<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359</id><updated>2012-02-11T22:46:29.102Z</updated><title type='text'>CANALH                 contact :lmprivé@msn.com</title><subtitle type='html'>Un groupe d'amis qui partagent certaines idées. C'est aussi simple que ça. Ces idées sont assez utopiques : croire en la possibilité d'avoir un pays libre, démocratique, prospère, uni dans lequel chacun, d'où qu'il vienne, aura droit de cité. Un pays où la corruption, le vol du bien public, le clientélisme seront ce qu'ils sont ailleurs : des délits et des crimes. Personne ne cherche à imposer ses points de vue, mais personne n'accepte de céder la moindre parcelle de sa liberté.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>LM®</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04286217803209089259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://1.bp.blogspot.com/_bkCioRlx7lc/SvX46RSAy3I/AAAAAAAAADM/k4PQVtpGWv0/S220/n1454529146_4363%5B1%5D.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>303</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-5607384591320864449</id><published>2012-02-05T21:36:00.001Z</published><updated>2012-02-05T21:37:05.766Z</updated><title type='text'>Rébellion Touareg au Mali: un nuage sur l’axe Nouakchott/Bamako.</title><content type='html'>Selon des informations parvenues à Kassataya, les violents combats qui opposent l’armée malienne aux troupes du MNLA et de leurs alliés suscitent des interrogations à Bamako. L’équipement des rebelles provient-il seulement de la Libye ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Mauritanie soupçonnée d’accointances avec la rébellion.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans la capitale malienne, les médias et certaines voix laissent entendre de plus en plus ouvertement que les rebelles disposent d’autres cartes que les armes rapatriées de chez Kadhafi. Un élu appartenant à la majorité au pouvoir au Mali a confié à Kassataya ce mardi 31 janvier 2012 qu’un pays voisin est directement impliqué dans le conflit. « Les rebelles avaient planifié de se ravitailler en minutions et en carburant en attaquant certaines bases militaires dans le Nord. Malheureusement pour eux ils ont  mal calculé. Ils se sont repliés sans munitions en comptant sur le soutien du voisin » confie l’élu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Contacté par Kassataya, un connaisseur de la région assure que la Mauritanie est entrain de se faire une bien mauvaise publicité. Certains pays de la sous -région n’hésitent pas à rappeler que quand des risques de rébellion avaient menacé la stabilité de ce pays, tous les pays avaient apporté leur soutien à Nouakchott.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais quel crédit accorder à ces accusations ? Que peut espérer Nouakchott de ce soutien supposé à la rébellion touareg ? L’accusation semble quelque peu curieuse. La Mauritanie s’est lancée dans une chasse aux éléments d’Al-Qaïda qui écument la région. L’on se souvient que l’armée mauritanienne s’était engagée en territoire malien pour traquer justement les combattants d’AQMI notamment  dans la forêt de Wagadou.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Toutefois, selon un analyste spécialiste des questions de sécurité, la Mauritanie pourrait trouver dans la rébellion touareg l’occasion de réaliser ce qu’elle n’a pu obtenir de l’armée malienne : juguler la menace terroriste dans la sous-région. Ce serait une façon de sous-traiter la guerre contre AQMI aux rebelles du MNLA. Certains analystes à Bamako pointent par ailleurs les ambigüités des propos du ministre Mauritanien des affaires étrangères. Celui-ci déclarait sur les ondes de RFI que « les Touaregs sont une communauté ethnique, ce qui n’est pas le cas des terroristes. Les Touaregs au Mali sont chez eux, ce qui n’est pas le cas des terroristes. Les Touaregs ont des revendications identitaires, irrédentistes, ce qui n’est pas le cas des terroristes. Les Touaregs n’ont jamais attaqué un pays étranger, ce qui n’est pas le cas, non plus, des terroristes. Donc, à mon avis, il faut éviter de faire l’amalgame ». Le ministre mauritanien accuse, sans les nommer, certains pays de manquer de volonté politique dans la lutte contre le terrorisme dans la sous-région. La détermination de la Mauritanie reste elle intacte. Au point de s’allier à une rébellion dans un pays voisin immédiat ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Une situation explosive à bien des égards.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour l’élu malien, ce serait une très mauvaise analyse de la part des autorités mauritaniennes. En pensant pouvoir compter sur les rebelles touaregs, les autorités mauritaniennes montreraient leur méconnaissance des alliances et équilibres tribaux sur lesquels reposent les relations dans la région. Certaines tribus touaregs ont noué des alliances avec des chefs terroristes et ils ne les renieraient pour rien au monde. De plus, en agissant ainsi, la Mauritanie exposerait les populations maures du Nord du Mali aux représailles des terroristes et des rebelles. Des commerçants arabes ont été dépouillés de leurs matériels de communication (téléphone satellitaires Thuraya) et de leurs stocks en carburant (vendu dans la région de façon informelle). Excédées, les victimes se sont récemment réunies pour se constituer en groupes d’autodéfense et faire face à la situation devant l’impuissance de l’armée malienne dont certains hommes se sont réfugiés dans les pays voisins pour fuir les combats.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Appels au calme et rejet de l’amalgame.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans le même temps, l’unanimité se fait à Bamako aussi bien du côté des officiels que de la société civile pour appeler au calme et éviter l’amalgame entre ceux qui sont qualifiés de « bandits armés » et les populations touaregs et arabes du Mali. Mais ces voix cachent mal le malaise profond qui s’est exprimé quelquefois dans des représailles contre les populations du nord. Des pillages ont été signalés dans la capitale malienne suite aux manifestations de mardi et mercredi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;De nombreuses familles ont traversé la frontière pour trouver refuge en Algérie et au Niger. Le plus important contingent semble avoir choisi la Mauritanie (entre 4500 et 5000 personnes selon certaines sources). Ce pays faisant face à une grave crise alimentaire risque de se trouver confronté à des difficultés inhérentes à la pression sur les ressources disponibles et aux déséquilibres nés d’un afflux massif de populations réfugiées. La situation n’est pas plus prometteuse du côté de la frontière avec le Sénégal où l’instabilité politique risque de déstabiliser le pays et envoyer un nouveau flot de populations vers le voisin mauritanien. Situation qui fait dire à cet analyste que « la Mauritanie risque de payer le plus lourd tribut à l’instabilité politique dans la sous-région compte tenu du caractère hétéroclite de son peuplement et du peu d’encrage de l’Etat sur le territoire ». C’est justement un argument qui fragilise la thèse de l’alliance entre Nouakchott et les rebelles touaregs. La situation politique interne est à ce point tendue qu’on voit mal où le régime d’Ould Abdel Aziz pourrait trouver l’énergie nécessaire pour s’impliquer dans un tel bourbier. Sauf à dire qu’il s’agit d’un contrefeu pour détourner l’attention. Soupçon qu’une source proche du pouvoir en Mauritanie renvoie d’ailleurs au voisin malien qui trouve dans cette rébellion une l’occasion de repousser l’élection présidentielle prévue en avril  et dont est exclu le président sortant qui ne peut briguer un troisième mandat.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Abdoulaye DIAGANA&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-5607384591320864449?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/5607384591320864449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=5607384591320864449' title='69 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5607384591320864449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5607384591320864449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2012/02/rebellion-touareg-au-mali-un-nuage-sur.html' title='Rébellion Touareg au Mali: un nuage sur l’axe Nouakchott/Bamako.'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>69</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-4472688885823751229</id><published>2012-01-24T12:43:00.002Z</published><updated>2012-01-24T12:45:23.981Z</updated><title type='text'>Qui ménager : Aziz suicidaire ou l’opposition qui appelle au coup d’état ?</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Où sont passés les aziziens de la première heure ? Où sont passés celles et ceux qui défendaient Aziz avec passion car ils croyaient en lui ? Où est passée la passion du changement ? Ils se sont tus car Aziz les a tués ! Le voilà maintenant entourés de paillassons, de griots sans âme, d’ennemis corrompus, de seconds couteaux sans foi ni loi, d’aventuriers à genoux… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’Aziz a plus que jamais besoin de gens sincères et talentueux défendant son bilan et son régime, le voilà paumé au milieu de bras cassés qui se taisent pour ne pas subir les foudres de la liberté d’expression ; le voilà servi par des nuls qui ne peuvent ouvrir la bouche sans dire une bêtise ou une chanson frelatée à l’excès !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyez le symbole même du bilan du changement : après presque 3 ans de changement constructif, 78 millions de dollars dépensés pour la santé en construisant et équipant des hôpitaux, personne n’est capable en Mauritanie de sauver une femme qui a reçu une balle dans la poitrine ! C’est grave pour un pays en guerre contre le terrorisme ! Que se passerait-il si demain une explosion venait à atteindre les populations ou même un tir à la kalach dans un marché ? Il faudrait alors affréter des avions médicalisés pour soigner tout le monde au Maroc ! Tu parles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maroc qui, soit dit en passant, est en train d’éviter à l’azizanie un cauchemar inchallah ! C’est un autre signe à méditer pour l’azizanie. Mais que voulez-vous, Aziz est ainsi fait que si vous l’accusez d’être pro-marocain, il ira jusqu’à claquer la porte à M6 pour rien ou juste pour prouver qu’il n’a pas de maître et n’est pas marocain, comme il peut la claquer à l’Emir du Qatar ; Que voulez-vous, Aziz est ainsi fait que si vous voulez la peau de quelqu’un, il vous suffit de faire courir la rumeur qu’il est l’homme fort qui tient l’oreille d’Aziz où il déverse ce qu’il veut, Aziz le fera exiler comme ould Brahim khlil qui depuis passe sa vie sur internet ou au téléphone, ou comme ce qu’a subi Mohcen qui se présentait comme le numéro 2 après Aziz ; c’est aussi ce qui arriva à Bouamatou et bien d’autres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aziz veut être libre et ne devoir rien à personne, ce qui est difficile quand on doit tout à quelques uns sinon à tout le monde… Il aura au moins réussi à prouver qu’il est bien mauritanien et non marocain, c’est accordé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui nous occupe, on dit que celui qui ne voit pas le ciel, ne faut pas le lui montrer… Voilà que le ciel descend vers Aziz pour lui dire : Vois si tu es aveugle… Ecoute si tu es sourd… Lis si tu es honnête…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aziz a voulu gérer le pays seul ou du moins, donner l’impression de gérer, gouverner tout au plus près comme si c’était possible au pays de la gabegie atavique ; le voilà donc responsable de tout ce qui peut arriver dans un tel pays. C’est le retour du bâton ou le coup de pied de l’âne… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est l’âne ? L’âne est celui qui est pris pour tel ou celui qui en a toutes les caractéristiques en l’occurrence le peuple prêt à suivre quiconque le fait rêver mais prêt aussi à accuser quiconque n’assume pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mécontentement est-il général ? C’est le cas de le dire : Oui ! Qui sont les mécontents ? Le peuple, la classe moyenne, les riches, l’opposition, la majorité. Tout le monde est mécontent. Une partie pour n’avoir rien reçu des fruits hypothétiques du changement, l’autre pour n’en avoir pas reçus assez…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aziz peut-il craindre ce mécontentement ? Pas vraiment car il a les moyens de faire taire beaucoup de leader d’opinion ; il lui suffit pour cela de leur mettre quelque chose dans la bouche ce qui les empêchera de parler la bouche pleine. Pourtant, il semble ne vouloir rien en faire comme s’il attendait que ces leaders le calomnient au maximum avant de leur faire chanter «  vive Aziz sans condition ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aziz ne fait rien contre ce mécontentement comme s’il en avait besoin pour se libérer de certains... Aziz ne fait rien comme s’il savait que le pouvoir ne se prend pas par les braillards ; pourtant si les faiseurs d’opinions continuent ainsi, bientôt toute la république se dira qu’Aziz est un zéro qui a menti au peuple et dont l’unique but est de devenir l’homme le plus riche de Mauritanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est déjà bien lancé car en face des opposants, il n’y a personne de taille pour répondre arguments à l’appui. Le silence plein de mépris risque cette fois de coûter cher à Aziz et ses silencieux car ce vacarme naissant à la base laisse entendre à l’armée que si coup d’état il y a, alors la classe politique serait du côté des putschistes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en sommes là ! Les démocrates ont découvert le chantage au coup d’état contre les auteurs de coups d’état. C’est l’arme ultime la plus terrible qui soit ; c’est une véritable menace pour l’homme fort du moment car le front, armée contre civils, ne tient plus quand en face les civils en appellent à l’armée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà le seul danger qui puisse guetter Aziz : la soif de pouvoir de ses frères d’armes, tout le reste c’est du flan : révolte des haratines, du flan ! Révolte de la jeunesse, du flan ! Révolte du peuple, du flan ! Que du flan sorti de l’esprit pâtissier de plumitifs qui confondent farine et mayonnaise ! Rien ne monte, rien ne prend ! à moins d’une manipulation…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand reproche qu’on puisse faire à Aziz, au-delà de tout le reste : ingratitude, convention criminelle avec la Chine, bradage de nos ressources or et autres, absence totale de lisibilité ni de perspective à aucun terme ni court, ni moyen ni long, nullités au pouvoir, marginalisation des lumières et cuisine des lueurs, arrogance, égoïsme qui consiste à se servir et mettre les autres à la diète, clochardisation de la fonction publique, opacité et clientélisme dans l’octroi des marchés publics devenus une affaire de clans proches du pouvoir etc. ; le plus grand reproche qu’on puisse faire à Aziz c’est de n’avoir pas eu le courage, ni lui ni les autres généraux d’impulser un vrai changement révolutionnaire même light mais un changement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà des jeunes généraux qui avaient tout pour réussir à changer ce pays de front à savoir nous débarrasser au moins des prédateurs arrogants et insolents que sont certains hommes d’affaires. Rien n’a été fait de ce côté que de leur faire peur en vain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Aziz est-il le seul responsable de ce désastre politique ? Les prédateurs qui n’ont pas pu servir Aziz sont allés remplir les rangs de l’opposition où plus rien n’est sain. Tout est corrompu de cœur ou de fréquentation. Tout est gris. L’opposition à la diète et haineuse veut la perte d’Aziz à tout prix non pas pour la Mauritanie mais juste pour assouvir la haine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cette haine qui fit la victoire sans coup de feu du CMJD ; C’est cette haine qui fit la victoire de Sidioca contre Daddah. C’est cette Haine qui fit que Daddah prit acte du coup d’état et c’est aujourd’hui la même haine les uns des autres qui veut la perte d’Aziz car Aziz les méprise et leur montre, car Aziz ne veut rien partager avec eux sans le verdict des urnes et les renvoie aux électeurs que l’opposition historique semble craindre car la jeune opposition islamiste semble mieux placée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est plus question de démocratie nulle part, tout n’est que haine pour assouvir la haine. Qu’il tombe c’est tout ! Que Taya tombe c’est tout ! Que Daddah perde c’est tout ! Que Sidioca et son Messoud tombent c’est tout ! Maintenant c’est qu’Aziz tombe c’est tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mêmes qui depuis les années 70 se haïssent et se partagent le pouvoir ou en rêvent les uns contre les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez ! Assez ! Pour toutes ces raisons, comme à l’époque où Aziz venait de démissionner de l’armée où nous avions appelé les généraux à ne pas le lâcher ce qui eût été possible si les civils ne s’étaient pas entredévorés,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://chezvlane.blogspot.com/2009/12/lettre-au-hce-de-la-part-dun-citoyen.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j’en appelle à ménager Aziz tant que cette classe politique n’aura pas pris sa retraite. Assez de cette haine qui ne sert à rien et détruit tout comme une haine entre malades mentaux qui se passent la balle et courent les uns après les autres riant et pleurant au hasard pour avoir la balle  à eux comme pleurnichent des enfants méchants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque chose se passe dans ce pays ! Un changement de fond est en route ! Ce n’est certainement pas le changement qui arrête la gabegie partout, ni le changement qui offre une perspective dynamique mais au moins c’est un changement qui neutralise la classe politique devenue malsaine. Avant les civils valaient mieux que les militaires car ils étaient mieux formés, plus cultivés et avaient un réel souci du bien commun. Ce bien commun ce n’est pas seulement le bien matériel, c’est surtout un bien immatériel qu’on appelle la morale, l’honneur. Aujourd’hui tout est gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes pas sortis de l’auberge et la relève n’est pas là mais au moins on sent qu’il se passe quelque chose dans les mentalités. On nous a conditionné à chanter, à mendier, à haïr en espérant de maigres faveurs comme récompenses de la mauvaise foi, tel fut ce système qui fit Taya, qui fit Ely, qui mit Sidioca et fit germer la toute puissance d’Aziz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui Aziz brise la recette infâme ! Il ne donne rien ! Il ne protège pas même ses ministres qu’il envoie se ridiculiser à l’assemblée, le tout à la TV. Pense-t-il à lui ? Est-il fou de ne pas songer à sa fortune alors qu’il est à la tête de l’Etat : la plus riche et plus puissante entreprise féodale militarisée dans un pays où les voleurs sont arrogants et se pavanent dans les rues, respectés alors qu’ils ont sucé ce pays et prostitué ses valeurs ? Tout ce que les braillards semblent lui reprocher c’est de ne penser qu’à lui… La classe politique, la société réclament leur part de gabegie… C’est tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons ! Que faut-il ménager ? La petite gabegie du seigneur de l’armée qui laisse quelque chose et cherche à bâtir malgré ses limites ou la gabegie généralisée qui ne laisse rien ? Faut-il croire aux chimères de la classe politique haineuse, corrompue, périmée ou reconnaître l’impasse politique gangrénée par la mauvaise foi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi, Aziz debout nous l’attaquons ! Aziz en danger, nous le ménageons ! Cette recette de modeste arbitre des élégances est valable pour ses ennemis  que nous attaquons ou ménageons au mérite car tout est gris mais pas suffisamment obscur pour ne pas y voir clair. Etre neutre c’est faire le jeu d’un camp contre l’autre ; autant être neutre dans le tir et non dans le silence. Aziz n’est pas encore indéfendable et l’opposition n’est pas encore défendable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourvu que l’homme du 18 se reprenne mais c’est pas gagné sinon il partira mais la Mauritanie ne se relèvera pas s’il tombe demain car alors ce sera une fois de plus la victoire de la haine face au sang-froid et le début d’une autre valse des bandits manchots or à ce casino-là, c’est l’armée qui gagne à tous les coups…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vlane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-4472688885823751229?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/4472688885823751229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=4472688885823751229' title='166 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4472688885823751229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4472688885823751229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2012/01/qui-menager-aziz-suicidaire-ou.html' title='Qui ménager : Aziz suicidaire ou l’opposition qui appelle au coup d’état ?'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>166</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-6842284304199558478</id><published>2012-01-22T20:19:00.000Z</published><updated>2012-01-22T20:20:35.733Z</updated><title type='text'>Aziz et les scénarii de la fin (Traduction de Kassataya)</title><content type='html'>Comme c'est le cas depuis quelques mois, Kassataya vous livre la traduction d'un texte initiatlement publié chez nos confrères arabophones. L'intérêt de l'exercice c'est de partager avec les lecteurs francophones des idées et des opinions qui, autrement, risquent de n'être accessibles que d'une seule composante du pays. Le présent texte est une analyse par le menu de l'exercice du pouvoir par l'actuel chef de l'Etat Mauritanien. Il fait également le point de la situation du pays. Il va de soi que la rédaction de Kassataya ne partage pas nécessairement les opinions qui y sont développées. Nous jugeons seulement qu'elles méritent d'être portées à la connaissance des lecteurs et discutées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La malchance a voulu que le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz,  ait accédé par effraction  aux commandes du pays au petit matin précédant les printemps des révolutions arabes alors que ses illustres prédécesseurs avaient, eux, inauguré l’ère de la régence militaire, en 1978, au milieu de la longue nuit peuplée de ténèbres qui vont les aider à perdurer au pouvoir. &lt;br /&gt; Il y a là toute la différence entre celui qui s’abrite derrière l’épaisseur de l’obscurité et celui que la lumière de l’aube naissante découvrira inéluctablement. Ainsi, en plus du timing congénitalement défavorable, le pouvoir d’Ould Abdel Aziz souffre de lourdes tares aussi bien structurelles que fonctionnelles qui ne manqueront pas de hâter son départ en vue de l’instauration à sa place d’une démocratie civile véritable.&lt;br /&gt; Les feuilles mortes&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est bien possible qu’Aziz ait tenu, entre les mains, quelques cartes conjoncturelles. Mais à regarder d’un peu près, ces cartes s’apparentent aujourd’hui aux feuilles de l’automne que les puissants vents dominants font tournoyer dans tous les sens. La majorité des points forts du régime d’Aziz sont purement conjoncturels et ne peuvent, en aucun cas, constituer un socle de pérennisation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des premiers atouts de ce pouvoir était sa relative nouveauté. Les révolutions populaires s’en prennent rarement aux régimes nouvellement installés. Une prime à la nouveauté qu’on appelle communément état de grâce. L’usure et la lassitude sont des motivations classiques des révoltes populaires. La nouveauté de son pouvoir aurait pu être, n’eut été le peu de clairvoyance, un atout entre les mains d’Aziz. Mais il grillera cette carte à la vitesse de l’éclair.   Il l’a dilapidera, à l’intérieur, par l’amateurisme dans ses nominations, la médiocrité dans ses choix politiques et l’incurie de ses orientations financières. A l’extérieur, il brillera par sa cécité diplomatique et son affligeante ignorance des relations internationales et de l’histoire du monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son deuxième atout était sa prédisposition quasi servile à suppléer les pays du Nord de l’Europe dans la défense de leurs intérêts que malmènent Al Qaida et le spectre de l’immigration clandestine, contre rémunération sonantes et trébuchantes mais aussi contre le sacrifice de vies mauritaniennes abandonnées dans les plis des dunes du Sahara. Cette carte commence à être un peu éculée depuis que les Européens ont compris, instruits par les habitants du petit village tunisien de Sidi Bouzid, que les peuples du sud de la Méditerranée ne voulaient plus être instrumentalisés et qu’ils ne collaboreront avec eux que dans la mesure que leurs dictent leurs intérêts nationaux bien compris. C’est l’un des miracles des printemps arabes que les Européens commencent à intégrer la nécessité d’un nouveau pacte de coopération basé sur des rapports d’égal à égal. Ils ont enfin compris qu’il était hasardeux de compter la volonté des peuples pour quantité négligeable et ont décidé de renoncer aux anachroniques rapports entre anciennes colonies et ex colonisateurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des carences mortelles&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux faiblesses du pouvoir d’Aziz, il est très facile de montrer qu’elles supplantent largement les avantages qu’il aurait pu tirer des quelques cartes périmées qu’il a pu avoir entre les mains.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut résumer ces carences mortelles comme suit :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-      L’exigüité de la base sociale sur laquelle Aziz pourrait s’appuyer. La plupart des militaires qui ont précédé Aziz avaient tissé des alliances qui leur avaient servi, au besoin, de levier et de points d’appui pour conjurer telles ou telles menaces. Certains ont eu recours au concours de courants idéologiques, d’autres avaient actionné les ressorts du tribalisme, du régionalisme et/ou tissé de véritables réseaux de clientélisme politique et électoraliste. Au contraire et heureusement pour nous, Aziz ne détient pas cette intelligence politique et  n’a donc pas jugé utile de se constituer un tel socle social. Il est pathétique d’examiner le niveau intellectuel et opérationnel de certains ministres d’Aziz. Il est tout aussi incompréhensible de le voir confier des missions d’une très grande complexité à des personnages dépourvus de toute aptitude pour les réaliser et sans la moindre représentativité au niveau national.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-      L’aggravation exponentielle et patente de la crise économique et sociale en Mauritanie et la multiplication des opérations de pillage sa vergogne ni retenue sous le régime d’Aziz. Alors que les personnes fortunées utilisent leur richesse pour accroitre leur influence politique, Aziz, lui, instrumentalise son pouvoir politique pour amasser la richesse. Et dans ce domaine, paraît-il, Aziz  fait preuve d’une impatience sans précédent  et ne tolère aucune progressivité. Cela au moment où les citoyens peinent à joindre les deux bouts, au moment où la démographie urbaine explose, la jeunesse piaffe d’impatience et oscille entre espoirs et désespoirs et où le plafond des revendications sociales ne cesse de grimper en Mauritanie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-      La médiocrité de l’appareil diplomatique et l’incurie dans la gestion des relations internationales se traduisant par des alliances systématiques avec les perdants les plus notoires du moment et dénotant d’une ignorance structurelle de l’histoire du monde. C’est ainsi qu’Aziz s’est évertué à sauver le Colonel Kadhafi alors que le monde entier assistait à la fin inéluctable et tragique de ce dernier. Aziz s’est en outre rapproché du régime iranien au moment où la réputation de ce dernier est au plus bas parmi les peuples arabes à cause de ses honteuses relations avec la dictature syrienne.  Par ailleurs, Aziz s’est mis à afficher son soutien ostentatoire au régime de Damas  au moment où ce dernier accentue sa sanguinaire entreprise de massacre contre son peuple. Mais le pompon dans ce concours de clairvoyance diplomatique revient au sabordage des relations stratégiques entre notre pays et le Maroc au profit d’un quarteron de vieux généraux algériens qui, après avoir assassiné le printemps algérien dans les années 90, cherchent désespérément une porte de sortie devant le sourd grondement de la révolte qui couve parmi leur peuple de combattants, cernés de partout  par les exemples réussis de changements et de réformes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions du coup de grâce &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les multiples carences d’Aziz, aussi abyssales soient-elles, ne pourraient suffire, à elles seules, à assurer l’avènement d’un changement démocratique en Mauritanie. Pour qu’un tel changement intervienne et s’exprime avec suffisamment de force révolutionnaire, il est indispensable de bâtir une coalition sociale capable de lui tenir la dragée haute. Il me semble nécessaire que quatre segments  sociaux fassent jonction pour hâter le changement démocratique et asseoir définitivement un régime civil en Mauritanie. Il s’agit des forces sociales suivantes :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-      Les élèves du secondaire et les étudiants du supérieur. En effet, les printemps arabes sont avant tout l’expression du ras-le-bol de générations montantes qui ont vécu le clair de leur vie avec Eljezzyra et internet. Ces générations vivent ouvertes sur le reste du monde et ne connaissent pas le complexe du bâillonnement contrairement à leurs aînés des années 70 et 80.   En dépit de la faiblesse des moyens techniques en Mauritanie, les jeunes -et particulièrement les élèves et les étudiants- sont ouverts et réceptifs à souhait et très intéressés par la chose politique. Ils suivent en temps réels les vagues révolutionnaires qui balayent les pays arabes et interagissent avec elles. Il serait bien étonnant que ces interactions et la charge émotionnelle qu’elles expriment se perdent dans le néant. Les jeunes et les étudiants formeront le noyau dur et la force motrice du puissant mouvement social et politique  qui mènera notre pays sur les rivages de la démocratie et qui mettra un terme définitif à la malédiction du despotisme et de la gabegie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-      Les H’ratine et leur condition sociale. Les révoltes arabes que nous a fait vivre l’année 2011 prennent leur origine au fond de la souffrance sociale débarrassée de la plupart des habillages idéologiques. En Mauritanie, le groupe des anciens esclaves (H’ratine) fait partie des plus déshérités et en même temps celui qui a la croissance démographique la plus importante. L’adhésion massive des H’ratine au mouvement social  constituera un formidable gage de réussite de ce dernier. Il s’est produit, ces derniers temps, un début de scission au sein d’El hor, le  mouvement qui porte historiquement les revendications des H’ratine. Cette scission mettrait en prise les vieux dirigeants traditionnels du mouvement à une génération de jeunes leaders exempts de compromissions politiques.  Si la lutte d’influence arrive à être tranchée au profit de la nouvelle génération et si cette dernière décide, dans son discours et dans ses actes, de s’ouvrir au reste des forces du changement, cela constituerait une  garantie décisive pour la réussite du projet révolutionnaire en Mauritanie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-      Les partis politiques de l’opposition. Si ces partis arrivaient à surmonter leurs querelles égoïstes, il leur serait facile de s’engager les uns envers les autres sur un code d’honneur. Ils signeraient ensemble  un pacte interdisant à Aziz de se représenter pour un nouveau mandat présidentiel et ouvrant la voie de façon pacifique à l’avènement d’un pouvoir civil. Ceci semble être la meilleure porte de sortie à offrir à Aziz avant qu’il ne soit obligé de déclarer, comme le fit le Aziz de l’Egypte de façon rétrospective, « je n’avais pas l’intention de me présenter aux présidentielles » ! Le dernier meeting de l’Opposition a apporté des signes encourageants laissant à penser que les partis de l’opposition avaient tiré les leçons du passé et sont décidés à maintenir le cap quels que soient les agissements à la marge du combat vers le changement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4-      Les Islamistes avec leurs jeunes forces politiques. Les Islamistes constituent la force politique la plus dynamique actuellement dans le monde arabe. En Mauritanie, ils disposent, en plus du dynamisme, de l’attrait de la jeunesse. En effet la grande majorité de leur base est constituée de jeunes. Les Islamistes sont apparus comme étant une force agissante lors des révolutions en Tunisie, en Egypte, en Libye, au Yémen et en Syrie. Les Islamistes mauritaniens inclinent vers le changement. Leur relation avec Aziz vit des tensions qui s’accumulent depuis un certain temps. Si les Islamistes se résolvaient à pousser, avec tout leur poids, le mouvement de contestation sociale, cela lui garantirait une bien plus grande chance de réussite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois choix qui s’offrent à Aziz&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois scénarii se présentent devant Aziz :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-      La fuite en avant. Ce serait le cas si Aziz, confirmant l’étroitesse de ses vues, décidait, à l’instar de son prédécesseur Maawya, d’aller au clash avec les forces politiques et sociales de l’opposition. Il procéderait alors à une série d’arrestations parmi les opposants contre lesquels il déclencherait des campagnes de calomnies et de dénigrements. Plusieurs indices, corroborés par la remise en service de plusieurs relais religieux, politiques  et sécuritaires, indiquent qu’Aziz songe à ce scénario et se laisse tenter par des pratiques qui furent à l’origine de la chute d’Ould Taya. Si de tels indices se confirmaient, Aziz enclencherait un mécanisme par lequel l’ensemble des forces qui lui sont hostiles et qui sont légion se mettraient à coalescer pour former un torrent auquel rien ni  personne ne pourrait résister.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-      Qu’Aziz finisse par comprendre -et ce n’est pas l’exercice le plus facile chez lui- que l’avènement d’un régime civil démocratique est inéluctable. Il se mettrait alors à amasser ce qu’il pourrait comme biens mal acquis puis règlerait ses petites affaires avant d’annoncer, quelque temps avant les prochaines élections présidentielles, qu’il ne compte pas se représenter. Il ouvrirait alors la voie à la compétition entre les politiques civils puis se retirerait dans un pays voisin ou dans un coin reculé de la Mauritanie où il fructifierait les richesses indument amassées en un temps record. Cette dernière partie du scénario se réaliserait si la vigilance des autorités de la révolution se laissait tromper ou fermer les yeux. Dans bien de pays visités par les printemps arabes, les peuples s’étaient montrés très jaloux de leurs biens publics…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-      La répression. Le troisième choix serait d’affronter le mouvement par la répression pour le noyer dans un bain de sang tel qu’il l’a vu faire par son mentor Kadhafi ou ses deux collègues Abdallah Saléh et Bechar El Assad. Dans cette hypothèse, il est certain que les forces armées mauritaniennes ne pourraient rester indifférentes devant la boucherie déclenchée par un homme que ni le mérite militaire ni la crédibilité opérationnelle ne pouvaient autoriser à se faire obéir, dans de telles circonstances, par les officiers d’une armée de métier. Aziz use de l’Armée comme objet de tractations et de négociations dans des guerres futiles au-delà des frontières. En dépit des moyens déployés par Aziz pour soudoyer nombre d’officiers, nous parions que l’Armée se rangera du côté du peuple le moment venu. Il est venu le temps, en effet, d’expier 33 ans d’ingérence de nos officiers dans les affaires politiques. Les officiers de l’armée ont pourri la pratique de la politique qui, en retour, les a corrompus. Elle les a salis en les obligeant à se compromettre dans des magouilles politiciennes et les a distraits de leurs nobles tâches. Après tout, les militaires mauritaniens ne sont pas moins valeureux que les membres des forces armées de la Tunisie ou de l’Egypte qui se sont rangés du côté de leur peuple contre la barbarie quand l’heure décisive avait sonné. Quant au cas de la Libye ou de la Syrie sur la reproduction desquels compte Aziz, ils ne s’appliquent pas à la Mauritanie. Dans le cas de la Libye, il s’agissait d’une armée familiale alors qu’en Syrie l’Armée appartient à une faction. Ni l’une ni l’autre des deux situations ne s’applique à l’armée mauritanienne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de prédire où, quand et comment l’étincelle de la révolution se déclenchera. Ni le type de parcours que suivra la révolte des Mauritaniens. Ce qui est, par contre clair, c’est que le peuple mauritanien croule sous des souffrances de plus en plus visibles et de moins en moins supportables. Ces souffrances ont pour auteur un pouvoir dépourvu de légitimité et ne possédant ni vision, ni aptitude et encore moins de compétence. Il est impossible que cette souffrance perdure au moment où se répend l’espoir dans les cœurs de millions de personnes de l’Atlantique au golf arabique. Peut être que l’étincelle partira des élections législatives ou présidentielles. Peut être aussi qu’elle partira d’un coin reculé du pays, là où personne ne l’attend. Peut être que la révolution arrivera à la suite d’un mouvement social pur, d’un coup d’Etat pur ou de la combinaison de ces deux scénarii. Qui sait ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont-là des choses du domaine de l’imprévisible et il ne sert à rien d’en conjecturer surtout de la part de quelqu’un éloigné du terrain. Mais il n’est pas nécessaire d’être devin pour remarquer que de lourds nuages s’accumulent dans le ciel de Mauritanie. Ces nuages finiront par laisser passer la lumière d’une aube qui éclairera une Mauritanie nouvelle, rayonnante où se répend les pratiques démocratiques loin de l’arbitraire et de la discrimination et où l’usage de la force sera à jamais banni des mœurs politique du pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed El Moktar Echeinghuity&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article traduit du site d’Al akhbar par KASSATAYA. Consultable dans sa version originale au lien : http://www.alakhbar.info/21751-0-C05---F-C.html&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-6842284304199558478?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/6842284304199558478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=6842284304199558478' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6842284304199558478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6842284304199558478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2012/01/aziz-et-les-scenarii-de-la-fin.html' title='Aziz et les scénarii de la fin (Traduction de Kassataya)'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-7597500605290882187</id><published>2012-01-21T22:45:00.000Z</published><updated>2012-01-21T22:46:30.798Z</updated><title type='text'>2012 : Année de toutes les menaces en Mauritanie</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Que nous réserve l’année qui vient de pointer à l’horizon ? Difficile de répondre avec exactitude à cette interrogation mais des indicateurs laissent croire que 2012 ne sera pas une année de calme plat pour la Mauritanie. Plusieurs défis pointent à l’horizon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d’abord le contexte mondial difficile marqué notamment par la crise financière internationale, la flambée des prix des denrées alimentaires, la hausse des prix des produits énergétiques (gasoil, essence, gaz butane). Un contexte défavorable qui risque de limiter les effets des politiques initiées par le gouvernement en vue d’améliorer les conditions des populations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a également le grand défi dû au déficit pluviométrique préoccupant enregistré cette année dans notre pays. Avec ce manque de pluie, le risque de famine est bien réel. Notre pays est cité dans un rapport publié en janvier dernier par l´Organisation des Nations Unies, par les Etats les plus menacés par une crise alimentaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, le monde rural commence à donner des signes de frénésie et les populations fon montre de grise mine. Certes les pouvoirs publics ont concocté un plan d’urgence dit Espoir 2012, pour atténuer les effets pervers de ce manque d’eau mais bien d’acteurs politiques et d’observateurs se montrent sceptiques quant à son efficacité. De fait, il nous faut beaucoup plus que la distribution, même gratuite de quelques kilogrammes de blé, de dattes ou de litres d’huile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième grand défi auquel fait face la Mauritanie en cette année 2012, c’est la menace sécuritaire. Certes le pays est confrontée depuis quelques années aux mêmes menaces sécuritaires que ses voisins mais depuis peu son territoire est devenu à la fois le lieu de recrutement et la cible de Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet comme l’explique la consultante en sécurité internationale et défense, madame Laurence Aïda Ammour, « trente à quarante Mauritaniens seraient passés par les camps d’AQMI en Algérie et dans le nord du Mali. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays a également subi de nombreuses pertes depuis 2005 : sur quinze attaques menées dans le Sahara-Sahel, neuf ont eu lieu sur son sol. Ce pays et son armée sont particulièrement visés par les katiba de deux émirs algériens : Mokhtar Belmokhtar et l’intransigeant Abdelhamid Abou Zeid ». Cette menace a pris un nouveau tournant depuis que les terroristes ont kidnappé le jeune gendarme mauritanien en poste à Adel Bagrou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays est désormais en guerre permanente avec ces terroristes qui guettent la moindre inattention pour frapper fort cette armée mauritanienne qui lui a fait subir ces derniers temps de cuisants revers. Cette vigilance en permanence a un coût financier énorme et difficilement soutenable pour le pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre risque qui guette la Mauritanie, c’est l’atmosphère particulièrement tendue du paysage politique. En effet, rien ne va plus entre le pouvoir et l’opposition radicale. Présentement en tournée dans les régions orientales du pays (Assaba et les deux Hodhs), les chefs de file de cette opposition vouent aux gémonies le régime accusé d’être à l’origine de tous les maux dont souffre le pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mêmes leaders ne cachent guère leur intention de déboulonner le président Mohamed Ould Abdel Aziz, quitte à faire recours à la violence. D’ailleurs, certains d’entre eux n’hésitent pas à se dire prêt à soutenir toute tentative de prise de pouvoir par la force. Autant dire qu’ils encouragent un énième coup d’état. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces tirs croisés ne viennent pas seulement que des politiques, d’autres forces également notamment de la société civile à l’image du mouvement IRA ou encore TPMN (Touche pas à ma nationalité) se joignent à ce mouvement de contestation sans compter les jeunes du 25 février qui promettent de déloger le régime en place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’avant-garde de cette guerre contre le pouvoir, se place les Islamistes du parti Tewassoul qui ne ratent plus une occasion pour tirer à boulet rouge sur le pouvoir en place. La récente fatwa du Cheikh Mohamed El Hassen Ould Deddew appelant à la désobéissance civile qui vient après la sortie de l’un des idéologues du courant islamiste en l’occurrence Mohamed El Moctar Chiguitty, n’est pas fortuite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à tant de dangers et de menaces, l’espoir né au lendemain de la signature entre les partis politiques participationnistes au dialogue de l’accord politique risque de fondre comme boule de neige au soleil… !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Rédaction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Le Véridique (Mauritanie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-7597500605290882187?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/7597500605290882187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=7597500605290882187' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7597500605290882187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7597500605290882187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2012/01/2012-annee-de-toutes-les-menaces-en.html' title='2012 : Année de toutes les menaces en Mauritanie'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3832834759746820968</id><published>2012-01-16T21:16:00.001Z</published><updated>2012-01-16T21:17:17.392Z</updated><title type='text'>Aziz et les voies de la fin.</title><content type='html'>&lt;br /&gt; “Aziz et les voies de la fin” Tel peut être le titre à donner à une analyse publiée récemment par le site arabophone " Tawary " et dont l’auteur, Mohamed Ould El Moctar Chinguitty, n’y va pas avec le dos de la cuillère pour prédire au régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz une fin des plus tourmentées !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Depuis le début de présente semaine, la presse arabophone nationale et internationale se fait les choux gras du texte rédigé par le sieur Mohamed Ould El Moctar Chinguitty, un mauritanien qui résidait aux USA et qui se trouverait depuis quelques semaines aux Emirats Arabes Unis et au Qatar. L’homme que l’on disait proche de Mohamed Ould Abdel Aziz, ne le semble plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En écrivant son texte, il va du principe que Ould Abdel Aziz " a joué de malchance en venant au pouvoir à un moment où le règne des dictatures n’est plus possible ". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est, pour ce penseur, la contradiction flagrante entre la fin des régimes tunisien, égyptien, libyen (et probablement syrien et yéménite) et la poursuite, en Mauritanie, de dictatures militaires qui ont commencé en 1978 mais, comme le laisse supposer l’évolution sociopolitique du monde arabe ne peuvent plus continuer sur la même lancée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et Ould Moctar Chinguitty d’énumérer, à côté du " mauvais timing ", ce qu’il pense être les forces et faiblesses du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, laissant croire, à travers son analyse, que les secondes sont notoirement plus nombreuses que les premières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Evoquant les forces du pouvoir d’Aziz, l’auteur de l’article parle de " cartes circonstancielles " qui ressemblent aujourd’hui à des " feuilles de printemps éparpillées dans un jour de tempête " ! Ce sont des forces qui relèvent de l’exhibitionnisme et n’offrent à leur détenteur aucune garantie de maintien dans le pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le point fort du pouvoir actuel en Mauritanie est qu’il est nouveau, et l’on sait, pense Echinguitty, que les révolutions populaires ne prennent pas, généralement, pour cible des pouvoirs nouveaux. C’est l’usure de ceux-ci (comme en Tunisie, en Egypte, au Yémen et en Libye) qui constitue le facteur déclenchant des révoltes populaires qui finissent par se transformer en révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour Mohamed Ould El Moctar, le président Aziz aurait pu tirer profit d’un tel fait, en agissant avec sagesse sur le facteur temps. Mais, dira-t-il, c’est le contraire qui s’est produit : " En un temps record, il a épuisé toutes ses cartouches par son improvisation, le mauvais choix des hommes, la vision politique à l’intérieur et les alliances diplomatiques à l’extérieur ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Son deuxième point fort, toujours selon cet analyste, est sa disposition à servir les intérêts de l’Europe occidentale, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine. Mais, pense Echinguitty, cette carte " est aujourd’hui épuisée depuis que les printemps arabes ont fait comprendre aux Occidentaux que mieux vaut prendre en compte les aspirations de changement des peuples que de tabler sur la sujétion de leurs gouvernants ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des carences " fatales "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Puis Echinguitty de poursuivre son analyse en énumérant les faiblesses du pouvoir d’Aziz, " plus nombreuses et tuantes " que les atouts qu’il détient actuellement entre ses mains. Il cite, dans ce cadre et en premier lieu, la faiblesse de la base populaire et politique sur laquelle s’appuie son pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il dit, de manière explicite, que malgré les apparences, Aziz n’a pas réussi à s’entourer de soutiens solides comme ont su le faire ses prédécesseurs militaires, dont les puissants réseaux (dans le milieu des hommes d’affaires, des politiques et de la société) servaient d’outil de contrôle des masses et des structures d’influence tels les partis, les associations et autres organisations de la société civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il y a même, note en substance cet analyste, que certains n’ont pas hésité, pour assurer la survie de leur pouvoir, à s’allier à des courants idéologiques influents (baathistes, nasséristes, kadhihines, islamistes, etc.) ou à jouer sur la fibre tribaliste, régionaliste et nationaliste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Tout cela, manque à Aziz, note Echinguity, au grand bonheur des mauritaniens, qui voient le président recourir à une coterie politique (ministres, hauts cadres, élus) ne jouissant, le plus souvent, d’aucune assise populaire et ne réussissant pas souvent à mener à bon terme les missions sensibles que le Raïs leur confie ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L’analyse, apparemment très remonté contre le régime d’Aziz, en vient à citer la crise économique, politique et sociale actuelle comme l’un des éléments pouvant conduire à la chute du pouvoir. S’y ajoute, toujours selon Echinguitty, le saccage des ressources nationales dans ce qui ressemble bien à retour de la gabegie à ciel ouvert. Et ceci, au moment où les populations plient sous le poids des prix de denrées de première nécessité grimant de jour en jour, d’un chômage endémique des jeunes et mauvaise allocation des financements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sur le plan des relations extérieures de la Mauritanie, Mohamed Ould El Moctar Echinguitty tire à boulets rouges sur le flirt de la Mauritanie avec les régimes libyen du défunt Kadhafi, iranien et syrien. Le texte d’analyse montrera que cette relation " mal réfléchie " est mal vue par les pays arabes du Golfe, notamment, le Qatar dont l’Emir vient d’effectuer un passage éclair en Mauritanie, sans doute pour tenter de pousser Aziz à s’éloigner de Téhéran, au moment où les autorités de ce pays subissent des pressions de partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Abordant le dernier aspect de ce qu’il appelle " le génie diplomatique d’Aziz ", Echinguitty prend le parti du Maroc contre l’Algérie, voyant mal comment on peut nouer des relations " avec de vieux généraux, cherchant actuellement une porte de sortie à leurs problèmes " au détriment de relations séculaires avec le royaume chérifien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment faire chuter le régime&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bien que toutes ces " raisons " ne soient pas suffisantes, aux yeux d’un démocrate, pour appeler à la chute d’un pouvoir - bien ou mal élu - Echinguitty donne " sa " recette… pour faire chuter Aziz ! Pour lui, les " tares " du système Aziz ne suffisent pas, à elles seules, pour mettre un terme au pouvoir de cet ex-général " arrivé au pouvoir, une première fois, par infraction ", mais qui a réussi, par la suite à " se légitimer " par l’organisation de la présidentielle de juillet 2009 gagnée par lui sans coups férir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour que le changement démocratique soit effectif en Mauritanie (à l’image de ce qui s’est passé dans certains pays arabes ?), il faut, selon Echinguitty, la conjugaison de quatre facteurs. d’abord que les élèves des lycées et de l’Université bougent. Pour lui, les " printemps arabes " ont d’abord été " une affaire de jeunes qui aspirent à des changements profonds de leurs sociétés ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ces jeunes qui ont maintenant des moyens de tout savoir, d’être en contact avec leurs semblables et de pouvoir interagir sur leur vécu de tous les jours, ne veulent plus être les victimes expiatoires de pratiques antidémocratiques vécues en Mauritanie de son indépendance à nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le second terme de ce changement, toujours selon Echinguitty, est la communauté des " hratin ", avec l’éveil d’une élite jeune n’acceptant plus d’être sous la tutelle de leaders ayant fini par s’accommoder des réalités du pouvoir en Mauritanie. Cette composante sociale, la plus marginalisée économiquement et politiquement, malgré son importance numérique, peut être un facteur de changement dans le pays, si le camp des jeunes parvient à faire basculer le rapport des forces en sa faveur " et à s’ouvrir plus sur les autres forces politiques œuvrant pour l’établissement d’une réelle démocratie en Mauritanie ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le troisième terme favorable à l’instauration d’un véritable changement dans le pays, est la capacité de l’opposition actuelle à " fédérer ses efforts ", loin des élans et relents de la politique politicienne. Celle qui fait passer les intérêts égoïstes des personnes et des partis avant ceux d’une communauté nationale tout entière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Echinguitty pense qu’elle peut, si elle s’y met sérieusement, parvenir " à un Code d’honneur " empêchant Aziz à se présenter pour un deuxième mandat et ouvrir la porte pour une alternance pacifique au pouvoir avec la possibilité, pour la première fois, d’instaurer en Mauritanie un pouvoir civil élu démocratiquement et sans soutien de l’armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ce qui est d’ailleurs meilleur pour l’actuel président puisque cela lui permet de quitter le pouvoir autrement que par la porte " dérobée " d’une révolte populaire aux conséquences désastreuses pour un pays comme la Mauritanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Enfin, le quatrième élément de cette hypothétique " révolution " mauritanienne, à l’image des printemps arabes, est l’entrée en lice - et avec force - des islamistes. Pour Echinguitty, l’atout de ce groupe politique est sa vitalité prouvée à maintes occasions dans le monde (Tunisie, Maroc, Libye, Egypte, Yémen, Syrie) et la jeunesse de ses dirigeants. S’ajoute à cela le fait qu’actuellement ce mouvement est plutôt favorable à l’opposition et dispose d’une réelle capacité de faire bouger la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Face à une telle situation, Mohamed Ould Moctar Echinguitt n’offre au président Aziz que trois alternatives : la fuite en avant, en choisissant les mêmes procédés de répression et de " containment " de la colère populaire qui ont perdu son prédécesseur et " modèle " Ould Taya (1), qu’il comprenne que la démocratie est inéluctable en Mauritanie, accélère la cadence avec laquelle il saccage les biens de l’Etat quitte le pouvoir pour aller fructifier " ses biens mal acquis ".&lt;br /&gt; A condition que le peuple ne lui demande pas des comptes, comme en Tunisie et en Egypte (2). Faire face aux manifestations populaires suivant le même mode opératoire choisie par les dirigeants des pays arabes où des révoltes ont éclaté. Et ce sera la porte de sortie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Synthèse : Sneiba Mohamed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3832834759746820968?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3832834759746820968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3832834759746820968' title='61 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3832834759746820968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3832834759746820968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2012/01/aziz-et-les-voies-de-la-fin.html' title='Aziz et les voies de la fin.'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>61</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-8696652680465788766</id><published>2012-01-03T20:34:00.000Z</published><updated>2012-01-03T20:35:46.252Z</updated><title type='text'>Moustapha Ould Limam Chafi sur Kassataya: "Je suis un opposant et je l'assume"</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain du mandat d'arrêt international émis contre lui par les autorités mauritaniennes, l'opposant -c'est ainsi qu'il se définit- Moustapha Ould Limam Chafi, par ailleurs conseiller spécial de plusieurs chefs d'Etat de la région s'est entretenu par téléphone avec Kassataya. Nous vous livrons ses propos en attendant la réaction des autorités mauritaniennes contactées ce matin par notre rédaction. Ecouter l'entretien ici:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Il y a quelques jours votre famille accusait les autorités mauritaniennes de leur avoir refusé des visas d’entrée dans leur pays d’origine, cette version est contestée par le ministre mauritanien des affaires étrangères, qu’en est-il vraiment ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : (Rires). C’est dommage qu’un pouvoir ne puisse pas assumer. La contestation du ministre mauritanien est vraiment pitoyable. Je pense qu’il n’y a plus de preuves à apporter. Ma famille est belle et bien venue à Dakar…parce qu’en fait, nous sommes Mauritaniens ; et le pouvoir de Aziz a refusé de renouveler nos passeports, mon épouse, mes enfants et moi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Quel est le motif invoqué pour justifier ce refus ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Ils n’ont jamais invoqué de motif. Vous savez, c’est un pouvoir qui ne trouve pas raison de se justifier. Il ne pense pas qu’il est en devoir de se justifier. Donc ils ne se sont pas justifiés. Et puisque nous n’avons plus de passeports mauritaniens, nous sommes obligés d’utiliser des passeports burkinabé. Et de par ma fonction au Burkina [Moustapha Chafi est conseiller du président Blaise Compaoré NDLR], ma famille et moi avons droit à des passeports diplomatiques. Donc mon épouse et mes enfants ont utilisé leurs passeports diplomatiques. Ils sont venus à Dakar et ont fait une demande de visa ; un cachet a été apposé sur leurs passeports. Au moment de les remplir, le premier responsable de l’ambassade constate qu’il s’agissait de la famille de M. Limam Chafi Moustapha, il leur signifie qu’il doit informer Nouakchott parce qu’il ne peut prendre de risque tant qu’instruction ne lui a pas été donnée. Donc contrairement à ce qu’a dit le ministre devant le parlement, les passeports n’ont pas été déposés le jeudi et retirés le lendemain. Je regrette, c’est mensonger de sa part. Les passeports ont été déposés le jeudi matin….&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Un visa a été accordé puis annulé ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : C’est le cachet apposé qui a été annulé lorsque l’ordre est venu de Nouakchott. Mais de toutes les façons, moi je ne reviens pas sur cette question parce que c’est un détail par rapport à ce que vivent les mauritaniens. Ça ne me surprend pas d’Aziz ; il y a tellement de problèmes en Mauritanie que je ne veux pas revenir sur ça.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous avez récemment tenu des propos peu amènes sur la gestion du président mauritanien dont vous avez demandé le départ, que lui reprochez-vous au fond ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : C’est vrai que j’ai demandé le départ d’Aziz. Et j’ai appelé à sa chute, j’ai demandé aux Mauritaniens d’œuvrer à sa chute…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : C’est un casus belli, une déclaration de guerre !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas une déclaration de guerre. Je suis Mauritanien, j’ai le droit… J’ai demandé aux Mauritaniens d’œuvrer pour la chute de Ould Abdel Aziz [parce que] les raisons d’œuvrer pour la chute de ce général putschiste ne manquent pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je citerai en premier le risque de désunion nationale où la société entière a failli basculer du fait des discriminations et des dysfonctionnements de l’enrôlement/identification. Et j’ai été parmi les premiers à dénoncer cette identification parce que je considère qu’elle est « ivoiritaire ». Nous en avons vu les conséquences en Côte d’Ivoire, et nous devons l’éviter pour notre pays. Vous vous souvenez sans doute que l’opération [de l’enrôlement en Mauritanie NDLR] a tourné à l’émeute et accentué la fracture ethnique. Parce que les dossiers de fond tels que le passif humanitaire buttent encore sur l’impunité des tortionnaires qui sont toujours autour du général.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la question de l’esclavage et de ses séquelles, le pouvoir ignore toujours le désir d’émancipation d’une importante communauté, victime d’exploitation depuis des siècles. Et quand les militants se mobilisent pour dénoncer des cas avérés de servitude, ce sont eux qui se retrouvent en prison et devant le juge. Et ça je le dis parce que je suis un Mauritanien qui assume ce qu’il dit. Je le dis et je l’assume. La Mauritanie est le seul pays au monde où dénoncer l’esclavage est un délit de sécurité publique. S’il faut justifier l’opposition à Aziz, les motifs nombreux et divers…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous lui avez aussi reproché les incursions de l’armée mauritanienne en territoire malien contre les bases qu’Aqmi, la Mauritanie a-t-elle eu tort de s’attaquer à aqmi ? Le cas échéant quelle stratégie aurait-elle du adopter ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je lui reproche sa stratégie ; toutes ses stratégies. Et je trouve que sa présence à la tête de l’Etat menace la stabilité du pays et celle de l’environnement régional. Et j’ai bien dit que l’homme est dangereux. Parce que cet homme, Aziz, à l’abri de sa garde prétorienne, il manque de discernement. Pour être un homme d’Etat et diriger une nation, il faut avoir un minimum de discernement. Il manque de discernement au point d’engager toutes les forces de la Nation dans une entreprise solitaire et spontanée. Cette guerre est solitaire. Sans avoir pris le temps de la recherche, de l’étude, de la planification –parce qu’une guerre ça se planifie- et de l’accumulation des forces ; et ça se retourne contre nous. Ce sont les Mauritaniens de nos paisibles villes et communautés rurales qu’il expose ainsi comme à Adel Bagrou [mardi 20 décembre 2011 un gendarme Mauritanien a été pris en otage dans cette localité de l’extrême sud-est du pays, à la frontière malienne, à 1700km de la capitale Nouakchott. Il serait toujours aux mains d’Aqmi. NDLR]. Il est allé à 1700km avec son armée et n’a pas pu défendre Adel Bagrou. Et les gens [d’Aqmi] sont entrés à Adel Bagrou avec un seul véhicule… La guerre c’est une affaire assez grave pour tomber entre les mains de personnes aussi inexpertes que celles d’Aziz.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : En chargeant le régime mauritanien en guerre contre Aqmi n’aviez-vous pas conscience de courir le risque de passer pour celui qui pactise avec l’ennemi ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Non, je n’ai pas pactisé avec l’ennemi. Pour moi la stratégie d’Aziz n’est pas bonne. Vous n’êtes pas sans savoir que depuis un certain temps, de façon régulière, chaque fois, Aqmi arrive à identifier des infiltrés Mauritaniens qui tentent de renseigner les services de leur pays. Ils les identifient, les interrogent, les jugent et les exécutent. Pourquoi y parviennent-ils ? Parce que malheureusement, nos services sont infiltrés par eux. Malheureusement. Et quand tu n’arrives pas à maitriser d’abord tes services, tu ne prends pas le risque d’aller en guerre. Il faut d’abord qu’Aziz organise ses services. Parce que la guerre c’est un tout.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous ne lui reprochez donc pas de s’attaquer à Aqmi mais…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Attendez. …Jamais Aziz n’a pu présenter aux Mauritaniens un élément d’Aqmi infiltré dans ses services et qu’il a pu identifier. Ça c’est très, très grave.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Donc vous ne lui reprochez pas de combattre Aqmi, vous lui reprochez de n’avoir pas bien préparé son combat ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Non, je pense que… Vous savez, un homme d’Etat doit avoir certaines vertus essentielles : circonspection, sagesse, justice. Malheureusement notre général n’a pas ces vertus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Ce qu’on vous reproche aussi c’est…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : … tout le monde a le droit de défendre son territoire. Les Mauritaniens ont le droit de défendre le pays contre le terrorisme, qu’il soit d’Aqmi ou de n’importe quel groupe terroriste, mais c’est la méthode… On ne peut pas aller en guerre seul, sans avoir bien réfléchi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Moustapha ould Limam Chafi, vous êtes bien introduit auprès de ces groupes, vous avez réussi notamment à libérer plusieurs otages, qu’est-ce qui vous vaut la confiance de ces groupes armés au point de leur rendre visite sans craintes alors qu’ils sont traqués par toutes les armées du monde ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : On ne peut pas dire… Ce serait prétentieux de dire que j’ai la confiance de ces groupes armés. Il faut que je vous explique ma présence auprès d’Aqmi et je veux que vous m’écoutiez bien. Moi ma présence résulte d’un processus de sauvetage de ressortissants occidentaux. C’est un objectif pour lequel l’ensemble des parties, en premier les pays de la région, ont collaboré. Le Burkina [Faso] a été sollicité au titre de son expertise en médiation. Et moi, Moustapha, je n’étais dans ce dispositif complexe qu’un élément parmi d’autres. Et il a fallu pour moi veiller des nuits durant, vraiment, souffrir le froid, la peur, vraiment la peur, les grandes peurs ; je ne peux pas vous les décrire ; le soleil, prendre des risques considérables pour parvenir à libérer des innocents enlevés et menacés de mort.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Et dans ces opérations vous aviez la bénédiction des puissances….&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Attendez… je veux finir s’il vous plait. L’erreur d’Aziz comme d’ailleurs celle de plusieurs chefs d’Etat arabes, elle consiste toujours à accuser systématiquement les opposants de soutenir les terroristes... Parce que moi je suis d’abord un opposant à Aziz, je suis surtout un opposant à Aziz…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous l’assumez, ça ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je l’assume pleinement et je l’ai déjà dit à Aziz au téléphone&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Parce que vous parlez, Aziz et vous ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Aziz, nous nous sommes parlé lorsqu’il a fait son coup d’Etat et qu’il a demandé le soutien de certaines personnes et qu’il a souhaité que je le soutienne. J’ai refusé de lui apporter mon soutien. Je lui ai dit, alors, que tout ce qu’il venait de me dire ne justifiait pas le coup d’Etat ; et [je lui ai dit] que c’était une erreur grave de sa part et qu’il prenait en otage une Nation. Je le lui ai dit, je l’ai dit dans la presse, je l’assume. Je le dit sur votre radio, je suis un opposant. Je me suis d’abord opposé à son coup d’Etat, et je considère que ces élections [la présidentielle de 2009 qui a vu l’élection de Ould Abdel Aziz après le coup d’Etat, NDLR], on y reviendra…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Pour revenir justement à vos rapports avec ould Abdel Aziz….&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : … je voudrais d’abord qu’on finisse avec le sujet d’Aqmi, parce que c’est le sujet principal, parce que c’est l’objet de l’accusation. Son erreur à lui, comme d’ailleurs de beaucoup de chefs d’Etat arabes, elle consiste à accuser tous leurs opposants d’être des terroristes ou d’en être des protagonistes. Ils le font dans l’espoir de manipuler les partenaires occidentaux et de s’en faire les alliés dans la lutte pour la conservation de leur pouvoir. Mais, ce qu’ils ne savent pas, ces chefs d’Etat dont Ould Abdel Aziz, c’est que la doctrine et les analyses des services de sécurité de ces grandes démocraties se sont depuis affinées. La méthode ne prend plus. Et il suffit pour s’en convaincre de méditer le sort de tous ces chefs d’Etat : Kaddafi, Ben Ali, Assad… La formule s’est usée à force d’avoir servi à outrance. Et ce pauvre Aziz, qui ne lit pas beaucoup et ne voit pas loin, s’est engouffré encore une fois dans cette brèche. Mais je vais vous dire une chose : les services de renseignements impliqués n’agissent pas dans l’improvisation, ni dans la complaisance. Ils savent exactement qui fait quoi et qui en est supplétif.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : M. Ould Limam Chafi est-ce que…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je veux finir sur ce sujet parce qu’il est très important. Chez ces services, aucun degré de complicité dans la prise d’otages n’est toléré et ne leur échappe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : En un mot vous voulez dire que si vous aviez été complice, vous n’auriez pas bénéficié du soutien de l’Espagne et de la France ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Tous les services occidentaux qui ont des otages. Moi j’ai libéré des otages Canadiens, j’ai libéré… mais tous ces services… Je vais vous dire une chose pour ma part, personnellement, je vous le dis M. Abdoulaye [Diagana],… cette implication dans des tentatives de préserver la vie humaine, pour ma part, elle ne m’inspire que fierté, malgré la modestie de ma contribution.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Est-ce que vous entendez les voix qui y décèlent de la connivence…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Laissez-moi juste finir s’il vous plait Abdoulaye… vous savez, lorsque vous assistez…moi j’ai assisté à des choses. Lorsque vous assistez au spectacle des rescapés de la mort rendus à leurs familles entrain de renouer le fil ténu d’une vie perdue, vous ne pouvez concevoir que de la satisfaction d’y concourir. Et moi, ma contribution est petite…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : entendez-vous les voix qui y décèlent de la connivence ou pour le moins une possible collusion d’intérêts ? Certains médias ont récemment fait état d’une inflation des rançons en raison des commissions prélevées par les intermédiaires ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Vous savez, personne n’est allé sur le terrain pour savoir ce qui s’y passe. Les services suivent tout de près. Personne n’est mieux informé qu’eux. Je ne peux pas vous donner le détail de comment ça se passe. Les médias peuvent écrire ce qu’ils veulent, comme ils veulent, si quelqu’un n’est pas allé sur le terrain, n’a pas suivi… je ne veux pas trop… les gens peuvent dire et écrire ce qu’ils veulent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Cette inflation des rançons ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je ne suis pas au courant, je ne suis pas du tout au courant, pas du tout. Mais demandez aux Etats, demandez aux pays occidentaux. Moi, il ne faut pas me demander ça. Il faut le demander à leurs services.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Justement un mandat d’arrêt international vient d’être émis contre vous par les autorités mauritaniennes, quelle réaction vous inspire cette décision ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je vais revenir sur le mandat d’arrêt mais avant je veux finir par rapport aux otages que j’ai libérés si vous le permettez. Vous savez, ce sont des moments très durs. [Silence]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Lesquels ? Ceux que vous vivez  actuellement ou ceux des négociations pour la libéralisation des otages ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : C’est ce sacrifice que nous faisons pour libérer des otages… Vous savez, quand on est impliqué dans des tentatives de préserver la vie humaine, ça n’inspire que fierté. Lorsque vous assistez au spectacle de rescapés de la mort, rendus à leurs familles, vous ne pouvez concevoir que de la satisfaction. Mais je vous dis une chose : finalement, ce général, il m’en veut à moi de participer au sauvetage de personnes au secours desquelles il aurait dû courir à défaut de les protéger. Lui dispose d’un pouvoir sans partage, d’une armée, de moyens de l’Etat  et du statut d’ultime décideur dans ce pays. Moi, quand je travaillais à la libération des otages, je n’avais que la confiance des familles des victimes et la caution officieuse de mes mandataires. Quand je négociais avec les groupes armés, je ne disposais d’aucun filet de sauvetage, d’aucune assurance-vie. Je menais la mission, comme bien d’autres volontaires, à mes risques et périls. Mais compte tenu des résultats, je ne regrette rien et je recommencerais volontiers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Ces missions vous les conduisiez pour le compte de Blaise Compaoré, vous n’auriez pas pu le faire pour Mohamed Ould Abdel Aziz ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : [rires] … Je ne peux pas travailler pour le compte de quelqu’un aux compétences duquel je ne crois pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Concrètement quels sont les effets de ce mandat d’arrêt international sur vos activités ? Allez-vous par exemple être contraint de réduire vos déplacements ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je vais vous parler du mandat d’arrêt, de ma réaction. Ce qui ressort en premier c’est le caractère anecdotique de la décision, compte tenu de l’épreuve vécue par les Mauritaniens sous le pouvoir actuel. Je trouve la mesure fantaisiste et elle ne pèse en rien en comparaison de l’extrême misère des Mauritaniens, écrasés par le chômage et dépourvus de toute perspective économique. En revanche, le népotisme ascendant se développe au profit d’ould Abdel Aziz, lui-même devenu le principal entrepreneur privé du pays, à telle enseigne que ses concurrents hommes d’affaires sont de plus en plus contraints à s’exiler ou se délocaliser. Jamais avant ce général, la Mauritanie n’a eu un président soucieux d’accumuler autant fortune.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le mandat, avant de le commenter lui-même, il convient de noter son irrégularité et son amateurisme. Un mandat d’arrêt international, c’est une procédure méticuleuse dont la crédibilité dépend de facteurs techniques comme la concordance des indices reprochés, la notoriété d’une implication et l’avis favorable de la police internationale. Tout ça n’existe pas. Dans le cas d’espèce, Aziz tente, comme d’autres arabes, d’instrumentaliser la lutte contre le terrorisme et son mandat pour neutraliser un adversaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut toutefois dire qu’en l’occurrence, il s’y est pris dans la précipitation, et sans s’assurer d’un certain nombre de préalables. Bien sûr, il va le regretter parce que je porterai plainte. Il ne peut apporter aucune preuve aux accusations qu’il a formulées contre moi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Les effets du mandat d’arrêt sur vos activités ? Allez-vous réduire vos déplacements ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Il n’y a aucun effet sur mes activités, aucun. Je continue mes activités normalement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana :  Cette situation et vos sorties contre le régime d’Ould Abdel Aziz ne risquent-elles pas d’affecter vos relations avec les chefs d’Etat dont on vous dit proches (RCI, Niger, BF…) ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je suis Mauritanien. J’ai le droit de donner ma position en Mauritanie. La Mauritanie c’est ma patrie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : craignez-vous d’être sacrifié sur l’autel de la raison d’Etat ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je ne serai pas sacrifié.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous en êtes sur ? Vous avez des garanties ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : J’ai appris à me battre depuis très jeune et un peu partout en Afrique. Donc pour moi, c’est un exercice qui ne m’est pas étranger.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous avez décidé de contrattaquer en portant plainte contre Ould Abdel Aziz, comment va se traduire cette action en justice et qu’en attendez-vous ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : … Pour le moment je puis vous confirmer que mes avocats sont entrain d’étudier la perspective d’assigner Aziz devant les juridictions internationales. Mes avocats à Nouakchott et ailleurs vous tiendront informés des procédures. Vous les découvrirez ; soyez patients, nous n’en sommes qu’aux débuts…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est sur… c’est qu’Aziz se trompe d’adversaire. Il ne peut pas m’intimider. Il ne m’intimidera pas ; comme il n’a pas pu me corrompre. Parce que ce que les Mauritaniens ne savent pas, c’est qu’Aziz a tenté de me corrompre…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Il a tenté de corrompre ? Comment ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Il m’a envoyé des émissaires ici au Burkina Faso. Je vais taire leurs noms mais au moment opportun je le dirai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Pouvez-vous prouver ce que vous dites ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Il m’a envoyé des émissaires au Maroc, des hommes d’affaires qui lui sont très proches et les propositions qui m’ont été faites sont des propositions de corruption.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Des propositions de corruption de quelle nature ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Corruption financière. Toutes les corruptions que les hommes politiques Mauritaniens ont l’habitude de faire. De l’argent, des postes… Au moment opportun mes avocats en parleront. Et des hommes d’affaires proches d’Aziz sont venus me voir au Maroc, à Rabat, à l’hôtel Sofitel, mais je n’ai pas cédé. Parce que je leur ai dit que mon problème n’est pas un problème… D’abord je n’ai pas de problème personnel avec Aziz. Je ne connais pas Aziz, Aziz ne me connait pas…. Je n’ai pas de besoins financiers. Aziz ne peut pas me donner ce que je n’ai jamais eu ou que je n’ai déjà. Je l’ai dit à ses émissaires. Et j’avais alors déjà libéré les otages ; si j’étais un terroriste, il n’aurait pas tenté de me corrompre. Et j’ai dit aux émissaires de ce général que le problème c’est celui de la Nation, la Nation mauritanienne. Elle nous appartient à tous. Aziz n’a pas le droit de la prendre en otage. Ils m’ont dit qu’Aziz a été élu et il est légitime aujourd’hui. Je leur ai répondu qu’Aziz est un putschiste ; il se donne une légitimité aujourd’hui après avoir fait son coup d’Etat ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana :Vvous avez récemment demandé le départ d’Ould Abdel Aziz, vous pensez à la prochaine élection présidentielle ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Moi je pense que le départ d’Ould Abdel Aziz doit être…la Mauritanie ne peut pas ne pas être un pays… nous avons besoin de démocratie… j’ai bien pensé à la prochaine élection, parce qu’aujourd’hui…je ne sais pas encore comment se débarrasser d’Ould Abdel Aziz mais …en pleine dynamique des révolutions arabes, sachez qu’Ould Abdel Aziz est anachronisme intolérable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous pensez à la prochaine élection présidentielle donc ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Pensez à l’élection comme quoi ? En tant que quoi ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Pour le départ de Aziz ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je pense que le départ de Aziz doit être précédée par une vraie transition et un vrai processus électoral, une vraie démocratie et la fin de l’irruption des militaires dans les affaires politiques. Il est temps, il est temps, il est temps que les militaires ne se mêlent plus de politique. Nous avons une classe politique qui s’est battue depuis des années, qui a de l’expérience. Aujourd’hui, il faut la laisser jouer son rôle. Pleinement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous jouissez du soutien de l’opposition mauritanienne, vous disposez d’un impressionnant carnet d’adresses avec plusieurs chefs d’Etats comme amis (Compaoré, Ouattara, Issoufou, Condé…) vous êtes jeune, la cinquantaine, et l’on vous dit homme d’affaires prospère, pensez-vous à devenir un jour le pair, l’alter ego, l’homologue des présidents que vous conseillez ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : [Rires] Non pas du tout, pas du tout, vraiment… pas du tout.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : La classe politique mauritanienne a besoin de renouvellement, vous n’y songez jamais ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je n’ai aucune ambition de parvenir à une position de pouvoir. Vraiment. Vraiment.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : M. Moustapha Ould Limam Chafi merci d’avoir accepté notre invitation. Un dernier mot aux auditeurs de kassataya ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Le dernier mot que j’ai à adresser à vos auditeurs c’est qu’ils sachent que ce pays est menacé dans son unité par un groupe d’affairistes qui l’a pris en otage. Il est menacé dans sa division et ce dont il a besoin, c’est la justice. La justice entre tous ses citoyens, quelle que soit leur appartenance, quelle que soit la région dont ils viennent. Ce pays a besoin d’égalité. Pour être une Nation il faut dépasser certains…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux que les Mauritaniens sachent que moi, Moustapha, je suis un militant, un homme de principe, un homme de combats et de constance. J’ai toujours été constant dans mes positions. Je suis un homme régulier dans ce que je défends. J’ai toujours aimé ce pays qui nous appartient à tous. Sans exception. Et mon combat est pour tous les citoyens Mauritaniens sans exception. C’est un combat pour l’unité d’abord, pour l’unité de la Mauritanie. Nous devons tous nous battre pour nous unir. Ce pays nous appartient à nous tous. Nous avons les mêmes droits dans ce pays. Aucun d’entre nous n’a le droit d’exclure un autre pour une raison quelconque. C’est mon combat essentiel pour la Mauritanie. .. J’ai combattu en Côte d’Ivoire contre « l’ivoirité », je me suis battu contre ce concept…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous vous êtes battus aussi en Mauritanie contre Ould Taya y compris en soutenant les Cavaliers du Changement [Mouvement armée qui tenta de renverser le régime du colonel Ould Taya au pouvoir en Mauritanie de 1984 à 2005] ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Je me suis toujours battu avec ceux qui se battent pour la liberté, avec ceux qui se battent vraiment pour une Mauritanie meilleure.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : L’épisode des luttes armées en Mauritanie, c’est finie pour vous ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Moi, je n’ai jamais pensé à la lutte armée. La lutte armée c’est Aziz ; parce que c’est lui qui a pris le pouvoir par les armes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Le soutien aux Cavaliers du Changement sous Ould Taya ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : … Aziz nous l’affrontons par la force du verbe, pas par les armes. C’est lui qui nous impose sa présence par les armes. Donc la lutte armée, moi je n’en ai jamais parlé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous n’allez plus soutenir des groupes comme ceux des Cavaliers du Changement ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : Les Cavaliers du Changement, ce sont des jeunes très courageux, qui se sont battus. Ils ont apporté quelque chose. Grâce à leur combat, il y a eu un changement en Mauritanie. Leur combat était salutaire et noble. Il faut reconnaître qu’ils ont joué un rôle. N’eut été leur combat, aujourd’hui peut-être que nous serions encore dans une situation… Aziz … ne serait pas là où il est.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana : Vous n’allez pas rééditer le coup….&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Ould Limam Chafi : …les Cavaliers du Changement sont des gens qui ont apporté quelque chose au pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretien réalisé par Abdoulaye Diagana pour www.kassataya.com dimanche 1er janvier 2012 par téléphone.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le traitement équilibré de l’information, Kassataya.com a entrepris des démarches pour recueillir la réaction des autorités mauritaniennes suite à cet entretien. Nous sommes dans l’attente d’une réponse à notre requête.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-8696652680465788766?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/8696652680465788766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=8696652680465788766' title='135 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8696652680465788766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8696652680465788766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2012/01/moustapha-ould-limam-chafi-sur.html' title='Moustapha Ould Limam Chafi sur Kassataya: &quot;Je suis un opposant et je l&apos;assume&quot;'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>135</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-5709490748891560667</id><published>2012-01-03T18:58:00.004Z</published><updated>2012-01-03T19:07:06.246Z</updated><title type='text'>La tayie vue de l'intérieur : deddahi et Hadi (DGSN)</title><content type='html'>PRESENTATION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici les deux temps du règlement de comptes entre les deux fractions rivales au&lt;br /&gt;sein de la tribu Smasside, celle d'Atar ( dont est originaire Ould Taya et Deddahi Ould Abdallahi, Directeur de la Sûreté de l'Etat, auteur du tract 2 ) et celle&lt;br /&gt;d'Aoujeft ( lieu de naissance du Colonel Ould El Hadi, auteur du tract 1, actuel Gouverneur de la région nord du Tiris Zemmour, ancien Directeur de la Direction de la Documentation, appelée aussi BED, l'organe d'espionnage et de&lt;br /&gt;contre-espionnage.&lt;br /&gt;Cet échange, d'une violence exceptionnelle, a été traduit en arabe et jusque dans les langues vernaculaires du Sud. Grâce à l’opposition, les exemplaires ont été diffusés, par milliers, dans les principaux centres urbains. En elle -même, la querelle marque un stade supérieur dan la lutte pur la succession du Colonel Ould Taya. Elle démontre, surtout, qu'en Mauritanie, les méthodes souterraines de gouvernement ont beaucoup évolué depuis la chute du Président Ould Daddah. Les comportements stigmatisés ici, peuvent paraître "normaux" pour un&lt;br /&gt;esprit non initié aux mœurs du pays. Le cynisme, les propos orduriers, le vocabulaire de voyous et les atteintes à l’immunité de la vie personnelle ont, cependant, choqué la plupart des mauritaniens et fortement discrédité le Pouvoir.&lt;br /&gt;Le quasi totalité des personnes citées ici appartient au sérail tribal, les Smassid.&lt;br /&gt;Nous présentons nos excuses au publique pour certains excès verbaux contenus dans le texte ; ils ne sont pas de nous mais celles du sérail du régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CR&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TRACT N°1 auteur Colonel Ould El Hadi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RECHERCHE DEDDAHI POUR CRIMES ECONOMIQUES ET DE&lt;br /&gt;SANG ET ORGANISATION DE MALFAITEURS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute chose a une fin mon Directeur, c’est la une chose que tu n’a jamais pu comprendre et aujourd’hui, tu sais que tu es en chute libre vers l’infini négatif.&lt;br /&gt;Devant Allah et devant ce peuple, tu as de s comptes à rendre, tôt ou tard. Commissaire de fabrication tribale, tu es parvenu à te faire utile (utile à toi et à la pègre, dont tu es le lâche  bras armée, embusquée nuisible et néfaste pour le pays) En t’accaparant l’oreille, l’œil du Président, auquel l tu as rendu le plus mauvais service, lentement, inexorablement, tu es en train de le pousser dans le précipice Tu l’a coupé du réel et le berce dans l’illusion, l’autosatisfaction et une fausse stabilité bricolée, à la semaine, par tes mesquines et basses « salonnades », alors qu’il est assis sur des braises et ça peut péter à tout moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est, peut être, ce que tu veux. Tu voies et tu fabriques des complots partout, pour conditionner ton cousin de président, pour lui faire faire ce que tu veux et ce que veulent les  autres ténors, non moins criminels et ravageurs de la mafia qui suce le pays jusqu'à la moelle : Sejad ton gourou à toi ( toi tu es celui de Maaouya, chacun son rôle et son rang), un chauffeur multimilliardaire ; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Ould Taya, caissier touche-à-tout, ronge-tout, inclassable et fortune inchiffrable ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Zaoui Ould Taya, planton devenu multimilliardaire, à la faveur du 12/12/1984 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cherif Ould Abdallahi et Ould Amar Cheine, les 2 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le voleur et le voyou, chauffeur proxénète devenu milliardaire ; Mohamed Ould Taya, qui a englouti toutes les recettes du Trésor Public et la Banque Centrale, dans le Bingo, l’alcool et les femmes ; Sidi Ould Taya, qui a mis à genoux la pêche ; la famille quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ça, tu ne lésines d’aucun moyen : la calomnie, la diffamation, les mensonges, les montages grossiers, en utilisant les moyens de l’Etat, sa police, ses agents, ses méthodes détournées, pour ton usage propre, à une fin propre et malsaine : ruiner la Mauritanie, encore et toujours, au profit de notre Camora nationale, au profit d’une poignée de prédateurs qui ravagent tout à leur passage et mettent à genoux le pays ; en utilisant aussi les proxénètes et les prostituées ( en te servant et te sucrant, toi, d’abord au passage, comme à ton habitude, en omettant de les payer sous la menace ou en te faisant passer pour un autre ), que tu lâches comme tes chiennes de chasse, en ville, dans les salons, les marchés, les bureaux, les gazras (dont tu raffole), pour dénigrer, diffamer, calomnier, saboter tout ce qui est bon dans ce pays et tout ceux qui ne viennent pas te rapporter, chez toi, lors de visites nocturnes, de l’argent, tous ceux qui ne t’obéissent pas à l’oeil et au doigt et à tes desseins, tous ceux qui se permettent d’être une entrave à vos macabres desseins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces putes à tout faire, sans moralité et sans scrupules, sont Salka de Térgit Vacances, qui a gazré tout le littoral, sa sœur qui se croit tout permis parce qu’elle est la belle mère du fils du président ; Mint Sallihine, garce parmi les garces, promue commissaire sans coup férir et qui se substitue à la police, même pour remettre les parapheurs truffés de BR manipulateurs et&lt;br /&gt;assassins à « Twil leumeur » (lire le Président) ; El Bettoul( ce n’est pas une pute, c’est une toilette publique), les filles (et quelles filles) Mogueya, etc.&lt;br /&gt;1 Tract distribué à l’instigation du Colonel Mohamed Ould El Hadi, ex Directeur du BED, actuel gouverneur du Tiris Zemmour, cousin du Chef de l’Etat, le Colonel Ould Taya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu l’as séparé de son peuple, les négro-africains (1986, 1989,1990-91 et les conséquences se poursuivent aujourd’hui encore), les islamistes, les nasséristes. L’unité de la Mauritanie te dérange par ce qu’elle va mettre à nu tes faiblesses, disons ton « vide ». Tu l’a séparé de ses voisins (le Sénégal, le Mali, l’Algérie , le Maroc, le Polisario, etc. .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton objectif est connu par tous : s’enrichir à tout prix, cf. tes multiples déclarations :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-ceux qui blanchissent l’argent sont très courageux, je les admire et leur accorde toute ma protection, nous ne sommes pas des consommateurs, nous ne prenons que l’argent, peu importe le reste…. -12 bornes fontaines, les valises pleines d’argent, remis par des responsables du pays, soucieux de conserver leurs postes, généralement négociés par des billets bleus ou des maisons, les maisons données par le directeur de la SMGE ou le directeur du Port de l’amitié de Nouakchott, pour ne citer que ceux là….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-plus de dix « bennes » t’ont été données par le Ministère des Finances, pour se protéger des attaques continues de Ahmed Ould Taya et Zaoui Ould Taya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-les « morcellements », aujourd’hui plus d’une dizaines, les stations d’essences, le commerce du bétail, le trafic de devises, l’exportation du poisson, la protection des trafiquants d’opium, pour un pourcentage connu de tous, le trafic d’armes. La couverture de ceux qui se livrent à cette activité sont tes vices, « peu importe la manière, l’important c’est le profit », ton seul profit, commandé par ton incommensurable ingratitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au juste, à quoi cet argent mal acquis te sert-il ? Apparemment, à rien du tout. Tu vis dans la misère, tu sens la puanteur, tu vis chichement, tu manges toujours chez les autres gens, surtout chez Ould Moulay Zeine, dont tu cocufies la femme, au vu et au su de tout le monde. Le boutiquier du coin se plaint de l’accumulation de tes impayés. et pour cause : tu t’en sers comme ton magasin. On peut toujours voir, tous les jours, ta femme ramenant de la boutique 20 UM de sucre, 20 UM de thé, 20 UM de Célia, 1 Kg de Riz, un cube Maggi……&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où part cet argent mal acquis ? L’argent mal acquis ne profite jamais. Déjà, tu vis dans la misère à ton apogée, que feras-tu après ? Parce qu’il y’a, ne l’oublie jamais, sale conneau crasseux, un « après » qui sera dur, à n’en pas douter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dialectologue que tu es, se glorifie d’être arrivé, si haut, de manière non méritée et le plus important pour toi, c’est d’avoir acquis l’exclusivité de l’écoute du GRAND CHEF et d’en avoir abusé. Cela t’a permis de sacrifier tes proches (l’ex directeur du BED, actuel Wali du Tiris -Zemmour fut ta principale victime, parce qu’il donne un autre son de cloche) et combien de ministres sont partis, pour avoir refusé de se plier à ta volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es le principal obstacle à la campagne de dupes que mènent, actuellement, des gens qui n’ont aucun savoir pour « le savoir pour tous ». Tu en es peut être l’instigateur. Oh oui, sur ce plan, tu n’es pas bête. La magouille, la gestion du temps, la diversion, c’est ton fort :tu crées toujours des diversions pour faire oublier l’essentiel, pour détourner l’attention des gens de leur quotidien implacable, pour que d’autres continuent à se servir du bien public, en toute&lt;br /&gt;quiétude. Ceci à coups d’il y’aura ceci, il y’aura cela, il y’aura un chambardement, le changement radical, un remaniement par-ci, par-là ; pour mieux jouer le maître chanteur auprès des rescapés, l y’a le pétrole, il y’a le gaz et ça continue de marcher, jusqu’au jour …..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça marche encore parce qu’on est un peuple d’opportunistes, d’illettrés, d’égoïstes, il n’y a pas d’opinion publique éclairée, pas de société civile digne de ce nom, pas d’avant-garde qui accepte le sacrifice et l’abnégation dans l’intérêt de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les médiocres et les usurpateurs qui sont les plus en vue ici, les plus chuchotés et qui ont le vent en poupe. Tel le bout d’homme petit Dahi, l’éponge de l’alcool comme dirait « lespotes », qui se fait passer pour docteur, alors qu’il n’a même pas la maîtrise …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es l’ennemi de cette campagne « savoir pour tous », parce que tu as, toujours, en détournant les moyens de l’Etat, accrédité l’idée que le savoir ne sert à rien, il faut fairel’agent de renseignement, pour « monter », pour avoir un boulot, pour profiter…Les jeunes diplômés sont déboussolés, désabusés, les jeunes porteurs aussi….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays connaît une pénurie des hommes de fierté, de sacrifices, d’honneur ; tout le monde, par ta faute, est prêt à tout pour avoir quelques chose : tu fais et défais les gouvernements, tu promets des postes de gouvernements à tout bout de champ, en contrepartie d’une conversion, en agent de renseignement, à ton service.&lt;br /&gt;Quel est ce pays ? Ou va –il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ne peut plus être obtenu, même le droit le plus élémentaire, sans abaissement, sans reniement, sans humiliation. Le ministre doit être agent et au service, ingrat d’ailleurs, de la pègre ; la femme doit se prostituer, pour trouver une promotion ou, simplement, pouvoir transférer des devises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fonctionnaire doit émoucher les enfants et faire le pied de grue chez toi ou chez Ahmed Ould  Taya, pour avoir son droit le plus élémentaire : un logement. Alors que des centaines de  faux contrats, pour des logements fictifs, sont empochés toutes les fins de mois. Les diplomates, l’ambassadeur en tête, deviennent le porte -bagage de tel ou tel de la famille Ce que le PRESIDENT TAYA ignore, c’est que ton intérêt prime sur ta fidélité et que ta puissance est bâtie sur le mensonge et le faux de toutes les couleurs et de toutes les formes. Tu continueras toujours de plus belle, c’est sûr. Tu es même capable d’être l’instigateur de cette lettre (le rédacteur non), pour t’enracine encore plus ; jouer la victime, pour manipuler encore plus le Président ; créer la tension, pour que l’argent sorte, à flots, en continu, toujours pour mériter ta place et te rendre indispensable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu humilies O/ Daddah, tu le fais coucher par terre, tu déverses le grésil, la peinture, pour l’asphyxier dans sa cellule. Qui te dis qu’il ne sera pas un jour Président. Dans ce cas, où est ce que tu va te cacher ? Ce n’est ni en Mauritanie, ni surtout, à l’étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maaouya a nommé son fils au BED. Est-ce qu’il en a marre de tes manipulations intéressées ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps. Il est temps de laisser la Police faire le travail de police, comme dans tous les pays du monde et non pas au service de la mafia vorace et sans scrupule. Il est temps de laisser la Sûreté de l’Etat faire le travail de sûreté de l’Etat. En quoi la sûreté de l’Etat est intéressée par tes commérages et tes diffamations infondés, pour casser tout ce qui te résiste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi elle est intéressée par le fait que le Ministre de l’Intérieur, Dah Ould Abdel Jelil, a sauté une pute et ne lui a payé que 5000 UM et qu’elle l’a giflée parce qu’elle s’attendait à plus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi est-elle intéressée par le fait que le même ministre a été imprudemment trouvé, avec une autre, sur la route d’Akjoujt, en pleine action et en oubliant de verrouiller la portière de sa Corolla ? Aib lahmir Bidbar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi elle est intéressée par le fait que Ould Tomi, le Directeur du Protocole du Président, se saoule au restaurant Casablanca et qu’il s’est remarié avec « une négresse » ? Ce n’est pas un crime d’épouser une négresse, c’est plutôt œuvre de cohésion nationale et de réconciliation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi est elle intéressée par le fait que le Colonel Boukhreiss est un pédophile (ça, un peu quand même) et utilise les services des proxénètes ElBou Oud Aemer Jiddou et Abeidallahi et qu’ils ont pour cela un code chiffré et un mot de passe ? Qu’Ould Boukhreiss, comme tu dis, soit un forgeron, importe peu pour le pays. Qu’il soit Chef d’Etat-major des Armées, homme d’affaires à tout faire, peu scrupuleux et propriétaire de la SODIA, au profit de laquelle il fait d’innombrables commandes de véhicules Mitsubishi, non livrés à l’armée, là peut-être !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le Colonel-député Cheikh Sidahmed Ould Baba, Président de l’Assemblée Nationale, a enceinté toutes les filles de Tintane et humilié les gens d’honneur, ou qu’il soit forgeron incontestable et maître-chanteur incontesté, champion toutes catégories d’abus de biens sociaux, qui n’a rien d’un voleur d’autoradio …Mais les voleurs sont solidaires et soudés ; entre eux ils se protègent mutuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le ciel bleu clair, le pays est bradé, à grande vitesse, sans que personne n’en parle, pas même cette soit –disant « presse indépendante, que tu as infiltrée, à laquelle tu distribues des prébendes, les tickets d’essences, les enveloppes qui profitent. Ils sont devenus son déshonneur et son discrédit, ces age nts de renseignement, des maîtres- chanteurs, champions version ordure et matière fécale (en la personne de Ely Ould Nafa) et des griots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ALLAH soit loué, ton heure est arrivée ! Le Chef sera éclairé par son fils2, même si tu arrives à ligoter l’actuel patron3 en titre du BED. Entre le fils et le serviteur, le Président saura choisir. Le charognard que tu es sera, Inchaallah, mis à nu, le cadeau du siècle, le meilleur cadeau que le Président peut faire à son peuple et pour le bien de la Nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de morts, de mutilés, de chômeurs, de marginalisés (noirs, blanc, métisse…), par ta faute, vont se remuer ? Ils seront trop nombreux, trop nombreux seront ceux qui souhaiteraient être là, ce jour, ce jour historique qui mettra fin au pouvoir du mensonge, que tu as bâti, pour ton intérêt personnel. Pour mémoire, ta déclaration : « l’opposition souhaite bénéficier de mes services, qu’elle arrive au pouvoir ! » Nous prenons à témoin l’actuel Consul de Mauritanie à Paris, ton ex serviteur Hassen Ould Guerrame, l’homme des synthèses dictées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 Le capitaine de gendarmerie Ahmed Ould Taya, fils du Chef de l’Etat, actuel Directeur –adjoint du BED. Le sérail proche le prépare à la succession monarchique de son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 Le Colonel Aïnina Ould Eyih, ancien Directeur Général de la SONELEC qu’il mena au bord de la faillite, après l’avoir pillée, facilitant ainsi sa privatisation.&lt;br /&gt;Tes armes sont connues : les synthèses de ton adjoint, la rumeur de tes serviteurs, les salons de tes « espionnes », reçues au bureau, en tant que telles, à tour de rôles, et qui, apparemment, ne laissent, comme traces, que des corbeilles remplies de « préservatifs ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le peuple, que tu ligotes, ne te pardonnera jamais de l’avoir empêché de jouir de la liberté d’être, de s’épanouir dans sa très chère Mauritanie et qui aurait pu être un paradis dans la sous -région et même en Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous savons que tu contrôles tous les actes de ventes de terrains, à Nouakchott et à Nouadhibou, dont tu es l’ampliateur. A raison, tu le sais, tu les arnaque là aussi et les fait chanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commissaire de fabrication locale ou tribale, pourquoi le changement te dérange ? Pourquoi la réforme de la justice t’a tellement dérangé, jusqu'à te pousser à engager toutes tes forces et toutes tes espionnes, pour la faire échouer ? Pourquoi la Mauritanie unie prospère et démocratique te dérange ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deddahi ton heure a sonné. Deddahi, tu ne peux pas rester éternellement dans l’ombre …Le sniper que tu es sera débusqué, un jour proche, et lynché. Deddahi tu es le plus grand criminel de ce pays. Deddahi, Louleid a échappé momentanément, à la justice internationale, toi tu ne nous échapperas pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es le fossoyeur du régime (et le faussaire). Tu es l’assassin des patriotes honnêtes de ce pays, tu es l’obstacle à la bonne gouvernance et l’avocat cher payé de la dilapidation de nos richesses. Même mort, nous te déterrerons et te mettrons en morceaux.  Deddahi, tu payeras pour tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta chute est proche et tu n’échapperas pas au jugement de l’histoire, toi et tes acolytes. Ton jugement pour crimes économiques et contre l’humanité est proche.&lt;br /&gt;NON A LA RUINE DU PAYS&lt;br /&gt;NON A LA MAFIA AU POUVOIR&lt;br /&gt;NON à LA PAX SMASSIDANA&lt;br /&gt;NKTT- PARIS - DAKAR - WASHINGTON LE 10 MAI 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TRACT N°2:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IL ETAIT UNE FOIS DES HOMMES ENVIES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Tract distribué à l’instigation du Commissaire Principal Deddahi Ould Abdallahi, Directeur de la Sûreté de l’Etat (Police Politique ) autre cousin du Colonel Ould Taya]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un tract qui n’est pas sans nous rappeler la période d’exception et les assouaghas des vrig2, intitulé DEDDAHI TON HEURE A SONNE, LA MAURITANIE TE JUGERA, un groupe d’individus aigris, malintentionnés et haineux s’en est pris à un certain nombre de cadres du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ma qualité de proche cousin de certains cités dans le fameux tract, je ne peux qu’exprimer mon indignation et ma réprobation devant cette contorsion de mensonges et de diffamation, sciemment orchestrés contres quelques -uns des meilleurs commis de l’Etat à l’heure actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vérification faite , il s’est avéré que ce document a d’abord circulé dans les secrétariats publics de tout Nouakchott, avant de parvenir dans les salons, et qu’il est le troisième du genre de cette série macabre qui a pour finalité l’invective et qui est l’œuvre  d’une poignée de débonnaires grisés par la stature, le sérieux et les compétences de certains hommes sincères et honnêtes, ayant choisi de s’éloigner des sentiers tumultueux de conspiration et de cynisme qu’ont emprunté les auteurs du torchon en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, l’on n’a pas eu besoin de forcer son talent pour savoir que ce tract a été conçu rédigé et distribué par des soi-disant cadres de la tribu Smasside d’Aoujeft, qui, dans l’éternel et larvé conflit qui les oppose à leurs frères d’Atar, tâchent, à chaque fois que l’opportunité s’offre, de vouloir prendre une revanche sur l’Histoire, témoin jusqu'à une date encore récente, de leur dépendance morale, intellectuelles vis à vis de leurs chefs d’Atar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tract est le moyen le plus lugubre pour servir la pègre dans laquelle on évolue et le seul service qu’un lâche frustré peut rendre à sa communauté .Et comme le niveau intellectuel, le rang social et la consistance déterminent les hommes, la Bande de Khadadd Ould Mokhtar ( homme d’affaires ), Mohamed Ould Hadi ( ex Directeur du BED, muté gouverneur ou Waly du Tiris Zemmour ), Ould Hmein Amar et les autres ténors des Smassides (à gauche) s’acharnaient contre un groupe de cadres de ce pays, ces derniers faisant preuve d’une indifférence et d’une insouciance propres aux grands hommes et se la coulaient douce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’appartenant ni à l’un ni à l’autre groupe et encore moins à leur région, je me permets, cependant, de rétablir certaines vérités, en apportant les éclaircissements suivants sur les véritables motivations basses et mesquines de tels agissements : L’adage selon lequel derrière chaque fortune se cache un mystère trouve sa plus parfaite illustration: Chez Khadadd. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bâtie à coups de tricheries, de vol et de malversations, la fortune n’a servi qu’a l’engouffrer d’avantage dans les arcanes du mal, chose du reste très normale pour un type de sa basse classe. Et ce n’est pas parce qu’il a perdu une sale affaire de bourse et que Ould Veknach s’est montré grand d’âme par rapport à lui, qu’il doit en vouloir au Commissaire Principal, Deddahi Ould Abdellahi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Ould Hmein Amar, la motivation est également la même : En voulant plaire à sa vache laitière de prince Saoudien, ce malfrat, connu dans toutes la zone, a sacrifié un paisible citoyen de son pays, sur l’autel de ses intérêts égoïstes. La justice ayant dévié sa manœuvre dilatoire, il s’en est pris encore et toujours à Deddahi que rien ne lie, de prés ou de loin, à cette histoire de justice somme toute banale. Quant à Ould Hadi, il pousse plus loin son animosité envers Deddahi. C’est vrai que l’officier du BCS (Bataillon de Commandement et de Service), muté pour incompétence au B.E.D,&lt;br /&gt;pour consacrer à jamais son inertie et son inefficacité, a été privé des virées nocturnes de 2 Littéralement « commérages de campement ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouakchott, de la compagnie du serpent Ahmed Salem Ould Bouna Mokhtar Bouna Moctar (autre homme d’affaires, actionnaire principal de la Banque de l’habitat), des fréquentes commissions et pots de vin au profit d’un poste de Waly qu’il assimile et assume mal. Mais à qui la faute? Pas certes à Deddahi. Les raisons sont pour Ould Hadi ce que c’est le collier du chien qui lui est tellement proche qu’il ne s’en rend pas compte. Les relations de la Mauritanie avec bon nombre de pays amis et frères n’ont elles pas été sabordés par le collectionneur de bourdes qu’il était au B.E.D ? Nos chancelleries à l’étranger n’en ont-elles pas souffert ? Le baathiste déguisé en uniforme n’a il pas sévit ? Autant de questions dont nous nous contentons, pour ne pas pousser plus loin le ridicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, cette histoire pouvait continuer à opposer les cousins ou plus exactement les maîtres et leurs sujets, si on n’avait pas impliqués certaines autres personnes. Et ce n’est pas parce que certains frisent la retraite et qu’on cherche leur place qu’on doit s’acharner contre eux. Certes, ils ne sont pas irremplaçables, mais pas par l’incompétent et somnoler  Ould Hadi, dont les traces indélébiles de mauvaises gestions sont restées là ou le hasard a voulu qu’il passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, je ne peux que rappeler à Ould Hadi, qui ne gère bien que sa moustache, qu’il a été ingrat envers ceux-là même qui l’ont maintenu longtemps, très longtemps, à la tête du B.E.D, en transformant ses âneries en performances déclarées, je veux parler du Dr Louleid Ould Weddad (Directeur du Cabinet Présidentiel) et du commissaire Deddahi Ould Abdellahi  (Directeur de la Sûreté de l’Etat). Il leur a bien rendu la pièce de monnaie, en les fustigeant&lt;br /&gt;dans son tract.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au cours de nos investigations, nous avons été frappés par le ridicule du cas de Moussa Camara, ancien consul à paris .Il tient rigueur au Dr Louleid et au commissaire Deddahi, non pas parce qu’il a été limogé du Consulat de Paris, mais parce qu’un autre officier, plus compétent, y a été nommé et que ce brillant officier à été, antérieurement, l’adjoint de Deddahi et que l’ancien ambassadeur en Poste à Paris est, théoriquement, le protégé de Louleid. Il est vrai que Moussa Camara à été privé de véhicules "arrivages", dont il inondait Nouakchott, chaque mois, et que Oum El Id (son épouse) ne passe plus des vacances à Paris,&lt;br /&gt;sur les frais de la princesse. Mais telle est la règle de la vie et Moussa Camara pouvait plus s’interroger sur les raisons de sa nomination en France, que sur celles de son limogeage, au lieu de s’attaquer à Louleid et Deddahi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, l’objectivité et l’honnêteté intellectuelle nous imposent de reconnaître à certains leurs qualités humaines et professionnelles, faites de modestie, de loyauté et d’intégrité morale et, quel que soit leur statut dans le système, ils jouissent de l’estime et du respect de tous les milieux, aussi bien du pouvoir que de l’Opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;COMMENTAIRE ET Source C R 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que pour le fun dit le fou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-5709490748891560667?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/5709490748891560667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=5709490748891560667' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5709490748891560667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5709490748891560667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2012/01/la-tayie-vue-de-linterieur-deddahi-et.html' title='La tayie vue de l&apos;intérieur : deddahi et Hadi (DGSN)'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-746010199429966871</id><published>2011-12-28T20:43:00.002Z</published><updated>2011-12-28T20:53:33.039Z</updated><title type='text'>Mauritanie: 51 ans ! Qu'en avons-nous fait ?</title><content type='html'>51 ans ! Et des pavoisements auxquels je refuse de m'associer. Seuls ceux qui ont confisqué l'indépendance et les petits bénéficiaires à la noix, au mépris de la majorité sociale écartée de la vie de la nation, sont satisfaits de notre cheminement chaotique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 51, c'est juste un chiffre. Mais c'est aussi plus d'un demi siècle de rendez-vous décisifs manqués avec l'histoire. Un demi siècle au cours duquel nous avons été incapables d'exhiber notre spécificité, incapables de monter au monde en quoi nous étions différents des autres nations. Et pourtant toutes les conditions, contrairement à ce qui a été véhiculé des décennies durant, étaient réunies pour construire un pays admiré pour son équilibre, un pays qui servirait d'exemple aux autres pays africains confrontés  à l'intolérance ou au racisme. On nous répète à l'envie que nous sommes partis de rien. Oui, mais le paradoxe de l'époque voulait que ce" rien" fût notre principale richesse. Et puisque  nous n'avions  rien  hérité du colonisateur, il nous appartenait de poser les  bases durables et fiables d'un véritable état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, au lieu de cela, nos 51 ans d'indépendance ne sont que le bilan d'un demi siècle de jeu de cache-cache et d'agissements dans l'ombre, de batailles unitiles et de tueries organisées. Ceux qui ont la joie patriotique facile doivent faire l'effort de réviser leurs prétentions à la baisse et regarder le pays tel qu'il est réellement. 51! Que contient ce chiffre ? Beaucoup moins qu'il ne devrait contenir. L'essor était là et je craints le déclin sans passer par l'apogée ! Mais interrogeons le passé  pour mieux mesurer l'ampleur du gâchis et la profondeur de notre naufrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 28 Novembre 1960,  c'est d'abord la voix pleine de larmes et d'émotion d'un jeune homme proclamant  l'accession de la Mauritanie à l'indépendance. Ce jour-là, de toutes les phrases prononcées par Moktar Ould Daddah, une seule avait valeur historique: " Faisons ensemble la patrie mauritannienne." En quelques mots, il  traçait l'unique route qui devait  mener vers  un avenir acceptable pour tous, conscient qu'il était que toute autre voie constituait  un plongeon de suicidé dans la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les premières années de ce pays naissant les citoyens ont vécu avec l'illusion berçante de vivre dans un pays unique, dirigé par des hommes uniques. Nous étions Mauritaniens. Oui, c'était avant que nous ne nous découvrions Soninké, Maures, Poulaar et Wollof. Aujourd'hui encore nos pères, qui portent une grande responsabilité dans notre histoire problématique, en parlent comme s'il s'agissait d'un temps lointain et oublié, ils en parlent la gorge nouée, ils en parlent avec le regret du paradis perdu; ils ont le sentiment d'un grand gâchis et, surtout, d'un pays qui n'est pas celui qu'il devrait être ! Leur lutte pour l'indépendance ne minore en rien leurs erreurs, leurs fautes et leur manque de vision quant à l'avenir du pays. La tache, il faut le dire, n'était nullement facile. Mais ce pays sorti des entrailles des broussailles et du désert  démarrait avec volonté et bonne humeur, chaque citoyen ayant conscience de la fragilité de ses fondations contribuait à sa consolidation puisque certains pays refusaient  de  reconnaître notre souveraineté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le peuple, l'indépendance n'avait rien d'une sieste éternelle. Au contraire, il voyait l'indépendance comme un acquis à entretenir de jour en jour par le travail.  Moktar Ould Daddah  oeuvrera patiemment pour que ceux qui revendiquaient notre pays finissent par être nos amis et nos soutiens indéfectibles. Les hommes de cette épopée, Sidi El Moktar N'Diaye, Mamoudou Samboly Bâ, Hamdi El Moknass et bien d'autres, avaient en partage l'amour  idéalisé de la terre ancestrale. L'homo-mauritanicus avait le sens de l'état, respectait le bien public qui, avant qu'il ne fût transformé des années plus tard en butins personnels, était une richesse commune au vrai sens du terme. Tout contribuait à l'édification d'un état viable dans lequel l'égalité des chances et  le partage des richesses n'avaient aucune difficulté conceptuelle à être acceptée et encensée par le citoyen. La création de la monnaie nationale, pilotée par un grand fils du pays, Diérémouna Soumaré, chatouilla notre fierté. La nationalisation de la Miferma consolida notre confiance dans l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bien avant ces réalisations, notre futur était déjà lourdement plombé. Seule la façade était belle alors que l'intérieur tombait en ruines. Mais pourquoi n'y sommes-nous  pas arrivés ? C'est la seule question utile que nous devons nous poser et je dirais même que nous sommes en devoir de nous poser en ayant le courage et la lucidité de voir la situation telle qu'elle est. Nous n'y sommes pas arrivés parce qu'en 1966, il a été décidé que la Mauritanie est un pays arabe, créant ainsi une fracture entre les communautés et  dont nous continuons à payer le prix fort par notre désunion et nos réflexes tribaux et raciaux.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et depuis la Mauritanie court après l'arabité alors que les Arabes ne courent pas après elle ! Il n'y a qu'à voir la télévision mauritanienne qui, à longueur de journée, diffuse des programmes en arabe. Un Koweitien vivant au Koweit  est plus satisfait de la télévision mauritanienne qu'un négro-mauritanien vivant en Mauritanie. Nous n'y sommes pas arrivés parce qu'en 1975, Moktar Ould Daddah plongeait le pays dans une guerre aux conséquences désastreuses, dont le prolongement naturel enrichissait négativement notre histoire par une date dont on aurait bien pu se passer: le lundi 10 juillet 1978. Devant le tribunal de l'histoire Moktar Ould Daddah, qui est celui qui a semé les graines du désastre aux récoltes interminables, a sa part de responsabilité. Et les Mauritaniens ont tort de le sacraliser. Nous n'y sommes pas arrivés parce que les militaires, comme partout en Afrique, nous avaient promis la liberté et la démocratie pour mieux nous faire subir les châtiments des années à venir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'apport des militaires est ailleurs. Ils nous ont fait changer de culture. Ils ont introduit la culture de l'argent dans l'âme du citoyen, désintégrant ainsi la notion de solidarité. La corruption et la gabegie, que l'on prétend éradiquer, font partie de notre patrimoine. Être ministre en Mauritanie pendant trois mois et ne pas se construire une grande villa  relève, aux yeux du petit peuple, de la pire des malédictions. Nous n'y sommes pas arrivés parce que certains pensent que leur encre est la mieux adaptée pour écrire notre histoire. Nous n'y sommes pas arrivés parce que des Mauritaniens, se disant musulmans quand ça les arrange, ont massacré d'autres Mauritananiens parce qu'ils avaient la même couleur de peau que Bilal, le premier muezzin de l'islam. Nous n'y sommes pas arrivés parce que les assassins continuent à bénéficier de la protection des autorités en place. Et tant que nous n'auront pas le courage de regarder la part meurtrière de notre histoire, nous vivrons dans un pays anormal. Les victimes n'oublieront pas et les assassins useront de tous les stratagèmes pour ne pas être présentés devant un  tribunal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on le veuille ou pas, il y a au jour d'aujourd'hui deux Mauritanie qui se regardent, se toisent mais ne communiquent pas. Les grands discours sur l'unité nationale ne sont  crus par personne, même pas par ceux qui les prononcent. Ce qu'il nous faut, c'est un vrai débat sur notre histoire et notre avenir, un débat au cours duquel les vrais problèmes seront posés. Mais, me dira-t'on, ce débat a  déjà eu lieu ! Non il n'a pas eu lieu. Ce qui s'est passé au lendemain de la chute de Ould Taya n'était pas un  débat. C'étaient des réunions qui devaient permettre aux anciens amis d' Ould Taya de se repositionner, de se trouver de nouvelles fonctions. La Mauritanie doit demander l'extradition de Ould Taya au Qatar. Puisque ce pays a contribué à la chute de Mouammar Kaddafi qui, à ses yeux, n'était qu'un sanglant dictateur ! Alors comment peut-il justifier la protection qu'il accorde à un homme qui, vingt ans durant, s'est comporté en effaceur de race ? Le monde a changé, il est fini le temps où les tyrans dormaient d'un sommeil léger sans être tourmentés par les visions nocturnes de leurs victimes. Et Ould Taya le sait plus que quiconque. Car lorsque l'on a rien à reprocher, on ne se cache pas. Il ne doit pas y échapper, il faut qu'il réponde de ses actes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;51 ans ! Oui mais avec le système éducatif de plus lamentable d'Afrique. La seule solution qui s'offre à nous commence par la réhabilitation de l'école publique. Si l'école publique a été autant dévalorisée, c'est tout simplement parce que les enfants des hautes sphères n'y vont pas. Les gens du pouvoir envoient leurs enfants  étudier en France, aux U.S.A et que sais-je encore ! Les enseignants de l'école publique désertent  et vont enseigner dans les écoles privées tout en continuant à percevoir un  salaire indu qui leur est versé par la fonction publique ! Il ne me plaît pas et je n'éprouve aucune fierté à dire que nous avons le système éducatif le plus calamiteux du continent. Au contraire, cet état de fait m'angoisse et m'inquiète au plus profond de moi-même, car on ne construit pas une démocratie avec des analphabètes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sakho Mamadou ( Mamadou Boubou Sakho)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-746010199429966871?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/746010199429966871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=746010199429966871' title='81 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/746010199429966871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/746010199429966871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/12/mauritanie-51-ans-quen-avons-nous-fait.html' title='Mauritanie: 51 ans ! Qu&apos;en avons-nous fait ?'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>81</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-1656642462485698749</id><published>2011-12-15T12:34:00.001Z</published><updated>2011-12-15T12:36:02.935Z</updated><title type='text'>Allocution de Biram Ould Dah Ould Abeid à Weimar</title><content type='html'>  &lt;br /&gt;Chers amis de la liberté, bonjour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, donc, nous voici, mes camarades et moi, distingués par la bonne ville de Weimar, vieille capitale du Duché de Saxe, patrie de Bach, Goethe et Schiller, de Liszt et de Nietzsche, berceau des architectes du Bauhaus, lieu de naissance de la première république en Germanie, aujourd'hui capitale culturelle de l'Europe selon l'Unesco ! L'honneur valait bien le voyage, de mon désert de Mauritanie, jusqu'aux confins de la Thueringen !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'emblée je remercie, la ville, de nous accorder son prestigieux prix ; la gratitude, au nom de mes compagnons de lutte, va à chacun des électeurs membres du jury qui ont surmonté le fracas de l'actualité mondiale, pour porter leur voix sur notre Mauritanie lointaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tous, je dois, par politesse, une brève présentation de l'entreprise qui nous vaut, aujourd'hui, de recevoir les marques de votre soutien, au nom d'une idée commune de l'humanité, par-delà la différence confessionnelle, l'obstacle de la langue et les défis de l'éloignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme lors de votre révolution de 1918, l'engagement de l'Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (Ira) témoigne de la même détermination à se dresser, debout, devant l'arbitraire ; dans les deux cas, sont comparables, également, les forces auxquelles l'impératif de la dignité nous confronte ; partout et quoi qu'en disent les tenants du relativisme culturel, notre espèce, réécrit, partout, un livre identique, sans cesse répété. C'est cette faculté à retenir la leçon et prévenir la barbarie que nous appelons universalisme. L'IRA Mauritanie nourrit son effort à cette sève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis de la liberté, je souhaiterai vous exposer le paradoxe de notre effort : nous n'avons pas choisi la lutte ; elle s'est imposée à nous ; le fardeau coercitif du système nous a contraint à agir pour rester libres ou le redevenir, comme au jour de la naissance, quand nos mères nous enfantaient ; nous venions au monde sans chaines ni injonctions. Hélas, nous en trouvions, chacun à sa taille, dès le premier éveil à la vie. Nous grandissons esclaves et, même libérés de fait, nous devons  vivre avec l'infamie perpétuelle de notre condition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système de domination contre quoi nous nous sommes élevés en Mauritanie, nous a contraints à la réfuter. Pour se perpétuer en marge du mouvement d'émancipation à l'œuvre dans les sociétés contemporaines, l'ordre hégémonique mauritanien a dû produire, au-delà du supportable, l'extrême misère, la frustration et l'excès de dissuasion parmi les descendants d'esclaves. C'est de ce cumul que procède notre prise de conscience face au bloc historique où se négocie - au sein de l'ethnie arabo-berbère - le partage des privilèges entre les féodalités terriennes, le capital privé national et les réseaux d'entente tribale dans la haute administration. Les forces armées et de sécurité consacrent, grâce à leur arbitrage violent, la pérennité du modèle, au service de la minorité démographique. Les coups d'états militaires sont les seuls modes de régulation dans ce processus prédateur qui cultive un semblant de pluralisme politique et mêmes des nuances d'idéaux différenciés. En réalité, tous les segments de cette diversité participent au leurre : les partis reconnus contribuent à maintenir, dans les normes admises, le champ de l'alternative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IRA Mauritanie et quelques autres associations ont doublement ouvert la brèche dans la cohérence épistémologique du dispositif :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.           En introduisant la non-violence au centre des modes d'expression militants, nous opérons une rupture dans la principale règle du jeu, c'est-à-dire la force brute, pour en démystifier la menace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.           En osant énoncer des analyses et des propositions hors du périmètre de la parole permise, nous avons libéré l'imagination, par un supplément d'audace, donc hors de toute instance de contrôle idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis, notre mobilisation, quasi quotidienne, pour libérer les victimes de l'esclavage par ascendance, prolonge, sur le terrain et à vif, un déploiement global, sur l'ensemble de la sphère citoyenne. Nous refusons la banalité de la corruption, la préséance tribale, la gabegie et l'impunité du racisme, les violences sexuelles sur les mineures esclaves, nous n'admettons pas le travail forcé des enfants, l'exploitation de la force de l'individu sans salaire ni soins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le large spectre de la domination nous oblige à une vigilance plurielle, sur tous les fronts où s'exerce l'autorité de l'Etat. Nos juges corrompus, nos militaires tortionnaires et assassins de noirs, notre chef d'Etat putschiste, nos hommes de religion complices historiques et actuels de l'esclavage, voilà les facettes de cette face de Janus, à têtes d'hydre, que nous devons combattre, traquer, harceler jusqu'à son effondrement. Vous, braves gens de Weimar et de toute l'Allemagne, savez, combien la triomphe de la liberté présuppose la défaite de l'oppresseur, une défaite sans appel, définitive dont nul ne se relève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis, IRA Mauritanie et bien d'autres organisations alliées subissent encore la censure, le refus d'autorisation administrative et payent, à presque chaque manifestation, le lot habituel de l'emprisonnement, de la torture et des procès iniques. En 2010 et 2011, des dizaines de nos militants ont séjourné dans les geôles insalubres ; ils sont devenus les locataires saisonniers de commissariats de police où l'insulte raciste relève du minimum à endurer. Certains d'entre nous se retrouvent sous le régime de l'internement psychiatrique ; la menace de mort pèse sur quelques autres, de la part d'une police politique, sous la direction d'un général, présumé auteur d'homicides à caractère raciste, co-auteur du coup d'Etat du 6 août 2008, contre un président élu. Oui, chers amis, la Mauritanie reste désespérément en marge de la dynamique des révoltes et des réformes en vigueur dans le monde arabe !!! Pourtant, notre pays a signé et ratifié bien des instruments du droit international mais s'abstient de les inscrire dans ses lois, encore moins de les appliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Mauritanie, la liberté de conscience est suspendue à la peine de mort, quant à toute démarcation publique de la version locale et officielle du rite malékite, elle synonyme d'apostasie impardonnable ; cette charia officielle, reconnait et consacre l'esclavage, les inégalités et la violence. Cette loi consacre la minorité juridique de la femme dans bien des domaines, en particulier le statut personnel ; la profession de magistrat est fermée au genre féminin en vertu d'une mentalité rétrograde selon laquelle la femme mentirait davantage que l'homme. Les amputations et autres sévices corporels sont inscrits dans le code pénal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si je vous apprenais, braves gens de Weimar, que l'Union Européenne continue la coopération avec l'Etat mauritanien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pour que le sens de ce prix ne s'éteigne au lendemain de la cérémonie, je vous invite, tous ici, à rejoindre notre campagne civique, pour que les partenaires extérieurs de mon pays conditionnent leurs concours financiers, à la stricte observance, par la Mauritanie, des principaux référents en matière de protection de la personne. Nous citons, en premier, le Traité de Rome portant création de la Cour pénale internationale (Cpi) et le concours total aux statuts de celle-ci ; en second lieu, nous exigeons une adhésion pleine et sans réserve au pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) de 1966 ainsi qu'à ses protocoles facultatifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis, nous voulons inscrire notre pays dans la modernité et l'éthique, à l'abri de l'intolérance. Aidez-nous et vous garantirez, ainsi, à des générations d'Européens, un avenir de paix ; vous, grand peuple d'Allemagne, savez à quel point la justice, seule, garantit la stabilité. Soyez solidaires des démocrates sous les tropiques, un grand moment de vos lendemains d'homme libres s'y joue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive l'Homme debout ! Je vous remercie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-1656642462485698749?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/1656642462485698749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=1656642462485698749' title='105 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/1656642462485698749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/1656642462485698749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/12/allocution-de-biram-ould-dah-ould-abeid.html' title='Allocution de Biram Ould Dah Ould Abeid à Weimar'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>105</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3509771971788425753</id><published>2011-11-30T20:15:00.003Z</published><updated>2011-11-30T20:30:26.491Z</updated><title type='text'>LES NEWS DE CANALH</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-isScvFl0Tsg/TtaRGclSlgI/AAAAAAAAAFw/AHCBm6hnw2E/s1600/DSC00210.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-isScvFl0Tsg/TtaRGclSlgI/AAAAAAAAAFw/AHCBm6hnw2E/s200/DSC00210.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5680887519912302082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-FYnHrT49ZKk/TtaQc_xeWtI/AAAAAAAAAFk/2FlPz4bRbkk/s1600/PRESENTATION%2BDE%2BCANALH.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FYnHrT49ZKk/TtaQc_xeWtI/AAAAAAAAAFk/2FlPz4bRbkk/s200/PRESENTATION%2BDE%2BCANALH.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5680886807804140242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La DEUTSCHE WELE a organisée le Young Media Summit  dans le  but de renforcer  les réseaux de solidarité entre les bloggeurs du Maghreb et ceux de l`occident.&lt;br /&gt;Plusieurs thèmes ont été abordées et on eu 3 jours pour essayer de cerner l`ensemble des problèmes auxquels les bloggeurs ou les super activistes sont confrontes et essayer de trouver des solutions ensemble. Certaines questions inévitables  sur l’univers des bloggeurs  ont été posées pendant le World Café:&lt;br /&gt;-	Qu’est ce qu’un cyber activiste ?&lt;br /&gt;-	A-t-on besoin d’une charte de blogueur ?&lt;br /&gt;-	A-t-on besoin d’une charte de blogueur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cyber activiste est différent d’un blogueur ! C’est quelqu’un qui est sur le terrain, qui peut filmer un événement ou prendre des photos ou faire des interviews ! Il est capable de prendre des risques pour arriver  à ses fins alors que les bloggeurs évitent de se mettre sous les projecteurs. Les avis sont mitigés en ce qui concerne la  charte du bloggeur ? Le blogueur est quelqu’un de spontané et de naturel et la plupart du Anonyme. C’est cette liberté qui fait son charme. Bien sur, il y’a parfois des débordements tels l’utilisation des insultes, des blasphèmes, des propos racistes ou discriminatoires. Mais il ne faut pas oublier que le net est une arme à double tranchant. . Le blogging est  une initiative indépendante  contrairement  au journalisme qui soumit à un code déontologie. Il y’a une réticence à envisager des formations par peur de perdre une certaine liberté et une spontanéité. Le net permet d’être politique sur certaines causes et apolitique pour d’autres. Les questions politiques sont parfois les vecteurs. il est  Impossible parfois  de compter sur les médias officiels.&lt;br /&gt;Mais les journalistes présents se sont sentis un peu concurrencés par les bloggeurs au moment où on a abordé  la question du financement des blogs. Ils ne comprenaient pas qu’on rejette en bloc ‘’ la création d’une chartre ou d’un code de déontologie’’ pour les bloggeurs mais qu’on soit pour l’argent  alors que c’était eux qui prenaient tous les risques. Je leur ai fait remarquer que dans certains pays ou les medias ont été muselées ou il n’avait aucune liberté d’expression, les blogs ont été la pour faire passer l’information. Dans les révolutions dans le monde Arabe, toutes les vidéos de répression des manifestants ou les témoignages ont été visualisé grâce aux blogs et aux réseaux sociaux (twister ou Facebook).&lt;br /&gt;Mais j’ai l’impression qu’ils n’ont pas apprécié, tant pis pour eux&lt;br /&gt;Les gens se réunissent sur la base d’un intérêt commun. Certaines  minorités ne peuvent faire entendre leurs voix que grâce au net. Grace aux blogs et aux commentaires dans les blogs, on peut connaitre et analyser les questions cruciales. La chose la plus importante pour le bloggeur est  qu’il peut s’exprimer sans restriction ou limite. &lt;br /&gt;Je ne remercierais jamais assez  la DEUTCHE WELE de m’avoir convié au Young Medias Summit ce qui a été pour moi une expérience enrichissante et plaisante. &lt;br /&gt;Un pétit coucou aux organisatrices (mention spéciale pour christine) et aux animateurs pariculièrement  Abdel Assim, qui a été invivable jusqu’au bout , ont rendu cette aventure inoubliable.&lt;br /&gt;Bebe BA&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3509771971788425753?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3509771971788425753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3509771971788425753' title='94 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3509771971788425753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3509771971788425753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/11/les-news-de-canalh.html' title='LES NEWS DE CANALH'/><author><name>LM®</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04286217803209089259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://1.bp.blogspot.com/_bkCioRlx7lc/SvX46RSAy3I/AAAAAAAAADM/k4PQVtpGWv0/S220/n1454529146_4363%5B1%5D.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-isScvFl0Tsg/TtaRGclSlgI/AAAAAAAAAFw/AHCBm6hnw2E/s72-c/DSC00210.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>94</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-6189582278837677622</id><published>2011-11-24T18:14:00.000Z</published><updated>2011-11-24T18:15:50.745Z</updated><title type='text'>Edito de KASSATAYA. Libéralisation des ondes : au nom de la Mauritanie plurielle.</title><content type='html'>La HAPA vient de proclamer les résultats de l’appel à manifestation d’intérêt pour l’attribution des licences de radio et de télévisions privées en Mauritanie. Comme son nom l’indique, il s’agissait d’une manifestation d’intérêt qui devait en principe lancer l’ouverture des ondes à la concurrence.  Bien naturellement, KASSATAYA avait introduit un dossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons créé une société anonyme de droit mauritanien, produit un engagement pour maintenir un actionnariat stable ainsi que les statuts et les pièces d’identité des actionnaires. Tous ces documents étaient notariés et le dossier instruit par un grand cabinet d’expertise qui a dans son portefeuille clients les plus grandes entreprises étrangères qui se sont établies en Mauritanie. Les résultats se passent de commentaire et pas seulement parce que KASSATAYA, le seul de tous les candidats à avoir une existence réelle depuis trois ans, n’a pas été retenu. Je souhaite bonne chance à la Mauritanie plurielle qui est une chance mais aussi une conquête permanente.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi l’occasion pour moi de remercier les auditeurs fidèles qui nous ont fait confiance et nous ont accompagnés depuis les premières heures de notre aventure. Leur soutien et leur confiance ont opéré comme de puissants moteurs qui nous ont permis de franchir monts et vaux. Nous avons mis un point d’honneur à rester fidèles à la ligne de conduite que nous nous étions fixée dès le départ et qui a servi de contrat moral entre nos auditeurs et nous. Plutôt que d’entretenir une relation amoureuse exclusive avec un camp nous avons préféré la réserver à l’objectivité et au traitement équilibré de l’information.  Ni avec ni contre qui que ce soit. Ni soumis ni assujettis à quelque puissance que ce soit. Politique, idéologique ou financière. Cette liberté de ton et cette indépendance sont restées notre viatique que nous avons porté en bandoulière tout le long de cette longue traversée. Nous avons dû pour cela nous asseoir sur nos propres opinions (que nous avons gardées pour nous et qui étaient différentes au sein de la rédaction) pour offrir aux auditeurs une information juste, équilibrée et variée. Si cette orientation n’a pas plu nous nous faisons forts de lui rester fidèles. Parce que c’est par conviction et non par souci de gestion de plans de carrière que nous avons investi ce champ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;KASSATAYA a ainsi pu compter sur le professionnalisme de ses équipes (bénévoles) pour briser le monopole de l’information et le culte de la pensée unique. Nous avons reçu chez nous tous les acteurs majeurs de la vie publique de notre pays de Mariam Daddah (première première dame) à Kadiata Malick Diallo (député) en passant par Messaoud Ould Boulkheir (président de l’Assemblée Nationale), Kane Hamidou Baba (député et président du MPR), Boidiel Ould Hoummeid (ancien ministre, président du parti El Wiam), Hamdi Ould Mahjoub (avocat, ministre la communication), Mohamed Ould Mowloud (président du parti UFP), Ibrahima Moctar Sarr (président du parti AJD/mr), Moustapha Ould Beddredine (député), Zeine ould Zeidane (ancien candidat à la présidence de la république, ancien premier ministre), Biram Ould Dah (président de l’ONG IRA anti esclavagiste), Aminetou mint el Moktar (présidente d’association), Ahmed Ould Daddah (chef de file de l’opposition), Tahra Mint Hembara (artiste), Ma’louma mint El Meidah (artiste), Myriam Soumaré (Championne d’Europe d’athlétisme), Ba Mamadou Samboly (un des pères fondateurs de la Mauritanie), Aissata Kane (première femme ministre en Mauritanie)… et pour finir le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz himself. D’aucuns ont crié « Général nous voilà », nous n’avons pas eu assez de forces pour le faire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il advienne et quoi que veuillent décider ceux d’en-haut, c’est une page de l’histoire du pays que vous et nous avons écrite ensemble. Nous n’avons pas attendu les subventions et les routes bitumées. Nous avons rassemblé le peu de moyens, de foi  et de courage que nous avions et nous sommes allés à l’aventure. Cette foi reste inébranlable. Et tant que nous n’aurons pas l’assurance que la diversité des opinions et des cultures est une réalité vivante en Mauritanie, nous resterons sur le pont. Avec vous, si vous voulez bien nous accompagner.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Abdoulaye Diagana&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : www.kassataya.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-6189582278837677622?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/6189582278837677622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=6189582278837677622' title='95 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6189582278837677622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6189582278837677622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/11/edito-de-kassataya-liberalisation-des.html' title='Edito de KASSATAYA. Libéralisation des ondes : au nom de la Mauritanie plurielle.'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>95</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-5520041489547039783</id><published>2011-11-20T19:27:00.001Z</published><updated>2011-11-20T19:29:31.077Z</updated><title type='text'>Mint Vergès se fait copieusement insulter sur le net francophone</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Après une singulière sortie à Rosso où Mint Vergès, la bien nommée, a, selon alakhbar, «  fustigé la dominance de langue française dans l’administration », madame Mint Vergès a eu droit à une volée de bois vert. Tantôt les uns rapportent que Mint Vergès n’est pas homologué comme un nom ni arabe, ni berbère, ni wolof, ni poular, ni bambara, ni africain, tantôt d’autres y vont  même de l’insulte en parlant de prostitution : « Vraiment drôle et déconcertant ! Ils font leurs études en Français, leurs affaires en Français, se prostituent en français, inscrivent leurs enfants dans les écoles françaises, mais réclament que l'arabe soit la langue absolue... C'est sans aucun doute une stratégie pour plaire au grand lion », et ce sur des sites célèbres annonçant en gros leur fameuse charte… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mint Vergès ne mérite pas de telles remarques. C’est dur en Mauritanie surtout à l’époque des petits minables racistes, ignorants et complexés, de s’appeler Vergès ou autres toubabités. Madame Vergès a dû toute sa vie entendre des salauds faire des commentaires sur les français soit directement soit indirectement ; cela a dû être très dur. Aussi, si cela peut lui faire du bien d’attaquer la langue d’une partie d’elle-même, nul  ne doit lui en vouloir car il faut mettre cela sur le compte d’une torture administrée par l’entourage d’un système sordide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste qu’a-t-elle dit ? Juste qu’il fallait fustiger la dominance de la langue française dans l’administration ». D’abord il faut se méfier les traductions d’Alakhbar qui cascade au hasard avec la langue de Vergès or en la matière chaque mot compte car seuls les ignorants ne savent rien de la conséquence d’un mot. Ensuite, même à admettre que pour une fois alakhbar ait utilisé le mot juste par un heureux hasard, madame Vergès semble avouer que le français domine l’administration. Ce genre d’aveu ne peut plaire aux petits minables racistes, ignorants, complexés et chauvins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs si vous posez la question à Aziz lui-même, il vous dira à l’instar de l’esclavage, de la binationalité et autres réalités de la place, que la langue française n’existe pas dans l’administration ou du moins qu’il ne l’a jamais entendue ni lue ! D’ailleurs vous dira-t-il, il en veut pour preuve que l’article machin de la constitution truc ne parle nulle part de la langue française ! Il n’y est question que de l’arabe comme langue officielle et des autres dialectes comme dommages collatéraux. Comment alors oser parler de la langue française dominant l’administration ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons Aziz et ses formules qui ne l’engagent que devant Dieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retournons à nos moutons, c’est le cas de le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame Vergès a le droit de dire ce qu’elle a dit, elle a le droit de défendre l’arabe comme si l’arabe était menacé ; les israéliens font de même comme si les arabes israéliens étaient une menace pour leur existence. Qui peut attaquer l’arabe, langue du Coran ? Qui ne défendrait pas cette langue sublime car même quand n’y comprend rien, il suffit d’entendre le coran récité comme il faut pour être bouleversé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas le sujet !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet étant juste pourquoi une telle haine de la langue française qui est le ciment permettant à tous de se comprendre ? Pourquoi une telle haine de la France sans laquelle la Mauritanie n’existerait pas, ni elle ni l’administration, ni nos institutions, ni notre démocrassie, ni l’organisation de l’armée, ni rien qui tienne debout ou qui tenait debout avant d’être détruit par les petits minables, racistes, ignorants et complexés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a qu’une réponse à cela : le minable niveau des tenants de la division éternelle. Celles et ceux qui se battent pour une Mauritanie à quatre pattes, aliénée, vivant dans des fantasmes et des chimères pour mendier éternellement en réduisant la majorité du pays à la misère et l’ignorance afin que les dirigeants se sentent au moins plus grands que ce qu’ils ont réduit au bas le plus plat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il éternellement bondir pour défendre la langue française ? Ce n’est pas la langue française que nous défendons mais une de nos langues à laquelle nous tenons. Une langue qui nous permet d’une part de communiquer avec tous ou la plupart et une langue qui nous permet d’échapper à l’ignorance et la propagande de l’élite qui envoie ses enfants au lycée français, se soigne à l’étranger et excite le peuple contre la France et l’occident !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi la France reste-t-elle là à ne rien dire face à un gouvernement mendiant d’une part sa défense sans parler du reste pendant qu’il envoie tous ses seconds couteaux exciter la haine de la France et de l’occident ? La France doit agir vite car ces discours racistes qui vont contre l’histoire du pays sèment la haine de l’occident. De là que l’on ne voit plus d’européens marcher dans les rues car la peur est là ! Bravo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France doit chasser du lycée français quiconque ose attaquer la France et sa langue surtout venant du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croyez bien que je n’ignore rien de l’état de la France d’aujourd’hui : une France réduite à sa plus petite expression, la France bassement raciste d’un vulgaire Guéant, la France qui ne rate aucune occasion d’humilier les étrangers, mais est-ce une raison d’en vouloir aux français ou à la langue française ? Si cela n’en tenait qu’à moi, j’aurais chassé la France de Sarko de la francophonie jusqu’au retour d’esprit plus dense, plus haut moins bassement calculateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue française n’appartient pas à la France, du moins pas la France d’aujourd’hui ni celle d’hier ni même celle de demain ; cette langue que nous chérissons appartient à la France des immortels, celle d’une poignée d’esprits que le hasard fit naître français à une époque où l’esprit humain pouvait encore atteindre les cieux où ne règne que Dieu ! Ces français-là qui n’avaient de français que le nom car ils étaient citoyens du monde, nous ont permis de voir d’autres latitudes de l’esprit et du cœur. Comment les trahir, maintenant que la France est à genoux ? Qu’elle y reste ! Que m’importe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Seul compte à mes yeux qu’on ne vienne pas me dire que cette langue ne vaut rien, que c’est la langue du colon alors que la langue du colon par excellence en Afrique c’est bien l’arabe ! Pourquoi laisser les complexés vouloir effacer le français ? C’est une absurdité à l’heure où partout les administrations font tout pour que les enfants cumulent les langues !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah ! Passons ! Madame Vergès et d’autres pourront toujours attaquer le français, ils ne pourront jamais l’atteindre car la langue française n’est pas de leur niveau…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par vlane.a.o.s.a &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-5520041489547039783?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/5520041489547039783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=5520041489547039783' title='100 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5520041489547039783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5520041489547039783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/11/mint-verges-se-fait-copieusement.html' title='Mint Vergès se fait copieusement insulter sur le net francophone'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>100</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3069832513543899909</id><published>2011-11-15T19:58:00.000Z</published><updated>2011-11-15T20:00:23.485Z</updated><title type='text'>Un combattant des droits humains embastillé en Mauritanie</title><content type='html'>Commissaire aux Droits de l'Homme de 2008 à 2010 dans le gouvernement mauritanien, Mohamed Lemine Ould Dadde est maintenu en prison sans jugement depuis plus d'un an. Son sort atteste la persistance d'archaïsmes et de tabous socio-ethniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul en Mauritanie n'est mieux à même de rédiger un rapport détaillé sur l'appareil judiciaire local et le système carcéral du cru que l'ancien commissaire aux droits de l'homme. Et pour cause: Mohamed Lemine Ould Dadde, 44 ans, croupit depuis près de quatorze mois dans la prison civile de Nouakchott. Réclusion au demeurant illégale à compter du 27 septembre dernier, date de l'expiration de sa détention provisoire.&lt;br /&gt;Que reproche un parquet aux ordres à cet activiste libéral, hier farouche opposant au régime autocratique de Maaouiya Ould Taya (1984-2005)? Officiellement, des malversations et détournements d'un montant de 271 millions d'ouguiyas, soit 750000 euros, commis dans l'exercice de ses fonctions. Grief fantaisiste, au regard des incohérences et des à-peu-près d'un dossier d'accusation digne de figurer parmi les études des cas soumises à des étudiants en droit de première année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute cet informaticien de formation, diplômé de Sciences-Po Paris et marié à une Française, eut-il le tort de soutenir le général Mohamed Ould Abdel Aziz, putschiste sanctifié depuis lors par les urnes, de croire à ses promesses d'ouverture mais plus encore d'accepter en septembre 2008 une mission qui lui conférait un rang ministériel. Deux ans après, il sera donc limogé par décret puis arrêté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Engagement contre l'esclavage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout indique que ce noble de la tribu des Tagounanet, fils d'un notable érudit, paie avant tout son engagement résolu contre l'esclavage et autres traditions féodales, tels l'excision ou le gavage des jeunes filles promises au mariage. A l'évidence, ses initiatives en faveur des Haratine, serfs négro-africains affranchis, auront irrité une élite arabe attachée à la perpétuation d'archaïsmes socio-ethniques. Mohamed Lemine avait d'ailleurs d'emblée prêché l'exemple, rendant sa liberté à son " frère de lait " Etman, l'esclave qui, conformément aux usages maures, lui fut alloué à sa naissance. Mais voilà: dans la Mauritanie de 2011, les tabous ancestraux font de la résistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Quai d'Orsay, qui suit de près l'affaire, a fait part le 8 novembre de sa "préoccupation" et réitéré son plaidoyer en faveur du "respect de la légalité de la procédure et des droits" du proscrit. Quant à l'épouse de ce dernier, Céline Brard, elle a pu le rencontrer sur place à la Toussaint et envisage un nouveau voyage à Nouakchott fin décembre. On imagine sans peine le cadeau de Noël dont elle rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: L'Express&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3069832513543899909?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3069832513543899909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3069832513543899909' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3069832513543899909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3069832513543899909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/11/un-combattant-des-droits-humains.html' title='Un combattant des droits humains embastillé en Mauritanie'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-2010699587777527137</id><published>2011-11-06T10:50:00.000Z</published><updated>2011-11-07T14:15:39.863Z</updated><title type='text'>le recensement en Mauritanie : En a-t-il saisi tous les enjeux ?</title><content type='html'>Cadre de Concertation des Réfugiés &lt;br /&gt;Mauritaniens au Sénégal &lt;br /&gt;Contribution : Le Haut Commissariat des nations unies pour les réfugiés s’invite au débat sur &lt;br /&gt;le recensement en Mauritanie : En a-t-il saisi tous les enjeux ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il faut reconnaitre que le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCNUR) s’est invité au débat sur le recensement tant controversé en Mauritanie. L’a-t-il fait à tord ou à raison ? En a-t-il perçu les enjeux ? Il appartiendra à chacun de l’apprécier. &lt;br /&gt;Toujours est-il que ce recensement appelé enrôlement et dont l’objectif déclaré est la sécurisation et l’établissement des documents d’état civil oppose farouchement, d’une part les autorités mauritaniennes, et d’autre part une grande partie de la communauté négro-mauritanienne particulièrement représentée, dans ce contexte de crise, par le mouvement social « Ne Touche Pas à Ma Nationalité ». Toutefois, il faut admettre, par ailleurs, à ce propos, qu’on a assisté à une véritable levée de boucliers de mauritaniens venus de tous les horizons (organisations de défense des droits de l’homme notamment le forum national des organisations des droits de l’homme, Partis politiques, simples citoyens…), pour dénoncer des opérations de recensement jugées discriminatoires, mal préparées, mal organisées, non respectueuses de la diversité ethnique, menaçantes pour la cohésion nationale. Les manifestations contre ce recensement ont conduit à une répression farouche de la part des autorités mauritaniennes qui ont tiré à balles réelles sur des jeunes de Maghama, ville située au sud du pays, dans la vallée du fleuve Sénégal, tuant une personne et faisant de nombreux blessés parmi les manifestants. Les responsables de ces crimes doivent bien répondre de leurs actes devant la justice, s‘il y a un minimum de justice en Mauritanie. &lt;br /&gt;Pourtant, c’est bien dans ce contexte que le HCNUR s’est prononcé au moins à deux occasions sur ce recensement. La première occasion renvoie aux déclarations contenues dans le numéro 107 du quotidien sénégalais « l’Enquête » du vendredi 14 octobre 2011, et que l’on peut attribuer à Monsieur Ruffin Gilbert Loubaki, Représentant régional adjoint du HCNUR résident à Dakar. Sous forme d’un démenti, Monsieur Loubaki déclare que « les réfugiés volontairement retournés ne sont pas victimes de stigmatisation et leur nationalité n’est pas remise en question [selon les termes]… de l’accord tripartite entre l’Etat du Sénégal, la Mauritanie et le HCR ». Il s’agit d’un accord tripartite signé en novembre 2007 à Nouakchott entre la Mauritanie, le Sénégal et le HCNUR garantissant et organisant les opérations de rapatriement des réfugiés mauritaniens au Sénégal et qui avaient démarrées en janvier 2008. La deuxième occasion renvoie aux déclarations de la représentante résidente du HCNUR en Mauritanie, Madame Nada Mehered, le 12 octobre 2011, lors de la cérémonie de lancement du projet d’enrôlement des rapatriés de Rosso placée sous l’égide du ministère mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation et en présence des missions diplomatiques accréditées à Nouakchott et des donateurs. En effet, Madame Mehered a déclaré sur les ondes de Radio France Internationale, le 14 octobre 2011, et à propos des rapatriés concernés par le recensement tant controversé que « la procédure est simplifiée pour le recensement des negro-mauritaniens ». A cela, Monsieur Ibrahima Amadou Ndiaye, président de l’Union nationale des rapatriés rétorquera que ce recensement, d’ailleurs, n’est pas une priorité et que s’il existe à leurs intentions des programmes des autorités mauritaniennes et du HCR pour leur insertion, « la priorité est de régler le problème des terres spoliées que les rapatriés ont du mal à récupérer ». D’ailleurs, les déclarations faites par les représentants de HCNUR à ce propos, &lt;br /&gt;nous font penser à celui qui cherche à défoncer une porte déjà ouverte. Car, il ne viendrait pas à l’idée et de façon flagrante au gouvernement du Général Abdel Aziz de nier la nationalité des rapatriés, qu’il a forcément reconnue de facto, dès lors où il accepté leur retour au pays. Par contre, il faut souligner que de nombreux rapatriés ne bénéficient pas jusque-là de pièces d’identité nationale, alors que la dernière vague de réfugiés venus du Sénégal est rentrée en janvier 2011. Aussi, nous demandons au HCNUR de ne pas déplacer le problème. Le recensement en cours ne doit pas être l’arbre qui cherche à cacher la forêt. Le problème qui se pose en Mauritanie est celui qui concerne la cohabitation entre ses différentes composantes nationales, d’un côté les négro-mauritaniens et de l’autre les arabo-berbères que l’on appelle communément les maures. Ce problème se traduit par la volonté de la minorité hégémonique maure d’imposer sa domination sur les négro-mauritaniens et qui a conduit aux tragiques événements de 1989-90. Aussi, le HCNUR, dans sa collaboration avec la Mauritanie, doit toujours avoir en vue cette donnée. Il ne doit jamais perdre de vue les violations massives des droits de l’homme en Mauritanie et dont le caractère raciste et génocidaire ne sont plus à prouver et ceci au regard : des déportations massives de populations exclusivement noires de Mauritanie, des exécutions sommaires dont elles ont été victimes ; des pogroms opérés dans les corps de l’armée mauritanienne et autres services de sécurité à l’encontre des éléments négro-mauritaniens ; de l’existence de fosses communes, des expropriations à grande échelle, des viols et autres humiliations. Toutes choses commises par les forces armées et de sécurité mauritaniennes entre 1989 et 1991, contre ses propres citoyens. C’est l’occasion de demander, de grâce, aux institutions étatiques ou autres, aux organes de presse, à tous ceux que la scène politique mauritanienne intéressent, qu’ils arrêtent de faire du négationnisme en prétendant faussement que les présences des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali ne seraient que la conséquence de leurs fuites chez leurs voisins, afin d’échapper on ne sait à quel conflit interethnique. De grâce que l’on cesse ces fausses déclarations, dès lors où officiellement, l’Etat mauritanien a reconnu sa responsabilité concernant les crimes racistes commis contre ses propres ressortissants et notamment les déportés qui à l’instar de ceux du Sénégal, comme on le sait, ont entamé leurs rapatriements en Mauritanie, depuis janvier 2008, dans le cadre de l’accord tripartite susmentionné. Ne soyons donc pas plus royaliste que le roi. Pour éviter la récidive de tels événements tragiques et pour mieux comprendre ce qui se joue autour de ce recensement qui divisent les mauritaniens, il faut rappeler les vraies motivations qui ont conduit aux événements dits de 1989. Ce qui a motivé ces crimes racistes susmentionnés a été, en partie, évoqué, par l’ONG agir pour les droits de l’homme, dans sa revue de juillet-aout 1999 : « en 1990, à la faveur de la guerre du golf et au motif d’un invraisemblable complot pro-israélien, plusieurs mauritaniens de race noire essentiellement d’ethnies pulaar et soninké sont arrêtés. Il s’agit surtout de militaires et de fonctionnaires, le gouvernement mauritanien fervent soutien de Saddam Hussein croyait-il par ses agissements sanglants affermir la domination maure ». Nous voulons insister sur le fait qu’en Mauritanie, les responsables de ces crimes ne sont pas inquiétés et jouissent toujours d’une impunité totale. Une seule condamnation a vu le jour à ce propos. Il s’agit de celle prononcée en juillet 2005, par la cour d’Assise de Nîmes (France) qui a condamné le capitaine mauritanien Ely ould Dah, par contumace, à la peine maximale de dix ans de réclusion, pour crimes de tortures sur des militaires negro-mauritanien en 1990-1991. &lt;br /&gt;Par ailleurs, ce n’est pas la promesse faite par le régime politique du Général Mohamed ould Abdel Aziz issu du coup d’état d’aout 2008 et qui fut annoncée par son ministre des affaires islamiques, de repérer et de marquer les tombes des victimes des événements ici évoqués, qui scellera la réconciliation nationale. La réconciliation nationale ne se fera pas tant que perdurera, en Mauritanie, l’impunité et le négationnisme. Le HCNUR et plus globalement la communauté internationale doit prendre la vraie mesure de ce qui se passe réellement dans ce &lt;br /&gt;pays, avant qu’il ne soit trop tard. C’est l’occasion de rappeler, que par rapport aux graves atteintes aux droits de l’homme perpétrées contre les noirs mauritaniens entre 1989 et 1991, il a fallu attendre onze années plus tard pour qu’intervienne la première réprimande internationale à l’adresse du gouvernement mauritanien. Elle date de 2000 et émane de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, sous formes de recommandations. Que la communauté internationale sache qu’en Mauritanie, tant que les responsables du génocide contre les négro-mauritaniens sont en liberté et continuent à servir dans l’administration et ailleurs, les mauritaniens des différentes communautés resteront divisées sur tout. Le recensement actuel, comme d’autres questions en témoignent. Le comportement de nos génocidaires en Mauritanie ressemble tout craché à ce que pense, Carla Del Ponte, l’ex-procureur près du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, des génocidaires de guerre. S’adressant, lors d’un colloque- dans le contexte qui est le sien- à des diplomates et à des ambassadeurs perplexes quant à l’impact de la justice sur la paix, elle laisse entendre que les leaders de génocides n’ont exprimé aucun signe de remords, qu’elle n’a vu aucun signe de réconciliation et que de toute façon, son objectif c’est de rendre la justice, celui de poursuivre les plus hauts responsables, que cela ait un impact politique ou pas.( cf. quotidien sénégalais Walafajri du 9 octobre 2006-no 4371). L’offensive menée actuellement par la cour pénale internationale dirigée par Luis Moreno Ocampo va bien dans ce sens. Aussi, faut-il souligner que si nos génocidaires de Mauritanie avaient tiré des leçons des événements tragiques de 1989-91, ils ne nous auraient pas concocté ce recensement dont le seul but est de parachever, entre autres choses, leurs sales besognes commencées en 1989. Ce sont ces mêmes racistes chauvins qui ont joué et continuent de jouer du dilatoire pour freiner autant que possible les rapatriements des réfugiés mauritaniens du Sénégal. Le HCNUR, pour des raisons diplomatiques ne dénoncera certainement pas ces pratiques dilatoires, mais il n’ignore pas que les autorités mauritaniennes, sans aucune raison valable, auront décidé d’arrêter, plus d’une fois et pendant presque deux années cumulées, les opérations de rapatriement des réfugiés mauritaniens au Sénégal prévues dans le cadre de l’accord tripartite susmentionné. Après maintes réunions reportées de la commission tripartite chargée des opérations de rapatriement, de rendez-vous manqués, de faux-fuyants dont sont responsables les autorités mauritaniennes, finalement celles-ci proposeront une stratégie, qui sera approuvée lors de la rencontre tripartite tenue à Dakar le 19 octobre 2011, concernant le rapatriement de 6691 réfugiés mauritaniens au Sénégal qui prendra fin en 2012. Les manifestations récurrentes des réfugiés mauritaniens au Sénégal et les pressions discrètes du HCNUR ont eu raison de la mauvaise volonté des autorités mauritaniennes qui auront usé de méthodes dilatoires jusqu’au bout. Le comportement des autorités mauritaniennes apparait ici comme un sabotage de tout le processus de rapatriement et ceci tant au regard de la situation désastreuse que l’on fait vivre aux rapatriés mauritaniens retournés chez eux, qu’au regard du doute et du découragement qu’elles ont suscités chez les réfugiés mauritaniens qui ont choisi de rester au Sénégal, en attendant un contexte politique favorable, pour envisager le retour dans leurs pays. Si le régime du Général Abdel Aziz pense avoir, par ces méthodes dignes de la Gestapo, réussi à éloigner définitivement de leur pays, les réfugiés mauritaniens restés au Sénégal, il s’est lourdement trompé. Ces réfugiés ont fait l’objet d’un recensement au Sénégal qui a débuté en mai 2011 et qui est toujours en cours et au terme duquel, ils bénéficieront de documents biométriques de réfugiés. Par ailleurs, s’il est vrai, selon Monsieur Loubaki, représentant régional adjoint du HCNUR à Dakar, que son institution a « signé un mémorandum avec l’Etat du Sénégal, depuis le mois de juillet dernier pour délivrer la carte d’identité sénégalaise à ceux qui le souhaitent » (cf. quotidien Enquête no 107.vendredi 14 octobre 2011), il n’en demeurera pas moins que nous nous battrons, jusqu’à notre dernière énergie, pour qu’aucune naturalisation d’un quelconque réfugié mauritanien ne soit une réalité. D’où la création, de notre part, du cadre de concertation des réfugiés mauritaniens au &lt;br /&gt;Sénégal tel que décidé lors de l’Assemblée générale annuelle des réfugiés mauritaniens au Sénégal tenue, dans le département de Richard Toll, le 10 avril 2011, dans le site de réfugiés de Thiabakh. Nous restons vigilants, car dans l’article ici cité du quotidien sénégalais, on y décèle des contradictions. En effet, il y est écrit par-ci par-là que « trois options s’offrent aux réfugiés mauritaniens. Ils ont la possibilité de choisir le rapatriement volontaire, l’intégration locale ou la réinstallation ». On peut lire aussi plus loin, dans le même quotidien que « ceux qui ont opté de rester au Sénégal vont être naturalisés », bien entendu, on parle toujours des réfugiés mauritaniens dans ce pays. Par, ailleurs, dans le contexte préélectoral trouble au Sénégal, à l’approche de l’élection présidentielle de février 2012, nous souhaitons vivement que les réfugiés mauritaniens soient tenus à l’écart de ces enjeux politiques sénégalo-sénégalais, leurs naturalisations en tant que sénégalais pourraient être source d’inquiétudes. Toutefois, notre souci majeur reste que les réfugiés mauritaniens ne fassent pas le jeu de la politique raciste des régimes politiques mauritaniens qui, après les déportations massives des années 1989-91, usent d’un recensement discriminatoire et de pratiques dilatoires, pour se tailler une majorité démographique en faveur des arabo-berbères de Mauritanie, en vue de justifier et de conforter leur politique d’exclusion et de domination des négro-mauritaniens. Dans ce contexte, nous appelons tous les mauritaniens où qu’ils se trouvent à prendre contact avec leurs proches ou parents réfugiés au Sénégal pour les dissuader d’accepter toute démarche visant à leur absorption par le Sénégal. Nous ne renions pas notre identité ethnique, toutefois nous ne la revendiquerons pas au détriment de notre citoyenneté mauritanienne. Ces propos, nous sont inspirés par ceux tenus par l’ancien représentant du HCR chargé des affaires et des opérations pour l’Afrique occidentale, orientale et centrale. Il s’agit de Monsieur Albert Alain Peter qui justifie le gel de l’assistance aux réfugiés mauritaniens au Sénégal, en 1995, par le fait que ces réfugiés n’avaient pas de statuts et bien qu’ils soient « des étrangers installés au Sénégal et au Mali….ils se sont confondus avec la masse…ce sont les mêmes populations qui parlent les mêmes langues… ». (cf. jeune Afrique numéro 1882 de janvier-février 1997). Il faut dire qu’à cette époque, les pressions diplomatiques étaient très fortes sur le HCNUR, le lobbying auprès de certaines chancelleries occidentales avaient porté ses fruits. Ainsi, la tendance à vouloir faire absorber les réfugiés mauritaniens par leur pays d’exil ou à les faire revenir discrètement, individuellement, en catimini chez eux, contre l’idée de tout retour organisé, était bien la tendance dominante. Vous comprendrez alors toute notre vigilance. Une vigilance que nous devons maintenir, eu égard aux déclarations officielles du ministre mauritanien de l’intérieur Monsieur et de la décentralisation Mohamed ould Boillil qui prétend, contre toute évidence, qu’il n’existe pas de réfugiés mauritaniens au Mali. Qu’en pense le HCNUR qui a annoncé avoir enregistré près de 10.000 réfugiés mauritaniens au Mali ? Pour faire avaler une telle couleuvre, prêtez-nous l’expression, les autorités de Nouakchott compte sûrement sur leur lobbying en direction des occidentaux à qui le régime du Général Abdel Aziz tente de vendre sa coopération jugée exemplaire contre le terrorisme islamiste de Al Qu’Aïda qui sévit dans la zone sahélo-saharienne. Ce qui lui permettra, croit-il, de légitimer tous ses forfaits, aux yeux de ses partenaires occidentaux. La communauté internationale se doit de ne pas être complaisante avec le régime miliaire du Général Abdel Aziz qui s’est taillé sur mesure les habits d’un régime civil et démocratique, en utilisant et en abusant des accords de Dakar de juin 2009, qu’il sera amené à rejeter par la suite. Des accords qu’il avait pourtant cosignés avec les adversaires à son coup d’état. Ces accords étaient parrainés par la communauté internationale grâce à la médiation du groupe contact sur la Mauritanie et étaient censés sortir le pays d’une longue crise politique consécutive au coup d’état contre le régime démocratiquement élu de Mohamed ould Cheikh Abdallahi. Ces accords auraient permis le retour à l’ordre constitutionnel démocratique, grâce à l’organisation d’élections générales sur une base consensuelle et grâce aussi à l’ouverture d’un dialogue inclusif impliquant toutes les parties prenantes et pouvant porter sur toutes les &lt;br /&gt;questions jugées d’intérêt national. Après, plus de deux années de tergiversations face à son opposition qui exige le respect des accords de Dakar, comme base de tout dialogue politique, en vue d’assoir une véritable démocratie en Mauritanie et de pacifier l’espace politique, voilà que le régime de Abdel Aziz appelle à un dialogue politique lancé le 17 septembre 2011 dont il a fixé unilatéralement les règles. Les conclusions de ce dialogue intéressent très peu de mauritaniens. Et, surtout pas l’opposition parlementaire la plus représentative qui n’a pas participé à ce dialogue jugé « de farce ». Elle a été conduite logiquement à en rejeter tous les résultats. D’aucuns, d’ailleurs, pensent que ce recensement tant controversé n’est qu’un moyen de divertir dangereusement les populations mauritaniennes qui comprennent de mieux en mieux les enjeux politiques relatifs à l’établissement des documents d’état civil ; ils savent que c’est de ces documents que dépendent leur reconnaissance en tant que citoyens et qu’à ce titre, ils pourront exercer et revendiquer en toute liberté leurs droits civils, civiques et culturels... Savez-vous qu’en Mauritanie, des centaines de milliers d’esclaves de la communauté harratine n’ont pas de documents d’état civil ? Ceci dit en passant, les militants antiesclavagistes font l’objet, en ces périodes, d’une répression farouche de la part de la soldatesque du Général Abdel Aziz et ceci malgré le vote d’une loi législative, en aout 2007, criminalisant l’esclavage. Rien d’étonnant à cela, lorsque le chef d’état de fait du pays prétend que : « est esclave, qui le veut ». &lt;br /&gt;De ce qui précède, il ressort que la question du recensement est un enjeu de taille tant au plan politique qu’au plan ethnoculturel. Il est utile de souligner que c’est de la fiabilité des documents de l’état civil en Mauritanie, grâce à un recensement dont aucun citoyen mauritanien ne serait exclu que dépendra tout naturellement l’organisation d’élections libres et transparentes qui sont les caractéristiques les plus évidents de la démocratie moderne. La Mauritanie doit s’inspirer de la crise ivoirienne, pour éviter le pire. Alors, nous appelons la communauté internationale à se pencher sur la situation sociopolitique dangereuse de la Mauritanie qui témoigne de l’échec du régime politique du Général Mohamed Ould Abdel Aziz à rétablir l’ordre démocratique et la paix civile qui régnaient avant son putsch d’aout 2008 qui est à l’origine du renversement du régime du président démocratiquement élu, Mohamed ould Sidi Cheikh Abdallahi. Ce dernier avait entamé un processus de réconciliation nationale qui devait régler la question des graves violations des droits de l’homme nés des événements tragiques dits de 89, que nous avons largement commentés . Cette réconciliation nationale a été sacrifiée par le régime militaire du Général Abdel Aziz qui, aujourd’hui, pour faire bonne figure, a revêtu les dehors d’un régime civil démocratique. Sa gestion unilatérale et périlleuse de la chose publique est source de nombreuses tensions et d’instabilité qui menacent l’existence même de l’Etat mauritanien, la contestation gronde partout, nous demandons l’intervention de la communauté internationale en Mauritanie, pour nous éviter le pire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Touré &lt;br /&gt;Dakar, le 31 octobre 2011. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-2010699587777527137?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/2010699587777527137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=2010699587777527137' title='69 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/2010699587777527137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/2010699587777527137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/11/le-recensement-en-mauritanie-en-t-il.html' title='le recensement en Mauritanie : En a-t-il saisi tous les enjeux ?'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>69</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-2347079441546394599</id><published>2011-10-05T21:30:00.004+01:00</published><updated>2011-10-05T21:33:03.624+01:00</updated><title type='text'>Mauritanie: Un entêtement dangereux!</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Le sang a coulé et, si l'on y prend garde, des jours torrentiels peuvent s'ensuivre. Ce n'est pas faire preuve de pessimisme que de le dire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule issue pour apaiser la tension palpable partout en Mauritanie est la renonciation sans appel au recensement en cours, lequel recensement vaut négation de citoyenneté pour une large partie de la population. Le pouvoir n'en fait qu'à sa tête, il ne veut pas entendre les cris d'indignation et de révolte légitime qui proviennent de la rue. Il fonce tête baissée, sûr de son bon droit. Il a choisi l'aveuglement et la surdité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sait-il seulement où cela peut conduire? Sans être alarmiste, je dis que nous sommes en train de réunir les ingrédients indigestes pour l'explosion, comme si, volontairement, nous précipitons notre perte en tant que nation et culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que la seule solution qui nous est offerte réside dans le dépassement des mesquineries et des combines et, surtout, dans la prise en considération que la Mauritanie est bien notre richesse commune. Elle ne doit pas appartenir à des clans idéologiques prêts à tout pour se la partager. Or le recensement en cours est une volonté inavouée et sournoise de certains milieux qui veulent mettre sous verrou l'avenir du pays en s'octroyant, par tous les moyens, la majorité sociologique. Le pouvoir aurait grandement tort de ne pas entendre les fureurs qui se déchaînent et qui, non apaisées, peuvent mener à tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Un jeune homme est mort, il est mort parce qu'on lui refusait l'héritage de ses ancêtres, il est mort parce que, du jour au lendemain, on a voulu faire de lui une personne de nul part. Oui, il est mort. Vivant, il était mauritanien. Mort il l'est encore plus, car par il n'a pas hésité à donner sa vie pour ce qui avait plus de valeur à ses yeux : sa nationalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements actuels ne sont que le résultat de mille et une frustrations accumulées pendant plusieurs décennies par la communauté noire méprisée. Ceux qui manifestent leur réprobation sont ceux qui ont toujours été écartés de la vie nationale et qui, dans l'espoir d'avoir la place qui leur revient de droit, ont, comme un seul homme, voté pour l'actuel président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mal leur en a pris! Car il ne leur a pas fallu beaucoup de temps pour s'apercevoir qu'on leur a vendu du sable en plein désert. Ceux qui caressaient le vieux rêve d'une Mauritanie majoritairement arabe étaient à l'affût. L'année 1989 fut l'année de leur gloire. Par le meurtre organisé, ils faillirent réaliser leur rêve et les assassins courent toujours, ils se pavanent à travers le pays, narguant les familles des victimes. Le départ de Taya ne marque pas la fin du mépris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est être naïf que de croire cela. N'a t-il pas été remplacé par un de ses sbires, Ely O. Mohamed Vall, le héros qui n'en était pas un! N'était-il pas au coeur des sanglants événements de 1989 en tant que chef de la sûreté? Il ne pouvait rien ignorer du complot ourdi contre les négro-mauritaniens! Mais l'histoire a prouvé que les peuples aiment applaudir les oppresseurs. Les Congolais ne regrettent-ils pas Mobutu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'entend-on pas souvent à Nouakchott des phrases telles que" il n'y a plus d'argent dans le pays" ou "c'était bien au temps de Maouiya" ou encore " on était mieux avant". On va même jusqu'à trouver des circonstances atténuantes à Taya qui était un bon président mais fort mal entouré. Bien entouré ou mal entouré, je sais simplement que le poisson pourrit par la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors que de 1984 à 2005, il n'y a pas eu de gouvernement en Mauritanie mais une succession d'associations de malfaiteurs qui, aujourd'hui encore,exhibent leur butin sans la moindre pudeur. Reconnaissez que dans un pays où chaque année les gens se disent" on était mieux l'année dernière" est un pays tout de même curieux! Je dois à la vérité et à l'honnêteté de dire que jamais le nom de l'actuel président n'a été cité parmi les acteurs des événements de 1989. Je vais plus loin en affirmant que son élection est tout ce qui a de plus valide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait accompli un geste fondateur en organisant une prière à la mémoire des victimes, avait demandé pardon au nom de la nation mauritanienne. Ce geste lui avait valu les voix de toute la vallée. La suite est une autre histoire.Mais qui ne serait pas tombé dans un tel piège? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idéal de la nébuleuse, que nous sommes en droit de combattre, est de vivre dans une Mauritanie dans laquelle les Noirs occuperaient des places de subalternes taiseux. Et des décennies durant, les Noirs se sont tus! Mais aujourd'hui les muets parlent, leur insolence les pousse même à crier, à vociférer leur indignation et à faire siffler les oreilles qui ne veulent pas entendre. Face à la situation, le moins qu'on puisse dire est que le pouvoir a choisi la voie la moins intelligente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a choisi la fuite en avant. Au lieu d'arrêter net cette opération d'enrôlement, de revoir sa méthode, de procéder à un travail pédagogique, de purger les inquiétudes pour que chaque mauritanien accepte de se faire recenser en toute confiance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a choisi de vaincre et non de convaincre. Des Noirs, qui ne représentent qu'eux-mêmes, ont été dépêchés- je devrais dire "envoyés en mission de servilité "- pour faire accepter le principe du recensement en l'état aux populations contestataires. Stratagèmes échus! On prend quelques "nègres de service", on leur dicte ce qu'ils doivent dire et l'on croit que le tour est joué. Faut-il en vouloir à ces gens-là? Je ne sais. Mais il est évident qu'ils n'agissent pas par convictions mais pour des raisons alimentaires; leur survie en dépend ! Le pouvoir doit reculer et cela n'a rien d'humiliant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce qui est en jeu, c'est l'identité de milliers de femmes et d'hommes qui, chacun à la place qui est la sienne, ont contribué à l'édification du pays. Quelle ingratitude, doivent-ils se dire ! Il y a plus urgent que le recensement. Car pendant que le pouvoir courent après la suprématie numérique, la majorité sociale,elle,se languit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le pouvoir serait bien avisé de s'occuper du sort de cette majorité. La majorité sociale, ce sont ces Mauritaniens qui se réveillent le matin en se posant la question de savoir ce qu'ils vont manger dans la journée. La majorité sociale,ce sont ces femmes et ces hommes qui travaillent pour leur pays et qui ne peuvent assurer un avenir à leurs enfants. Il 'est jamais trop tard pour recenser la population en bonne et due forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L'urgence, c'est de reformer notre système éducatif qui est le plus lamentable du continent africain. La majorité sociale ne continuera pas à accepter sa condition. Elle est au bas de l'échelle et, peut-être, que le jour n'est plus loin où il voudra en découdre avec ceux qui sont en haut, les tenant pour responsables de sa détresse. Son premier souci est de manger et, après seulement, de se faire recenser ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Mauritanie, à cause de faux problèmes, est en deçà de ce qu'elle doit être, en deçà du rang qu'elle doit occuper dans dans le concert des nations. Cela par la volonté néfaste de ceux qui pensent que cette terre est à eux. Et à seul ! Mauritanien antique, je ne laisserai ni ceux qui prétendent être venus avant moi ni ceux qui sont venus après m'empêcher, par des coups politiques, de me rendre au cimetière où reposent depuis des siècles mes ancêtres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mamadou Boubou Sakho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abibou Dramé&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-2347079441546394599?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/2347079441546394599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=2347079441546394599' title='189 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/2347079441546394599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/2347079441546394599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/10/mauritanie-un-entetement-dangereux.html' title='Mauritanie: Un entêtement dangereux!'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>189</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-9069545974170796983</id><published>2011-09-04T16:27:00.003+01:00</published><updated>2011-09-04T21:00:33.928+01:00</updated><title type='text'>Le Mécano et son gouvernement</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Un analyste politique d'un hebdomadaire a dit : «Azziz navigue à vue». Depuis qu'il a endossé l'habit présidentiel, et qu'il a lâché ses oripeaux de général, Mohamed Ould Abdel Aziz ressemble à un alchimiste qui mélange mixtures et molécules, au hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet le Mécano commence à se rendre compte que gérer un pays, ce n'est pas gérer le Basep, il navigue entre les forces rétrogrades, les lobbies, la tribu,  les clans, les Oulémas, les courtisans …… Il prend beaucoup d'initiatives, dont les trois quart sont approximatives et hasardeuses.     Il ne veut pas être inactif, résultat des courses,  il en fait trop. Il doit s'affranchir de trop longue proximité du Caporal Taya, il doit faire sa révolution culturelle, comprendre que le pays est multiculturel, il a une vision unipolaire de la réalité nationale, face aux questions de cohabitation et de cohésion nationale, il  réagit souvent  de manière épidermique .Il a surtout du mal à laisser des opinions trop  différentes de la sienne de s'exprimer. Il doit prendre de la hauteur et cesser de gérer le pays comme un militaire. Il est impulsif, c'est un mélange de DSK et de Sarkozy.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les ministres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui sortent du lot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Hydraulique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Energie et mines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Habitat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils font votés des lois et lancent surtout des projets d'infrastructure qui marchent.&lt;br /&gt;Les moyens :&lt;br /&gt;- Santé : Bonne volonté, découvre le secteur, il est  en phase d'apprentissage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ministres des affaires économiques : il gère sans vague, de bonne relation avec les bailleurs, mais  il n’oubli pas de se servir au passage, c'est un omni ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Environnement : Il n'est pas du secteur, il gère le quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Développement rural: bonne volonté, c'est la voix de son maitre, il gère un ministère  sinistré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cancres: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'éducation nationale, il est là pour là folklore, il est sensé gérer deux systèmes parallèles. &lt;br /&gt;Il n’a pas compris que   tant qu'on n'aura  pas résolu dans quelle langue, il faut étudier, lui et son ministère  ne serviront à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ministre de la culture : la « cancresse » nationale, elle confond culture et confiture, la seule à croire que parler l’arabe fait de vous un savant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Commerce, tourisme, l'artisanat...: qu'il soit là ou pas cela ne change rien, un placébo…….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La justice: une présence inutile,  il ne sert à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Défense: un illustre anonyme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Etrangères: un gars sérieux,  il n'a pas le gabarit pour gérer la diplomatie, plus consultant que diplomate…..il ne paie pas de mine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Intérieur: c'est un super SG, aucune initiative, il gère le quotidien en suivant scrupuleusement les instructions du Mécano Aziz........il gère bien, les dossiers que la présidence lui laisse……&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ministre des finances: un autre  SG du président, car c'est ce dernier qui gère les dossiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les inutiles : &lt;br /&gt;- Fonction publique, affaires familiales et autres ministères de remplissage, on cherche encore à justifier leur existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix Nobel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’indolore et incolore premier ministre  Lagdaff dit « Raymond  Domenec ». Il  ne gère rien, c’est  le plus mauvais coach de tout  pays.&lt;br /&gt; Il ne coordonne rien, il est désordonné et mal entouré, il donne l'impression que les affaires du pays ne l’intéressent pas,  hormis  les comm……..&lt;br /&gt; Sans aucune consistance, le maitre étalon de la médiocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maatala&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-9069545974170796983?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/9069545974170796983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=9069545974170796983' title='161 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/9069545974170796983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/9069545974170796983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/09/le-mecano-et-son-gouvernement.html' title='Le Mécano et son gouvernement'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>161</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-6255961053771019937</id><published>2011-07-25T17:31:00.000+01:00</published><updated>2011-07-25T17:32:47.929+01:00</updated><title type='text'>Recensement : Nous sommes tous des étrangers !</title><content type='html'>De la façon dont se déroule l’enrôlement des citoyens pour l’obtention des nouvelles pièces d’identité biométriques je m’inquiète. Au tamis des critères érigés pour séparer la souche mauritanienne originale des impuretés ethniques étrangères, très peu d’entre nous pourront passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les responsables de l’Etat civil, l’Administrateur Directeur Général M’Rabih en tête, l’ont encore répété la semaine dernière à la Télévision, avec une mâle détermination dans la voie : la saison de la chasse aux étrangers est ouverte et ça va saigner ! Si vous êtes né d’un parent étranger, si vous êtes né à l’étranger, si votre faciès ne revient pas aux membres des commissions, si vous ne connaissez pas Ba Silèye et Magatt, entre autres critères, vous n’avez aucune chance de vous faire recenser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commissions sont très pointilleuses et le moindre soupçon de descendance étrangère jusqu’à Adam peut vous valoir d’être laissé sur le carreau. &lt;br /&gt;Après deux mois de travail, faisons le point, si vous le voulez bien, de ceux de nos compatriotes que nous avons déjà perdus (définitivement ?) et de ceux que nous perdrons à l’issue de cette période ouverte pour l’obtention des nouvelles pièces d’état civil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première victime, celle dont l’affaire a été médiatisée s’appelle Mme Sy née Lalla Aïcha Ouédraogo. La commission n’a pas eu à chercher bien loin, Ouédraogo sonnant très clairement voltaïque, elle est récusée ! La venue de son grand-père au Brakna pour apprendre le Coran et le fait d’avoir une mère mauritanienne comme le stipule la loi, n’y changeront rien. Comme sera récusée d’avance une autre famille Ouédraogo originaire de Sélibaby dont le fils est premier conseiller d’ambassade à Genève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cas similaire, même traitement ! Lalla Aïcha a beau protester, les décisions des commissions de M’Rabih sont au-dessus de la loi votée par le parlement et de la réglementation établie par le gouvernement. Nous sommes en Mauritanie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième victime s’appelle Wane Birane. Professeur d’université, directeur de l’Aménagement du Territoire et Consultant spécialiste en Sécurité alimentaire, c’est un puular mauritanien pur souche, sa mère est une Soubak (tribu du Brakna) et son grand-père est le premier officier mauritanien qui donna son nom au fort de Nouakchott, construit vers les années 1910, et que l’on transforma depuis en une prison (prison Bayla au Ksar). Ce grand-père est surtout le seul mauritanien membre du premier conseil d’administration qui gérait la Mauritanie avant qu’elle n’accède au statut de colonie. Ce devait être pour Birane une simple formalité, ses papiers étant en règle. Mais c’était compter sans l’ingéniosité des membres de la commission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hum…Connaissez-vous Ba Silèye ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je connais même Silèye Ould M’Beckou ! (c’est ainsi que les maures appellent cette famille qui a longtemps vécu à Moudjéria).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Connaissez-vous sa femme Magatt ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Donnez-moi mes papiers ! je refuse que la connaissance de Magatt, Silèye ou toute autre personne soit considérée comme un critère d’attribution de pièces d’identité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, Birane boude l'enrôlement. Et pourquoi ne bouderait-il pas s’il devrait passer par l’honorable Magatt née … au Sénégal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La victime suivante est une famille qui a donnée à la Mauritanie une ville (Néma), 2 ministres (Finances et Santé) et 1 Haut Commissaire de l’OMVS. Les frères Moulaye Dakhil (Moulaye Abdel Moumine et Moulaye Abdallah) ont été récusés par la très efficace commission du Ksar pour cause de naissance à l’étranger (Ouagadougou). Leur grand frère Moulaye Mohamed n’a pas eu plus de chance : le membre de la commission de Tevragh Zeina qui reçut en premier ses pièces d’Etat civil lui a déclaré qu’il irait au devant de gros problèmes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse du membre de la commission le mis en colère et il renonça à continuer ses démarches. La majeure partie de leur famille est dans ce cas. Même le petit Sidi Mahmoud qui vient juste d’avoir son bac ne pourra pas s’enrôler puisqu’il est né à Sfax, donc un potentiel dangereux étranger. Le cas de Ehel Moulaye Dakhil est désespéré ! Leur fils Mehdi Ould Moulaye El Hassan, aujourd’hui cadre à la Banque Islamique de Développement, a eu la mauvaise idée de publier une monumentale étude en 2002 sur la Saga saharienne des Awlad Sidi Hammou Ben El Haj où il démontre leur origine filalienne et leur récente émigration au Hodh au XVIIè siècle. C’est un aveu. Originellement ils ne sont pas mauritaniens et on ne peut pas le cacher à la commission qui est très renseignée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ehel Moulaye Dakhil vont entraîner avec eux dans leur chute tous leurs cousins de Oualata et de Néma. Exit les Guig, les Moulaye Driss, les Moulaye Chrif, les Moulaye Ely, les Moulaye Smail, les Baba Aïnina, etc. Tout ce beau monde est rentré clandestinement dans le pays au 17ème siècle en évitant les points de passage créés par Ould Boïlil… 400 ans plus tard! C’est grâce aux commissions mises en place depuis deux très longs mois que ces vilains clandos ont été découverts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je vous le dit : ce M’Rabih, que les communicants de la table ronde à la TVM l’autre soir appelait familièrement et très très respectueusement « ADG », est de l’étoffe des héros. Il vous nettoiera le pays ! Pendant que j’y suis, les commissions ont déjà repéré tous les chérifs dont elles disent que leur place est au Hedjaz, pas à Nemjat ou Ten Hoummad. Et tant pis si l’on perd Ely Chikh ou Cheikh Ould Ahmed Ould Ethmane. L’inflation de chérif des années 80 sera fatale pour beaucoup. Et c’est trop tard pour renoncer à ce statut : l’ADG veille ! Tiens ! L’auteur de l’article passe à la trappe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant même le commencement du recensement, nous avions déjà perdu, par un système ingénieux, plusieurs de nos compatriotes. Les organisateurs du recensement ont estimé qu’un vrai mauritanien est un maure, parfois halpuular, de temps en temps soninké et très peu Wolof. Leurs fiches n’ont prévu que 4 cases pour ses ethnies. Généralement, dans ce genre de situation on ajoute toujours une case « Autre » au cas où. Pour l’ADG, le « cas où » n’existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami Mouhamedou Keïta dit Vieux, professeur de son état et directeur du Lycée de Toulel au Gorgol que j’ai accompagné devant la commission de Tevragh Zeina, m’a quitté d’ethnie bambara et m’est revenu d’ethnie maure ! Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu qu’il n’avait pas le choix : ou il choisit l’une des quatre ethnies proposées ou il devient pour la vie un étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a choisit l’ethnie de sa mère. Je suis curieux de savoir, le moment venu, le choix de son jeune frère le Colonel Boubacar Keïta du Génie militaire : wolof ou soninké ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ce génial procédé, un bon mauritanien ne peut avoir pour nom de famille Diarra, Dicko, Traoré, Couloubaly, Doumbia, Dembélé, Dramé, Touré, Cissoko, Cissé, Keïta, Konaté, Koné ou Tounkara. L’éthnie bambara est officiellement absente de Mauritanie. Nous savons tous que la Mauritanie n’a pas de frontière de 2500 km avec le Mali, que le Hodh ne faisait pas partie du Soudan français jusqu’en 1945, qu’aucun tirailleur ou employé de l’AOF n’a jamais servi dans notre pays, enfin que Bambaradougou (le plus ancien quartier de Sélibaby construit par les descendants des Bambaras Massassit, premiers colonisateurs de la région du Guidimakha avant Idaw Ich et les Français) est une pure invention de l’esprit fertile de l’auteur de l’article. Comment dans ce cas voulez-vous qu’il y ait des bambaras chez nous ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ce système nous avons aussi perdu nos palestiniens, nos libanais (la famille Kamel en tête), nos syriens, nos marocains (au revoir Berrada !), nos algériens, toute la ligue arabe qui nous était pourtant très chère et pour l’adhésion de laquelle nous avions fourni tant d’efforts et abandonné jusqu’à notre berbérité pour l’avoir. Bon, si l’ADG dit que toutes ces ethnies n’existent pas en Mauritanie, il faut le croire : Il connaît mieux le pays que nous tous. Faisons-lui confiance, il est des Oulad Bousba, tribu venue en Mauritanie entre le XVIIè et le XIXè siècle en même temps que les Tekna, Rgueybat, Torkoz, Idaw Blal et Smalil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces tribus sont originaires de la région comprise entre la plaine du Souss, le Wad Noun et la vallée du Dar’a (Maroc). Non, non, ce n’est pas moi qui le dit mais P. Richard à propos des Ould Bousba dans «Une tribu marocaine en Mauritanie » publié dans le Bulletin Trimestriel de la Société de Géographie et d’Archéologie d’Oran. Et savez-vous ce qu’elles venaient faire dans le bled ? Je vous le donne en mille, sous la responsabilité de Cheikh Mohamed El Yedaly (1096-1166H / 1684-1752G) et Mouhammeden Ould Babah (Kitab Chym Zwâya- l’histoire de la Mauritanie) ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sont venues en Mauritanie au début du XVIIè siècle des vagues successives d’Arabes en provenance du Sud du Maroc, soit pour s’y établir, soit pour piller, leur objectif étant les communautés les plus faibles… ». Cela se passe de commentaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce système de seulement quatre ethnies reconnues fait exclure définitivement les métisses. Fini les Guerlain, Benza, Michel, Jules, Julien, Cimper, Marco, Lemonde, Bontemps, Bouraya, Nakli, Lopez et Négri. C’est le cas aussi pour tous les fils de Chef, d’Adjudant, de Sergent et de Lieutenant. On le sait, tous les grades français ont laissé leur ADN en Mauritanie et particulièrement à Akjoujt. A moins qu’ils ne choisissent l’ethnie de leurs mères. Dans ce cas de figure, on aura sauvé le Général Félix Négri (Chef d’Etat Major de la Garde Nationale), Mouhamedou Ould Michel (chargé de mission à la Présidence) et Sidi Mohamed Ould Bouraya (Trésorier Général de la République) ! Pourront en profiter aussi Brahim Ould Aly N’Diaye (ancien colonel de l’Armée Nationale) et Abdoullah Kamara (actuel président de la commission de recensement de Tevragh Zeina).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit aux commissions de se pencher sur l’histoire de la Mauritanie (il paraît que l’Etat Civil est entrain de piller les bibliothèques à la recherche de livres d’histoires) pour découvrir que les traitres historiens ont déjà établit qui est qui dans le pays. Tous ceux qui se disent « Arabes Hassanes » sont d’installation récente et donc des étrangers. L’histoire des Emirats de l’Adrar, du Trarza, du Brakna, du Tagant et du Hodh ne sera plus enseignée aux enfants. Bon débarras ! L’imam Hadrami aussi est un étranger et avec lui toute sa progéniture (une partie des Smacides). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Sanhaja (Lemtouna, Goddala, Messoufa et Tachedbit) ont émigré du « Souss, de l’Anti-Atlas et de l’Oued Noun vers le Sud et le Sud-est » (Voir Geneviève Désiré-Vuillemin, Histoire de la Mauritanie, des origines à l’Indépendance, Editions Karthala 1997, Paris. p. 331 et suiv.). Ce sont des bandits d’étrangers tapis parmi les mauritaniens véritables et par conséquent ils passent dessus bord. Pour résumer, tout l’élément maure est historiquement étranger à cette terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends d’ici l’ADG demander qu’on lui fournisse les résultats de sa guerre contre les étrangers. Et les commissions de répondre qu’elles ont réussi à vider le Hodh, le Tagant, l’Adrar, le Tiris Zemmour, l’Inchiri, Dakhlet Nouadhibou, l’Assaba, les 4/5 du Trarza, la moitié du Brakna et quelques poches au Gorgol et au Guidimakha. Un peu incrédule, l’ADG demande ce qui reste. On lui répond : les habitants de la vallée, quelques descendants des Bafors et une partie des héritiers de l’Empire soninké de Ghana. Fou de rage, l’ADG hurle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais ce n’est pas l’objectif ! Nous cherchions depuis belle lurette à établir que les noirs sont venus avec les français comme tirailleurs, comme nous l’avait suggéré un jour le patriote Ahmed Ould Wafi, et je découvre que ce sont les maures qui sont de « mauritanité » récente ! Je vais appeler Macina, il est intelligent. Il trouvera toujours une solution. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ADG, Macina est un nom étranger qui vient d’une région du Mali (le Macina).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis catastrophé ! Que faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les commissions ont une solution, mais elle est radicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tant mieux ! Vite, le temps presse. Donnez-la-moi ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Adam et Eve se sont-ils rencontrés à Nouakchott ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- S’y sont-ils déclarés mari et femme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y ont-ils vécu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors ils n’ont pas pu y faire des enfants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Malignes les commissions ! Tout le monde dehors ! Les mauritaniens sont tous des étrangers. Fermons boutique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous l’avais bien dit : ce M’Rabih est un véritable héro ! Il va réussir le tour de force de défaire en très peu de temps tout ce que les mauritaniens ont bâti durant des siècles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sûr que le Président de la République et le Gouvernement n’ont pas créé ce projet pour revenir sur les acquis obtenus dans le domaine de l’unité nationale. Je suis sûr aussi qu’ils ont à cœur d’éviter à la Mauritanie le scénario ivoirien qui a commencé par un concept d’ivoirité qui consistait à exclure l’autre, et qui s’est terminé par une guerre civile qui a divisé le pays en deux et mis à genou son économie. Je suis certain qu’ils ne veulent pas entraîner le pays dans une situation comparable à celle de 1989 dont ils viennent de régler une grande partie des conséquences. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président et le Gouvernement ont pourtant à portée de main un plan B : par exemple permettre à tous les citoyens munis de toutes les pièces d’état civil et d’identité requises de s’inscrire tout simplement sans tracasseries. Les questions et les enquêtes, le cas échéant, doivent viser seulement ceux qui n’ont pas pu apporter les documents nécessaires. Toute l’opération devra se faire aussi avec dignité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même ceux qui seraient récusés ont le droit au respect. Il faut le savoir : un Etat où l’administration ne respecte pas le citoyen est un Etat failli. Il faut le retenir : aucune personne n’acceptera jamais de vivre avec une citoyenneté diminuée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écrivant ces mots, j’ai en mémoire les termes du discours de Cheikh Saad Bouh Kane au nom de la Subdivision de Boghé devant le Congrès d’Aleg les 2-3-4 et 5 Mai 1958, je cite : « La Mauritanie du Chemama veut se sentir égale en droit et en devoir à sa sœur du Sahel. L’égalité est une et, en cette matière, il ne saurait y avoir de simulacre ». C’est à méditer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Jiddou Aly&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-6255961053771019937?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/6255961053771019937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=6255961053771019937' title='295 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6255961053771019937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6255961053771019937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/07/recensement-nous-sommes-tous-des.html' title='Recensement : Nous sommes tous des étrangers !'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>295</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-8842358039604263868</id><published>2011-06-28T18:57:00.002+01:00</published><updated>2011-06-28T19:11:39.525+01:00</updated><title type='text'>Assassiner les assassins</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouagadou : Victoire de l’armée mauritanienne contre les terroristes d’Aqmi &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les officiers et soldats mauritaniens égorgés froidement à Tourine, El Ghallawiya et Lemghaity, peuvent reposer en paix dans leurs tombes, l’armée mauritanienne, dans sa nouvelle version, vient d’asséner à Wagadou, un coup fatal aux auteurs de leur assassinat. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cette phrase à la fois simple et profonde est sur la bouche de tous citoyens mauritaniens à l’exception de quelques opposants aigris au point d’en oublier leur devoir patriotique et de journalistes véreux au point de faire fi de toute déontologie. Dieu sait que je ne suis pas adepte de l’injure ni de la calomnie, mais les déclarations de nos opposants et l’intox d’une partie de la presse « indépendante » ne me laissent guère de choix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les déclarations de Ould Mini et Ould Hanenna, anciens officier récidiviste de la mutinerie échouée du 08 juin 2003, condamnés à perpétuité par la justice de Ould Taya et libéré par le CMJD, se partagent la vedette de la lâcheté, la médiocrité et l’infamie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les anciens mutins se sont acharnés, ingratitude oblige, sur leur libérateur en se lançant chacun dans une piètre diatribe sur le voyage du Président, en oubliant le message qu’envoyait le Président à travers le voyage : « La Mauritanie à maintenant une armée courageuse, équipé, entrainée et avec un moral d’acier, capable de combattre et de vaincre son ennemi quand il le faut, comme il le faut et là où il le faut ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les terroristes d’Aqmi, eux, ne se trompent pas sur la férocité de nos soldats puisque leurs survivant, en se rendant ont préféré aux maliens. D’autres voix se sont élevées pour demander immédiatement un communiqué de l’armée. Un peu d’intelligence et de connaissances des affaires de l’armée et de l’Etat aurait suffi à comprendre qu’on ne diffuse pas de communiqué sur une opération en cours, à plus forte raison lorsqu’elle vient à peine de commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Si des irresponsables veulent mettre la vie de nos soldats en dangers, les familles des victimes du terrorisme et les frères d’armes de ceux qui sont tombés pour la patrie ne l’accepterons jamais. Puisque vous êtes incapables de faire votre travail, laissez nos soldats faire leur devoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le site dangereux site Taqadoumy à tendance anarchico-laique pour ne pas dire révolutionnaire-Athée, Essiraj et El Akhbar portes paroles du parti islamiste Tawassoul en plus de l’ANI de Ould Nenni actuellement en déroute, se sont précipités pour publier dès la premiers heure de l’opération, un communiqué de ce qu’ils appellent Aqmi et qui ne serai fort probablement que le fruit de leurs imaginations ou celle de leurs bienfaiteur Moustapha Chavii éternel jeteur d’huile sur le feu et lui aussi mis aux aguets par les mutineries interminables de l’armée de son parrain Blaise Compaoré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La haine des uns et des autres n’empêchera pas le train de l’histoire de continuer son chemin, ni les mauritaniens d’accueillir en héros leur armée victorieuse ou l’art de plaire au peuple et d’agacer les commerçants de la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sidi Aly Mahmoud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-8842358039604263868?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/8842358039604263868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=8842358039604263868' title='175 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8842358039604263868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8842358039604263868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/06/assassiner-les-assassins.html' title='Assassiner les assassins'/><author><name>LM®</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04286217803209089259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://1.bp.blogspot.com/_bkCioRlx7lc/SvX46RSAy3I/AAAAAAAAADM/k4PQVtpGWv0/S220/n1454529146_4363%5B1%5D.jpg'/></author><thr:total>175</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-8057836507024683156</id><published>2011-06-24T23:25:00.002+01:00</published><updated>2011-06-24T23:56:43.386+01:00</updated><title type='text'>Quand la Chine pêchera….</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plus de trois semaines, on ne parle que d’elle. La presse en a fait ses choux gras. Le Calame lui consacre, cette semaine, une enquête fouillée. L’Assemblée en a débattu, de long en large, évoquant ses effets pervers et ses désastreuses conséquences. Avant de l’approuver, grâce à une majorité qui n’en finit pas d’avaler des couleuvres. Elle, c’est la convention de pêche que la Mauritanie vient de signer avec une société chinoise. Poly-HonDone Pelagic Fishery Co., c’est son nom, à qui l’Etat octroiera 60.000 mètres carrés, à Nouadhibou, pour ses installations, bénéficiera d’un quart de siècle de passe-droits mirobolants et d’énormes avantages, avec des garanties juridiques appuyées: exonération de l’Impôt Minimum Forfaitaire (IMF); déduction annuelle de 20% des investissements, pendant cinq ans, sur le bénéfice imposable; réduction de 50% de la Taxe de Prestation de Service (TPS), sur le coût des opérations bancaires contractées auprès des institutions nationales; exemption totale de patente ou tout autre impôt pouvant s’y substituer. En plus de la possibilité de pêcher, piller devrais-je dire, presque tout ce qui bouge dans nos eaux territoriales. &lt;br /&gt;Du coup, Poly-HonDone constituera, grâce à ce sésame, une petite enclave chinoise de non-droit en Mauritanie. Tout ça pourquoi ? Parce que sa compagnie-mère vend des armes dont notre armée a besoin. Quitte à épuiser nos ressources halieutiques? A tuer tout un pan de notre économie? A envoyer des milliers de gens au chômage? A condamner, à terme, des sociétés nationales, des bateaux, des usines de transformation et de stockage, à mettre la clé sous la porte? Parce que notre armée, dont la seule vocation, depuis 32 ans, est de se maintenir au pouvoir, veut des armes, le pays peut être bradé. Le poisson, le fer, l’or, le cuivre, tout le budget de l’Etat, s’il le faut. Pourvu que nos soldats obtiennent ce qu’ils désirent. Et en dehors de tout contrôle, s’il vous plaît. L’inspection d’Etat, la Cour des comptes et la Police économique sont réservées aux civils. Nos chefs militaires sont soit étrangers – donc non soumis à la législation mauritanienne – soit tous honnêtes et n’ont pas besoin d’être contrôlés. Ne dit-on pas, à juste titre, que la Mauritanie est le seul Etat au monde où l’armée a son pays et en fait ce qu’elle veut? &lt;br /&gt;Autre exemple de l’intrusion de l’armée dans le secteur de la pêche: la délégation qui négocie le nouvel accord avec l’Union européenne est dirigée par un lieutenant-colonel, retraité et parachuté conseiller du ministre des Pêches, et comprend un colonel en exercice, dont la fonction équivaut à un chargé de mission, au même département. Une entorse au règlement militaire et au statut de la Fonction publique. Le premier round des négociations, qui vient de se dérouler à Nouakchott, n’a été qu’une formalité. Notre négociateur en chef a demandé qu’on passe, directement, aux annexes, comme si les termes de l’ancien accord étaient reconduits tels quels, sans considération d’une quelconque évaluation. Seule «nouveauté»: certains bateaux européens seront, désormais, obligés de débarquer à Nouadhibou. Leurs produits ne seront, pourtant, ni traités ni stockés, dans cette ville, et leur vente ne passera pas par la SMCP. Ils paieront, juste, les frais d’accostage au port, en attendant que leur cargaison soit transbordée vers le navire qui l’amènera en Europe ou au Japon. &lt;br /&gt;Les militaires et le poisson, la nouvelle idylle de l’été. Suivant l’exemple chinois. Mais nos képis étoilés doivent juste garder en tête que, quand la Chine pêchera, la ressource, à coup sûr, périra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; AOC &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle convention de pêche entre la Mauritanie et le Chine: Le péril jaune&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt-cinq ans ! Un quart de siècle d’énormes avantages fiscaux et de passe-droits mirobolants, avec des garanties juridiques appuyées: tel apparaît la convention obtenue, par la compagnie chinoise Poly-HonDone pelagic Fishery Co., auprès du gouvernement mauritanien, représenté par Sidi Ould Tah, ministre des Affaires économiques et du Développement. S’agit-il de sécuriser un nouveau programme spécifique de développement durable, assurant un transfert de technologies et de compétences, sans incidences environnementales particulières? Non pas. C’est, très prosaïquement, un nouvel avatar du pillage de nos ressources halieutiques, quasiment sans compensations, sinon secrètes. On va pouvoir se rendre compte, à l’énumération des avantages accordés, que celles-ci ne doivent pas être quelconques…&lt;br /&gt;Tout commence par l’attribution gracieuse d’un terrain de six hectares, à Nouadhibou, où l’investisseur chinois s’engage à construire un «complexe industriel», comprenant un ponton d’accostage, un quai de débarquement, deux unités de traitements des produits de la pêche, une fabrique de 100 tonnes/jour de glace, un frigo de 6.000 tonnes, une unité de fabrique de farine de poisson, un laboratoire de contrôle interne, un chantier naval de construction de pirogues artisanales, une base-vie et, en bout de priorités, un centre de formations et de recyclage. Le tout pour un investissement de cent millions de dollars US, pouvant être ramené à quatre-vingt – une éventuelle réduction dont la production ne fera, certainement pas, les frais…&lt;br /&gt;C’est au vu des probables «grandes retombées socio-économiques, […] nombre d’emplois et valeur ajoutée générés, importantes entrées de devises», et sans une quelconque appréciation des effets pervers, tout aussi probables et non moins grands – destruction d’emplois, impacts environnementaux – que va s’articuler l’impressionnant panel des avantages fiscaux et autres passe-droits accordés à l’entreprise chinoise: liberté de choix de ses fournisseurs; liberté d’importation – assortie, pour les matériaux de construction, les machines, les outils et équipements de pièces de rechange, les engins, les véhicules, le matériel ré-exporté par les sous-traitants (certainement chinois), les matières premières, diesel, lubrifiants, alimentation des expatriés et produits semi-finis nécessaires à la production, de toute taxe d’importation – des matériels, équipements de production, matière d’emballage, assaisonnement, pièces de rechange et autres produits, pièces détachées et matières consommables, quelle qu’en soit la nature et la provenance; liberté d’exporter toute sa production suivant les circuits de son choix, les produits manufacturés exonérés de toute taxe d’exportation; liberté, enfin, de fixer ses prix et de conduire sa politique commerciale. Durant vingt-cinq ans. Un quart de siècle de petite enclave chinoise en territoire mauritanien, fonctionnant, le plus possible, en vase clos, et consacrée au pillage de nos ressources halieutiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Petite enclave chinoise en Mauritanie&lt;br /&gt; Car, ainsi que le signalent les professionnels de la pêche, dans un communiqué condamnant la convention, «l’attribution de dizaines de licences de pêche de fond (chalutiers, caseyeurs, palangriers, fileyeurs et divers pêcheries expérimentales) vient accroître, dangereusement, la pression sur la ressource céphalopodière, déjà surexploitée, à hauteur d’au moins 35 %, selon les conclusions de l’ensemble des chercheurs présentées durant les groupes de travail de l’IMROP, y compris le plus récent, organisé le mois de décembre 2010, à Nouadhibou, en présence des experts internationaux». Et les professionnels de relever, également, les risques sociaux générés par cette nouvelle intrusion dans le tissu, fragile, de l’exploitation des ressources halieutiques mauritaniennes : «l’ouverture de la pêche artisanale et côtière aux marins chinois constitue une atteinte grave aux intérêts vitaux de cette frange sensible des travailleurs mauritaniens. Les artisans mauritaniens commencent à peine à mauritaniser certaines pêcheries, face à leurs frères africains, après plusieurs années d’efforts soutenus. L’introduction massive et incontrôlée des Chinois, avec des embarcations sophistiquées, va tuer, dans l’œuf, cette timide croissance observée, ces derniers temps, au niveau du segment de la pêche artisanale». &lt;br /&gt;Et ce n’est pas tout. Les avantages concédés aux Chinois, du point de vue fiscal, sont particulièrement remarquables. Exonération de l’Impôt Minimum Forfaitaire (IMF); déduction annuelle de 20% des investissements, pendant cinq ans, sur le bénéfice imposable; réduction de 50% de la Taxe de Prestation de Service (TPS), sur le coût des opérations bancaires contractées auprès des institutions nationales; exemption totale de patente ou tout autre impôt pouvant s’y substituer, de la contribution foncière sur propriétés bâties, établie sur la propriété, la détention ou l’occupation des éléments immobiliers et mobiliers, corporels et incorporels, affectés à l’activité; exonération des droits d’enregistrement et de timbres divers; exonération de l’Impôt sur le Revenu des Capitaux Mobiliers (IRCM) prélevé, par l’entreprise, sur les dividendes distribués aux non-résidents. Sans parler des détaxations sur les importations du personnel chinois de l’entreprise… vingt-cinq ans durant. Un quart de siècle de passe-droits inouïs. &lt;br /&gt;Mais, me direz-vous, l’entreprise chinoise ne s’est-elle engagé à Mais, me direz-vous, l’entreprise chinoise ne s’est-elle engagé à produire 2.463 emplois permanents? De fait, les cinq premières années, 30% de effectifs totaux de l’encadrement ou de maîtrise – on devine, aisément, qu’il s’agira, en priorité, de sa tranche supérieure – et 20%, par la suite, seront constitués de chinois, sans besoin d’autorisation ni permis de travail. L’engagement à former professionnellement les ressortissants mauritaniens que l’entreprise aura à employer ne précise absolument rien du cadre, de la durée et du contenu de cette formation, éventuellement réduite, donc, à sa plus simple expression, celle des stricts besoins de la production. Bref: on voit mal en quoi ce point pourrait constituer l’argument décisif, justifiant l’énormité des avantages accordés à l’entreprise chinoise. Faudrait-il chercher du côté de l’autre accord, signé avec le ministre de l’Energie et du Pétrole, Wane Ibrahima Lamine – on en reparlera plus loin – ou des mystérieux avenants annexés à la convention, que les parlementaires n’ont pu consulter mais qui constituent «partie intégrante» de l’ensemble et sont «revêtus de la même force juridique»? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un quart de siècle de passe-droits&lt;br /&gt; Il est fort à parier que ceux-ci renforcent, encore, l’impression de déséquilibre global, en faveur de l’opérateur chinois, au détriment de la nation mauritanienne toute entière et c’est, probablement, vers d’autres accords, encore mieux tenus sous le boisseau, entre les Etats chinois et mauritanien qu’il faudrait chercher la clé de toute cette affaire. On se souvient que, sous Ould Taya, un deal analogue avait pourvu la Mauritanie en armes chinoises. Or, Poly technologies, le groupe chinois dont Poly-HonDone pelagic Fishery Co.est une des filiales, était, avant 1998, un des principaux exportateurs d’armes et de technologies de la Chine. L’entreprise, fondée dans le courant des années 80, par le fils d’un prévôt de l’Armée Populaire de Chine (APL) est, actuellement, dirigée par le gendre de Deng Xiaoping, Il est assez probable que ses liens, avec Ould Abdel Aziz, très préoccupé, à cette époque, par l’équipement du BAtaillon de SEcurité Présidentielle (BASEP), se soient fondés à la fin de ces années 80. Dix ans plus tard, le groupe fit peau neuve mais ses éléments liés au commerce des armes auraient été conservés par la Division générale des armements de l’APL, nouvellement fondée, où ils ne peuvent pas facilement être assujettis à un contrôle civil. &lt;br /&gt;Désormais connue sous le nom de China Poly Group (Groupe Poly Chine), Poly s’est diversifiée en un vaste conglomérat, actif dans le tourisme, la construction des infrastructures, l’immobilier, les mines, les ressources renouvelables, les travaux publics et la pêche. Les entreprises nouvellement indépendantes sont fortement motivées, sur le plan économique, à poursuivre les ventes d’armes, puisque leurs dirigeants sont, maintenant, responsables des profits et des pertes de l’entreprise. Bon nombre des gestionnaires de Poly et d’entreprises affiliées sont d’anciens militaires ou des parents, qui entretiennent, toujours, des liens étroits, avec les hautes personnalités officielles, ce qui rend ces entreprises difficiles à contrôler. Wang Jun, le président de Poly, est aussi le chef de la China International Trade and Investment Corporation (société internationale chinoise de commerce et d’investissement), ce qui lui offre un éventail particulièrement élargi d’opportunités, dans tous les domaines commerciaux et financiers. &lt;br /&gt;Les ventes d'armes font partie intégrante de la politique économique chinoise et aident à amortir et sécuriser les investissements réalisés en Afrique, dans le domaine des matières premières, renouvelables ou non. C'est, en quelque sorte, le pendant négatif des réalisations appréciables de la Chine en Afrique (investissements en infrastructures, hausse des prix des matières premières tirée par la demande chinoise). Sur le long terme, ces ventes d'armes peuvent se révéler dommageables, pour la sécurité en Afrique, surtout que l'ambition chinoise est de devenir le premier exportateur d'armes, à l'horizon 2020. Le gouvernement central chinois ne veut pas, seulement, contrôler les livraisons et ventes d'armes mais, aussi, avoir son mot à dire, dans la manipulation des conflits, sur le continent africain (livraison d'armes chinoises au Soudan, par exemple, pour des intérêts dans le pétrole). Les hélicoptères de combat, utilisés lors des exactions contre les civils, au Darfour, étaient de marque chinoise et utilisaient, comme base, les plateformes pétrolières de la China National Petroleum Corporation, une joint-venture sino-soudanaise. En fait, il faut bien comprendre que les opportunités d’exploitation des matières premières en Afrique – notamment dans la bande saharo-sahélienne – découlent de l’habilité à manipuler les conflits locaux, après les avoir, éventuellement, suscités. Générer l’instabilité, avant d’offrir son aide à la contraindre et d’imposer, plus tard, son diktat…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Effets pervers occultés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour en revenir au strict domaine de la pêche, il faut noter, également, le lien, étroit, entre la démarche de Poly-HonDone pelagic Fishery Co. et celle de China Fishery Group Ltd, un des géants de la pêche chinoise. Nous n’avons pas pu établir, formellement, la participation du second, au capital du premier, mais la collusion des démarches est telle que celle-là apparaît plus que probable. Les activités de China Fishery Group comprennent la pêche elle-même, la vente de poissons et de produits de la mer, la cession de ses quotas de pêche non-utilisés, ainsi que la production de farine et d’huile de poisson. En 2008, ses ventes se sont élevées à 3,2 milliards de dollars US, ce qui équivaut à plus du tiers de la valeur de toutes les exportations de pêche de la Chine. China Fishery Group exploite une flotte d'environ quatre-vingt bateaux et vend la plus grande partie de ses captures sur le marché chinois. Elle a récemment percé, en Mauritanie, en acquérant des licences de pêche, lui permettant de maintenir en activité ses navires, pendant la saison creuse dans le Pacifique sud, où ils pêchent habituellement, et ce, sans devoir consentir de trop importants investissements. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;China Fishery Group agit de concert avec un autre géant chinois, Pacific Andes, sans qu’il soit possible, une nouvelle fois, de démêler, exactement, leur degré réel d’accointance. Pacific Andes a envoyé deux de ses chalutiers congélateurs en Mauritanie, avec la possibilité d'augmenter ce nombre à cinq. Mais c’est, surtout, l’arrivée du «La Fayette», son bateau-usine vedette, qui sera approvisionné par ses propres chalutiers frigorifiques utilisant de l'eau de mer (RSW), et par d'autres chalutiers européens, provenant d'Irlande et d'Ecosse, utilisant la technique du chalutage en boeuf. Le «La Fayette» a une capacité de stockage de 300.000 tonnes. Capacité de congélation: 1.500 tonnes/jours. Aucun bateau au monde ne lui arrive à la cheville. L’Atlantic Dawn qui avait, à l’époque, défrayé la chronique, pour son impact sur la ressource halieutique mauritanienne, est une pirogue, à côté de ce nouveau Léviathan qui dispose d’une capacité cinq fois supérieure de stockage et de traitement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le directeur général de Pacific Andes a souligné que la société avait décidé d'augmenter fortement sa présence dans la capture et la distribution africaines, parce que «l'Afrique a un potentiel de croissance élevé, supérieure, même, à celui de la Chine». C’est dans cette stratégie d’implantation continentale que la Mauritanie, proche des marchés africains importants pour les petits pélagiques congelés, tels que le Ghana ou le Nigéria, apparaît comme une base de premier choix. Et il n’est, évidemment pas, fortuit que Poly Technologies installe, en complément des activités, en mer, de Pacific Andes, un complexe industriel de traitement, à terre… Du coup, on en vient à s’interroger sur le sens de l’autre convention, signée par les Chinois, qui les engageraient à électrifier vingt-quatre villages mauritaniens par voie solaire. Petite compensation aux faveurs accordées dans le domaine de la pêche? Ou initiation d’une nouvelle dépendance, dans le domaine des énergies renouvelables, cette fois? Lilliputien devant un géant – et il faut avoir la lucidité de reconnaître cet état de fait, entre la Mauritanie et la Chine – on n’est jamais trop prudent, dans l’examen du menu de celui-ci… &lt;br /&gt;Habitués que nous étions à des rapports de domination étrangère fondée sur la violence guerrière, on aurait pu se croire, sous nos khaymas, seuls à utiliser d’autres formules d’asservissement. Les récents accords des képis qui nous gouvernent nous rappellent à l’évidence du contraire. Dans le climat extrêmement trouble de la recomposition de l’espace saharo-sahélien, en vue de l’exploitation, désormais rentable, des ressources de cette immensité, la Chine avance, à pas feutrés de tigre – et pas de papier – en jouant sur sa capacité à coordonner toutes ses activités, sans considération des effets pervers de telle ou telle, pourvu que l’ensemble lui soit, globalement et largement, profitable. Certains, en Mauritanie, en tirent et tireront encore, certainement, quelques miettes de pouvoir supplémentaire mais le peuple mauritanien? Dans vingt-cinq ans, un quart de siècle, les premiers, il est vrai, ne seront probablement plus là, pour rendre des comptes au second…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben Abdella &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encadré : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas le fond qui manque&lt;br /&gt; Le tollé provoqué par la nouvelle convention provient de ce qu’elle ne concerne pas, seulement, le pélagique, pêcherie migrante à fort potentiel d’exploitation. Des dizaines de bateaux de fond seront autorisés à concurrencer les navires nationaux et à mettre la pression sur une ressource qui fait, déjà, l’objet d’une surexploitation effrénée. Cinq chalutiers de fond commenceront à pêcher, en 2011; cinq les rejoindront, en 2012, et cinq autres, dès la réalisation de l’investissement à terre. Quatre côtiers caseyeurs qui pêchent le poulpe bénéficieront de quatre licences, cette année. Les côtiers palangriers et les côtiers fileyeurs auront droit à huit licences, en 2011, quatre, en 2012, et quatre, après la fin des travaux. Tous ces bateaux peuvent jeter leurs filets, dès septembre prochain, alors que les premiers murs de l’usine ne sont pas sortis de terre. Cent pirogues équipées – d’une valeur de 150.000 dollars l’unité, selon les Chinois – seront attribuées aux Mauritaniens, pour alimenter l’usine. Et, comme le poulpe bénéficie d’une grande valeur marchande, ces pirogues s’achemineront vers cette espèce. &lt;br /&gt;En plus de ces licences, l’article 6 de la convention stipule que «les deux parties peuvent convenir de mener des campagnes de pêche expérimentale, dans la ZEE mauritanienne. A ce titre, des autorisations seront autorisées pour des navires, aux fins d’essai, en étroite collaboration avec l’institut mauritanien chargé de la recherche». Ce qui peut ouvrir la voie à toutes sortes de dérives. Les Chinois peuvent envoyer, demain, des dizaines de bateaux s’adonner à la «pêche expérimentale», remplir leurs filets et repartir, en disant que tout va pour le mieux, dans la meilleure des mers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ahmed OULD CHEIKH &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le calame&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-8057836507024683156?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/8057836507024683156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=8057836507024683156' title='65 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8057836507024683156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8057836507024683156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/06/quand-la-chine-pechera.html' title='Quand la Chine pêchera….'/><author><name>LM®</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04286217803209089259</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://1.bp.blogspot.com/_bkCioRlx7lc/SvX46RSAy3I/AAAAAAAAADM/k4PQVtpGWv0/S220/n1454529146_4363%5B1%5D.jpg'/></author><thr:total>65</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-4314417538430241272</id><published>2011-05-20T09:45:00.002+01:00</published><updated>2011-05-20T09:47:17.737+01:00</updated><title type='text'>IRA- Mauritanie :Communiqué de presse</title><content type='html'>Grâce aux rudes batailles menées contre l’idéologie du silence et le culte de l’impunité, Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste, est parvenue, en peu de temps, à vaincre les velléités de réticence et mettre fin à plusieurs siècles de règne de la culture de la peur et du fatalisme exubérant confinant les esclaves dans l’indécence de l’assujettissement.&lt;br /&gt;Cette situation a placé IRA à l’avant-garde, devenant un des principaux porte-étendards des hommes épris de justice et de liberté. On en a pour preuve le flux massif des adhérents et sympathisants de tous les horizons. Tous viennent répondre à l’appel de la conscience et soutenir les causes on ne peut plus justes d’une organisation que ne sauraient entamer les pernicieuses campagnes de diabolisation et de vindicte publique tous azimuts, orchestrées par le pouvoir à travers l’instrumentalisation des organes de presse officielle et la mobilisation des aboyeurs de service.&lt;br /&gt;Notre persévérance aura permis  de remporter de précieuses victoires contre l’axe Etat- système oligarchique. C’est pourquoi, nous cristallisons aujourd’hui tous les espoirs des laissés-pour-compte, au premier rang desquels les Hratin, les populations noires et les segments progressistes de la communauté arabo-berbère. Animés, en effet, par le rêve de refondre et de rebâtir la patrie sur des bases saines et justes, les hommes libres, toutes obédiences confondues, expriment solennellement leur aspiration à la déconstruction socioculturelle et idéologique totale des fondements de l'injustice, du racisme, de l'esclavage, et des germes cancéreux qui gangrènent les différents corps incarnant l’État.   &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ces réalisations font suite à la manifestation du le 13 Décembre 2010 suscitée par la lassitude de IRA vis-à-vis des manœuvres dilatoires des autorités résolues  à dissimiler et nier l’existence de l’esclavage. Les leaders et les militants de IRA initièrent au grand jour une manifestation devant la porte du commissariat d’Araft1 ; institution de l’Etat et symbole de l’iniquité et l’impunité des esclavagistes. Cet événement historique, le premier de son genre en ce 21éme siècle, après la marche organisée en 1979 par ELHOR, inaugura, de fait, une nouvelle phase de nos rapports avec les autorités dans le traitement des cas d’esclavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces avancées n’auraient été réalisés, n’eut été notre capacité de diagnostic et d’appréhension des maux et faits de la société, libres de toute complaisance ou compromission ; loin encore des discours obscurantistes, conformistes et délétères. Pour cette raison, notre organisation a toujours refusé que le système politique, social et religieux, ne lui limite son seuil d’action et de pensée. Aussi avons-nous adopté comme principe fondamental le refus des stéréotypes et le rejet des tabous, sachant que c’est grâce à la vocation de mouvement d’idées et d’actions, que IRA continuera a éclabousser les habitudes et faire table rase des anachronismes qui font effet de dogmes.&lt;br /&gt;IRA, qui constitue le creuset d’idées et de synergies des efforts, a jeté les bases réelles et irréversibles d’un mouvement de droits civiques mauritaniens qui inscrit en faux avec la démocratie de façade taillée à la mesure d'un régime étatique et social dominé par la race et la naissance.&lt;br /&gt;Compte tenu de cette phase cruciale de l’histoire de la Mauritanie et de notre combat, IRA :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Rappelle que son combat est porté contre l’esclavage et les esclavagistes, le racisme et les racistes, et, leurs parrains dans les institutions de l’Etat ;&lt;br /&gt;2- Engage le pouvoir à mettre fin aux manœuvres de diversion qui constituent une caution des crimes de l’esclavage et de ségrégation, et,  un mépris cinglant des lois et conventions en vigueur, notamment, la loi N° 0048-2007, autres conventions des Nations-Unies ratifiées par la Mauritanie.&lt;br /&gt;3- Condamne les agissements du pouvoir qui se traduisent par les partis pris injustifiables des organes officiels (radio et télévision) en faveur des esclavagistes dès qu’un cas d’esclavage est révélé à l’opinion publique ;&lt;br /&gt;4- Exige que la HAPA intervienne pour qu’IRA- Mauritanie puisse recouvrer ses droits à accéder à la radio et la télévision pour exprimer librement ses positions et exercer ses droits dans l’information, l’explication, la sensibilisation au cours des débats contradictoires qui portent sur ses domaines de compétence.&lt;br /&gt;5- S’engage à lutter contre toutes les formes d’injuste et l’impunité pacifiquement tout en usant d’instruments de combat non-violents.&lt;br /&gt;6- Rappelle à la communauté nationale et internationale l’arbitraire et l’attitude répressive du régime du général Mohamed Ould Abdel Aziz qui prive IRA-Mauritanie et les mauritaniens qui y adhèrent, du droit à l’expression, à l’association et à l’action civiles.&lt;br /&gt;Nouakchott, le 15 Mai 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;بيان صحفي&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;نتيجة لنضالاتها الكلفة التي خاضتها ضد سياسة  الصمت و اللاعقاب، تمكنت المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية، و خلال فترة وجيزة، من الانتصار على وهن الإرادة وعلي التردد، كما نجحت في وضع حد لعدة سنوات من تحكم ثقافة الخوف و الخيلاء التي حصرت العبيد في كنف الذل و الخنوع.&lt;br /&gt;هذه الحالة وضعت المبادرة في الطليعة، حيث أصبحت أحد أهم حملة لواء دعاة العدالة و الحرية، و كدليل على ذلك  هذا الإقبال المنقطع النظير الذي تشهده المنظمة من طرف المنتسبين و المناصرين من كل الجهات، كلهم يأتون استجابة لنداء الضمير ولمساندة منظمة أثبتت دفاعها عن قضية عادلة  بالرغم من الحملات المغرضة التي يقودها النظام ضدها من خلال وسائل الإعلام الرسمية و تعبئة المؤلفة قلوبهم من عبدة المال و متصيدي الوظائف.&lt;br /&gt;لقد مكنت مثابرتنا من كسب معارك ضد محورثلاثية الدولة ـ النظام ـ  العشيرة، لهذا السبب فإننا اليوم نمثل طموح كل  المهمشين ، و في مقدمتهم لحراطين، و مجتمعات  السود و كذلك الأجزاء التقدمية من المجتمع العربي ـ البربري، كما يحدونا أمل كبير في إعادة بناء المجتمع على أسس سليمة و عادلة. فإن الرجال و النساء الأحرار من كل المشارب، يعبرون علنا عن آمالهم في  تفكيك البناء الاجتماعي الثقافي و الإيديولوجي الذي يؤسس للظلم و العنصرية و العبودية و كل الأوبئة السرطانية التي تحدق بجسم الدولة.&lt;br /&gt;إن هده الفتوحات بدأت تتلاحق منذ التظاهرة التي حدثت يوم 13 دجمبر 2010 التي تعبر عن ملل المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية من الممارسات  المخزية التي تقوم بها السلطة المصرة على إخفاء و نكران و جود الرق.  لقد قام قادة و مناضلي ألمبادرة بتظاهرة أمام مفوضية عرفات 1، إحدى مؤسسات الدولة التي ترمزا لي الانحياز و اللاعقاب في صالح أللاستعباديين. هذا الحدث التاريخي الأول من نوعه في هذا القرن بعد المسيرة التي نظمت حركة الحر سنة 1979، فإن هذا العمل يدشن في الواقع، مرحلة جديدة من مراحل كفاحنا ضد السلطة علي كيفية معالجتها لجريمة الاسترقاق.&lt;br /&gt;إن هذه النجاحات ما كان لها أن تتحقق لولا قدرتنا الفائقة علي التحمل و التصدي وكذا التشخيص الدقيق و الصرامة في الإحاطة والوقوف علي أمراض وواقع المجتمع، في تجرد تام من المجاملة و الانحياز، بعيدا أيضا من الخطابات  التضليلية المقرضة &lt;br /&gt; لهذه  الأسباب، فإن منظمتنا ترفض باستمرار أن يحد النظام السياسي الاجتماعي والديني، من أفق عملها أو تفكيرها. و قد اعتمدنا كمبدأ أساسي رفض الأشكال الرمزية و إلغاء الطابوهات، التزاما منا بنزعتنا كحركة أفكار و أفعال،هذه الصفة التي ستخول للمبادرة ان تواصل بواسطتها الضغط على العادات  و الإطاحة بالقيم المنافية للزمان والحال التي تحل بفرط التحريف محل العقيدة. &lt;br /&gt;إن المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية التي تمثل تلاقي أفكار و انصهار الجهود لمناضلين كثر ، قد وضعت الأسس الحقيقة و الثابتة لحركة من أجل الحقوق المدنية للموريتانيين الذين يرفضون ديمقراطية الواجهة التي هي على مقاس نظام للدولة و المجتمع اللذين يتحكم فيهما معياري العرق البشري و الطبقة الاجتماعية.&lt;br /&gt;انطلاقا من كل ما سبق و بالنظر إلى هذه المرحلة الحاسمة من تاريخ موريتانيا و تاريخ نضالنا، فإن المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية: &lt;br /&gt; 1ــ تذكر بأن نضالها موجه بالأساس ضد الاسترقاق و الإسترقاقيين و العنصرية و العنصريين و حماتهم في مؤسسات الدولة والمجتمع&lt;br /&gt; 2ــ تطالب الدولة بوضع حد لعمليات التضليل ولفت الأنظار عن العبودية هذه العمليات التي تمثل تشريعا لجرائم العبودية و التمييز، في احتقار مخزي للقوانين الوطنية و النظم الدولية المعمول بها، و خاصة القانون رقم 0048 ـ 2007 و كذلك مواثيق الأمم المتحدة المصادق عليها من طرف موريتانيا.&lt;br /&gt; 3ــ تندد بتدخلات الدولة التي تتجسد في انحيازها اللامبرر للاستعباديين  من خلال وسائل الإعلام الرسمية  ( الإذاعة و التلفزة كلما طرحت حالة استرقاق أمام الراي العام.&lt;br /&gt; 4ــ تطلب من الهيئة العليا للصحافة و السمعيات البصرية التدخل لصاح لصالح القانون كي تحصل المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية على حقها في التغطية الإعلامية في الإذاعة و التلفزة، من أجل القيام بدورها في الإعلام و التعبئة و الشرح خلال النقاشات ذات الآراء المتعلقة بميادين اختصاصها.&lt;br /&gt; 5ــ تلتزم بالنضال ضد كل أشكال الظلم و اللاّعقاب بكل الطرق السلمية المتاحة.&lt;br /&gt; 6ــ تذكر المجموعة الوطنية و الدولية بأن المواقف التعسفية القمعية لنظام الجنرال محمد ولد عبد العزيز تحرم المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية في موريتانيا و الموريتانيين المنتسبين إليها من حقهم في التعبير، و التنظيم و العمل المدني. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;نواكشوط  في 16 مايو 2011&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; IRA - Mauritanie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commission de communication&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-4314417538430241272?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/4314417538430241272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=4314417538430241272' title='182 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4314417538430241272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4314417538430241272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/05/ira-mauritanie-communique-de-presse.html' title='IRA- Mauritanie :Communiqué de presse'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>182</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-6447116838191203815</id><published>2011-05-13T19:42:00.002+01:00</published><updated>2011-05-20T09:52:55.615+01:00</updated><title type='text'>Comment apprendre la langue française…et les autres langues</title><content type='html'>Une langue peut-elle acculturer un peuple ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fait pas de doute que la connaissance d’une langue est une extraordinaire ouverture sur le monde et sur ses cultures. Apprendre une nouvelle langue est un enrichissement sans pareil à la fois pour les rapports entre les hommes, les sociétés et les civilisations. Et il ne s’agit pas seulement d’un enrichissement linguistique facilitant la communication et la compréhension de l’autre, mais la connaissance d’une langue introduit dans le cœur et l’esprit de son détenteur l’humanisme et la tolérance. Les arabes grands voyageurs, commerçants et conquérants avaient compris cela. Ils ont traduit dans une tradition millénaire, en adages, proverbes et maximes l’importance de la connaissance de la langue de l’autre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•  « Qui apprend une langue s’enrichit en humanisme »&lt;br /&gt;•  « qui apprend la langue d’une communauté se prémunit contre sa haine »&lt;br /&gt;•  « Qui ignore une chose (culture) à tendance à la haïr »&lt;br /&gt;•  « Parle aux gens la langue qu’ils comprennent »&lt;br /&gt;Le prophète Mohamed, Paix soit sur lui, incitait à aller quérir le savoir même en chine ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est autant dire la place dans laquelle la civilisation arabo-musulmane a mis l’apprentissage des langues en tant que véhicule de fraternité dans le savoir et la culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas ! Aujourd’hui certaines langues n’entretiennent plus ce rôle, elles sont devenues de véritables instruments aux mains de pays appuyés par des individus dans un but d’acculturation manifeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces propos peuvent sembler curieux. Car d’aucuns pourraient se poser la question : Comment une langue peut être un instrument d’acculturation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit mais d’un amer constat de tous les jours face à ce que certains pays, groupes ou individus font de leur langue. Un instrument d’une acculturation qui ne dit pas son nom. Examinons ce cas pour une langue qui nous utilisons dans nos échanges quotidiens : le français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord donnons la définition de ce que nous entendons dans les limites de cet article par « acculturation ». L’acculturation est le fait de perdre sa propre culture, soit en lui substituant une autre culture, soit en l’ignorant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette acculturation est due pour la langue française à trois facteurs : d’abord, la politique linguistique de la France à l’étranger, appelée communément « francophonie » et qui considère le « français comme « un moyen de modernité », ensuite le comportement d’intellectuels « snobés » par la langue française (dans le système éducatif) , et, enfin, l’ignorance manifeste d’une classe sociale acquise au français et qui considère cette langue comme la panacée pour son développement socioculturel (I). Cette acculturation a des incidences non négligeables sur l’éducation et sur le développement économique et social du pays (II)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I- Les facteurs de l’acculturation &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois facteurs  contribuant à l’acculturation sont : Le leurre du français comme moyen de modernité (1), le comportement de certains intellectuels, « snobés » par la langue française (2), et d’une classe sociale acquise au français (3).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Le français, moyen de modernité : Un leurre permanent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est indéniable que l’utilisation de la langue française a eu aspects positifs indéniables :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le français a permis a des communautés de langues différentes de pouvoir communiquer entre-elles, notamment dans les pays africains ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le français a permis une ouverture sur la culture française et celles de pays francophones&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces aspects ont cependant constitué un arbre qui cache la forêt. Et c’est moins dû à la politique d’un pays qui, somme toute, défend sa culture et ses intérêts dans le monde, que ce que nos pays, à travers leur système éducatif, font de la langue française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La charte de la francophonie considère que le «français est un héritage », « précieux » souligne-t-elle. Mieux encore, elle affirme que le français est un moyen d’accès à la  « modernité ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce que ne mentionne pas cette charte, c’est que le français est un « héritage » forcé et que la langue française, n’est pas forcément un moyen d’accès à la modernité mais avant tout, un instrument vital de la stratégie géopolitique de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, l’on devrait moins considérer le « français » comme un héritage que comme une langue qui, parmi toutes les autres, pourrait contribuer à la communication et au dialogue. Et qu’en faire « un héritage », revient à la mettre au niveau d’une transmission d’une langue héritée d’une filiation qui n’a jamais existé. A moins que l’on revienne aux concepts de mère-patrie et à la philosophie de la « françafrique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La stratégie linguistique de la France à l’étranger, à travers toute l’instrumentation politique et économique au service de sa « coopération internationale », ne fait pas perdre de vue que l’intérêt premier de ce pays est « le rayonnement linguistique et culturel de la France » dans le monde. Affirmer le contraire en s’appuyant sur les concepts francophiles de « communauté de langue », « d’échanges culturels », « de coopération », relève d’une naïveté qui n’est pas permise. Naïveté qui hélas ; prédomine chez nos élites francophones. Nous y reviendrons plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l’affirmation selon laquelle le français est un moyen d’accès à la  « modernité », elle mériterait une révision fondamentale. Au contraire pour beaucoup de pays le « français » est devenu un handicap vers l’acquisition du savoir et la maitrise de la technologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le français imposé à ces pays, ou l’ayant volontairement adopté, les a placés dans une situation de dépendance vis-à-vis de la langue française par laquelle « ils boivent et respirent ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui n’est pas sans conséquence sur leur devenir, culturel, scientifique et technologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le français aujourd’hui n’est pas le véhicule des technologies avancées, ni de la recherche de pointe, ni des idées d’avant-garde dans le monde de la littérature et de la pensée mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le français n’est dans le contexte du savoir, de la connaissance et de la technologie qu’une langue de seconde zone. C’est une langue de « traduction » de ce qui se fait ailleurs, en savoir, littérature, technologie dans les puissances anglophones et d’autres pays asiatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pays qui utilisent le français sont dans une voie de développement de « seconde main ». Le français est un simple canal de transmission avec les problèmes qu’un tel canal peut engendrer et les manipulations qu’il peut subir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les pays francophones sont, à travers le français dans une dépendance que modulent les détenteurs des leviers de la francophonie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le français sert d’écran entre ces pays et tout ce qui se fait ailleurs. La littérature scientifique et technique française ne fait souvent que traduire les innovations qui se font ailleurs, elle même parfois un miroir déformant non voulu (comme c’est le cas de toute traduction) ou voulu (la rétention de l’information ou sa cession au prix fort).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’allons pas dénier à la recherche scientifique et technique française dans plusieurs domaines son intérêt mais elle reste toujours moins avancée et dépendante elle-même pour son développement des recherches dans d’autres puissances (USA notamment)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit pour cela de faire une simple recherche bibliographique sur internet pour saisir l’infime place qu’occupe le français dans les sources du savoir scientifique, technique et culturel dans le monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend donc que cette affirmation de la francophone comme « moyen de modernité » peu même s’avérer dangereuse pour les pays qui arriment leur développement à l’utilisation exclusive du français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’apprentissage du français doit se faire dans cette optique. C’est-à-dire ramener le français à ses justes proportions mondiales, connaître la culture française et savoir qu’elle n’est pas universelle, d’autres cultures se développent bien plus rapidement et donc ne pas, au nom d’une quelconque recherche de modernité la substituer à sa propre culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la charte de la francophonie affirme haut et fort que la francophonie est une communauté dans « le respect des cultures », il n’en demeure pas moins que c’est un vœu pieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car les moyens financiers, culturels, médiatiques et autres utilisés par la France font que le « francophone » finit par faire l’amalgame puisque sa propre culture, n’ayant pas les mêmes moyens, finit par être réduite en minorité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Les intellectuels du « français » : la dangereuse conviction de la primauté d’une langue étrangère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enseigner une langue ou l’utiliser ne doit pas s’accompagner d’une volonté de porter atteinte à l’identité culturelle. Le français n’échappe pas à cette règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement beaucoup d’intellectuels acquis à la langue française, en ont fait non seulement un moyen de communication, mais s’en servent comme un instrument de substitution permanente à leur propre langue mais aussi et surtout de substitution de leur propre culture lui préférant celle que la langue française véhicule ; Langue française véhiculant principalement la culture française et accessoirement les autres cultures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette lame de fond est constituée «d’élites »soutenues par une coopération française qui en fait des « têtes de pont » dans les pays où la langue française est présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’en déplaise aux défenseurs de la langue française, et malgré la sincérité de certains d’entre-eux, la langue française ne véhicule pas une culture « francophone » mais une culture française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car la culture francophone n’existe pas. Il n’a que des cultures que la langue française véhicule… et c’est là où il convient de faire attention à ne pas confondre la « culture » et le support linguistique qui la véhicule. Cet amalgame est destructeur de la culture elle-même et promoteur de la langue française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est là où le « danger » de la langue française pour les cultures, notamment africaines, prend toute sa dimension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, une culture a besoin de sa propre langue pour assurer sa pérennité et son développement, or l’on remarque que l’utilisation de la langue française comme vecteur de ces cultures s’il sert à les faire connaitre, n’en constitue pas moins une aliénation qui n’est pas sans conséquences sur la transmission, l’intégrité et la pérennité de ces cultures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un certain nombre d’intellectuels continuent à ignorer ce fait. Consciemment ou inconsciemment, ils participent à cette sape psychologique dont le résultat est d’entrainer la conviction du caractère obligatoire du français comme moyen impératif, sinon exclusif d’une communication scientifique ou culturelle véritable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une culture a besoin de sa langue. Toute culture qui voudrait de développer à travers une langue qui n’est pas la sienne y perdra son âme et finira par dépérir soit par assimilation soit par transformation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- L’impact de l’acculturation par la langue sur l’Education et le développement économique et social. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n’ignore sciemment pour des intérêts partisans et d’élites que c’est la culture qui est le vecteur premier du développement. En effet la culture est un organisme vivant qui a une sensibilité, une nature propre (1) et nourrit des structures mentales et des logiques que l’envahissement d’une langue étrangère risque de “dénaturer” , détruisant par là même des richesses intellectuelles de communautés entières les réduisant à d’autres logiques et d’autres valeurs (2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Une culture ne se “lit que dans le texte”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La culture n’est pas, comme ou voudrait le faire croire, une collection de comportements acquis par un groupe ou une communauté du fait de son évolution historique et de son interaction avec son environnement. La culture c’est bien plus que cela. La culture, c’est d’abord une identité qui prend sa source dans une structure mentale acquise à travers une vision du monde forgée à travers les siècles et qui définit celui qui s’y identifie. L’homme sans culture est un arbre sans racines; autant dire du bois mort. La langue est justement cette racine qui alimente la culture et sans laquelle cette culture dépérit. Et si par le hasard de l’histoire coloniale, comme c’est le cas pour la « francophonie », cette culture prend pour racine une langue qui n’est pas la sienne alors elle devient un parasite. Comme ces plantes parasites qui vivent au détriment des autres et qui en partagent la vie et la mort. En somme, qui ne sont maitres ni de leur destinée ni de leur sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue étrangère  ne peut être le support  d’une culture autre  que la sienne.  Elle ne peut en peut en être qu’une simple passerelle vers les autres cultures. Celles de ceux qui ont une langue en partage, telles que les langues coloniales. Une culture, contrairement aux œuvres littéraires qui se traduisent et peuvent se lire ainsi dans une autre langues que celle dans lesquelles elles ont été écrites, ne se “lit que dans le texte”. On ne traduit jamais une culture, on ne traduit que l’idée que l’on se fait des valeurs, des signes et symboles qui la sous-tendent.C’est autant dire le piège qui conduit à sa dénaturation à travers les valeurs, signes et symboles différents que forcément la langue étrangère porte en elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue d’une culture comporte en elle-même, une essence qui lui est propre et qui  imprime à cette culture un “parfum”, des sonorités, une sensibilité qu’il est vain de vouloir restituer autrement qu’à travers sa langue d’origine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne serait-il pas vain de déclamer en français les poèmes d’El hadj Malick sy  à la gloire d’El Hadj oumar Tall? Ou ceux du grand poète arabe el Moutanabi dans  une langue autre que l’arabe? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, le français permet de faire découvrir une culture mais il ne peut ni la traduire ni la véhiculer. Et toute tentative de vouloir asservir une culture à une langue est une forme d’aliénation de l’identité et d’assujettissement de l’esprit.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors le combat des communautés  pour qu’on reconnaisse leur langue est une lutte pour la préservation de leur identité que véhicule leur culture. Ne pas reconnaitre leur langue c’est entrainer le dépérissement de leur culture. Et l’on sait pertinemment que toute volonté de vouloir détruire un peuple commence par interdire sa langue car c’est le vecteur premier de la culture et de la référence identitaire. Ainsi en fut-il du comportement des colons blancs d'Amérique pour détruire la culture amérindienne, c’est celui des colons européens en Afrique à l’égard des communautés ethniques et tribales. Et si aujourd’hui, le français et utilisé en Afrique, et s’il est présenté comme “un héritage”, “une langue partagée”,on oublie souvent qu’il porte en lui les velléités d’une langue de substitution qui risque à terme de phagocyter les spécificités des autres langues dans une danse des mots qui est en fait une farandole d’intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, les langues africaines n’ont pas , et loin s’en faut, les moyens financiers,  matériels, médiatiques et humains dont dispose la francophonie pour disséminer le français. Elle n’ont pas non plus la formidable organisation  de la francophonie et l’appareillage stratégique dont elle dispose pour étudier, programmer et exécuter sa mission francophone. C’est autant dire que les langues africaines sont d’autant plus sur la défensive que les Etats africains laissent faire, faute de volonté, de stratégie et de moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. La culture d’un peuple est la source de sa pensée et l’essence de son esprit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une langue n’est pas un jeu de mots. Et encore moins un jeu tout court. Elle est même devenue aujourd’hui un enjeu planétaire. La langue est au service de sa nation, elle en est le meilleur messager et la clef la plus fiable pour le portail politique, économique et social des autres nations. Le déploiement de la francophonie est avant d’être une question de langue en “héritage”, un enjeu pour la France qui sait que la langue française est le meilleur outil pour “s’introduire" dans le conscient et l’inconscient des peuples. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le conscient d’abord, à travers sa présence permanente que constitue sa langue comme moyen premier de communication. Elle est le modulateur premier de cette communication et sait s’en servir au mieux de ses intérêts politiques, économiques et militaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’inconscient, ensuite, parce que la langue française n’est pas (comme toutes les langues d’ailleurs) “neutre”. Elle véhicule une logique et une structure mentale qui influencent celles de celui qui l’utilise. Elle est le vecteur d’une culture qui a ses tenants et ses aboutissants qui ne sont pas forcément communs avec les autres cultures auxquelles elle tend à s’imposer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la langue française, non “maitrisée” (au second sens que l’on  donne à ce mot plus bas), risque  d’inhiber la logique intellectuelle et la structure mentale que l’individu a hérité de sa propre culture. Elle devient alors un vecteur d’acculturation à travers l’uniformisation qu’elle engendre dans les esprits et l’accaparation de l’intellect qu’elle réalise. Elle contribue aussi à l’appauvrissement de la propre culture de l’individu en la réduisant à ses propre canons linguistiques et à ses moules intellectuels. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors  que faudrait-il faire pour qu’une langue, comme le français,  soutenue par tant de moyens n’acculture pas les peuples? La première des attitudes, bien entendue, n’est pas de la rejeter. Au contraire, il faudrait l’apprendre et découvrir la merveilleuse culture française qu’elle véhicule. Apprendre une langue et s’ouvrir sur sa culture est un don inestimable qui, non seulement enrichit intellectuellement son détenteur, mais développe en lui un humanisme rempart contre l’ignorance de l’autre et la xénophobie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant apprendre un langue c’est la maitriser.Et ce mot doit prendre ici un double sens. “Maitriser” la langue en l’apprenant du mieux possible mais aussi et surtout la “maitriser” pour qu’elle n’envahisse pas la sphère linguistique. Qu’elle en devienne un moyen de découverte pas un moyen de substitution. Qu’elle serve la culture mais ne l’envahisse pas au détriment de sa propre langue. Et c’est là tout l’effort intellectuel qui doit être aujourd’hui fait par les élites francophones de nos pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pr ELY Mustapha&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir articles précédents sur ce sujet:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  “Pour une Mauritanie plurilingue”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  “Bilinguisme et langue officielle”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- “La francophonie tire sa langue à la Mauritanie”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un brin de poésie sur le bout…. de la langue:&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-6447116838191203815?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/6447116838191203815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=6447116838191203815' title='64 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6447116838191203815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6447116838191203815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/05/comment-apprendre-la-langue-francaiseet.html' title='Comment apprendre la langue française…et les autres langues'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>64</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-6912190832246302327</id><published>2011-05-02T20:03:00.000+01:00</published><updated>2011-05-02T20:05:00.765+01:00</updated><title type='text'>L'entretien de Monsieur Biram Dah Abeid Président de L'IRA à "Projecteurs"</title><content type='html'>Dans cette nouvelle édition de « Projecteurs » de l’AVOMM, nous recevons Monsieur Biram Dah Abeid, figure emblématique de la lutte contre l’esclavage dans notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son engagement précoce pour la défense des droits de l’homme remonte à 1982, il avait à peine 19 ans quand il créa, avec d’autres jeunes, le Mouvement National Africain dédié à la lutte contre l'esclavage et la discrimination. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’engagea à l'UFD qu’il quitta en 1993 pour se présenter en candidat indépendant aux municipales à Nouadhibou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il intégra le PRDS avant de décider de s'éloigner de la scène politique pour adhérer à SOS Esclaves en 2002, adhésion qui deviendra officielle en 2005. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois la tentation du retour à la vie politique prendra le dessus avec son adhésion à APP à la veille des élections municipales en 2006, il adhèrera officiellement au parti APP qui remplaçait AC dissous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2007, Biram décida de claquer la porte de APP, il servira alors au sein de la direction de campagne de Zeine Ould Zeïdane en qualité de porte-parole du candidat à la présidentielle de 2007. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces expériences conduiront Biram Dah Abeid à créer le mouvement Initiative de résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie), qui constitue un instrument pour la défense des droits de l'Homme en Mauritanie et le fer de lance de la lutte contre l'esclavage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Biram Dah Abeid, jouit d’une grande notoriété auprès des ONG de défense des droits de l’Homme dans le monde, il doit faire face à une véritable campagne de dénigrement orchestrée par les tenants du système féodal et tribale présents dans toutes les sphères de l’Etat, appuyé en cela par certains conservateurs religieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combat de Biram Dah Abeid irrite les plus hautes autorités de l’Etat qui ont utilisé, en vain, tous les moyens pour le faire taire ; surveillance, provocations, agressions, arrestation, procès et emprisonnement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre invité Biram Dah Abeid, qui vient de sortir de prison, a accepté de répondre à nos questions, qu’il en soit remercié. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Med &lt;br /&gt;____ &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ENTRETIEN &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur le président merci d’avoir accepté de répondre aux questions de «Projecteurs» du site avomm.com. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Président, si vous le permettez, commençons par une question sur vos sentiments, au lendemain de votre libération. Avez-vous l’impression d’avoir été victime d’un complot ou avez-vous été piégé par des provocations auxquelles vous avez répondu ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BDA : Tout d’abord mes remerciements pour l’intérêt particulier que vous m’accordez et à travers moi pour le combat que nous menons contre l’esclavage, le racisme, l’exclusion et la marginalisation qui ruinent notre tissu social et qui malgré les nombreux efforts fournis çà et là buttent encore sur les pesanteurs de la tradition, à l’opportunisme des égocentriques et autres féodalismes insensibles à la roue de l’histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en venir à votre question mes sentiments sont un mélange de consternation et d’amertume. Le complot, auquel nous avons été l’objet mes camarades et moi, est une évidence que nul ne peut contester. L’unanimité sur la condamnation de la machination du régime au plan national et international, tant par les partis politiques, les organisations de la société civile mauritanienne, que les organismes et organisations internationaux des droits de l’homme, sont une preuve irrécusable que nous sommes irréprochables. Nous avions et le droit et la raison de notre côté. Toutes nos démarches dans la dénonciation, la démystification et la révélation des pratiques d’esclavage et des politiques de discrimination, ne souffrent d’aucune violation de la législation en vigueur dans le pays. C’est vrai que nous allons jusqu’au bout de l’épuisement de nos droits constitutionnels. Et c’est sans doute cette détermination et cette - témérité disent les autres - qui font paniquer les contrevenants et leur parrain, le pouvoir oligarchique en place dont les bévues se sont tellement répétées ces derniers temps. Alors dépassé et excédé par les événements Mohamed Ould Abdel Aziz, le serviteur du dernier retranchement du système esclavagiste et raciste en Mauritanie, a utilisé les forces de police, les organes de presse publique et l’appareil de justice, pour monter la mascarade de « l’affaire Arfar1 » de son vari nom « Affaire de la famille esclavagiste : Mounoumnine Mint Bacar Vall et frère ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’était pas un piège sachant que notre longue expérience en matière de processus de libération des esclaves est grande et instructif au point que jamais les instruments du système policier ne sont capables de nous attirer vers l’erreur. Ensuite, connaissant les moyens vils susceptibles d’être utilisés en pareille circonstance par les ennemis du militantisme antiesclavagiste, nous savons être vigilants et prévoyants. Nous savons nous prémunir contre les provocations. Mais tout cela ne peut nous retenir de défendre nos droits que nous préservent les lois, fût-il au prix de l’oppression, la torture, l’incarcération ou la mort. Telle est l’engagement de mes camarades à IRA – Mauritanie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour plus de précision je dis que la police a reçu l’ordre de nous empêcher d’assister à l’écoute des deux esclaves mineures, pour tenter de les intimider afin qu’elles dédisent. Ce scénario devenu classique, nous l’avons refusé. Nous nous sommes dressés physiquement et pacifiquement en rempart, exigeant que les esclaves ne soient plus écoutées, conformément à la loi, que par la brigade de police chargées des mineurs et en présence des avocats. Voilà l’essentiel, le reste vous l’avez lu dans la presse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Beaucoup de Mauritaniens vous prêtent un penchant pour la violence ; appel à une insurrection armée, au soulèvement des officiers et hommes de troupes harratines contre le système. Êtes-vous vraiment pour une solution de l’esclavage par la violence ou êtes-vous plutôt un militant non violent d’une cause noble ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BDA : La modeste personne que je suis est issue d’un milieu, autrement d’une composante, connu pour sa modestie, son altruisme et sa tolérance : je suis Hratin. Mes congénères ont servi les Beydhanes partout (sous leurs tentes, aux puits, aux prés, dans les oasis, dans les caravanes…) ; ils ont été également au service des Négro-africains, notamment, dans les champs de la vallée du fleuve Sénégal… Avez-vous jamais entendu que nous avons fait preuve de bellicisme. Nous avons toujours tenu à la coexistence pacifique et à l’interpénétration, en étant ouverts à tous les vents. Nous avons intériorisé les valeurs les plus variées et diverses. Parce que, tout en nous assumant, nous avons adopté les emprunts chez les uns et les autres. Nous n’avons jamais rien renié, ni blanc ni noir. Et ces courants, fût-il du Nord ou du Sud, ont participé, chacun à son niveau, à nous façonner. Vous comprendrez alors que s’il y a quelqu’un qui doit être pacifique c’est bien moi. Donc personne d’autres ne peut cristalliser et symboliser la non-violence plus que moi. La non-violence est la mamelle qui m’a allaité, l’école qui m'a formé, le souffle qui me tient en vie. C’est ma raison d’être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais je n’ai fait appel à la violence. Je sais que mes détracteurs, excédés par mes positions et ma détermination, notamment, en ce qui concerne les sujets qu’ils veulent bon an mal an taire au gré du tabou et les renvoyer comme pâture à l’idéologie du silence, déforment mes propos, mais je ne me suis jamais réclamé de la violence. Cependant j’ai demandé que les assujettis se révoltent à toutes les formes d’injustices ; qu’ils dénoncent leurs conditions de bêtes humaines. C’est vrai aussi que j’ai demandé la désobéissance civile. Je n’en prends pas ombrage. Je l’assume sans regret Mais dire désobéissance civile ce n’est pas réclamer la guerre ou parrainer les violences. Car la désobéissance civile est un moyen de lutte pacifique et non-violente pour revendiquer des droits légitimes, pour s’adjuger des droits bafoués et naturels. Nous y avons appeler parce que jamais le pouvoir en place n’a daigné mettre en œuvre l’application des lois en vigueur et se départir des pratiques d’esclavage et des politiques discriminatoires auxquelles se livrent l’ensemble de ses rouages administratifs, sécuritaires, militaires, judiciaires et théologiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, que tout le monde sache que nous veillons plus que n’importe qui sur la stabilité et la sécurité de ce pays. Si je suis en train de braver tous les dangers au péril de ma vie, c’est parce que je n’ai que la Mauritanie et la Mauritanie seule pour patrie. Le destin des Hratin, celui de ma progéniture et le mien, sont inextricables. Ils sont liés à cette terre. Ce n’est pas moi qui lui en voudrais de la violence. Au contraire! Mon combat vise de le sauver des griffes des charognards. Car je suis plus que jamais convaincu des termes de l’adage local qui dit « On peut bâtir un état sur l’hérésie. Mais on en saurait bâtir sur l’injustice ». A vous d’apprécier cette vérité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois dur comme fer à une solution pacifique de la question d’esclavage, du racisme et des autres maux dont souffre la Mauritanie. Si je croyais le contraire, j’allais le dire sans complaisance. L’issue est irréversible. Il est imminent ce jour où nos enfants, libres de tout engagement à un quelconque maître ou supposé tel, affranchis des stigmates et brimades à caractère raciste, ne viendront plus chaque matin plier l’échine et se prêter aux corvées les plus bestiales, les plus inhumaines et les plus odieuses ou accepter l’infériorité qu’on leurs assigne au quotidien. Il est imminent le jour où nos filles se baladeront en ville ou en brousses en toute sécurité, sans l’ombre de la moindre contrainte ou la psychose de subir le viol par un maître sexuellement obsédé, pédophile. Je dis encore qu’il est imminent ce jour où on ne verra plus dans notre couleur la marque de damnation où le pêcher originel de notre prétendu ancêtre Ham, ce fils d’Adam que Dieu en guise de malédiction aurait mis au service de son frère blanc. Mais on y verra l’expression humaine de l’attachement aux valeurs de liberté, de l’amour et du respect. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre cause est juste et noble. La preuve en est l’adhésion de larges couches naguère conservatrices à notre combat. Tous les partis politiques viables, notamment de l’opposition, s’accordent aujourd’hui sur l’impérieuse nécessité de restituer les esclaves et les anciens esclaves (Hratin) dans leurs droits étant donné que c’est cela la soupape de sécurité et la garantie pour une stabilité durable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Pouvez-vous revenir sur vos conditions de détention ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BDA : Nous avons subi durant notre détention toutes les formes de pratiques dégradantes qui sont les preuves d’un acharnement prémédité. Notre séjour au commissariat d’Arfat1 où, pendant plusieurs jours, nous avons été à la merci de notre principal bourreau le commissaire Mohamed Ould Jaafar, s’est distingué par notre placement dans une cellule insalubre avec les voleurs et autres criminels. Quelques policiers n’avaient pas caché leur amertume et leur refus de prendre part aux sévices que nous subissions. Ces derniers étaient écartés de notre service pour nous confier à de véritables geôliers dont le zèle allait jusqu’à m’empêcher de prendre nos médicaments ou de faire nos ablutions pour prier. Ce temps passé au commissariat fit l’occasion, pour une hiérarchie sécuritaire sans scrupules, de nous ravaler au rang des bêtes. Parfois, indignés, les policiers n’hésitent pas à s’excuser et dire, se confiant à nous, qu’ils sont contraints d’agir faute de quoi ils s’exposeraient aux sanctions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée à la gendarmerie, on nous a séparés, mes camarades et moi. Nous ne nous reverrons qu’au palais de la justice lors des séances du procès. Tandis que l’on nous accusait, selon les instruments du pouvoir pour agression sur un commissariat ; l’ensemble des questions qu’on m’a posées étaient purement politiques. Elles portaient sur mes positions personnelles sur la version mauritanienne du rite malékite, essence de l’esclavage et de l’esclavagisme dans le segment beydhane. On m’a reproché d’inciter la démobilisation des militaires hratin qui se cantonnent dans les postes subalternes (hommes de troupes, ordonnance et ses officiers) ; de considérer le lycée militaire, une école crée pour asseoir la domination blanche, un sanctuaire d’oligarchie et de racisme ; d’encourager le peuple pour déposer le pouvoir en place. La gendarmerie m’a demandé aussi si je soutiens le rejet de la tribu, institution qui est un instrument d’endoctrinement des esclaves et anciens esclaves, par leur maitres et ou/anciens maitres… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant mon séjour à la gendarmerie, j’ai hélas pu me rendre à l’évidence que l’arrestation au commissariat était un épisode d’un feuilleton dont le scénario a été écrit par le régime de Ould Abdel Aziz et le système féodal qu’il représente et dont les appareils sécuritaires, judicaires et les organes de presse publique n’étaient, en fait que des outils d’exécution. Il était sûr que les différents faits que je n’ai cessé de dénoncer constituent des réalités immuables. Et leur démystification dérange à plus d’un titre. Fort de cela, je dis à la coalition des forces qui gangrènent tout le tissu social et les rouages institutionnels, judicaires, sécuritaires, paramilitaires, et militaires que les couches naguères écrasés, ces damnés de la terre ne se laissent plus faire et braveront tous les dangers pour une Mauritanie multiraciale, plurilingue, forte et unie. Il est fini le temps où le régime et ses inspirateurs qui végètent dans les conspirations et la division parvenaient à jeter les Beydhanes sur les Hratin ou les Hratin sur les Noirs. Il est révolu le temps où la diabolisation des Négro-africains faisait d’eux une bête à immoler sur l’autel du chauvinisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’arrestation de mes amis et moi était une occasion précieuse où toutes les forces progressistes nationales se sont réconciliées avec elles-mêmes et se sont dressées contres les pratiques ignobles. Les marches, les séances de débats parlementaires, les colonnes des journaux, les déclarations et communiqués, ont porté un démenti catégorique aux prétentions velléitaires du pouvoir honni, devenu l’ombre de lui-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Comment expliquez-vous le refus des autorités de reconnaître votre mouvement l’Initiative de résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BDA : Le refus des autorités de reconnaître IRA – Mauritanie n’a pas besoin d’explication. Elles ne veulent pas de l’existence d’une organisation sincère dans son combat contre les vrais problèmes sous lesquels ploie la majorité de la population. Leurs objectifs sont clairs. Il s’agit du maintien des pratiques anachroniques de l’esclavage, de la discrimination raciale, de la ghettoïsation et leurs nombreux autres corollaires : exclusion, marginalisation. Il s’agit aussi de garantir un développement social, culturel, économique et politique à deux vitesses ; créer deux types de citoyens différents devant la loi et dans les droits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je saisis cette occasion pour rappeler que pour exister nous n’avons pas besoin de leur avis mais d’être conforme aux dispositions des lois en vigueur dans le pays. Connaissant les textes qui disent que nous sommes dans un régime démocratique, nous sommes donc dans la légalité parfaite que les autorités nous livrent officiellement ou non notre récépissé de reconnaissance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais par ailleurs que nous dérangeons fort de part notre engagement, nos moyens de lutte et notre franc-parler qui n’acceptent pas le compromis ou la compromission. Surtout que IRA – Mauritanie se singularise par la synergie des efforts de ses nombreux militants, entre autres, une intelligentsia clairvoyante, patriotique, et consciencieusement efficiente. Voilà qui met en valeur notre diversité mais celle aussi de nos atouts. Dans notre mouvement, il y a les mauritaniens de toutes les communautés et cela nous procure de la fierté, de la force et la confiance dans l’avenir. Nous savons que ces qualités gênent le régime qui s’évertue à vouloir préserver le privilège du segment dominant, qui s’est tout accaparé : richesses, postes, terres… Il nous reconnaîtra malgré lui. Car nous sommes bien engagés dans la lutte pour la reconnaissance qui est un droit fondamental au sein de toute démocratie digne de ce nom. Et nous nous sommes remplis toutes les conditions requises par les textes en vigueur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Si la loi criminalisant l’esclavage et le fond pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage ne sont pas suffisants pour régler ce problème quelles sont, selon vous, les décisions urgentes que les autorités doivent prendre pour éradiquer cette tare ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BDA : La loi si l’on arrive à l’appliquer et orienter l’argent pour la lutte contre ce que le pouvoir appelle à tort « les séquelles de l’esclavage, cela contribuera certainement à éradiquer l’esclavage. Mais le problème est qu’en plus de l’absence de toute volonté de combattre ces pratiques d’un autre temps, le régime protège les esclavagistes et s’en prend aux défenseurs des droits humains, accusés tantôt d’intelligence avec l’étranger, tantôt de vouloir diviser les mauritaniens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats obtenus sont le fruit de la détermination et l’engagement des hommes libres décidés à ne pas se taire sur ces injustices qui consacre l’idéologie de la race et les préséances de naissance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, si l’on veut vraiment venir à bout de cette horreur multiséculaire, il va falloir mettre fin au tabou. L’Etat doit quant à lui cesser de se présenter comme partie défendant de la sorte les criminelles. En effet toutes les victoires obtenues sont malheureusement remportées contre le pouvoir et non contre les contrevenants. Quel est cet Etat qui se plaît à ce que son nom se lie à ceux des esclavagistes et des iniques ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on tient à éradiquer définitivement ce fléau, il faut que les autorités initient des campagnes médiatiques de sensibilisations et d’explication. Il faut aussi donner des consignes claires à l’administration, à l’appareil judiciaire et aux forces de polices de ne plus participer à la dissimilation des faits avérés. Des mesures draconiennes méritent d’êtres prises à l’encontre de tous ceux qui manifestent une quelconque complaisance vis-à-vis des pratiques d’esclavages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il est inconcevable que l’Etat mauritanien, sous sa direction actuelle, puisse opérer cette prise de conscience nécessaire à un début de solution de cette dangereuse question de l’esclavage. Le discours du général Aziz le 29 avril passé à Kaédi et ses allusions et diatribes contre les activités d’IRA-Mauritanie, démontre que l’homme est très en retard par rapport à l’ampleur et à l’impact de l’action de notre organisation ; que le général est pris en otage, et par son ignorance et par le discours des franges esclavagistes du système que son entourage pourris, lui fait répéter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Diriez-vous, comme certains, Aziz =Taya? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BAD : Je suis tenté de dire oui pour ne pas dire pire ! Nous connaissons tous les abominables crimes d’épuration perpétrés par Taya. Nous savons, par ailleurs, à quel niveau cet homme était-il barbare et sanguinaire. Mais nul n’ignore le blocage du processus de réconciliation nationale enclenché, et qui reposait à la fois sur le règlement de façon absolue et unanime du passif humanitaire et de l’esclavage. Alors que tous les mauritaniens y étaient impliqués à la conception, le contrôle et le suivi conformément à la dynamique collective, le coup d’Etat de Mohamed Ould Abdel Aziz est venu tout décapoter. D’abord par l’arrêt systématique des concertations, puis la récupération politique au nom de son humeur et un programme populiste qui vide tout le processus de son sens et ses objectifs. L’objectif non avoué c’est la dissimilation et la protection des auteurs de l’épuration ethnique pour des raisons que lui et ses camarades d’armes du système discriminatoire et eux seuls en connaissent les secrets. Tout fut masqué par la parade l’artifice de la prière de l’absent à Kaédi, doublée d’un achat de conscience ou corruption baptisé « réparation » tandis que la vérité tant attendue par les parents des victimes n’est pas connue. Pourquoi ? Qu’est-ce qui peut motiver ce sabordage de la volonté nationale ! Qu’est-ce que le système discriminatoire dont Ould Abdel Aziz est l’incarnation veut cacher. Rien que les crimes de Taya et ses complices, dont il n’est pas du tout propre tant qu’il se comporte de la sorte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l’esclavage, nous signalons qu’il y a eu une loi qui avait été promulgué en 2007 avec une unanimité sans précèdent dans l’histoire du pays. Elle exprime la volonté des mauritaniens libres et l’échec de l’oligarchie à continuer à masquer cette réalité qui saute à l’œil. Par la même occasion, il a été décidé de créer une structure publique pour s’occuper des esclaves avec le vote d’un budget. Quoique toutes ces décisions étaient insuffisantes. Mohamed Ould Abdel Aziz est venu faire table rase de ces acquis dont on espérait plus. Il a commencé par faire black-out sur l’esclavage qu’il ne nommait jamais revenant à la dénégation du fait. Ensuite, il s’est acharné sur le chapitre du budget alloué à la lutte contre l’esclavage et l’a réduit. Géré par un groupe de maîtres et anciens maîtres d’esclaves, il est objet de détournement dans un pays détenu par des prévaricateurs de renom et des mafiosi. Enfin, avec les révélations des cas d’esclavage avérés et l’adhésion de larges couches nationales parmi les Hratin, les Arabo-berbères et les Négro-africains et face à la menace de disparition des arcanes du système constituant l’essence et la raison d’être de son pouvoir, Ould Abdel Aziz n’a pas hésité à prendre clairement la défense des esclavagistes à chaque fois qu’ils sont démasqués, traînés devant la police ou déferré devant le parquet. Il n’hésite pas à faire intervenir ses ministres pour influencer la décision de la juste afin de blanchir les présumés esclavagistes. Ces crimes sont couronnés pendant la première semaine de ce mois par une campagne de licenciement des travailleurs domestiques de couche hratin, n’épargnant ni villes ni villages. Pour la première fois on assiste, non seulement à une campagne de chasse à la sorcière, mais de diète collective tout simplement parce que les victimes sont des Hratin et que leurs congénères parmi les défenseurs des droits de l’homme se sont engagés à libérer ceux qui ploient encore sous le poids écrasant de l’esclavage séculaire. Parce que ces derniers tiennent par-dessus tout à militer pour les droits civiques susceptibles de préparer l’émergence d’un Etat de droits qui régirait le principe un homme une voix. &lt;br /&gt;J’espère que vous comprenez maintenant pourquoi je dis que Aziz est pire que Taya. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Quels sont vos rapports avec les organisations de la diaspora, notamment l’AVOMM ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BAD : Notre organisation et mon humble personne, doivent beaucoup de chose à AHME que dirige Mohamed Yahya ould Ciré et l’OCVIDH que dirige Mamadou Digana dit Ibnou ; ils ont toujours été les plus proches dans les moments difficiles. D’autre part, je suis en très bon rapports avec les cadres et personnalités des FLAM en Europe. Et je suis fier d’avoir eu l’occasion de tisser des relations avec l’AVOMM depuis quelque temps, et je suis très reconnaissant à son égard, et l’égard de son président Ousmane Saar et ses cadres qui m’ont rendu visite et soutenu à ma sortie de prison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Que pensez-vous de : la cohabitation ? Du passif humanitaire ? De la lutte contre l’impunité que mène l’AVOMM ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BAD : La cohabitation est fatale. Elle est irréversible. Le destin de toutes les communautés nationales qui composent ce peuple est lié. Un Etat dit la Mauritanie existe envers et contre tout. Tout comme le tapis du tisserand, il tire sa beauté de notre diversité si riche, nos races, nos langues et cultures variées. Dans notre histoire commune il y a l’œuvre de chacun malgré la volonté de réduction du groupe dominant. L’hégémonie des intellectuels organique du système en désuétude ne résistera pas aux vents du changement qui soufflent et la volonté de la majorité dès lors que celle-ci a des revendications légitimes et justes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La position de l’Initiative de Résurrection du mouvement Abolitionniste sur le passif humanitaire n’accepte point de compromission. Elle est claire et inaliénable. Le passif humanitaire doit être inexorablement réglé de façon transparente et sans équivoque qui respecte les sentiments des ayant droit. Cependant tout doit commencer par le droit à la vérité. Il faut que les criminels responsables des exactions sommaires soient connus et jugés. Il faut que les fosses communes soient localisées et ouvertes ; les corps des victimes soient identifiés et restitués dans la plus grande dignité à leurs proches pour que leur soient organisés tous les rituels religieux requis. Les parents ont le droit de recouvrer la paix de l’âme après des décennies de supplice et de souffrance de toute sorte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons engagé ce que nous concevons comme la lutte contre l’impunité. Et notre combat est frontal. Les sit-in, les conférences animés à travers le monde, les écrits, interviews, conférences et points de presse de nos intellectuels sont nos parmi les instruments de lutte dont nous avons usés et qui nous ont valu la haine des forces du mal et conduit à la prison. Notre raison d’être est l’éradication de toutes les formes d’injustices quelles qu’elles soient et quelles qu’en soient les victimes. Nous ne distinguons pas entre ces dernières car l’iniquité reste l’iniquité qu’elle soit subie par des hratin, des Négro-africains ou des Arabo-berbères. Elles ont le même goût amer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre combat de vocation national. Il ne s’inscrit pas dans les considérations sectaires comme d’aucuns voudraient le présenter par dédain. Mais une chose est sûre : nous n’avons de problème avec une ethnie, ni race, ni langue. Notre problème c’est avec tout bourreau, tout assassin, injuste ; bref tout auteurs des dénis… Notre désir nous l’avons dit, c’est l’œuvre pour le rétablissement de la justice et l’égalité pour tous dans un pays qui en a besoin, tant pour sa stabilité, sa sécurité et sa pérennité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pensons que notre devoir est aussi de soutenir AVOMM dans ses efforts inlassables de faire juger le dictateur déchu Maawiya ould Sid’Ahmed Taya et toute la chaine de responsables qui ont perpétré l’épuration ethnique contre les Négros-Mauritaniens pendant les années de braises. Nous apprécions spécialement les tentatives inlassables de cette ong, qui visent à enclencher des poursuites judicaires contre l’ex-chef d’Etat à partir de Bruxelles ; aussi nous pensons que ces efforts finiront par payer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Selon nos informations vous connaissez les FLAM, pourriez-vous soutenir leur demande d’autonomie du Sud Mauritanien ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BAD : Je tiens d’abord à préciser que les FLAM, de notre point de vue, est un mouvement national mauritanien dont la lutte est noble et légitime. Je souligne que ses revendications, ont très tôt été déformées aux yeux et aux oreilles des populations mauritaniennes par un pouvoir qui voulait légitimer, non seulement la décapitation des FLAM, mais aussi l’extermination des cadres civils et militaires de la communauté halpoularen en Mauritanie. Et je ne sais pas exactement qu’est ce que la revendication d’autonomie représente dans le projet politique des FLAM, mais je suis sur de trois choses au moins : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la première est que les communautés négro-mauritaniennes qui vivent dans la vallée du fleuve Sénégal ont des spécificités culturelles, linguistiques qui ne sont pas prises en compte ni prises en charge par l’Etat mauritanien qui continu à sombrer dans sa dérive ethnique dangereuse ; &lt;br /&gt;- La deuxième est que l’autonomie dans pareil cas d’oppression culturelle et d’écrasement ethnique à toujours été expérimentée comme solution juste et équitable, dans beaucoup de pays et ce n’est pas l’apocalypse, ce ne sera pas la fin du monde en Mauritanie au cas ou ; &lt;br /&gt;- La troisième est que la revendication minimale des populations noires du sud, en ce qui concerne la structure de gestion de l’Etat, doit être un redécoupage administratif capable d’introduire une d’équité entre le sud et le reste de la Mauritanie ; car il est clair que le découpage actuel est conçu pour réduire les élus parlementaires négro-mauritanien à la ponction congrue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Biram, le monde arabe bouge : Tunisie, Egypte, Libye, on note aussi une timide tentative en Mauritanie (pays arabe et africain), quelle est votre lecture de ces soulèvements? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BAD : Le monde arabe bouge effectivement. C’est une vague de soulèvement inédite tant par sa contagion que par sa vitesse et ses surprises. Nous en avons senti les marées chez nous. S’agit-il de simples balbutiements ou bien seraient-ce les signes annonciateurs du printemps de jasmins. Quoiqu’il arrive la Mauritanie n’est pas à l’abri de révolte. Les choses ne se limitent pas aux mouvements des jeunes du 25 février qui semblent avoir déstabilisé le régime autoritaire de Nouakchott et dont la pression continue encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui c’est tout le pays qui est en proie aux contestations de tout ordre. On voit les sit-in partout : devant le palais présidentiel, les ministères, les sociétés publiques, la grogne des travailleurs, l’absence de dialogue social avec les syndicalistes, les grèves, la crise politique, la banqueroute, la prévarication, l’insécurité, voilà autant de problèmes qui sont un vivier d’instabilité et un terrain propice à une révolution du genre de celles secouant le Maghreb et l’Arabie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que ces changements doivent servir de leçon pour mettre le pays pendant qu’il est temps sur la bonne voie. Je sais que ce ne sera pas facile. Car ce sont des généraux félons, des prévaricateurs, c’est-à-dire des personnes sans expérience et dont les décisions sont dictées par les humeurs et l’improvisation qui veillent hélas sur le destin du pays. C’est regrettable. En un mot, la Mauritanie court malheureusement les mêmes conséquences, voire pire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AVOMM : Un dernier mot à nos lecteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BAD : Je dis que les Mauritaniens sont confiants dans l’avenir de ce pays. Celui-ci ne sera que ce que nous voudrions qu’il soit. J’entends par nous tous nos concitoyens. La volonté existe chez les hommes libres dont le cercle s’élargit de jour en jour. Quant au régime nous l’avons contraint par notre combat à reculer sur quelques points, sachant que nous ne craignons pas l’oppression. Il a cédé et continuera à céder grâce à notre détermination. Nous les pousserons jusqu’à le dégager ou se corriger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous remercie au nom de notre organisation. Nous sommes, en fait sensibles à votre apport à ce combat multidimensionnel. La diaspora où qu’elle soit, à l’esprit en Mauritanie. J’en sais quelque chose, moi qui ai la chance de la rencontrer dans mes voyages à travers les continents. Ses expériences et contributions seront toujours les bienvenues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous remercie infiniment pour l’honneur et la considération que vous m’accordez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est nous qui vous remercions très sincèrement d'avoir accepté cette invitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretien réalisé par Mireille Hamelin et Mohamed Dogui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source  :  Avomm le 02/05/2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-6912190832246302327?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/6912190832246302327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=6912190832246302327' title='47 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6912190832246302327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/6912190832246302327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/05/lentretien-de-monsieur-biram-dah-abeid.html' title='L&apos;entretien de Monsieur Biram Dah Abeid Président de L&apos;IRA à &quot;Projecteurs&quot;'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>47</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-363462503668781570</id><published>2011-04-23T12:18:00.000+01:00</published><updated>2011-04-23T12:19:16.994+01:00</updated><title type='text'>Les Maures ont raison de trembler, il se passe quelque chose…</title><content type='html'>Les harratines employés et les hakamates ne sont plus les mêmes, on sent comme une sorte de ras-le-bol qui monte. Certains ne regardent plus le patron maure avec ce même regard fraternel comme adorateur de sa réussite, les hakamates ne prennent plus la peine de sourire pour tout ou rien avec docilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;On sent comme le retour des entrailles de la douleur d’une histoire maquillée, le droit au respect, à la dignité et à la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela est le fruit de toutes ces campagnes récentes pour la cause harratine, sorties du bouillant Birame. Pendant longtemps le pouvoir l’a regardé faire et dire sans trop savoir comment le discréditer. Pendant ce temps ses mots ont fait leurs chemins. Et pendant que le pouvoir continuait à fermer les yeux sur un problème majeur en Mauritanie à savoir l’esclavage et ses séquelles tout aussi terribles, le réveil face au malheur se fait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L’équation est simple : les harratines sont les plus nombreux et les plus misérables. Exploités, méprisés, enfumés. Tout le monde est d’accord là-dessus. Reste à pouvoir se l’avouer ou pas et voir comment faire pour que la bombe à retardement se transforme en pétard mouillé afin de préserver la paix civile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le problème c’est que lorsque qu’un système atteint ce stade de décrépitude, tous les rouages de l’état sont alors pourris, il n’y a plus rien à faire, la fin est proche. Le déclin, le changement est inéluctable sauf bien sûr si le pouvoir en face ose prendre le taureau par les cornes et ne pas jouer à l’enfumage car les temps ont changé, la liberté d’expression est là !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette liberté d’expression sans un pouvoir qui cherche à rendre effective la justice pour tous, cette liberté d’expression accéléra la fin du système, c’est inévitable.&lt;br /&gt;La politique d’Aziz et ses frères d’armes face au réveil des harratines, c’est de se dire qu’il suffit d’avoir un certain quota bien placé pour calmer le reste et le cas échéant leur envoyer les forces de l’ordre en cas de volonté manifeste de mettre le pays à feu et à sang.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tout cela est bien beau sur le papier et dans le cerveau approximatif et orgueilleux d’esprits formés dans l’aveuglement général, c’est le cas de le dire. Sauf que sur le terrain, c’est autre chose. La société mauritanienne est devenue pourrie, corrompue et face à cela tous les jours on apprend via la presse que le pouvoir refuse de faire appliquer les lois en matière d’esclavage ni même tout dernièrement de permettre même le dépôt de plainte à ce sujet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;A côté de ça, la liberté d’expression permet aux organisations non seulement d’alerter les citoyens anesthésiés mais en douce, les réseaux s'organisent, parlent et via les employés, les domestiques, les syndicats, les associations, on parle, on accuse, déjà on rêve d’envoyer le système au diable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans le système les harratines qui accusent Birame d’excès ne sont pas mécontents de voir qu’il prend sur lui des attaques terribles qui n’épargnent personne surtout pas les oulémas esclavagistes. Certains négro-mauritaniens militants ne sont pas mécontents non plus de savoir que peut-être que les harratines faisant la peau aux maures permettrait non seulement de solder des comptes mais surtout d’en finir avec les immigrés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tout cela pourquoi ? Parce que des minables ont prospéré pendant trente ans dans ce pays or ils sont mentalement arriérés, dangereux pour le pays, le développement, la fraternité et ne sont bons qu’à proliférer dans les rouages de l’état, partout de l’économie à la politique en passant par l’armée. Cette vermine n’a pas de couleur, c’est le pire de chacun et de tous réunis au sommet et partout pour le maintien du règne des fumiers pour les fumiers contre les filles et fils de la Mauritanie plurielle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il est temps que chacun et tous, comprenions qu’il se passe quelque chose de grave dans ce pays, et que si ce pouvoir ne décide pas définitivement d’en finir avec la politique de l’enfumage en croyant d’une part être plus fin que tout le monde et surtout plus armé que le reste, alors le pire tsunamique arrive.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tout est prêt pour cela ne manque que l’étincelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ceux qui pensent que le pouvoir en Mauritanie restera maure, n’ont rien compris, le pouvoir reviendra aux harratines tôt ou tard après un grand malheur inévitable c’est la marche de l’histoire face à un pouvoir qui ne comprend que la loi de la force.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Rien de cela ne serait arrivé sans le règne des minables criminels arrogants depuis 30 ans. Entre-temps, la société de consommation sans foi ni loi a brisé toutes les valeurs de la Mauritanie ancestrale grâce au règne de la gabegie. Les pauvres ont goûté pendant longtemps aux miettes. Ces miettes n’existent plus, reste le goût amer que le salaire d’un boy ou d’une bonne permet à peine d’acheter un téléphone portable ! Sans parler du reste.&lt;br /&gt;Aziz hérite d’un pays auquel on a volé sa révolution.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il faut qu’il ait le courage de la faire, ou il risque amèrement de faire exploser ce pays à force de ne vouloir faire que de la politique alors que le peuple a un autre calendrier, celui du destin quand les politicards qui occupent le pouvoir ne le représentent plus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Que Dieu préserve la Mauritanie des mauritaniens et écoutons quelqu’un qui sait de quoi il parle pour avoir été l’homme le mieux renseigné de Mauritanie : Ely ould mohamed vall&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« ...La situation à laquelle nous sommes arrivés et que vous avez vécue ne suscite plus d'interrogations car celui qui commet la plus grande trahison, bien que cela soit connu de tous, se transforme en héros. Il fait l'objet du respect et de l'admiration de tous, recevant les tribus et les responsables. C'est aussi valable pour le détourneur des derniers publics connu pour avoir commis le forfait et même pris en flagrant délit et traduit devant la justice pour des faits avérés. En réalité, une nation qui arrive à ce degré de déclin, entretient ces comportements répréhensibles, va infailliblement à sa disparition. Nous ne savons pas comment les autres nations nous regardent. Car il est inadmissible que les voleurs soient pris pour des héros, la trahison pour une victoire. Nos valeurs sont ainsi inversées et nous ne pouvons à cet égard aspirer à l'avenir et à l'histoire….&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;….Notre pays a besoin des investisseurs étrangers et ces investissements ne peuvent intervenir dans un pays de brigands. Pour sortir de cette situation, nous devons prendre les mesures qui s'imposent, surtout qu'à plusieurs reprises, j'ai rencontré des hommes d'affaires étrangers pour leur parler des opportunités d'investissement offertes en Mauritanie mais ils m'ont toujours exprimé leur déception suite à des expériences amères qu'ils ont vécues avec des mauritaniens. Ceux qui sont responsables de tels agissements ne se rendent pas compte du préjudice qu'ils se sont causés et qu'ils ont causé au pays..etc. " &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vlane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-363462503668781570?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/363462503668781570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=363462503668781570' title='83 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/363462503668781570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/363462503668781570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/04/les-maures-ont-raison-de-trembler-il-se.html' title='Les Maures ont raison de trembler, il se passe quelque chose…'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>83</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3731251262502166103</id><published>2011-04-23T11:58:00.001+01:00</published><updated>2011-04-23T12:20:46.281+01:00</updated><title type='text'>Appel à mes chers compatriotes, au Pouvoir et à l’Opposition</title><content type='html'>Aidez moi à comprendre ce qui se passe autour de nous ! De mon côté, j’avoue que je ne comprends plus les amateurs et les professionnels de la Politique et du pouvoir dans notre pays, la Mauritanie ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où sommes nous ? Où allons nous ? Où veulent-t-ils nous mener ? Qu’est ce qu’ils ont dans tête ? Qu’est ce qu’ils ont derrière la tête ? Où sont leurs têtes ? Où sont leurs têtes par rapport à leurs épaules ? Qui soutient leurs épaules ou qui les prend par les épaules ? Qu’est ce qu’on entend, ces dernières semaines, par ci ? Qu’est ce qu’on entend, ces dernières semaines, par là ? Qu’est ce qu’on voit, ces dernières semaines, par ci ? Qu’est ce qu’on voit, ces dernières semaines, par là ? L’avez-vous entendu ? L’avez-vous vu ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je n’arrive pas à en croire mes oreilles et encore moins à en croire mes yeux ? Je me dis que je suis devenu subitement, à la fois, « malentendant et malvoyant » ! Et, si ce que ces organes me répercutent reflète fidèlement la réalité, j’ai, parfois, envie d’être non voyant et non entendant ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la énième fois que je publie des écrits pour avancer des propositions, des réponses à des interrogations ou prétendre apporter des solutions et, je l’ai toujours fait en évitant de critiquer, d’injurier ou de blesser l’amour propre de quiconque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je reviens vers vous, pour poser, plutôt, des questions, tout en avouant, que je suis blessé et meurtri dans mon for intérieur et dans les profondeurs de ma fierté mauritanienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère que je ne blesserai personne malgré mes blessures. A quoi bon un blessé de plus ? Il y en a trop déjà !! J’ai, plutôt, envie de guérir, sans provoquer des dégâts ou des préjudices moraux pour les autres. Si je n’y arrive pas, ce ne sera pas par volonté de nuire, mais parce que la douleur entame la lucidité et érode la maîtrise soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comprenez moi chers compatriotes, chers lecteurs .Je veux dire : comprenez ce que je n’arrive pas à comprendre ! Je ne comprends pas le Discours de l’Opposition ni celui du Pouvoir actuels .Je ne comprends pas leurs attitudes respectives depuis les dernières élections. Je ne comprends pas d’autres sous acteurs sur les quels je reviendrai ultérieurement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commencerai par les acteurs essentiels et principaux sur la scène politique : le Pouvoir et l’Opposition. Je ne comprends pas mes compatriotes qui sont au Pouvoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment un Pouvoir politique qui prétend tirer sa légitimité des urnes et qui entend gérer démocratiquement un pays, peut-il envisager de le faire sans concertation, sans dialogue, sans contact, sans courtoisie et sans civilité avec son opposition démocratique ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ce pouvoir peut-il envisager enfreindre impunément, en 2010, cette première règle de bonne gouvernance démocratique ? Croit –t-il que la démocratie se limite à des élections, qui portent au pouvoir un homme pour qu’il tourne le dos à une partie de la classe politique et une frange large de sa population (48%de la population du pays), une fois élu, échappant ainsi à toute contrainte et faisant ce qui bon lui semble ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, comme tous les présidents démocratiquement élus ; le nôtre a déclaré, à l’occasion de son investiture, qu’il « sera le président de tous, de tous les mauritaniens. » Ou bien, ce Président s’est –t-il laissé séduire par le modèle de démocratie préconisé par certains qui continuent à confondre système démocratique avec le « Système de Corruption Grise », tant décrié partout dans le monde et par les institutions internationales auxquelles notre pays adhère : « La majorité gouverne l’opposition s’oppose ». La majorité écrase et ignore la minorité « La Majorité ne partage pas le pouvoir » ! (comme si le pouvoir était un gâteau )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir est une charge et plus sont nombreux ceux qui la portent moins son poids relatif sera lourd. L’adage maure dit que « toute charge portée par un grand nombre est aussi légère qu’une plume d’oiseau ! » Ce sont des slogans, des leitmotivs honteux, qu’on entend souvent en Afrique et en Mauritanie ; et qui relèvent des règles de fonctionnement des systèmes dans lesquels les hommes au pouvoir perçoivent l’Etat comme un gisement de richesse pouvant leur permettre d’accéder immédiatement aux conditions de vie de l’homme européen dans nos pays sous développés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ces démocrates « majoritaires », l’Etat est à consommer tantôt individuellement tantôt collectivement et de plus en plus, plus individuellement que collectivement ! Ils n’attendent pas, comme cela devrait être le cas, de l’Etat qu’il dégage par le biais d’un dialogue inclusif et constructif un intérêt général et un compromis effectué en toute transparence entre les différents acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux yeux des adeptes du système de corruption grise l’Etat apparaît comme un gisement de richesse sans maître où les plus forts ou les plus soutenus par leurs communautés peuvent légitimement et démocratiquement’ s’emparer à condition d’en effectuer une certaine redistribution à leur groupe d’origine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie est plus moderne et plus civique que ne la présente ce modèle schématique et caricatural.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de système, je le rappelle, en dehors de nos frontières, se nomme système de « corruption grise ». Nous ignorons cela, en confondant démocratie et corruption grise. En effet, en dehors de nos frontières et partout dans le monde ce système, que je viens de décrire plus haut, s’appelle et je le répète système corrompu de couleur grise ! Ce système organise, en fait, la dévolution des ressources matérielles et symboliques de l’Etat à tel groupe et en tient les autres écartés, les maintenant dans une posture de contestation de la légitimité des Pouvoirs publics .Et, l’on se trouve, donc, hier comme aujourd’hui, dans une persistante impasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut –on préconiser à un président qui a comme premier objectif déclaré la lutte contre la corruption blanche de bâtir un système de corruption grise. (voir notre article su la définition de la gouvernance) Dans système de corruption grise on ne peut pas combattre la corruption blanche qui est autrement moins nocive que ce système lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas, non plus mes chers compatriotes de notre opposition démocratique en campagne électorale permanente, tantôt pour soutenir un candidat, tantôt pour défaire un Président élu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour quoi l’opposition avait elle accepté de négocier avec le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz ou avec ses représentants successifs ? Pourquoi avait –elle signé les accords de Dakar ? Pourquoi avait elle participé à un gouvernement inclusif pour superviser les élections du 18 Juillet ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du moment que l’opposition a participé à ce qui a été qualifié, en son temps, « d’entreprise salutaire », pourquoi la qualifier, une fois ses résultats dévoilés, de mascarade et de tricheries contestables et inacceptables. Même, si cela est fondé, ne doit-elle pas assumer son travail et ses choix ? Ne doit- elle pas respecter ce travail commun parrainé par la communauté internationale et ne pas paraître comme mauvais joueur aux yeux du monde ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A supposer que l’opposition dit vrai, ne doit-elle pas faire attention à son crédit, à sa crédibilité future et à l’image externe de l’homme politique mauritanien et du mauritanien tout court ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va de soi, que les engagements pris par des hommes mauritaniens au nom du peuple mauritanien, devant la communauté internationale, devront être scrupuleusement respectés, abstraction faite des considérations personnelles et de groupes. Nous sommes un grand peuple. Nos représentants doivent respecter leurs engagements politiques et moraux à la lettre et dans leur esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Journaux Chaab et Horizons, les autres journaux et sites doivent publier les Accords de Dakar. La place publique, le peuple mauritanien ont le droit de connaître leur contenu pour se former une opinion et avoir un avis en toute connaissance de cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, un débat public pourra s’instaurer. Ainsi, nous pourrons sortir de l’impasse et cesser de tourner en rond. Nous faisons que du surplace depuis 5 ans, la durée d’un mandat ! Nous avons élu de fait le cercle vicieux ! Jusqu’à le cercle vicieux ? Et pour quand, chers compatriotes , le cercle vertueux ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie politique se trouve dépolitisée et sur conflictuelle. Dépolitisée, car l’enjeu n’est pas le choix d’un avenir pour la Polis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous entendu parler des débats ou des divergence sur les politiques du Pouvoir ou de l’opposition ? Quelle politique économique ? Quelle politique budgétaire ? Quelle politique fiscale ? Quelle politique bancaire ? Quelle politique industrielle ? Quelle politique agricole ? Quelle politique conjoncturelle ? Quelle politique structurelle ? Quelle politique culturelle ? Quelle politique sociale ? Quelle politique d’emploi ? Quelle politique…. ???? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, tous le pays au monde ont des politiques dans les domaines cités. Les Partis au pouvoir comme de ceux l’opposition,dans tous les pays du monde, conçoivent et proposent ces politique basées sur des diagnostics scientifiques et visant des objectifs prédéfinis avec des moyens biens déterminés .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez nous, je vous invite à vérifier les discours, les journaux, les radios ,,les communiqués ,les inteviews, les conférence de presse,les communiqués,les meeting … de nos hommes politiques ,au pouvoir ou de l’opposition ! Vous vous rendrez compte,à cette investigation, que ces mots n’ont jamais été prononcés ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que des personnes qui se vantent.. qui s’injurient .. qui se dénigrent.. qui promettent.. qui critiquent.. qui soutiennent …qui applaudissent … qui contestent qui répètent des phrases faites des pronoms je ,je,et encore je ;.. tu ,tu et encore tu Ces « je » et ces » tu « sont systématiquement suivis de : être :je suis ,je suis, je suis et encore je suis,tu es, tu es, et tu es encore….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, ils portent des slogans et des banderoles. .Jamais de rapports de telle ou telle ou de telle commission de tel ou de tel expert de tel ou de tel ministre sur tel ou tel sujet ??? Pas de groupe de réflexion .Pas de concentration ! Pas de débat ! Pas de validation ! L’outil de l’intelligence, que sont les statiques, est absent et méconnu ! Pas de statiques sur le chômage ? Pas de statistiques des créations d’emplois. Pas de statistiques fiables publiées ! ; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’intelligence des mauritaniens où est elle ? Vous avez entendu parler ,en revanche, que telle tribu a été évincée de l’administration,que telle tribu est entrain d’être évincée de l’économie ,que telle tribu ou communauté a été promue ou galonnée ; que Mr ou Mme un tel ont été nommés et que tel autre est relevé de ses fonctions . .Et, on nous dit c’est la Politique ! On nous dit : c’est la démocratie On nous dit : c’est la République !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;‘‘Mouvieux’’ ! Mes chers compatriotes, ce n’est pas comme ça la politique,ce n’est pas comme ça que se gère un pays .. La Politique est ,aussi, sur conflictuelle par le constant affrontement des groupes marqués par une misère présente ou récente et désireux de s’emparer des attributs fascinants du pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous participent au dévoiement de la politique et de la démocratie .Cette propension au dévoiement de la démocratie par une majorité qui écrase la minorité et la marginalise et d’une opposition qui ne fait que contester, n’est pas la conséquence d’on ne sait quelle immoralité mais d’une vision du monde héritée d’un passé récent de colonisés, autrement dit d’une culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est ,aussi, la conséquence de la prise d’une mauvaise direction un jour de juillet 1978,le 10 exactement .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réhabiliter la politique et lui donner sa noblesse dans notre pays, il faut travailler ‘politiquement’ pour bannir cette culture et instaurer une autre culture fondée sur nos valeurs d’ouverture de dignité,de grandeur, d’honneur, de fraternité et de justice et compatibles avec la modernité vraie et authentique :la bonne gouvernance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons savoir que la démocratie est ses corollaires : la liberté et la bonne gouvernance, a deux sens fort différents : elle est le droit pour une collectivité de prendre en main son destin et se doter d’un président et d’un gouvernement qui exprimeraient sa volonté collective mais elle est, aussi, le droit pour chaque citoyen de chaque groupe politique, de se protéger des abus du pouvoir et la garantie de l’opposition de ne pas être écrasée et marginalisée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela doit reposer sur 3 principes fondamentaux &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Le débat, le dialogue .Sinon, c’est la dictature. &lt;br /&gt;2- Des institutions (président et gouvernement) fortes et reconnues permettant le débat et la mise en œuvre des décisions qui découlent de ce débat .Sinon, c’est l’anarchie. &lt;br /&gt;3- La justice dans l’application de ces décisions Sinon, c’est le libéralisme sauvage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela implique, aussi, que nous tournions le dos à l’attitude mentale négative pour prendre la voie de la réconciliation et de la pensée et de l’attitude mentale positive permanente en Politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela implique, enfin, que nous imposions la paix sur nos frontière ou que nous menions la guerre si elle venait à s’imposer, mais Jamais ,Jamais faire la Guerre à nous –mêmes !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Mohamed Ould Mohamed El Hacen&lt;br /&gt;Pr à l’Université de Nouakchott &lt;br /&gt;E mail faardgs@hotmail.com&lt;br /&gt;Tel :(00 222 ) 635 35 50&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3731251262502166103?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3731251262502166103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3731251262502166103' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3731251262502166103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3731251262502166103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/04/appel-mes-chers-compatriotes-au-pouvoir.html' title='Appel à mes chers compatriotes, au Pouvoir et à l’Opposition'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-4049920914875805841</id><published>2011-04-21T20:04:00.001+01:00</published><updated>2011-04-23T11:59:54.890+01:00</updated><title type='text'>Mauritanie : Les élections à l’université se transforment en confrontations ethniques</title><content type='html'>L’Université de Nouakchott s’est réveillée, ce jeudi, sur une situation tendue avec l’évaluation des dégâts causés par les confrontations d’hier entre clans estudiantins rivaux à l’occasion de l’élection des représentants des étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 15 blessés dont 3 cas graves ont été transportés à l’hôpital, en plus de la destruction d’un grand nombre de tables et de matériels de l’université, de l’incendie du siège de l’Union nationale des étudiants de Mauritanie (UNEM), à la Faculté des Sciences et Techniques, ce qui a nécessité l’intervention de la protection civile pour éteindre un incendie qui a failli causé un véritable drame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a commencé, mercredi soir, aux environs de 15 heures, quand des étudiants ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié de fraude massive dans le choix des représentants des étudiants dans le Conseil de l’Université, à travers « le dédoublement des listes au niveau de la Faculté des Sciences juridiques et économiques ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont évoqué le cas d’étudiants qui disposent de deux inscriptions (l’ancien système et le système LMD). C’est alors que trois listes fichées politiquement (UPR : Union des étudiants ; nationalistes arabes : Union générale des étudiants ; et les nationalistes négro-mauritaniens : Syndicat national des étudiants de Mauritanie) ont demandé l’arrêt du vote. Le « flambeau des étudiants » affilié à l’Union des étudiants (UPR) a alors publié un communiqué dont la tonalité acerbe a déclenché les hostilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les premiers accrochages, le président de l’Université, Isselkou Ould Ahmed Bahah, a donné des instructions allant dans le sens de l’arrêt provisoire des opérations de vote. La direction de l’université est alors entrée dans des discussions avec les différentes parties pour arriver à la nécessité d’annuler le vote et de reprendre l’élection sur des bases saines. Une solution acceptée par tous mais refusée par l’Union nationale des étudiants de Mauritanie (UNEM), d’obédience islamiste et que les observateurs donnaient vainqueurs de ces élections, ce qui lui permettaient de conserver la représentation des étudiants au niveau des facultés et dans le Conseil de l’Université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les efforts de la commission de réconciliation conduite par le Dr Abdallahi Ould Seyid, vice-doyen de la Faculté des Lettres n’ont pas abouti et, très vite, la crise s’est transformée en une opposition entre étudiants arabes et négro-mauritaniens. Les accrochages ont d’abord commencé à la Faculté des sciences et techniques avant de gagner les divers autres compartiments de l’Université et ses alentours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’évolution dangereuse de ces événements, six véhicules bondés de policiers sont alors arrivés pour circonscrire les hostilités aux alentours de l’Université alors qu’à l’intérieur de celle-ci, les étudiants prenaient sur eux de régler leurs comptes. Bloqués dans les locaux de l’Université, les étudiants négro-africains n’ont pu sortir, à la tombée de la nuit, que quand la police a utilisé les grands moyens (gaz lacrymogènes entre autres) pour disperser ceux qui leur en voulaient apparemment à mort puisqu’ils commençaient même à s’en prendre à tout taxi transportant des Noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant les élections, on ne sait pas encore quel sort leur sera réservé : annulation ? Reprise ? Ou l’université prendra-t-elle une décision allant dans le sens de leur report sine die ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: Sahara média&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-4049920914875805841?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/4049920914875805841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=4049920914875805841' title='42 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4049920914875805841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4049920914875805841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/04/mauritanie-les-elections-luniversite-se.html' title='Mauritanie : Les élections à l’université se transforment en confrontations ethniques'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>42</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-1000961705746939762</id><published>2011-04-12T23:08:00.002+01:00</published><updated>2011-04-21T20:05:39.052+01:00</updated><title type='text'>Lu sur mille et un je</title><content type='html'>Jamais nous n'avons été aussi libres. Et jamais nous n'avons autant rejetté cette liberté mondialisée. Entre passés et modernités, les femmes mauritaniennes se sont découvertes des envies d'envol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, dans le même temps, ont rétréci les espaces qui s'ouvraient à elles. Nos rues fourmillent de femmes affublées de voiles qui ne sont pas notres, pieds enfermés dans des chaussettes noires, gants noirs, protège bras, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne s'étonne plus qu'une jeune femme qui se considére comme moderne n'ait, exclusivement, dans sa voiture que des cassettes où elle écoute religieusement Dedew!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme moderne de Mauritanie, libre dans l'appréhension qu'elle a d'elle même, s'est empressée de se modeler à des messages qui étaient inconnus à nos sociétés, comme si elle vivait dans un pays peu musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle s'affuble de noir, la couleur de la colère et de la négation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de nos petites filles, en particulier chez les Halpular et les soninkés, se retrouvent elles couvertes du hijab, objet que nous ne connaissions pas sous cette forme et symbole de cet islam d'ailleurs qui véhicule ses messages trompeurs sur la place et le rôle présupposés des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si nous n'étions pas une société musulmane, aussi musulmane que d'autres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si nos grands mères avaient été de mauvaises musulmanes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le glissement est lent, imperceptible. Il a commencé il y a quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de l'islam de Mauritanie nous sommes passés à l'islam des prédicateurs formés dans des mahadras lointaines de pays où l'islam est synonyme de fermeture, de rejet, de fantasmes, d'interdits, de négation des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l'islam est enfermement et où l'on n'apprend plus à aimer Dieu mais à le craindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où les femmes sont les expiations des frustrations masculines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où les femmes n'existent plus, enfermées dans des diktats vestimentaires qui effacent leurs corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos femmes avaient encore, dans l'imaginaire collectif, des droits. Elles étaient, maladroitement certes, mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui nous sommes ouverts aux messages de donneurs de leçons et façonneurs de manière de penser et nous réécrivons la place de nos femmes au travers de discours venus d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Dieu ait pitié de nos sociétés qui, par mimétisme imbécile, renient leurs passés et leurs femmes et qui, petit à petit, redessinent une femme inconnue et universelle ( selon ces critères assassins).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour certains LA femme musulmane ressemblera à celle de Kaboul ou d'Arabie Saoudite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'uniformisation des pensées et l'uniformisation des meurtres symboliques des femmes : voilà le glissement dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, nos mères et grands mères n'étaient elles pas belles dans leur islam?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salomé&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-1000961705746939762?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/1000961705746939762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=1000961705746939762' title='97 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/1000961705746939762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/1000961705746939762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/04/lu-sur-mille-et-un-je.html' title='Lu sur mille et un je'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>97</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-4291665747535370986</id><published>2011-04-03T21:20:00.001+01:00</published><updated>2011-04-12T23:11:58.924+01:00</updated><title type='text'>Les vraies raisons de la guerre en Lybie</title><content type='html'>1-Premier satellite Africain RASCOM 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Fond Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine des Investissements &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne  et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare : &lt;br /&gt;- la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, &lt;br /&gt;- la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège,&lt;br /&gt;- la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes,  La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.  Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Unions régionales comme frein à la création des Etats Unis d'Afrique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort-né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4-Kadhafi, l'Africain qui a permis de laver l'humiliation de l'Apartheid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kadhafi est dans le coeur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux  pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid.&lt;br /&gt;C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour  Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour  rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela.  Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B- Ceux qui veulent exporter la démocratie sont ils des démocrates?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation  ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas.  Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais».  Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie  qui répond le mieux  aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne, des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans.&lt;br /&gt;Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres.  On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger.  Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-  Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter  que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement.  Les Occidentaux se dé finissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-  L’égalité dans les rangs et dans les fortunes.   Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme  « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ?  Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale  dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : «  Malo periculosam libertatem quam quietum servitium  -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C- Quelles leçons pour l'Afrique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord  serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder  le peuple africain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.&lt;br /&gt;Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Genève le 28/03/2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul Pougala  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Alexis  Gariga  K.                         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mail to :  alexgariga@yahoo.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-4291665747535370986?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/4291665747535370986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=4291665747535370986' title='69 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4291665747535370986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4291665747535370986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/04/les-vraies-raisons-de-la-guerre-en.html' title='Les vraies raisons de la guerre en Lybie'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>69</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-7093879280625531410</id><published>2011-03-21T21:41:00.001Z</published><updated>2011-04-03T21:27:37.691+01:00</updated><title type='text'>Mbarka mint essatim les détails de son calvaire d’esclvage</title><content type='html'>Mbarka ne sait pas  son age car elle ne détient  aucun papier d’état civil , elle sait comment  dire avec un grand courage comment elle a vécu son calvaire d’esclavage et comment elle  a été victime de sevices sexuels par ses maîtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: ou sont tes parents ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka Mint Essatim : Mon père se trouve à Nouakchott depuis toujours ainsi que mes tantes, ma mère habite à El Asma (akjoujt) avec mon frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: pourquoi et quand est ce que tu as quitté ta famille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : Je l’ai quitté dès la promulgation de la loi incriminant l’esclavage pendant le règne de Sidi Ould Cheikh Abdallahi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Non, non. je ne parle pas de tes maîtres, mais ta famille (ton père et ta mère) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : je les ai quitté a l’age de 5ans, quand la maîtresse de ma mère, en l’occurrence, Fatma El Ghalia a demandé à ma mère de me l’envoyer pour la servir, ce qui fut fait par ma mère !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Comment tu expliques la rapidité de la réponse de ta maman à la demande de Fatma El Ghalia ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : Mariem El Ghalia a prétendu avoir besoin de moi pour de petits travaux domestiques, étant entendu que pour elle nous sommes tous sa propriété privée car notre maman est son esclave , et il est tout a fait normal qu’elle dispose de nous comme elle veut !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: combien de temps tu as fait avec ta maîtresse (Fatma El Ghalia) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : depuis que j’avais 5 ans jusqu’à cet age !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Est-ce que tu peux nous citer les noms de tes maîtres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : je servais tout le monde, je lavais les habits des « filles » (les jeunes maîtresses) en plus de mon rôle de garde d’enfants et tous les autres travaux domestiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Tout cela s’est passé quand tu étais en brousse et/ou en ville ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : En brousse et en ville, j’étais obligée de laver les habits, et de faire la vaisselle jusqu'à des heures tardives dans la nuit alors que mes maîtres dormaient et le matin je dois aller au marché. Je suis la seule personne qui bouge dans la famille et tous les travaux m’attendent ! je suis la dernière à dormir et la première à se lever&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Ou est ce que tu dormais ? et est ce que tu avais un lit adéquat ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : On m’avait réservé un coin isolé hors de la maison familiale, malgré mon âge. Il s’agit d’une vieille boutique sans porte à quelques mètres de leur maison, et ouverte de tous les cotés sur la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Au début, ou se trouvait ta demeure ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : En brousse, il n’y avait pas de différence, si nous dressons la tante de ma maîtresse (fatimetou El ghalia Mint Hrétani) on me construit une petite hutte à coté d’elle et la distance qui nous sépare est assez longue en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Qu’est-ce qui différencie ta demeure ? Est-ce qu’elle est meublée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : Non elle n’était pas meublée, j’avais une natte que j’avais acheté lors de mon premier mariage et je la garde jusqu'à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Est-ce que tu avais un salaire ? Si oui, combien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbarka : Non, je n’avais pas de salaire, mais le fils de ma maîtresse (Brahim Salem) a eu l’habitude de me donner des sommes a l’occasion des fêtes ( les trois fêtes religieuses) qui variaient entre 4000 et 6000 Ouguiya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Quelle est la nature des relations louches, que tu avais évoquée lors de la conférence de presse organisée par IRA a l’hôtel El Khater, avec les fils de la famille Ehl  Bouh ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Il s’agit d’une relation louche qui m’a toujours liée d’abord à Brahim Salem Ould Bouh, c’est le fils aîné de ma maîtresse. Il habite à Tavragh Zeina à Nouakchott, propriétaire d’un magasin de gaz au ksar. Ça a commencé quand nous avons déménagé vers la brousse. Il m’a violée plusieurs fois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net: Etait-ce la première fois où tu t’est exposée au viol ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Oui, c’était la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : A l’époque, quel était ton âge ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Je ne sais pas au juste, mais je venais juste de porter le voile. Je n’étais pas habitué à l’ajuster sur ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Bien ! Que s’est-il passé exactement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’barka : Il a envoyé les animaux à l’abreuvage et m’a demandé de l’accompagner. (Et de M’Barka de se taire un instant puis de reprendre après). Le fait de m’ordonner de l’accompagner en pareil moment était inhabituel. Arrivés loin, dans un lieu reclus, il m’a menacée à mort si je ne me soumets pas à ses désirs. Là j’étais seule. Je n’avais pas les moyens du défi. Alors il a commencé à essayer de me violer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Cela veut dire qu’il aurait pu te tuer si tu n’avais pas obtempéré à son invitation à pratiquer la bassesse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Lorsque nous sommes arrivés quelque part, il m’a demandé de descendre de sa voiture (land kreuzer) et de ramasser du bois afin de lui permettre de préparer, lui-même, son thé. Je me suis blottie, après, dans un coin de la natte et me mis à attendre. Soudain, il m’a offert un verre de thé que j’ai refusé de prendre devant lui parce que je n’en avais pas l’habitude. Alors il se lève et me demande de lui masser les pieds. C’est ensuite qu’il m’intime l’ordre de m’approcher et se couche sur moi contre ma volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Qu’est-ce que tu as fais ? As-tu crié par exemple ? as-tu manifesté de résistance à ses désirs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : J’ai tenté de l’empêcher, mais il m’a menacé. Je le craignais pour les bastonnades et les tortures qu’il me faisait subir. Bref, j’avais peur de lui. Je pleurais et criais lorsque j’ai vu le sang coulais de moi. Il me grondait et m’ordonnais de me taire en ces termes « Tais-toi, salope ! » Ainsi se sont passées les faits, la première fois. Puis nous quittâmes alors que je n’arrivais pas à me tenir débout. Lorsque la voiture s’est arrêtée au puits, j’était épuisée tant j’ai perdu toute mes forces. Malgré tout il m’a contrainte à m’archer et à l’aider à abreuver les dromadaires. Tout en sachant que je ne pouvais pas, je n’avais pas le choix. J’étais obligé, en dépit de mon piteux état de courir pour rabattre le dromadaire vers le bassin. Sur le chemin de retour, il m’exige de garder le silence sur ce que j’ai subi et de n’informer personne faute de quoi j’encourrais les supplices les plus cruels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’arrivée, on me demanda ce qui se passait car tout le monde s’est aperçu de ma fébrilité du fait de mon déséquilibre dès que je veille m’asseoir face à la marmite. J’ai prétendu, conformément aux désirs de mon maître violeur (Brahim Salem), que c’est du aux douleurs abdominales conséquences du froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : A-t-il récidivé ? Et où ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Oui, il a récidivé tant de fois. Il me prenait chez sa maman, Fatma El Ghaliya à Toujounine. Et bien avant lorsque nous étions en brousse, nous avions trois tentes : une pour sa mère, la deuxième qui était une forme de hutte où je passait la nuit ; la troisième était la tente des bergers. C’est dans celle-ci qu’il me prenait pour ses forfaits, prétextant qu’il voulait que je lui masse les pieds. Ainsi j’ai subi les viols coup sur coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Est-ce que Brahim Salem était marié ? Et est-ce que tu t’es plaint de lui auprès de sa mère ou son épouse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Oui, il est marié. J’ai même su par la suite que son épouse était informée de ses forfaits, mais elle n’en pas fait cure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Quelles sont les conséquences de ces viols ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Lorsque nous sommes rentrés en ville (Tevragh Zeïna) j’étais chargée des travaux ménagers. En l’absence de la bonne je dois supporter comme de coutume dans tout ce qu’il faut. Mais Brahim Salem continuait toujours ses vices. A noter que je n’entretenais aucune relation avec un quelconque homme. Un jour que j’étais préoccupée par ma situation, j'ai recouru à sa fille, Houriya à qui je me suis confiée en disant que je ne savais pas ce qui m’arrivait puisque je sentais mon ventre s’enflait et s’alourdissait. Surprise, elle me demande pourquoi et quelle relation me liait avec son père tout en me priant de garder le secret quel que soit ce qui m’arrive… Personne n’a daigné m’entretenir sur ce sujet bien que tout le monde était au courant de mon état de grossesse. Ils ont préféré se réfugier derrière le silence, sachant que je n’avais aucun rapport avec les hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après mon accouchement, j’ai reçu la visite de Messaouda (une parente) et ma mère qui m’ont demandée implorant est-ce que c’est Brahim Salem qui est le père de Oueïchita, ma fille, sinon c’est alors son feu frère (Mohamed) qui en est l’auteur. J’ai nié avec force et détermination, car j’avais peur de lui. Lorsque j’étais enceinte et que sa sœur à lui m’a demandé je lui ai affirmé que c’est son frère, Brahim Salem qui est à l’origine de mon état de grossesse. Aussitôt, elle m’a demandé de ne pas divulguer le secret contre quoi elle s’occupera de l’affaire si le bébé qui naîtra est blanc, mais le niera s’il est noir. Finalement ils ont refusé la reconnaissance de la fille. Quelque temps après, une autre personne s’est introduite dans cette relation. Il s’agit de El Ghotob, le fils aîné de Brahim Salem. Il attendait la nuit pour venir m’agresser poursuivant ainsi les œuvres de son père, en l’occurrence, les viols auxquels celui-ci me soumettait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Quel est l’âge de ce dernier violeur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Je ne sais pas exactement, mais c’était le fils aîné de Brahim Salem. Il était lui aussi marié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Comment s’est passé ton premier mariage ? Et quels sont les onstacles qui l’ont jalonné s’il y en avait eu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : (Elle soupire, reprend son souffle et continue.) Après un instant, Dieu m’a gratifié de mariage légal d’un homme dénommé Isselmou qui était berger au service de Brahim Salem. Il est d’une tribu du Sud dite Tejekanit. Il me donna ma troisième fille, Ezouha. Mais c’est un mariage qui sera de courte duré car mon mari voulait m’amener chez lui en brousse où il vivait ; ce que mes maîtres refusèrent. Ainsi il a disparu pendant longtemps. Alors je lui ai envoyé pour l’informer de mon mécontentement. Il a accepté mes exigences espérant que notre mariage puisse continuer. Il m’a adressé une somme de 30000 UM avec Brahim Salem que j’ai reçu en trois tranches et à des moments différents. C’est dernier qui viendra me voir porteur de la lettre de divorce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : A qui revient le mérite de t’avoir libérer du joug de l’esclavage d’Ehel Bouh ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Je me suis mariée avec Moktar qui était lui aussi chauffeur chez Brahim Salem et c’est avec lui que je suis allée à Nouakchott. Il m’a beaucoup aidé à porter mon affaire auprès des organisations des droits de l’homme ( surtout le président Biram et son organisation) . Ceci lui a coûté son poste dont il a été chassé après ma plainte introduite à la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : que tu as récupéré les fillettes, que réclames-tu encore de tes maîtres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : J’ai passé toute ma vie esclave dans cette famille où j’ai perdu tout mon avenir, sachant alors que je ne sais ni lire, ni écrire. Je ne sais non plus comment prier,. La famille d’ehel Bouh ne ma jamais initier à cela. C’est le cas aussi de mes fillettes qui n’ont aucune pièce d’état civil. j’ai été violé, humilié… De façon générale, je réclame réparation de toute ma vie antérieure , si nous sommes dans un pays de droit ?!.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Est-ce que tu demandes aussi Brahim Salem de reconnaître sa fille, Oueïchita ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’Barka : Ça c’est un sujet que je souhaite traiter avec lui personnellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initi.net : Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source  :  Initi.net via Essirage le 20/03/2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-7093879280625531410?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/7093879280625531410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=7093879280625531410' title='67 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7093879280625531410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7093879280625531410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/03/mbarka-mint-essatim-les-details-de-son.html' title='Mbarka mint essatim les détails de son calvaire d’esclvage'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>67</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-1249260113924507221</id><published>2011-03-20T21:42:00.001Z</published><updated>2011-03-21T21:42:45.402Z</updated><title type='text'>L’ONU- L’UA : le machin frappe de Paris, le bidule condamne de Nouakchott…</title><content type='html'>Jusqu’au lendemain de la résolution « touche pas à mon libyen », on a entendu partout que les africains seraient soi-disant mêlés à  cette résolution contre Kadhafi avec les arabes et la communauté internationale selon la formule consacrée quand on veut noyer le poisson car l’heure tourne. Mais surprise ! Samedi pas un officiel de l’Union Africaine convié à Paris pour déjeuner avec les coalisés qui veulent sauver le peuple libyen !&lt;br /&gt;Et pour cause ! Pendant qu’à Paris on déjeune entre humanistes, le comité ad hoc (sic !) de haut niveau ou panel toujours de haut niveau de l’Union Africaine se retrouve, quant à lui, cloué à Nouakchott ! Si on en croit l’AFP « aucun dirigeant africain ne participe finalement à ce sommet, le président de la Commission de l'Union africaine (UA) Jean Ping, un temps annoncé, étant retenu (sic) à Nouakchott (Mauritanie) pour une réunion avec les cinq chefs d'Etat africains chargés d'une médiation pour trouver une issue pacifique à la crise libyenne, selon une source diplomatique française…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'UA a rejeté le 11 mars dernier toute forme d'intervention militaire étrangère en Libye. »&lt;br /&gt;Depuis le 11 mars dernier ! Mais jusqu’au 18 mars, on a entendu certains diplomates français de très haut niveau parler d’une résolution souhaitée par la Ligue Arabe et l’Union Africaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe finalement vu que l’Union Africaine et la collection de tyrans qui la compose ou qu’elle représente, ne peut qu’avoir en matière d’ingérence humanitaire que la même position que des états aussi assis sur les droits de l’homme et la démocratie que la Chine ou la Russie sauf que cette fois ces derniers furent l’exception qui confirme la règle de leur veto en la matière… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste une question : l’Allemagne qui s’est abstenue pendant le vote au conseil de sécurité est invitée à ce sommet parisien mais le panel de haut niveau africain, lui, n’est pas présent ! Pourquoi ? Les africains pouvaient bien se réunir avec l’occident et les arabes prêts à agir pour défendre leur position. Pourquoi les africains se retrouvent-ils cloués à Nouakchott à près de 4O00 km du sommet parisien ? Boycottent-ils le sommet ou les a-t-on occupés là car le chef de ce panel, Mohamed Ould Abdel Aziz,  ne pouvait être convié à Paris vu qu’il s’agit d’un général civilisé ayant à son actif deux coups d’état l’un contre un tyran l’autre contre un président démocratiquement élu ; sans parler des autres membres du panel de haut niveau dont le Denis Sassou-Nguesso ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On imagine mal, ces deux-là à Paris ce qui réveillerait la presse or nul n’a envie d’entendre parler de françafrique maintenant… Surtout que le fameux panel de piètre niveau n’est pas capable de rien changer en Côte-D’ivoire…Ainsi, pendant que l’ONU a voté une résolution donnant à la coalition internationale sans l’UA, le mandat de prendre toutes les mesures pour stopper les frappes criminelles de Kadhafi contre son peuple, pendant qu’on déjeune sans les africains à Paris, le panel africain arrive pénard à Nouakchott pour discuter des moyens de régler la crise en rappelant que l’UA est contre toute intervention militaire étrangère quelle qu’en soit la forme ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est assez hallucinant. Pourquoi l’UA n’a-t-elle pas annulée ce ridicule sommet africain ? Ou ne pouvait-elle pas se manifester plus vivement ? En la matière, c’est très délicat quand par exemple, le président du panel est d’une part contre toute intervention militaire étrangère quelle qu’en soit la forme, ce qu’on peut comprendre vu son passif et celui de quelques uns de ses confrères, et pourtant son parti, l’Union Pour la République fut l’un des premiers partis à se dire solidaire des insurgés… Comment allier ces deux positions ? Croiser les bras et attendre la suite des massacres, c’est d’ailleurs ce qui allait se passer sans le vote de la résolution zenga-zenga.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux arabes qui soutiennent la résolution de l’ONU, il s’agirait surtout des arabes de la côte ouest, les arabes de souche car les arabo-berbères eux se sont abstenus. Les algériens ont voté à la Ligue Arabe comme Merkel à l’ONU. Quant aux arabes prêts à en découdre, il s’agit tous d’alliés de l’Arabie Saoudite ennemie jurée de Kadhafi. En effet, apparemment seul le Qatar est prêt à apporter son soutien militaire mais on a pu voir au déjeuner à Paris sans les africains : le premier ministre du Qatar, les ministres des Affaires étrangères irakien, jordanien et émirati… Chacun représentant un pays ayant déjà eu affaire à l’impertinence de Kadhafi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, l’Afrique seule est tentée de soutenir Kadhafi contre les arabes car Kadhafi, depuis quelques temps déjà, a déjà tourné le dos aux arabes en se faisant le champion de l’Afrique Noire. On n’oublie pas toutes les sorties du guide contre les arabes surtout pour ridiculiser la Ligue Arabe qui n’a jamais rien signifié pour lui et surtout ses sorties contre son frère ennemi devenu roi Abdallah d’Arabie Saoudite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Tunis, lors d’un de ces sommets pittoresques de la Ligue Arabe, Kadhafi, apostrophant le prince héritier Abdallah, accusa l’Arabie Saoudite d’être une invention des britanniques, de tout faire pour diaboliser l’Iran alors que le problème c’est Israël, il alla jusqu’à faire un jeu de mot douteux signifiant que la région serait «  le golfe des cochons » comme l’autre baie... La Syrie en fit autant mais avec des mots plus diplomatiques.&lt;br /&gt;Le prince Abdallah est alors devenu vert comme leur drapeau respectif, traitant alors Kadhafi d’ingrat car l’Arabie Saoudite l’a soutenu quand les américains l’ont bombardé puis le prince dit à Kadhafi «  ta tombe t’attend ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre irakien s’est alors levé accusant Kadhafi de « singe ». Puis les chaînes ont coupé la retransmission du sommet arabe, ce qui arrive souvent quand Kadhafi débarque à l’improviste en ayant souvent annoncé qu’il boycotterait le sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La haine a continué et Kadhafi ne manquant aucune occasion pour ridiculiser la Ligue Arabe et surtout le roi Abdallah. On se souvient du clash au Qatar, où Kadhafi est arrivé avec ses lunettes noires et sa tenue du jour, prenant la parole par surprise pour dire au roi Abdallah devant les autres chefs d’état «   Cela fait six ans que vous évitez de m’affronter…" ; rappelant par là que les saoudiens le soupçonnent d’avoir préparé un assassinat du Roi Abdallah, ce que le guide a toujours nié ajoutant « Je suis prêt à te rendre visite et à t’accueillir en Libye »… On imagine la tête de l’émir du Qatar,  hôte du sommet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de telles frasques Kadhafi a-t-il fait subir au Roi Abdellah sans parler des autres dirigeants arabes ? &lt;br /&gt;Aujourd’hui, le Roi Abdallah doit être heureux de voir Kadhafi fini. Après Saddam Hussein, l’Arabie Saoudite abat, via les Nations Unies, un à un ses ennemis arabes, arabo-berbères, et qui sait, perses bientôt ?&lt;br /&gt;L’Afrique donc serait tentée de défendre Kadhafi face à Ligue Arabe, surtout qu’il a investi partout dans la sous-région car son royaume d’influence va de la Mauritanie, à la Gambie, au Nigéria en passant par le Tchad, le Niger, le Burkina, le Mali etc., zones où il peut presque tout. Distribuant les millions et les milliards mais agitant aussi ses milices et déstabilisant tous ces régimes à l’occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Kadhafi ne peut plus être défendu depuis qu’il a bombardé son peuple allant jusqu’à engager des milices étrangères pour faire le sale boulot. Kadhafi n’est plus défendable et beaucoup en profitent désormais.&lt;br /&gt;C’est triste de voir une telle personnalité unique capable de dire haut et fort des vérités que nul dirigeant africain ni arabe ne pourra jamais dire, mais il n’est plus défendable. « Tout pouvoir sans contrôle rend fou ». Kadhafi a perdu le sens des réalités et des rapports de forces. Cela arrive toujours aux dictateurs qui, du jour au lendemain, disposent de tant d’argent et de tant de pouvoir de nuisance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela est plus rare dans les vieilles monarchies où depuis tout petit, tout un système prépare psychologiquement l’individu à exercer les pleins pouvoirs. Bien sûr cela n’est gage de rien, et les pouvoirs diffèrent selon le roi et certains peuvent être aussi délirants que les dirigeants dont on parle mais les statistiques sont claires en ce qui concerne les tyrans tombés au pouvoir absolu du jour au lendemain, tôt ou tard, ils perdent le sens des réalités ; c’est une dynamique quasiment inévitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, l’heure tourne, les frappes ont commencé mais reste une inquiétude quand on entend le dernier discours d’Obama : que cherchent les USA ? Veulent-ils une partition de la Libye quand Obama demande à Kadhafi de sortir juste de certaines villes et d’y remettre le courant et le gaz ? Il se trouve que les villes en question représentent le bassin de l’Est, le plus important en pétrole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n’oublie pas que c’est Kadhafi qui a refusé de prolonger les bases militaires des USA en Libye, accords signés en septembre 1959 qui allèrent jusqu’aux années 70 ! Alors attention ! Oui ! À protéger les peuples assoiffés de liberté et les aider le cas échéant à affronter les milices étrangères ! Mais Non ! À toute tentative de partition de la Libye ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restons vigilants ! Aussi nous disons pour l’instant merci à la France de sa décision courageuse ; pourvu qu’elle reste réglo sans se faire berner par des puissances plus puissantes et pourvu que son peuple échappe aux représailles potentielles d’un Kadhafi suicidaire… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par vlane A.O.S.A&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-1249260113924507221?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/1249260113924507221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=1249260113924507221' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/1249260113924507221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/1249260113924507221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/03/lonu-lua-le-machin-frappe-de-paris-le.html' title='L’ONU- L’UA : le machin frappe de Paris, le bidule condamne de Nouakchott…'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-7581848924437439635</id><published>2011-03-18T17:51:00.001Z</published><updated>2011-03-20T21:44:11.218Z</updated><title type='text'>l’esclavage en milieu soninké</title><content type='html'>Dans un entretien accordé au site haratine.com, le président de l’Ocvidh Diagana Mamadou Youssouf livre son point de vue sur l’esclavage en milieu soninké»,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;qu’il décrit d’emblée comme un phénomène social qu’il ne faut pas nier, ayant existé par le passé et continue de persister dans certains milieux soninkés et Négro-Africains. Ci-après son avis :  « Pour s’attaquer fondamentalement à ce fléau, il faut parfaitement le faire comprendre de la manière la plus explicite à nos compatriotes. Il n’y aura jamais dans mon esprit une quelconque volonté d’esquiver votre question sur l’esclavage en milieu soninké et au-delà en milieu Négro-Africain. Mon combat contre ces injustices m’interdit tout amalgame. De prime abord, il n’y a et il n’y aura jamais d’esclavage meilleur que d’autre comme on a tendance à l’affirmer souvent! C’est ma première conviction. Etre esclave ou considéré comme tel, est une négation de l’homme par l’homme. Pour ce qui concerne mon ethnie Soninké que je connais parfaitement et plus particulièrement la question au niveau de Kaédi, je l’affirme sans risque de me faire contredire que l’esclavage a bien existé dans notre milieu. L’esclave, sur le plan de la servitude et de l’exploitation de l’homme par l’homme, l’homme soumis à son maître et corvéable à volonté, n’existe ni en théorie ni en pratique en milieu soninké de Kaédi. L’esclavage a été pratiqué par nos ancêtres à leur époque et personne ne peut le nier mais de ma génération et je dirai même de la génération de mes grands frères, l’esclavage n’existe que par le nom ! Les enfants dits « esclaves » de ma génération ont fréquenté les mêmes écoles (coraniques et modernes) que moi. Chaque génération de kaédiens a eu ses promotionnaires d’école issus de cette classe « d’esclaves ». Comme je l’ai dit tantôt, je ne pourrai dire avec la mêm exactitude comment la question de l’esclavage est vécue dans les autres milieux Négro-Africains en dehors de cette communauté soninké qui était mon milieu naturel. J’insiste encore pour réaffirmer que dans la pratique, l’esclavagisme en milieu arabo-berbère est d’une férocité incalculable et diffère fondamentalement de celui que nous vivons dans le milieu soninké ; Et c’est ce type d’esclavagisme que nous combattons farouchement par sa brutalité et son inhumanité. Il a existé effectivement une timide relation d’anciens maitres à anciens esclaves de par une certaine génération de nos pères en milieu soninké à kaédi mais du temps de ma génération cette relation n’a jamais existé et il n’y en a jamais eu d’où l’inexistence de soumission ni de corvée ou toute autre forme d’exploitation ou de privation de liberté. Je mets au défi quiconque qui me contredira ou démontrera le contraire. Je ne pourrai jamais dire de manière formelle que l’esclavage n’existe pas dans certains milieux négro-africains mais dans mon Kaédi natal, je ne connais pas un seul cas. D’ailleurs, cette appellation en soninké du mot « komé » qui veut dire esclave est tabou dans ma ville de Kaédi. Personne ne peut se permettre de le prononcer ni publiquement ni en aparté sans qu’il n’y ait réprimande. La lutte contre cette tare sociale est un combat que je mène farouchement. Il est tellement gênant, voire révoltant de voir une personne devant soi qui souffre de l’esclavage psychologique qu’il ressent comme une humiliation de la nature. Et ce sont ces séquelles qu’il faut maintenant s’attaquer par l’information et la sensibilisation des consciences. L’esclavage en milieu soninké de Kaédi qui persiste est beaucoup plus dans les mentalités que dans la pratique. Dans les comportements au quotidien d’où le complexe d’infériorité ou de supériorité du fait que l’autre est issu de la grande féodalité ou que ses grands parents avaient comme esclaves telles familles d’où souvent ou un climat d’alliance et d’entraide réciproque ou un climat de méfiance, de haine, de rivalité ou de frustration etc.&lt;br /&gt;Faut-il qualifier ces faits évoqués d’esclavage ou de séquelles ? Quel que soit le qualificatif que l’on donnera à ces pratiques et à leurs relations d’anciens maitres à anciens esclaves, la lutte pour briser l’humiliation voire l’appellation « komé » qui veut dire esclave en soninké ne doit plus exister. C’est pourquoi, pour aider les populations victimes de ces pratiques d’esclavage féroce et brutal afin qu’elles accèdent à leur émancipation totale et à tourner les pages sombres de cette histoire humaine douloureuse, il incombe à l’Etat de prendre sa responsabilité pour l’éradiquer. Je finirai votre question en disant que je combats sans réserve toutes les formes d’esclavage, comme pour mon engagement dans la lutte contre la torture. Il n’y a pas de petite ou grande torture et il ne peut y avoir non plus de bon ou mauvais esclavage! Le Combat contre l’esclavage et dans toutes ses coutures doit être l’engagement de toutes et de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source  :  OCVIDH&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-7581848924437439635?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/7581848924437439635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=7581848924437439635' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7581848924437439635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7581848924437439635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/03/lesclavage-en-milieu-soninke.html' title='l’esclavage en milieu soninké'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3161711046602854587</id><published>2011-03-13T11:14:00.001Z</published><updated>2011-03-18T17:52:37.241Z</updated><title type='text'>Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (ira- Mauritanie) : Déclaration</title><content type='html'>L’affaire dite d’Arafat1 dont, normalement, les protagonistes devaient être IRA- Mauritanie en tant qu’organisation des droits de l’homme prenant en charge la défense des deux mineures Nana et Salma, d’une part, et leur présumée esclavagiste Mouloumnine mint Bakar Vall, d’autre part, avait hélas fini par connaître une tournure rocambolesque inattendue, du fait de la partialité des autorités nationales dans toutes les phases du processus : forces de police, gendarmerie, médias officiels, Ministère de la justice et Présidence de la République . &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, très vite, ce qui aurait du être, en toute logique, perçu comme un crime coupable, selon les dispositions des textes en vigueur, a été absurdement transformé, lundi 13 Décembre 2010, en une véritable affaire d’Etat, au grand dam du droit et de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par cette attitude répréhensible, qui tenait à prendre à tout prix la défense des maîtres d’esclaves pour leur assurer l’impunité, le régime en place tentait de contribuer à la pérennisation d’un système anachronique au mépris de toutes les conventions et traités internationaux ratifiés ; étant entendu que l’objectif de ces manœuvres flagrantes, est l’intimidation et, par-delà, la dissuasion des militants abolitionnistes afin d’assurer l’intériorisation de l’esclavage et l’ancrage de l’idéologie du silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces agissements que nous avons toujours dénoncé, mettent à nue l’obstination du système esclavagiste bicéphale (administratif et oligarchique) à consacrer un état de fait préjudiciable à l’édification d’une nouvelle société mauritanienne démocratique et unie, où prévalent les valeurs d’équité, de droit et où l’impunité n’aura plus droit de cité. Ce sont là des manœuvres dilatoires qui visent l’atermoiement de l’application de l’arsenal juridique. .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La campagne médiatique de diffamation tous azimuts enclenchée par le tandem régime et famille Oulad Bacar Vall (présumée esclavagiste), caporalisant les médias publics (radio et télévision), aussitôt après l’exécution de leur pathétique scenarii d’invasion du commissariat de la police d’Arafat1 par les militants des droits de l’homme, l’agression contre ces derniers et leurs tortures, révèlent ensemble la vulnérabilité du système. Celui-ci n’avait plus d’autre choix qu’à recourir à l'affabulation décriée par tous les partis politiques, les organisations de la société civile, les organismes et ongs internationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, l’affaire d’Araft1 est venue mettre en exergue de graves dénis de justice, notamment au sujet des libertés d’associations et de manifestation que confère la constitution, sans compter les nombreux vices de formes ayant entaché le dossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grâce présidentielle décrétée par Mohamed Ould Abdel Aziz n’est qu’une machination pour bloquer tout recours éventuel dans cette affaire devant les juridictions sous-régionales et internationales. Néanmoins un acquis historique aura été réalisé. Il s’agit, en l’occurrence, de la poursuite en justice, pour la première fois dans l'Histoire de notre pays, d’un auteur de pratiques abjectes d’esclavage et sa condamnation, contre vents et marées, à six mois de prison ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachant que cela n’aura pas été réussi n’eût été la synergie des efforts des antiesclavagistes de tout bord, la détermination des détenus à ne céder sous aucune forme de pression ou de compromis, nous IRA- Mauritanie tenons à exprimer ce qui suit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Nos plus vifs remerciements, notre reconnaissance et gratitude à l’ensemble des partis politiques, les organisations des droits de l’homme nationales et internationales, le corps diplomatique accrédités dans le pays, les élus et tous le reste du conglomérat des intellectuels et journalistes nous ayant exprimé leur solidarité et leur soutien indéfectibles tout le long de cette épreuve difficile ; nos remerciements vont, entre autres, à l’endroit du collectif des avocats lequel a pris avec courage et détermination la défense de nos détenus d’opinion et dont le remarquable travail eut pour impact la transformation de la parodie de justice en véritable procès de l’esclavage ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Notre engagement et détermination à poursuivre le combat par tous les moyens pacifiques que nous confère la constitution jusqu’à l’éradication totale de toutes les formes d’esclavages, du racisme, de l'exclusion et de la marginalisation sous lesquelles ploient de larges couches de nos concitoyens &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Notre appel aux politiques, à la société civile et à toutes les forces vives à contribuer à ce combat qui appartient à toutes les composantes sans distinctions de race, de langue ou d’ethnie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- Notre invitation à tout le monde, surtout les juristes, à la mobilisation jusqu’à l’initiation des décrets d’application des lois promulguées sans quoi la juridiction restera éternellement nulle et non avenue ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- Notre exigence que le budget alloué au libellé pompeux de « lutte contre les séquelles de l’esclavage » soit orientée vers la prise en charge et le soutien des esclaves nouvellement libérés pour leur garantir l’indépendance et l'affranchissement économique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouakchott, le 12 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية في موريتانيا بيان&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; إن ما بات يعرف بـ"قضية عرفات1" التي كان من اللازم أن يكون طرفاها المبادرة الانعتاقية، بوصفها منظمة لحقوق الانسان متكفلة بالدفاع عن القاصرتين النانه وسلمه، من جهة، والمتهمة باسترقاقهما اميلمنين بنت بكار فال من جهة أخرى، انتهت للأسف باتخاذ منعطف لافت وغير متوقع بسبب انحياز السلطات الوطنية في كل مراحل المسلسل: من قوى الشرطة، مرورا بالدرك، ومن ثم الإعلام الرسمي، وصولا إلى وزارة العدل، فرئاسة الجمهورية. وهكذا، وبسرعة فائقة، تحول، يوم الاثنين 13 دجمبر 2010 – وبشكل سخيف- ما كان من اللازم منطقيا أن ينظر إليه كجريمة مدانة وفقا لإجراءات النصوص المعمول بها،&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; إلى قضية تتبناها دولة على حساب القانون والعدالة. وبهذا الموقف المستهجن، الذي يصر بأي ثمن على التكفل بالدفاع عن أسياد العبيد ليضمن لهم النجاة من العقوبة، فإن النظام القائم حاول أن يشارك في ديمومة نظام عفا عليه الزمن، استهتارا بكل المعاهدات والاتفاقيات الدولية المصادق عليها. وهي مناورات سافرة تهدف إلى الترويع، ومن وراء ذلك إحباط المناضلين الانعتاقيين بغية ضمان تثبيت العبودية في المنظومة الاجتماعية وترسيخ أيديولوجيا الصمت. هذه الفعلة، التي طالما شجبناها، تكشف عن عناد النظام الاسترقاقي ذي الرأسين (الإداري والأوليغارشي) على تجسيد حالة قائمة مضرة ببناء مجتمع موريتاني ديمقراطي وموحد، تسود فيه قيم الإنصاف والقانون ويختفي فيه التسيب. إنها مناورات معوقة تهدف إلى المماطلة في تطبيق الترسانة القانونية. إن الحملة الإعلامية القائمة على القذف المتشعب الاتجاهات التي أطلقها الرديفان (النظام وأسرة أهل بكار فال)، مستغلان الإعلام العمومي (الإذاعة والتلفزة) مباشرة بعد تنفيذ مسرحيتها المثيرة للشفقة بخصوص غزو مفوضية عرفات1 من طرف مناضلي حقوق الانسان،&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; وما أعقبه من اعتداء على المناضلين وتعذيبهم، لتكشف كلها عن ضعف النظام الذي لم يعد أمامه من خيار سوى الفبركة التي نددت بها كل الأحزاب السياسية ومنظمات المجتمع المدني والهيئات الدولية. من جهة أخرى فإن قضية عرفات1 سلطت الضوء على خروقات عدلية خطيرة خاصة في ما يتعلق بحرية الروابط والتظاهر التي يضمنها الدستور، بغض النظر على النواقص الشكلية العديدة التي شابت الملف. وليس العفو الرئاسي الذي أصدره ولد عبد العزيز إلا تلاعبا أريد منه الحيلولة دون أية استجارة محتملة في هذه القضية بالقضاء الدولي أو القضاء في شبه المنطقة. غير أن إنجازا تاريخيا قد تحقق. يتعلق الأمر (ولأول مرة في تاريخ بلادنا) بمتابعة استرقاقي صريح والحكم عليه، رغم كل مد وجزر، بستة أشهر نافذة. وانطلاقا من علمنا أن شيئا من هذا القبيل ما كان ليتحقق لولا تضافر جهود مناهضي الرق من كل حدب وصوب، وتصميم المعتقلين على عدم الخضوع لأي شكل من أشكال الضغوط أو الحلول الوسطة، فإننا في مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية في موريتانيا نعبر عما يلي: 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- تشكراتنا الخالصة وغبطتنا وعرفاننا لكل الأحزاب السياسية ومنظمات حقوق الانسان الوطنية والدولية والسلك الدبلوماسي المعتمد في البلاد والمنتخبين وكل المثقفين والصحفيين الذين عبروا لنا عن تضامنهم ومساندتهم اللامشروطة على مدى هذه المحنة الصعبة؛ كما نوجه تشكراتنا للفيف المحامين الذي تكفل، بشجاعة وتصميم، بالدفاع عن معتقلينا، والذي كانت نتيجة عمله الرائع تحويل سخرية العدالة إلى محاكمة حقيقية للعبودية (كقضية).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 2- التزامنا وإصرارنا على متابعة الكفاح بكل الوسائل السلمية التي يخولها لنا الدستور حتى القضاء التام على كل أنواع الرق والعنصرية والإقصاء والتهميش التي ترزح تحتها شرائح عريضة من مواطنينا. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- نداءنا للسياسيين، وللمجتمع المدني، وكل القوى الحية، للمشاركة في هذا الكفاح الذي يعني كل المكونات دون تمييز في العنصر أو اللغة أو العرق.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 4- دعوتنا للجميع، خاصة القانونيين، إلى التعبئة لتطبيق القوانين الصادرة التي من دونها سيظل القضاء باطل المفعول أبدا. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- مطالبتنا بأن يعاد توجيه الميزانية المخصصة لأرجوزة "مكافحة مخلفات الرق" الرنانة، نحو التكفل بالعبيد المحررين ودعمهم لنضمن لهم الاستقلالية والتحرر الاقتصادي. نواكشوط 12 مارس 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Source : IRA (Mauritanie)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3161711046602854587?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3161711046602854587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3161711046602854587' title='38 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3161711046602854587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3161711046602854587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/03/initiative-pour-la-resurgence-du.html' title='Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (ira- Mauritanie) : Déclaration'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>38</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3668089344609317683</id><published>2011-03-10T21:10:00.001Z</published><updated>2011-03-13T11:16:45.751Z</updated><title type='text'>Enquête dans le monde très opaque du catering: Circulez, Mauritaniens, il n’y a rien à voir !</title><content type='html'>Deux milliards d’ouguiyas par an, nets d’impôts, c'est le montant, exorbitant, du chiffre d'affaires catering de quelques sociétés étrangères en activités sur notre sol. Ces deux milliards échappent à tout contrôle de l'administration mauritanienne. Aucune taxe, aucun impôt, aucun emploi, aucun investissement, aucune retombe directe, pour le pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une poignée d’étrangers qui travaillent au noir, avec un ordinateur portable ou un carnet de facturation et qui transfèrent la totalité de leur butin chez eux. Exemple principal: Tasiast, le plus gros budget alimentaire, ces trois dernières années, 600 millions de nos ouguiyas, et une mafia dont le cerveau détourne, à son avantage et avec la complaisance, voire la complicité, de la direction, des marchés certes juteux mais qui n´ont pas une influence directe sur l´activité minière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tasiast, ainsi, a confié à Ahmed Elaly, un libanais – cuisinier, sous la première direction de la mine – la gestion du camp. Ce monsieur a, de cette façon, récupéré un budget énorme, sans aucun contrôle, la mine se déchargeant sur lui, en lieu et place du bureau de Nouakchott qui n’a plus son mot à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fournisseurs ne sont plus consultés, le marché se gère entre le cuisinier promu chef de camp et les épiciers libanais de la capitale, ‘’Le Gourmet’’ et ‘’Fawaz Médina 3’’, contre pourcentage. Mais le marmiton gourmand a vite compris, au vu des marges pratiquées, qu'il peut organiser, lui-même, la majeure partie de l approvisionnement du site et s’est associé avec un employé de Fawaz, un autre libanais du nom de Hussein. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensemble, ils ont échafaudé un plan, pour devenir fournisseur local unique de la mine, sous le couvert d’une société fantôme, sans registre, sans employés, sans bureaux et sans matériel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils achètent au moins disant, cash, sur le marché de Nouakchott, commandent des containers, louent un camion et livrent la mine. Refacturation du simple au double, avec des frais de livraison par un particulier, les bordereaux sont visés… par le chef de camp et payés, sans sourciller, par Tasiast: ce qui compte, pour la société, c'est que leurs employés mangent; quant aux modalités...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici, donc, comment, depuis près de trois ans et aux yeux et à la barbe des commerçants de la place, deux libanais détournent un marché d'un milliard et demi d'ouguiyas, sans comptes à rendre à personne, ni sur les prix, ni sur l`origine de la marchandise qui provient, parfois, de lieux insalubres, ni aux impôts. Pas de loyer commercial, pas de bureau, pas de matériel, juste une vieille Renault express rouge, pour faire profil bas, et un seul employé mauritanien qui accompagne les livraisons sur Tasiast. Par contre, chez eux, au Liban, ces messieurs ont construit de mirifiques villas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complicités au plus haut niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogez les fournisseurs de la capitale, les employés du bureau Tasiast de Nouakchott, tous au parfum: de leur propre aveu, cette situation les dépasse et ils n’osent mot dire, par peur de représailles, le chef de camp disposant de complices, au plus haut niveau de la société. «Dans le temps», disent-ils, au bureau de Nouakchott, «on demandait des cotations, à tous les gros fournisseurs de la ville, et tous remportaient des commandes mais cela ne dépend plus de nous, aujourd’hui, il faut voir avec le chef de camp.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essayez de vous inscrire, sur le site Tasiast, comme fournisseur, on vous demande de contacter Ahmed Elaly. Quant aux indications supposées renvoyer au bureau de Nouakchott, elles sont erronées. Ahmed Elaly et son complice gèrent, à eux deux, tout le ravitaillement de la mine, au mépris de tout et tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce changement de comportement coïncide avec le rachat de Tasiast par Red Back Mining, l’arrivée d’un nouveau directeur et la promotion du cuisinier comme chef de camp. C’est à la direction générale de la mine, aux auditeurs de Kinross et à la police des mines de mettre un terme, immédiat, à ces pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de cet exemple éloquent, il suffit de se poster devant un des supermarchés de la capitale ou bien au marché marocain, pour voir de nombreux intervenants charger des quantités importantes de marchandises diverses, comme ces chinois propriétaires de restaurants glauques, intervenant, en catimini, pour les sous-traitants pétroliers asiatiques et réalisant des marges colossales, surtout quand ils alimentent, en alcool de contrebande, les bases de leurs clients à l’intérieur du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi le cas du français Serge Tiran, d’Icebergrim, qui tient, depuis deux ans, marché florissant, à son domicile de Tevragh Zeïna où il négocie gros et détail, principalement au service de la communauté française. Boucherie clandestine, poulailler, poissonnerie, porc importé, phacochère; tout est travaillé dans un atelier spécial, disposant de près de cinquante congélateurs grand format. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commandes s’opèrent par téléphone; les livraisons, à domicile, grâce à deux bus frigos. Et, pendant ce temps, nos commerçants se tournent les pouces. L’amitié franco-française, ça aide, surtout que ce monsieur est aussi bénéficiaire, depuis deux ans, d’un contrat de ravitaillement des militaires français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L´armée française, en poste à Atar, se fournit, à discrétion, pour des millions d´ouguiyas, chaque semaine, via Icebergrim qui appartient à l’un de ses nationaux, sans jamais faire appel d’offres auprès des fournisseurs de la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un marché de gré à gré, probablement pianoté par un attaché militaire de l´ambassade, pour favoriser un ami, moyennant petits arrangements discrets, sachant qu'il n´y a, en ce domaine, aucune règle, ni obligation commerciale qui soit suivie de près. Icerbergrim est planquée à l’arrière de l’ambassade d’Arabie Saoudite, sur une place publique, face à la mosquée; ne paye aucune taxe, aucun impôt, aucune charge sociale et n’est nanti d’aucun numéro de contribuable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle emploie, uniquement, des étrangers, parfois en situation irrégulière, et transfère ses bénéfices directement en France. Tous ces acteurs clandestins de notre économie ne sont jamais inquiétés, ils sillonnent les routes pour livrer leurs gros clients dans des camions et des bus frigorifiques pleins de marchandises, parfois avec un chauffeur mauritanien, histoire de passer les postes sans attirer l’attention. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abus diplomatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ambassades, quant à elles, commandent, directement, des containers entiers de produits alimentaires et d’entretien, hors taxes, commandes dont bénéficient, également hors taxes, ceux de leurs nationaux en odeur de sainteté auprès de leurs services, alors que cela est, en fait, strictement réservé aux membres du corps diplomatique. Au final, toutes les grosses représentations diplomatiques abusent de ce droit, dans notre petite ville où tout le monde se connaît, et nos commerçants chez qui l’on trouve tout, aujourd’hui, sont privés de cette clientèle fortunée, eux qui importent, sans bons de commande préalables, payent douane, taxes et loyers, et se retrouvent, dos au mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MCM n'est pas en reste. Le contrat de catering, en cours depuis près de deux ans, avec une équipe déplacée spécialement du Maroc – filiale de New-Rest, qui se fait, d´ailleurs, livrer, directement par camion, depuis le royaume chérifien – a été obtenue dans des conditions opaques, par des proches du pouvoir. MCM décide, un jour, de se décharger des tracasseries du catering et de la gestion du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils décident, à la surprise générale, de regrouper toutes les charges dans un seul lot comprenant le catering, le nettoyage, l´entretien des locaux, le jardinage, le blanchissage etc. Plusieurs offres sont déposées. Les enveloppes ne sont pas ouvertes à la date prévue mais quatre mois plus tard. Personne n´est désigné, seulement des présélections, ce qui n'est absolument pas prévu par le dossier d´appel d´offres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soumissionnaires, qui ont payé le cahier des charges et effectué plusieurs visites, sont dans l´impasse. Mis sur la touche, ils attendent une décision qui ne viendra pas. On apprend, au bout de dix mois, que le marché a été remporté par New-rest qui ouvre une filiale, à Nouakchott, associée à une femme d’affaires bien connue, alors qu'il devait s'agir, selon le cahier des charges, d’une société strictement locale, active, avec une expérience dans le domaine. A l´époque et contrairement à plusieurs soumissionnaires, cette société n´était pas enregistrée au Ministère du Tourisme et n’avait pas de licence pour pratiquer la restauration. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n'était donc pas qualifiée. De plus, son dossier – le reçu de paiement, s’il y en a eu un, devrait le prouver – ne faisait pas partie de l'appel d´offres. Même si elle est enregistrée, aujourd’hui, au registre de commerce et dispose d’un partenaire local bien appuyé au niveau de cette société, c’est un marché de gré à gré de plusieurs centaines de millions d’ouguiyas, sans aucun contrôle de l'administration mauritanienne, sans aucun respect des procédures et où tous les participants ont été floués, sans aucune vergogne, par les directeurs de la mine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contrat de New Rest avec MCM est arrive à terme et sans bruit faire. Nous pensons qu'il y a eu reconduction tacite ou encore stand by, le temps d’«organiser» la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un resto intouchable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre exemple: un homme d’affaires connu a racheté le restaurant Schenker de Tevragh Zeina dont il a laissé la gestion à New Rest. Il est de notoriété publique que ce restaurant est, en fait, principalement un bar où l’on sert de l’alcool aux non-nationaux, donc aux Maghrébins et autres Occidentaux. Il faut juste laisser sa carte d'identité à l’entrée. Je signale que cet établissement, en activité depuis de nombreuses années et largement fréquenté par toutes les compagnies pétrolières, est resté épargné, tant par les impôts que par les campagnes contre les débits publics d’alcool qu’on a pu voir fermer, ces derniers temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Schenker sauve les apparences puisque sa société de logistique ne donne pas dans la restauration. Mais, sous son couvert et avec la complicité du DG, Karim Azai, une tunisienne, Leila Feki, installa son commerce dans les locaux de Schenker et monta le restaurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travaillant en gros, ils approvisionnent les plates-formes et les sites de recherches pétrolières. En ville, ils nourrissent tous les expatries du secteur, à boire et à manger pour tous, un chiffre d’affaires en millions de dollars. Ils vendent, notamment, en gros, à des prix de l’ordre de 12 dollars le kilo d’oignons verts, 5 dollars celui de pommes de terre ; c’est dire les marges. Finalement, que nous reste-t-il, à nous, Mauritaniens? (Més)usant de ce que l’Etat demande d’acheter localement, les uns et les autres font en sorte que ce ne soient jamais des locaux qui profitent des marchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui donne donc l'exemple à ces sociétés? Personne n’a jamais entendu parler de sélection de fournisseurs pour le palais présidentiel, le palais des congrès, l’université de Nouakchott ou l’institut de Rosso. Pas d´appel d´offres, pour l´armée, la marine, la gendarmerie. Ils nourrissent des milliers d´hommes, tout au long de l´année, dans des conditions inconnues du public, sans cantines, sans normes d´hygiène, sans contrôle, contrairement à ce qui est exigé des civils, constamment harcelés par les services de l’administration qui donne la pénible impression de ne pas travailler pour notre confort mais pour le sien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où et comment se fournissent, donc, l´Etat et l'administration mauritanienne? Quel est le budget, global, en produits alimentaires et d´entretien, de ses différentes institutions? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au ministre des Mines, à celui du Commerce, aux autorités de régulation de passation des marchés, à la police des Mines, aux postes de police et de gendarmerie qui sont, partout, sur les routes, de faire appliquer les règles de concurrence loyale et d´exiger, immédiatement, des grandes sociétés qu’elles clarifient leur position. C'est un manque à gagner, énorme, pour notre économie, que ce désordre et ce laxisme ambiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se doivent aussi de contrôler les marchandises qui transitent sur nos routes, d’en tracer l´origine, d’assurer la crédibilité du fournisseur, en l’astreignant à factures, cachetées par une société de la place. Aux autorités mauritaniennes de donner l’exemple, d´exiger, des institutions, des appels d’offres réellement ouverts aux fournisseurs de la place, reconnus pour leurs activités, et pas à des particuliers ou des sociétés factices; et enfin, de protéger les commerçants et de ne pas laisser la porte ouverte à l’anarchie, dans ce secteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben Abdella&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Source : Le Calame (Mauritanie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3668089344609317683?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3668089344609317683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3668089344609317683' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3668089344609317683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3668089344609317683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/03/enquete-dans-le-monde-tres-opaque-du.html' title='Enquête dans le monde très opaque du catering: Circulez, Mauritaniens, il n’y a rien à voir !'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-5508974039025370926</id><published>2011-03-07T21:32:00.005Z</published><updated>2011-03-10T21:12:00.127Z</updated><title type='text'>Bonne féte maman</title><content type='html'>Le réglement du mari&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 1er : Le mari a toujours raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 2 : le mari est toujours chef de famille,&lt;br /&gt;même s’il ne travaille pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 3 : La femme avant de se coucher&lt;br /&gt;doit demander à son mari, de même avant&lt;br /&gt;de lui tourner le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 4 : Si le mari porte la main sur la&lt;br /&gt;femme et qu’arrive un visiteur, celle-ci doit&lt;br /&gt;sourire, comme si rien ne s’était passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 5 : Le mari est toujours chef et dirige&lt;br /&gt;les opérations, même au lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 6 : Même si la femme a raison, l’article&lt;br /&gt;1er s’applique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 7 : la femme avant de se coucher&lt;br /&gt;doit être sans robe de nuit, laissant la porte&lt;br /&gt;ouverte à toutes les éventualités du mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 8 : le mari n’a jamais menti, mais il&lt;br /&gt;éclaircit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 9 :Quand le mari gronde, la femme&lt;br /&gt;reste debout et fixe sans rien dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 10 : La femme doit toujours attendre&lt;br /&gt;le mari avant de prendre une décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 11 : Le mari ne rentre jamais en retard,&lt;br /&gt;il est en réunion de service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 12 : Le mari ne sort jamais le jour de&lt;br /&gt;repos. Il est appelé en conseil de famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 13 : La femme attend son mari avec&lt;br /&gt;ses idées personnelles et prend celles du&lt;br /&gt;mari quand celui-ci est de retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 14 : La femme ne se rend au bureau&lt;br /&gt;de son mari que pour un cas urgent ou sur&lt;br /&gt;invitation de ce dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 15 : La femme ne doit jamais faire&lt;br /&gt;de dépenses sans consulter son mari,&lt;br /&gt;même si c’est son argent propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 16 : La personne ne doit pas beaucoup&lt;br /&gt;travailler la journée, de peur de se fatiguer&lt;br /&gt;rapidement la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 17 : Les disputes doivent toujours&lt;br /&gt;se régler à deux dans la maison sans témoin&lt;br /&gt;et à l’avantage du mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 18 : La femme ne doit jamais refuser&lt;br /&gt;de manger, même si elle est en colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 19 : La femme n’a pas d’ordre à&lt;br /&gt;donner à son mari, mais le reçoit de celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 20 : La femme doit respecter les ordres&lt;br /&gt;de son mari à la lettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 21 : La femme doit limiter la jalousie&lt;br /&gt;et ne pas la manifester en public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 22 : la femme ne doit rendre visite à&lt;br /&gt;ses parents et à sa belle-famille que sur autorisation&lt;br /&gt;du mari, et, parfois, en compagnie&lt;br /&gt;de ce dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 23 : La femme ne peut sortir que sur&lt;br /&gt;autorisation préalable de son mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 24 : Seule la femme peut prendre&lt;br /&gt;un crédit et avec un carnet de pharmacie&lt;br /&gt;les médicaments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 25 : Si le père et la belle mère (belle-famille)&lt;br /&gt;viennent à la maison et lancent&lt;br /&gt;des paroles odieuses, la femme ne peut&lt;br /&gt;rien faire et doit attendre la réaction de&lt;br /&gt;son mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 26 : La femme ne doit jamais écouter&lt;br /&gt;les on-dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 27 : La femme doit toujours considérer&lt;br /&gt;son mari comme un élément complémentaire&lt;br /&gt;non égal, et l’homme ne peut&lt;br /&gt;considérer sa femme comme adversaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 28 : la femme doit recevoir des visiteurs&lt;br /&gt;de son mari sans distinction de sexe&lt;br /&gt;et avec grande politesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article 29 : La femme n’a pas de rivales,&lt;br /&gt;mais les amis &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etabli par Mme Marthe Dupurenez&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;maatala&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-5508974039025370926?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/5508974039025370926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=5508974039025370926' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5508974039025370926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5508974039025370926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/03/bonne-fete-maman.html' title='Bonne féte maman'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-8424034305038826954</id><published>2011-03-03T18:46:00.001Z</published><updated>2011-03-07T21:46:33.695Z</updated><title type='text'>Lettre d’avertissement à la diaspora tentée par le retour…</title><content type='html'>En un mot comme en mille, n’écoutez jamais ce que vous racontent vos amis qui sont ici et qui vous parlent du pays, du bonheur d’être chez soi et toutes les autres salades. N’en croyez jamais ni vos yeux ni vos oreilles parce que vous êtes venus ici quelques jours ou un mois ou deux. N’écoutez rien de ce que vous racontent le pouvoir et le reste au sujet du retour ici ; toutes ces belles phrases au sujet du service à rendre à la nation.&lt;br /&gt;Tu parles !&lt;br /&gt;Écoutez bien ceci : Si vous avez des enfants en bas âge et que vous n’avez pas d’autre nationalité que la nationalité mauritanienne, ne rentrez jamais ici ne serait-ce que pour pouvoir les soigner et leur offrir une éducation. Ici au niveau santé nous vivons dans un monde où règne la plus effroyable inconscience : il existe deux ou trois pharmacies dont on se refile les noms pour être sûr de ce qu’on avale sinon on peut prendre n’importe quoi de trafiqué soit surdosé ou sous-dosé soit un placebo quelconque.&lt;br /&gt;Quant au système éducatif, il est dans le même état que le reste ; entièrement détruit d’où la course pour celles et ceux qui le peuvent d’envoyer leurs enfants au lycée français ce qui ne manque jamais de leur attirer les foudres de ceux qui ne peuvent pas.&lt;br /&gt;Quant aux hôpitaux, il y a des médecins confirmés mais il faut les connaître et les faire appeler sinon n’espérez rien et là encore en cas de complications reste grâce à Dieu toujours inchallah.&lt;br /&gt;Au niveau divertissement, culture, vous allez mourir d’ennui sauf si vous aimez vous immoler à l’eau de feu et encore. Au niveau de votre nourriture, vous aurez droit si vous en avez les moyens à des épiceries qui vous refourgueront des produits limites périmés ou tout comme sinon on vous vendra à des prix prohibitifs tout l’arsenal des hard-discount. &lt;br /&gt;Quant au niveau professionnel, si vous avez la chance d’exercer une profession libérale, vous vous en sortirez inchallah mais si vous avez le malheur de devoir travailler pour l’état, vous mettrez alors les pieds dans un monde qu’il vous faut mieux éviter si vous pouvez.&lt;br /&gt;Vous attend un métier soit d’ennui mortel soit de surmenage pour un salaire misérable. Très vite vous comprendrez la folie d’être rentrés ici car malgré vous, d’une façon comme d’une autre vous vous mêlerez de politique et là au-delà des apparences vous découvrirez vite l’envers du décor : une dictature pour l’instant civilisée, avec les pouvoirs aux mains d’un homme seul qui veut tout gérer en n’ayant aucune compétence pour et personne pour lui résister.&lt;br /&gt;Vous apprendrez vite combien la société est si vile et l’opposition à genoux sans plus aucune crédibilité. Ensuite vous chercherez à mieux saisir les intellectuels et là vous serez surpris de voir que ceux qui ont le plus voyagé et qui se prennent pour les plus cultivés sont les plus chauvins, les plus obtus, les plus conservateurs et les plus introduits dans un monde et un système qu’ils vous diront combattre mais qui les fait vivre d’une façon ou d’une autre car ici chacun a un contact avec le pouvoir et chacun surveille tout le monde.&lt;br /&gt;Au milieu de tant de minables qui détiennent pour la plupart le pouvoir sous toutes ses formes, on trouve ici et là tout un peuple, toute une classe moyenne qui essaye de survivre comme ils peuvent en cachant soit leur misère et leurs malheurs soit en vendant leur âme au diable d’une façon ou  d’une autre, soit en faisant mille acrobaties pour essayer de joindre les deux bouts. Mais ces gens n’ont aucun pouvoir politique ni économique.&lt;br /&gt;Ce sont des consommateurs, des observateurs mais d’acteurs, ils ne sont pas !&lt;br /&gt;Qu’allez-vous donc venir faire ici ? Pour le pays ? Le pays ne pourra pas bénéficier de vos talents si vous en avez car en face quel que soit votre domaine d’activité vous attend la confrérie des médiocres qui vous mettra des bâtons dans les roues proportionnellement à votre talent. Cette puissante confrérie s’en fout du pays sauf pour le piller. Sinon comment expliquer l’absence d’action politique décisive ?&lt;br /&gt;Ici c’est le royaume de la survie. Vivre c’est ailleurs. Ceux qui détiennent le pouvoir politique économique et militaire veulent garder le pays en l’état avec un peuple coupé du monde comme s’il nous fallait rester au moyen-âge car, eux, la modernité ils y ont accès car ils voyagent comme ils veulent, vivent ici avec tous les passe-droits possibles et imaginables et font vivre le peuple sous le joug de media préhistoriques où la propagande les élève comme des chèvres et des boucs.&lt;br /&gt;Alors les zamis, écoutez bien, si vous n’avez plus les moyens de vivre ailleurs rentrez chez vous, ici au moins on vous dira bonjour dans les rues, mais si vous êtes à l’abri du besoin ailleurs restez-y jusqu’à ce que vos enfants fassent leurs études. Venez ici en vacances mais ne rentrez jamais ce serait de la folie pure.&lt;br /&gt;Quant à la qualité de vie psychologique, à moins d’être nés dans l’hypocrisie la plus fine et que cela ne vous fait rien de savoir que c’est l’air qu’on respire, vous n’avez rien à espérer d’autre ici : l’hypocrisie à l’état pur, la jalousie en tout, quelque chose de mort partout au fond des yeux. &lt;br /&gt;Si vous vivez en couple mixte, fuyez encore plus vite ce monde infernal ; les couples mixtes tiennent rarement ici car le mauritanien vit depuis tout petit dans un monde fourbe et sournois qui est la  norme or quiconque le suivrait ici devra apprendre ce que lui sait depuis toujours, sa compagne aura le choix entre le prendre pour un fou ou découvrir l’articulation d’une société presque entièrement sordide : fais pas ci , fais pas ça. &lt;br /&gt;Pourtant en surface, que de sourires, que d’accueil chaleureux des gens du pays qu’ils soient mauritaniens ou étrangers vivant ici depuis des lustres mais derrière tout cela, ne règne que la psychologie des petits villageois sournois, jaloux de tout, faux. Les premiers d’ailleurs qui vous accueilleront sont demandeurs, il s’agit souvent des pires, car le meilleur est toujours caché.&lt;br /&gt;Méfiez-vous de l’empathie que peuvent vous inspirer ces gens-là, tout cela n’est que de l’abjecte comédie où les pauvres sont pires que les riches. Que de masques, que de malheurs et chacun sourit comme il peut…&lt;br /&gt;Et ce avec beaucoup de mérite…&lt;br /&gt;machallah&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par vlane A.O.S.A&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-8424034305038826954?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/8424034305038826954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=8424034305038826954' title='53 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8424034305038826954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/8424034305038826954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/03/lettre-davertissement-la-diaspora.html' title='Lettre d’avertissement à la diaspora tentée par le retour…'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>53</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-5099153813055269433</id><published>2011-02-28T15:18:00.004Z</published><updated>2011-03-03T18:47:54.678Z</updated><title type='text'>Guerre froide GBM-BNM : salades, casseroles et patates chaudes...</title><content type='html'>Ce n’est un secret pour personne et ce, bien avant le mouvement rectificatif, ces banques appartiennent à des groupes qui ne filent pas, entre eux, le meilleur coton dans la guerre du monde nommé « des affaires », sans doute plus digne du sens pénal que commercial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le limogeage de Sidioca par « ses employeurs » et la crise militaro-constitutionnelle, Bouamatou de la GBM remua toute sa galaxie pour soutenir son champion Aziz pendant que ce dernier se jurait de faire la peau à d’autres banquiers de la place dont les Nouégheit et quelques autres de la même caque qui soutenaient activement l’opposition historique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite chacun la connaît ; pendant que Bouamatou savourait la victoire de son champion, Nouégheit goûtait au fameux «  malheur aux vaincus ! ». Pas tant que ça finalement car le séjour en prison fut relativement court face aux accusations, d’autres croupissent encore à cette heure dans les geôles pour moins que ça ; puis la liberté, « la réconciliation » avec le nouveau maître de la place de Taya…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant donc qu’en surface, on range soi-disant les armes, en coulisse tous les coups semblent permis mais il est très rare de voir sur le net des accusations motivées difficilement traitables d’intox autrement qu’en sortant les documents qui prouveraient le contraire. D’ailleurs, vu la force de frappe de Bouamatou, les webmasters ne s’aventurent jamais plus  à sortir des «  affaires » sans avoir au préalable bien réfléchi à la teneur en vérité de leur scoop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, tout part de Taqadoumy qui met en ligne un papier qui montre clairement que selon les documents en leur possession, la GBM de Bouamatou semble avoir fait preuve d’une certaine acrobatie peu orthodoxe en matière comptable. Acrobatie sous forme d’un saut assez faramineux qu’on pourrait résumer ainsi : « 29 milliards selon les manifestants, 2 milliards selon la police… » Soit en clair : autant respectivement déclaré à la BCM et au fisc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une véritable petite bombe dans l’univers des scoops car Taqadoumy aurait les documents qui prouveraient leurs allégations. C’est alors que pour éclairer le décor, sur un autre site paraît un article qui lui révèle que la BNM ne serait pas en reste en matière d’opacité comptable et autres acrobaties douteuses face à ses obligations de transparence… Ainsi un certain « Yacoub Ould Issa » pose un certain nombre de questions qui seraient sans importance si l’une ne pouvait trouver réponse facilement à savoir si oui ou non la BNM fuit par tous les moyens tout audit de la BCM depuis un siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur de l’article assure que Oui, ce qui donne à estimer autrement les questions qu’il pose : à savoir d’abord pourquoi fuir l’audit ? Ensuite où sont passés un certain nombre de millions de dollars du clan Taya, sorte de caverne à la Ben Ali, que l’auteur estime à près 175 millions de dollars, excusez du peu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à de telles supposées révélations de part et d’autre, il eût été facile pour les clans de la GBM et de la BNM de répondre clairement, soit en attaquant en justice chaque site pour prouver que leurs révélations respectives sont fausses encore faudrait-il pour cela pouvoir le prouver… soit user de son droit de réponse pour montrer documents à l’appui que les documents de Tadaqoumy sont faux et que la BNM n’a jamais fui aucun audit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de ça, nous avons eu tout loisir de lire des tartines de grandes plumes étalant leur indignation comme d’autres leur culture comme autant de confiture. D’abord pour défendre Bouamatou, un certain Hassana Ould Ahmed Labeid vint tout feu tout flamme, parla bien mais ne dit rien sinon des menaces, aucun élément permettant de contredire la version de Taqadoumy. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite pour Nouégheit un certain Mohamed Ould Lahah vint, en commentaire, tout aussi décidé à pourfendre le mensonge mais n’apporta pas la moindre information prouvant si oui ou non la BNM fuit tout audit sans parler du reste; il se contenta de menacer Claude k de suites fâcheuses pour lui et son site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La série des indignés sans preuve pouvait s’arrêter là quand un autre maître chanteur, non moins talentueux, voulant rendre justice à Mr B comme s’il avait reçu de lui un mandat, dans tous les sens du terme sans savoir que le mécène n’est pas l’ami d’Aziz pour rien, se mit à chanter et faire danser sa plume de façon tellement éloquente qu’il démontra avec aisance qu’en pareil cas, derrière toute plume qui s’indigne, s’admire un griot qui patience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne parlons pas des autres anonymes qui chacun donna la preuve que cette affaire de tirs croisés  fit certainement de terribles dégâts de part et d’autre vu le nombre respectable de camelots qui montèrent au créneau  pour nous faire avaler leur indignation. Retenons que le  citoyen lambda qui lit et écoute tous les chants pour se faire une idée ne peut toujours pas savoir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Si Les documents en possession de Taqadoumy à propos des supposées acrobaties comptables face au fisc de la GBM sont vrais ou faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Ni si la BNM fuit toujours ou non par tous les moyens tout audit de la BCM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, vu que nul défenseur de chaque camp n’a pu apporter la moindre preuve ni physique (document ou autre) ni virtuelle (argumentation  claire nette et précise), serait-on en droit de dire que les deux scoops sortis au sujet de la GBM et la BNM sont vrais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un pays qui a officiellement déclaré avoir berné le FMI, nous savons que les mauritaniens ont des compétences aiguës en matière d’acrobaties comptables surtout qu’il paraît que toute banque qui se respecte en Mauritanie doit avoir trois comptabilités ! Une pour le fisc, une pour la BCM et une pour les actionnaires ; certaines en auraient même quatre, la dernière étant pour le patron…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce qu’on appelle au pénal comme en business le monde des affaires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vlane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-5099153813055269433?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/5099153813055269433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=5099153813055269433' title='28 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5099153813055269433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/5099153813055269433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/02/guerre-froide-gbm-bnm-salades.html' title='Guerre froide GBM-BNM : salades, casseroles et patates chaudes...'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>28</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-4508750515289098148</id><published>2011-02-19T12:57:00.001Z</published><updated>2011-02-28T15:20:30.962Z</updated><title type='text'>Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion (FLERE) : Communiqué</title><content type='html'>Depuis son élection au mois de juillet 2009, le Général Mohamed Ould ABDEL AZIZ a décidé de suspendre l’établissement des pièces d’Etat civil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette décision, appliquée par des agents particulièrement zélés, a privé de nombreux enfants noirs (hratin, peul, soninké, wolof et bambara) de pièces d’Etat civil - pourtant un droit pour tout citoyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à noter que l’écrasante majorité des Négro-africains de retour après les déportations au Sénégal, n’ont toujours pas obtenu de papiers d’état civil. Ils sont réduits à être des réfugiés dans leur propre patrie. Que dire du parcours du combattant quand les « citoyens » noirs de Mauritanie cherchent à obtenir un acte de naissance ou de mariage, une carte d’identité nationale ? Ils sont, malheureusement, obligés de corrompre chèrement les responsables affectés à ces services, de supporter des mois de va et vient et, malgré tout, de se retrouver avec des noms volontairement « arabisés » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, en prélude au prochain recensement à vocation d’Etat civil, une Agence Nationale de l’Etat Civile a été mise en place et dans sa composition, le racisme d’Etat et l’exclusion ont, encore une fois de plus, prévalu : sur douze (12) cadres devant gérer l’Agence au niveau national, on compte un seul noir et sur des centaines de futurs Agents recenseurs, les noirs représentent qu’environ 1%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est intéressant de signaler que dans la fiche de recensement, les citoyens sont classés selon leur appartenance ethnolinguistique. Ainsi, les Hratin seraient forcés à se déclarer arabes pendant que les Fulbé sont divisés en « peuls » et en « Haal pulaar ». Toute cette gymnastique mensongère n’est faite que pour aller dans le sens de faire croire au mensonge raciste selon lequel les Arabes sont majoritaires dans le pays en noyant la majorité hratin dans la minorité beydhan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le FLERE appelle les noirs de Mauritanie (hratin, peul, soninké, wolof et bambara) à prendre conscience de leur situation d’opprimés et à se révolter contre l’oppression raciste pour restaurer leur dignité et recouvrer pleinement leurs droits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouakchott, le 18 février 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Conseil Exécutif&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Organisations membres :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Afrique Renaissance,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Conscience citoyenne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA- Mauritanie),&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice (IMEJ),&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Kawtal e Jellitaare,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Observatoire de la jeunesse Mauritanienne contre les Disparités Sociales (OJMDS),&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Parti Union des Forces Sociales de Mauritanie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-4508750515289098148?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/4508750515289098148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=4508750515289098148' title='134 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4508750515289098148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/4508750515289098148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/02/front-de-lutte-contre-lesclavage-le.html' title='Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion (FLERE) : Communiqué'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>134</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3026403900605335616</id><published>2011-02-14T20:19:00.003Z</published><updated>2011-02-17T23:27:32.229Z</updated><title type='text'>Sarr fait son intervention en Poular à la conférence-débat des partis de la majorité</title><content type='html'>La coalition des partis de la majorité (CPM) a organisé aujourd’hui dans la soirée, à l’hôtel El Khater à Nouakchott une conférence-débat présidée par Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, présidente en exercice de ce regroupement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’événement a été marqué par la présentation d’un exposé fait par le Vice-président de l’UPR, Mohamed Yahya Ould Horma, au cours duquel, il a passé en revue les grandes lignes du bilan 2010 de la coalition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exposé a été sanctionné par des appréciations faites par Mohamed Vall Ould Oumère et Sy Mamadou, respectivement directeurs des publications de « La Tribune » et de « L’Eveil Hebdo ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres participants ont fait part également de leur contribution et de leurs commentaires à cette conférence-débat, s’exprimant soit en arabe soit en français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, ce qui a le plus suscité la consternation des invités à la conférence-débat, est l’intervention du leader de l’AJD/MR Ibrahima Moctar Sarr, qui a préféré s’adresser à ses interlocuteurs en Poular, dans une langue que la majorité des présents semblait loin de comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une initiative qui a surpris plus d’un participant et qui n’est pas de nature à servir l’unité nationale, malgré le grand respect que tous les invités et militants de la majorité témoignent à cet illustre combattant qui a consacré l’essentiel de son parcours à bâtir avec de rares compatriotes, la Mauritanie sur des bases saines et pérennes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3026403900605335616?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3026403900605335616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3026403900605335616' title='63 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3026403900605335616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3026403900605335616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/02/sarr-fait-son-intervention-en-poular-la.html' title='Sarr fait son intervention en Poular à la conférence-débat des partis de la majorité'/><author><name>maatala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06989011580663087297</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>63</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-7323047855759548389</id><published>2011-02-10T21:32:00.000Z</published><updated>2011-02-10T21:34:37.957Z</updated><title type='text'>Après le Maghreb, l’Afrique noire va-t-elle s’embraser ?</title><content type='html'>Les conditions semblent réunies pour le déclenchement d’émeutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Congo, au Cameroun et au Sénégal, les pouvoirs ont de bonnes raisons de craindre la « contamination » des révoltes qui secouent l’Afrique du Nord.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie y est chère et le chômage endémique. Des tentatives y sont menées pour pousser les populations dans les rues. Les pouvoirs camerounais et sénégalais ont déjà réagi en baissant ou en régulant les prix des denrées de première nécessité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le Maghreb, l’Afrique noire ? Les révoltes entamées en Tunisie, qui ont eu raison du régime de l’ex-président Ben Ali et qui font tanguer celui de l’Egyptien Hosni Moubarak pourraient bien s’étendre plus au sud du continent. De nombreux pays y rassemblent les conditions d’une explosion sociale majeure, similaire à celle qui secouent les pays arabes d’Afrique du Nord. De sorte qu’une certaine frilosité s’est emparée de quelques gouvernements qui, tout en épiant la rue, multiplient des mesures contre la cherté de la vie, principal ferment des soulèvements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sit-in contre Denis Sassou Nguesso à Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, place Victor Hugo dans le 16e arrondissement à Paris, une trentaine de Congolais ont bravé la météo peu clémente de l’hiver pour tenir sit-in contre le président Denis Sassou Nguesso. Si les manifestants emmenés par Bienvenu Mabilemono, secrétaire général du Mouvement pour l’unité et le développement du Congo (MUDC), qui ont affronté pendant trois heures le climat peu clément de cet hiver, sont conscients que leur action n’aurait que peu d’effet sur la conduite des affaires à Brazzaville, ils n’espèrent pas moins attirer l’attention du public français sur « l’oppression, la spoliation, la faim, la misère, le chômage et l’absence de perspectives dans des proportions bien plus effrayantes qu’en Tunisie, en Egypte ou en Algérie », tel qu’ils l’ont écrit dans le communiqué de presse annonçant leur projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous avons expressément choisi la date du 5 février pour manifester. C’est le jour où Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir par un coup d’Etat. Les gens au pays suivent de près ce qui se passe ici, et nous connaissons la capacité de nos compatriotes à se mobiliser. Ils l’ont déjà montré par le passé et nous travaillons à mettre en place des relais dans le pays », a expliqué Maurille Louzala, un des organisateurs de la démonstration. Conscient du rôle joué par les médias sociaux dans le déclenchement de la révolte tunisienne, Bienvenu Mabilemono a signé un document à charge contre intitulé « Le Congo peut-il suivre l’exemple tunisien ? Si oui, le temps est-il notre ennemi ou notre allié ? » qu’il fait circuler par internet. Véritable concentré de charges contre le président du Congo-Brazzaville, le texte invite à suivre l’exemple tunisien pour chasser Denis Sassou Nguesso du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une démarche qu’André Mba Obame, qui s’est proclamé président de la République du Gabon le 25 janvier dernier, appelle ses concitoyens à suivre pour renverser Ali Bongo Ondimba. « Comme en Tunisie, comme en Egypte, les Gabonais se battent pour que leurs droits fondamentaux soient respectés », nous déclarait-il dans une récente interview. Retranché au siège du PNUD, à Libreville, il défie encore le président reconnu l’année dernière par le Conseil constitutionnel. Depuis son appel, plusieurs manifestations, dispersées par les forces de l’ordre, ont eu lieu au Gabon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tracts appelant à la révolte au Cameroun&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Cameroun, les tentatives visant à provoquer un soulèvement des populations se multiplient également. A Bafoussam et à Bamenda, respectivement chef-lieu de la région de l’Ouest et du Nord-ouest, les policiers, dont on sait qu’ils n’ont pas pour habitude de se montrer tendres envers les populations, ont reçu depuis quelques jours une mission bien particulière, nous apprend le quotidien Le jour. Ils doivent surveiller la rue, les photocopieuses du centre urbain et les personnes à l’allure suspecte, pour ramasser, empêcher de dupliquer ou confisquer des tracts qui ont récemment été déversés dans les deux villes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparu dimanche dans les deux citadelles qui à chaque période de troubles au Cameroun se mettent en première ligne de la fronde sociale, le tract invite le « gouvernement néocolonial » de Paul Biya à démissionner au plus tard mercredi à minuit. Il demande aux Camerounais meurtris par la vie chère et victimes de la spoliation à grande échelle de leurs richesses, « d’arracher leur indépendance économique ». Il est signé du « Conseil national de la révolution », un mouvement inconnu de la rue camerounaise. Le discours musclé et irréaliste. Cependant il ne manque pas de séduire. Le quotidien Le Jour rapporte ainsi qu’en dépit du travail de veille des policiers, le document, photocopié loin des centres-villes, continue de circuler, sous cape.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un député de l’opposition appelle à manifester&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, il n’y a pas que ce tract pour entamer la sérénité de Paul Biya. Dans une tribune reprise par des médias dont Camer.be, Jean Michel Nitcheu, député du Front social démocratique, le principal parti de l’opposition, invite ouvertement ses compatriotes à se soulever contre la précarité dans laquelle ils sont contraints de vivre. « La chute de M. Ben Ali devrait servir de leçon à son homologue siamois camerounais qui veut s’éterniser au pouvoir », écrit le député, qui poursuit : « Les Camerounais doivent aussi savoir que pour faire tomber les derniers vestiges de la dictature régnante qui sévit à la tête du pays, ils doivent organiser un front de mobilisation populaire et créer un rapport de force conséquent sur le terrain qui contraindra la clique gouvernante à renoncer ». Analysant la situation sociale dans son pays, Jean-Michel Nitcheu constate : « La dictature de M. Biya (…) est obscurantiste sur tous les plans : corruption institutionnalisée, détournements massifs des deniers publics, enrichissement illicite de M. Biya et de ses proches, gaspillage des ressources de l’Etat, interdiction de tenue de meetings, répressions permanentes des manifestations publiques, étouffement des libertés individuelles ». « Tout est donc réuni pour que le Cameroun sombre dans une déflagration de forte amplitude. Si rien n’est fait le plus tôt possible cette année, notre pays plongera dans une crise politique intense qui débouchera sur des tensions sociales indescriptibles », conclut-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interdiction de manifester au Sénégal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Sénégal règne la même frilosité. Fin janvier, le pouvoir a interdit une marche nationale que la Coordination des centrales syndicales, un regroupement de 12 syndicats sur les 18 du pays, projetait de faire contre la vie chère. Pour le gouvernement Wade, la manifestation était « sans objet ». La Ligue sénégalaise des droits humains, organisation de défense des droits de l’homme, a vivement dénoncé cette mesure. Dans un communiqué, l’association a condamné « de la façon la plus ferme le gel des libertés publiques au Sénégal avec l’interdiction systématique des marches pacifiques envisagées par divers segments de la société ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mesures sociales préventives&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, le Cameroun comme le Sénégal n’avaient pas échappé aux émeutes de la faim qui avaient secoué plusieurs pays du sud. Au Cameroun, la répression des manifestations avait fait plusieurs victimes, quarante morts selon le gouvernement, jusqu’à deux cents selon certains observateurs. Cette fois, les deux pays veulent pouvoir anticiper la réaction de la rue, en prenant des mesures contre l’inflation. Fin janvier, Dakar a annoncé des baisses de 8 à 15% des prix de denrées de première nécessité comme le sucre, le riz, l’huile et le lait qui devenaient de plus en plus chères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, Paul Biya a décidé de créer un organisme public chargé d’importer massivement les denrées alimentaires, de procéder à la régularisation des prix et de déclencher l’alerte en cas de pénurie ou d’inflation. La mesure n’arrange cependant pas les affaires de tout le monde. Certains milieux syndicaux et politiques l’ont en effet vivement critiqué, en pointant le risque d’asphyxier le système agricole locale. Les mesures qu’il avait prises en 2008 pour endiguer la flambée des prix et calmer le mécontentement populaire au Cameroun n’avaient produit que peu d’effets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;René Dassié&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source  :  Afrik.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-7323047855759548389?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/7323047855759548389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=7323047855759548389' title='36 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7323047855759548389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/7323047855759548389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/02/apres-le-maghreb-lafrique-noire-va-t.html' title='Après le Maghreb, l’Afrique noire va-t-elle s’embraser ?'/><author><name>maatala</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_qUnZLZkUmQo/SwWIgajyHLI/AAAAAAAAAA4/cDTixDxQ2Wg/S220/Yoda-ep2.jpg'/></author><thr:total>36</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-3294804236056027164</id><published>2011-02-08T20:56:00.001Z</published><updated>2011-02-08T20:57:12.809Z</updated><title type='text'>Mauritanie : J'accuse Ould Taya</title><content type='html'>Journaliste, j'ai été engagé dans la fonction publique en tant que cadre. J'ai été détaché à l'office de Radio Mauritanie en 1977. J'y ai travaillé sans interruption jusqu'au moment des graves évènements qui ont secoué le pays en 89 entre le Sénégal et la Mauritanie. Evènements qui ont été à l'origine de ma cessation d'activité et de mon exil en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les affrontements ethniques en avril 89 entre le Sénégal et la Mauritanie, j'accuse Ould Taya et son régime d'avoir engagé un vaste mouvement de déportations de citoyens noirs, en particulier contre une des composantes du pays, les Haalpulaar, une ethnie qui vit également du côté du Fleuve Sénégal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'accuse le régime Ould Taya d'avoir prémédité et entrepris cette opération par l'établissement d'abord de listes par la direction générale de Sûreté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi celles-ci figuraient notamment de hauts fonctionnaires, des universitaires, des journalistes, cadres moyens ainsi que du personnel subalterne, des militaires et de simples villageois paysans. Certains ont été conduits directement de leur lieu de travail à l'aéroport, d'autres ont comparu d'abord devant le directeur de la Sûreté ou un directeur régional de la police ou parfois même devant un simple commissaire de police de quartier avant de subir le même sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui était encore la meilleure chose qui pouvait arriver à la personne. Car il arrivait que l'on soit gardé dans des "villas" réservées à cet effet pour on ne sait combien de temps et soumis à des tortures. C'est dans ce contexte que j'ai été à plusieurs reprises amené et convoqué à la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jeudi 22 mai à 11h, deux policiers en civil sont venus me chercher à la Radio au moment où je m'apprêtais à effectuer un reportage. Avant de les suivre, j'ai informé mes collègues de cette convocation. A bord d'une R5 blanche de la police, nous sommes passés par la Télévision pour y prendre un collègue réalisateur Bâ Moussa Sidy avant d'être conduit au commissariat du quartier du Ksar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivés à destination, les policiers nous ont introduits dans une grande salle d'attente bondée de monde, des négro-mauritaniens et essentiellement des haaalpulaar. Vers midi, le commissaire m'a tout simplement demandé de lui présenter mon certificat de nationalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette vérification d'identité, je suis reparti à la radio par taxi. J'ai appris par la suite que mon collègue de la Télévision avait été relâché .Ce jeudi 1er juin, j'étais encore à la radio. A 9 h, un policier en tenue, cette fois-ci est venu me chercher en présence de mes collègues. Il m'a emmené à pied au commissariat de la police qui se trouve en face de mon lieu de travail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A notre arrivée, il m'a immédiatement introduit dans la salle d'attente. Vu la longue file d'attente, je ne fus introduis dans le bureau du commissaire que vers 16h pour y subir un interrogatoire. J'ai décliné comme d'habitude mon identité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à ma grande surprise, l'interrogatoire a porté sur mes "supposés relations" avec le mouvement FLAM ( Front de Libération des Noirs en Mauritanie). Ne voulant pas et ne pouvant pas répondre à aucune des questions sans m'enferrer davantage j'ai préféré garder le silence. Le commissaire me renvoya à une autre audience le samedi 3 juin. Rentré chez moi, j'ai appris que Bâ Moussa Sidy a été déporté au Sénégal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprendrais plus tard qu'il était question que je sois déporté en même temps que mon collègue de la Télévision, n'eût été l'intervention de ma tante Aïssata Kane, ex-ministre aux Affaires sociales sous le régime de Ould Daddah et à l'époque consultante d'une ONG et conseillère au Ministère de la Condition Féminine et actuellement à la retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a joué un grand rôle de médiation dans cette affaire. C'est ainsi que je me suis présenté au commissariat central la date susmentionnée accompagné de ma tante Aïssata Kane muni de la copie du certificat de nationalité. Auparavant je lui avais confié tous mes originaux par mesure de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, je craignais qu'on me les confisquât après l'interrogatoire comme ce fut le cas de la plupart de ceux qui avaient été convoqués. L'interrogatoire cette fois-ci en présence de ma tante portait sur nos liens de parenté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autorités connaissaient bien ces liens de parentés avec elle et avec d'autres cousins comme Ibrahima Abou Sall et Kane Saidou et un collègue de travail Ibrahima Mocktar Sarr qui étaient à l'époque détenus à la prison d'Aioun, prisonniers d'opinion pour avoir publié le Manifeste du Négro-mauritanien, une diatribe contre le racisme des noirs en Mauritanie et soutenus par Amnesty International.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette introduction , le commissaire demanda à un policier de me faire sortir pour le laisser en tête à tête avec ma tante. Il me conduisit dans une cellule en me poussant violemment à l'intérieur puis m'enferma à clé. J'étais seul dans une cellule réservée généralement aux délinquants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y suis resté jusqu'au moment où le même policier est venu m'ouvrir pour me reconduire chez le commissaire. Il était 10h. Le commissaire m'a dit que j'étais libre et je suis reparti avec ma tante. J'ai voulu reprendre aussitôt service mais à ma grande surprise, le directeur de la radio m'a notifié verbalement que j'étais remis à la disposition du Ministère de tutelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que me confirma verbalement le directeur général à l'issue d'un entretien qu'il m'a accordé .Et c'est le début d'un camouflage qui ne dit pas son nom. Après d'interminables va et vient au Ministère de l'information, j'ai appris que j'avais été licencié pour abandon de poste. C'est le procédé utilisé pour donner une couverture légale aux nombreuses déportations ou licenciements abusifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai néanmoins procédé à un recours hiérarchique qui bien sûr est resté sans suite. Je pensais que mon licenciement était la finalité de toutes ces persécutions et que j'en avais fini avec les tracasseries policières. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était lourdement me tromper Ce jeudi 29 juin à 20h, deux policiers en tenue sont venus à la maison. Nous sommes montés dans une 404 camionnette noir blanc de la Police. Ils m'ont emmené au commissariat Toujounine, à 10 km environ de la capitale. Ils m'ont introduit dans le bureau du commissaire qui m'attendait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont ressortis me laissant seul avec lui. Le commissaire a commencé à parler en Hassanya, dialecte maure. Ne comprenant pas tout ce qu'il me disait j'ai gardé le silence. Puis il reprit son discours en français pour me dire que c'était une preuve que je n'étais pas mauritanien parce que ne parlant pas Hassanya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rétorqué que je parle le pulaar et le français. Cela l'a exacerbé et il m'a menacé de me faire retourner chez moi qui pour lui était le Sénégal. Il a commencé lui aussi à me parler du FLAM et a prétendu que j'en faisais parti. Puis le commissaire a appelé les deux policiers qui m'ont jeté par force dans une petite salle.Ils m'ont tabassé à coup de matraque avant de fermer la porte sur moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé la nuit dans cette salle minuscule jusqu'au petit matin. Au réveil je divaguais dans un esprit vague par manque de sommeil. Je tournais en rond dans cette cellule. A 7 h j'étais enfin libre. Vu l'état dans lequel j'étais, je suis parti chez ma tante. Celle-ci s'est plainte aux autorités qui ont prétendu que c'était une erreur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Craignant pour ma sécurité, j'ai décidé d'habiter chez un ami pour éviter l'isolement. Je suis resté ainsi sans emploi et sans ressources jusqu'au 23 août, date de mon embauche comme coordinateur et responsable de la mobilisation sociale à l'UNICEF dans le cadre des journées maghrébines de vaccination du 15 octobre au 18 décembre 1989.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce contrat de travail me donnait en quelque sorte une protection internationale. Je ne me trompais pas puisque certains hauts responsables du Ministère de l'information sont effectivement venus, à plusieurs reprises, à l'UNICEF pour s'entretenir avec le représentant de ma présence au sein de cet organisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dernier qui envisageai de me mettre dans un autre projet à la fin de mon contrat, s'est vu, pour un problème de sécurité, obligé de me conseiller de quitter le territoire avec une proposition d'une mission à Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela devenait nécessaire car ma sécurité n'était plus assurée dans mon propre pays. J'ai quitté Nouakchott le 1er janvier 1990 à 00h 35 par un vol Air Afrique et depuis je vis en exil en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Baba Kane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-3294804236056027164?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/3294804236056027164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=3294804236056027164' title='44 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3294804236056027164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/3294804236056027164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/02/mauritanie-jaccuse-ould-taya.html' title='Mauritanie : J&apos;accuse Ould Taya'/><author><name>maatala</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_qUnZLZkUmQo/SwWIgajyHLI/AAAAAAAAAA4/cDTixDxQ2Wg/S220/Yoda-ep2.jpg'/></author><thr:total>44</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-2817087612198830069</id><published>2011-02-01T21:38:00.001Z</published><updated>2011-02-08T20:57:41.924Z</updated><title type='text'>QUEL ESCLAVAGE MODERNE !</title><content type='html'>Il m’est très étonnant de constater que l’on exige un devoir sans tenir compte au retour, du droit pour celui qui doit de se tenir d’exécution de ce devoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En effet, j’ai dû voir une circulaire de la datte du 26/08/09 du numéro, 000394 du secrétariat Général du ministère de l’Energie et du Pétrole, relancée par le Ministre actuel de suite du passage de PM en 2010, évoquant que désormais il est exigé de corriger ce comportement intolérable en notifiant que l’on doit se faire pointer chaque jour parce qu’il y a lieu de sanction et de récompense ; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait que l’on dise la vérité car, je n’ai constaté aucune différence entre ceux qui montent, descendent régulièrement à l’heure et ceux qui ne montent pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune récompense de ceux qui montent et descendent à l’heure moins les sanctions contre ceux qui ne le sont pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, je ne vois que ce qui décourage parce que quand je monte chaque jours le matin au plus tard à 7 heure et descende souvent à 17/18, n’ayant jamais bénéficié à cause de quoi un avantage je ne peux que dire de : dire la vérité car, je ne voix pas les fruits de mon assiduité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par conséquent, ne dites pas qu’y aurait de récompenses mais, peut être des sanctions. &lt;br /&gt;Or si l‘on ne fait pas attention, avec ces misères que tous ces travailleurs de l’état endurent, tous les mauritaniens pauvres comme nous, risquent d’aller faire l’allégeance avec (al-quaida) qui parait il paye bien jusqu’à cinq mille EURO, par renseignement et par otage, selon des sources françaises. &lt;br /&gt;Et pourtant, la Mauritanie est très riche, étant très peu peuplée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que nos salaires ne sont jamais à jours depuis des années, comment vous ne tenez pas compte de ce calvaire que nous vivons ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous souligne au passage, que nous n’avons bénéficié d’aucun avantage si ce n’est que les gestes que l’on trouve au cours des différentes fêtes et là encore nous n’en avons aucun avantage par rapport aux chefs, car ce sont eux qui se taillent la part du Lion. &lt;br /&gt;C’est très honteux, que ce sont les pauvres qui demandent un supplément et ce sont les nantis qui se partagent le gros lot en se mesurant aux pauvres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à noter que concernant les missions de formation, il y a seulement que des missions sur recommandation d’un supérieur que malheureusement ce lui qui n’a pas de recommandeur, n’en bénéficie pas. &lt;br /&gt;Donc comprenez, qu’ y a pas de mérite ni tour de rôle par ordre de droit à y accéder. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que normalement, ce sont les pauvres que l’on devrait plus avantager aux vus leurs misères. &lt;br /&gt;Or, même les augmentations de 2006 et de 2007, nous sommes marginalisés pour ne pas dire délaissés en n’en bénéficiant pas, comme si nous ne sommes pas mauritaniens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, au temps de Taya, les augmentations ne se faisaient que par salaire de base au lieu de par indice, d’où la tenu en compte de ceux qui ne sont pas fonctionnaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet effet, je constate qu’il y a deux poids deux mesure, en veillant faire de la loi du plus fort est la meilleur en n’appliquant que la loi du devoir et laisser au retour celle du droit c'est-à-dire, de d’abord nous payer nos maigres salaires avant de nous exiger de venir à l’heure en tenant compte de notre vie quotidienne qui est très pénible, étant sous location, souvent en famille et de mode de vie très difficile veillez reconsidérer votre attitude à notre égard si vous voulez nous voir assidus dans nos différentes services tout en vous rassurant que si jamais on nous garantie nos droits et avantages, nous ne manquerons jamais nos devoirs au retour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut noter que nous ne voulons jamais demander à quiconque d’entre vous quelque chose sauf quand nous avons de problèmes et que d’ailleurs ce que vous donnez, est très insignifiant par rapport à ce que nous avons besoin et plus honteux encore quand nous vous donnons toute une importance, en vous demandant une aide quelconque avec honneur, et que vous nous déceviez . &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Referez vous à ce qui suit, notez l’étude de la vie quotidienne d’une famille moyenne de sept membre et pas plus, pour conclure que c’est très moquant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y joins le bilan de la vie quotidienne que j’avais fait en 2007 et révisé en ce début d’année 2011, en raison du changement du train de vie actuelle : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici les dépenses de la vie quotidienne, mensuelle, voir annuelle en devis ce qui prévaut de faire pour qu’une famille puisse survivre sans être endettée : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nourriture : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit déjeuner : 500 UM/ jours, par mois soit : 15.000 UM. &lt;br /&gt;Repas de midi: &lt;br /&gt;-l’huile un demi litre par jours à 240 UM fois 30 j = .......... 07.200 UM &lt;br /&gt;- un kilo de riz à (200 fois 2) fois un mois = .......................12.000 UM &lt;br /&gt;-Charbons de bois 2 k/j à 400UM fois 30j = ....................... 12.000 UM &lt;br /&gt;- poissons un k demi/j à 900 UM fois 30 =......................... 27.000 UM &lt;br /&gt;-un kilo de viande à 1000 UN fois 30j = ............................... 30.000 UM &lt;br /&gt;-l’Eau 100L à 30 UM le bidon fois 5b = .......(150 fois 30) = 04.500 UM &lt;br /&gt;-sucre un demi kilo à 70 UM fois 30j =.................................... 04.200 UM. &lt;br /&gt;-pot de café à 500 UM fois trois en 30j = ............................... 01.500 UM. &lt;br /&gt;-un kg et du thé par mois à 2000 UM le kg =......................... 02.000 UM. &lt;br /&gt;-les ingrédients à 600 UM/j fois 30 =...................................... 12.000 UM. &lt;br /&gt;-Gaz butane à 600 fois 2 par mois =.........................................01.200 UM. &lt;br /&gt;-Electricité à 2100 diviser par 2 mois = ..................................01.050 UM. &lt;br /&gt;-Loyer, un studio (chambre et salon) à .................................. 20.000 UM &lt;br /&gt;- transport de service à 400 UM/j fois 30 =.............................. 12.000 UM. &lt;br /&gt;-Scolarité de mes enfants : 2500 fois deux =......................... 05.000 UM &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frais divers : &lt;br /&gt;-habillements : / mois. ................................. (07.000 UM) &lt;br /&gt;-probabilités de soins : /mois.................... (07.000 UM ) &lt;br /&gt;-assistance à la famille : / mois. ........... (20.000 UM) &lt;br /&gt;-Cartes de recharges téléphoniques:/ mois.. (03.000 UM)/. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, bien que je risque d’avoir omis quelque chose d’important, ça nous donne une bagatelle somme de : 203.650 UM pour une famille moyenne de 7 membres, soit une somme annuelle de : 2.443.800 UM, alors que l’on ne touche qu’une minable somme de 30 et quelques milliers d’ouguiyas chacun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où une question à poser à l’état mauritanien, où est que l’on doit trouver cette somme par mois si ce n’est que de quémander à tout moment de nos supérieurs, connaissances ou ce petit en plus des heures supplémentaires ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et même quand on continue à quémander, nous endurons encore des dettes que si nous ne travaillions pas peut être on aurait pu s’en garder et de rester au village, pour ne s’occuper que de la famille et faire là bas certains boulots délaissés d’alors. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, c’est de vous dire que ces heures n’étaient que pour atténuer le vide que laissent ces maigres salaires, mais pas pour ce lui qui a fait des heures plus que des heures du travail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte, veuillez aider à ce que l’on aille à une retraite anticipée ou proposer un départ volontaire, afin que nous puissions aller faire nos propres projets indépendamment de l’état. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en vous souhaitant bonne lecture, veuillez agréer l’expression de notre grande sollicitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Djibril Deh&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source  :  AVOMM le 01/02/2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4250184746875034359-2817087612198830069?l=canalh.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canalh.blogspot.com/feeds/2817087612198830069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4250184746875034359&amp;postID=2817087612198830069' title='106 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/2817087612198830069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4250184746875034359/posts/default/2817087612198830069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canalh.blogspot.com/2011/02/quel-esclavage-moderne.html' title='QUEL ESCLAVAGE MODERNE !'/><author><name>maatala</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_qUnZLZkUmQo/SwWIgajyHLI/AAAAAAAAAA4/cDTixDxQ2Wg/S220/Yoda-ep2.jpg'/></author><thr:total>106</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4250184746875034359.post-7526564331725696363</id><published>2011-01-31T19:48:00.001Z</published><updated>2011-02-01T21:40:17.474Z</updated><title type='text'>Après les révolutions tunisienne et égyptienne, une « intifada » populaire est-elle possible en Mauritanie ?</title><content type='html'>Ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte est-il envisageable en Mauritanie ?”. Cette interrogation revient souvent ces jours à Nouakchott et taraude les élites, la rue et les dirigeants politiques mauritaniens depuis la fuite de Ben Ali et les manifestations contre le régime de Hosni Moubarak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Bâ Boubakar Moussa, premier vice-président de l’Union des Forces du Progrès (UFP, opposition) : « Comme des citoyens tunisiens et égyptiens, un mauritanien s’est immolé par le feu. Son geste résulte de la détresse et au désespoir d’un citoyen confronté à l’injustice et la gestion clanique des affaires du pays par le pouvoir, en particulier par le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz. Cet acte intervient dans un contexte particulier où en Tunisie et en Egypte, deux pays frères dans lesquels les citoyens souffrent de la gestion maffieuse et clanique de Ben Ali et de Hosni Moubarak. Evidemment, de tels actes et d’autres plus graves pourraient se répandre ou même s’aggraver si le pouvoir mauritanien continue à appliquer la même politique que Ben Ali ou Moubarak ». Même logique de raisonnement chez Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et chef de l’opposition démocratique en Mauritanie, au cours d’un meeting organisé la semaine dernière à El Mina (Nouakchott) : « Une reproduction du scénario tunisien est bien possible en Mauritanie où le pouvoir personnel d’Ould Abdel Aziz pousse des milliers de jeunes diplômés chômeurs à se tordre de faim dans les quartiers précaires sans aucune perspective. Nous l’avons averti à plusieurs reprises sans succès. Ould Abdel Aziz  a intérêt à méditer et tirer les enseignements des révolutions de la rue arabe ». Messaoud Ould Boulkheïir, président de l’Assemblée nationale en Mauritanie et chef de l’Alliance populaire progressiste (APP, opposition) estime que le pays n’est pas à l’abri des  « des révoltes populaires ou des menaces de changements radicaux inattendus ». Ce leader haratine a, dans un discours prononcé  à l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement, jeudi 27 janvier 2011, prôné « le dialogue entre la majorité et l’opposition pour faire face à la conjoncture difficile marquée par le chômage et la hausse spectaculaire des prix ». Pour Mohamed Ould El Kory,  directeur de la communication à l’ANAIR et responsable à la Commission Politique de l’Union Pour la République (UPR, parti au pouvoir en Mauritanie): « Au niveau de la majorité , nous n’avons jamais prétendu que la Mauritanie est à l’abri des coups de tonnerre de l’histoire, mais notre révolution populaire, on l’a faite en juillet 2009 en élisant à la magistrature suprême le Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a uni les Mauritaniens et qui a remis l’histoire de notre pays en mouvement contre tous les immobilismes. Mais depuis la déroute de tous ses candidats à l'élection présidentielle mauritanienne de juillet 2009, (le président de l’assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheïr, l’opposant historique Ahmed Ould Daddah,  l’islamiste Jemil Mansour, l’ancien Chef d’Etat le colonel Ely Ould Mohamed Vall...), l’opposition a pris la fâcheuse habitude de donner de l'insulte, là où elle manque d'arguments. Evidemment, ces opposants savent que la Mauritanie n’est pas une copie conforme de la Tunisie ou de l’Egypte.  Il n’y a aucun prisonnier politique aujourd’hui en Mauritanie. Le Président Aziz a installé un véritable Etat de droit démocratique, moderne, solidaire, porteur de progrès et d’équité. C’est bien ce dirigeant, imbu d’une légitimité populaire, qui a pris la décision historique et courageuse de résoudre des questions humanitaires nées de deux décennies d’injustice. Le retour organisé de plus de 21.000 déportés négro-mauritaniens et le règlement du passif humanitaire. Cela ne s’oublie pas. Par sa présence à la Grande Prière de Kaédi, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a convié l’ensemble des Mauritaniens à sceller la réconciliation nationale et à transcender, dans un élan de foi religieuse et de solidarité patriotique, les vicissitudes, les rancœurs, la tristesse, les ressentiments et les douleurs nés de deux décades d’injustice. Par son règlement définitif du passif humanitaire et sa concrétisation d’une stratégie nationale afin de renforcer tous les facteurs de cohésion sociale entre les communautés de rapatriés et d’accueil, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz  offre aujourd’hui l’occasion pour la Mauritanie de s’ériger en exemple, d’être fière de sa diversité et d’accroître son rayonnement sur le plan international. Concernant les populations pauvres des quartiers précaires, le Président Aziz a été toujours le porteur de leurs espérances. Des dizaines de milliers  de terrains ont été distribués à des laissés pour comptes  des quartiers populaires de Nouakchott et de Nouadhibou qui croupissaient dans des situations inhumaines nées des injustices et des souffrances de plusieurs décades. Ces deux dernières années, le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a équipé plus d’hôpitaux, construit plus de forages, plus de routes en milieu urbain, plus de salles de classe que les régimes de Mokhtar Ould Daddah, Ould Saleck, Ould Haïdalla, Maaouiya Ould Taya, El
