mercredi 17 avril 2013

Edito de KASSATAYA : Ces pestiférés de Mauritaniens de l’étranger !

      
abdoulayecalameLa Mauritanie serait-elle devenue une préfecture française ? On pourrait le penser avec la décision de la Mission diplomatique de la Mauritanie en France de prêter main-forte aux autorités françaises en considérant comme déchu de ses droits tout Mauritanien ne disposant pas d’un titre de séjour établi par la…France. Désormais, la nationalité mauritanienne est suspendue à la carte de séjour française. Un préfet français pour établir la nationalité mauritanienne.
Lors du recensement de 1998, le syndicat des travailleurs Mauritaniens de France (OTMF) avait adressé un courrier au président d’alors. Mouawwiya Ould Sid’Ahmed Taya, symbole de la dictature, de la gestion solidaire et brutale s’il en est, avait, oh miracle, accédé à la demande des Mauritaniens en supprimant cette mesure absurde. Aujourd’hui, le même syndicat a adressé une lettre similaire au président qui a changé depuis. Mohamed Ould Abdel Aziz peut-il faire moins que son prédécesseur ?
Parce qu’il s’agit bien d’une hérésie : les services consulaires et les missions diplomatiques apportent assistance et protection à leurs ressortissants établis à l’étranger. Même en prison, un étranger bénéficie de l’assistance consulaire de son pays d’origine. Une Nation est grande ou petite aussi selon qu’elle respecte ou non ce principe. Pourquoi l’ambassadeur britannique à New-Delhi est-il donc empêché de quitter l’Inde ? Parce qu’il a porté secours à deux ressortissants britanniques accusés d’avoir tué deux Indiens qu’ils prenaient, selon leur version, pour des pirates. L’Excellence s’est portée garant pour que les deux accusés puissent rejoindre leur patrie. N’est pas Excellence qui veut ! Pourquoi M. Michel Thierry Atangana, ce Franco-camerounais détenu au Cameroun a-t-il bénéficié de l’assistance des services consulaires de la France au Cameroun lors de ses procès à répétition ? Je ne parle pas des ressortissants à l’étranger secourus par leur pays d’origine en cas de crise. En France donc, au lieu de porter assistance à ses ressortissants, l’ambassade de Mauritanie à Paris se fait l’annexe d’une préfecture française et exige un titre de séjour français pour pouvoir enrôler les Mauritaniens. Ce ne sont certainement pas ces autorités qui prêteront assistance à des Mauritaniens en difficulté à l’étranger (arrestation, accident, décès…). On se rappelle que lors du conflit post électoral en Côte d’Ivoire, c’étaient des militaires français qui avaient porté secours aux Mauritaniens d’Abidjan transformé en champ de bataille.
Les pays soucieux de leur développement s’arrangent pour faciliter le retour des membres de leur Diaspora. Celle-ci représente une valeur ajoutée à bien des égards. D’abord par les savoirs acquis et les transferts de compétences qu’elle peut favoriser. Ensuite par les flux financiers qu’elle génère et qui permettent à plusieurs pays d’échapper à l’implosion, les migrants suppléant des Etats défaillants, incapables de répondre aux attentes de populations de plus en plus démunies. Malgré la crise, la Banque Mondiale estime à un peu moins de 400 milliards de dollars les flux issus de l’émigration et à destination des pays en développement.
La Mauritanie n’a manifestement pas fait ce choix. Les Mauritaniens de l’étranger n’ont par exemple pas leur mot à dire dans le choix de leurs représentants dans les deux chambres du parlement. Qui connaît un seul élu des Mauritaniens de l’étranger ? Pourquoi sont-ils désignés par d’autres que ceux dont ils sont supposés défendre les intérêts ? Ubuesque !
D’autre part, le pays n’organise aucune manifestation tendant à présenter à ses ressortissants de l’étranger les opportunités qui pourraient s’offrir à eux en matière d’investissent. C’est chacun sa m… pour soi.
Quant aux situations nées des choix de vie (carrières, travail, vie privée et familial), la Mauritanie n’en fait pas une priorité. Les enfants nés à l’étranger ou d’union mixte n’ont qu’à s’en prendre à leurs parents… d’avoir choisi d’aimer autre qu’un Mauritanien.
Bien sûr si vous êtes premier ministre, femme de Général ou d’ambassadeur, ou homme d’affaires proche du chef, cette règle ne vous concernera pas. Vous pourrez comme M. Ould Bouchraya, membre du très select sérail du Président des pauvres, clamer à qui veut l’entendre que vous disposez de la nationalité espagnole. Vous ne risquerez rien. En 1678, dans sa fable titré Les animaux malades de la peste, Jean De La Fontaine écrivait que « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. » Près de quatre siècles plus tard, cette morale n’a pas pris une ride dans la Mauritanie d’aujourd’hui.
Abdoulaye DIAGANA pour kassataya.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Senoussi dit avoir été arrêté au Maroc avant la Mauritanie, selon HRW



AFP - L'ancien chef des services de renseignement libyens, Abdallah al-Senoussi, a indiqué avoir été arrêté et détenu au Maroc avant d'être transféré à la Mauritanie, a rapporté mercredi Human Rights Watch (HRW) qui a rencontré l'ex-homme fort libyen dans sa prison à Tripoli.

M. Senoussi a déclaré "que les autorités marocaines l'avaient arrêté en mars 2012, et l'ont détenu durant environ 12 jours avant de le mettre dans un avion pour la Mauritanie où il a été remis aux autorités à son arrivée, le 17 mars", a indiqué HRW.

Aucun détail n'avait filtré sur les circonstances de l'arrestation de M. Senoussi à Nouakchott où il était arrivé sur un vol en provenance de Rabat. Le rôle du Maroc dans l'arrestation de l'ex-pilier du régime de Mouammar Kadhafi était resté un mystère.

HRW a précisé toutefois qu'elle ne pouvait vérifier de source indépendante la véracité des propos de M. Senoussi.

L'ex-chef des services des renseignements libyens a indiqué par ailleurs avoir été interrogé durant sa détention en Mauritanie par des agents du FBI américain ainsi que d'Arabie saoudite et du Liban.

Il a précisé avoir été interrogé à deux reprises par le FBI, toujours selon HRW qui a pu s'entretenir lundi en privé avec M. Senoussi durant une trentaine de minutes dans sa prison ultra-sécurisée à Tripoli.

Après la chute du régime Kadhafi, Abdallah al-Senoussi avait fui la Libye et était entré en Mauritanie avec un passeport malien sous une fausse identité, selon Nouakchott qui l'avait finalement extradé vers la Libye en septembre 2012. (AFP)

Anonyme a dit…

Mauritanie: Les Américains inculpent l'ancien hôte d’Aziz, Antonio Indjai, pour trafic de drogue

Le chef d'état major des armées de Guinée Bissau, Antonio Indjai, reçu le 15 décembre 2010, par le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, avec qui il a parlé du sort de trafiquants de drogue détenus en Mauritanie, selon l’hebdomadaire Alakhbar Info, est accusé, par le Département d'Etat américain à la justice, de trafic de drogue et de vente d'armes aux rebelles colombiens des FARC.

Avant cette visite d’Antonio Indjai, Alakhbar avait reçu une correspondance qui détaillait que le chef d’état-major de l’armée Bissau guinéenne"discutera avec Ould Abdel Aziz du sort de 42 détenus en Mauritanie pour trafic de drogue".

Ces détenus ont été, par la suite, relaxés ou ont bénéficié d’une remise de peine comme le français Eric Walter Amigan dont la peine a été réduite de 15 à 10 ans avec un transfèrement vers son pays. Le dernier du groupe, Seydou Kane, a été libéré il y a quelques mois, selon l'hebdomadaire.






L’homme d’affaires espagnol d’origine sahraouie, Hamadi Ould Bouchraia (Hamadi Busarai Emhamed dans ses documents espagnols), consul honoraire de la Mauritanie en Guinée Bissau (où il a aussi été consul honoraire d’Espagne) a lui aussi obtenu de Ould Abdel Aziz, en novembre 2008, la disculpation et la libération de son neveu qui était détenu par Nouakchott pour trafic de drogue, ajoutait Alakhbar Info.

À noter que l'inculpation américaine de Antonio Indjai fait suite à l’arrestation, il y deux semaines, de Bubo Na Tchuto, ancien chef d'état major de la marine bissau-guinéenne.

Déjà le député français, Noël Mamère, a accusé Ould Abdel Aziz, le 21 janvier dernier, de parrainage de trafic de drogue entre l’Amérique, l’Afrique et l’Europe via l’Afrique de l’Ouest. L’Afrique de l’Ouest qui n’est plus seulement un lieu de transit, mais une destination finale pour la revente et la consommation de stupéfiants, selon un rapport de l’ONUDC, Office des Nations Unies pour la drogue et le crime, publié, lundi 15 février 2013.

L’ONUDC a également précisé que l’essentiel de la cocaïne passe par la Guinée-Bissau et le Ghana, ce dernier pays qui a été plusieurs fois cité ces derniers jours dans la presse mauritanienne laquelle évoque des enregistrements audio, révélés par les sites mauritaniens d'information en ligne, Taqadoumy.com et Essirage.net, qui font état d'une "transaction douteuse" entre le président Ould Abdel Aziz et un ressortissant irakien, Alawi, établi au Ghana.









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Source : Alakhbar (Mauritanie)

Anonyme a dit…

Qui est notre consul en Guinée-Bissau? En plus de se masturber toute la journée, il fait koi même? L'origine de nos problèmes vient de ce fucking petit pays de merde.

Bilkiss: ton kheneral a niké tout le pays,moi inclu. Pas bon.