jeudi 7 mars 2013

Hugo Chávez, la mort d’un grand.

Le Venezuela enterre aujourd’hui l’un des dirigeants les plus marquants de ce début de XXIème siècle. L’homme a monopolisé le débat politique vénézuélien et latino-américain durant plus de 20 ans. Détesté par les élites, adulé par les classes défavorisées, Hugo Chávez ne laissait personne indifférent. Son parcours personnel a contribué à forger le mythe. Un parcours mouvementé Né dans une famille de l’État de Barinas, il intègre les forces armées, gravit les échelons de la hiérarchie militaire et devient lieutenant-colonel. Admirateur de Simón Bolivar, le libérateur de la grande Colombie du joug espagnol, il crée le Mouvement Bolivarien 200 au sein des forces armées en 1983. Ce mouvement d’inspiration nationaliste aurait très certainement été voué à l’anonymat, s’il n’était pas né en même temps qu’une profonde crise économique, sociale, et politique. Incapables de résoudre les problèmes économiques de la société vénézuélienne, les élites de la IVème République tentent de mettre en place des réformes de caractère néo-libéral qui échouent à relancer l’économie. Les inégalités augmentent, le Venezuela s’appauvrit, le PIB régresse, et le FMI demande la réduction des déficits publics. Le peuple reste fidèle aux deux partis historiques de la IVème République (Acción Democrática et COPEI) jusqu’à ce que Carlos Andrés Pérez (candidat d’Acción Democrática) soit élu Président. Ce dernier promet au cours de la campagne de mener une politique sociale rappelant celle qui avait été la sienne dans les années 70. Cependant, une fois élu, il augmente les taxes, les prix de l’essence et réduit les dépenses sociales. Lorsque ces réformes entrent en vigueur de violentes manifestations et émeutes éclatent dans tout le pays : c’est le caracazo. L’armée est appelée à l’aide, elle tire sur les manifestants et les émeutiers. Le bilan est de 300 morts selon la police, 3000 selon les associations. Hugo Chávez refuse de tirer et prépare un coup d’État contre ce gouvernement qu’il juge désormais illégitime. Le 4 février 1992, Hugo Chávez se trouve à la tête des troupes rebelles qui tentent de prendre d’assaut le palais présidentiel mais l’insurrection est un échec. Ce dernier assume la responsabilité du revers et déclare que « les objectifs qu’ils s’étaient fixés n’étaient pas atteint, pour le moment ». Il est emprisonné mais, depuis le caracazo, le peuple vénézuélien ne croit plus dans la politique de ses élites. Le « Pour le moment », prononcé par le lieutenant-colonel, devient un signe de ralliement pour tous les opposants de la IVème République. Alors qu’Hugo Chávez purge sa peine pour le soulèvement manqué, Carlos Andrés Pérez est destitué pour corruption. La non participation d’Hugo Chávez au nouveau scrutin n’empêche pas la déroute aux élections présidentielles de 1993 d’Acción Democrática et du COPEI. Le nouveau Président, Rafael Caldera, sous la pression de l’opinion publique, libère Hugo Chávez. Ce dernier incarne alors les espoirs de toute une nouvelle génération de vénézuéliens qui souhaitent le changement. L’élection de décembre 1998 est un triomphe pour le natif de Banes, avec 56 % des suffrages exprimés au premier tour, Hugo Chávez est élu chef de l’État. L’activité législative et constitutionnelle est intense : en l’espace de deux ans un référendum, une nouvelle constitution et une nouvelle élection présidentielle ont lieu. L’armée est mobilisée pour palier à l’urgence sociale, une réforme agraire est votée pour redistribuer les terres en jachères aux petits paysans, les bénéfices de la compagnie pétrolière nationale redistribués pour parvenir à développer le pays. La gestion du Président Chávez est plébiscitée et ce dernier devient le dirigeant démocratique le mieux élu de ce début de XXIème siècle avec 59,6 % des suffrages exprimés. Cependant, la gestion de celui-ci ne convient pas à tous. Les patrons vénézuéliens se mettent en grève en décembre 2001, avant de s’engager dans un coup d’État mené le 11 avril 2002. Les chaînes de télévision privées diffusent des images truquées montrant supposément des chavistes tirer sur une manifestation pacifique de l’opposition alors que la chaine publique, la venezolana, aux mains des partisans de Chávez est coupée par l’opposition. Pedro Carmona, dirigeant de la fedecámaras (association regroupant les principales entreprises vénézuéliennes), s’autoproclame Président de la République, abroge la constitution, et destitue Hugo Chávez. Des manifestations de rue éclatent dans tout le pays pour réclamer le retour du Président constitutionnel. Sous la pression des manifestants et d’une partie de l’armée, Pedro Carmona doit se retirer après 48 heures de gouvernement. Le Président légal revient sous les acclamations d’une foule immense qui scande son nom. Pourtant, le mouvement populaire qui permet à Hugo Chávez de revenir au pouvoir est très peu mentionné dans la presse internationale. En effet, l’homme qui est décrit dans les médias, ressemble à un dictateur paranoïaque que le quotidien Libération du 7 décembre 2007 n’hésitera pas à comparer à Mohamad Kadhafi, Bachar Al-Assad, ou Idriss Deby. Si Hugo Chávez est souvent caricaturé pour ses propos tranchants comme lors de son discours à l’ONU du 20 septembre 2006 où il désigne George Bush par le mot « diable », ses propos sont aussi exagérés et déformés par la presse. Ainsi l’antisémitisme supposé du Président vénézuélien tenait dans une phrase tronquée et modifiée d’un discours prononcé le 24 décembre 2005 dans l’État de Miranda. Un bilan impressionnant Hugo Chávez, sachant qu’il ne peut pas s’appuyer sur les classes économiques dominantes issues de la IVème République, qui ont tenté de le renverser, mène des réformes structurelles de lutte contre la pauvreté. En l’espace de trois ans, et malgré une grève pétrolière menée par les anciens putschistes au sein de la PDVSA (compagnie pétrolière nationale), Hugo Chávez conduit des réformes sociales majeures. Les missions Robinson, Ribas, Sucre, Barrio Adentro, Vuelvan Caras, Madres del Barrio, apportent éducation, santé, formation professionnelle, et aide alimentaire dans des lieux qui étaient jusque là délaissés par les pouvoirs publics. Trois ans après la grève pétrolière, le taux de mortalité infantile des enfants de moins de 5 ans a été réduit de 22,40 ‰ à 17,03 ‰ (INE, 2011), le taux de pauvreté de 62,1 % à 36,3 % (INE, 2011), et l’analphabétisme est éliminé. Au niveau international des accords de coopération sont mis en place avec d’autres pays latino-américains sur la base de l’échange équitable de ressources. L’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, l’ALBA, créée en 2004 à l’initiative de Cuba et du Venezuela s’élargit à la Bolivie, au Nicaragua, à l’Équateur, et à quelles îles antillaises. Conséquence de ces succès, le Président est élu au premier tour de l’élection du 3 décembre 2006 avec près de 60 % des suffrages exprimés, un record absolu après 7 ans d’exercice du pouvoir. Rien ne semblait alors pouvoir arrêter la machine électorale chaviste. Pourtant, le 2 décembre 2007, le Président vénézuélien connaît sa première défaite à un scrutin électoral. Le référendum qui prévoyait de modifier la constitution afin d’établir un régime socialiste et la suppression de la limite du nombre de mandats possibles de briguer pour un Président de la République est refusé par 50,7 % des suffrages exprimés. En novembre 2008, les élections régionales sont une défaite relative pour les forces chavistes regroupées depuis le 9 mars 2008 au sein du PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela). Si les chavistes conservent la majorité des régions, l’opposition en gagne 4. Les prix des produits pétroliers dont le Venezuela reste extrêmement dépendant pour ses ressources financières baissent en raison de la crise économique mondiale. La corruption et les dysfonctionnements de certaines missions entraine une baisse de popularité de son gouvernement. Hugo Chávez relance alors les programmes de construction sociaux, les missions bolivariennes, et augmente le salaire minimum vénézuélien. L’élection de 2012 montre que malgré la maladie qui le ronge, Hugo Chávez reste extrêmement populaire. La mort du Président vénézuélien laisse un pays marqué par une décennie de transformation sociale et politique que le successeur d’Hugo Chávez devra continuer sans la légitimité historique et charismatique de l’ex-leader bolivarien. Nul doute que l’appel des forces armées et de Nicolás Maduro à l’unité n’est pas étranger à la volonté du PSUV de ne pas voir un parti hétéroclite et réuni par Chávez éclater en plusieurs tendances. À l’heure où le Venezuela enterre celui qui aura marqué la politique latino-américain depuis près de 14 ans, il est vraisemblable que la figure tutélaire d’Hugo Chávez marquera encore durablement la politique de ce pays dans les prochaines décennies. Xavier Calmettes Collaborateur de la revue Recherches internationales

12 commentaires:

maatala a dit…

Salam


Discours du Président Hugo Chavez à l’ONU - 20 septembre 2006.


Discours d’ Hugo Chavez à Porto Alegre le 30 janvier 2005.








Excellences, amies et amis, bonjour :

L’objet original de cette réunion a été totalement détourné. On nous à imposé au centre du débat un bien mal nommé processus de réformes qui relègue à l’arrière plan le plus urgent ; ce que les peuples du monde revendiquent avec urgence, comme l’adoption de mesures capables d’affronter les véritables problèmes qui font obstacle à nos pays dans leur développement et pour la vie.

Cinq années après le Sommet du Millénaire, la cruelle réalité est que la grande majorité des objectifs assignés, malgré le fait qu’ils étaient déjà forts modestes, ne seront pas atteints.

Nous avions prétendu réduire de moitié les 842 millions de personnes affamées dans le monde pour l’année 2015. Au rythme actuel, cet objectif se réaliserait en l’an 2215, allez savoir qui d’entre nous sera encore là pour le célébrer, si tant est que l’espèce humaine parviendra à survivre à la destruction qui menace notre environnement.

Nous avions proclamé notre intention de parvenir en 2015 à l’enseignement primaire universel. Au rythme actuel, l’objectif serait atteint après l’année 2100, préparons-nous donc à le célébrer...

Ceci, amies et amis du monde, nous amène de manière irréversible à une bien amère conclusion : les Nations Unies ont épuisé leur modèle, et il ne s’agit plus simplement de procéder à une réforme. Le XXIe siècle exige des changements profonds qui ne seront seulement possibles qu’avec une refondation de cette organisation. Tout le reste ne sert à rien, il faut le dire car c’est la pure vérité.

Ces transformations, auxquelles nous faisons référence au Venezuela, doivent être menées, selon nous, en deux temps : dans l’immédiat actuel et dans celui des rêves et de l’utopie. Le premier est marqué par les accords dérivés du vieux schéma, nous ne le rejetons pas, nous apportons y compris des propositions concrètes à court terme à l’intérieur de ce modèle. Mais le rêve de la paix mondiale, le rêve d’un monde débarrassé de la honte de la faim, de la maladie, de l’analphabétisme et l’extrême misère a besoin - en plus de racines - d’ailes qui lui permettent de s’envoler. Nous avons besoins d’ailes pour voler, nous savons qu’il y a une terrible globalisation néolibérale, mais il existe également la réalité d’un monde interconnecté que nous devons affronter non comme un problème, mais comme un défi. Nous pouvons, sur base des réalités nationales, échanger nos connaissances, les compléter, intégrer des marchés, mais il nous faut en même temps comprendre qu’il y a des problèmes qui n’ont plus de solution nationale : un nuage radioactif, les prix mondiaux, les pandémies, le réchauffement climatique, le trou dans la couche d’ozone ne sont pas des problèmes nationaux.

maatala a dit…

Afin d’avancer vers un nouveau modèle de Nations Unies qui fasse réalité et sien le « Nous » des peuples, il y a quatre réformes urgentes et vitales que nous présentons à cette Assemblée. La première est l’élargissement du Conseil de sécurité, tant pour les membres permanents que non-permanents, en y intégrant de nouveaux pays développés et en voie de développement. La seconde est la nécessaire amélioration des méthodes de travail afin d’augmenter la transparence et non la diminuer, afin d’augmenter le respect et non le diminuer, afin d’augmenter l’inclusion. La troisième est la suppression immédiate - nous le répétons depuis 6 ans - du droit de veto dans les décisions du Conseil de sécurité, ce vestige élitiste est incompatible avec la démocratie, il est incompatible avec l’idée même d’égalité et de démocratie. En quatrième lieu, il faut renforcer le rôle du Secrétaire générale, ses fonctions politiques dans le cadre de la démocratie préventive doivent êtres consolidés. La gravité des problèmes appelle à des transformations profondes, les réformettes sont insuffisantes pour atteindre ce « Nous » qu’espèrent les peuples du monde. Au-delà de ces quelques réformes, nous appelons, au Venezuela, à une refondation des Nations Unies, pour reprendre les paroles de Simon Rodriguez, le Robinson de Caracas : « Il faut inventer ou errer ».

En janvier de cette année 2005, nous avons été au Forum social mondial à Porto Alegre où différentes personnalités ont demandé que le siège des Nations Unies quitte les Etats-Unis si les violations de la légalité internationale par ce pays se poursuivaient. Aujourd’hui, nous savons que les armes de destruction massive en Irak n’ont jamais existé. Le peuple étatsuniens a toujours été très rigoureux avec l’exigence de la vérité pour ses gouvernants, les peuples du monde aussi. Or, il n’y a jamais eu d’armes de destruction massive et cependant, et par-dessus les Nations Unies, l’Irak a été bombardé, occupé et il continue à être occupé. C’est pour cette raison que nous proposons à cette Assemblée que les Nations Unies quittent un pays qui ne respecte pas les résolutions de cette Assemblée.

(...)

Nous pensons qu’il est temps de penser à la création d’une ville internationale en dehors de la souveraineté d’aucun Etat et disposant de la force morale de représenter les Nations du monde. Mais cette cité internationale devra rééquilibrer cinq siècles de déséquilibre. Le nouveau siège des Nations Unies doit être dans le Sud. « Le Sud existe aussi ! » a dit Mario Benedetti. Cette ville, qui pourrait déjà exister ou que nous devrons inventer, pourrait se situer au croisement entre différentes frontières ou sur un territoire qui symbolise le monde. Notre continent est disposé à offrir ce sol sur lequel édifier l’équilibre de l’univers dont a parlé Bolivar en 1825.

Mesdames et messieurs, nous affrontons aujourd’hui dans le monde une crise énergétique sans précédent dans laquelle se combinent dangereusement la croissance de la consommation énergétique, l’incapacité d’augmenter l’offre d’hydrocarbures et la perspective d’une réduction des réserves probables de combustibles fossiles. Le pétrole a commencé à s’épuiser.

maatala a dit…

En l’an 2020, la demande quotidienne de pétrole sera de 120 millions de barils, un niveau qui, même en ne tenant pas en compte une future croissance, fera que l’ont consommera en 20 années tout le pétrole que l’humanité a utilisé jusqu’à aujourd’hui, ce qui signifiera, inévitablement, une augmentation des émissions de CO2 qui, comme on le sait, augmentent la température de notre planète.

Katrina été un douloureux exemple des conséquences pour l’Homme d’ignorer ces réalités. Le réchauffement des océans est, en effet, un facteur fondamental dans la croissance et la force des ouragans que nous avons pu observer ces dernières années. Nous profitons de l’occasion pour transmettre à nouveau notre douleur et nos condoléances au peuple des Etats-Unis, qui est un peuple frère des peuples d’Amérique et des peuples du monde.

Il est pratiquement et éthiquement inadmissible de sacrifier l’espèce humaine au nom du maintien démentiel d’un modèle socio-économique aux capacités destructives sans cesse croissantes. Il est suicidaire d’étendre et d’imposer ce modèle comme un remède infaillible aux maux dont il est, précisément, la principale cause.

Il y a peu, Monsieur le président des Etats-Unis a assisté à une réunion de l’Organisation des Etats Américains afin de proposer à l’Amérique latine et aux Caraïbes d’augmenter leurs politiques de marché, l’ouverture de leurs marchés, c’est à dire le néolibéralisme, alors que ce dernier est justement la cause fondamentale des grands maux et des grandes tragédies que vivent nos peuples : le capitalisme néolibéral, le Consensus de Washington, qui ont généré un degré de misère, d’inégalité et de tragédie infinie aux peuples de ce continent.

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin, Monsieur le Président, d’un nouvel ordre international. Souvenons-nous de l’Assemblée générale des Nations en 1974 - certains qui sont ici n’étaient pas encore nés ou étaient encore très jeunes.

En 1974, il y a 31 ans, furent adopté une déclaration et un programme d’action sur le Nouvel ordre économique international, ensemble avec un plan d’action de l’Assemblée générale le 14 décembre 1974 : la Charte des droits et des devoirs économiques des Etats et qui fut approuvée par une majorité écrasante de 120 votes pour, 6 contre et 10 abstentions - c’était au temps où l’on votait aux Nations Unies car aujourd’hui on ne vote pas, on approuve des documents comme celui-ci, que je dénonce au nom du Venezuela, comme nul, non avenu et illégal car il a été approuvé en violant les normes des Nations Unies. Ce document n’est pas valide ! Il faudra le discuter, le gouvernement du Venezuela va le faire connaître au monde, car nous ne pouvons pas accepter la dictature ouverte et effrontée au sein des Nations Unies, ces choses doivent êtres discutées et c’est pour cela que je fais un appel très respectueux à mes collègues chefs d’Etats et de gouvernements.

Je viens de me réunir avec le président Nestor Kirchner et ce document nous été remis cinq minutes avant - seulement en anglais ! - à nos délégués et il a été approuvé avec une massue dictatoriale que je dénonce à la face du monde comme illégale, nulle et illégitime.

Ecoutez-moi bien, Monsieur le Président, si nous acceptons cela, alors nous sommes perdus. Eteignons la lumière et fermons les portes et les fenêtres ! Ce serait un comble : accepter la dictature ici, dans cette assemblée.

maatala a dit…

Aujourd’hui plus que jamais, disions-nous, nous devons reprendre les choses qui sont resté en chemin, comme la proposition approuvée dans cette Assemblée en 1974 d’un Nouvel ordre économique international. Pour rafraîchir les mémoires, citons simplement l’article 2 du texte de cette charte qui confirme le droit des Etats à nationaliser les propriétés et les ressources naturelles qui se trouvent entre les mains d’investisseurs étrangers et qui propose également la création de cartels des producteurs de matières premières. La Résolution 3.102 de mai 1974 exprimait la détermination de travailler de manière urgente afin d’établir un Nouvel ordre économique international basé : - écoutez-moi bien, je vous le demande - « sur l’équité, l’égalité, la souveraineté, l’interdépendance, l’intérêt commun et la coopération entre tous les Etats, quels que soient leurs systèmes économiques et sociaux, afin de corriger les inégalités et les injustices entre les pays développés et les pays en voie de développement et qui assure aux générations présentes et futures la paix, la justice et un développement économique et social accéléré à un rythme soutenu ».

L’objectif du Nouvel ordre économique international était de modifier le vieil ordre économique conçu à Bretton Woods...

Je crois que le Président des Etats-Unis a parlé ici pendant quelques 20 minutes hier, d’après ce que l’on m’a dit, je demande donc, Excellence, l’autorisation de terminer mon allocution.

(...)

Aujourd’hui, nous, les peuples, et dans notre cas le peuple du Venezuela, nous réclamons un nouvel ordre économique international, mais un nouvel ordre politique international est également nécessaire. Nous ne permettons pas qu’une poignée de pays tentent de réinterpréter impunément les principes du Droit International afin d’épauler des doctrines comme la « Guerre préventive ». Quelle menace que cette guerre préventive ! Et aujourd’hui on parle de la « Responsabilité de protéger ». Mais il faut se poser la question : qui va nous protéger et comment on a va le faire ?

Je crois que l’un des peuples qui a le plus besoin de protection est le peuple des Etats-Unis, comme cela a été douloureusement démontré avec la tragédie de Katrina, car ce peuple n’a pas de gouvernement capable de le protéger des désastres annoncés de la nature.

maatala a dit…

A moins de nous protéger les uns les autres, ces concepts sont très dangereux, ils sont marqués du sceaux de l’impérialisme, de l’interventionnisme, et ils tentent de légaliser le non-respect de la souveraineté des peuples, le respect plein et entier des principes du Droit international et de la Charte des Nations Unies qui doivent constituer, Monsieur le Président, la pierre angulaire des relations internationales dans le monde d’aujourd’hui et la base du nouvel ordre que nous souhaitons.

(...)

Il est certes urgent d’affronter de manière efficace le terrorisme international, mais certainement pas en l’utilisant comme prétexte pour déclencher des agressions militaires injustifiées et qui violent le Droit international, de telles méthodes ont été intronisées après le 11 septembre. Seules une étroite et véritable coopération et la fin du double langage, comme certains pays du Nord le pratiquent avec la question du terrorisme, pourront en finir avec ce terrible fléau.

Monsieur le Président :

En à peine 7 années de Révolution bolivarienne, le peuple vénézuélien peut exhiber d’importantes conquêtes sociales et économiques.

Un million 406 mille Vénézuéliens ont appris à lire et à écrire en une année et demie. Nous sommes plus ou moins 25 millions et dans quelques semaines notre pays pourra se déclarer libre de l’analphabétisme. Trois millions de Vénézuéliens étaient auparavant exclus de l’éducation pour cause de misère, ils ont depuis lors été incorporé dans l’enseignement primaire, secondaire et universitaire.

17 millions de Vénézuéliens et de Vénézuéliennes - presque 70% de la population - reçoivent, pour la première fois dans l’histoire, une assistance médicale gratuite, y compris des médicaments et, dans quelques années, tous les Vénézuéliens auront un accès gratuit à une attention médicale digne de ce nom.

On fournit aujourd’hui plus de 1 million 700 mille tonnes d’aliments à prix modiques à quelques 12 millions de personnes, presque la moitié de la population. Un million d’entre eux en reçoivent gratuitement, de manière transitoire. Ces mesures ont généré un haut niveau de sécurité alimentaire pour les plus nécessiteux.

Monsieur le Président, on a créé plus de 700 mille postes de travail qui ont réduit le taux de chômage de 9%, tout cela au beau milieu d’agressions internes et externes, y compris un coup d’Etat militaire concocté à Washington, et un coup d’Etat pétrolier également conçu à Washington. Tout cela a été obtenu malgré les conspirations, les calomnies du pouvoir médiatique, et la menace permanente de l’Empire et de ses alliés, qui va jusqu’à encourager l’assassinat présidentiel. Le seul pays au monde où quelqu’un peut s’offrir le luxe de promouvoir l’assassinat d’un chef d’Etat sont les Etats-Unis, comme cela s’est passé il y a peu avec un révérend appelé Patt Robertson, très ami de la Maison Blanche, qui a demandé publiquement mon assassinat sans être inquiété. Ceci est un délit international ! Du terrorisme international !

Nous allons lutter pour le Venezuela, pour l’intégration latino-américaine et mondiale.

Nous réaffirmons ici dans cette assemblée notre foi infinie en l’Homme, aujourd’hui assoiffé de paix et de justice afin de survivre comme espèce. Simon Bolivar, le père de notre patrie et notre guide dans notre révolution, a juré de ne jamais donner de repos à son bras, à son âme, tant qu’il ne verrait pas une Amérique libre. Ne donnons pas de repos à nos bras, à nos âmes, tant que nous n’aurons pas sauvé l’humanité.




Discours du Président vénézuélien Hugo Chavez lors de la 60e Assemblée générale de l’ONU à New-York, le 15 septembre

2005.

maatala a dit…

Salam

Dans un entretien avec la privée radio Sahara médias, dans la nuit de mardi, l’ancien ministre des Affaires, et ancien ambassadeur, Mohamed Vall Ould Bellal, a déclaré être parvenu, en 2008, avec les Sénégalais et les Occidentaux à un accord sur la crise consistant en l’organisation d’élections présidentielles et parlementaires sans la participation du chef des putschistes

mais c’est l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou qui a fait capoter cette solution grâce à ses relations dans les milieux français et sénégalais. Il a ajouté qu’il a présenté sa démission suite à la colère suscité en haut lieu par l’accord qu’il a négocié avec les autorités

sénégalaises et les Occidentaux pour que les auteurs du coups d’Etat ne puissent se présenter, ajoutant qu’il a entrepris, peu après le coup d’Etat contre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, une démarche, en tant qu’ambassadeur de la Mauritanie au Sénégal, auprès du corps diplomatique accrédité à Dakar, notamment les pays occidentaux, pour que le coup d’Etat soit accepté mais que l’on « travaille pour trouver une issue à la crise qui en est née », selon son propos.

Et selon ce que rapporte Sahara médias, ce plan de sortie de crise proposé par Ould Bellal voulait que le pouvoir passe au président du Sénat et que l’on prépare des élections dans lesquelles les putschistes ne soient pas partie prenante ou, au contraire, qu’il prenne part au scrutin mais avec la dissolution de l’Assemblée nationale et l’organisation d’élections générales ». Il a ajouté qu’après l’évolution des discussions sur cette sortie de crise avec le bureau de l’Onu, une structure officielle a rendu compte de ce qui se passe et a présenté ma proposition comme « raisonnable » mais j’ai été accueilli par une vive colère. J’ai alors présenté une démission écrite après ce qui s’est passé entre ce haut responsable et moi ; correspondance qui est arrivée au ministère des Affaires étrangères don le secrétaire général de l’époque est encore vie ».

Et Ould Bellal de dire : ce qui a fait capoter la dissolution du parlement et l’interdiction de se présenter dont allait être frappé Ould Abdel Azzi c’est bien Mohamed Ould Bouamatou ». Il a confirmé que l’homme d’affaires était bien présent lors du meeting du candidat Aziz, à Arafat, en compagnie de son ami français Robert Bourgi, conseiller spécial du président Sarkozy.

Source : Elhourriya le 05/03/2013

maatala a dit…

salam

Mauritanie: Un commerçant disparait avec 410 millions UM de l’armée




ALAKHBAR (Nouakchott) - Un commerçant du nom de Abeidi Ould Khoumanani a disparu avec une somme de 410 millions d’ouguiyas (soit 1.051.282 euros) appartenant à l’armée mauritanienne, a appris Alakhbar de source sécuritaire.

L’homme avait pris l’argent d’un employé, Khalifa, des services de la comptabilité de l’armée pour faire prospérer son propre commerce.
L’homme honorait ses premières dettes envers Khalifa avant de disparaitre dans ce dernier coup.

Interpellé, l’employé des services de la comptabilité reconnait les faits, mais précise qu’il traitait avec Abeidi Ould Khoumanani sur un ordre venant d'en haut.

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Pourquoi mettre la photo de Gazouani pour illustrer cette article.

Les islamistes c'est de la raclure de frustrés dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

Maatala,

Les islamistes, c'est de la raclure certes. Mais comment cet employe a pu faire sortir 410 millions? On ne sort pas un tel mntant sans une deuxieme ou troisieme signature. Cet employe tellement idiot est maintenant victime d'un shipeko a l'envers. Combien il a eu, pour lui et pour les en hauts de en haut, si cette histoire est vraie? 100 millions? 200 millions. Personne ne prendra un tel risque sans retour de l'ascenseur. On graille tranquille dans l'armee comme l'IGE n'a rien a foutre son nez chez les affaires de la grande muette.

A-

Anonyme a dit…

Maatala,

Hathi l'affaire khoumanani est encore plus grave que ce de ma mere. Lis le dernier paragraphe.

Les barbus, une raclure et pas de doute la-dessus. Mais efficaces s' ils te cherchent des poux.
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Nouakchott: Arrestation de Ould Khoumani, accusé d'escroquerie contre l'Armée



ALAKHBAR (Nouakchott) – La Gendarmerie a arrêté ce matin Abeidi Ould Koumani, disparu ces derniers jours avec 410 millions UM (soit 1.051.282 euros) appartenant à l'Armée mauritanienne.

Le prévenu a été arrêté suite à une opération de traque menée par la Gendarmerie et autres éléments de la sécurité à Aïn Talh au nord du Nouakchott.

Abeidi Ould Khoumanani avait pris l’argent d’un employé, Khalifa, des services de la comptabilité de l’armée pour faire prospérer son propre commerce. L’homme honorait ses premières dettes envers Khalifa avant de disparaitre dans ce dernier coup.

Interpellé, l’employé des services de la comptabilité reconnait les faits, mais précise qu’il traitait avec Abeidi Ould Khoumanani, appartenant à l'entourage familial du président mauritanien, sur un ordre venant d'en haut.

Anonyme a dit…


Depuis quand M6 gere ag iyali? Khroujou.

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Asile : Le Maroc accueille, Iyad Ghali et cinq hauts dirigeants d'organisations extrémistes

Des sources locales au quotidien Echourouk ont confirmé que le chef du «Mouvement Ansar » et le chargé de communication, ainsi quatre autres des hauts dirigeants des organisations militantes dans le nord du Mali ont fui vers le Maroc, qui leur a fourni assistance et sécurité loin des projecteurs, et ce, jusqu'à la fin de la guerre dans le nord du Mali.

Toujours selon nos sources, ces leaders ont commencé du Maroc, avant leur contrôle du nord du Mali. Nos sources n’ont pas précisé si ces dirigeants se sont déplacés seuls ou accompagnés de combattants.

Quelques références précisent que la relation entre le Maroc et l'organisation "Tawhid oual Jihad" et «Ansar Eddine », sont excellentes qui se manifeste dans la concentration du Tawhid et du Djihad dans ses activités terroristes contre l'Algérie.

Les mêmes sources soulignent que le Maroc a exigé des réfugiés de renoncer à Abou Zeid et Belmokhtar au motif qu’ils sont Algériens, et avoir refusé de travailler pour les intérêts marocains.

















Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.




Source : Echorouk Online (Algérie)

Anonyme a dit…

Nord-Mali : les groupes terroristes subissent une hémorragie dans leurs rangs
le 08.03.13 |

Des rapports des services de sécurité algériens soulignent la baisse des effectifs d’AQMI, du Mujao et d’Ançar Eddine depuis le 12 janvier dernier, atteignant le chiffre d’un peu moins de 2000 éléments prêts à poursuivre le combat.

Les facteurs importants de cette diminution des effectifs sont la pression des frappes militaires, la rareté de l’eau, des vivres et du carburant, l’isolement de ces groupes dans des régions montagneuses et désertiques, mais aussi à cause des dizaines de cas de sécession opérés par des éléments d’Ançar Eddine, l’une des organisations les plus influentes dans le Nord-Mali avant le lancement des opérations militaires. Les premières vagues de sécession ont été opérées à la faveur de la dissidence de certains chefs de l’organisation de Iyad Ag Ghali qui ont créé le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), fin janvier.

Après, d’autres éléments, de la tribu Imnan qui s’était alliée à la tribu des Ifoghas, dont fait partie Ag Ghali, ont décidé de revenir à leur organisation d’origine, le MNLA. Ainsi, les services algériens estiment que les effectifs d’Ançar Eddine ne dépasseraient pas les 1000 hommes, alors qu’ils étaient environ 2000 avant janvier. Des statistiques des services de sécurité avaient estimé – avant le début des opérations militaires – qu’entre 3000 et 4500 djihadistes, dont 2000 d’Ançar Eddine, et entre 1000 et 1500 d’AQMI et du Mujao.

Tests ADN

Par ailleurs, des experts de l’identité judiciaire algériens, français et américains sont mobilisés pour finaliser les examens ADN concernant des dizaines de terroristes tués au Nord-Mali dans le cadre de l’opération Serval, et dont certains seraient des dirigeants d’AQMI ou du Mujao. Et selon un responsable sécuritaire algérien, quatre pays (l’Algérie, la France, les USA et la Mauritanie) sont directement concernés par l’identification des éléments neutralisés. Les Mauritaniens sont particulièrement intéressés par l’authentification de l’élimination de quatre émirs d’AQMI, dont celui de la katibat Youcef Ben Tachfin ainsi que deux dirigeants du Mujao, Tlemssi et Kheïrri.

D’ailleurs, les services mauritaniens ont récupéré des échantillons ADN des proches des terroristes présumés tués pour aider à l’identification. Et c’est l’Algérie qui a sa part la plus importante des dirigeants terroristes. Selon nos sources, Paris et Bamako veulent évaluer la situation militaire au Nord-Mali à travers l’identification des pertes dans les rangs d’AQMI et de ses alliés. L’identification se déroule aussi au niveau de prisons gérées conjointement par les Maliens et les Français où des dépouilles sont montrés aux éléments faits prisonniers lors de l’opération Serval.

Hier, selon l’AFP, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré : «Nous savons qu’il n’y a pas mal de chefs parmi les plusieurs centaines de terroristes qui ont été tués» au cours des derniers jours lors des combats dans le massif montagneux des Ifoghas, à la frontière algérienne. «Pour les précisions sur les identités, il faut faire des vérifications très précises avec l’ADN, c’est ce que les services de l’armée sont en train de faire», a-t-il dit.


Aziza L.

Anonyme a dit…

Tout ceci fini. Ils se sont invite les frappes. Regardez les voitures sur la photo. Celles-ci payees avec l'argent de la drogue et des kidnappings? Il ne faut pas ete idiot a ce niveau. Ce sont des equipements fournis par des etats tripatouilleurs. Ces vehicules neufs et d'autres sont passes par ou sans eveiller la surveillance dans la region? espere que toute cette histoire est finie.


http://fr.saharamedias.net/La-nouvelle-qatiba-Ancar-Echaria--un-nouveau-projet-djihadiste-conduit-par-l-homme-a-la-barbe-rouge_a3741.html