vendredi 2 août 2013

Après mon article sur le don d’un milliard de Bouamatou : l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger ajourne la bourse de mon fils à Abidjan…


Peut-on constater qu’il s’agit là de pratiques mafieuses ? En citant la somme de 2,680 millions d’euros offert par Bouamatou pour l’extension du lycée français à Nouakchott, j’ai mis comme source un lien vers l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger car la France étant une république démocratique et transparente, autant que faire se peut, ce genre de choses laisse des traces publiques car ce n’est pas un secret d’état.  Beaucoup n’ont pas compris l’enjeu et on s’étonne qu’à Paris personne ne s’est offusqué ni scandalisé de voir un lycée français être financé pour moitié par un homme d’affaire milliardaire sulfureux parfaitement redoutable ayant des réseaux politiques et économiques puissants capables de faire changer la politique étrangère d’un Sarkozy à l’époque à savoir valider et même adouber un général ayant fait un coup d’état contre un président démocratiquement élu après l’avoir condamné clairement la veille car pour une fois, disent certains, la France n’a pas vu arriver le coup.

Qui ignore, vu que l’intéressé et ses partisans le crient partout depuis que le général, ami d’hier, s’est retourné contre son banquier, que monsieur Bouamatou a non seulement financé la campagne présidentielle de Mohamed Ould Abdel Aziz mais surtout qu’il a mis à profit son réseau françafricain via le fameux Bourgi et autres pour permettre à ce général sans contact sérieux à Paris de se faire accepter via Guéant par la métropole ? Faut-il, pour rappeler combien monsieur Bouamatou est redoutable, rappeler l’épisode de son ancien DGA à la sa banque la BGM qui a été exfiltré par la France via l’ambassade où il est allé se réfugier craignant pour sa vie quand il a eu affaire à monsieur Bouamatou ?

Monsieur Hamza qui sait certainement de quoi il parle, président bien-aimé de la C.U.N accablé par l’IGE,  a dit dans un article de Jeune-Afrique que monsieur Bouamatou finance tous les partis politiques en Mauritanie et ce, avant d’avoir pris fait et causes pour Aziz.


Quand Boumatou a financé Aziz et mis sur le trône, l’a-t-il fait gratuitement comme son don d’un milliard ou voulait-il ensuite avoir un retour fabuleux d’ascenseur en plaçant ses hommes autour du président jusqu’à la Banque Centrale ? Ne rêvait-il pas de faire avec Aziz ce que les empires AON et autres MAOA ont fait avec l’ancien tyran Taya qui a enrichi son entourage sans limites sans penser à lui dit-on ? Que dire des rapports de Bouamatou avec nos journalistes qui vivent dans des situations terribles sauf les patrons de presse qui ont un train de vie de pachas ? Rappelons tout simplement que lorsque la guerre entre Bouamatou et Aziz fut déclarée, pas un journaliste ayant pignon sur rue n’a défendu Aziz, tous ont chanté pour Bouamatou même Oumeir, le remora du pouvoir, à telle enseigne qu’on l’a fait remarquer.


Aussi, dans un pays où le système éducatif est ruiné, dans un pays où tous ce qui le peuvent, essayent d’inscrire leurs enfants dans le lycée français de Nouakchott Théodore Monod qui ne peut pas vivre sans l’affût financier des mauritaniens, peut-on ou pas s’inquiéter de savoir qu’un Bouamatou puisse financer pour moitié une extension du lycée ? Que pourra-t-on refuser à Bouamatou ? Les enfants de ceux qui s’opposent à sa politique ont-ils quelque chose  à craindre ? Quant aux enfants de ceux qui sont proches de ses intérêts ont-ils quelque chose à espérer ? En tant que mauritanien ami de la France et soucieux des intérêts de tous les mauritaniens, je me dois de dénoncer ce genre de don qui, la nature humaine faisant, peut permettre à un homme d’affaire très politisé sous des régimes autoritaires de faire pression contre ses adversaires jusqu’aux intérêts de leurs enfants. C’est d’ailleurs pour les mêmes raisons que le don de 50 millions d’euros pour les banlieues parisiennes venant du Qatar a fait un tollé à Paris jusqu’à l’annulation du don car le Qatar s’est vu rétorquer «  que les banlieues ne sont pas à vendre »

D’ailleurs je n’ai rien contre monsieur Bouamatou dont je connais personnellement certains de ses enfants à telle enseigne que j’ai défendu sans le connaître le président de son groupe BSA monsieur Debagh  lorsqu’il a été emprisonné suite la guerre entre Bouamtou et Aziz via la Banque de l’homme d’affaire et la Banque Centrale de Mauritanie et autres affaires d’impôts et de responsabilités dans l’affaire de la ruine de la compagnie Mauritania Airways dans laquelle Bouamatou avait de sérieux intérêts à tel point qu’il fut accusé à l’époque d’avoir aidé à la déconfiture totale d’Air Mauritanie afin d’installer sa compagnie.


Cependant, n’ai-je pas raison de faire un lien de cause à effet quand subitement après l’article au sujet du don d’un milliard citant comme source l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger, je reçois indirectement une lettre portant en-tête du  Consulat d’Abidjan  et signé « pour la directrice de l'angence de l’Enseignement Français à l’Etranger, le président de la commission locale des bourses A.S » m’annonçant l’ajournement de la bourse pour mon fils 5 ans franco-mauritanien pour justificatifs insuffisants produits pour établir la situation financière du père qui n’a pas changée depuis que le garçon est boursier ?


Peut-on imaginer un instant qu’un article sur cette affaire du milliard pouvant entraîner un trafic d’influence et une mainmise par un homme d’affaire mauritanien politisé à l’excès sur un lycée de la république française, peut-on imaginer que cet article citant comme source un lien vers une page de l’Agence de l’Enseignement Français à l’étranger, peut-on imaginer que cet article ayant été lu quasiment partout en Mauritanie sauf sur Cridem.org  et publié même sur un site de journalisme citoyen à grande échelle français agoravox.fr, peut-on imaginer que ni Bouamatou ni l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger n’ait été informé de la chose ?


Hélas, tout semble prouver que nos craintes sont justifiées bien au-delà de ce qu’on pouvait imaginer car voilà qu’à défaut de m’atteindre moi et on attaque la scolarité d’un enfant de 5 ans franco-mauritanien car son père est machallah un prolifique journaliste-blogueur indépendant et donc fatalement sans le sou même si mille personnes sont venues me demander de rejoindre leur camp financement à l’appui, ce qu’il m’a bien fallu refuser par honnêteté maladive et fidélité hystérique à des convictions ridicules dans le tiers-monde surtout sur nos terres.

Ce genre de pratique ressemble à des pratiques mafieuses.

Je prends l’opinion publique à témoin et j’invite l’antenne de l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger à Abidjan, si bien informée, à se renseigner en envoyant un mail au consulat français à Nouakchott, ils sauront ce qu’il en est car ils me connaissent bien pour m’avoir délivré un visa d’un an justement car mon fils est franco-mauritanien et que je suis un journaliste-bloggeur libre, indépendant et donc fatalement pauvre.

L’enseignement est gratuit en France et s’il est payant pour les enfants des français à l’étranger c’est surtout car les expatriés touchent 3 ou 4 fois le salaire qu’ils auraient en France. Est-ce une raison de prendre en otage les métis de la république car leurs parents ne sont pas des expatriés ?

Pendant que nous y sommes, vu que parmi plus d’un millier d’articles sur mille sujets touchant à tous les aspects de la vie politique économique et sociale de mon pays, j’ai écrit encore un article, le seul sur le sujet, sur l’affaire de l’alcool à l’ambassade de France, nous verrons si après avoir coupé la bourse à mon fils va-t-on aussi me priver de visa ?


La belle affaire ! Je suis curieux de voir ça ! Les USA dont j’ai attaqué la dérive de leur politique étrangère sans rien passer à leur allié Israël, ont reconnu mon honnêteté intellectuelle et m’ont invité chez eux, la France avec laquelle je partage des liens de sang, de culture me fera-t-elle ça ?

Qu'elle fasse comme elle l’entend, je n'en resterais pas moins Franc avec ce « c » avec lequel autrement je serais français et sans lequel je reste assez franc pour censé l’être assez comme c'est écrit en français...

Aucun commentaire: