jeudi 25 avril 2013

Les FLAM, 30 ans après : Retour au pays natal ?


 

Cela fait 30 ans que les Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM) ont vu le jour à Nouakchott. Ils  publièrent  3 ans après cette naissance,  le Manifeste des Négros Mauritaniens Opprimés. Cette publication dont l’objectif était la dénonciation de la mise en place d’un système de domination des Arabo berbères sur le reste de la population Noire, conduira avec la tentative de coup d’état de 1987 (par des officiers noirs),  à la répression sanglante, à la déportation, à l’emprisonnement et à l’ assassinats de certains des leurs.

Les FLAM mèneront de l’étranger un combat sans merci contre le pouvoir de Maaouiya Ould Sidi Ahmed  Taya et contre ce qu’ils ont appelé un système d’apartheid Beydane.

Ould Taya sera déchu du pouvoir  le 3 Aout 2005 par son directeur de sureté (Ely  Ould Mohamed Vall) et son chef de la garde présidentielle (Ould Abdel Aziz, ce dernier est le président en exercice suite à un second coup d’état) à la surprise générale suite à un coup d’état.

Suite à ces changements et transitions, le mouvement des  FLAM y voit une opportunité de retour en Mauritanie. Mais très rapidement deux tendances voient le jour, à savoir ceux qui veulent rentrer dans la foulée et peser sur la redéfinition de l’échiquier politique et une autre frange qui veut  observer le climat politique avant un éventuel retour.

Ce sont ces derniers qui aujourd’hui, mettent en place une stratégie de retour « graduel et contrôlé » dont on verra l’effectivité, à en croire M Mamadou Abdoul Sow d’ici l’été 2013.

Ce redéploiement suscite beaucoup d’interrogations quant aux moyens de financement de ce retour, mais aussi sur les potentielles alliances politiques au niveau national. Pour rappel, la première  tendance (nommée FLAM /RENOVATION)  qui est rentrée au lendemain de la première transition s’est  alliée avec  le parti AJD – Mr d’Ibrahima Mokhtar Sarr. Ce retour et cette alliance n’était pas du gout des FLAM.

Quel projet politique offriront-ils aux mauritaniens ?

Le moins qu’on puisse dire est que ce retour est attendu avec beaucoup d’intérêts par les observateurs politique. Car souvent taxés de communautarisme, les FLAM devraient donner des gages au corps électoral et aux différentes franges de la population s’ils veulent arriver au pouvoir par les urnes. La question de la cohabitation étant la pierre angulaire de leur offre politique, elle met un voile sur le modèle de politique sociale et  économique qu’ils aimeraient offrir à la Mauritanie.

De l’offre politique et du discours qu’ils véhiculeront dépendra la réussite du retour en terre mauritanienne.  Après une absence de plus de 20 ans le mouvement des FLAM devrait redorer son blason et se faire connaitre d’une jeune génération qui n’en a pas forcément une bonne connaissance.

Des options politiques sujettes à débat !

La question de la cohabitation étant au centre de leurs préoccupations politique, les FLAM se sont souvent penchés sur cette question en y apportant des réponses alternatives que certains considèrent comme salutaire, tandis que d’autres les pourfendent.

 

Il ressort des différentes communications de ce 30eme anniversaire, l’option de l’autonomie régionale, mais aussi de l’autodétermination et voir enfin de la lutte armée si cela s’imposait.

Voici des alternatives qui pour certaines d’entre elle peuvent être contre productive pour un mouvement sur le point du retour.

Si l’autonomie n’est en réalité qu’une forme de décentralisation poussée, il n’en est pas de même pour le droit à l’autodétermination. Car cette dernière tend plutôt vers une orientation sécessionniste en remettant en cause l’intangibilité des territoires. Cependant, il y’a des précédents (le cas du Soudan) qui permettent aux Flamistes d’espérer.

Tandis que l’option la plus radicale, qui est la lutte armée semble être plus une ultime menace verbale,  qu’une véritable position politique dont ils ont les moyens humains, politiques et financiers.

Reste à savoir s’il y’aura autant de mauritaniens qui partagent ces options politiques et si les autorités permettront par exemple l’introduction de ces différentes options dans le débat politique.

Un soutien de poids 

Le député Razzy Hammady de Seine Saint Denis est venu apporter son soutien plein entier et sans équivoque au mouvement des FLAM.  En ce qui concerne le projet de retour engagé par les FLAM en vue de construire la Mauritanie de demain, le député s’engage à  être leur porte voie chez les politiques français aussi bien de gauche que de droite. Il saisira Laurent Fabuis pour que le Quai d’Orsay  veille à la sécurité des Flamistes qui rentreront.

Etait aussi présent le vice président de SOS Racisme Ibrahima Sorel Keita qui est venu soutenir les FLAM.

Ces soutiens à l’international, s’ils ont un intérêt considérable, en réalité n’auront  d’efficacité et de pertinence que s’ils sont accompagnés par une adhésion et un engouement national réel.

Témoignage poignant d’un rescapé.

L’émotion a traversée la salle pleine à craquer avec le témoignage de Boye Alassane qui  est un survivant des prisons moratoire de Oulatta. Il fera part d’un récit poignant en mettant des mots sur la part d’ombre de ces frères d’armes habités par la haine et la violence gratuite.

Il ne manquera cependant pas de magnifier la gratitude de ces geôliers plutôt avenant et plein d’humanité qui à travers un regard, des gestes, quelques actions de générosité, laissaient s’exprimer ce qu’il y’a de plus humains en eux.

Comme quoi la vie peut être faite d’espérance, et qu’à travers l’obscurantisme et la négation de l’autre, peut jaillir l’espoir et la lumière et la réconciliation des cœurs.

Mais comme le dit si bien le Pr Cheikh Saad Bouh KAMARA dans son ouvrage « AFRIQUE ESPERANCE » la réconciliation doit être précédée par le devoir de mémoire (surtout ne pas tourner la page avant de l’avoir lu et bien conservée), le devoir de vérité (experts neutre pour se pencher sur les événements et en extraire la vérité), le devoir de justice (pas de crimes sans sanctions), le devoir de réparation ( qui n’est pas seulement financière ou matérielle mais aussi morale, politique et sociétale.

C’est seulement à la suite de ces quatre étapes qu’on pourrait envisager la réconciliation comme l’a souhaité M Boye Alassane lors de cette journée.

 

Diallo Saidou dit THIERNO

25/04/2013

Pour kassataya

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Don't miss this video:
https://www.google.fr/#hl=en&gs_rn=11&gs_ri=psy-ab&cp=10&gs_id=e2&xhr=t&q=%D8%AD%D8%B1%D9%82+%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%AC%D8%A7%D8%A8&es_nrs=true&pf=p&sclient=psy-ab&oq=%D8%AD%D8%B1%D9%82+%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%AC%D8%A7%D8%A8&gs_l=&pbx=1&bav=on.2,or.r_qf.&bvm=bv.45645796,d.ZWU&fp=478a366d1cc96740&biw=1024&bih=470

Anonyme a dit…

c'est en laissant de coté votre communautarisme et votre haine que vous pouvez avoir un peu de chance.Ne soyez pas comme Biram qui au lieu d'apporter du bien a été une catastrophe économique pour les haratines car de son fait ce sont des milliers de jeunes filles haratines qui ne peuvent pas travailler privant ainsi leurs parents des maigres ressources dont ils disposaient.Pour ce qui est de votre retour vous ne risquez pas d²avoir grand monde a l'aeroport car le pays a besoin de ses fils qui rassemblent mais pas de ceux qui nuisent a l²unitè nationale.Unissons nous tous pour changer les mentalitès et mettre en place un système politique qui assure à chacun ses droits indèpendemment de la race ou de la region.Maures blancs et noirs et negromauritaniens sont tous dans la meme galère du fait de regimes qu²ils n²ont pas choisis et je vous renvoie à l²article du pr gourmo message principal d²un blog prècedent...

maatala a dit…

Salam

Il a dit:

"Unissons nous tous pour changer les mentalitès et mettre en place un système politique qui assure à chacun ses droits indèpendemment de la race ou de la region."

---------------------------------

Unissons nous: la bonne blague.....le véritable attrapes couillons...............cette illusion sur laquelle a été bâtie cette tentative de république.

Man

Qu'est ce qui pousse les autres à se désunir......................Tu crois qu'ils sont atteint d'une crise de paludisme...........

Explique moi pourquoi sur 19 banques aucunes n'appartient à un négro-africain et pourquoi aucune licence minière n'a été attribué à un négro-africain

j'entends par négro-africian : les poular, les soninké, les wolofs et les haratines.

Comment expliquer à ces que l'unité se bâtit surtout à leur détriment.

Vois-tu lors de la manifestation à l'ambassade de Mauritanie en France, il n'y avait aucun arabo-berbère............Parmi ces manifestants d'origine, ghanéennes, zaïroises , béninoises................il y avait au moins des mauritaniens qui refusaient qu'on leur vole la seule chose qui leur reste : la nationalité.

Rien que pour lui les arabo-berbères auraient pu manifesté à leur coté en signe de solidarité.

Cette solidarité qui s'est toujours manifestée toujours aux cotés des palestiniens, mais jamais pour les négro-mauritaniens, qui est toujours considéré par les presqu'arabe comme étant un envahisseur alors qu'il est sur la terre de ses parents.

Man

Le chargé d'affaire de l'ambassade a répondu aux pompes funèbres qui faisaient les formalité de rapatriement d'un français d'origine mauritanienne qu'on n'enterre pas un français un Mauritanie.

Avant d'être français ou mauritanien, il est avant tout musulman et son père et sa mère sont enterrés en Mauritanie......

Man

tu dis: "un système politique qui assure à chacun ses droits indépendamment de la race ou de la région"

Va l'expliqué aux smassids et aux Bousbaa.........................

Comme disent les négro-africain , nous ne sommes plus à l'heure du constat, "Mais on fait quoi maintenant"................

L'idée de séparation fait son petit chemin dans les tètes dit le fou

maatala

maatala a dit…

salam


A propos de la réunion des cadres ADIL


Rétro/ A propos de la réunion des cadres ADIL


Comment d’anciens dignitaires, hautement et authentiquement dépositaires de tous les maux dont souffre le pays peuvent-ils prétendre apporter des solutions salutaires à la crise que traverse la Mauritanie ? Ce regroupement en soi, est en contradiction flagrante avec toute volonté d’unité nationale.

Il est clair que des anciens hauts fonctionnaires, dont un ancien premier ministre et d’autres élus de la tradition politique qui se sont illustrés par le racisme, l’esclavage, l’exclusion, l’oppression et le détournement des deniers publics devraient vivre dans des cachots au lieu de se proposer au grand jour, comme porteurs d’une issue salutaire.

Pauvre Mauritanie qui regorge de cadres, brillants par leurs mensonges, leur incompétence, leur manque d’éthique pour chercher encore à revenir à des fonctions juteuses. Nos illustres anciens quelque chose n’ont-ils plus rien dans leurs comptes pour revenir encore dilapider les ressources financières publiques ?

Ces anciens dignitaires peuvent-ils convaincre les Mauritaniens et les Mauritaniennes de la nécessité de leur retour aux affaires ?

Le sens de la dignité, de l’honneur et de la moralité devrait plutôt les inviter à se présenter devant un tribunal pour être jugés par rapport à leurs délits: détournement des deniers publics et non-assistance à une composante nationale en danger. Il est moralement et religieusement inadmissible que ces hommes connus de la scène publique comme des prédateurs reprennent service.

Le peuple mauritanien tyrannisé, affaibli, meurtri et constamment humilié ne devrait pas accepter que ces barons de la médiocrité puissent refaire surface. Le minimalisme éthique et humain ne peut plus permettre l’acceptation de cette humiliation. Il est possible que de nouveaux médiocres tâtonnants et hésitants soient sur la scène publique et non des médiocres invétérés et récidivistes.

maatala a dit…

Il faut barrer la route à ces chevronnés du détournement qui n’ont rendu aucun service à l’Etat mauritanien. Il faut reconnaître qu’ils furent des cadres abonnés au manque de sens de l’Etat, indifférents à l’intérêt général et peu soucieux du service public. Non au groupe de Cheick Ould AVIYA, ancien premier ministre qui, comme d’autres, n’ont en rien aidé à la construction nationale.

La Mauritanie est encore à la recherche de patriotes qui croient un tant soit peu à l’humanisme, à l’éthique et aux valeurs du vivre ensemble. Une nation ne se construit pas sur le particularisme des appartenances, sur l’égoïsme des envies d’accumulation de richesses volées à la nation et sur l’incompétence.

En effet le groupe qui compose ADIL n’a pas à prétendre à intervenir à nouveau dans la sphère publique. Ils ont tous des comptes à rendre et des dommages à payer à la nation. Au nom de l’Etat, ils ont nui grandement à la société mauritanienne, ils feraient mieux de se taire. De toutes les manières, avec l’avènement d’un Etat de droit et d’un vrai régime démocratique, ils répondront tous de leur crime économique et de leur irresponsabilité à tous les niveaux.

Le rêve sempiternel d’une Mauritanie dont les caisses sont à vider à tour de rôle doit être révolu. Le groupe ADIL est d’un autre âge parce que ses membres demeurent attardés et persistent dans leurs réflexes népotistes, despotiques, dans le but de s’arracher une portion du gâteau qui est encore et toujours à partager dans leur imaginaire. Ces cadres n’ont pas tiré la leçon des décennies de malheur qui furent des années de faste pour eux et leurs proches.

Le groupe ADIL n’a-t-il pas encore pris conscience que la fin du règne du traditionalisme clanique et tribal a sonné le glas ? Le réalisme voudrait que tous ces anciens hauts fonctionnaires soient disposés à répondre devant la justice pour s’inscrire dans l’ère de l’exigence radicale et éthique du rejet de l’impunité. S’ils reviennent aux affaires, ils seront punis deux fois avec ceux qui vont les accueillir.

Le retour du groupe de Cheich Ould AVIYA ne sera porteur ni de paix, ni de sécurité encore moins de prospérité.

Messieurs les anciens dignitaires, calmez-vous !

Anonyme a dit…

Maata

Les arabo-berbère ont compris que chez les négro, il n'y a pas de solidarité.

Eux par contre ont appuyer le MNLA (les cousins du mali).

Chez cette sous race de négro (pular et soninké...) c'est du chacun pour soi, pour preuve, ils vont tous en catimini se recenser alors que leurs frères subissent l'humiliation et le mépris.

Te fatigues pas fréro

Aucune race au monde n'a subi de tant d'humiliation, ni de mépris sans faire parler la poudre.

Une sous race

maatala a dit…

salam

Saidou Nourou Gaye : six ans de musique déjà, les fans n’ont pas été déçus

http://www.cridem.org/C_Info.php?article=642248

Lkwar comme on les aime dit le fou