20 ou de 30 étages, afin d’éviter selon lui “le mélange prohibé”.

La mort pour les conductrices

C’est encore lui qui a appelé à la mort de chaque femme conduisant une voiture tout en qualifiant les femmes saoudiennes qui ont réclamé le droit de conduire des voitures “d’être des instigatrices du mal, des femmes occidentalisées cherchant à occidentaliser le pays”.

Le religieux saoudien Al Barrak est celui là même qui a émis une fatwa l’année dernière dénonçant la participation des femmes aux élections, car cela incite à “imiter les infidèles”.

Les journalistes sont des “soldats du diable”

Le cheikh Al Barrak, très prolixe en fatwas en avait pondu une énième dans laquelle il indique : “Je conseille les bonnes sœurs à résister à ces habitudes et de porter le voile sur la tête, même dans les mariages et les écoles, indiquant que la femme n’a pas le droit de montrer ses cheveux et son cou, même devant d’autres femmes.”.

“Je sais que cette fatwa ne va pas plaire aux journalistes car ils sont des soldats du diable” a t-il encore ajouté.

Condamnation à mort des partisans de la mixité

Ce même mufti,, décidément très en verve, a émis en juin 2012 une fatwa condamnant à mort toute personne ayant concouru à la mixité homme-femme dans les lieux de travail ou encore à l’université.

Dans cette fatwa d’excommunication, à l’encontre des partisans de la mixité, il a ajouté que ”tout individu qui permet à sa sœur ou à sa femme de travailler ou de faire ses études, dans un lieu où les hommes travaillent, n’a ni dignité ni honneur!”

Mourad Arbani

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IBN Wahhab : rien qu'un frustré pédophile dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Salam

de quel côté on est?

Deux logiques peuvent être suivies face à la guerre qui se déroule à nos frontières. La première est celle qui mène fatalement au soutien de l’autorité malienne, donc de l’action de la communauté internationale. La seconde mène quant à elle au soutien des groupes armés qui ont fait main basse sur le Nord malien après avoir frappé les pays de la région.

La première logique «contient» une nuance qui veut que le soutien de toute action visant à rétablir l’intégrité territoriale du Mali et la légitimité politique dans ce pays, n’implique pas forcément un engagement sur le théâtre des opérations. Ce doit être – c’est déjà – la position officielle des autorités mauritaniennes. Lesquelles peuvent – et doivent – rappeler à tous les détracteurs d’hier, que sans les efforts consentis, souvent incompris, la Mauritanie aurait été l’objet des visées de ces groupes qui cherchaient un sanctuaire d’où ils pourraient agir impunément. Le Nord du Mali, le Sud de l’Algérie et tout le Nord-Est de la Mauritanie devait servir de base à leurs visées. Notre pays a réagi à temps. Il est momentanément hors danger aujourd’hui.

La seconde logique est celle développée par une partie de l’intelligentsia religieuse et politique. Elle part de la considération qu’il s’agit d’une nouvelle «croisade» chrétienne en terre d’Islam. Menée par la France contre de «pauvres frères Musulmans», cette guerre est injuste et toute aide des «agresseurs» (la France, les Maliens, les Africains…) est une hérésie. Même si dans leurs litanies, nos penseurs ne poussent pas le bouchon, on en comprend aisément que l’obligation d’aider les «frères» est la moindre des attitudes justes.

Jamais réactions aussi violentes n’ont été faites par cette intelligentsia. Comme si on les avait touchés dans le plus profond d’eux-mêmes.

Aucune guerre ne peut, à mon avis, être moralement justifiée. Aucune ! Mais il est difficile de ne pas essayer de faire la part des choses. Ce qui se passe au Mali est une guerre de libération et non une occupation. Quand les groupes islamistes composés de Maliens (oui), de Mauritaniens, d’Algériens, de Burkinabés, de Nigériens, de Nigérians, de Sénégalais, de Français… sont venus perturber l’innocence au Mali, détruisant le patrimoine culturel, violant tous les sacrés, amputant, flagellant on ne sait au nom de quelle loi… laquelle de ces voix s’est élevée pour dénoncer les auteurs de ces crimes ?

Anonyme a dit…

L’effondrement de l’Etat malien a suivi les actions de sape de ces groupes auxquels est venu se greffer le mouvement national touareg. La partition d’un pays voisin sur la base d’une revendication ethnique (très) discutable ne peut être acceptée par un pays comme le nôtre dont la diversité du peuplement pourrait bien susciter des envies.

La guerre provoquée par les agissements inconsidérés de ces bandes armées est légitimée par la demande du peuple malien à travers son gouvernement. Toutes les Fatwas du monde n’y peuvent rien : l’agresseur est bien celui qui a provoqué cette situation de guerre. On peut se demander combien de Maliens se battent aujourd’hui à Djabali, à Konna, combien sont présents à Gao, Tombouctou, Kidal et ailleurs ? et de quel côté ?

Quand les Américains et les forces de l’OTAN sont venus en Irak ou en Afghanistan, ils ont détruit un pays, ils ont écrasé – ou essayé d’écraser – une force nationale de résistance. Ce sont les Irakiens qui se sont battus contre les envahisseurs. En Afghanistan, ce sont des Afghans qui ont fait face. C’est pourquoi ces envahisseurs sont aujourd’hui obligés de quitter ces pays. Mais au Mali ? Qui a occupé qui ? qui a détruit quoi ?

Je comprends qu’une frange de cette intelligentsia pense qu’une guerre au Mali pourrait retarder – ou remettre en cause définitivement – le principe d’une intervention en Syrie. C’est le souci essentiel qui anime une partie de ceux qui se sont prononcés. D’ailleurs ils ne l’ont pas caché dans les communiqués où il est question de la situation catastrophique dans ce pays. A qui la faute ?

On exige l’intervention des Occidentaux pour la Syrie, dernier pays à tenir tête à Israël et à l’hégémonie américaine, aujourd’hui à jamais détruit. Mais on refuse ce droit au peuple malien qui fait face à plus fort que lui.

Ce sont les mêmes avions, probablement les mêmes hommes qui ont détruit la Libye après des semaines de bombardements continus, les mêmes probablement qui occupent le ciel malien. Les voix qui s’élèvent aujourd’hui pour les dénoncer, les avaient bénis à l’époque. Peut-être qu’à leurs yeux, les Bambaras, les Songhaïs, les Touaregs, les Peulhs… toutes les populations du Mali ne méritent pas le secours de leurs alliés quand celui de leurs frères et voisins leur manque cruellement.



Mohamed Fall ould Oumeir

Anonyme a dit…

Mon ami Maata, la Fatoumata qui fait son intello gauchiste, je lui que sans les Français elle serait aujourdhui réfugiée ainsi que toute l'élite malienne y compris leur "De gaule Sanogo"

Anonyme a dit…

Mon ami Maata, nos soit disant oulemas ont la mémoire sélectif, celà ne m'étonne pas tous des salafistes et Dedew est le Salafiste en chef, sûr et certains qu'ils soutiennent tous les soit disant Djihadistes

Anonyme a dit…

salam

Dedew le salafiste en chef mauritanien soutient :

les terroristes trafiquants de drogue qui ont décapité à Tourine douze soldats mauritaniens, El Ghallawiya, Lemgheïty, Nouakchott….Mais aussi, les enlèvements et les assassinats d’étrangers sur notre sol, à l’image des quatre français tués près d’Aleg, de l’Américain tué au Ksar, des Espagnols enlevés sur la route de Nouadhibou, etc.........

Nos morts sont de la merde pour lui dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Le parti 'Tewassoul' organise une rencontre ouverte avec ses cadres sur la position vis-à-vis de la guerre au Mali

Développement" (Tewassoul) a organisé, mardi soir dans son siège central à Nouakchott, une rencontre élargie aux dirigeants et cadres du parti, pour expliquer sa position sur la guerre au Mali ainsi que sur les principaux développements politiques.

Le président de Tewassoul, M. Mohamed Jemil Mansour a indiqué, à cette occasion, que l'objectif de cette rencontre est de clarifier la position de sa formation par rapport au conflit qui se déroule au Mali qui "revêt un caractère particulier du fait que les frontières de cet Etat avec la Mauritanie sont les plus longues avec les pays voisins mais aussi du fait que d'importantes wilayas mauritaniennes sont limitrophes du Mali avec lequel elles ont divers liens: échanges commerciaux, sécurité, relations sociales, d'où le devoir de tous d'agir avec sagesse pour éviter tout malheur", a-t-il ajouté.

Ould Mansour a insisté sur la position de son parti exprimée dans un communiqué de son bureau politique et affirmant "la condamnation de la guerre française au Mali, mais aussi des groupes extrémistes", soulignant "la nécessité du dialogue pour résoudre la crise malienne ainsi que le rejet de toute participation de la Mauritanie à ce conflit".

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Braséééééééééééé, braseeeeeeeeer , et brasssssssssééééé dou vent dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Lu pour les salafistes Dedew et jemil


Le dernier sermon du prophète


Ce Sermon fut fait le neuvième jour de Zoul Houja 10 A.H. dans la vallée Uranah du Mont Arafat.


Ô Peuple, écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Donc écoutez, ce que je vous dis avec beaucoup d'attention et apportez ce message à ceux qui ne peuvent être présents ici aujourd'hui.

Ô Peuple, tout comme vous considérez ce Mois, ce Jour, cette Cité comme Sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque Musulman comme Sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu'en vérité vous rencontrerez votre Seigneur et qu'effectivement, il vous demandera compte de vos actes. Dieu vous a défendu de pratiquer l'usure (de prendre de l'Intérêt), donc obligation d'Intérêt sera dorénavant abolie. Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamaisvous induire à commettre les grands péchés, méfiez-vous donc à ne pas le suivre en ce qui concerne les petits péchés.

Ô Peuple, il est vrai que vous avez certains droits à l'égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous. Si elles se soumettent à vous, alors à elles appartiennent le droit d'être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires. Et il est de votre droit de vous assurer qu'elles choisissent leurs amies avec votre approbation, aussi bien que de ne jamais commettre l'adultère.

Ô Peuple, écoutez-moi bien, adorez Dieu, faites vos cinq prières (Salah) quotidiennes. Jeûnez pendant le mois de Ramadân, et donnez votre richesse en Zakât. Accomplissez le Pèlerinnage (Hadj) si vous en avez les moyens. Vous savez que chaque musulman est le frère d'un autre musulman. Vous êtes tous égaux. Aucune personne n'est supérieure à une autre, excepté en piété et en bonne action. Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant Dieu et vous répondrez de vos actes. Donc, prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.

Ô Peuple, aucun prophète ou apôtre ne viendra après moi et aucune nouvelle foi ne naîtra. Raisonnez bien, donc, Ô Peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, Le Coran et mon exemple, La Sounnah, et si vous les suivez vous ne vous égarerez jamais.

Que tous ceux qui m'écoutent transmettent ce message à d'autres et ceux-là à d'autres encore ; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m'écoutent directement.

Sois témoin Ô Dieu, que j'ai transmis Ton message à Ton Peuple.


Anonyme a dit…

Un faux cul comme les autres "oulémas" de mes deux.

Couli va sortir de sa tanière pour défendre l'indéfendable. Maatala: prépare ton viseur et nettoie ta gâchette. Plaisir d'avoir Couli back qui a soutenu ce connard de Sanogo.

Couli: tu as vu l'exemple concret de la duplicité. Fuck!
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Effort de guerre : Le chérif de Nioro tente de se racheter avec 25 millions de F CFA

23 jan 2013 Rubrique: Nation,Nord-Mali,Solidarité 119 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer
Le Cherif de Nioro, Mohamed Ould Cheichnè dit Bouyé
Après son opposition à l’intervention militaire des forces internationales dans notre pays, le chérif de Nioro capitule et participe à l’effort de guerre en offrant 25 millions de F CFA. Un geste qui rapproche le chérif de Koulouba et l’éloigne du camp des pros-putschistes toujours dans la révolte.

Le chérif de Nioro, par le biais du président du Haut conseil islamique, Mahmoud Dicko, a offert le lundi dernier une enveloppe de 25 millions de F CFA comme contribution à l’effort de guerre. Un geste salué par le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Tiéna Coulibaly.

Opposé à l’intervention militaire des forces étrangères dans notre pays il y a seulement quelques jours, le chérif de Nioro, à travers ce geste, semble adhérer à cette cause. Mais le chérif en répondant à l’appel du président par intérim, Dioncounda Traoré pour soutenir l’armée marque le début d’un processus de divorce d’avec le camp des pros-putschistes à côté desquels, il se battait contre le déploiement de toute force étrangère au Mali.

Malgré la force de démonstration que la France a faite pour stopper l’avancée des jihadistes, ces derniers sont toujours sur leur position. Cette réponse du chérif à l’appel patriotique du président Dioncounda Traoré démontre également la fin de la discorde entre ces deux hommes, opposés sur deux sujets : le déploiement des forces internationales, mais aussi et surtout sur l’organisation des concertations nationales, reportées maintes fois.

La tension entre le chérif de Nioro et le président intérimaire, Dioncounda Traoré, mais aussi et surtout avec l’ex-PM CMD, avait atteint son paroxysme. Et c’est cette discorde qui a conduit l’ex-PM à la démission, mais le Pr. Dioncounda Traoré avait trouvé un terrain d’entente avec l’homme.

Ousmane Daou



SOURCE: Autre Presse du 23 jan 2013.

Anonyme a dit…

salam

Vive polémique dans la presse mauritanienne autour des impôts des entreprises d'un homme d'affaires du pays

"Par ailleurs, le site d'information arabophone Attawari rapporte mercredi qu'une réunion a regroupé, la nuit passée à Nouakchott, des cadres de la tribu du président Aziz et de l'homme d'affaire Bouamatou, à savoir les Oulad Bousbaa, pour tenter de conduire une missions de bons offices entre les deux cousins."

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Une république de merde dit le fou

maatala