dimanche 10 mars 2013

Le clan des Oulad Bousbah à fond dans les mines.

Depuis l’accession au pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz (Notre photo) en 2009, plusieurs membres de sa tribu, les Oulad Bousbah, ont obtenu des postes importants dans l’administration. Ainsi, Ahmed Salem Ould Tekrour, ancien de la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH) et ex-conseiller technique pour la promotion et le développement du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines (MPEM), a été promu directeur des hydrocarbures au sein du MPEM. Même scénario dans le privé pour Melainine Ould Towmy, un Oulad Bousbah, qui est depuis 2010 directeur des relations extérieures de Kinross, l’opérateur de la mine d’or géante de Tasiast, à proximité de la frontière sud du Sahara occidental. Enfin, Kemal Ould Mouhamedou, cousin direct du président Abdel Aziz, est devenu le représentant de l’Etat chez Tullow Oil, la société qui développe le gaz de Banda. Dans le même temps, de nombreux contrats de sous-traitance sont passés des mains d’entrepreneurs de la tribu de l’ancien président Maaouiya Ould Taya, les Smassides, comme les groupes MAOA ou AON par exemple, aux mains d’Oulad Bousbah, comme la famille Azizi. Résultat: dans les services miniers, des hommes d’affaires écartés des contrats dénoncent l’irrésistible ascension de personnalités proches du président. Dans ce contexte, le ministère du pétrole, de l’énergie et des mines, piloté par Taleb Ould Abdivall, un membre de l’influente tribu Idawati, apolitique, apparaît comme un îlot de neutralité. Professionnel, Ould Abdivall s’est construit son propre réseau de conseillers, souvent issus, comme lui, de l’université de Nancy. Ancien chef du Bataillon de la sécurité présidentielle (Basep), le putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz s’est entouré des plus fidèles de ses conseillers et membres de son clan depuis sa prise du pouvoir. Certains de ses cousins, comme Boullaha Ould Boumaouzouna, profitent de leur proximité avec le chef de l’Etat pour faire du business dans les mines et/ou dans la logistique minière. Boullaha OuId Boumaouzouna L’influent cousin minier Boullaha Ould Boumaouzouna (se prononce “Boumazouna”) fait partie des cousins influents du président Abdel Aziz. Il est marié à la fille de Moulaye O. Boukhreis, ancien chef d’état-major du président Ould Taya. Homme d’affaires, actif dans le secteur des industries extractives de longue date (pour le compte de Woodside Petroleum, etc.), Boumaouzouna dispose d’un contrat de transport avec Bumi Resources Group. Cette société est notamment présente sur le projet de minerai de fer d’Otoy dans la zone de Tamagot. Mais, depuis 2012, un différend oppose Boumaouzouna et Bumi, le groupe étant lui-nième également en litige avec son partenaire Rubis International Ltd. Les associés de Boumaouzouna sont les businessmen Hane El Marrakchi et Ould Bowbatt. Ces deux derniers sont également membres de la tribu des Oulad Bousbah. Chaperon du fils d’Abdel Aziz - Mi-2012, Mohamed Vali Ould Boumaouzouna a acquis divers permis d’exploration par le biais des sociétés Global Mauritania Mining et Pacific Andes Resources Development Ltd. Au cadastre, Global Mauritania, dont le représentant est un certain Ahmed Levrack, n’a donné aucune adresse postale d’enregistrement. Pacific Arides, représentée par Bellahi Brahim Vall, est pour sa part sise à Hongkong (186 Connaught Road West, Room 3201). Cette dernière compagnie s’est emparée en 2012 des blocs 1564, 1565, 1594, 1595-1604 (fer et des substances connexes) dans les wilayas de Tiris Zemmour, Nouadhibou, Adrar, Inchiri et Trarza. Avec Bechir Ould BelaI, autre cousin du président Abdel Aziz, Ballaha Ould Boumaouzouna fait également office de chaperon du fils du chef de l’Etat, Badr Ould Abdel Aziz. Il se charge de l’introduire dans le monde des affaires, en particulier dans le business de la logistique minière. Badr a notamment participé à des voyages présidentiels afin de développer ses réseaux et son carnet d’adresses. Toutefois, ses frasques, relayées par la presse - il a tiré au pistolet sur une jeune femme lors d’une soirée trop arrosée -, semblent avoir ponctuellement compromis son avenir dans les affaires, en plus d’avoir mis son père très en colère. Mohamed Vall Ould Boumaouzouna, le frère de Ballaha Ould Boumaouzouna, gère une ONG dénommée Agir en faveur de l’environnement (AFE). Lemar OuId Wedadi, Feil OuId Lehah & Co. Les proches qui montent D’autres cousins du chef de l’Etat émergent progressivement dans le business lié aux mines, à l’instar des Weddadi, riche famille de commerçants dont l’influence est antérieure à l’accession d’Abdel Aziz à la présidence. Lemar Ould Weddadl s’est ainsi d’abord fait connaître dans la vente de ferraille et contrôle aujourd’hui plusieurs permis via sa société Welladi. Son fils, Lemar Junior Ould Weddadi, s’occupe de tout ce qui a trait aux mines. Il est également actif dans l’import/export, l’automobile et les eaux minérales (El Chavi). Une grande partie du business du groupe Welladi provient notamment de son activité au port de Nouakchott, par où transite quasiment tout ce qui est importé pour la logistique des miniers. Connections présidentielles. Le jeune Feil OuId Lehah compte aussi parmi les cousins qui gagnent en importance dans l’entourage du président. Financier actif au Maroc et au Sahara occidental, il est également impliqué dans la logistique pour le compte de la mine de Tasiast de Kinross. Membre de la tribu Kunta, Feil Ould Lehah bénéficie sans conteste du fait que sa mère est la tante du président Abdel Aziz. Ould Lehah est d’ailleurs né à Louga comme le chef de l’Etat. Agent déclarant au port de Nouakchott (une activité fart utile dans les mines), OuId Lehah a pris à partir de 2006 la direction de Wafa Assurances et de la compagnie d’hydrocarbures National Petroleum (NP). Depuis avril 2012, il déploie aussi un projet de nouvel établissement bancaire, “La Banque de la jeunesse”, dont il est actionnaire à hauteur de 30% et pour laquelle il a déjà obtenu une licence. Ses partenaires sont Ahmed Saleck Mohamed Lemme dit le “Sahraoui” (via son groupe ASML, 30%) et Lemrabott Ould Tangi (20%), deux businessmen également actifs dans le secteur minier, ainsi qu’Ahmed OuId Mouknass, homme d’affaires qui entretenait des liens avec la Libye du colonel Kadhafl. La banque devrait voir le jour courant 2013. Pour ce projet, Ould Lehah a bénéficié entre autres du soutien de la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI) dirigée par Ould Tajeddine. Ahmed Ould Bah alias “Hmeida” L’oeil de Moscou de la présidence Informaticien, ancien responsable des écoutes téléphoniques du Bataillon de la sécurité présidentielle (Basep) quand Mohamed Ould Abdol Aziz en était le chef, Ahmed OuId Bah dit Hmeida” est aujourd’hui l’un des plus proches conseillers du chef de l’Etat et l’un de ses rares hommes de confiance. Hmeida a un oeil sur tout ce qui relève des flux de trésorerie et de la comptabilité d’Etat, y compris sur les revenus tirés des industries extractives et les royalties versées par les compagnies minières dans les caisses centrales. Un proche du président. Ancien technicien réseau pour la filiale Top Technology du groupe Ciment de Mauritanie, Hmeida a ensuite travaillé en tant que consultant indépendant pour le compte des Nations unies avant de croiser le chemin d’Abdel Aziz au début des années 2000. Divers liens unissent Hmedia et le président. Le marabout d’Abdel Aziz, Cheikh Khida, est un cousin direct de Hmeida. Badr OuId Abdel Aziz, le fils du chef de l’Etat, est marié avec une Smasside de Rkiz (zone de Mederdra) dont la famille est très proche de celles de Cheikh Khkia et de Hmeida, issu de la tribu des Oulad Deyman, de la ville de Rosso. La mère de Hmeida est la soeur du PDG de Ciment de Mauritanie, Ahmed Saleck Mohamed Lemme. Melainine Ould Towmy : L’homme d' Abdel Aziz chez Kinross Conseiller des présidents Maaouiya OuId Taya, Ely Ould Mohamed VaIl, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et Mohamed Ould Abdel Aziz, Melainine Ould Towmy est depuis 2010 vice- président de Kinross et représentant de l’Etat au sein de la compagnie canadienne opératrice de la mine d’or de Tasiast. Ce poste lui octroie une influence considérable même s’il ne donne pas l’impression d’en abuser. Membre de la tribu présidentielle des Oulad Bousbah, Ould Towmy est réputé intègre. Lorsqu’il était au service de la présidence, qu’il a quittée après avoir atteint l’âge de la retraite, il gardait un profil discret. Une des têtes pensantes des Oulad Bousbah - Ancien directeur du protocole puis directeur de cabinet du président Ould Taya pendant une dizaine d’années, Ould Towmy a une connaissance approfondie des rouages de la politique mauritanienne. Il a été chargé de mission à la présidence jusqu’à sa nomination au sein de la direction de Kinross. Ould Towmy a suivi la procédure d’embauche classique chez Kinross; ils étaient cinq à Toronto pour la sélection finale. Son profil de haut fonctionnaire expérimenté au sein de la présidence a séduit, tout comme ses compétences professionnelles (il parle aussi quatre langues). Ould Towmy passe pour être un des penseurs des Oulad Bousbah. Il a effectué sa formation au Sénégal, puis en France et en Espagne. La Nancy connexion du ministère des mines Dirigé par Taleb Ould AbdivaIl, un Iciawali (la tribu de l’ancien président mauritanien EIy Ould Mohamed Vall, le ministère des mines fait office d’îlot de neutralité dans le grand jeu des alliances tribales et de cousinage dans le secteur minier mauritanien. Réputé apolitique, Abdivall a bâti son réseau au sein de son cabinet sur des professionnels des industries extractives, dont certains sont, comme lui, des anciens l’université de Nancy. Taleb OuId Abdivall Un ministre low-profile mais influent Géologue de formation, trilingue (anglais, français, arabe), ancien administrateur directeur général de la Société nationale industrielle et minière (SNIM), le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines Taleb Ould Abdivall règne en maître sur le secteur minier qu’il connaît comme sa poche. Sa thèse d’Etat, soutenue à l’université de Lorraine, à Nancy en 1994, portait sur la dorsale de Regueibat, grande formation géologique de la Mauritanie, et en particulier sur sa “caractérisation pétrographique et géochimique du plutonisme birimien”. Abdivall n’en est pas moins familier des préoccupations des opérateurs miniers privés, qu’il s’agisse de juniors ou de majors. De 1997 à 2003, il a été directeur exploration d’Ashton Mining en Afrique de l’Ouest après avoir travaillé pour Diamet. Puis, de 2003 à 2009, iI a été senior géologue en charge de la coordination des projets d’exploration Afrique de l’Ouest et Afrique du Nord de Rio Tinto. Ould Abdivall a également été consultant dans le privé et partenaire de la société mauritanienne de sondages Drill Corp. de l’homme d’affaires Abderrahmane Ould Mohamed dit “Tetama”, avant de rejoindre la Société mauritanienne d’électricité (Somelec, public). Apolitique - Réputé neutre politiquement, voire apolitique, Taleb Ould Abdivall, membre de la tribu Idawali de la ville de Tidjikja, à l’instar de l’ancien chef de l’Etat Maaouiya Ould Taya, a été nommé directement par le président, qui a sa confiance et qui l’apprécie pour sa discrétion. Il a pris ses fonctions de ministre en mars 2011 en remplacement de Mohamed Abdellahi Ould Oudaa, qui l’a repris son poste d’administrateur directeur général de la SNIM. Ould Abdivall s’est entouré d’un réseau de directeurs et de conseillers souvent issus, comme lui, de l’université de Nancy. Au sein du ministère, son directeur de la police minière, Yahya Hamoudi, est diplômé de I’Ecole des mines de Nancy. Le ministre a en outre été présenté au président Mohamed Ould Abdel Aziz par l’homme d’affaires Boubacar OuId Ghaddour, qui a aussi été étudiant à Nancy. Egalement issu de cette faculté, Amadou Mamadou Kane, proche cl’Abdivall et ancien directeur de l’électricité et de la maîtrise de l’énergie au sein du ministère, a été nommé à la tête de la Société de production de gaz et d’électricité (chargée de la commercialisation du gaz de Banda) en janvier 2013. lI a été remplacé par Dah OuId Sidi Bouna, jusqu’alors directeur des études et du développement à la direction des mines et ex-conseiller au Commissariat à la promotion des investissements. Dans son travail au quotidien, Ould Abdivall s’appuie sur Ahmed Ould Taleb Mohamed, son conseiller technique chargé des mines, son directeur des mines Oumar Diagana, sans oublier son conseiller juridique Zakaria Thiam. Ahmed OuId Taleb Mohamed Le conseiller qui monte Ahmed Ould Taleb Mohamed a connu une ascension fulgurante. En quelques années, ce jeune géologue est devenu le conseiller technique chargé des mines indispensable du ministre des mines Taleb Ouid Abdivall. Ahmed Ould Taleb Mohamed a démarré sa carrière en tant que géologue junior pour la Société nationale Industrielle et minière (SNIM), avant de devenir consultant senior auprès du projet de renforcement institutionnel du secteur minier (PRISM), financé par l’Union européenne conjointement avec la Banque Mondiale, la Banque Islamique de développement, Agence française de développement et le gouvernement mauritanien. Dans ses fonctions de conseiller technique, il entretient d’ailleurs toujours des liens étroits avec Abderrahmane Ould Daddah, directeur adjoint du PRISM au sein du ministère des mines depuis 1999 et ancien de l’Algéro-mauritanienne des pêches, et Samory Ould Soueidatt, directeur du PRISM. Artisan des rencontres minières Mauritanides 2010 et 2012, ingénieur géologue formé en URSS, membre de la tribu Abid Ehel Athman (Adrar), proche des Oulad Hamony, OuId Soueidatt e été directeur des mines à l’époque où cette spécialité n’était pas encore regroupée avec le pétrole et l’énergie au sein d’un même ministère. Expert de terrain - Ahmed Ould Taleb Mohamed a en outre une fine connaissance du relief mauritanien pour avoir travaillé sur des projets régionaux de cartographie géologique et de métallogénie. Il collabore étroitement avec le directeur des mines Oumar Diagana. Au sein de l’administration, Ahmed Ould Taleb Mohamed, membre de la tribu Idawali, comme le ministre Abdivall, est réputé compétent et intègre; il est même jugé comme l’un des plus brillants conseillers du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines. Son père a créé I’ATTM SA, filiale de la SNIM spécialisée dans la construction routière et le génie civil, sollicitée clans le cadre de la politique de développement des infrastructures du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Oumar Diagana L’incontournable directeur des mines Rare négro-maiiritanien, d’ethnie Soninké, à avoir intégré l’administration mauritanienne, Oumar Diagana, conseiller de longue date au sein du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines, pilote la direction des mines. A ce titre, il travaille en étroite relation avec le ministre Taleb Ould Abdivall et a la haute main sur la très stratégique activité d’octroi des titres miniers. Il suit aussi tous les paiements effectifs des droits miniers à l’Etat et supervise ce qui e trait à l’acquisition, au traitement et à la diffusion de données géologiques. Ses interlocuteurs sont Ahmed Ould Taleb Mohamed, conseiller technique, et Zakaria Thiam, conseiller juridique. Jusqu’à janvier 2013, il était également en contact avec Dah Ould Sidi Bouna, directeur des études et du développement, promu à la tête de la Société de production d’électricité et de gaz (SPEG), et non encore remplacé. Sidi Bouna était en charge des nouveaux projets miniers et supervisait à ce titre les activités de Xstrata à Askaf (minerai de fer), de Kinross à Tasiast (extension de la mine d’or), ainsi que les projets de phosphates de Bofal et de quartz des sociétés MMC et QIM, Omniprésent - Les attributions d’Oumar Diagana s’étendent aussi au comité mixte de coordination du projet d’expansion de la mine d’or de Tasiast (dont Kinross est l’opérateur), dont il est membre, ainsi qu’au comité d’orientation de l’Ecole des mines de Mauritanie (EMiM) dirigée par Mohamed El Mokhtar Ould Sidi Moliamed. Enfin, Diagana est également membre de la commission nationale de l’Initiative pour la transparence des Industries extractives (ITIE) et est à ce titre en lien avec Sidy Ould Zein, un Idawati, directeur de l’ITIE et conseiller économique auprès du premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. Ancien de l’Office mauritanien de recherche géologique (OMRG) piloté par Sidaty EI-Hachemy, Oumar Diagana est administrateur au conseil d’administration de la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH). Il a obtenu son diplôme en Côte d’ivoire et été formé en France, en Tunisie et à l’université de pétrole de Pékin. Yahya Hamoudi Le Nancy boy du ministère Diplômé de l’Ecole des mines de Nancy, Yahya Hamoudi, le directeur de la police minière, fait partie du réseau des anciens de la faculté française qu’a réactivé Taleb Ould Abdivall dès sa nomination en tant que ministre. A la tête de la direction de la police minière, mise en place en 2009, Yahya Hamoudi supervise les opérations de contrôle et d’inspection de l’activité minière, de la carrière à l’exploitation. Ses attributions se sont élargies à la faveur de la restructuration du ministère des mines et de l’industrie en ministère du pétrole, de l’énergie et des mines (MPEM) en 2011, à l’époque où Taleb Ould Abdivall a été nommé. Depuis cotte période, ses fonctions comprennent aussi la supervision de la dimension environnementale de l’activité minière, en plus de la gestion des explosifs et de la politique de “mauritanisation” mise en oeuvre par les autorités dans le secteur minier. Hamoudi chapeaute une vingtaine de brigades en cours de déploiement sur l’ensemble du territoire. Bonne connaissance du cadastre - Ancien directeur des mines et de la géologie au ministère des mines de 2010 à 2011, Hamoudi connaît en outre très bien le cadastre, pour y avoir travaillé pendant dix ans, de 1999 à 2009, successivement en tant que consultant (notamment pour le projet PRISM), puis comme directeur de l’unité, avant d’être nommé directeur du cadastre. De janvier 2009 è avril 2010, il avait déjà exercé les fonctions de directeur de la police des mines. Membre de la tribu des Oulad Ebeyri, Hamoudi est réputé intègre au sein du ministère des mines. Zakaria Thiam : Juriste en chef Ce spécialise de l’arbitrage - il prépare une thèse sur “l’efficacité de l’arbitrage au regard de l’exécution des sentences arbitrales” -, chapeaute depuis juillet 2011 le service juridique du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines en tant que conseiller juridique. A ce titre, il travaille étroitement avec les trois juristes recrutés en 2012 au sein du département, à savoir Sidi Mohamed Ould Ghassem, chargé de l’énergie, Dah Ould Kharoumbara (pétrole) et Ahmed Salem Ould Bab Ahmed (mines). Dah Ould Sidi Bouna, le directeur des études et du développement, faisait également partie de ses interlocuteurs réguliers, avant sa nomination à la tête de la Société de production d’électricité et de gaz en janvier 2013. Bouna avait participé, en 2012, à la modification du code d’investissement pour mettre en place d’une “convention d’établissement type” afin de stabiliser le régime fiscal. Spécialiste du commerce international - Avocat depuis 1991, promu magistrat en 2006, Zakaria Thiam a présidé le tribunal de commerce de Nouakchott de 2008 à 2010, avant d’être nommé coordinateur national du projet de renforcement et de réhabilitation du secteur de la justice financé par l’Union européenne. Zacharia Tiam est enseignant à l’université de Nouakchott en droit des affaires en qualité d’assistant. Il a exercé en tant que conseiller spécialiste de droit des affaires et du commerce international auprès d’opérateurs privés. Mohamed Abdellahi OuId Oudaâ : Le puissant patron de la SNIM Etat dans l’Etat, la Société nationale Industrielle et minière (SNIM), dirigée par Mohamed Abdellahi Ould Oudaâ, est officiellement placée sous la tutelle du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines, né de la restructuration de 2011. Mais, dans les faits, elle jouit d’une très grande autonomie. Ancien ministre des mines et de l’industrie qui a permuté son poste avec Taleb Ould Abdivall début 2011, Mohamed Abdellahi Ould Oudaâ, administrateur directeur général de la SNIM, a fixé des objectifs ambitieux pour la société nationale : atteindre une production de 40 millions de tonnes de fer par an à l’horizon 2020. Pour ce faire, il s’appuie sur son puissant directeur général chargé du développement, Yahya Ould Mohamed Beiba, un Idawali (comme le ministre des mines) diplômé de l’Ecole polytechnique de Montréal et qui a effectué l’ensemble de sa carrière à la SNIM. Il peut aussi compter sur Ahmed Ould Mohamed Ahmed, son conseiller chargé de la stratégie. Autre membre clé de son équipe son responsable commercial, Khalifa Ould Beyah, chargé des contrats d’enlèvement, est basé à Paris. Incursion dans le privé - Ministre de l’industrie et des mines par deux fois entre 2008 et 2011, Mohamed Abdellahi Ould Oudaâ a longtemps été un élément important du parti du Rassemblement des forces démocratiques d’Ahmed Ould Daddah, le demi-frère de Mokhtar Ould Daddah, premier président de la Mauritanie. Ould Oudaâ est en outre un parent de Sidi Mohamed Quld Cheikh Abdallahi, le chef d’Etat renversé par le coup d’Etai de Moharned Ould Abdel Aziz en 2008. Ingénieur d’Etat en électromécanique de l’Ecole nationale de l’industrie minérale de Rabat (Maroc), Ould Oudaâ a été cadre à la SNIM de 1991 à 2002, avant d’intégrer la Mauritanienne d’entreposage des produits pétroliers (MEPP), comme responsable du département technique. En janvier 2003, il s’est engagé dans le secteur privé et a monté une entreprise de travaux publics, qui e réalisé des projets aussi bien en Mauritanie qu’à l’étranger dans l’hydraulique (forages AEP), l’assainissement et l’électricité. A cette époque, il s’est notamment rapproché du groupe AON d’Abdallahi OuId Noueigued. Cet homme d’affaires a un temps détenu le projet de phosphates de Bofal avant que la SNIM n’en reprenne le contrôle au début des années 2010 et établisse un nouvel accord de partenariat avec, cette fois, l’indien Archean Group. A peu d’exceptions près, l’ensemble des grands groupes familiaux mauritaniens comme AON, MAOA, Azizi, ASML, etc. ont pris pied dans le très lucratif secteur minier, ou sont en passe de le faire à l’instar des Ghadda, riche clan qui vient d’acquérir une importante flotte de camions de transport de minerai MAN. Les “services miniers’ sont ciblés en priorité par ces grands holdings multisectoriels, quoiqu’ils s’impliquent aussi parfois directement dans l’acquisition de licences d’exploration le plus souvent pour passer des accords de partenariat avec des groupes étrangers. Dans leur majorité, ces grands conglomérats locaux s’appuient sur leur appartenance à la tribu du président Abdel Aziz ou sur leurs relations de cousinage avec le chef de l’Etat. Ahmed Baba OuId Azizi : Le patron des patrons Holding local de premier plan, le groupe Azizi d’Ahmed Baba Ould Azizi s’est allié avec la junior française OSEAD SAS, filiale de Truffle Capital, pour établir OSEAD Mauritanie. Objectif: mener des travaux de recherche dans l’uranium sur huit blocs. Le groupe Azizi explore aussi du minerai de fer via sa filiale MACOBA. Touche-à-tout - Ahmed Baba Ould Azizi appartient aux Oulad Bousbah, la même tribu que le président Mohamed Ould Abdel Aziz, dont il est un des cousins. Il préside la Fédération nationale du patronat mauritanien et est en outre consul d’Italie à Nouakchott. Tout comme la majorité des groupes en vue du pays, Azizi touche à quasiment tous les secteurs économiques en Mauritanie (Société d’exploitation de granite et de marbre, UPS, etc.). Comparativement aux autres grandes entreprises familiales mauritaniennes comme Noueygueid, Bouamatou, Ghadde ou Weddadi, Azizi détient un nombre particulièrement important de permis de recherche. Abderrahmane OuId Chouaib : Le douanier reconverti Ancien patron des douanes mauritaniennes, Abderrahmane Ould Chouaib fait partie des hommes d’affaires influents qui ont réussi leur reconversion dans le business minier. b (ACT), le groupe mauritanien qu’il a fondé et dont il est le directeur général et l’actionnaire de référence, travaille en effet avec les grands groupes miniers présents dans le pays Kinross, MCM et Tamagot Bumi. Spécialiste de la logistique, ancien de la société Votra, Ould Chouaib maintient des contacts étroits avec l’administration en général et le ministère des mines en particulier. Il est leader dans le transport maritime et terrestre aux miniers et dans le dédouanement. lsmael Hassana : Sésame chez Kinross Ancien General Manage, de 2006 à juin 2011, de Mauritania Petroleum Logistics (MPL), une société de sous-traitance dans les mines, lsmael Hassana est devenu l’un des acteurs mauritaniens clés du secteur lorsqu’il a été nommé conseiller spécial auprès du directeur général en charge des relations avec le gouvernement de Tasiast Mauritania. A ce titre, il s’est considérablement rapproché du président Abdel Aziz. Le poste qu’exerce lsmael Hassana au sein de la filiale de Kinross depuis mi-2011 lui octroie une influence considérable, notamment dans pour les contrats de sous-traitance de l’exploitation du métal jaune. Depuis son arrivée chez Kinross, MPL a raflé de nombreux contrats, dont certains aux dépends de la Sogeco, sous-traitant historique de b filiale du groupe b dans laquelle Bolloré Africa logistique a acquis 51%. L’autre compagnie de forage très active à Tasiasi aux côtés de Drill Corp. est Premiere Drllling. Or, cette entité appartient au groupe Azima du businessman Lemrabott Ould Tangi, qui est le principal actionnaire de MPL. Rappelons que le gérant de MPL, fin 2012, est Moulaye Ould Boukhrais, fils de l’ancien chef d’état major du président Taya. Business en famille - lsmael Hassana est d’autant plus incontournable qu’il est également responsable du recrutement des Mauritaniens au sein de l’équipe du canadien Hatch, chargé par Kinross de s’occuper de l’embauche du personnel. Dans ses fonctions, il s’appuie en outre sur les puissants réseaux de son père, Hassana Ould Ahmed Lebeid. Cousin du président Abdel Aziz, ce dernier est aussi un proche du général Mohamed OuId Hadi, directeur général de la DGSN jusqu’à fin 2011. Hassena Ould Ahmed Lebeid est surtout le patron de la Mauritano-chinoise de pêche (MCP), importante société de pêche basée dans la ville portuaire de Nouadhibou, ce qui l’amène à s’intéresser de plus en plus au secteur minier. Le patriarche voit en effet des opportunités dans les travaux d’aménagement qui vont être nécessaires dans le port dans le cadre des projets de Xstrata, en partenarial avec la SNIM, et pour accompagner le programme d’expansion de Tasiast. Lemrabott OuId Tangi : Un foreur minier très connecté Patriarche de la famille Ould Tangi appartenant à une fraction des Rgueibat (tribu présente en Mauritanie, au Sahara occidental et au Maroc), et proche de la famille Mouknass (tribu El Ga’aa, fraction des Rgueibat), Lemrabott Ould Tangi est impliqué depuis quelques années dans les mines via Azima. Spécialisé dans la logistique depuis trente ans, ce groupe est prestataire de Kinross, via sa société de forage, Premiere Drilling. Avec Drill Corp., Premiere Drilling est la seule entité à forer sur la mine d’or de Tasiast. Premiere Drilling est détenue en association avec Ahmed Mouknass, fils du l’ex-ministre des affaires étrangères b (1968- 1978) à l’époque du premier président de la Mauritanie Mokhtar Ould Daddah, et frère de l’ancienne ministre des affaires étrangères du président Abdel Aziz, Naha Mlnt Mouknass, connue pour sa proximité avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi et débarquée à l’époque de la crise dans la Jamahiriya. Des proches dans les affaires - Le cousin de Lemrabott Ould Tangi, Houmeya Ould Tangi, représente en outre les sociétés d’exploration Earthstone Group, MineraIs Mauritanla Sarl et Sonko Lowental (partenaire de Charter Pacific Corp. Ltd) en Mauritanie. Houmeya est marié à Fatima Fall, la sœur de la businesswoman Khady Fall, cousine du président Abdel Aziz. Par le biais de sa société Négoce international, Khady Fall sécurise ponctuellement des permis d’exploration (elle en disposait de trois début 2013) qu’elle revend ensuite. Consule d’Ukraine en Mauritanie, Khady FalI est par ailleurs une intime de la femme de l’ex-président b Abderrahmane OuId Mohamed dit “Tetama” : L’ancien associé d’Ould Abdivall Abderrahmane Ould Mohamed dit “Tetarna” est le patron de Drill Corp. Sahara, la plus importante société mauritanienne de forages qui a travaillé par le passé pour la SNIM, Kinross, Xstrata, Gryphon Minerais et Forte Energy, Il dispose d’une flotte de foreuses composée d’une vingtaine d’unités (une moitié dédiée au “Rig Control” et l’autre au carottage). Drill Corp. compte parmi ses soutiens le groupe d’investissement Advanced Finance lnvestment Group (AFIG, 11e Maurice), qui a injecté 8 millions de dollars dans la société de forage, dont 4 millions $ dans son capital. Longtemps en charge du forage sur la mine de Tasiast opérée par Kinross, Drill Corp. n’était plus active sur le site début 2013. Ex-associé du ministre des mines - Tetama est très connecté dans les réseaux miniers à Nouakchott. Il compte parmi ses anciennes relations d’affaires le ministre des mines Taleb Ould Abdivall, qui a été son associé à l’époque où ce dernier travaillait dans le privé avant de mettre fin à la collaboration et de prendre ses distances avec la société. En avril 2012, Drill Corp. Sahara a été poursuivie par Mohamed El Mamoune Ould Dide pour abus de confiance, faux et usage de faux, fraude et escroquerie. Ould Dide est l’associé de Tetama au sein de la société Relmex, actionnaire de Drill Corp. il lui reproche d’avoir vendu un permis d’exploration de Reimex dans son dos au profit de la société australienne Gryphon Minerais . Abdel Ghoudouss Abeidna : L’encombrant activiste politique Groupe familial mauritanien actif dans l’industrie minière, Abeidna paraît pâtir de l’appartenance de l’un de ses héritiers à l’opposition politique dans le pays. Rien ne va plus en effet depuis qu’Abdel Ghoudouss Abeidna, l’un des trois fils du patriarche lsmaii Abeidna, est entré en politique. Abdel Ghoudouss Abeidna préside l’Union nationale pour l’alternance démocratique (UNAD), membre de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) anti-Abdel Aziz. Ses fonctions de conseiller spécial auprès de son père, président de la Sogeco, semblent en effet nuire à cette société de transport auprès des compagnies minières. Ainsi, jusqu’en juillet 2011, celle-ci acheminait près de 300 containers par mois pour le compte de Kinross (Canada), l’opérateur de la mine d’or de Tasiast. La Sogeco louait aussi à la société canadienne trois grues. Mais, depuis cette époque, et sous l’impulsion du tout-puissant Melainine Ould Towmy , représentant de l’Etat auprès de Kinross (réputé proche d’Abdel Aziz), les activités de la Sogeco se sont réduites à peau de chagrin sur le site minier. En parallèle, la société de transit et de consignation aux miniers Transac du groupe Azizi d’Ahmed Baba Ould Azizi, cousin du président, est montée en puissante à Tasiast, tout comme une autre société de sous-traitance, MPL, du businessman montant Ismail Hassana . En guise de contre-attaque, et pour se renforcer, la Sogeco a fait rentrer dans son capital dès fin 2011, à hauteur de 51%, le groupe français Bolloré, ultra présent dans le transport en Afrique de l’Ouest. Connections internationales - Le groupe Abeidna connait aussi des difficultés depuis 2012 au niveau de sa société d’exploration minière Rubis International Ltd. Partenaire en joint-venture depuis 2007 du Bumi Resources Group (filiale du groupe indonésien Bakrie & Brothers) au sein de la compagnie française Bumi Holding SAS, Rubis a saisi la justice française contre Bumi en 2012 En cause, l’octroi par le ministère des mines d’un permis d’exploitation à Tamagot Bumi SA, une société contrôlée à 100% par Bumi, à la suite d’une découverte commerciale de minerai de fer effectuée sur le site d’Otoy détenu par la joint-venture Bumi Holdings SAS, et évinçant donc de fait Rubis International. Via sa famille, Abdel Ghoudouss Abeidna est très connecté en Mauritanie et à l’étranger. Son frère Sid Ahmed, directeur général de la Sogeco, est consul britannique à Nouakchott. Khaled, son autre frère, est consul de la Corée du Sud dans la capitale mauritanienne. Il est par ailleurs directeur général des assurances Atlantic Londongate, qui font partie du groupe Abeidna, au même titre qu’Atlantic Motors, etc. Mohamed Abdallahi OuId Abdallahi : Un businessman moins en cour Puissant homme d’affaires à l’époque du président Ould Taya, dont il était un proche, Mohamed Abdallahi Ould Abdallahi, patron du groupe MAOA, a pris pied dans les mines è la fin des années 2000, par le biais de sa société Agrineq. A l’origine, cette compagnie était surtout spécialisée dans la distribution d’eau et d’électricité, le partenaire d’Agrineq est TransAfrika, la junior du Sud- Africain Loucas Pouroulis. Somaso, la joint-venture dans laquelle TransAfrika est majoritaire à hauteur de 70% (30% Agrineq), contrôle quatre permis dans l’or, le fer (projet Kaouat) et l’uranium. Le groupe MAOA est également actionnaire de MKT (pêche), Air Mauritanie, et de plusieurs autres sociétés. Ahmed Saleck Mohamed Lemme : Le bailleur de fonds d’Abdel Aziz Ahmed Saleck Mohamed Lemme, dit le “Sahraoui”, originaire de Laâyoune au Sahara occidental, patron du groupe tentaculaire ASML, s’est positionné dans les mines à la fin des années 2000. Sa filiale Mauritanienne de construction et d’équipements SA (MCE SA), qui œuvre à l’origine dans la logistique et les forages, a établi en octobre 2009 une joint-venture à parts égales, nommée Tayssir Resources SAS, avec la société australienne Minerai Deposits Ltd (MDL), qui s’est désengagée depuis. Tayssir contrôle cieux permis d’exploration aurifère, Aimou et Dune De Louted, respectivement au nord et au sud de la mine d’or de Tasiast de Kinross. La joint-venture est également titulaire d’un permis pour les sables minéraux à Lemcid sur la côte, et dans le fer, à GueI Lehdej, au sud de Zouerate, la “capitale” mauritanienne du fer où opère la Société nationale Industrielle et minière (SNIM). Un cimentier influent - MCE a en outre également participé à la construction du site minier des Mines de cuivre de Mauritanie (MCM, filiale de First Quantum Minerais Ltd) à Akjoujt. Fin 2012, MCE a décroché le contrat de construction du nouvel aéroport international de Nouakchott. Ahmed Saleck Mohamed Lemme gère également via son groupe ASML la plus importante compagnie de ciment du pays, Ciment de Mauritanie, client des compagnies minières. L’homme d’affaires a réalisé la majeure partie de sa fortune au sud du Maroc. Il s’est installé en Mauritanie à l’époque du président Mokhtar Ould Daddah. Il a aidé le pays lors de la guerre contre le Poilsario en 1979 et a obtenu, par un vote au parlement, pour service rendu, une exonération exceptionnelle d’impôts. Il fait partie des businessmen mauritaniens qui ont financé la campagne électorale d’Abdel Aziz à l’instar de Mohamed Ould Bouamatou. Les groupes AON et MAOA sont des actionnaires de longue date d’ASML. Source : AfricaIntelligence.fr via La Nouvelle Expression

21 commentaires:

maatala a dit…

salam

Mohamed Ould Abdel Aziz : portrait d’un «président par accident»


«Un homme intensément et terriblement complexé» : voilà le trait principal de caractère qui ressort des différents témoignages de gens qui ont eu à côtoyer Mohamed Ould Abdel Aziz, de près ou de loin, de son adolescence à son accession au pouvoir. Portrait inédit du «président des pauvres», enfin devenu khalife à la place du khalife.



Changé par le pouvoir- D’aucuns affirment que le pouvoir et l’argent révèlent les personnalités, enlevant ou confirmant le masque qu’on portait avant cela. L’image est entêtante en observant le changement intervenu, d’abord dans les traits de l’actuel président de la république mauritanienne.

"En quatre ans, Mohamed Ould Abdel Aziz a changé du tout au tout : du moment où il apparaît sur la scène publique mauritanienne (après le coup d’état de 2005), il a un regard plus acéré, plus froid, porté par des traits émaciés, accentué par son "tir accidentel ami". Le visage rond et jovial, même en étant un peu pince-sans-rire, a laissé la place à un «carnassier»", décrit un proche du temps où il était colonel.

«La ruse s’est installée en lui» conclut-il. On le disait affable, convenant. On ne trouverait plus qu’arrogance et orgueil démesurés. «Au début, je suis convaincu qu’il avait une réelle volonté politique face à l’immense chantier mauritanien, rendu encore plus imposant par son manque évident de formation pour la chose, et son manque de carrure pour le rôle : finalement il s’est rendu compte qu’on ne dirige pas un pays comme une caserne. Les jeux d’influence ont fait le reste pour le tirer vers le côté des pseudo-arabes baathistes» ajoute le vieil ami.

maatala a dit…

«Si vous le connaissiez avant : discret, chaleureux, relativement disponible. Le pouvoir l’a totalement métamorphosé ; je ne le reconnais plus» dit-il tristement.

Arrogant ? «Il ne l’était assurément pas ! Certainement fier, comme le lion Oulad Bousbah que sa tribu représente, mais un bon fond. Des traits nouveaux se sont révélés depuis une nouvelle proximité, inédite, avec le pouvoir».

Nouveaux traits, mais aussi nouvel entourage, nouveaux amis. «Il s’est mis à dos une bonne partie de sa tribu, il a perdu la confiance des négro-mauritaniens, les harratines s’éveillent, lentement mais sûrement ; il s’est tourné vers une néo-oligarchie nouakchottoise, dont il veut faire le nouveau noyau économico-financier du pays» analyse l’ancien ami.

«Certainement pas raciste», mais…- L’ascension de l’homme est discrète, mais presque fulgurante dans le monde de l’armée, de son accession au poste d’aide de camp de Maouiya en 1987, jusqu’à sa promotion au grade de colonel en 2004, ayant entre-temps permis l’existence, grâce à un blanc-seing total laissé par son ancien maître, de ce qui s’avère être aujourd’hui une armée dans l’armée, et qui n’obéit réellement qu’à lui seul, et qui est son assurance-pouvoir aujourd’hui : le bataillon pour la sécurité présidentielle (BASEP), sise juste en face du palais ocre.

Durant tout ce parcours, dans l’ombre, il observe la scène politique mauritanienne, qu’il connaît bien et qui le révulse: «ses petitesses, ses petites gens, ses ruses, ses alliances, ses trahisons ; et ce sont ces années d’attentive observation qui vont le défier plus tard, quand il arrivera au pouvoir, de tout ce qui peut toucher à ce monde : il ne fait confiance à aucun d’entre eux ; même, il les méprise» explique un éditorialiste d’un des quotidiens de la place.

Les nationalistes arabes, et certains d’entre eux qui se sont révélés comme tels plus tard, comme l’actuel premier ministre, Mohamed Ould Laghdaf, ou l’ambassadeur mauritanien en France, Brahim Ould Khlil, ont perçu cette défiance, et cette peur qui en découle menant à une certaine paranoïa. «Les baathistes du pays l’ont serré dans leurs griffes ; et ce sont eux qui mènent de front la bataille actuelle de l’arabisation totale du pays, à travers son administration, son éducation ou sa culture. Ce sont eux aussi qui ont restauré ce racisme d’état qu’on croyait disparu. Le silence perpétuel d’Aziz à cet égard est éloquent» continue l’éditorialiste.

maatala a dit…

Là serait sa plus grande faiblesse, qu’il refuserait par orgueil de considérer : «Il a d’énormes lacunes intellectuelles. C’est ce que son silence voudrait couvrir, même dans les moments d’intenses crises sociales, comme lors de l’avènement de TPMN, ou les batailles ethniques à l’université il y a deux ans» développe l’éditorialiste.

Pourtant, il ne serait pas raciste. «Loin de là ! Certainement pas raciste, ni baathiste. Il a fait avec les circonstances et les alliances du moment. Mais ces alliances lui font faire des choix qui causeront en même temps sa perte, car on ne peut plus dans ce pays remuer les plaies de la division» selon cet ancien ministre du gouvernement de Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Aziz manipulé donc ? L’ancien ambassadeur américain en Mauritanie, Mark Boulware, esquissait cette hypothèse. Il affirmait à sa hiérarchie, dans un câble daté du 16 juillet 2009, et révélé par le scandale wikileaks, que l’actuel président mauritanien ne «maitrisait pas le hassanya», et que c’était probablement dû au fait de son «enfance sénégalaise», lui le "natif de Sin Saloum" dans la région de Louga au Sénégal, et de ses «origines marocaines, entre Smara et Marrakech». D’ailleurs continuait alors le diplomate américain, il ne serait entouré que de mauritaniens proches de ces deux villes.

Ce qui lui faisait conclure que l’entourage du président était comparable à un «petit Rabat autour du palais présidentiel».

Le complexe des notables et des «bons»- «Ce que vous devez vous mettre dans la tête avant de penser aux différentes facettes de la personnalité de Mohamed Ould Abdel Aziz, c’est que c’est un homme qui a grandi à l’ombre de Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya» mentionne un des amis d’adolescence du président, que ce dernier ne fréquente plus et qui a requis l’anonymat. «C’est un individu qui a vu passer à la présidence les plus grandes richesses du pays, ses plus grands intellectuels, qui ne lui ont, globalement, jamais témoigné la considération que lui se sentait mériter» continue-t-il.

De ce fait, il aurait développé un complexe hypertrophié à l’égard de tout ce qui peut s’accompagner du vocable de «grand». «Il n’aime pas les notables, les riches, les intelligents, les forts caractères, particulièrement tous ceux de l’époque de son ex-maître» assène un ancien camarade.

«Le Hammam Nila sur la route de Nouadhibou qu’il possède, il y venait en personne pour réclamer le paiement hebdomadaire, parfois avec une certaine violence verbale. Ça équivalait à une centaine de milliers d’ouguiyas. Parfois plus, parfois moins» explique-t-il.

Aujourd’hui, il a créé toute une nébuleuse liée à sa tribu Oulad Bousbah, dans le domaine des mines, participant ainsi, et organisant même le pillage des ressources du pays.

«Il a toujours envié la richesse de ses cousins Ely Ould Mohamed Vall, ou Bouamatou, à qui il mène la guerre ces temps-ci. Il veut être l’homme le plus riche de Mauritanie. Tous les gens valables autour de lui, qui pouvaient lui faire de l’ombre, il les a enlevés, et il n’est plus entouré que d’opportunistes et d’incompétents» suppute son ami d’adolescence.

«Mohamed Ould Abdel Aziz, c’est finalement quelqu’un qui est devenu président un peu par accident et qui a entre les mains des responsabilités qui le dépassent totalement, et qui laissera un héritage terrible pour la Mauritanie, pire que celui de Taya» conclut-il.

Mamoudou Lamine Kane

Anonyme a dit…

Une catastrophe. Ils ne seront jamais compenses. A-
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Zouerate : Après les douloureuses démolitions, les élus obtiennent un engagement de l’État pour une juste compensation aux victimes

Une liste des citoyens à dédommager est parvenue au Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire dans une lettre officielle envoyée par les élus de Zouerate Yacoub Ould Salem, Wane Mamadou Saïdou et Mohamed Ould Avoulwat après l’entretien que le Maire et de député de Zouerate ont tenu à Nouakchott avec le Ministre.

Dans leur démarche, les élus avaient demandé une juste compensation au profit des 45 habitants détenteurs de permis. Dans cette optique de MHUAT c’est engagé au nom de l’Etat à compenser justement les concernés.

Rappelons que le jeudi 7 mars, les autorités locales avaient reçu l’ordre de démolition plusieurs habitations qui se trouvaient sur un site destiné au projet de construction des 600 logements à Hait palmeraies ( financé a hauteur de 7 milliards d’Ouguiyas).

Les citoyens lésés disposaient de permis d’occuper transmises par les autorités locales et avaient déjà entamé la construction de leurs maisons. Un lourd investissement qui ne pouvait être démolis sans compensation. Certains avaient mis toutes leurs économies dans de modestes habitations alors que d’autres avaient fait de lourds investissements.

Les opérations de démolition ont été entamés ce matin ce qui avait provoqué des affrontements entre les services de maintiens de l’ordre et les habitants du quartier et l’indignation des populations et des élus.

La ville de Zouerate connait ses dernières années de graves de problèmes de logement accentués par l’accroissement sans précédent de la population. Les prix des loyers ont été multipliés par 10, certains fonctionnaires de l’Etat comme les professeurs et les enseignements ont d’énormes difficultés à joindre les deux bouts. Ainsi les grèves et débrayages des enseignements et des professeurs se sont multipliés ses derniers années, les employer de la Snim connaissent eux aussi des problèmes de logement les dernières constructions de la Snim datent des années 80.

Si la construction des 600 logements vient répondre à une problématique récurrente, elle doit aussi prendre en compte les populations dont leurs maisons ont été détruites ou leurs terrains expropriés pour ne pas résoudre un problème et en créer un autre. La mise en œuvre de ses engagements (la compensation) dans les meilleurs délais permettra sans nul doute d’apaiser les tensions et asseoir une justice sociale.



Source : Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Anonyme a dit…

SALAM


Mauritanie: Un décret présidentiel introuvable dans le journal officiel


Une enquête menée par l’hebdomadaire Alakhbar Info a révélé, ce mercredi, qu’une grâce présidentielle au profit de trafiquants de drogue et autres crimes n’a pas été publiée dans le journal officiel comme demandé dans le contenu du décret relatif à ladite grâce, promulgué le 15 février 2011.

L’hebdomadaire rappelle que cette grâce présidentielle a profité à Sid’Ahmed Ould Taya, officier de police et représentant d’Interpol en Mauritanie. Il avait, selon les procès verbaux, reconnu les faits qui lui étaient reprochés à savoir le trafic de drogue et le blanchiment d’argent. Il avait même cité ses complices.

Cependant selon le décret, l’homme était condamné pour coups et blessures. Son blanchissement a donné un coup de grâce aux arguments du Parquet qui se basait sur ses aveux citant les autres prévenus.

La grâce a aussi concerné Ely Khalifa, cousin de la femme du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Ely Khalifa a été condamné d’avoir des biens publics dans une société mauritanienne de gaz Somagaz.


Source : Alakhbar (Mauritanie

Anonyme a dit…

salam

Enlevé il y a une semaine par des Arabes de Tarkint complices du MUJAO pour avoir refusé de suivre les terroristes, Alwata Ould Badi a été torturé et abandonné mourant. Il a ainsi perdu la vie à Gao.

Ce chef traditionnel de la communauté Kounta, aurait été victime de son refus de suivre ces terroristes dans leurs actions extrémistes. Selon notre source, contrairement aux Arabes de Tarkint, le vieux Alwata Ould Badi n’a jamais reconnu le MUJAO et les autres branches terroristes. Aussi a-t-il été enlevé il y a une semaine dans un campement situé au Nord de Gao par ces Arabes de Tarkint complices des jihadistes. «Le président de la communauté Kounta, Alwata Ould Badi, a été détenu pendant une semaine par les Arabes de Tarkint complices du MUJAO…Ils l’ont torturé et abandonné mourant devant le CSREF de Bourem…Il avait été recueilli par des militaires et transporté à Gao où il est finalement décédé ce vendredi 8 mars… », a précisé notre source avant d’ajouter : «Alwata Ould Badi est victime de sa position vis-à-vis des islamistes du MUJAO…Il a toujours refusé de reconnaitre et de soutenir le MUJAO…».

Actuellement, l’incompréhension règne au sein de la communauté Kounta de Gao. Cette situation risque de provoquer la vengeance des adeptes du chef traditionnel de la communauté Kounta car ces derniers ne comprennent pas cette animosité envers leur chef qui n’a rien fait pour subir un assassinat. D’ailleurs, son cousin, Mohamed Ould Idriss, président du Conseil régional de Gao, craint que sa mort reste sans conséquences. Aussi a-t-il lancé un appel au calme. «La communauté Kounta est une très grande communauté…Dans le contexte actuel, personne ne peut dire ce qui va se passer. Mais ça ne peut pas se passer comme si de rien n’était…», a averti Mohamed Ould Idriss. Cette déclaration constitue déjà une alerte relative à un éventuel futur règlement de comptes entre la communauté Kounta de Gao, les responsables et complices de la mort du vieux Alwata Ould Badi. Les forces armées sont donc tenues de prendre toutes leurs responsabilités pour éviter le pire.

Oumar Diakité


SOURCE: Le Combat du 11 mar 2013.

Anonyme a dit…

salam

Lu pour couly

La lettre ouverte au Président de la République :

Monsieur le Président,

Nous avons appris, pendant que nous mourons, nous, dans le grand désert, que le Capitaine Sanogo, pour avoir fait un coup d’Etat, et mis le pays dans la situation que nous connaissons, doit bénéficier d’un salaire de quatre millions. Et les autres de son groupe, c’est-à-dire son clan, qui refusent de venir combattre, bénéficient également des mêmes traitements.

Nous ne comprenons pas cela et nous exigeons de vous, nous autres soldats de l’armée malienne des explications claires et nettes. Nous voulons savoir s’il faut faire un coup d’Etat pour être récompensé et reconnu comme bon soldat ? Nous n’accepterons jamais cela.

Si cette décision n’est pas annulée avant dans les deux semaines suivantes, nous cesserons, nous, c’est-à-dire moi et mes éléments, de combattre et nous sommes prêts à en subir toutes les conséquences.

Fait à Gao, le 1er mars 2013

Le Capitaine TOURE

Anonyme a dit…

Salam

Couly

Comment se passe l'enrolement aux states .

Exigent-ils la green carte?

Maatala

Anonyme a dit…

Salam

Demba Tandia met le turbo pour fêter ses 10 ans de musique -


Le chanteur Demba Tandia, auteur de cinq albums, a célébré ce vendredi 8 mars, ses 10 ans de musique à la Case New Look.
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C’est devenu presque une habitude. Sous la houlette de l’Association des femmes actives mauritaniennes, dirigée par Marième Ibrahima Niang dite Néné, Saidou Nourou Gaye et le groupe Walfadjiri de Nouakchott ont donné de la voix, ce jeudi 7 mars, à la Case New Look,

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LEKWAR comme ont les aime dit le fou

maatala

Anonyme a dit…

salam

Texte de l'ONU sur les femmes : Opposition des islamistes égyptiens


Les Frères musulmans en Egypte ont estimé hier qu'un document sur les femmes actuellement en discussion à l'ONU était contraire à l'islam et conduirait à la «déchéance totale de la société» en cas d'adoption.

Des gouvernements et des ONG du monde entier devraient conclure hier à New York, deux semaines de discussions sur les façons de mettre fin aux violences contre les femmes et les enfants.

Les Frères musulmans, dont le président égyptien Mohamed Morsi est issu, estiment que le projet de communiqué final inclut des articles «qui contredisent les principes établis de l'Islam, sapent la moralité islamique» et, si le texte est ratifié, «conduiraient à une déchéance totale de la société».

La confrérie s'élève par ailleurs contre l'idée d'imposer des standards universels pour lutter contre la violence faite aux femmes et aux enfants. Elle se dit opposée à dix points du texte, notamment l' «égalité totale dans la législation du mariage» et «l'annulation de la nécessité de demander l'accord du mari pour voyager, travailler ou utiliser des moyens contraceptifs». Elle dénonce encore le fait d'«accorder à l'épouse le droit de poursuivre en justice son mari pour viol ou harcèlement sexuel».

Pour les Frères musulmans, le document donne à la société des «moyens destructifs pour porter atteinte à la famille» notamment en accordant aux filles une «totale liberté sexuelle» et en leur donnant accès à des moyens contraceptifs. Des diplomates avaient déjà indiqué, début mars, que le Vatican, l'Iran et la Russie s'opposaient à plusieurs points de ce texte.

Il s'agit de la prise de position la plus explicite des Frères musulmans sur les femmes et leur rôle dans la société, une question que les Frères ont essayé d'éviter depuis leur arrivée au pouvoir après la chute du régime de Hosni Moubarak en 2011.

LA FEMME C EST UNE CREATION DU DIABLE POUR LES ISLAMISTES DIT LE FOU

MAATALA


Anonyme a dit…

Maatala,

Il graille trop, Kim Jung Az. A-



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Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) a indexé vendredi, dans un communiqué dont une copie est parvenue à Sahara médias, l’opacité de la gestion des ressources minières par le régime de Mohamed Ould Abdelaziz comme la raison de la suspension de la Mauritanie de l’initiative de transparence des industries extractives.
Le RFD a encore estimé que la décision de l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) de suspendre le régime conforte les accusations réitérées par ce parti contre la gabegie et la mauvaise gestion du président, Mohamed Ould Abdelaziz ; une gestion qui ne profiterait, selon le RFD, qu’à certaines entreprises étrangères en contre partie de « ristournes à son profit personnel et à celui de certaines qui lui proches ».
Par ailleurs, le RFD a indiqué que c’est là la preuve du dédain que le président Aziz a pour son pays et son peuple précisant que cette décision confirme « pour ceux qui en doutaient encore, la mauvaise gestion économique du pays ».
Le Conseil d’administration de l’Initiative de Transparence dans les industries Extractives ITIE a décidé de suspendre la Mauritanie le 27 févier 2013.


Anonyme a dit…

Maatala,

Il va y avoir du sport, comme tu dis toujours. Kim Jung AZ aurait du faire comme Mobutu et le vieux Bongo (allah yarhmhoum - lol): silence. La liberation d'Amegan et ses sbires pose un probleme.Un gros probleme et Mamere va attaquer sous cet angle. Le pouvoir corromp et le pouvoir absolu corromp absolument. Avec les enregistrements de Chaf, le kheneral de bilkiss (Allah yarhamheu - son islamiste de mari l'a tuer) va perdre quelques cheveux.

N.B: je soutiens Kim Jung Az pour une chose - Il a fait ce qu'il fallait avec AQMI. Pour le reste, je ferai differemment.

A-

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Urgent. Affaire Aziz / Mamère : le député français d'Europe Ecologie les Verts assigné en citation directe. Note des utilisateurs: / 2
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Titres - actu

Mise à jour le Vendredi, 15 Mars 2013 19:24 Vendredi, 15 Mars 2013 13:08 Écrit par Kassataya 0 Commentaires

Les avocats du président mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz, ont annoncé aujourd'hui avoir assigné en citation directe Noël Mamère, député d'Europe Ecologie les Verts.

Cette assignation fait suite à la plainte déposée par le président mauritanien après les propos tenus par Noël Mamère le 21 Janvier sur la chaîne Arte, émission au cours de laquelle le député français avait accusé Mohamed Ould Abdel Aziz d'être un "parrain" du trafic de drogue au Sahel.

Dès réception de cette assignation, le député français aura 10 jours pour apporter les preuves de ses accusations.

Noël Mamère est défendu par deux ténors du barreau parisien, Maître William Bourdon , spécialiste, entre autres, des Droits de l'Homme et par Maître Antoine Comte, connu pour dénoncer les régimes dérogatoires au droit commun.

Selon un proche conseiller de Noël Mamère joint au téléphone par Kassataya, le député « prépare sa défense » et compte faire de cette affaire « une tribune où il entend défendre la position qu'il a toujours soutenue sur la France Afrique ».

Le président mauritanien est, quant à lui, défendu par Maître Eric Diamantis et par Maître Jemal ould Mohamed.

Anonyme a dit…

Salam

Jeuneafrique.com : Mauritanie : le président Ould Abdelaziz porte plainte contre le député français Noël Mamère

Le président mauritanien a entamé une action judiciaire en France contre le député vert Noël Mamère, qu'il accuse de diffamation. Celui-ci l'avait traité de "parrain de la drogue" au cours d'une émission télévisée.

Face aux propos du député écologiste français Noël Mamère, qui l’a accusé d’être un « parrain de la drogue », le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz a décidé de ne pas en rester là. Le 6 mars, une plainte en diffamation a été déposée auprès du tribunal de grande instance de Paris par ses deux avocats, l’un français, le second mauritanien, Me Eric Diamantis et Me Jemal M. Taleb. Ils réclament une peine symbolique : 1 euro de dommages et intérêts, ainsi que deux publications dans un quotidien national.

« Noël Mamère a porté atteinte à l’honneur et à la considération de Mohamed Ould Abdelaziz, ainsi qu’aux mauritaniens qui l’ont élu, explique Me Diamantis. Sa position aurait pourtant dû l’amener à s’exprimer avec davantage de sérieux. » Les conseils d’Aziz ont opté pour la citation directe, afin que « cette affaire soit réglée le plus vite possible. »

Le 21 janvier, invité de l’émission 28 minutes sur Arte, le maire de Bègles (Gironde) a été questionné au sujet de l’intervention militaire française au nord du Mali. « Est-ce que vous imaginez que les jihadistes vont disparaître et qu’ils ne vont pas se réfugier… en Mauritanie, où il y a un président qui est le parrain d’un trafic de drogue, par exemple ? » La séquence aurait pu passer inaperçue si la web-radio mauritanienne Kassataya ne l’avait pas isolée, puis diffusée sur son site Internet. Interrogé le 10 février par Mauriweb.info, un site mauritanien, Noël Mamère a réaffirmé ces accusations, ajoutant cette fois qu’il s’agit d’un « secret de Polichinelle. »

Marche arrière

La Coordination de l'opposition démocratique (COD) avait alors vivement dénoncé « le silence officiel », face aux « accusations graves » proférées à l'encontre d’Aziz. Sauf que de son côté, le président mauritanien avait déjà pris contact, en toute discrétion, avec ses avocats afin d’enclencher une procédure judiciaire en France. Depuis, Noël Mamère, s’il ne présente pas d’excuses, semble tout de même faire marche arrière.

Le 7 mars, dans un communiqué de presse publié par le site de l’hebdomadaire mauritanien Le Calame, il dément toute instrumentalisation et explique avoir « évoqué le président mauritanien, sans doute, abusivement. Comme j'aurais pu dire tchadien, malien ou algérien etc. Tant je ne visais pas l'homme lui-même mais plutôt les dysfonctionnements des appareils judiciaires - y compris chez nous en Europe - qui laissent parfois échapper de gros poissons mafieux (…). » La première audience n’aura pas lieu avant au moins deux mois.


Par Justine Spiegel

Anonyme a dit…

Maatala ya habibi,

Notre Kim JUng Az est niké avec cette affaire de la liberation et il est clair qu'il a quelque chose dedans. Pas du tout propre. Il est definitivement niké, le kheneral de bilgis.

Memère s'excuser? Il faut oublier. Il dira tout sur Aziz et Bouamatou. Ereur de casting.

Anonyme a dit…

Maatala,

J'ai le le long dossier de africa mining intelligence, via taqadoumy. Interessant, mais un vrai torchon. Beaucoup d'info fausses ou approximatives. Mais donne des infos sur la mainmise de la parentele du kheneral de bilkiss sur lesmines. Le foncier est une autre affaire. Mais l'article est un torchon. A-

Bebe BA a dit…

A-, il a combien de vie, celui là?

Alors qu'il a été donné pour mort, Mokhtar Belmokhtar court toujours

Il a été signalé par des habitants d'El Khalil, non loin de la frontière algéro-malienne.

Donné pour mort par le gouvernement tchadien, le 2 mars dernier, l'empereur du désert, Mokhtar Belmokhtar, est finalement vivant, confient des sources très bien imprégnées des donnes sécuritaires et de la situation qui prévaut actuellement au Sahel.

La réapparition du brigand a été signalée, semble-t-il, même par des habitants d'El Khalil, non loin de la frontière algéro-malienne. Il aurait été aperçu dans une petite localité désertique, ancienne mine de sel, connue sous le nom de Taoubenit, dans la périphérie du massif de Tighar Ghar, située entre Tombouctou et le nord-ouest Infoghas-Tilemsi, une zone connue aussi sous le nom d'Adrar vers les frontières de la Mauritanie.

Cette région a toujours été le point de repère initial de BMB, avant le coup d'Etat contre l'ancien président malien, Amadou Touré. Elle abritait même un petit aérodrome qui sera complètement détruit par BMB en 2007, du fait de son exploitation par des troupes militaires françaises. Peu de personnes connaissent la région, indiquent nos sources, dont une couverture sécuritaire est quasi impossible du fait qu'elle a été ensablée.

Le périmètre de 25/25 km où aurait été aperçu ce chef terroriste, est riche en grottes souterraines s'ouvrant l'une sur l'autre. Elles serviraient d'abris pour les lots d'armes et de munitions et de refuge pour les terroristes d'Al Qaîda au Maghreb islamique.

Les autorités militaires de la Mauritanie viennent d'ailleurs d'engager un dispositif sécuritaire important, par mesure de prévention, surtout que des terroristes du Mujao, ont pris la fuite vers ce pays depuis l'intervention de l'armée française.

Mokhtar Belmokhtar, alias Belaouer, alias Khaled Abou al Abbas ancien adepte de l'AIS, né le 1er juin 1972 à Ghardaïa, a été donné pour mort à plusieurs reprises au même titre que Hassen Hattab, avant que ce dernier ne décide de déposer les armes et se rendre aux services de sécurité. Des sites islamistes avaient démenti la déclaration du gouvernement tchadien selon laquelle le chef de l'organisation «les Signataires par le sang», aurait été abattu.

Porté sur la liste noire américaine des hommes à abattre, MBM a été à l'origine de la prise d'otages survenue en janvier sur le site gazier de Tiguentourine. Sa mort prétendue par les Tchadiens n'a été confirmée ni par les autorités compétentes algériennes ni par les français engagés aux côtés des Maliens pour libérer les territoires occupés par les terroristes au Mali.

Dans ce contexte, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense français avait déclaré: «Le ministre de la Défense ne doit pas parler au conditionnel. J'en appelle à la prudence et à l'esprit de responsabilité à l'égard d'indications que nous ne sommes pas en mesure de confirmer matériellement à ce stade.»

De même, qu'aucune source autorisée n'a confirmé cette information du côté algérien. MBM qui avait annoncé son divorce avec Al Qaîda au Maghreb islamique le mois d'octobre 2012 avait menacé de revenir à la charge pour perpétrer d'autres attaques. Le brigand du désert demeure l'un des terroristes les plus recherchés au monde.

Par Ikram GHIOUA

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Anonyme a dit…

Mes condoleances a' ma grande soeur Badiallo Ba dit Sibi ainsi qu'a' la famille Diagana de Nouakchott et Kaedi a' la suite du deces de Hadya Diagana. Que la terre lui soit legere et que le tout puissant Allah l'accueille dans son paradis!!!
INA LI LAHI WA INA ILEYHI RAJI OUNE!!!!

Anonyme a dit…

salam

Visa aux mauritaniens dans la sous-région…

Visa aux mauritaniens dans la sous-région…
Bonjour,
Ressortissante mauritanienne travaillant en Côte d'Ivoire depuis 1996 j'ai été régulièrement confrontée à la demande de visa dans la sous région. Mon statut d'Africaine m'a permis d'éviter tout blocage même dans les pays appliquant par réciprocité les visa aux Mauritaniens suite aux humiliations faites à leurs compatriotes aux frontières mauritaniennes.

En Guinée, par exemple, le visa m'a été accordée gracieusement à moi et un commerçant après que le commissaire de l'aéroport ait compris que nous n'avions pas l'information en quittant la Mauritanie ce jour là.

Mon pays doit se montrer plus reconnaissant envers les pays de la sous région qui accueillent des milliers de mauritaniens en majorité des commerçants et atténuent ainsi le chômage en Mauritanie.

Ceci contribuera à améliorer notre image ternie par notre problème ethnique et raciale indigne de musulmans. Au lieu de faire dormir des honnêtes voyageurs à des frontières, des commissariats ou à l'aéroport, mettez en place des visa aux frontière moyennant paiements. Ceci renflouera les caisses de l'état et les voyageurs ne subiront plus le désagrément d'être traités comme des vulgaires bandits.

Pensez à tous les mauritaniens à l'étranger et ne faites pas subir aux autres ce que vous ne voulez pas que vos frères subissent à l'étranger.

Cordialement
Ezzi mint Moulaye


Anonyme a dit…

salam

Les meilleurs mots d'excuses des parents d'élèves

Cl.D.

Mis en ligne le 21/03/2013

Voilà qui pourrait vous donner des idées...


En 2010, le Français Patrice Romain sortait son livre Mots d'excuse. Un ouvrage synonyme de carton avec quelque 120.000 exemplaires vendus. En 2013, le directeur d'école en remet une couche avec cette fois les mots d’excuses des parents aux professeurs et il n'en a gardé que le meilleur. Et ces mots concoctés par les géniteurs des élèves sont tout simplement un délice.

Europe1 a décidé de rassembler le meilleur du meilleur de ces motifs et en a publié 10. Parfois très ingénieux dans leur recherche, les parents peuvent aussi faire peur… Amoureux de la langue française, s'abstenir!

1. "Madame, je m’excuse pour le retard a Tatiana parce que hier matin avec les gosses qui gueulaient et le chien qui dégueulait, c’était carrément le bordel à la maison".

2. "J’excuse Freddy pour son retard de ce matin. Vous savez, un quart d’heure, ça va, ça vient".

3. "Madame, excuse pour le retard de Brandon il m’a dit qu’il avait le vent de face en marchant. Merci madame".

4. "Madame, mon mari il peut pas toujours mais hier il a pu et c’était super du cou on était crevé et ce matin on c’est pas réveillé et c’est pour ça que Patricia elle était en retard. Mais c’est pas sa faute. Je m’escuse".

5. "Veuillez excuser le retard de Thomas mais hier c’est mon mari qui l’a amené à l’école et il s’est perdu."

6. "Monsieur, mon fils Thibaud était absent ce jour là parce qu’il n’était pas là".

7. "Justine a raté son contrôle de français ce matin parce que justement elle révisait son français à la maison. Désolé pour vous mais ce n’est pas de sa faute".

8. "Monsieur, François était absent à l’école vendredi car nous avons dû franchir la Loire, donc nous avons fait le pont ! Merci de votre diligence".

9. "Veuillez excuser Virgil pour son absence de mardi. Il a été retenu dans le tram en panne d’essence".

10. "William n’est pas venu à l’école hier parce qu’il a fait grève. Chacun son tour".

Anonyme a dit…

salam

Avancement dans l’armée : La veillée d’armes

Avancement dans l’armée : La veillée d’armes
La Présidence de la république et l’état major national ont décidé de revoir les promotions actuelles des militaires dans un climat d’indiscrétions et d’erreurs qui ont émaillé la sortie de la proposition de la première liste pour l’année 2013.

La question des avancements au sein de l’institution militaire suscite souvent l’intérêt des officiers supérieurs et elle dépendrait souvent de l’humeur des hauts commandants de cette très sensible institution et de certains rapports de force, surtout par rapport à certains grades (Colonels et généraux).

La révision de la liste pour ne nouvelle délibération fait ressortir les noms de certains officiers qui ont droit à l’avancement en vertu de l’ancienneté, de la compétence et disposant de dossiers complètement vides de toute faute de gestion.

Mais le dernier mot revient au général Mohamed Ould Mohamed Ahmed Ould Ghazwani et son compagnon d’armes le Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui tiennent en otage l’institution militaire depuis le coup d’état du 6 août 2008. Parmi les officiers les mieux placés pour le grade de général :

Colonel Hanene Ould Sidi : Inspecteur général des forces armées

Colonel Sidi Ould Ely Savi : Attaché militaire au Maroc

Colonel : Abdallahi Ould Jiddou : En stage en Italie

Colonel Mohameden Ould Bilal : Qualifié comme l’un des plus compétents officiers de l’armée mauritanienne, commandant de la 2ème région militaire de Zouerate, éloigné volontairement de Nouakchott (ressortissant de Boutilimit).

Colonel Ethmane Ould Leabeid Lahmar

Colonel Sidina Ould Sidi Heiba : Commandant de la 5ème région militaire de Néma

Colonel Ahmedou Ould Ma’yif : L’un des officiers de gendarmerie les plus anciens envoyé à l’inspection générale d’état pour permettre aux moins anciens de commander

Colonel Moktar Ould El Keihel : Commandant du B.B (bataillon blindé), la deuxième unité la plus importante après le Basep

Colonel Ahmedou Bembe Ould Baye : Wali du Tiris Zemour

Colonel Mohamed Lemine Ould Cheikh Sid dit EL Bourour : Commandant de la 6ème région militaire

Colonel Mohamed Ould Mohamed Mahmoud:Commandant du Basep

Colonel Médecin Koulam Ould Mahmoud: Directeur de l’hôpital militaire de Nouakchott

Colonel Mohamed Ould Eyde: DG/adj du BED

Colonel Ahmed Babe Ould Zemragui: Commandant de la compagnie de gendarmerie d’Aleg

Colonel Ethmane Ould Kaza : Nouvellement muté comme attaché militaire en Arabie Saoudite

Colonel Yacoub Ould Amar Beyatt : Commandant du Groupement de la garde à Nouadhibou

Les forces de sécurité n’ont pas réussi à entrer aux promotions des grades de généraux qui sont restés un monopole aux seuls militaires, gendarmes depuis 2008 avec la nomination d’un seul garde, Messgharou Ould Sidi au grade de général mais en l’éloignant de son secteur pour l’avoir nommé commandant d’un groupement nouvellement crée chargé de la sécurité routière, alors que l’état major de la garde est confié à des officiers de la gendarmerie ou de l’armée depuis quelques années.