jeudi 4 avril 2013

Nouvelles d’ailleurs : Penda Sogue est morte : nous sommes tous coupables....

L'assassinat barbare de Penda Sogue jeudi dernier est venu nous rappeler une triste réalité chez nous : les femmes, en Mauritanie (et ailleurs), sont les première victimes de l'insécurité, les premières victimes sociétales, les premières victimes des violences. Nonobstant un certain discours trompeur sur le statut et la place des femmes dans nos sociétés, il est le révélateur de tous nos maux et de nos non-dit. Pendant longtemps, on a voulu nous faire croire qu'il y avait un « avant » enchanteur où la violence envers les femmes n'existait pas ou peu, et un « aujourd'hui » qui serait synonyme de crise profonde de nos sociétés et d'apparition d'une nouvelle forme de violences. Ce crime abominable, ce meurtre d'une jeune femme, martyrisée, violée, mutilée, nous renvoie à nos fantasmes et à nos peurs. Par delà l'indignation et l'empathie, par delà l'immédiateté de nos réactions, ce meurtre sauvage doit nous rappeler certaines choses : chez nous, peut être plus qu'ailleurs, les violences faites aux femmes sont une réalité sordide, quotidienne. Selon les chiffres de l'AFCF, l'an dernier 4732 femmes ont été violées. Et là on ne parle que des cas recensés. Pour ces 4732 cas de viols combien de cas tus, cachés, escamotés? Pour le seul mois de Mars, toujours selon les chiffres de l'AFCF, sur Nouakchott, 17 cas de viols ont été recensés. 17. Sans parler des cas de pédophilies sur petits garçons et petites filles. Sans compter les cas de violences conjugales. Sans parler des mariages forcés. Sans parler des excisions. Sans parler des viols conjugaux. Sans parler des harcèlements sexuels.... Nos sociétés ont toujours préféré l'hypocrisie d'une pseudo morale et préservation de l'ordre social, familial et/ou tribal à la dénonciation. « Aidées » en cela par des autorités religieuses qui ont toujours confondu Charia et statut des femmes, mêlant allégrement et sans scrupules traditions et religions et qui ont cautionné des comportements abominables, sans rougir. Il y a des réalités mauritaniennes qu'il faut rappeler, marteler aux oreilles de nos gouvernants, eux qui décident de lois mais qui les font rarement appliquer dès lors qu'il s'agit de violences faites aux femmes. Ces mêmes autorités qui ratifient toutes les conventions internationales sur les droits des femmes mais qui s'empressent de « bidouiller » nos lois nationales dès le retour au pays. L'exemple de la loi du 19 Juillet 2001 portant sur le Code du Statut Personnel est aberrant : la loi mauritanienne interdit le mariage des filles avant l'âge de 18 ans mais permet, dans un tour de passe passe, le mariage d'une mineure du fait de la décision de son tuteur sous l'appellation « mariage des incapables »! Une façon comme une autre de légitimer les mariages précoces! Les violences faites aux femmes n'ont pas de couleur. Elles touchent toute la société, dépassant les clivages communautaires, les stratifications sociales, les appartenances politiques ou religieuses. Elles ne sont pas l'apanage de tel ou tel groupe social ou de telle ou telle tribu. Elles ont, cependant, un dénominateur commun : l'application de la loi et de peines exemplaires. Notre justice a du mal à punir, soumise qu'elle est aux pressions des familles des violeurs et autres, aux pressions de certains religieux, aux pressions politiques quand les coupables sont issus de la haute bourgeoisie... Mais la justice ne fait pas sont travail, aussi, parce que la société ne fait pas son travail. Penda Sogue est morte parce que, pendant des siècles, nous avons entériné les violences, les avons érigées en comportements admis, code de vie teinté de religieux. Penda Sogue est morte parce que, depuis toujours, nous avons décidé que les femmes sont les premières coupables de ce qui leur arrive; que si une femme est violée c'est parce qu'elle « l'a cherché ». Penda Sogue est morte parce que nous avons fermé les yeux sur les hommes qui battent leurs femmes, que nous nous sommes tus au nom d'une non ingérence dans les affaires privées. Penda Sogue est morte parce que nous avons éduqué nos garçons comme des petits coqs à qui tout est permis et qui ne vivent que sur la domination, eux à qui on apprend qu'ils sont les maîtres, supérieurs. Penda Sogue est morte dans la mémoire des milliers de petites filles excisées. Penda Sogue est morte parce que nous avons fermé les yeux sur les viols conjugaux. Penda Sogue, et tant d'autres, sont mortes parce que pendant des siècles il a été normal d'être mariée de force, en polygamie, d'être remariée au frère de son défunt mari, d'être violée, d'être gavée, excisée, d'être l'étendard de l'honneur de la famille et de la tribu. Penda Sogue est morte parce que nous avons tu les « petits arrangements entre amis » après l'abominable : l'art d'étouffer les scandales, de se taire pour éviter la honte d'avoir une fille violée, donc automatiquement soupçonnée de « mauvaise vie ». Penda Sogue est morte du silence de nos oulémas, de leurs tripatouillages pseudo religieux, moyens pratiques d'asservir les femmes, de les nier, de les escamoter. Penda Sogue est morte parce que la violence aux femmes est un fait incontestable chez nous, cette violence qui commence dans nos « coutumes » comme pour les mariages quand une fille ne se marie que dans son groupe social ou sa caste ou sa tribu. Penda Sogue et les 2 petites filles qui ont été violées par leur maître coranique la semaine dernière sont victimes. VICTIMES et non coupables, hormis du fait d'être de sexe féminin. Elles sont victimes parce que nos sociétés, non contentes d'avoir érigé des systèmes de discriminations et de violences, se radicalisent dans un pseudo islam premier, voilant intégralement les femmes pour mieux les faire disparaître. La négation des femmes jusqu'à les nier.... Elles sont VICTIMES parce que les femmes sont soumises à tout, à la prostitution, à la traite, au négoce, aux viols commis par des étrangers ou par leurs maris. Elles sont victimes quand elles tuent leurs bébés conçus hors mariage, pour échapper à la « honte ». Elles sont victimes quand elles subissent les harcèlements sexuels au bureau, dans les taxis, dans les bus, dans les cafés. Elles sont victimes. Et tant que nous n'aurons pas entériné ceci, il y aura d'autres Penda Sogue, d'autres cris, d'autres abominations, d'autres atrocités. Nos politiques sont notre reflet. Il ne suffit pas de demander l'application de la loi; il faut que nous aussi nous fassions notre introspection. Quand un juge est clément, il ne fait qu'entériner une manière de percevoir les femmes. Il fait ce que la société fait en fermant les yeux. Il nous faut, une bonne fois pour toutes, dénoncer et avoir le courage de dire que tout n'est pas beau et rose dans nos comportements et reconnaître que nos sociétés ont toujours eu des comportements violents envers les femmes. Que quelque chose est pourri chez nous dès lors que nous tuons, massacrons, mutilons, enfermons nos femmes. Salut Mariem mint DERWICH

17 commentaires:

maatala a dit…

Salam

Devoir de résistance

Devoir de résistance
Entre Mauritaniens, qu’on se le dise, dans notre pays les opprimés sont connus de tous. Il s’agit de ceux qui sont issus des ethnies noires, des Haratines et des pauvres parmi les Maures. Les conditions de vie des premiers deviennent chaque jour plus inhumaines. En plus d’être pauvres, ils subissent les humiliations quotidiennes et le racisme de l’Etat.

Lorsqu’ils voyagent à travers le pays, ils sont soumis au contrôle au faciès. Le teint basané ou un turban suffisent comme carte d’identité pour un Maure, tandis qu’on demande à un Noir de justifier son voyage et de fournir l’intégralité de ses papiers.

En plus de ces tracasseries permanentes, les agriculteurs noirs sont victimes du chantage des chameliers maures, qui ont pris la honteuse habitude de jouer sur la peur lorsqu’un dromadaire est découvert inanimé dans la région de la vallée. Cette situation ne date pas d’aujourd’hui, elle obéit à une logique et à un ordre social et politique établi.

Au lendemain de notre indépendance, la Mauritanie n’a pas été épargnée par l’influence internationale du nationalisme arabe. En développant l’arabité du pays, certains idéologues maures proches de cette mouvance n’ont pas hésité à endoctriner les dirigeants du pays. Une réalité antérieure à leurs élucubrations puisque dans la constitution, il est mentionné que la Mauritanie est un pays arabe et africain.

Le malheur est qu’ils ont réussi, avec la bénédiction et le soutien des ligues panarabes, à vendre à la classe politique l’idée d’épurer progressivement la Mauritanie des Noirs. Exception faite de certains intellectuels maures, le projet de faire du pays un Etat arabe a été soutenu par la majorité des tribus du Nord. Il fallait commencer par l’image diffusée à l’étranger.

D’aucuns n’ignorent la mise en œuvre, au milieu des années 60, du projet d’endoctrinement de l’intelligentsia peulhe, par l’enseignement de ses origines prétendument arabes. On envoya ainsi des étudiants maures et peuls en Irak et en Egypte, afin de parfaire cette piètre propagande.

Sur le plan artistique, l’on ne dépêchait que des délégations monocolores du pays. Diplomatiquement, la plus grande partie de nos chancelleries sont encore occupées par des Maures. De 1960 jusqu’à nos jours, les diplomates noirs ayant officié à Paris se comptent sur les doigts d’une seule main.

maatala a dit…

De plus, observer de l’intérieur le paysage culturel du pays est frustrant : les artistes noirs sont marginalisés, et les médias publics sont le lieu de domination par excellence. Même en recevant les courriers, les étrangers ne découvrent à travers les timbres que l’art maure.

Et ce n’est pas tout. Le projet d’arabisation à outrance de la Mauritanie est aussi accompagné par une politique abjecte de « dénégrification » du pays. Ainsi toutes les formes de violence ont été expérimentées. Progressivement, le système est devenu réactionnaire. Et l’usage de la violence atteint des proportions inégalées lorsqu’il s’agit des Noirs. On ne rappellera jamais assez le génocide perpétré contre les Peulhs dans la région de la vallée et l’extermination de la « race » des officiers noirs dans les casernes militaires.

Le déni culturel ajouté à l’exclusion fait inévitablement du Noir un citoyen de seconde zone. Nombreux seront sans doute les patriotes pyromanes qui récuseront les propos avancés ici, mais aucune personnalité nationale n’osera dénoncer la politique des quotas discriminant les jeunes noirs pour l’accès aux postes de responsabilité, notamment au sein de l’armée.

Il existe chez nous une constitution officieuse qui justifie la discrimination raciale. Le fils d’un général le deviendra sans nul doute un jour même s’il ne dispose d’aucune qualité… il suffit de scruter la trajectoire de ceux qui dirigent le pays et les promotions au sein de l’armée pour s’en rendre compte. On a institutionnalisé le despotisme et la culture de la médiocrité.

L’Etat a également établi un esprit d’acharnement arbitraire. Des histoires invraisemblables se produisent dans ce pays. Il y a de cela un mois, avec la complicité des autorités locales à Mbagne, un chamelier maure ayant constaté la mort de son dromadaire a contraint un agriculteur peulh originaire de Dabbé à verser une somme de 500 000 UM pour réparer un délit qu’il n’a pas commis. C’est une injustice très répandue dans la région de la vallée. Un autre agriculteur vient de subir le même sort à Djowol. La vie d’un dromadaire vaut-elle donc plus que celle d’un agriculteur Noir ?

Depuis quelques années, des troupes de la garde nationale sont dépêchées dans des quartiers périphériques de Nouakchott, comme El Mina et Sebkha. Cette situation est aujourd’hui vécue comme un état de siège permanent par la jeunesse noire, de plus en plus consciente des mobiles d’action du système en place. Le seul argumentaire présenté par les autorités consiste à lutter contre la délinquance. On ne cesse de nous servir quotidiennement dans la presse des cas des vols et de viols. Or, souvent ces drames se produisent sous les yeux de nos piètres gardes.

Violents quand il s’agit de réprimander mais incompétents quand il s’agit d’un travail digne. Et la plupart du temps, l’on recrute même des anciens malfrats au sein de la police. L’Etat est donc responsable de la recrudescence de la criminalité. La preuve en date est que les escadrons déployés à Nouakchott n’ont pas pu sauver la vie de Penda Soghé, mère d’un enfant âgée de 2 ans, ligotée, sauvagement violée puis assassinée par ses bourreaux toujours en cavale.

Aujourd’hui, il est urgent de s’organiser, afin de mettre un terme à cette oppression qui perdure. La jeunesse noire doit catégoriquement refuser la stigmatisation et le conditionnement. Mieux vaut se défendre une seule fois que de vivre éternellement une oppression. Les rafles ségrégationnistes et l’exclusion par le recensement ne s’arrêteront que lorsque nous nous déciderons à nous mobiliser. Car la peur d’une force policière n’est légitime que lorsqu’elle intègre la conscience collective de la masse. Mais la force a aussi peur de la masse consciente de sa force. Notre lutte est celle de la libération.

Bâ Sileye
Sociologue et Journaliste mauritanien
Sileye87@gmail.com


maatala a dit…


Moh_199904/04/2013 09:30X

Excellent! Votre article est facile et agréable a lire. Merci! Je pense que cette nouvelle génération commence a disposer des moyen intellectuels physique mais aussi l'envie de changer cette triste réalité que vous décrivez très bien.

Il est temps de ne plus rien attendre de l'état du gouvernement ou même que la solution toute faite tombe du ciel. La discrimination concerne tout le monde à partir de l'instant ou on est pauvre. Je pense que nous devons tous essayer de créer ensemble une dynamique (bien sur hors clivage) pour mettre fin a cette situation lamentable. Il est temps pour tous d'arrêter de pleurer sur notre sort et de choisir ensemble la bonne direction. Sinon nos enfants reviendront sur les mêmes propos.

Les exemples ne manquent pas pour inverser cette tendance, mais nous devons tous nous armé de courage et affronter les problèmes. Je reste ouvert a la discussion et je crois au potentiel de toutes cette nouvelle generation dont je fais

Tajmahal04/04/2013 09:27X

C'est dommages pour nos compatriotes négro-mauritaniens pour la répétition des contrôles, mais, avouons-le, ils est difficile de les différencier des autres africains: sénégalais, maliens, guinéens, ivoiriens ...

Alors, il faut accepter son sort et vivre avec les inconvénients de celui-ci si on veut rester mauritanien. Les forces de l'ordre doivent faire leur devoir.

KANTAKI04/04/2013 09:03X

Moi Kantaki, je ssuis "noir", père et mère, l'a t-on jamais senti dans mes propos? Pourtant j'ai beaucoup écrit sur la cause "noire", notamment haratine (je n'aime pas ce mot). Le syndrome "noir, je suis sûrement opprimé", n'est plus à la mode, notamment aux etats unis, où même Hollywood a cessé de brutaliser les noirs et de leur donner cet accent débonnaire et irresponsable qu'il aime leur donner !

Je suis noir, donc je suis sûrement opprimé, est une démission en soi, car même si on peut la défendre à une certaine époque, en particulier aux USA et en Afrique du Sud, en Rodhésie, le grand penseur et sage dirigeant et résistant Mandela a prouvé qu'elle ne servait aucunement la cause des noirs. En effet, la justice, quoi qu'on puisse en penser est nécessairement asymétrique et rebondir en temps réel sur les idées reçues et les clichés de mode ne sert pas la cause, ni des "noirs", ni des "blanc" en Mauritanie.

Peut -ton dans votre cas parler de débordements de jeunesse? Ce n'est pas à votre charge, mais vous deves parler juste et bien et éviter les divisions !

hamadel04/04/2013 08:36X

rien ne sera comme avant, la nvelle génération est consciente et ne se laissera pas faire main ds la main elle triomphera

vive tpmn
vive ira
pour une Mauritanie juste

zelimkhan04/04/2013 07:30X

Merci jeune homme pour cette contribution objective et sincère. Puissent ces dizaines d’opprimés t’entendre mais il est utopique de croire que la masse noire fera sienne ta phrase : « Mieux vaut se défendre une seule fois que de vivre éternellement une oppression ».

Une grande majorité espère que demain sera le dernier jour d’oppression sans se donner les moyens que cela soit vrai. Alors comme Sisyphe, nous recommençons.

Voir moins

maatala a dit…


diallo225604/04/2013 12:46X

Parfois on croit qu'on est en train de faire du mal à autrui alors qu'on est en train de creuser sa propre tombe. C'est ce qui se passe dans ce pays : en essayant d'exclure certains des fils de la mauritanie de l'armée ou de certains postes de responsabilité on est en train de creuser la tombe de la mauritanie.

Moh_199904/04/2013 12:30X

Il n y a rien de pire que:
L’Ignorance
Le racisme
La xénophobie
L'égoïsme. ==> Tout ceci donne un cocktail explosif.

L'auteur de l'article n'a fait qu’appuyer sur la ou ca fait mal. C est très bien de le faire.

Pour ceux qui ont des propos négatifs ou qui s'accommodent la soumission du système laissez les jeunes ambitieux compétents et déterminés parler a haute voix ce qui se dit tout bas...

Nous voulons plus d'un état raciste divisionnaire et régressif. Nous devions nous battre pour le changement et l'évolution au lieu de nous enfoncer les uns les autres.

hamoud199304/04/2013 12:20X

Tout cela est grave, et triste... Je suis d'accord avec ce que dit Bâ Sileye sur l'arabisation forcée, l'ostracisme fait aux noirs, et autres choses que l'on fait tranquillement à l'abri de nos frontières... Mais une prise de conscience est nécessaire, et passera par la jeunesse, par l'éducation...

maatala a dit…

salam

tim201304/04/2013 13:14X


J'ai lu avec attention l'article de bâ sileye et je tire les conclusions suivantes:

1) sachez d'abord que le complexe que vous portez n'a pas comme origine les maures mais plutôt le commerce triangulaire que les blancs ont exercé sur les noirs africains et ce pendant des siècles (la France votre référence, les usa, le Portugal…)

2) vous convenez avec moi que les maures ne vont pas payer les pots cassés.

3) Vos propos comprennent de grandes doses de racisme noir contre les maures alors que l’appareil de l’Etat est composé de toutes les ethnies nationales

4) Rappelez vous de votre coup d’Etat échoué en 1987 dont les membres sont seulement des peuls, depuis lors vous ne pouvez plus inspirer confiance ; les autres coups d’Etat comprennent : les maures, les haratins les peuls, les sonnokés (pour lesquels je tire chapeau) et les wolofs

5) Le mouvement nationaliste peul sur toute l’afrique et ses ambitions sont connus par tous et on va pas y revenir

6) Vous refuser délibérément d’accepter l’arabe comme langue nationale parlée par la majorité des mauritaniens (le dialecte hassanya issu de l’arabe) et langue de votre religion par-dessus tout qui a été utilisée par vos ancêtres pour écrire le dialecte polard qui n’a pas de caractères. Au même moment où les peuls acceptent tous la supériorité du wolof au sénégal et sont obligés de le parler, cela est contradictoire avec leur attitude en Mauritanie et signe même d’un racisme ostentatoire

7) Les maures et les peuls sont les plus grands dévastateurs des biens publics, les maures investissent cet argent en Mauritanie alors que les peuls ne font leurs projets qu’au sénégal

8) Cher Monsieur que vous le veuillez ou non nous sommes arabes et on a à gagner beaucoup de choses avec le monde arabe déjà riche, mais on a rien à gagner avec les africains déjà pauvres comme nous

9) Il vous est simple de piétiner les symboles de la souveraineté nationale (rappelez vous votre attitude vis du conflit mauritano sénégalais de 1989 causé par un conflit peul et sonniké, et encore les récentes émeutes à kaédi ntn qui ont conduit à l’incinération des symboles nationaux et conduit à la chasse contre les maures)

10) En, sachez bien que si un gouvernement commet une faute même atroce comme celle de 1989 cela n’engage pas les maures mais plutôt c’est le gouvernement qui est coupable, lequel gouvernement est composé de toutes les ethnies.

11) Je veux bien voir un président mauritaniens peuls, mais passons aux élections et que le meilleur gagne

12) Aucun sonniké n’a jamais volé les biens publics ou semé des conflits, c’est pourquoi je les tire chapeau

13) Encore une fois, répondez svp aux points énumérés ci-dessus et ne pas s’adonner à la violence.

maatala a dit…

salam

Mohamed Ould D…., Mohamed Ould S…. et Ch….., selon une source sécuritaire jointe par l’Agence Tawary d’Information sont les trois meurtriers de Peinda qui a « été ligotée, violée, torturée, tuée et jetée » dans une maison en chantier au nord du stade de Riyadh, quartier populaire de Nouakchott..

La chronologie du meurtre de Peinda (…) selon une source policière:

Jeudi vers 19 heures passées, Mohamed Ould D, avait pris une voiture de type Mercedes de couleur noire, immatriculée 2502 AG 00 aux vitres teintées avec un ami qui habite Mellah pour travailler avec dans la nuit du vendredi, au style « Sirou ». De Mellah, il se rend au Carrefour Madrid, ses amis à côté, là, il trouva sur sa route, Peinda, qui l’arrête pour El Mina, où, elle devait se rendre.


20 h 30: Le conducteur lui taxe 200 ouguiyas et Peinda accepta. Mohamed Ould S…., qui était devant avec son compagnon, lui cède sa place.

Arrivé à hauteur de la Foire, Ch….l’étrangle avec ses deux mains et Mohamed Ould S…..commence à allonger le fauteuil où elle assise avant de venir s’asseoir sur son ventre.

Les vitres teintées sont automatiquement soulevées et le conducteur Mohamed Ould D….roule à toute vitesse. Direction : Riyad, en passant entre les cimetières et Arafat.


21h 15: Entre l’ancienne Gazra de Ghandahar et l’extension des cimetières, le chauffeur effectue un arrêt et éteignit les lumières: Peinda est déjà inconsciente ( évanouie) et ils l’a ligotent avec son foulard en liant ses deux bras à son cou.

Dans cette zone déserte, le trio passe à l’action à tour de rôle.


21h 40: Après avoir satisfait leur libido, ils continuent la course vers Riyad: destination une maison en chantier située à 250 mètres au nord du stade à peu près 15 mètres de la route.


22h30: Les trois présumés malfrats et leur « proie » déjà morte arrivent à bord de la voiture à destination. La voiture est garée à l’Est de la maison et le trio cherchent maintenant à se débarrasser d’elle.


23h 10: Les trois compagnons se concertent et finissent larguer Peinda par la fenêtre dans la chambre à coucher et l’un d’eux passe par la même fenêtre et la traine vers les toilettes.


23h 25: L’opération est terminée. Ils prennent le téléphone, les sandales et le porte-monnaie de Peinda qu’ils cachent dans la malle-arrière de la voiture.


00h 35: Ils regagnent la voiture aux pneus en crevaison et se dirigent vers le centre ville.


Vendredi 29 Mars, à 8 h 20: Peinda est retrouvée dans un état révoltant abandonnée au fin fond d’une maison par des passants attirés par les traces de la voiture et des meurtriers qui s’affairaient….


Samedi 30 Mars à 23 heures, les auteurs du crime sont délogés par l’une des brigades recherches de la police qui les dépose au Commissariat de police de Riad 2.


Dimanche 31 Mars à 9 h: Les services de la police judiciaire de Riad 2 auditionnent les trois « accusés » qui reconnaissent les faits portés contre eux et racontent le film du crime.


Selon notre source Mohamed Ould D….. est un récidiviste très connu par les services de la police et de la justice et c’est lui qui vendu le téléphone de Peinda à l’un de ses amis qui a passé quelques communications avec la puce de la défunte.


Et il semblerait que c’est l’une des pistes qui a facilité l’arrestation des supposés criminels, note notre source.


Source : TAwary

Anonyme a dit…

salam

Esclavage en Mauritanie : Atrocité de l’esclavage et impunité des esclavagistes .

Esclavage en Mauritanie : Atrocité de l’esclavage et impunité des esclavagistes.

Deux victimes de l'esclavage par ascendance en Mauritanie, témoignent ; il s’agit d’un frère et sa sœur, membres de la communauté hratin; lui se prénomme Aweinatt, 30 ans, elle, Mbeyerka Vall, 23 ans ;

Les deux sont nés esclaves et ont vécu tels chez un couple de fonctionnaires mauritaniens d'ethnie arabo-berbère ; l’époux Moulaye Ould Bohdel, est cadre au ministère des finances, comptable à la faculté de médecine de Nouakchott ; l'épouse, sa cousine, se nomme Khadijetou Mint Bohdel dite Yemhelha, cadre au Ministère de la justice, en exercice au tribunal régional de Nouakchott, la capitale.

Aweynat et sa sœur ont subi, chez le couple esclavagiste, les corvées sans scolarité, repos, soins ou rémunération; Mbeyerke Vall porte sur son corps mal nourri, les traces des sévices et des châtiments ; comme toutes les filles esclaves de Mauritanie, elle traîne le faix de traumatismes divers dont des viols répétés, de la part de ses maitres ; ainsi, élève-t-elle deux enfants dont elle ne peut distinguer le ou les pères.

Le ministère public de Mauritanie, malgré les lois que le pays a édicté contre l’esclavage, en dépit les convention internationales ratifiées et de tout l’arsenal juridique, vient de libérer - purement et simplement - ce couple pourtant auteur de crimes graves, durant deux décennies.

Anonyme a dit…

A la place des vrais contrevenants à la loi contre l’esclavage, cinq militants d’IRA-Mauritanie sont arrêtés et incarcérés ; il expient ainsi le tort d’avoir protesté contre l’impunité accordée à ces esclavagistes, ; ces activistes des droits humains ont été arrêtés, tabassés, torturés, humiliés pendant plusieurs jours : les détenus d’IRA, se présentent à un photographe clandestin, menottes aux poignets, devant le bureau du procureur de Nouakchott, le dimanche,31 mars 2013.

A travers cette vidéo, écoutez les propos des deux victimes Aweynat et sa sœur Mbeyerka Vall





Le procureur de la république du tribunal de Nouakchott a pourtant refusé de se saisir de cette affaire aux faits et contours graves de pratiques esclavagistes ; les deux victimes ont encore leurs deux jeunes frères maintenus en servitude ; il s’agit de Lehbeyess (15ans) et Bkeyrine (12 ans) ; le premier est au service de Mohamed Yahya Ould Bohdel, commerçant dans la ville de Tintane (centre de la Mauritanie) ; le second vit le même calvaire entre les mains de Chaka Mint Bohdel, toujours dans la même localité;

la mère des victimes, Ghdeyva et leur grand-mère Mbarka Elina sont depuis leur naissance, à Tintane sont le joug de l’esclavage, par le chef de la famille des maîtres, Sidi Mohamed Ould Bohdel, notable, homme d’affaires , propriétaire de bétail à Tintane, grand électeur et soutien du parti au pouvoir en Mauritanie.

Mbeyerka Vall continue à réclamer sa fillette de cinq ans qui lui a été enlevée par Toutou Mint Bohdel ; elle voudrait l’éduquer à la vie et au travail d’esclave domestique.

Tous ces faits n’ont pas incité les autorités mauritaniennes à diligenter des enquêtes ni rendre la justice par les lois qu’elles ont édictées ou ratifiées ; en effet, ces normes ne sont pas destinées à l’application mais plutôt à la consommation internationale.

Le Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, fidèle promoteur des intérêts de ‘ethnie dominante, répète, à tout va, que l’esclavage a disparu en Mauritanie ; il n’en subsisterait que des « séquelles ».

Nouakchott le 04 avril 2013
La Commission de Communication

Anonyme a dit…

Maatala,

Merci pour ce film odieux. Heureusement que les assassins ont utilisé le phone de Penda et se sont fait attrappé avec le call un de leur ami.

Cette histoire me rappelle le kidnapping des canadiens au Niger. Les kidnappeurs n'ont pas pris les téléphones de canadiens comme ils savait exactement que même sans utiliser le ou les téléphones des canadiens, ils pouvaient être suivis. Donc, les kidnappeurs étaient des militaires bien formés et appartenant à un pays. Pas le notre, bien sûr ...

A-

Anonyme a dit…

salam


Dans le cadre de l’exécution de leur projet de redéploiement en Mauritanie, par étapes graduelles et contrôlées,

les Forces de liberation Africaines de Mauritanie (Flam) informent l’opinion nationale et internationale du retour effectif du Vice-président de l’Organisation, le camarade Ibra M sow , intervenu le 04 avril 2013 .

La lutte continue!
www.flamnet.info

--------------------------------

A contre courant et en catimini

pourtant les occasions n'ont pas manqués:

- La chute de Taya
- L'élection de sidioca qui a rencontré Samba thiam aux states.
- La prière de Kaédi.

Un front qui n'a jamais tiré une balle doit commencer par s'excuser puis changer de nom.


Monsieur Ibrahimla Sall ouvrira certainement une ambassade a NKTT dit le fou.

Anonyme a dit…

salam

Un président négromauritanien n’est pas chose impossible selon Kane Hamidou Baba

Un président négromauritanien n’est pas chose impossible selon Kane Hamidou Baba
Dans un entretien réalisé récemment avec un confrère sénégalais, le député Hamidou Baba Kane, également leader du parti le MPR et président d’un Groupe parlementaire, estime que la Mauritanie aura tôt ou tard son président négromauritanien, affirmant cette éventualité par le fait que ce pays est en train de s’engager dans cette trajectoire démocratique à la manière que les autres Etats qui avaient été dirigés longtemps par des non noirs.

Ainsi, répondant à la question « quand un président de la République négro-mauritanien ? », le député répond : « c’est vrai qu’en dehors de la parenthèse de l’intérim Ba Mbaré, effectivement, il n’y a jamais eu de Président noir en Mauritanie.

Mais quand on lutte au nom des principes, quand on est dans une dynamique de citoyenneté, je pense qu’on y arrivera. L’histoire a montré que des candidats qui n’étaient pas particulièrement blancs, que ce soit aux Etats-Unis, en Afrique du Sud ou ailleurs, sont devenus des présidents. Je pense que la roue de l’histoire tourne et elle tournera pour la Mauritanie »

Reste à savoir si forts de leur effectif démographique par rapport aux autres composantes nationales et en perspective des futures élections législatives et municipales d’octobre et de septembre prochains, les élus noirs rafleront les sièges à pouvoir ou si encore, ils demeureront comme à leur habitude paradoxalement minoritaires.

Justement à propos de ces élections très attendues, le leader du MPR confie à lequotidien.sn « « Naturellement, il y a eu des oppositions par rapport à la manière d’organiser ces élections, par rapport à la structure qui doit les organiser bien que des acquis indéniables ont été obtenus lors du dialogue politique en septembre 2011, qui avait regroupé les partis de la majorité et une partie de l’opposition.

Il y avait une autre partie, dite opposition radicale, qui n’avait pas participé à ce dialogue et qui ne se sent pas concerné par les résultats de ce dialogue. Mais de toute évidence, les résultats ont été transformés en actes législatifs ou en textes réglementaires et nous pensons que c’est un pas en avant par rapport à ce qui existait en Mauritanie.

Il est vrai que les conditions d’une élection législative ou municipale ne sont pas encore réunies, mais cela ne peut se faire que par le dialogue. Voilà pourquoi nous, notre position, tout en étant de la majorité, c’est de dire que le dialogue n’est pas seulement une nécessité, mais doit être une forme de civilisation. Il est même consubstantiel à la politique si on veut aller vers des élections qui soient libres, transparentes, mais également démocratiques dans un cadre apaisé.
--------------------------------

KHB fait un cauchemar:

Avant de parler de président, il ferait mieux de nous expliquer pourquoi aucun négro ne détient une banque ni une licence pour les mines.

Le seul qui à mes yeux peut un jour devenir président si s'en donne les moyens c'est : Ould Merzoug l ancien haut commissaire de lOMVS.

La haine que lui voue le régime est son premier atout dit fou.

Anonyme a dit…

Matalla.
-
Je te prie de mettre ce texte du pr Lo Gourmo en message principal.
-----------------------

Lo Gourmo : Touche pas a mon pays, ma Mauritanie

Chaque « communauté » croit que tous les problèmes du monde sont sur sa tête. Et cela entretient la théorie du complot des « autres » contre soi. La vérité est que aussi bien chez les maures que les les noirs de ce pays s’accumulent les problèmes du fait de la nature de cet accumulateur de problèmes qu’est notre Etat.

La souffrance des Négro-africains est réelle du fait de l’accélération des processus de discrimination. Ne parlons pas des graves problèmes que connaît la composante hrattine.

Mais la masse de la composante maure Bidhane est loin de vivre le paradis que certains imaginent même si le système tente de faire croire le contraire en se fondant sur une partie de l’élite maure. Tout ça c’est notre peuple!

Nous devons apprendre à marcher ensemble tout en cherchant à résoudre les problèmes qui se posent aux uns et aux autres et faire la différence entre ceux qui sont responsables (une infime minorité toutes ethnies confondues) et l’immense majorité de notre peuple multinational, qui souffre et se bat à son rythme…

Source : Lo Gourmo sur page FB : « Touche pas a mon pays: Ma Mauritanie »



Anonyme a dit…

Peculіar artiсle, just what I needed.

Feеl free to vіѕit my web page; matap.dmae.upm.es

Anonyme a dit…

Magnificent beat ! I wish to apprentice whilst you amend your website, how could i subscribe for a blog website?
The account helped me a applicable deal. I had been tiny bit familiar
of this your broadcast provided vivid transparent idea

Feel free to surf to my web blog: wiki.ge.gate.vn

Anonyme a dit…

you are actually a just right webmaster. The site loading pace is incredible.
It sort of feels that you're doing any unique trick. Furthermore, The contents are masterwork. you have performed a excellent task on this topic!

Here is my web page; teenage relationship advice

Anonyme a dit…

What's up everyone, it's my first go to see at this website, and piece of writing is actually
fruitful designed for me, keep up posting
these content.

Also visit my page; svit.net

Anonyme a dit…

Good day I am so excitеd I found your weblog,
I reаlly fοund you by accident, whіle
Ι was sеaгсhіng оn Bіng for something else, Rеgardlеѕs I am here
now and would ϳust lіkе to sаy thanks for a marvelous post and a all round entertаіnіng blog (Ι
аlso love thе thеme/deѕign), Ι don't have time to go through it all at the moment but I have book-marked it and also included your RSS feeds, so when I have time I will be back to read much more, Please do keep up the awesome job.

Also visit my site stock options training